Koh Lanta : Clo se rappelle son beau parcours jusqu'en finale !
Bonjour Clo,
Merci de nous accorder un peu de votre temps.
Vendredi dernier a eu lieu la finale de « Koh Lanta ». Comment se sont passées les retrouvailles des 21 aventuriers ?
Nous étions, c’est vrai, assez excités de tous se retrouver. C’est la première fois que ça arrivait depuis l’avant-première en février. Forcément, on était un peu nostalgiques, se retrouver les 21 ensemble nous a fait remonter pas mal de souvenirs. On s’est dit que c’était la fin d’une grande et belle aventure. Nous avons vraiment apprécié cette soirée. Nous avons réalisé aussi à quel point nous avions de la chance d’être là. Ce n’était que du kiff.
C’était aussi assez impressionnant de se retrouver sur le plateau, moi qui le voyais à la télé depuis des années.
A titre plus personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces dernières épreuves ? Notamment l’orientation, qui a causé votre élimination ?
Forcément, c’était un épisode qui n’était pas simple à regarder puisque c’était celui de mon élimination. En revanche, je me dis que je préfère être éliminée à l’orientation plutôt que de voir mon flambeau éteint parce que tout le monde vote contre moi au conseil. Au final, si je regarde en arrière, on n’a quasiment jamais voté contre moi. Donc c’est plutôt très positif.
En revanche, revoir cette épreuve de l’orientation qui a été difficile pour moi n’a pas fait, c’est vrai, ressurgir mes meilleurs souvenirs de l’aventure. Mais, en tout cas, je ne tire de cette dernière que du positif. J’ai tout donné, je suis arrivée en finale, c’est juste super pour moi, c’est top.
Justement, à l’orientation, qu’est-ce qui vous a manqué pour trouver l’un des trois poignards ?
De la réussite lors de cette épreuve. Je me suis mis beaucoup de pression, j’étais très stressée avant. Ce qui me ressemble aussi, je suis comme cela dans la vie de tous les jours. J’ai cherché cette balise en vain pendant environ deux heures. J’ai, ensuite, forcément réalisé que Maud avait une longueur d’avance lorsque j’ai vu qu’elle cherchait le poignard. Je me suis dit que ma seule chance serait d’en faire de même à ce moment-là.
Tout simplement, il m’a manqué de la réussite et un peu de sang-froid peut être aussi.
De façon plus générale, quels sont les plus beaux souvenirs que vous gardez à l’esprit ?
Je retiens de cette aventure les relations que j’ai pu créer et forger avec les autres aventuriers, à commencer par mes coéquipiers bleus. A mon sens, j’étais dans une superbe équipe, dans laquelle je me suis sentie vraiment à mon aise. J’étais à ma place, j’étais moi-même. Je retiens vraiment l’humain. J’ai vraiment créé des relations très fortes avec certains, c’est aussi ce qui m’a permis d’avancer dans le jeu et c’est beau.
Il faut savoir que, quand on est comme cela, sur une ile déserte, coupés du monde et de tout, on n’a que l’humain sur lequel se reposer. Cela m’a fait beaucoup de bien.
Au moment de sauter du bateau le premier jour, envisagiez-vous alors d’aller aussi loin dans l’aventure ? L’orientation était-elle, à ce moment-là, un objectif réaliste ou plutôt utopique ?
Clairement, pour moi, être sélectionnée était déjà une étape énorme. Il faut voir tout le parcours que l’on fait, de 25 000 candidatures au départ pour n’être que 21 à sauter du bateau. C’était une grosse victoire à mon sens.
Aller jusqu’en finale est juste génial. Vous n’avez pas idée à quel point je suis heureuse de mon aventure, que j’ai vécue pleinement, sans aucun regret. Ce n’est que du bonheur. Quand je vois les retours de mes proches et la fierté qu’ils ont, je me dis que ce que j’ai vécu est vraiment chouette.
A l’inverse, qu’est ce qui a été le plus compliqué à gérer pendant l’aventure ?
Je dirais que, au début de l’aventure, ça a plus été l’ennui, que je n’avais pas anticipé. C’était vraiment compliqué, les journées étaient extrêmement longues et je ne m’étais pas préparée à cela.
Au fur et à mesure que l’on avançait, notamment à partir de la réunification, le plus compliqué pour moi, on le voit d’ailleurs à l’image, a été d’éliminer des personnes, tout simplement. On passait tellement de temps ensemble, on était de moins en moins, ça devenait de plus en plus difficile de s’éliminer. Je suis une personne plutôt humaine et sensible, ça n’a pas été une mince affaire.
Vous évoquiez les journées un peu longues au début du jeu. Que faisiez-vous du coup face à cela ?
Principalement, des échanges avec les autres. On s’est beaucoup parlé, de tout et de rien mais aussi beaucoup de nourriture. On fantasmait énormément là-dessus. Aussi, forcément, on se laissait pas mal de moments dans la journée pour aller chercher à manger, dès que l’on en avait l’énergie. Egalement pour se reposer, pour améliorer un peu la vie du camp, pour s’occuper du feu, pour aller chercher du bois.
Si l’on revient sur la finale, Cindy, votre binôme de l’aventure, finit deuxième. Quel regard portez-vous sur sa performance ?
Je suis super contente que Cindy soit allée en finale, évidemment. Parce que c’est la fille avec laquelle j’ai vraiment passé le plus de temps dans mon aventure et avec laquelle j’ai vraiment eu des liens assez forts. Maintenant, la victoire se joue à pas grand-chose, à un vote près. Elle a fait un super parcours, elle peut en être très fière en tout cas.
Pour terminer, cette aventure vous a-t-elle changée à titre plus personnel ?
Oui, évidemment. Je ressors de cette aventure avec un peu plus d’assurance, de confiance en moi et moins d’appréhension de l’avenir je dirais. Je pense que, quand on a fait une aventure aussi difficile que « Koh Lanta », ça nous forge un sacré mental et ça nous prouve qu’on est quand même solide.
J’ai aussi renforcé les liens avec mes proches, avec mes amis. C’est une aventure qui reste gravée et qui marque aussi une grosse étape de ma vie. A présent, je n’ai plus envie de me poser de questions, j’ai simplement envie de foncer.
Ce fut un plaisir, Clo, d’échanger avec vous !