Le Baiser du Jouet - Interview avec trois comédiens de ce chouette spectacle !

Bonjour Lætitia, Naomie et Olivier,
Vous êtes tous les trois actuellement à l'affiche dans « Le Baiser du Jouet ». Merci de nous accorder un peu de votre temps.
1/ Le spectacle se joue en ce moment à l'Alhambra et sera proposé jusqu’en avril au moins. Pour commencer, comment présenter ce programme jeune public ? Quelle histoire y est racontée ? Quels thèmes y sont abordés ?
Lætitia : C'est l'histoire de trois jouets qui se réveillent dans l'arrière boutique d'un magasin : un arlequin, une poupée de chiffon et un nounours, qui ont des caractères très différents. Ils sont différents physiquement aussi, avec l'arlequin en porcelaine, la poupée de chiffon en coton et tissus, et le nounours en peluche.
Ils vont chercher à trouver le baiser du jouet par rapport à un message qu'ils découvrent dans le dos d'Arlequin. S'ils y parviennent avant le levé du soleil, ils pourront sortir du magasin, aller à la rencontre des humains et aussi, rester éveillés.
Olivier : C'est un spectacle qui parle de diversité et qui prône la tolérance. Mais cela reste du divertissement.
Lætitia : Avec un texte très humoristique et des chansons. Il y a surtout une double lecture, une pour les enfants, l’autre pour les parents qui ont leur part de magie et de divertissement. On a beaucoup de retours de leur part, ils nous disent avoir passé un bon moment de rêve.
2/ Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages respectifs ?
Naomie : Nounours est un personnage simple d'esprit, hyper généreux, naïf, qui est de plein de bonnes intentions, qui veut toujours aider ses amis.
Lætitia : On a l'impression que Nounours est bêta mais, au final, c'est lui qui trouve toutes les solutions.
Olivier : Arlequin est le personnage le plus important de la pièce:) Non, je déconne:) :). Il aime bien que tout tourne autours de lui, il aime tout contrôler mais il ne contrôle rien du tout. Il n'ose rien faire non plus. C'est donc un beau parleur qui rejette toujours la faute sur les autres. Il évolue quand même, tout en restant trouillard.
Lætitia : Il a un bon fond, même s’il râle tout le temps.
Olivier : On parlait de diversité avant, c'est lui qui la marque le plus. Au début, il voulait être tout seul mais, au final, il se rend compte que les deux autres lui ont tellement apporté qu'il veut rester avec eux. Il prend conscience qu'être entouré est quelque chose de super important.
Lætitia : Pour terminer, Choukette, la poupée de chiffon, est le personnage qui prend les devants tout le temps, qui décide de tout, qui est toujours partante, qui n'a peur de rien, qui fonce dans le tas, qui est heureuse tout le temps, qui adore les enfants. Et qui veut absolument retrouver une famille pour pouvoir adopter un enfant en tant que jouet.
3/ Selon vous, quelles sont les clés de réussite de cette pièce ? Pourquoi plaît-elle aux plus petits et aux plus grands qui viennent la voir ?
Olivier : On est là pour divertir les gens. On donne des messages mais sans tirer la leçon. La diversité et la tolérance parlent à tout le monde.
Lætitia : On nous dit souvent que le texte est super.
Olivier : Il y a des blagues qui parlent aux grands et aux petits.
Lætitia : L'interaction aussi. Le fait qu’on fasse participer. On fait de l'improvisation et, quand on a des réflexions d'enfants ou de parents, on en tient compte. C'est parfois très drôle et cela peut nous déstabiliser. Le fait d'être écoutés marque les enfants.
4/ Plus en amont, quelles ont été les principales sources d'inspiration pour le développement et la mise en avant de ce spectacle ?
Lætitia : On a commencé il y a quatre ans avec un autre spectacle, « L'île blanche », où nous étions sept sur scène. C'est une comédie musicale du même auteur que « Le baiser du jouet », Didier Biosca qui est un ami.
Nous avons joué un peu partout et ce fut très chouette. J'adore les textes de cet auteur, qui ne sont pas connus, j'ai voulu les faire vivre, vraiment. J'ai décidé de le mettre en scène, avec Naomie et Basile d'abord, dans le sud de la France.
La Fnac Spectacles nous a conseillé au théâtre de l'Alhambra, qui nous a fait confiance. Ce qui est hyper valorisant pour nous.

