Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

theatre

Demain Nous Appartient : Laura Mathieu évoque son personnage sur TF1 mais aussi sa pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laura,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes en tournée avec la pièce « Un petit coin de parapluie », vous étiez récemment au Festival Hang’Arts en Délire. Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie romantique, nous sommes deux personnages sur scène et c’est vraiment très poétique. Ce que j’aime dans ce spectacle, c’est qu’il y a des messages, ça peut faire réfléchir sur sa propre vie et sur ses propres choix.

Gabriel vit dans une espèce de routine qui ne le rend pas vraiment heureux et il rencontre Romane, qui est complètement fofolle, très extravertie. Ces deux personnages qui sont un peu à l’opposé vont créer quelques étincelles.

Vous avez commencé à en parler, comment caractériser Romane ?

Elle est toujours dans le positif et le peps. Elle est très très solaire, c’est vraiment ce que j’aime dans ce personnage. J’adore défendre cela. Elle est toujours dans l’énergie, elle en est débordante.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’incarnation de ce personnage ?

Une personne m’inspire sur ce côté un peu « foufou », en l’occurrence Julie Depardieu. Que j’admire en plus. Ce côté joie de vivre et positivité vient aussi de ma propre personnalité, aussi un peu de celle de ma mère.

Quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir des spectateurs à l’issue des représentations ?

Souvent, ce qui ressort, c’est que ça les a émus. Il y a des gens qui, à la sortie, pleurent, d’autres qui ont la banane, d’autres encore qui nous ont dit que cela les avait éclairés sur la vie et que c’était vraiment le bon moment pour eux de voir cette pièce. On a eu des retours qui étaient assez impressionnants, des gens nous ont vraiment remerciés parce que ça leur a donné une sorte de coup de pied aux fesses. Des spectateurs qui ont vu la pièce il y a deux ans continuent à nous écrire à l’heure actuelle, l’impact est dès fois assez hallucinant.

Toujours sur scène, vous jouez une autre pièce et une troisième est en préparation. Que dire sur ces autres spectacles ?

Actuellement, je joue aussi « Le (con)promis », toujours d’Arnaud Raymackers. Je suis parfois avec lui mais aussi, quelques fois, en alternance avec un autre comédien. Là, nous répétons une nouvelle pièce, un beau planning de tournée est déjà prévu, elle s’appellera « La voisine », de Sébastien Jauffret, avec une mise en scène de David Fenouil.

En parallèle, on peut vous retrouver dans le rôle de Justine sur TF1, dans la série « Demain Nous Appartient ». Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Il y a, chez Justine, quelque chose de commun avec le personnage de Romane, c’est le côté positif, le fait d’aller de l’avant, quoi qu’il soit arrivé précédemment. C’est aussi ce qui m’a plu et c’est ce que j’aime défendre.

Quand le rôle a démarré, il me plaisait de voir, à travers les grandes lignes du personnage, les multiples facettes qui étaient très dissimulées mais qui se laissaient apercevoir par moment. Ce que j’adore maintenant, c’est que toutes ces facettes ont été bien développées. Du coup, ce n’est que du bonheur.

 

 

Ce n’est jamais évident à deviner, vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous ce très beau succès quotidien ?

Moi qui vis cela de l’intérieur, je peux vous dire qu’il y a une énorme cohésion dans l’équipe. Quand j’ai mis le pied là-dedans, je suis rentrée dans une immense famille, où tout le monde est là les uns pour les autres. C’est une telle ambiance, on vous intègre d’un coup dans cette famille, il n’y a pas de temps de latence pendant lequel on ne se sent pas chez soi, au contraire on est directement intégré, on est un membre à part entière. C’est vraiment génial.

Je pense que cette bonne ambiance se transmet un peu à travers l’écran.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. A titre personnel, affinez-vous votre propre méthodologie au fur et à mesure pour être toujours plus efficace et disponible ?

C’est sûr que le rythme est assez soutenu. Au début, ça peut faire bizarre. Je suis très studieuse et je suis un peu stressée sur le travail, ce qui m’oblige à un bon rythme, hyper intense et donc à travailler tout le temps. Ce que ça m’a appris, c’est que je me suis bien adaptée à ce rythme. Au contraire, des journées hyper chargées, où j’enchaine huit à neuf séquences, sont finalement celles que je préfère. Car j’intègre mon personnage dès le matin et je ne le quitte pas jusqu’au soir. Du coup, au fur et à mesure des séquences, Justine prend possession de moi à 100%. Je reste connectée du matin au soir et c’est le moment où je m’amuse le plus.

 

 

A titre plus personnel, au-delà de ce que proposent avec pertinence les scénaristes, aimeriez-vous pouvoir défendre, par la suite, certains thèmes en particulier avec Justine ?

Ah oui, il y en a plein, tellement que je ne saurais pas vous dire lequel citer en priorité. Mais j’espère que j’en aurais plein d’autres, bien sûr.

Pour terminer et faire le lien avec tout ce qui a été dit, considérez-vous ces deux domaines que sont le théâtre et la télé comme étant le même métier avec la même façon de les aborder ? Ou y voyez-vous des différences notables ?

Alors oui, c’est le même métier parce que l’on incarne des personnages. Il y a beaucoup de travail en amont à chaque fois. Mais, par contre, les deux jeux sont vraiment différents. Un jeu en théâtre n’est pas le même que celui au cinéma. Cet aspect-là, pour le coup, change vraiment.

Le rapport avec le public est aussi différent. Sur une pièce, on a la réaction des spectateurs en instantané et, si on se rate, on ne peut pas recommencer, nous n’avons qu’une seule prise. C’est vrai que c’est assez différent. Sur une quotidienne, entre le moment où l’on tourne et celui où c’est diffusé, il y a un peu plus de temps, entre un à deux mois mais ce n’est pas énorme non plus. On a quand même un contact assez fréquent avec le public, à la sortie des studios et dans les rues. Donc, en ce sens, ça se rapproche quand même un peu plus du théâtre que d’un film au cinéma, où il faut attendre un an avant la diffusion.

Mais cela reste cependant deux jeux distincts et deux rapports au public distincts. En tout cas, le bonheur est présent dans les deux cas !

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Nouvelle rencontre avec Clara Cantos, pour évoquer ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Lors de notre premier échange, nous avions évoqué notamment votre participation au Festival d’Avignon, avec la pièce « Oreste ». Après coup, quel regard y portez-vous ? Comment cela s’est-il passé ?

C’était mon premier Festival d’Avignon et j’ai été vraiment heureuse de l’expérience. C’était assez surréaliste car le rythme - de vie et de travail - a fait que, en sortant, j’avais l’impression de ne plus habiter sur la même planète.

Le fait de jouer la même pièce tous les soirs, pendant un mois, donne une liberté de jeu impressionnante et les relations entre les personnages peuvent être nuancées et approfondies. Typiquement, quelques jours avant la fin, j’ai eu un déclic pour une scène dont je n’étais pas satisfaite jusqu’alors.

Les spectateurs, globalement, avaient un peu peur d’une tragédie grecque. Le spectacle ne dure en fait qu’une heure et vingt-cinq minutes, et le public ressortait heureux. On nous a dit que c’était beau, efficace et accessible, avec notre ambiance « heroic fantasy ». C’était plutôt positif, cela nous a donné l’envie de communiquer toujours plus pour que les gens ne s’arrêtent pas au titre. A l’inverse, c’était assez drôle, nous avons eu des experts, des professeurs, qui sont venus nous voir alors qu’ils connaissaient déjà très bien l’histoire, et nous leur avons fait entendre une nouvelle traduction.

L’aventure ne s’arrête pas là, elle continue de plus belle.

Oui, tout à fait. Avignon était vraiment le départ, le lancement du spectacle, qui va partir en tournée ensuite. Ça sera l’occasion de retravailler et d’améliorer ce qui peut l’être. Nous avons déjà eu une date post Avignon, à Ambilly (Haute Savoie) en septembre. Nous étions en plein air, dans un parc, avec des gradins un peu en amphithéâtre. Le fond de scène était un étang avec des nénuphars et des cannes de bambous. Environ 200 personnes sont venues nous voir, une ambiance très différente de ce que l’on vit au théâtre et très intéressante. Nous avons été très bien accueillis.

 

 

En parallèle, dans un autre registre, vous vous êtes lancée dans l’écriture. Avec deux courts-métrages en projet. Un déclic particulier a-t-il suscité cette envie en vous ?

Je fais du théâtre et de la voix off depuis quelques années. Depuis un an et demi, je me suis vraiment remise à fond dans le jeu face caméra, j’ai participé à plusieurs courts métrages et joué dans « Un si Grand Soleil ». Cela m’a vraiment donné l’envie de ce langage cinématographique qui, en même temps, est venu rattraper une vieille envie d’école de théâtre. Je me suis dit qu’il ne fallait pas en rester là, qu’il fallait en faire quelque chose.

Du coup, un jour, je me suis posée devant mon ordi….

Pour ce que vous pouvez en dire, quelles sont les thématiques des deux courts métrages en projet ? Où en êtes-vous actuellement dans leur développement ?

Le premier est une histoire d’amour. Pas tout à fait courante on va dire. J’en suis à la continuité dialoguée mais je vais mettre en place un binôme de travail avec un(e) réal pour approfondir certains passages clé. Et ensuite il faudra trouver un producteur.

