Jonathan Raffin évoque son parcours et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Jabjah Prod

 

Bonjour Jonathan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

1/ Vous êtes un jeune artiste aux nombreuses cordes artistiques. Notamment en théâtre ou bien encore en comédie. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre métier d'artiste ?

 

C'est le jeu, c'est ce pour quoi j'ai quitté ma formation en informatique afin de me tourner vers le théâtre d'improvisation. Plus j'en ai fait, plus cela m'a donné le goût et l'envie. D'abord de façon un peu idéaliste puis de façon plus réaliste. Je me suis accroché pour pouvoir en vivre.

 

2/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine plus que les autres ?

 

J'ai envie d'explorer tout ce que je n'ai pas encore exploré. Je fonctionne déjà bien dans des rôles de « gentils » et de personnages plutôt empathiques, mais il me plairait de me servir ce cet atout pour aller au contre-pied, et trahir cette confiance naturelle du spectateur.

 

Tout est explorable et tout est intéressant à découvrir dans le jeu, je suis ouvert à tout.

 

3/ Face au rythme parfois soutenu sur un plateau de tournage, quelle est en amont votre méthodologie de préparation ?

 

Je suis assez renfermé sur moi-même et sur la psychologie de mon personnage. J'essaie de me reconnecter à ce dernier avant d'y aller. J'essaie de rester dedans un maximum, de ne pas trop sortir du personnage le temps que l'on tourne. Au moins de le garder dans un petit coin de ma tête, pour ne pas le lâcher, et aller au plus profond du rôle. Il arrive parfois, lorsque que l’on s’entend bien avec les autres comédiens d’un plateau, que l’on se laisse aller en dehors des prises à improviser avec nos personnages. Au-delà de l’aspect simplement ludique, cela permet de donner plus de profondeur et de fluidité au jeu, en travaillant des détails qui font partie des différentes psychologies mais qui ne sont pas écrits dans le scénario.

 

Crédits photo : Rémi Simon

 

J'aime bien être au plus près du personnage. Pour moi, c'est un mix entre le comédien et le rôle. Il y a ce que le comédien va apporter, qui va forcément être original et instinctif, et tout ce que l'on va placer en soi du personnage qui va nous amener à faire les propositions que l'on fait. Face à une situation, il y a toujours plusieurs possibilités de réaction. En prenant un peu de recul, on peut ensuite amener des propositions qui ne servent pas uniquement le propos du personnage mais également celui du film. C'est un juste milieu à trouver, il ne faut pas trop rester dans sa tête ni être dans le pur instinctif non plus.

 

4/ Retenez-vous spontanément une expérience plus que toutes les autres ?

 

Plusieurs m'ont pas mal marqué. Le premier film que j'ai fait était un long métrage amateur à Montpellier, « La Porte Noire », un film d'horreur fantastique en hommage au cinéma de genre des années 80. Il a mis du temps à être tourné, j'ai même eu un accident de moto en cours de route qui m’a incapacité un long moment, un ami avait même dû me doubler sur certaines scènes quand je ne pouvais pas marcher. Il y avait tellement de post production et d’effets spéciaux pour un film amateur que le réalisateur a mis six ans à le terminer.

 

5/ Plus généralement, quelles sont vos envies artistiques pour la suite de votre parcours ?

 

J'ai fait beaucoup de chemin depuis ce long-métrage, notamment beaucoup de rôles très intéressants en courts-métrages. Au delà de la formation, à mon avis, le seul moyen de progresser est de « manger » du plateau.

 

A plus long terme, j'aimerais pouvoir vivre exclusivement du jeu de comédien. Pouvoir incarner des rôles plus conséquents impliquant de longues évolutions, comme un personnage récurrent sur une série par exemple.

 

Crédits photo : Léa Rener

 

6/ En conclusion, que peut on vous souhaiter pour l'avenir ?

 

De faire les bonnes rencontres. Ici en France, la plupart des castings intéressants ne sont accessibles que si l’on est représenté par un agent, mais j’attends encore de rencontrer la personne avec qui l’envie de travailler sera mutuelle et naturelle.

 

Ce fut un plaisir, Jonathan, d'échanger avec vous !

Publicité

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article