5/ D'un point de vue artistique, le fait de s'adresser aussi à un jeune public implique-t-il des adaptations particulières, comparativement à un spectacle plus traditionnel ?
Naomie : On a commencé avec « L'île Blanche » et, franchement, les textes sont super bien écrits. Les comédiens ont parfaitement respecté le travail de l'auteur.
Olivier : L'auteur, c'est vrai, écrit superbement bien. Après, dans « Le Baiser du Jouet », on va s'adapter à notre public. Avec des enfants de 8/12 ans, on va être plus explosifs qu'avec des enfants de 4 ans.
Lætitia : On va alors être plus calmes, effectivement. Même au niveau des spectacles enfants/adultes, forcément le jeu est un peu plus burlesque.
Naomie : Les enfants sont quand même le public le plus difficile. On joue différemment pour eux.
Lætitia : On voulait avoir un jeu qui n'abrutisse pas les enfants. Nous souhaitions que ça soit un spectacle où le texte a son importance, où ce n'est pas que du gag. Les enfants captent très bien les messages et nous avons des retours de certains qui ont compris des choses pas forcément simples. C'est notre plus grande fierté, qu’ils aient appris et compris.
6/ La distribution est alternante. Cela engendre-t-il des particularités pour vous ?
Naomie : Lors de changements de comédiens, on est obligé de se voir au moins une fois pour tout remettre en ordre. Forcément la pièce évolue, il y a à chaque fois du changement.
Lætitia : Chacun joue différemment les mêmes personnages. Moi qui ai pu voir tous les comédiens jouer, il y a de vraies différences.
Olivier : Ce qui est chouette aussi, c'est que, artistiquement, on se fait plaisir. On est tout le temps sur scène, tout le temps en interaction soit avec nos partenaires soit avec le public. Le spectacle est tellement bien écrit que chaque personnage, en fonction de la distribution, change de part la nature du comédien mais la pièce continue à bien fonctionner. Le fait de changer de partenaire nous remet dedans, nous fait trouver d'autres choses et c'est super à faire.
Derrière, il y a un réel travail de chorégraphie, de mise en scène, de mise en forme. Pour pouvoir s'amuser, il faut être carré.
Lætitia : A chaque changement, on refait des répétitions. Je les ai faites 600 fois:) Le spectacle a changé depuis le début, on se rend compte que, dans une petite salle, des choses marchent moins que dans une grande. Certains éléments peuvent être plus impressionnants pour les petits car on est plus près d'eux. Forcément, au niveau de la mise en scène, des choses ont évolué. Une remise à jour pour tout le monde lors des changements est nécessaire, mais cela me paraît normal.
7/ Un mot aussi sur le financement participatif en lien avec ce spectacle sur le site KissKissBankBank ?
Lætitia : Il reste une petite dizaine de jours à présent. Le but est de financer une partie de l'attaché de presse que l'on a engagé cette année pour avoir des articles. L'objectif est donc d'aider à promouvoir notre beau spectacle.
A côté de cela, on a tous les autres frais. Donc le financement participatif n'est pas à la hauteur de toutes les dépenses mais ce pourrait être une grande aide pour être plus à l'aise financièrement. Je pense notamment aux bulles, aux décors, aux affiches, aux tracts, aux costumes, aux dossiers de presse. J'en profite pour remercier les généreux donateurs, pas uniquement financiers, qui nous aident à avancer. Ces gens qui nous soutiennent bénévolement traduisent bien l'état d'esprit de notre troupe. Chacun fait ce qu'il peut et, au final, cela donne de belles choses.
Plus d'informations sont disponibles à l'adresse suivante :
https://www.kisskissbankbank.com/le-baiser-du-jouet
8/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter à venir voir le spectacle ?
Naomie : S'il fait moche et que les autres spectacles coûtent trop cher, il faut venir nous voir, nous vous ferons voyager.
Olivier : Si vous voulez rêver, vous amuser, vous divertir et, en même temps, vous instruire, il faut venir nous voir.
Lætitia : Il y a des spectacles qui sont plus médiatisés que le nôtre, c'est sûr mais, honnêtement, nous avons une majorité de personnes, en ressortant du spectacle, qui tiennent à nous remercier. Pendant la pièce, on voit autant d'enfants que d'adultes avec des sourires immenses, qui nous applaudissent, qui ont encore les chansons en tête en sortant. Des mamies aussi nous ont remercié car cela les a incitées à ressortir de vieux souvenirs des tiroirs. En fait, notre but est de faire oublier aux gens leurs soucis pendant une heure, en les emmenant dans un autre univers.
Ce fut un plaisir d'effectuer cette interview avec vous trois !
"Le Baiser du Jouet", le spectacle musical, tous les samedis et dimanches à 15h 30. Et tous les jours à la même heure pendant les vacances scolaires.
Plus d'informations sont à retrouver dans les liens ci-dessous :
https://www.facebook.com/events/1440731066053572/
https://www.youtube.com/watch?v=IyCXhmDiE-8
http://www.alhambra-paris.com/baiser-jouet-lo1522.html
Retrouvez aussi les trois comédiens ayant gentiment accepté de répondre à nos questions sur leur page :
Olivier Grandclaude

https://www.facebook.com/olivier.grandclaude
Naomie Margot

https://www.facebook.com/naoarts/
Laetitia Carrere

https://www.facebook.com/Laetitia-Carrere-Com%C3%A9dienneChanteuse-1009802369057245/