Le deuxième projet est quelque chose d’encore plus personnel. L’histoire parle de comment l’humain peut s’épanouir à travers l’art, le sport ou la culture, quelle que soit sa situation de départ. Ce n’est pas parce qu’on a des moyens financiers qu’on a l’exclusivité du bonheur, de l’épanouissement, des hobbies. Je pense que chacun a le droit et la possibilité de s’épanouir. En tout cas, la société devrait rendre possible l’accès au bonheur. J’avoue, c’est un peu flou dit comme ça mais je ne vais pas tout dévoiler quand même ! Ce court est encore aux stades préparatoires de l’écriture.

Ces deux premiers projets en appellent-ils d’autres par la suite ?

Mon souhait est de raconter ces histoires avec le langage que je connais le mieux, le jeu d’acteur. Du coup, je dois travailler étroitement avec un binôme de réalisation qui soit sur la même longueur d’onde que moi. On va déjà aller au bout de ces deux projets et qui sait, peut être qu’ensuite quelqu’un aura aussi envie d’écrire des rôles pour moi. En tout cas, je compte bien continuer à faire ce voyage avec passion. Notre métier n’est pas facile tous les jours mais j’en raffole.

Enfin, une lecture récente d’une pièce vous a beaucoup plu et vous aimeriez la voir concrétiser sur la durée.

Une amie, Typhaine D, est très engagée dans la défense des droits des enfants et des femmes et a écrit une petite merveille, « Contes à rebours », un recueil de contes théâtralisés, racontés à la première personne par les princesses elles mêmes. C’est un texte qui me touche vraiment, qui est formidablement bien écrit et que j’ai déjà présenté en lecture accompagnée en direct au violoncelle, basse et bouzouki par Olivier Vauthay. Concrétiser ce projet sur scène fait en effet partie de mes rêves, qui j’espère, verront bientôt le jour.

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Merci Julian, au plaisir J

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Yannis Baraban évoque sa belle et riche actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Yannis,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Votre été théâtral a été très riche, avec plusieurs créations, au sens large du terme. Notamment en juillet dernier, au Festival d’Avignon, avec « Maux d’amour », pièce jouée au théâtre de la Luna. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Ce fut très intense. Créer un spectacle, en Avignon, dans le OFF, est toujours très éprouvant. Car on est confronté au premier regard du public alors que ce dernier est très sollicité. Donc, forcément, il est beaucoup plus exigeant car il a des éléments de comparaison avec tous les autres spectacles. C’est un challenge !

Cette pièce est l’adaptation d’un film américain, « Tendre passion », qui a eu, dans les années 80, plusieurs Oscars. Une première adaptation sur scène avait eu lieu il y a deux ans, à Broadway et c’est à ce moment-là que Dominique Besnehard en avait parlé à Corinne Touzet.

Nous sommes cinq sur scène, dans un magnifique décor. La mise en scène est de la très talentueuse Johanna Boyé. Ce fut un travail passionnant. Le public et la critique nous ont bien accueillis, cela promet, je pense, un bel avenir à ce spectacle.

Justement, quels ont été les principaux retours des spectateurs ?

C’est une vraie comédie dramatique comme on n’en fait plus, qui mêle la comédie poussée jusqu’au burlesque à une comédie sentimentale, émotionnelle, familiale et bouleversante. Les personnages sont hauts en couleurs. Mon rôle est celui d’un astronaute qui a marché sur la lune et qui, maintenant, est à la retraite. Il passe son temps à présent à faire tout ce qu’il n’a pas pu faire pendant sa carrière de militaire. Il profite au maximum. C’est un personnage fabuleux, qui s’installe à côté de celui joué par Corinne Touzet, célibataire qui élève sa fille dans une relation un peu toxique, passionnelle et possessive.

On les suit pendant près de vingt ans, de relation, de connivence et d’évolution de leurs rapports, entre ce voisin très original, très fantasque et cette femme un peu installée et rigide. Leur relation amoureuse est très touchante.

 

 

Le public nous a dit se reconnaitre dans ces personnages, dans cette femme qui a fait sa vie, qui a eu ses enfants, qui cherche un nouvel amour alors que le temps passe. Aussi dans sa relation avec sa fille qui est sa seule amie et qu’elle couve jusqu’à l’étouffer. Elle qui veut s’émanciper. Aussi dans mon personnage, un quinqua haut en couleurs, qui va chercher les plaisirs là où il peut les trouver et qui est confronté lui aussi à l’âge qui passe. Bref, toute une galerie de personnages extrêmement bien écrits qui renvoie aux spectateurs, en miroir, ce qu’ils vivent, ce qu’ils sont et l’endroit où ils en sont de leur vie.

Comme toute création, on peut imaginer que, au fur et à mesure des dates, vous vous êtes senti de plus en plus à l’aise avec ce personnage et dans son interprétation ?

Oui, bien sûr ! Les conditions de jeu en Avignon sont assez folkloriques, le temps de montage et de démontage est très réduit, ce qui n’est pas le cas à Paris où on a un décor à priori fixe. Tout est très rapide, très vif et très intense. Il faut intégrer cela à son jeu, dans la préparation, dans son rapport au théâtre qui ne nous appartient pas. Il faut donc trouver des repères plus rapides et plus instinctifs. Pour autant, nous étions très en place techniquement, dès la première d’ailleurs. Il y avait plein de choses à intégrer mais nous nous sommes amusés dès le début.

Evidemment, tout cela s’est peaufiné au fur et à mesure, surtout pour mon personnage, qui est comique. Donc, forcément, pour les gags, pour le timing des répliques, j’avais besoin du public pour rendre la chose la meilleure possible. Lorsque l’on a commencé, on était bien et lorsque nous avons fini, nous étions encore mieux.

Quelle est la suite espérée pour ce spectacle ?

Une tournée est signée à partir de janvier 2021, avec beaucoup de dates partout en France. De nombreux diffuseurs et acheteurs sont venus, le spectacle leur a plu. Nous allons même aller à l’étranger, c’est formidable.

Si tout se passe bien, il est possible que nous reprenions le spectacle à la rentrée de la même année, dans une salle parisienne. Pour l’instant, rien n’est signé, rien n’est sûr mais cela fait partie des possibilités. On a bon espoir en tout cas.

En parallèle, en août dernier, vous avez participé à une autre aventure, avec la pièce « Partage de Midi », de Paul Claudel. Comment présenteriez-vous ce spectacle-ci ?

Paul Claudel est un auteur français contemporain, qui avait l’ambition de faire un théâtre qui se rapprocherait, en termes de style et de langage, de Shakespeare, dans son lyrisme. Il plaçait donc la barre très haute. Ses pièces étaient parfois très lyriques, parfois baroques, avec un texte ébouriffant.

Il était profondément chrétien et se posait toujours la question de la place de l’Homme par rapport à la foi. Ses pièces sont ainsi des situations assez quotidiennes, réalistes. En l’occurrence, cette pièce commence sur un bateau, où des français partent tenter leur chance en Chine. Un est diplomate, un autre est un aventurier business man que je joue, une est mariée et mère de trois enfants, qui retrouve par hasard le personnage de l’aventurier avec lequel elle avait eu une relation quelques années auparavant. Elle va tomber sous le charme cette fois ci du diplomate. Va se jouer entre ces quatre personnages un Vaudeville. Le texte est bouleversant parce que d’un lyrisme incroyable.

 

 

Au-delà des premières dates, d’autres représentations sont-elles déjà prévues ?

Cette pièce sera jouée à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau théâtre à Paris, celui de la reine Clothilde, dans le VIIè arrondissement. On va ouvrir la programmation en octobre. C’est une belle aventure, être au début d’un théâtre est très passionnant.

Ces deux pièces s’étant jouées dans un intervalle proche, les répétitions respectives étaient assez rapprochées. Comment avez-vous réussi à jongler ?

J’arrive à cumuler les répétitions de théâtre et des tournages. Car la manière d’aborder le texte est totalement différente. Là, en l’occurrence, le texte de Paul Claudel est tellement complexe que j’ai travaillé en session intensive le personnage avant d’attaquer les répétitions de « Maux d’amour ». Je n’ai pas fait les deux choses en même temps.

Ainsi, cela s’est bien passé. Je n’aurais pas été capable d’avoir les deux dossiers ouverts en même temps dans mon logiciel. Car c’est quand même très pointu.

Pour terminer, si on se projette un peu plus loin, à l’horizon d’Avignon 2020, vous êtes déjà en préparation d’un autre spectacle, dans un registre bien différent, autours du personnage historique de Louis XVI.

C’est une pièce passionnante. Je travaille en relation avec l’auteur, Pascal Olive, qu’il a écrite en alexandrins. L’histoire est très originale, imaginons Louis XVI qui reçoit la visite d’un messager très étonnant qui vient lui annoncer tout ce qui va lui arriver. Notamment son destin tragique. Il vient lui laisser, comme preuve, un livre qui raconte toute son histoire.

 

 

Il a ainsi sous ses yeux son destin écrit et donc celui de la France. Lui, fort de ce savoir-là et de cette connaissance, va tout faire pour ne pas y passer, forcément. Il va inverser le destin. Du coup, tous les personnages que nous connaissons vont être vus mais ils n’auront pas eu la destinée que nous savons qu’ils ont. Nous verrons comment Louis XVI va essayer de devenir, peut-être, un meilleur roi qu’il n’a été. La pièce est intéressante, c’est un thriller. On est tout le temps tenu. C’est une mise en abime également, ça pose des questions. Si notre destin avait été tout autre, qui serions-nous aujourd’hui ? C’est un jeu de l’esprit intéressant, riche et original mais c’est aussi une comédie. C’est parfois très burlesque, la pièce ne se prend pas au sérieux, évidemment.

