Koh Lanta : Maxime évoque ses principaux souvenirs !
Bonjour Maxime,
Quel plaisir d’échanger avec vous !
Vous avez été un candidat emblématique de cette vingtième saison de « Koh Lanta », sur TF1. Quels sont les principaux souvenirs qui vous viennent à l’esprit, quelques mois après ?
Spontanément, je dirais la chasse aux araignées avec Brice ainsi que celle aux crabes, toujours avec Brice et avec Mohamed également. Sans conteste. Ce fut de très bons souvenirs. Sur la vie de camp, les premiers plans de tarot, les premiers plans de manioc que l’on trouve, on sait donc que l’on va avoir à manger. Le premier feu en équipe que l’on fait.
Tout cela correspond au début de l’aventure et marque bien la vie de camp.
Justement, vous évoquiez ce début d’aventure. La responsabilité d’être le chef de l’équipe des bleus vous avait alors été confiée. Comment avez-vous vécu ce rôle ?
Je pensais, au début de l’aventure, me mettre un peu en retrait. Ce qui fut complètement raté puisque je me suis retrouvé chef. Moi qui voulait faire un peu le discret, ce n’était pas évident car on est fortement mis en avant sur les épreuves. Mon tempérament d’expédition avec ce côté un peu leadership a pris le dessus et j’ai assumé mes responsabilités à bras le corps pour porter l’équipe aussi bien dans les épreuves que sur le camp. Parce que mes expériences professionnelles et personnelles pouvaient être utiles pour nous tous.
Une fois la réunification passée, lorsque l’aventure devient individuelle, êtes-vous resté, consciemment ou inconsciemment, dans un rôle de meneur ? Ou avez-vous réussi à vous faire une place en tant simplement qu’aventurier ?
La difficulté de cette aventure est liée au fait que je sois passé par plusieurs stades. Par le rôle de chef, puis par le rôle d’ambassadeur pour la tribu blanche, puis par celui d’aventurier parmi tout le monde. C’est vrai que, quand on a été longtemps mis sous responsabilité, pendant presque la moitié de l’aventure, il y a un peu l’effet d’encre. On est encore dans cette dynamique là et ça a été un peu plus compliqué, c’est vrai, de relâcher ces responsabilités à tous les autres aventuriers, qui ont déjà quelques semaines aussi de vécu derrière eux. Je me sentais, c’est vrai, encore en charge d’eux.
C’est pour cela que je parais relativement soucieux et peu souriant parfois dans l’aventure. Parce que je me soucis du reste de la tribu, en termes de nourriture, de campement notamment. Donc ça a pesé forcément un peu.
On l’a vu lors d’un précédent conseil, vos camarades aventuriers vous ont dit en face les choses. Cela a-t-il alors été un déclic pour vous ?
Oui, exactement. Ce conseil là a été hyper instructif pour moi. Comme je dis toujours, la critique est constructive. J’en retire tout de suite des leçons et je laisse mes camarades endosser les responsabilités qu’ils m’ont demandées. Cela m’enlève de la pression, me permet d’être plus moi-même. Les aventuriers le disent après, j’ai changé, je m’améliore. En fait, je suis toujours comme cela, c’est juste que j’ai moins de soucis, moins de pression, que je décharge un peu les responsabilités que je me suis mises tout seul sur les épaules.
Pensez-vous qu’avec un peu plus de temps et cette nouvelle image de vous, vos camarades n’auraient pas voté de suite votre élimination, dès lors que vous n’aviez pas l’immunité ?
Si j’avais été plus moi-même, plus jovial, plus sociable, comme je le suis normalement dans la vie de tous les jours, peut-être que cela m’aurait aidé. Mais je ne pense pas qu’ils n’auraient pas moins voté contre moi. Je crois qu’ils auraient eu sans doute plus de scrupules à le faire car, pour le coup, ils m’auraient apprécié plus. Mais je suis convaincu qu’ils m’auraient éliminé. Je me suis mis un peu en marge du fonctionnement de toute la tribu, ils étaient tous sur des stratégies d’alliance tandis que j’étais sur une stratégie du totem. Je n’étais pas dans le même mouvement qu’eux, ce qui a fait grincer des dents quelque uns qui ont eu peur que ça fasse une place encore de prise pour la finale.
