Sabine Perraud nous parle de son personnage sur TF1, dans Camping Paradis !

Bonjour Sabine,
Quel plaisir de vous revoir pour ce nouvel entretien.
On pourra vous retrouver, ce lundi 24 juin, en prime time sur TF1, dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis », Le grand saut. A quelle intrigue allez-vous prendre part ?
Mon personnage, Charlotte, est une jeune femme, infirmière, qui élève seule son fils Lucas, depuis toujours. Grâce aussi à l’aide de ses parents retraités, qui s’occupent de lui comme d’un fils. Elle souffre justement un peu de l’omniprésence de sa mère et décide, du coup, de partir en vacances tranquillement avec son fils, en tête en tête. Mais elle va tomber nez à nez avec….ses parents.
Au camping, elle va alors chercher à annoncer à ces derniers qu’elle veut s’installer définitivement dans la région, à des centaines de kilomètres d’eux. Il lui faudra trouver la bonne forme et le bon moment pour cela.
A titre plus personnel, au-delà des informations du scénario, quelles ont été vos sources d’inspiration pour vous approprier le personnage ?
Je viens d’une famille de médecins, je connais donc bien le milieu hospitalier, même si je n’avais pas forcément grand-chose à traiter en lien avec ce métier dans l’épisode. Le soin est quelque chose que je connais, je n’ai pas eu à aller chercher très loin.
En ce qui concerne le rapport à son fils et le fait d’être maman, ça me parle, étant donné que j’ai un garçon plus petit encore que celui de l’épisode. C’était assez sympathique d’avoir ce rapport avec ce gamin et je m’amusais d’ailleurs à dire le soir, que j’allais dîner avec mon fils et sa maman car je passais pas mal de temps avec eux. Jouer cette facette-là de mon personnage était assez simple.
Pour ce qui est des parents assez étouffants, ce n’est pas quelque chose que j’ai subi. En revanche, j’ai pas mal d’amis qui ont ce genre de mères, un peu méditerranéennes, très protectrices, qui veulent tout contrôler. Je les ai vus réagir, j’avais donc en mémoire cette façon d’appréhender la relation.

Ce programme existe depuis une dizaine d’années maintenant. Aviez-vous regardé un ou deux épisodes avant le tournage pour vous mettre dans l’esprit et l’ambiance de la série ?
Je connaissais le programme pour avoir déjà tourné dans un épisode six ans auparavant, avec un autre réalisateur. Il n’y avait malheureusement pas de diffusion avant de me rendre sur place mais, par hasard, pendant le tournage, je suis tombée un soir sur un épisode très vieux, l’un des premiers. D’ailleurs, il avait été réalisé par Philippe Proteau, avec qui je tournais au même moment. C’était assez marrant de voir toute l’évolution, des décors, des personnages, du registre. Il y a plein de petites choses qui ont changé.
Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux téléspectateurs lundi soir ?
Je pense que la force de ce programme est l’identification. Dans chaque épisode, on retrouve les récurrents, qui sont un peu les piliers, la stabilité du programme, avec leur sympathie, leur bonhommie et leur capacité à toujours arranger les problèmes, à trouver des solutions, à se décarcasser pour aider tout le monde. D’ailleurs, j’ai eu la grande joie de tourner avec Candiie, qui joue la seule fille de l’équipe. C’est un amour et ce fut vraiment un bonheur. Elle est mon amie dans l’épisode et on a pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, c’était très fluide.
Ce programme permet à chacun de s’identifier à un personnage ou une intrigue. On a tous soit vécu des choses qui peuvent leur arriver, soit vu de près ou de loin des amis, des gens de la famille vivre des choses similaires. On retrouve également toujours plusieurs générations. J’étais dans le « middle age », mais il y avait aussi des plus anciens, sans oublier une intrigue autours de trois jeunes, avec des problématiques de leur âge. Tout le monde y trouve son compte.
On le sait, deux soirées au camping sont proposées dans chaque épisode. Comment avez-vous appréhendé ce rythme de tournage ?
La production fait les choses bien. En général, on commence sur des horaires normaux et, au fur et à mesure de la semaine, ça peut se décaler. Ou l’inverse. Cela est fait de telle sorte que l’on puisse se recadrer. Mais, en réalité, je ne me recale jamais. J’ai un enfant, je me lève tôt tous les matins et c’est difficile de se reposer sur les horaires décalés.
Je ne suis pas une grande amatrice des tournages de nuit, j’ai plutôt une énergie de la journée. Mais comme j’ai joué au théâtre toute l’année, j’avais quand même ce rythme décalé en moi, cela m’a du coup moins posé de problèmes. En plus, nous n’avons pas fait, cette fois-ci, de grosses nuits. On avait simplement froid car, lorsque l’on tourne en mars et avril dans des petites tenues d’été, on souffre un peu, du fait du vent. Hormis cela, c’est hyper confortable, les gens sont adorables sur le plateau, on nous amène des manteaux et des bouillottes entre chaque prise. En tout cas, on est bien soigné.

En plus, le cadre est magnifique…
Le lieu est effectivement très beau. C’est un vrai lieu de vacances et, au fur et à mesure du mois, on a vu de plus en plus de monde arriver. C’est plus vrai que nature.
La vue sur la mer est très belle, c’est calme. Même l’endroit où nous sommes logés, en dehors du camping, est calme lui aussi, c’est très plaisant.
On ne l’a pas citée, un mot sur la distribution que l’on pourra retrouver à l’image, en plus des récurrents que l’on connait ?
Il y a une belle distribution. Véronique Genest joue ma maman, Patrick Raynal mon père. Honoré Berrier interprète mon fils, un amour. Je le disais, mon personnage est proche de celui de Candiie et je croise aussi rapidement chacun des membres de l’équipe.
En synthèse, comment définitivement convaincre les lecteurs à suivre l’épisode ce lundi soir ?
C’est un épisode qui va surfer entre le rire et les larmes. Je pense que c’est une belle comédie dramatique. On a voulu traiter avec un peu de légèreté un sujet profond qui peut parler à tout le monde, quel que soit l’âge. Que ce soit un jeune ayant besoin de s’émanciper ou un ancien qui veut garder un peu sous son aile sa progéniture, je pense que l’on peut s’identifier. J’espère que ce sera drôle et touchant. On a essayé de tout faire pour en tout cas...
Merci pour toutes vos réponses !