Ce fut un plaisir, Yannis, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Un Si Grand Soleil : Mathéo Capelli nous parle du retour de son personnage et en profite pour évoquer ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathéo,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Nous pourrons vous retrouver, en novembre, à nouveau dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Vous aviez fait une première apparition, dans un contexte plus hospitalier. Sans tout en dévoiler, dans quel cadre et dans quel registre s’inscrit votre retour ?

C’est vrai, vous l’avez dit, cette série est un succès, par le nombre de téléspectateurs, on frise les quatre millions quotidiennement. C’est aussi, je trouve, un succès économique et artistique. Economique parce que ça fait vivre la région d’une manière exceptionnelle. Il y a quand même trois plateaux par jours, où 250 personnes sont impactées directement. Je dis chapeau bas à Thomas de Matteis, le producteur, et à France Télévisions d’avoir suivi. Artistiquement, je trouve que le niveau est ++. Cela se voit dans la réalisation, la direction artistique, le jeu d’acteur…. Et bien sur les scénarios qui maintiennent en haleine chaque soir.

Pour la petite anecdote, ma première journée de tournage correspondait au moment où Marc, mon personnage, se fait poignarder dans la rue. C’est une séquence où je me bagarre, où je me prends trois coups de couteau, où on se retrouve au sol, où le type veut vraiment me tuer. A mon arrivée sur le plateau, je m’étais demandé qui serait la personne qui retranscrirait à l’image ce que les téléspectateurs allaient voir. On m’avait alors simplement rassuré. Et là, j’ai rencontré Chris Nahon, une référence. C’est le réalisateur de films au succès international tel que « L’empire des loups » ou bien « Le baiser mortel du dragon ».

Autant dire que, au niveau cinéma d’action, il s’y connaît et c’était un bonheur de tourner avec lui.

Mon personnage est Marc. Il est conseiller en gestion de patrimoine de la ville de Montpellier et alentours. C’est un homme qui  aime les femmes, qui aime le fun, qui aime la drogue, qui aime l’argent …. Il est arrivé en février dans la série. Avec son côté atypique, rentre dedans, son coté « j’ai tous les droits », il a eu un très bon retour du public.

Il revient pour mettre en avant une facette qui le rendra, je l’espère touchant. Je vais essayer de montrer que c’est un être humain. Des hommes comme ça, on en connait tous, ce ne sont pas les femmes qui diront le contraire mais, en même temps, peut-être qu’il y a une sincérité intérieure chez lui.

La diffusion de novembre est une petite virgule mais qui est un moment charnière. Elle permettra de voir si le personnage va perdurer ou pas.

 

 

Vous évoquiez la richesse de ses traits de caractère. Justement, pour son interprétation et pour vous l’approprier, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pour un acteur, c’est aussi important de savoir se nourrir. Je vais peut-être démonter un mythe mais on joue toujours des choses qui nous sont propres. Il y a toujours une part de nous. On est toujours aussi un peu prisonnier de son physique et de son énergie.

Pour Marc, je me suis inspiré de quelqu’un que je connais, qui est dans les affaires, qui est beaucoup plus âgé que moi, assez flambeur et macho. Sa personnalité m’a guidé. Après, c’est un jeu. Un Marc Burel qui est comme ça, qui va draguer tout ce qui bouge, c’est succulent à jouer.

Je cherche autant que possible des rôles fun. Le rôle du « Le papa qui passe le sel à table avec ses beau parents » est moins excitant que « le flic ripoux qui braque des collèges », référence à mon personnage dans la série « 2 flics sur les docks ».

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation pour, ensuite, sur le plateau, être aussi disponible et efficace que possible ?

Déjà, je considère ce genre de série comme de la musculation pour les artistes interprètes. Ce n’est pas pour rien que, quand on regarde les carrières des grands acteurs américains, on s’aperçoit que beaucoup sont passés par le format de la série.

Parce qu’on est, sans arrêt, en train de travailler son art et d’effacer tous les mauvais réflexes que l’on peut avoir.

Je l’avais déjà remarqué lorsque j’avais fait la série « Cinq sœurs » pour France 2, il y a eu une dizaine d’années. Avant de jouer, j’avais ce que j’appelle les pattes de lapin. UN truc porte bonheur, que l’on s’oblige à faire, pour ne pas se planter. Comme, par exemple, faire cinq grands gestes avec les bras avant d’entendre « action ». Sur une quotidienne, on ne peut pas se le permettre, parce que le rythme est effréné. On prend extrêmement soin de nous, on est bien coiffés, habillés, maquillés, avec tout un staff autours de nous….. Mais, quand on entend le fameux « action », il faut de suite assurer.

La méthodologie, c’est déjà de connaitre son texte au rasoir afin de pour pouvoir être à l’aise. J’apprends mes textes le plus tôt possible, dès que je les ai, je me mets dedans. Je prends la liberté de changer des choses, pour le rendre plus malléable en bouche. Evidemment, je ne change pas le sens mais je peux changer certains mots, que je trouve un peu trop écrits.

 

 

Ensuite, le plut tôt possible, j’essaie d’aller voir le décor où je joue. Pour ma première apparition, 80% de mes séquences étaient dans un lit, blessé au ventre par le coup de couteaux. Je me suis donc mis une sorte de carcan autour de la taille, sous le costume, on ne le voit pas. Cela avait deux avantages. Le premier était que j’avais vraiment le sentiment d’avoir des points de sutures…. Cela modifiait ma façon de bouger, de respirer, le son de ma voix, ma manière de parler et de respirer. Le deuxième était de me maintenir le dos, j’étais moins affalé dans le lit, ce qui me donnait plus de présence physique (Truc d’acteur !).

Vous savez, le travail d’un acteur est quotidien et ne commence pas au « action ».  Par exemple, si je ne faisais pas régulièrement de la gym et bien dans la séquence de poignardage, j’aurais peut-être été moins à l’aise, on aurait perdu plus de temps, le réalisateur aurait eu moins d’opportunités de cadrage….

A titre plus personnel, on imagine que vous seriez ravi de poursuivre l’aventure, entouré de cette équipe si familiale et si soudée ?

Je le disais au producteur récemment, c’est quand il veutJ. Autant, il y aurait une mauvaise ambiance, une qualité moyenne, je ne voudrais pas entendre parler de cela. Si « Un Si Grand Soleil » n’était pas une série de cette qualité, je passerais mon chemin. C’est crevant vous savez, tout ces textes à apprendre, les levées aux aurores pour se rendre aux studios, les allers et venue dans le Sud (je suis Parisien)…

Maintenant c’est au public et aux scénaristes de se dire qu’il serait intéressant d’imaginer l’avenir de Marc Burel. Il pourrait, j’ai l’idée là maintenant, être le frère caché de Julien Bastide, ou son demi-frère.

On aurait tout d’un coup un homme d’affaires un peu limite qui intègre réellement la famille Bastide (face à Julien, quelqu’un de bien, de juste) et qui aurait le droit de réclamer sa part légitime de la société. Pourquoi pas ?

En parallèle, toujours à l’image, vous allez tourner pour France 3 un épisode de « Commissaire Magellan ». Que dire sur cette autre aventure ?

C’est un programme à succès qui se tourne à Lille. Le rôle du commissaire est tenu par Jacques Spiesser.  La série est diffusée aussi sur une chaine aux USA. C’est très rare pour une série « Made in France ». J’ai lu que les Américains la trouvent « So Frenchy ».

J’avais déjà fait un épisode il y a quelques années  avec Mélanie Maudran et Jean-Marie Bigard. Là, je repars avec plaisir.

J’interpréterai un personnage très masculin, très chic, très moderne, qui organise des mariages, mais d’une manière pas du tout traditionnelle. Plutôt que de faire venir les mariés en calèche ou en limousine, il sera plutôt d’avis de les faire arriver en parachutes ou en hélicoptère. Je tournerai cela au mois de novembre.

Dans un autre registre, après un nouvel Avignon, vous lancez une nouvelle tournée de la pièce « Ladies night ». C’est, on peut le deviner, un réel plaisir pour vous de participer à cette belle aventure ?

C’est une pièce qui avait été adaptée au cinéma, dans les années 90, grâce au film « The Full Monty ».

L’histoire est celle de chômeurs du Nord de la France, qui sont au bout du rouleau et qui décident de monter un groupe de chippendales pour s’en sortir. Dans cette comédie, je joue le rôle de Manu, le leader du groupe, celui qui a l’idée. Il ne peut pas faire autrement que de gagner de l’argent, sinon il va perdre la garde de son fils.

Il va motiver ses copains, moitié machos, moitié piliers de comptoir, pour en faire des bêtes de scène dans le strip-tease masculin. On imagine facilement les difficultés auquelles il va se heurter. C’est une comédie où on se marre vraiment. Le public en redemande et certain soirs c’est la folie dans la salle !!

 

 

On avait fait un premier Avignon en 2018, qui avait très bien fonctionné, et qui avait été suivi d’une tournée. On a participé à un second Avignon cette année, qui a tout autant cartonné. On repartira en tournée en 2020.

