Clémence Camus nous présente sa belle actualité !

Bonjour Clémence,
Quelle joie de vous revoir pour ce nouvel échange !
Nous pouvons vous retrouver depuis le 21 mai dernier, en access prime time sur France 3, dans la série à succès « Plus Belle la Vie ». Vous y incarnez, on l'a vu, le rôle de Stéphanie. Comment présenteriez-vous cette nouvelle professeur de SVT ?
Stéphanie a fait son entrée au lycée en tant que professeur de Sciences Naturelles, elle a pris ses fonctions il y a quelques mois et on la découvre à présent. Elle a une relation amoureuse avec le personnage de Nathan, interprété par Thibault Vaneck. Elle est un peu fou fou, très drôle, elle pense que la vie est un jeu et donc se dit que ça vaut le coût de s'amuser pour vivre des émotions.
Elle va entraîner son amoureux dans sa folie de jeu, ils vont bien bien bien se marrer. Elle va lui faire faire tout et n'importe quoi. Ils vont aussi emmener d'autres personnages avec eux.
Sans tout en dévoiler, vous êtes présente pendant une dizaine d'épisodes. Pour bien comprendre, votre arche et votre intrigue ne sont pas orientées sur son rôle de professeur mais sur sa vie personnelle ?
Complètement ! C'est vraiment axé sur son histoire d’amour avec Nathan, qui a un peu de mal à se trouver une copine de manière fixe. Pour ce dernier, il s'agit là d'une nouvelle romance.
De près ou de loin, vous retrouvez-vous dans certains aspects de la personnalité de Stéphanie ?
Oui, c'est un personnage très léger, hyper pétillant, un peu dans son monde, qui ne se prend pas la tête. C'est vraiment quelqu'un qui donne la joie de vivre, en tout cas c'est l'objectif. Stéphanie tend à montrer que la vie mérite d'être vécue et qu'il faut s'amuser, sans s'enquiquiner avec des problèmes annexes du quotidien.
Le temps entre le casting et la validation du rôle a été assez court. Du coup, comment vous êtes-vous préparée ?
C'est vrai que ça a été assez rapide. Décrocher ce rôle fut une belle et grande surprise. Je passais des castings depuis quatre ans pour la série, que je n'avais pas, pour différentes raisons. Ma joie en fut d'autant plus grande.
J'ai eu un peu de temps quand même pour essayer de comprendre le personnage, pour trouver mes marques avec Thibault. Ce qui est normal car il faut le temps de se chercher.
Je suis arrivée dans une série qui existe depuis quinze ans, avec des gens qui sont là depuis très longtemps. Mon partenaire en est à sa douzième année. Tous ont leurs petites habitudes, il a fallu d'abord que je trouve ma place en tant que personne puis en tant que personnage. Mais on est très bien entourés, des coachs géniaux sont là pour nous aider et nous orienter sur les différentes séquences et sur l'attendu autours du personnage.
Ce temps d'adaptation se fait donc aussi sur les scènes car, bien sûr que nous, en tant qu'acteurs, nous sommes préparés à différentes couleurs de jeu. Mais, après, c'est aussi le rôle du réalisateur et des coachs de jauger et d'adapter. Ce partage est permanent, pour trouver le juste équilibre du rôle.

Face à un rythme intense de tournage, vous êtes-vous sentie rapidement à l'aise ?
Oui, effectivement. J'avais déjà eu une expérience similaire, voire plus rapide encore, sur la série de TMC « Les Mystères de l'Amour ». J'avais donc connaissance du rythme, je m'étais préparée en amont mais, en fait, on n'est jamais complètement prêts. On reste des humains. Pour autant, on arrive tous à se mobiliser, à se concentrer.
Au delà de la dizaine d'épisodes que nous avons évoquée, seriez-vous tentée de revenir ?
Oui, j'aimerais bien que Nathan vive une longue histoire d'amour avec Stéphanie. Ce serai top. Je pense qu'il a aussi envie de se poser dans une relation. Après, ce n'est pas nous qui décidons mais ça me tenterait bien.
En parallèle, dans un autre registre, vous êtes en phase de développement d'un nouveau spectacle, pour lequel vous endossez une nouvelle casquette, celle de directrice artistique. Très simplement, comment le présenter ?
C'est mon premier vrai gros bébé, je suis excitée, effrayée, ravie. C'est un spectacle pour 4 danseurs et une chanteuse lyrique qui va mêler la danse et le chant lyrique, qui sont vraiment les deux arches de ma carrière d'artiste. C'était une vraie envie de les mêler, eux qui peuvent se sublimer.
Ce spectacle questionne la Femme amoureuse et ses choix par amour et pour l’Amour.
Comment se sacrifie-t-elle pour sauver son amour, son rang ou bien l’être aimé …
Une femme, plusieurs destins amoureux possibles. Lequel va-t’-elle choisir ?
L’idée est de découvrir le destin de chaque femme face à l’amour. L’amour qu’elle porte, l’amour qu’on lui porte, l’amour réciproque…

Au travers des airs d’opéras que j'ai choisis, en accord bien sûr avec la chanteuse Valentine Martinez, nous parlerons donc d'amour. La chanteuse représentera toutes les Femmes. Les danseurs représenteront les divers destinées possibles. On se demandera ce qu'elle choisira. Va-t-elle choisir comme destinée de devoir se sacrifier pour sauver l'autre ? Va-t-elle tomber dans un amour non réciproque, qui aboutira à la trahison de l'être aimé ?
Voici un lien qui présente le projet et les artistes : https://vimeo.com/336794061
Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ? Quelles sont les prochaines étapes ?
Nous avons fini les dix premiers jours de création, qui se sont très bien passés, avec des artistes qui acceptent de me suivre dans cette aventure. Nous avons désormais des visuels car des amis photographes et une équipe caméra sont venus capter des instants de cette création.
A présent, l'objectif va être de démarcher des subventions, des dons, du mécénats ainsi que des structures pour nous accueillir. J'aimerais en tout cas que le spectacle soit fini pour janvier 2020 et j'ai la chance d'avoir déjà un premier partenariat avec une résidence, et même une sortie de résidence, dans une petite ville du Sud de la France, à Quillan à côté de Narbonne. Le responsable du théâtre, Charles Rouger accepte de nous accueillir dans une salle de théâtre, nous en sommes ravis.
A titre plus personnel, comment appréhendez-vous cette nouvelle casquette artistique ?
Je suis hyper heureuse, je ne suis pas du tout frustrée de ne pas danser, bien au contraire. J'adore être de l'autre côté. Les artistes acceptent de me prêter leurs corps mais ils sont eux la clé du spectacle, pour illustrer ce que j'ai en tête. C'est hyper nourrissant et c'est cette transmission qui m'intéresse. J'attends de voir ce qu'ils vont faire du spectacle, ce que cela va pouvoir donner sur scène. Je suis pleinement épanouie dans ce rôle. Voir mes artistes sur scène me nourrit.
Merci Clémence pour ce bel échange