Un Si Grand Soleil : Alban Aumard évoque avec nous son personnage, Gary !
Bonjour Alban,
Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.
La série de France 2 « Un Si Grand Soleil » connait un franc succès depuis son lancement en août dernier. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous sa réussite ?
D’abord, je pense que ce sont les histoires. Il y a plein de thèmes différents qui touchent un peu toutes les strates de la société. Je crois que les gens peuvent se reconnaître dans plein de sujets. Après, il y a aussi des personnages très dessinés, comme le mien, qui est presque poétique.
Je prêche pour ma paroisse, je dirais que les comédiens jouent très bien, il y a quelque chose de vraiment chouette.
Vous interprétez le personnage de Gary, dont la vie a connu pas mal de rebondissements, d’un point vue personnel mais aussi professionnel. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?
Je m’éclate à le jouer. Je pense avoir beaucoup de chance, on m’a écrit des histoires très différentes mais, en même temps, toutes assez folles. Ça part de choses qui peuvent arriver à tout le monde mais ça va ensuite toujours hyper loin. Son histoire d’amour, par exemple, aurait très bien pu se passer mais il a commencé à psychother. C’est marrant, l’histoire va toujours au bout des choses, ce qui m’amuse beaucoup.
Je suis très content, j’espère que ça va être encore plus fou la prochaine fois, j’attends systématiquement avec impatience la suite. Je ne demande rien, j’attends de découvrir ce qui va m’arriver. Je suis assez content de ce que Gary est devenu, qui était à la base un personnage un peu satellite et qui a pris du poids au fur et à mesure.
De près ou de loin, vous retrouvez-vous dans ses traits de caractère et sa personnalité ?
Pas dans ses traits de caractère. Mais, quand on incarne ce genre de personnage, on met forcément de soi à un moment donné. Pour autant, le personnage est quand même assez composé et donc assez loin de moi. Simplement, c’est tellement quotidien que c’est un personnage que je ne compose pas totalement.
Je ne pense pas être arrogant de la vie mais ça m’amuse de le jouer ainsi. De temps en temps, quand on me dit que Gary est insupportable, je suis plutôt content, cela veut dire que j’ai touché quelque chose.
Je m’inspire de tout. La musique par exemple, pour sa manière de bouger. J’aime qu’il y ait du rythme dans son corps. La politique, l’actualité, les gens dans la rue, tout m’inspire. Bref, la vie de tous les jours. Il faut savoir choper les choses au bon moment, je suis toujours à l’écoute, mes oreilles sont en permanence en éveil.
En ce moment est diffusée l’intrigue autours du poker. C’est un milieu que je ne connaissais pas, que j’ai découvert et cela m’a beaucoup amusé. J’ai regardé pas mal de vidéos pour m’inspirer.
Tout est possible. Je trouvais le Dab curieux mais j’ai saisi le bon moment pour le faire. A Bilal en l’occurrence. Trouver ce genre de choses m’amuse.
Vous nous disiez adorer être surpris. Justement, dans les étonnements à venir, seriez-vous heureux de défendre certains thèmes en particulier ?
L’écologie ! On en parle beaucoup en ce moment, ce qui passe m’angoisse énormément. J’ai peur, j’ai l’impression que personne ne bouge. Je suis inquiet pour mes enfants. Allez savoir, peut-être qu’un jour Gary fera de l'associatif, comme une lubie. Cela pourrait m’amuser. Pour moi, tout est source de jeu, même entraîner des jeunes dans un sport. Plus généralement, j’attends que l’on me propose pour rebondir.
Je mets un point d’honneur à trouver quelque chose pour chaque scène. Souvent, je cherche à mettre du décalage, je n’aime pas trop quand tout va tout droit. Nourrir son personnage est important pour ne pas faire la même chose en permanence.
Un vrai esprit d’équipe et de famille s’est créé sur la série.
C’est indéniable. Le casting a été rondement mené par Joanna Delon, qui connait bien le milieu des comédiens. L’ambiance et l’entente sont sereines, c’est hyper agréable. C’est très joyeux, on s’amuse, on a l’impression d’être en tournée perpétuelle.
Nous avons la chance d’avoir un super cadre de tournage, à Montpellier, une très belle ville.
On le sait, le nombre de minutes utiles jour est élevé. Quelles sont vos petites astuces pour y parvenir ?
Il y a trois équipes en parallèle et même une quatrième maintenant, qui s’occupe des entre-scènes et des séquences non dialoguées. Cela permet de faire de belles choses, on a le temps. Mais il faut bien préparer en amont.
J’ai besoin d’avoir le texte parfaitement en bouche, je le répète très tôt, avec un coach notamment. Sur le plateau, il faut être réactif aux demandes du réalisateur. Il est important d’être ouvert.
Ce fut un plaisir, Alban, d’échanger avec vous !