Pour terminer et pour faire le lien entre tout ce qui a été évoqué, à titre personnel, considérez-vous les planches et l’image comme un seul et même métier ? Ou sont-ils, dans votre esprit, deux domaines bien différents ?

On parlait de la manière de tourner en quotidienne. On pourrait très bien partir sur la manière de tourner pour un téléfilm unitaire, qui serait différente. On pourrait très bien parler de la manière de tourner au cinéma, qui serait encore différente. On pourrait arriver sur les planches et la manière de jouer une comédie ou alors la manière de jouer une pièce en alexandrins, ou alors la manière de jouer une comédie potache où les portes claquent, ou alors la manière de jouer un one man show, ou alors la manière de jouer dans un bistrot…. C’est déclinable presque à l’infini.

Toutes ces façons de jouer sont différentes, elles ont toutes un rythme, une respiration distinctes. Par contre, elles se rejoignent toutes sur le fait que l’on joue avec les émotions et le corps. Il y a des fondamentaux qui doivent être là, comme l’emploi de la voix, les ruptures vocales, l’aspect physique, le rapport avec l’espace.

Donc c’est le même métier mais pratiqué sous des météos variables. Si quelqu’un se balade dans la rue, il le fera de façon différente selon qu’il fait chaud, qu’il pleut, qu’il fait froid…

Ce fut un plaisir, Mathéo, d’échanger avec vous !

Retrouvez Mathéo sur sa page Instagram : https://www.instagram.com/matheocapelli/

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Demain Nous Appartient : Franck Monsigny évoque Martin, son personnage et en profite pour aborder ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Franck,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série de TF1 « Demain Nous Appartient » est un véritable carton d’audience depuis plusieurs années maintenant. Justement, comment expliquez-vous cette belle fidélité des téléspectateurs ?

A la volée, il y a, pour moi, plusieurs raisons. La série a réussi à captiver un public assez large, cela démultiplie les téléspectateurs dans leur genre et leur âge. Les fans vont de 10 à 65 ans à peu près, de ce que je vois. Dans le programme, nous avons à la fois des très jeunes rôles et d’autres, plus aguerris. Il y en a pour tout le monde.

Nous traversons des enjeux très variés où, à nouveau, chacun peut y trouver son compte. Ces enjeux sont profonds, des choses délicates et importantes sont abordées, qui plantent des graines. Les gens se sentent, je pense, concernés. Je crois aussi que les personnages sont identitaires, le public peut se reconnaitre.

Vous y interprétez le personnage de Martin Constant, qui a vécu pas mal de choses, personnellement et professionnellement. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Un regard bienveillant ! Au début de la série, quand je suis arrivé, je découvrais le personnage en même temps qu’il était écrit. Il avait un passé obscur, donc on pouvait y mettre dedans tout ce que l’on voulait. Je faisais donc connaissance avec lui à cette période.

Même si c’est quelqu’un qui a l’air un peu d’une savonnette car on ne sait jamais sur quel pied danser avec lui, il est droit et fidèle à ses principes, avec de jolies valeurs. Aujourd’hui, quand je le regarde, il m’amuse un peu. Lorsqu’il est revenu en août l’année dernière, pour reprendre en main le commissariat, il avait pour mission de s’en prendre à tout le monde et à tout ce qui n’allait pas, ce qui me faisait plutôt rire. Je passais mon temps à avoir la légitimité de gueuler sur tout le monde, c’était assez drôle à jouer.

Là, avec tout ce qu’il traverse, avec ses amours contrariés, c’est quelqu’un à qui l’on souhaite du bien. Il ne réussit pas non plus tout ce qu’il entreprend, ce qui lui donne un côté humain. Mais c’est quelqu’un de solide, ce que j’aime bien.

De près ou de loin, sur certains aspects de sa personnalité ou sur certains de ses traits de caractère, vous retrouvez-vous en lui ?

Forcément, il y a des tiroirs émotionnels qui nous appartiennent. Nous n’avons pas le temps de faire de la grande composition parce que, dans la méthode de travail, il faut aller vite. Donc sortent de nous, instinctivement, pas mal de choses que l’on offre au personnage. Je peux lui trouver communément un côté autoritaire mais, en même temps, un côté centré et solide. C’est quelqu’un sur qui les gens peuvent s’appuyer, il saura faire quelques écarts s’il trouve que c’est important pour une personne. C’est quelqu’un que l’on peut venir trouver si ça ne va pas. C’est quelqu’un d’efficace, j’aime bien l’être moi aussi.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre certains thèmes en particulier, au travers de Martin ?

Dans mon personnage de policier, cela reste une idée, j’aimerais bien qu’il soit impliqué dans ce qui pourrait être une tentative terroriste qu’il réussirait à déjouer. C’est une idée que j’ai proposée, on verra si on a le temps de la développer ou si elle intéresse les auteurs. Je trouve que ça fait partie de notre quotidien, on vit avec depuis quelques années, de manière plus intense même. Je ne sais pas si on peut tout faire vivre à Sète car il s’en passe des choses ! Mais c’est un sujet que j’aimerais bien creuser.

Vous l’évoquiez, le rythme de tournage d’une quotidienne est très intense. A titre personnel, au fur et à mesure des plateaux, arrivez-vous à affiner votre propre méthodologie, pour être encore plus efficace et encore plus disponible ?

Oui, absolument ! La mémoire est quelque chose d’assez complexe à comprendre mais, au bout de deux ans, elle connait parfaitement son job. De ce fait, on peut un peu se libérer du stress de l’apprentissage du texte pour se concentrer sur ce qu’il défend. On en oublie un peu les mots au profit des idées. Avec le temps, je deviens plus libre, plus audacieux, plus confiant pour proposer des nuances à mon personnage.

C’est ma première expérience de  tournage avec un tel rythme et j’ai réussi à me débarrasser de la technique, des placements, des choses qu’il fallait très vite retenir, Ce sont des choses désormais que je digère très vite, il y a plus de place à présent pour la créativité.

Nombreux sont les comédiens à l’avoir dit, vous avez la chance d’être dans un cadre de tournage très agréable, à Sète, avec une équipe où l’ambiance est très chaleureuse.

Oh oui, oui. De manière homogène, tout le monde a la grande intelligence de bien s’entendre au travail. Il y a, en plus, la magie d’avoir fait des belles rencontres et d’avoir créé de belles affinités, à tous les postes. Nous ne sommes pas qu’entre comédiens, on est ami avec des techniciens et des gens de la production. Il y a beaucoup de bienveillance. Je le dis souvent, si, dans trente ans, on se retrouve sur un plateau télé pour chacun un projet différent, on se tombera dans les bras.

En parallèle, dans un autre registre, on pourra prochainement vous retrouver sur scène dans « Le Roi Arthur ». Que dire sur cet autre projet artistique ?

C’est un projet ambitieux, qui a été monté, écrit, mis en scène par Jean-Philippe Bèche, librement inspiré du mythe du Roi Arthur. Il l’avait monté déjà l’année dernière, pour six semaines, à la Cartoucherie à Vincennes. Nous avions été éligibles aux Molières et nous nous retrouverons en octobre pour une nouvelle résidence. Afin de retravailler la pièce, de la retraverser avec d’autres idées. Nous aurons une représentation à l’issue de cette résidence le 23 octobre à Sarcelles. Deux jours après, nous serons sur scène à Orange, dans le cadre d’une semaine culturelle historique.

Cette pièce nécessite pas mal de moyens, nous sommes douze au plateau, onze comédiens et un percussionniste. C’est une grosse machine que je suis ravi de réintégrer.

 

 

Pour terminer, voyez-vous certaines complémentarités de jeu entre ces deux registres, que sont l’image et la scène ?

Complètement ! Je suis content d’avoir commencé ma carrière dans cet ordre-là, j’ai appris, chemin faisant, au théâtre, sur les planches. J’ai eu la chance d’intégrer certaines familles théâtrales importantes, qui m’ont permis d’apprendre mon métier. Le théâtre, je crois, permet d’aller à la télé. La réciprocité n’est pas forcément vraie. En tout cas, l’enseignement des deux est complètement complémentaire. On y apprend des choses différentes mais les ponts sont là, un domaine sert à l’autre, je ne pourrai jamais me passer ni de l’un, ni de l’autre. Ils sont vraiment des enseignements et des plaisirs différents.

Les impacts sont différents aussi. Aujourd’hui, dans notre société évolutive, on a besoin d’une image, d’une popularité, on a besoin d’exister dans la tête des gens. La télé bat le théâtre en termes de fréquentation. Il faut évoluer avec son temps, et là où autrefois on avait du public parce que l'on travaillait, aujourd'hui c'est bien d’avoir des followers pour avoir du travail… C'est comme ça.

Merci, Franck, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Un Si Grand Soleil : Fred Bianconi nous parle de Virgile, son personnage et évoque ses autres projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Fred,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous faites partie de la belle aventure de France 2 « Un Si Grand Soleil », programme qui cartonne depuis un an maintenant. Vous qui vivez cela de l’intérieur, quelles sont les principales raisons de ce beau succès ?

C’est toujours très compliqué de savoir pourquoi les choses ont du succès. Si on avait la solution, on ne ferait que des choses qui marchent. J’imagine qu’il y a une sincérité dans la démarche, avec l’énergie que chacun apporte à ce projet. Pour être dedans depuis un an, on se rend compte qu’il y a une très bonne ambiance, un très bon état d’esprit, une envie de bien faire. Les auteurs, acteurs, réalisateurs, chefs opérateurs, techniciens apportent chacun une touche différente.