Plusieurs aventuriers l’ont fait remarqué, ils ont voté contre vous parce que vous étiez « trop fort ». Comprenez-vous à présent cet argument ?
Il faut distinguer deux façons de voir les choses. Il y a la compréhension, je comprends très bien qu’ils aient fait cela pour sauver leur tête et sauver une place de plus sur la phase finale. Il y a aussi l’acceptation et, là, c’est différent. Je suis quelqu’un de sportif, de compétiteur donc c’est plus difficile à accepter de voir que l’on se fait évincer parce que, au final, on remplit ce que les épreuves nous demandent de faire. Elles nous demandent de se dépasser, de se donner à fond, de remporter le totem. C’était forcément frustrant de voir que, en épreuve, certains ne se donnent pas à fond parce qu’ils sont assurés, par une alliance ou par un avantage du jeu, comme un collier, de pouvoir se permettre de moins forcer.
Nous le disions, vos victoires ont été nombreuses, en équipe et en individuel. Quels ont été vos petits secrets pour être aussi souvent au-dessus du lot ?
Je ne sais pas s’il y en a. Je suis très analytique, je sais que j’imagine chaque épreuve, que j’imagine quel va être l’effort physique majeur pour trouver comment le minimiser et, ainsi, économiser un peu mon énergie. On me l’a dit, on m’a fait remarquer que j’intellectualise toutes les épreuves. Mais ce n’est pas de ma faute, j’ai eu des cours en anatomie donc je sais comment fonctionnent mes muscles et je me suis servi de ces connaissances là pour souffrir un peu moins à l’épreuve du trapèze, pour ne pas trop souffrir non plus au mur d’escalade par exemple. Après, il y a aussi le mental qui prend le relai. On a chacun notre vécu.
Lors de l’épreuve des sacs où chaque aventurier éliminé doit transmettre son fardeau à un partenaire encore présent, on a vu qu’un certain équilibre a été respecté. Vous n’aviez pas été surchargé plus que les autres. Cela vous avait-il alors étonné ? Etiez-vous content de voir qu’une certaine équité était respectée ?
C’est une épreuve qui fait suite justement au conseil où on se dit les choses. Comme je l’ai évoqué, je suis devenu moi-même rapidement et je pense que mes camarades se sont rendus compte que je ne suis pas quelqu’un de méchant, de buté, de pas jovial. Au final, ils sont revenus sur un principe d’équité et de sportivité, c’est pour cela que cette épreuve est un très bon souvenir. Alors qu’Aurélien avait déjà 20 kilos, je n’ai pas été plus surchargé que Mohamed, j’ai donc apprécié la sportivité dans cette épreuve en particulier.
Parmi les aventuriers encore dans le jeu, quels sont vos favoris ?
Sur le côté sportif, dans les épreuves, je me dis qu’Aurélien a bien tiré son épingle du jeu, comme on peut le voir dans les derniers épisodes. Il reste encore l’orientation et je ne sais pas comment il s’en sortira car nous n’en avions pas trop parlé. Je verrais plus Maud sur l’orientation puisqu’elle a un passé de scout. Donc, normalement, elle doit savoir se servir d’une boussole.
Dans la détermination, on a vu que Steeve a quand même pas mal changé d’état d’esprit avec la venue de son fils, qu’il est passé en mode guerrier. Peut-être qu’il pourrait s’en sortir.
Pour terminer, ces semaines passées dans le jeu ont-elles influencé votre quotidien ?
Oui, au travers de la positivité permanente. Parce qu’on a été 21 privilégiés, parmi des dizaines de milliers de candidats, à pouvoir vivre cette aventure. Beaucoup de gens me disent que j’ai eu de la chance d’avoir fait cette émission mais je leur réponds que la chance doit se saisir et se provoquer. C’est mon discours depuis pas mal de temps maintenant : provoquer la chance et voir, à chaque fois, le positif dans ce qui arrive et se profile.
Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !