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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Camille Della Torre : parcours, passions, projets - elle nous dit tout ! (1/2)

5 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Camille,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Jeune artiste, votre parcours est déjà riche, principalement devant la caméra mais aussi pour des clips. Comment vous est venue l'envie de faire ce métier ?

 

Depuis que je suis toute petite, une succession d’événements a tracé ma voix automatiquement vers ce métier. Contrairement aux autres petites filles de mon âge qui rêvaient d'autres métiers, je répondais déjà vouloir devenir comédienne. Même si je ne savais pas précisément en quoi cela consistait.

 

Je suis amoureuse de Molière depuis le CM2, où j'ai joué ma première scène de cet auteur. Cela m'avait marqué. Ma maman m'avait offert également un CD avec, en audio, l’œuvre de Molière et je l'ai tellement écouté que, sans les apprendre par cœur, je connaissais tous les textes. Je les ai d'ailleurs murmurés lors d'un spectacle auquel j'ai assisté. Même au Baccalauréat, je suis tombée sur le théâtre et j'ai étayé mes propos grâce à la première scène des "Fourberies de Scapin". Par la suite, je suis allée au conservatoire de Brive-la-gaillarde où j'ai fais la rencontre d'Anton Tchekov qui fut pour moi le véritable amour de ma vie (théâtrale bien sûr). 

 

Après deux écoles de théâtre Parisienne rempli de belle rencontre autant théâtrale qu'humaine, j'ai décidé cette année de me lancer pleinement dans ce métier. C'est comme cela que j'ai commencé à participer à des clips. Mon rêve prend forme. 

 

2/ Au quotidien, pourquoi prenez-vous tant de plaisir à l'exercer ?

 

C'est difficile à expliquer, c'est quelque chose qui est en moi depuis toujours, c'est un rêve de gosse. Je dirais que ce métier évite la monotonie, il y a souvent une bonne ambiance, on retrouve régulièrement des copains de tournage, on rencontre toujours de nouvelles personnes aussi enrichissantes les unes que les autres, c'est varié, on peut faire plein de métiers différents, même quand on n'a pas forcément le physique de l'emploi. 

 

Typiquement, dans le court-métrage où j'ai interprété une adolescente délinquante, j'ai été choisie aussi parce que je n'ai pas du tout le physique attendu. 

 

J'aime beaucoup être et incarner des personnages variés, leur donner vie pour les faire exister. C'est super excitant. Les horaires changent chaque jour et, c'est tout bête, mais j'apprécie, ce n'est pas routinier du tout. C'est un métier incertain, ce qui peut être inquiétant mais cela lui donne aussi un certain intérêt. 

 

J'apprécie aussi le fait de pouvoir m'oublier tout en restant moi, c'est en quelque sorte créer une histoire pour la rendre réelle. On oublie ses propres tracas et il en va de même pour le public qui regarde, au travers des émotions qu'il va ressentir. 

 

Travailler en équipe est très plaisant, l'ambiance est bien souvent géniale. Quand j'ai joué à l'Opéra ou même dans le cours métrage temps mort par exemple, j'ai vraiment retrouvé cet esprit de groupe et c'était juste magique. 

 

Je fais aussi de l'animation, une autre facette de mon métier. Le contact avec les gens me plaît, ce que je retrouve aussi dans le métier de comédien. 

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine ? A l'inverse, quels autres axes aimeriez-vous découvrir ?

 

J'ai envie de dire oui et en même temps non. J'ai envie de toucher à tous les domaines, c'est notamment pour cela que j'ai participé à des clips. 

 

D'un autre côté, je suis fortement attirée par les rôles tragiques car beaucoup de choses s'y passent. J'ai le souvenir d'une scène de ce registre que j'avais jouée au cours Florent pendant laquelle j'avais pu exprimer des choses du quotidien que l'on ne voit pas forcément. C'est aussi une sorte de moralité à donner, qui nécessite beaucoup d'énergie mentale et physique. Justement, j'adore travailler avec mon corps. 