Je crois que les choses sont bien jouées, avec des personnages sincères, bien éclairés et filmés de manière pas complètement académique. Cela a peut-être titillé la curiosité de chacun au début et les gens se sont fait prendre par les histoires, qui sont riches. Avec les rebondissements, il y a peut-être un phénomène addictif qui se met en place, avec un rapprochement aux personnages, que l’on aime ou que l’on aime détester.

Vous y interprétez Virgile, un personnage qui, en un an, a déjà connu et vécu pas mal de choses, dans sa vie personnelle mais aussi dans le cadre professionnel. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Dès le départ, j’ai aimé ce personnage qui avait quelque chose de double, un secret qui l’a amené à agir de manière parfois étonnante, en étant extrêmement protecteur de sa fille, tout en étant dans des coups pas forcément très nets. Avec aussi un mystère autour de la mort de sa femme, la mère de Léa. Finalement, ce mystère qui a été trainé sans en donner les clés pendant pratiquement un an a, je pense, un peu interrogé le spectateur sur ce personnage sympathique mais qui cache quelque chose et qui a peut-être un passé plus trouble qu’il en a l’air.

 

 

Un an plus tard, après différents petits ingrédients qui ont été placés, avec Eliott d’un côté, Bruno Serrat de l’autre, on va entrer petit à petit dans son histoire, dans le passé de ce personnage, comprendre pourquoi il en est là et qui il est vraiment. C’est ce que nous sommes en train de tourner en ce moment, en août, pour une diffusion qui démarrera en octobre.

Le fait de découvrir, pour vous et pour les téléspectateurs, son secret après coup est-il quelque chose qui vous plait ? Ce mystère et cette découverte progressive vous attirent-ils ?

Oh oui, c’est toujours agréable. C’est bien de ne pas savoir les choses à l’avance, cela permet aussi à chacun de laisser aller l’imaginaire. Cela permet d’accrocher aussi les gens sur quelque chose qui les intriguent. Quand on intrigue les téléspectateurs, on les intéresse et quand on les intéresse, c’est plutôt bon signe.

Avez-vous des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ? Vous retrouvez-vous parfois en lui ?

Comme on découvre les histoires au fur et à mesure et que les situations sont toujours assez fortes et assez claires, c’est de cette manière aussi que le personnage se construit petit à petit. On lui donne une couleur au départ et, en fonction des situations dans lesquelles ce personnage est plongé, on lui donne son caractère, par petites touches à droite et à gauche. Sur ce type de programme où les choses vont vite, on utilise toujours un bout de soi, forcément, d’une manière ou d’une autre, sur des colères, des tristesses. On va puiser forcément dans des choses qui nous appartiennent. Mais même si cela reste avant tout de la fiction et une construction d’un personnage. Ma vie n’a pas grand-chose à voir avec celle de Virgile !

Vous évoquiez ce rythme soutenu de tournage. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation que vous affinez au fur et à mesure, pour être toujours plus disponible et plus efficace ?

Non, je me laisse vraiment porter par un seul moteur, l’amusement, la liberté et la sincérité. C’est le point de départ de tout. Sur chaque situation, je suis à l’écoute des demandes du réalisateur, je fais le lien avec le moment de l’histoire (avec l’aide des coachs qui sont là pour nous la rappeler), pour me rendre intérieurement disponible, afin de donner les émotions et les sentiments nécessaires à la situation.

 

Crédit photo : Marie Clotilde Ramos Ibanez

 

Je suis assez instinctif en fait, plus ça va et plus j’aime utiliser cette formule, en ayant lu les textes, les épisodes et les histoires, pour, à partir de là, me rendre disponible pour jouer la scène à tourner. Je passe à la suivante seulement après.

Par la suite, à moyen terme, aimeriez-vous défendre certains thèmes en particulier ?

Ce que je trouve intéressant aussi dans ce type de programme, c’est que l’on ne sait pas vers quoi on va aller. Les auteurs travaillent d’arrachepied pour inventer des histoires qui, même si elles sont parfois improbables, finissent par se reconnecter les unes les autres. C’est d’une telle richesse que, franchement, je leur fais entièrement confiance. Je salue le travail qu’ils fournissent au quotidien pour imaginer, inventer, structurer les histoires d’une telle quantité de personnages. C’est impressionnant.

Je n’ai donc pas spécialement d’attente par rapport à ce personnage. Je fais confiance aux auteurs. Simplement, on va bientôt connaitre son secret, on sait qu’il a eu une histoire d’amour avec la mère de Léa, qu’elle est morte il y a maintenant plus de dix ans, on a vu qu’il a eu une petite histoire avec Eve, qui n’aura duré que quelques mois.  Je pense qu’il va avoir des besoins physiologiques ce garçon !! Il va falloir qu’il rencontre quelqu’un.

En parallèle, toujours à l’image, on peut vous retrouver depuis plusieurs années dans la série « Engrenages » sur Canal +. Y voyez-vous, artistiquement parlant, certaines complémentarités entre ces deux interprétations ?

Non, du tout. « Engrenages » a été, j’en parle au passé car la saison 8 est en tournage et que je n’y suis pas. Ça a été une aventure absolument incroyable pendant 14 ans. Elle n’était pas prévisible, elle connait un succès énorme en France et à l’étranger, elle a même traversé l’Atlantique pour être récompensée d’un Emmy Award comme meilleure série étrangère. Le succès en Angleterre est dingue aussi, le programme est même vendu dans 75 pays dans le Monde. C’est une aventure magique.

S’il doit y avoir des choses communes avec France 2, je dirais l’aventure humaine. Il y a des ressemblances avec ce qui est en train de se passer en ce moment.

« Engrenages » m’a appris le réalisme, la confrontation et la simplicité des rapports entre acteurs dans le jeu. On apprend à simplifier pour que ce soit d’autant plus fort, crédible et réaliste. Cette période de 14 ans est en cela un vrai cadeau aussi. J’ai y découvert aussi la création d’un personnage sur la longueur. Dans ce sens-là aussi, il peut peut-être y avoir des ressemblances avec le développement sur la longueur d’un personnage Virgile.

Simplement, ça va beaucoup plus vite sur France 2, il s’est passé déjà pas mal de choses en un an. C’est en tout cas assez marrant de prendre un personnage à un instant T et de le faire évoluer sur plusieurs années.

 

Crédit photo : Martin Lagardère

 

Pour terminer, un petit mot sur une autre aventure, dans un autre registre, « Les Darons », qui vous tient également beaucoup à cœur ?

C’est une aventure théâtrale, une création artistique d’un spectacle complètement décalé et déjanté, avec une bande de copains. Nous nous sommes connus il y a 25 ans, sur une scène ouverte que nous avons créée, à côté de Dany Boon, Jamel, Eric et Ramzy. Cette bande aujourd’hui de cinq mecs est composée de Frédéric Bouraly, le José de « Scènes de ménages », d’Olivier Mag, le Jean-Pierre de « En famille », d’Emmanuel Donzella, qui était le guitariste de la chanson de l’invité sur « The ou café ? » et de Luc Sonzogni, qui est notre gourou à tous et qui nous a tous entrainés dans cette aventure.

On a tous fait notre parcours en télé mais on se connait depuis tant années. Notre complicité est jouissive tant pour nous que pour le public. On fait un spectacle qui mélange sketchs et chansons pendant une heure vingt. Nous l’avons déjà joué au théâtre du Splendid, au Café de la Gare et un peu partout en tournée. On espère le reprendre prochainement sur Paris. Cette aventure continue de vivre et c’est un pur bonheur.

Merci, Fred, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Viktor Vincent évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Viktor,

 

Quelle joie d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

Vous avez récemment enregistré deux nouveaux numéros de «  Diversion  » pour TF1, l'émission animée par Arthur. Quelles sont les nouveautés que l'on pourra y retrouver  ?

 

Déjà, on a gardé ce qui fonctionne. Nous sommes une équipe, nous nous entendons vraiment bien, c'est quand même assez rare et c'est bien de le dire. Je connaissais déjà tout le monde avant. Il y a une très bonne énergie, on s'amuse beaucoup. Avec la production aussi, qui n'aime pas trop connaître les rouages de certaines choses, qui préfère se laisser bluffer sur le moment.  C'est plutôt intéressant, il y a un vrai respect de tous les secrets. Arthur aime vraiment la magie, il apprécie se faire bluffer, il adore ne rien savoir de ce qui va se passer pour vivre la soirée.

 

Nous prenons beaucoup de plaisir à être là, nous sommes ensemble, nous vivons donc les choses ensemble et c'est très agréable de ne pas les vivre tout seul.

 

Concernant le spectacle, on essaie évidemment d'aller toujours plus loin, c'est la demande et on se pousse tous dans notre spécialité. Il y a une émulation entre nous, on s'amuse, c'est bienveillant et très agréable.

 

C'est aussi l'occasion de vous retrouver en groupe et de travailler en collégialité.

 

Exactement. Nous avons fait trois numéros ensemble et j'ai eu la chance d'en faire un en plus avec Antonio et Enzo, ce qui était très agréable aussi. Les trois collégiaux étaient bien différents, l'un autours d'un numéro de bonneteau, un autre autours d'un voyage de billets de banque et un dernier que Luc avait proposé au Québec et que nous avons partagé.

