Grégory Di Meglio évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grégory,

 

Quelle joie d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes un artiste aux nombreuses et riches expériences. D'où vous vient cette passion ?

 

J'ai ce métier dans la peau depuis toujours. Déjà tout jeune, j'aimais faire rire la galerie en interprétant des personnages plus loufoques les uns que les autres.

 

Arrivé à l'adolescence, j'ai commencé par la photo, en tant que mannequin. Les shootings m'ont permis de voyager et de travailler avec beaucoup de photographes, sur de nombreuses campagnes et publicités. Il y avait déjà un jeu et un rapport humain qui s'installaient, et qui me plaisaient beaucoup. Puis la comédie a suivi. Après plusieurs figurations sur les plages de Saint-Tropez pour la série « Sous le soleil », ma nature on va dire un peu explosive n'est pas passée inaperçue, et j'ai commencé à être casté. J'ai vraiment été lancé par TMC dans « Sous le soleil de Saint-Tropez », où je jouais le rôle d’Eliott. Puis, avec du travail et beaucoup d'observations sur les plateaux, les professionnels m'ont fait confiance et les castings sont devenus de plus en plus réguliers, notamment pour la télévision.

 

2/ Parmi toutes vos expériences, l'une d'entre elles vous a-t-elle plus marqué qu'une autre ?

 

Toutes mes expériences ont été importantes. Que ce soit dans des guests ou des rôles récurrents . Elles m'ont servi à grandir, et à nourrir mes interprétations.

 

Alors évidemment, sur un rôle récurrent, il est intéressant pour moi de faire évoluer le personnage dans le temps… Mais le guest, autrement dit, le personnage qui intervient dans une histoire, sur une durée limitée, tout en défendant sa présence et son intérêt, est aussi un travail intéressant, et pas aussi simple que cela peut paraître.

 

Pour le moment, je travaille davantage en fiction télé sur différentes séries et téléfilms unitaires. En majeure partie pour France Télévisions, TF1 et M6. J'en suis ravi, mais  mon objectif reste le cinéma.

 

D'ailleurs, pour la petite histoire, un rôle sur un long métrage a bien marqué mon esprit. Celui dans « Fiston », le film de Pascal Bourdiaux, aux côtés de Kev Adams et Franck Dubosc.

 

La rencontre avec le public lors de l'avant-première était magique. J'ai pu, après avoir travaillé sur les plateaux avec l'équipe du film, rencontrer le public, le sentir, et voir sa réaction en direct face aux images sur le grand écran. J'ai pu répondre à leurs questions, et cela fut fort intéressant et marquant. Je les ai beaucoup fait rire ! Je ne savais pas que mes scènes étaient un peu les moments phares de ce film.

 

Elles ont donc eu droit à une large diffusion (notamment à la radio) et à une grande médiatisation. Ce qui m'a permis aussi de me faire connaître, je pense, par les professionnels du cinéma. Le registre de la comédie m'a toujours plu et me va plutôt bien.

 

3/ Entre vos différentes cordes et casquettes artistiques, retrouvez-vous certains liens et certaines complémentarités ?

 

Étant très perfectionniste, j'essaie de me donner à 100% dans toutes les activités professionnelles que l'on me propose, que ce soit la publicité, la fiction TV ou le cinéma. Alors oui, le fil conducteur est le jeu, mais le travail n'est pas le même.

 

La publicité, par exemple, repose principalement sur une expression marquée, qui porte en général un message rapide sur le produit, contrairement au cinéma où la caméra scrute et cherche en profondeur dans votre regard, la vérité sans fioriture du personnage.

 

4/ Face au rythme souvent soutenu d'un plateau de tournage, avez-vous en amont une méthodologie de préparation particulière ?

 

En général, après lecture du scénario, je rentre assez rapidement dans mon personnage. C'est sans doute lié à ma grande sensibilité. La psychologie du personnage vient à moi assez facilement. Pendant ma lecture, beaucoup d'images défilent devant mes yeux, je vois des extraits du film dans lesquels il va intervenir. Cela doit sans doute faciliter ma préparation. Je fais confiance à mon intuition.

 

Une fois sur le plateau, j'ajuste mon personnage avec le regard du réalisateur. J'adore ce moment. Découvrir le point de vue du réal sur mon rôle. Autrement dit, découvrir sa sensibilité... Ce mariage fait alors naître "Le personnage".

 

5/ Vous évoquiez la comédie précédemment. Ce genre est donc votre préféré ?

 

C'est vrai que j'aime beaucoup provoquer le rire, mais pas que... N'oubliez pas que Clown n'est pas pas qu'une attraction... Intérieurement je veux dire.

 

La mise en scène et le coaching me plaisent aussi beaucoup. J'aime être en contact avec l'humain, pour créer et ressentir quelque chose. J'aime faire ressentir quelque chose à l'autre, aux comédiens, aux spectateurs, au public. Même s'ils ne comprennent pas toute l'histoire, ils vont ressentir des émotions, être dans un état, et c'est bien cela qui m'importe.

 

6/ Pour les créations, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Malgré moi, encore une fois depuis tout jeune, je suis dans l'analyse. Je ne m'en étais pas rendu compte mais c'était ma manière d'être et de vivre. Je pense que j'ai absorbé et aspiré beaucoup de personnalités, sans y avoir réfléchi. Après, c'est une sensibilité qui est exacerbée et qui est propre aux comédiens je pense. Cela a pu me servir dans mon jeu et dans mes créations.

 

On s'inspire tous de quelqu'un ou de quelque chose, on a aussi des références inconscientes,  de ce que l'on a pu voir ou vivre.

 

7/ Plus généralement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels ?

 

Je serai prochainement dans la série « Section de recherches », sur TF1 - Épisodes réalisés par Julien Zidi. Vous pourrez me retrouver dans la saison 2 de « Marseille », sur Netflix, aux côtés de Gérard Depardieu. C'était sympa à vivre. Je vais également revenir sur France 3, dans « Plus Belle la Vie ».

 

Concernant mes projets, j'ai toujours voulu faire un one man show, pour enfin sortir cette énergie qui m’habite sur les planches. Il est d’ailleurs en préparation. Le contact direct et l’énergie du public me manquent.

 

Et je finirai par cette phrase que j'aime beaucoup : « Un Homme, Une Vie, Un Comédien ».

 

Merci Grégory de nous avoir accordé un peu de votre temps !

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Publié dans Télévision

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