 

Il me plairait d'avoir un rôle récurrent dans une série pour qu'il puisse ensuite évoluer. Pourquoi pas un rôle tragique qui cache bien son jeu au début avant ensuite d'évoluer, avec toute la compréhension qui y est nécessaire. Pour que je puisse découvrir mon personnage, que je puisse l'aimer, sans le juger, il faudrait alors que je lui trouve des raisons à son comportement. Il ne faut pas s'arrêter au script mais imaginer tous ce qu'il y a derrière.

 

Comme je l'avais fait dans «  Temps mort  », où j'interprétais une fille dont la mère avait tué son père quand elle n'avait que six ans. Mais mon personnage ne savait pas que son père battait sa femme. Jouant une scène ayant lieu dix ans plus tard, il a fallu que je me créé tout un historique, basé sur plein de recherches. 

 

J'aimerais bien découvrir d'autres axes, notamment en faisant davantage de publicités. Il me plairait aussi d'être chargée de figurants, car j'aime bien gérer, organiser. C'est un aspect que je souhaiterais découvrir. 

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Camille Della Torre : parcours, passions, projets - elle nous dit tout ! (2/2)

5 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

4/ Avez-vous été plus marquée par une expérience que toutes les autres ?

 

Toutes les expériences sont différentes et je pense que chacune laisse un petit quelque chose en nous. J'ai été complètement bouleversée lors de ma première année à Florent, où je devais faire un monologue d'une femme noire racontant pourquoi et comment son mari a été tué. Justement à cause de sa couleur de peau. Avant qu'elle explique que ce serait bientôt son tour à elle aussi, pour les mêmes raisons. 

 

Au moment où j'ai raconté une anecdote le jour de l'examen blanc, j'ai pleuré et souri en même temps. Parce que, sans que je sache l'expliquer, j'ai vu devant moi les yeux bleus de mon grand-père. Cela m'a à la fois chamboulé et aussi m'a fait du bien. Mais, finalement, ça m'a aidé jusqu'au bout de ma scène. J'ai appris ce jour-là à jouer avec mes émotions pour mieux les gérer et les exploiter. 

 

J'ai aussi été marquée, à un degré moindre, dans « Temps mort ». Avoir créé mon histoire m'a enrichie.

 

Quand j'ai joué à l'Opéra de Lille, ce fut une expérience humaine, enrichissante, magique. Je n'avais pas grand chose à dire mais j'étais très active sur scène. Le travail, l'énergie et la cohésion d'équipe m'a beaucoup marquée. C'était magnifique de jouer devant autant de monde. 

 

En plus, il s'agissait alors de l'une de mes premières activités pour laquelle j'ai été rémunérée, ce qui n'est jamais négligeable. 

 

5/ Le rythme sur les plateaux est généralement soutenu. A ce titre, comment vous préparez vous en amont ?

 

Je commence par me familiariser avec mon personnage, je lui invente une vie, un passé, une histoire. Pour chercher en moi les choses mais aussi pour le comprendre. Une amie comédienne m'a appris une technique intéressante dans ce sens au travers de questions clés. Cela permet de mieux cerner les émotions que le personnage a ailleurs en lui, même si toutes ne se retranscrivent pas. 

 

C'est tout bête mais je surligne mon texte, pour mieux réussir à l'apprendre. Sans oublier de mettre des petits traits pour trouver les coupures et mon souffle. Je me l’approprie, je l'assimile, je l'oublie pour mieux le retrouver. J'ai besoin de laisser aérer et je trouve aussi une musique à mon personnage que j'écoute en bloc. 

 

Sur le plateau, j'ai besoin de fermer les yeux, de m'isoler, de me concentrer. La préparation avant de jouer est toujours forte et intéressante. Je cherche l'énergie physique mais il faut veiller à ne pas trop s'épuiser pour autant entre les prises. 

 

6/ Pour finir, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

 

Des projets sont en cours de discussion, j’espère qu’ils se concrétiseront prochainement.

 

J'ai envie de jouer, comme je vous le disais, des rôles poignants qui nécessitent beaucoup d'énergie à la fois physique et mentale. Dans une série notamment. Il me plairait également de faire davantage de clips, et j'aimerais y raconter une histoire. 