 

J'aime cela, ça me permet de toucher à des choses que je ne fais absolument pas d'habitude. Comme la grande illusion par exemple. Il y a des choses que je ne sais pas faire et il y en a même d'autres dont je ne veux pas connaître le secret. C'est vraiment amusant et agréable. Pour moi, cette émission est une grande respiration.

 

Combien de numéros individuels allez vous proposer  ?

 

Il y en aura deux dans la première émission et trois dans la suivante. Il y a des choses que j'ai réadaptées de mon ancien spectacle, «  Les liens invisibles  », qui ne se joue plus. Des parties me touchaient beaucoup et j'ai voulu les reforger pour l'émission. Il y a aussi des nouveautés.

 

Arthur nous donne l'occasion de faire plein de choses, il nous invite régulièrement, aussi dans «  Vendredi, tout est permis  ». Il faut donc toujours trouver des nouveautés et c'est vraiment plaisant d'être poussé à chaque fois. Je m'amuse beaucoup.

 

Ce qui est intéressant, ce ne sont pas uniquement les expériences en elles-mêmes, c'est aussi la façon dont les invités les vivent. J'en ai faite une avec Lara Fabian qui a vraiment été très touchée, ce qui m'a fait plaisir. On vit les effets à travers leurs yeux donc ce sont aussi les invités qui sont importants. Ils ne sont au courant de rien, il y a donc une grande spontanéité et ils nous font confiance. Ça dure après l'enregistrement aussi d'ailleurs. Ils viennent nous voir, on refait deux ou trois effets, tout se passe super bien, tout est très sain et enfantin.

 

En parallèle, vous serez sur scène, à partir du 5 octobre, au théâtre de la Tour Eiffel, avec votre nouveau spectacle, «  Mental circus  ». Comment en parler simplement  ?

 

Je suis très heureux de cela. Je m'amuse beaucoup et j'ai vraiment hâte de le partager. Il y aura beaucoup de choses très personnelles. Pour vous en dire un peu plus, ça ne se passe pas dans un cirque. J'imagine un cirque qui aurait pu exister si on avait réuni toutes les personnes qui faisant des choses absolument incroyables avec leur esprit. Il y a une époque justement incroyable, dans les années 20, à New-York qui s'y prête. Ça s'est passé aussi ailleurs, évidemment mais j'ai décidé de prendre cet angle d'attaque parce que c'est une ville que j'aime bien et une époque que j'adore.

 

Il y aura plusieurs événements qui feront que le public s'intéressera à ces choses là et que, sur les murs de la ville, fleuriront des affiches magnifiques, qui proposeront des performances de l'esprit. J'ai retrouvé quelques affiches, nous en avons recréées d'autres à partir d'artistes existants et de quelques photos que nous pouvions avoir. Pour redonner une image d'un passé, d'une époque qui a existé, où des gens se sont amusés dans des salles de spectacle, ont applaudi des choses incroyables. Tout cela a laissé des traces et nous allons justement parler de ces dernières.

 

 

Avec, toujours, cette interaction très forte avec le public  ?

 

Oui, toujours. Les spectateurs vont participer, évidemment, vont monter sur scène, s'ils en ont envie, bien entendu. Mais ça se passe toujours bien car je reçois le public sur scène comme je reçois les gens chez moi. J'ai le souhait qu'ils passent un bon moment et qu'ils en gardent un agréable souvenir.

 

Je vais leur raconter des histoires aussi, on va également s'amuser de projections, d'effets spéciaux. Je suis très heureux en tout cas de retrouver le public, après la tournée des «  Liens invisibles  ». C'est toujours incroyable de pouvoir partager avec autant de gens ce que l'on a voulu dire. C'est génial. J'espère que ça fonctionnera, rien n'est jamais gagné, je croise vraiment les doigts.

 

En complément, au mois d'octobre, sortira chez Larousse un Escape game. Que dire sur cet autre projet  ?

 

C'est un grand amusement, un cadeau, c'est quelque chose pour se divertir et pour plaisanter. Je le livre comme cela et il va vivre sa vie toute seule. C'est donc différent d'un spectacle. Je me suis bien amusé à le faire.

 

Cet espace game que vous pourrez faire chez vous va s'appeler «  Mental circus  » aussi. Parce que l'idée est de s'amuser sur l'univers du cirque, que j'aime beaucoup. Même si cela n'a rien à voir avec le spectacle. Il va falloir s'échapper d'un cirque infernal et résoudre quelques énigmes. L'idée était de faire un jeu auquel on peut rejouer, que l'on peut faire chez soi, par exemple pour une soirée entre amis.

 

Je me suis fait aider pour bien maîtriser les codes. L'univers est très amical, très sympathique, avec du mystère, avec des effets que l'on se fait à soi-même. C'est joli et très abordable. Je vois cela comme un cadeau que l'on peut se faire et un cadeau que je fais aux gens. C'est une façon pour moi de faire vivre les choses en dehors des salles de spectacle et des émissions, c'est rigolo.

 

Merci Viktor pour toutes vos réponses  !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Mathieu Coniglio évoque son personnage dans Un Si Grand Soleil, ainsi que ses autres projets théâtraux !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo Simon Larvaron

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir de vous revoir pour ce nouvel entretien !

On peut vous retrouver depuis peu sur lantenne de France 2 dans la série à succès « Un Si Grand Soleil ». Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles sont, selon vous, les principales raisons de la belle fidélité des téléspectateurs ?

Je regardais la série de temps en temps avant de jouer dedans car mon pote Benjamin Bourgois y est récurrent. Il m’en avait parlé en de très bons termes, me disant qu’il y avait une vraie volonté de faire de la qualité. Ce que j’ai moi aussi remarqué sur le plateau, malgré un nombre de minutes utiles important à sortir chaque jour.

France Tv a beaucoup investi dans les studios de Vendargues, ça se voit en arrivant sur place, c’est assez impressionnant. Des décors sont confectionnés sur place, des intérieurs et des extérieurs sont retranscrits. A l’image, j’ai aussi vu une vraie qualité. Plusieurs réalisateurs viennent du long-métrage, j’ai eu la chance de tourner avec Julien Seri, Chris Nahon, Nicolas Capus et Benoit d’Aubert. Ils ont tous une expérience dingue et ont tous envie de qualité. Il faut savoir aussi que les studios ont été pensés avec l’aide des chefs électro, des chefs opérateurs, etc. Par exemple, il y a des pans de murs qui s’enlèvent pour mettre une caméra.

Techniquement, la série est à la hauteur de ce qu’ils veulent faire. Cela se ressent aussi chez les auteurs, chez les comédiens. Ce sont des intrigues de feuilleton, il est important que le public accroche de suite, sans avoir pris la série au début. Du coup, quand on arrive, on a cette volonté de maintenir ce niveau d’exigence pour que les choses soient qualitatives, c’est assez grisant. Cela se ressent à l’image.

Votre personnage vient datterrir de Seattle, suite au décès de sa tante. Cette arrivée est liée à l’arche autour du cercle de jeu et des dettes associées de Gary. Pour ce que vous pouvez en dévoiler, comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je les ai construites un peu. Tel que l’on me l’a dit, Aurélien a une boite à Seattle qui marche plutôt bien. Il rentre de temps en temps voir sa tante Delphine, une fois par an. Là, il rentre plus tôt, suite à son décès. Il en est chamboulé, c’est quelqu’un d’émotif. J’ai essayé d’en faire quelqu’un de sentimental, quoi qu’il fasse, quels que soient ses choix.

J’aime à savoir que, quelles que soient les décisions que peuvent prendre les gens, ce n’est jamais négatif. J’aime la dualité chez un personnage, s’il est gentil, je vais chercher à savoir ce qu’il y a de mauvais chez lui et s’il est méchant, je vais essayer de savoir ce qui est bon chez lui. C’est quelque chose que je fais même au théâtre. Je n’aime pas avoir une seule couleur. Je pense que beaucoup de comédiens travaillent comme cela mais j’aime le dire, j’aime le répéter et je pense que c’est important pour le spectateur de le savoir. Parce que je trouve que c’est toujours plus grisant, en tant que public, de chercher la dualité. Quand on la cherche, généralement on la trouve.

J’ai abordé comme cela mon personnage, en me disant que rien n’est blanc, que rien n’est noir. Pour ne rien montrer, je joue une couleur principale et, de temps en temps, j’essaye de mettre autre chose. Cela m’amuse en tant que comédien.

On n’est pas du tout dans le cliché du mec prétentieux, qui vient de Seattle, qui étale son argent. C’est simplement un point de départ.

Vous évoquiez à juste titre le rythme soutenu de tournage. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

Je ne sais pas si j’ai une technique mais, en tout cas, j’appréhendais ce fort rendement. Je savais avant d’y aller qu’il n’y a pas beaucoup de prises. Un comédien a toujours peur de ne pas être à la hauteur. En arrivant, c’est déstabilisant. Mais, je tiens à le dire, les gens sont adorables. C’est un groupe de dingue et pourtant il y a quatre équipes qui tournent par jour. Tout le monde fait un super travail, avec une qualité superbe. C’est fou qu’il y ait une ambiance telle avec un objectif pareil. C’est, je pense, ce qui m’a le plus impressionné.

 

crédit photo Simon Larvaron

 

Du coup, les névroses du départ sont très vite oubliées. A peine arrivé, on est déjà dans une famille. Je me rappelle notamment de mon premier soir, je venais à peine d’arriver à l’hôtel que j’ai croisé les comédiens récurrents, qui m’ont invité de suite à les rejoindre à table. Le tout dans une ambiance très chaleureuse et confortable.

Et cela se répercute, je me rappelle avoir échangé avec une comédienne arrivée quelques jours après moi, en essayant de lui transmettre cette bonne humeur. J’avais envie qu’elle se sente bien. Du coup, je dirais qu’il n’y a pas tellement de préparation, l’équipe fait presque le travail à notre place. Il faut simplement oublier le fait qu’il n’y ait que deux à trois prises, il faut arrêter de se poser des questions et il faut juste faire son travail. Il y a aussi des coachs qui nous accompagnent. C’est très confort. Cet exercice est très formateur en tout cas.

Si le scénario le permet, vous plairait-il de revenir sur ce programme ?

Evidemment ! Comment refuser ? C’est un petit bonbon. Revenir sur un mois ou plus serait un grand plaisir.

En parallèle, vous êtes à l’affiche au Café de la Gare de la pièce « Diner de famille ». Après le théâtre Edgar, laventure poursuit son chemin avec succès. On imagine que vous êtes toujours aussi heureux den faire partie ?

Toujours ! C’est une équipe formidable, c’est une famille, de la production, aux comédiens, aux décorateurs, au metteur en scène. Nous avons eu la chance de commencer chez Luq Hamet au théâtre Edgar, on arrive au Café de la Gare, lieu qui me tient à cœur à titre personnel. Il y a une âme dans ce théâtre. C’est là aussi une famille, c’est du caviar de jouer ici. La pièce continue de cartonner, c’est magnifique. Avignon a été un succès fou également.

J’espère que l’on ira le plus loin possible. Mes partenaires de scène sont géniaux, je vois plus souvent Carole Massana et Emmanuel Donzela, je n’oublie pas Emmanuelle Gracci ni Jean Fornerod ni Pascal Rocher, ni même mes alternants Joseph Gallet et Arnaud Laurent. On s’entend bien, ça se passe simplement, c’est du bonheur.

Pour terminer, quels sont vos autres projets artistiques en ce moment ?

Avec Dîner de famille, nous sommes au Café de la Gare jusqu’au 4 janvier au moins. « Don Juan est une femme » se joue en parallèle jusqu’au 21 septembre.

Vincent Daenen, un écrivain et auteur de théâtre très talentueux, a écrit une pièce à deux personnages, pour Thibault Sommain et moi, qui sera mise en scène par Antoine Cholet. Cela s’appelle « Le sourire du monde » et on aimerait l’emmener au festival d’Avignon. On va la monter cette année et ce projet va flirter un peu avec le subventionné.

J’ai écrit un seul en scène « Beth et les Monstres » pour Aurore Pourteyron, un polar que je vais mettre en scène également. C’est l’histoire d’une dresseuse de caniches qui va être accusée d’un meurtre dans un freak show, au début du XXè. L’inspecteur en charge de l’enquête va trouver que tout est bizarre et trop facile. Aurore sera seule sur scène, elle jouera tous les personnages. C’est un vrai projet ambitieux, nous avons déjà une belle équipe avec nous. On aimerait aussi l’amener en Avignon et, là aussi, on pense se tourner vers des subventions.

 

Aurore Pourteyron - crédit photo Raphaël Liot

 

Plusieurs lectures de pièces sont aussi à venir, dont deux prochainement. Une pièce de Jocelyn Flipo, qui avait déjà fait « Sans Valentin », dans laquelle je jouais et une autre de Julia Dorval. Enfin, je coécris une autre pièce, avec Pascal Rocher, suite à une commande du Café de la Gare. Nous aurons probablement la chance de la proposer pour février ou mars 2020.

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Milo Djurovic évoque son parcours atypique, ses souvenirs et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Milo,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous avez un profil un peu singulier, un peu atypique. Comment résumeriez-vous votre parcours jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé la comédie à 17 ans par pur hasard. Il faut savoir que, jusqu’à mes 18 ans, je n’avais jamais mis les pieds dans un cinéma. Je ne regardais pas de film, je regardais surtout le foot à la télé. J’aimais suivre les rencontres à la radio, j’aimais jouer au ballon. A la télé, j’aimais « Combien ça coute ? » sur TF1 avec Jean-Pierre Pernaut et « Fort Boyard » sur France 2. Des programmes, si je puis dire, populaires. Je n’étais donc pas initialement un grand cinéphile.

A l’âge de 16 ans, à l’école, je ne faisais que des bêtises. Une élève dont la mère mettait en scène des pièces de théâtre m’avait alors incité à prendre des cours. Mais il s’avère que ce ne fut pas si facile que ça : faire le zouave et jouer au théâtre sont deux choses complètement différentes. Jouer la comédie, c’est être vrai constamment, même quand ce n’est pas vrai. J’ai donc commencé par pur hasard, en faisant une petite initiation une fois par semaine aux cours Florent. Je suis parti au bout d’un an, ne me sentant pas à l’aise. Une année plus tard, j’ai repris grâce à une rencontre avec Dominique Besnehard. S’en est suivi un long parcours, avec des années positives et d’autres qui le furent moins. J’ai beaucoup douté, quand le téléphone ne sonne pas, je me demande si j’ai fait les bons choix. Mais il ne faut jamais, en fait, le prendre contre soi. La réussite dans ce métier est un mélange de travail, d’abnégation et de chance.

Vous faites partie depuis peu du casting de « Plus Belle La Vie » sur France 3. Comment avez-vous rejoint l’aventure ?

Je n’ai plus d’agent depuis trois ou quatre ans. J’avais déjà fait par le passé des castings pour la série. Cette fois-ci, Christophe Louis a suggéré à la chaine de me proposer ce rôle de Bertrand. Cela devait durer sept à dix jours. J’ai été appelé un vendredi soir par Marisa Commandeur et j’ai commencé sur place le mardi suivant. J’ai donc eu la chance que l’on vienne me chercher, alors que j’avais complètement lâché l’idée.

Je joue un gentil médecin, il est positif, il aide Luna. J’ai aussi accepté ce projet de par les caractéristiques de mon personnage car jouer un gentil ne permet pas de défendre les mêmes choses que lorsque l’on interprète un méchant.

Ce métier est donc extraordinaire quand on peut travailler, mais tellement dur et angoissant dans le cas contraire. Il faut avoir l’intelligence alors de ne pas le prendre personnellement, mais ce n’est pas toujours facile.

Cette expérience récente sur France 3 est humainement très enrichissante.

Alex, le coach et répétiteur des acteurs et Richard Guedj m’ont accueilli pour mon premier jour, m’ont fait visiter les studios. J’ai senti de suite de la bienveillance. Tout le monde est gentil, personne ne tire dans le même sens. J’ai très vite découvert Avy Marciano, Boubacar Kabo et Anne Decis, deux personnes adorables et d’une gentillesse folle. Ce sont des amours, je les aime à la folie. Même en dehors des tournages, on s’écrit, on se vanne, on s’écoute, il y a de la rigolade, de la compassion, de l’amitié. C’est un peu comme une petite famille qui s’est recréée. Humainement, c’est donc aussi un plaisir. Quand je descends, j’ai presque l’impression à chaque fois de partir en vacances. On est énormément chouchoutés et il faut être reconnaissant de cela.

 

 

Parmi toutes vos expériences, l’une plus que les autres vous aurait-elle particulièrement marqué ?

Une m’a marqué énormément, que j’adorerais relancé. C’est une série dont je vous invite à regarder le trailer sur Youtube, qui s’appelle « Comme des champions ». Ça a été fait en 2007, je sortais de cours de théâtre à ce moment-là et ça raconte plusieurs histoires en même temps, dans le monde du football.

Une journaliste, qui est victime d’une sanction professionnelle, bascule des reportages de guerre au monde du sport. Elle découvre ainsi le milieu du foot. On suit alors le quotidien d’une équipe à travers différents regards, celui de cette journaliste qui vient d’arriver, celui d’un joueur qui vient de signer, celui du capitaine qui gère le tout. Je jouais le rôle d’un dépendant sexuel et c’est le projet, sincèrement, qui m’a le plus motivé. Je n’en ai jamais eu d’autre qui m’ait marqué comme celui-là.

On parlait de faire apparaitre Thierry Henry ou encore Frédéric Michalak. Un footballeur était à l’origine du projet mais il s’est retiré, ce qui l’a fait capoter. Ce projet était fou, on évoquait des courses de Ferrari sur les quais, un passage à Clairefontaine pour les terrains d’entrainement. Tout était dans la démesure et je pense que l’aventure aurait été folle. Une cinquantaine de pays était intéressée pour acheter le programme. Cela aurait pu être une très très belle épopée, sans doute la plus belle série française. Mais on apprend du passé et on vit pour le futur.

Pour la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

Je pense à deux scénarii où je n’ai fait que les trames, que j’aimerais beaucoup développer. Mais j’attends d’être un peu plus installé. Il y a aussi quelque chose qui me tient à cœur pour le théâtre, je ne peux pas trop en parler, ce serait quelque chose d’éphémère mais je suis persuadé que ça pourrait extrêmement bien marcher.

Bien entendu, j’aimerais avoir des projets de comédie, dans lesquels je m’amuserais. Pour cela, il faut que le rôle me plaise, que l’ambiance soit bonne, que je m’entende bien avec mes partenaires. C’est ce qui se passe sur France 3 mais ce n’est pas toujours le cas sur tous les projets.

Vous évoquiez le plateau et les planches. Un de ces domaines vous attire-t-il plus que l’autre ?

Plus jeune, j’avais davantage l’envie d’être vu et mis en valeur. Aujourd’hui, j’aime bien l’idée de défendre un projet. Que ce soit le théâtre ou les plateaux. Sur scène, ce sont d’autres sensations, on joue un match d’une heure et demie, on peut rater deux ou trois petites choses car on nous demande avant tout de la continuité, plutôt que la précision du cinéma. On sort automatiquement beaucoup plus lessivé d’une heure trente de théâtre que de quatre heures de comédie fiction.

Je trouve des choses positives un peu partout. Si je prends l’exemple actuel de « Plus Belle La Vie », on est dans l’entre deux. On tourne nos scènes entièrement, on a trois caméras aux plans différents, le rythme est très rapide, on se rapproche donc vite du théâtre. C’est très plaisant.

Ce fut un plaisir, Milo, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Rencontre avec Mathieu Alexandre (comédien dans Demain Nous Appartient sur TF1)

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathieu,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

On peut vous retrouver sur TF1, à 19h 20, dans la série à succès « Demain Nous Appartient ». Qui vient de fêter son 500è épisode. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment en expliquez-vous son succès ?

Je pense que le feuilleton de TF1 est bien fait. Je trouve que, dans ce format-là, ça fonctionne vraiment bien. Je parle de « format » car je pense que c'est important de comparer les séries en fonction de cela. DNA est un feuilleton, qui  a un épisode par jour, cinq jours par semaine tout au long de l'année. C'est une production incroyable quand on y pense. Dans ce rythme effréné, chacun fait en sorte de sortir la meilleure qualité possible, le meilleur cadre, le meilleur son, la meilleure interprétation, la meilleure figuration, la meilleure mise en scène, le meilleur décor, le meilleur accessoire, le meilleur costume, raccord maquillage, coiffure, production, etc etc, je ressens très fort que chacune et chacun a envie de faire au mieux. Tourner autant par jour, avoir ce rythme si soutenu, travailler aussi rapidement, c’est un exercice quand même très particulier. Je sens cette énergie de bien faire et j’aime cela. C’est vraiment très important pour moi, je dirais même que cette implication est nécessaire et qu'elle reste ma motivation principale. Le fait que ces centaines de personnes font au mieux chaque jour pour sortir un épisode, doit se ressentir. Je pense que c'est ça qui fait que le feuilleton a autant de succès.

Vous y interprétez Tristan. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Comme je le disais, c’est un programme qui va vite, du coup, au début, je me suis dit qu’il fallait que je le rapproche le plus possible de moi. Donc de mes attitudes, de mes manières de faire des blagues, de ma manière de parler. Si on résume, Tristan ça reste Mathieu qui dit les phrases, et qui vit les situations que les scénaristes ont écrites pour Tristan. Je sais pas si c'est très clair :-).

Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec ce qu'il dit ou ce qu'il pense ; par exemple l’intrigue où ma mère arrive et couche avec plein d’hommes. Personnellement, je m’en moquerais, contrairement à mon personnage.

J’aime bien Tristan, c’est un bon gars, j’aime qu’il soit sympa, drôle, touchant. Même si, parfois, il peut être naïf, limite un peu… bêta (pour rester poli), ça me parle, car c’est un côté que je peux avoir dans la vie.

Vous avez eu l’occasion de défendre des thématiques singulières, notamment dans sa relation naissante avec une escorte. C’est aussi un choix fort, juste avant la grande messe du 20h, de la première chaine d’Europe de mettre en avant des sujets aussi lourds.

Oui effectivement j'ai eu à jouer avec Laura Mathieu une intrigue sur les amours d'une prostituée. Je ne pense pas que cela soit une thématique singulière, c'est assez vu dans le cinéma par exemple (on se souvient tous de Pretty Woman), mais cela dit, jouer dans le genre « comédie romantique », jouer l'amoureux, le gars gauche qui va découvrir le grand secret de son amour, a été un très grand plaisir pour moi. Outre le fait que ma partenaire est vraiment top, j'ai bien aimé les différentes références aux scènes mythiques de ce genre (Love actually par ex), et j'ai trouvé que les scénaristes et dialoguistes nous ont donné de belles choses à dire et à défendre. J’ai bien aimé cette intrigue, car ça pose des questions : est-elle obligée d’arrêter ce qu’elle fait pour être avec quelqu’un ? Est-ce que c’est dans la logique ? C’est un métier qui, pour elle, est respectable. Tristan l’incite à arrêter, elle, à l’inverse, n’a pas envie d’être dépendante de son compagnon. Parfois je croise des spectateurs qui me disent que cela lance des débats chez eux, et ça c'est très enthousiasmant.

Dans votre question vous dites que DNA arrive avant la grande messe du 20h, c'est vrai. DNA parle de sujets de société, parfois de sujets violents, parfois d'amour et d'amitié, parfois, effectivement de thématiques peu développées en fiction. C'est peut-être un choix fort de la part de la chaine que de parler de sujets, mais je ne sais pas si se sont « des sujets lourds », ou des sujets qui peuvent déranger certains avant le 20h. Je dis que je n'aime pas le mot « lourds » pour les sujets de DNA, parce que pour moi, les sujets lourds sont justement dans le 20h : les guerres, les atrocités du monde, les injustices, les abus de pouvoir etc etc. DNA reste une fiction. Alors oui, elle aborde des thématiques parfois dérangeantes et violentes, mais je me dis que cette violence n'atteindra jamais celle du 20h.

Pour la suite, à moyen terme, aimeriez-vous défendre encore d’autres thèmes au travers de votre personnage ?

Je n’ai pas d’envie particulière. Il y a trop de causes qui méritent d'être entendues. Je fais confiance aux auteurs. Je sais simplement que j’aimerais faire de la comédie. Il me plairait que ce genre soit plus mis en avant. Faire rire les gens est quelque chose qui me tient à cœur.

Vous évoquiez le rythme soutenu sur le plateau. Avec votre expérience grandissante, affinez-vous votre méthodologie de préparation ?

Cette série est un énorme stage d’acteur. Je n’avais jamais joué à la télévision, et ces deux années sur DNA m'ont permis d'acquérir des compétences et des techniques, comme se mettre plus facilement dans ses marques, ne pas avoir « peur » de la caméra, jouer en faisant attention au son, à la lumière. Je ne connaissais pas ces choses-là et, maintenant, je commence à maitriser quelques « techniques ».

Lorsque je reçois une scène, j’essaie de comprendre où elle me mène. J'essaye de faire en sorte que les mots de Tristan deviennent les miens. Avec le texte j'essaye de comprendre la logique de la pensée de Tristan, comment et pourquoi il passe d'une idée à l'autre, comment rendre tout cela le plus naturel possible. Dans l'idée j'ai envie qu'on se dise « le comédien vient d'inventer ce qu'il vient de dire, et il l'a inventé devant la caméra ». Ce n'est pas toujours évident car dans DNA les personnages s'expriment beaucoup, un peu plus que dans la vraie vie, alors il faut parfois batailler, et travailler pour rendre cela naturel. Mais c'est un chouette exercice.

En ce moment, je suis dans une réflexion, je me dis qu’il faudrait peut-être que je trouve un coach sur Paris pour m’aider, pour m’améliorer.

En parallèle de ce programme, vous écrivez aussi, vous montez sur scène régulièrement. Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ? Ou les considérez-vous comme autant de métiers différents ?

Je ne pense pas qu’il y ait des métiers différents, il y a simplement des techniques différentes. Effectivement, j’ai fait beaucoup de théâtre avant et, en arrivant sur DNA, comme je le disais, il m’a fallu surtout appréhender, techniquement, le bon positionnement et le bon regard. Le métier reste le même et c’est pour cela que je ne suis pas d’accord avec les personnes qui font une sorte de catalogage entre comédiens (de théâtre) et acteurs (d'image).

J’aime le théâtre, j’ai envie de continuer, et j'aime l'image, j'ai envie de continuer :-).  Ces arts sont complémentaires, jamais je ne quitterai ni l’un ni l’autre. J’ai très envie de faire du cinéma et même de réaliser (je réalise déjà des courts métrages). L’image me plaît énormément, devant et derrière la caméra.

Vous êtes un habitué du Festival d’Avignon et vous préparez déjà l’édition 2020. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le projet que vous y défendrez ?

Je travaille depuis très longtemps avec la compagnie Les Moutons Noirs, que j’aime beaucoup. C'est un groupe de personnes incroyables. Avec eux, nous montons une adaptation du « Titanic », avec notamment de la danse et du chant. Nous serons 12 ou 13 sur scène, ce sera drôle, burlesque mais pas que. Ça va être super. Je suis content de faire partie de ce projet.

Pour la suite, quelles sont vos envies artistiques ?

J’ai très envie de faire des films. Je suis en train d’écrire un long métrage de comédie, que je vais tourner, je l’espère, très vite.

Un court métrage est aussi prévu en septembre, sur le thème de l’enfance.

Et je réalise une web série Happy Baby disponible sur You tube.

Ce fut un plaisir, Mathieu, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>