 

Vous pouvez également me suivre sur Instagram : 

http://www.instagram.com/delta_dor/?hl=fr 

 

Merci beaucoup Camille !

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Marion Trémontels : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

5 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Crédit photo : @ MoHo Pourazizi

 

 

Bonjour Marion,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, sur grand écran ou bien encore au théâtre. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime le fait qu'il y ait de nombreuses matières à exploiter. C’est avant tout la curiosité je crois. La découverte de certains textes et l’envie de travailler avec des gens venus d'univers très différents, tous avec des regards créatifs poussés sur ce qu'ils ont envie de dire. On rentre alors dans des univers sans savoir parfois du tout à quoi s'attendre. D'autres fois, on rentre dans une écriture. 

 

J'aime bien l'idée d'avoir des découvertes permanentes. 

 

2/ Ponctuellement, remarquez-vous quelques complémentarités entre ces différents exercices ?

 

Oui, je trouve même que cela navigue plutôt bien de l'un à l'autre et que c'est porteur de pouvoir doubler une recherche. Par exemple, jouer le soir au théâtre laisse souvent pas mal de temps dans la journée et la nourrir d'une activité artistique, que ce soit un autre projet ou de la lecture, est très enrichissant. Cela aide à changer chaque jour, à se renouveler en permanence. 

 

3/ Une expérience plus que toutes les autres vous a-t-elle marquée ? Pour quelles raisons ?

 

La première ! Je n’avais pas tout à fait 18 ans, j'étais en train de préparer mon Bac de français, ce fut un premier tournage, qui s'est fait avec Manuel Poirier, un réalisateur que je chéris. J'ai découvert un artiste de cinéma, ce fut une plongée dans le grand bain, une expérience formidable. J'avais ce désir de jeu depuis longtemps, mais surtout c'est arrivé au moment où je m'y attendais le moins, d'une façon que je n'aurais même pas pu imaginer moi-même. 

J'ai commencé avec ce film puis je me suis retrouvée peu à peu à faire du jeu mon métier. 

 

4/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

Je crois que c'est la diversité qui m'attire. Je n'ai pas de préférence. Le théâtre reste une passion absolue, je m'y suis formée. Au travers de trois écoles qui, chacune, m'ont montrées à quel point il y a des théâtres différents,  et à quel point la recherche du jeu est infinie pour un acteur.

 

J'ai commencé avec le conservatoire municipal du septième arrondissement. Ensuite je suis rentrée au Théâtre-studio d'Asnières pour une année. Puis j'ai été prise en 2010 au conservatoire national. J'ai rencontré beaucoup de copains avec lesquels je travaille encore actuellement et j'espère que cela durera longtemps. Ces rencontres sont formidables, nous nous sommes connus dans l'enfance, sans savoir les chemins artistiques que chacun prendrait, on en perd certains, on en retrouve d'autres et c'est à chaque fois le bonheur de les redécouvrir. 

 

Nous avons créé un festival avec certains d'entre eux, le Festival PAMPA, il se passe chaque été, en août, à la frontière entre la Gironde et la Dordogne. Venez ! Nous sommes un collectif d'une vingtaine de metteurs en scène et comédiens, avec comme point commun un amour de la diversité. On y retrouve du théâtre, de la création vidéo, sonore, de la musique, de l'écriture, des lectures, du clown. Ça se passe dans un cadre en plein air, populaire. C'est assez représentatif de ce que j'aime, travailler avec les mêmes gens sur des choses totalement différentes. 

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

 

Je viens de finir un téléfilm pour France 3, «Saignac circus», réalisé par Eric Duret qui sera diffusé à la rentrée. J’y joue une jeune circassienne, il a fallu que je me forme au tissu aérien, une discipline de cirque assez particulière, qui se rapproche du trapèze. Cela demande un soutien musculaire que je n'avais pas du tout. Mais du tout ! Pour le coup, ça a été un vrai travail de préparation pour mes deux partenaires et moi. J'aime quand on arrive avec quelque chose sur un plateau de tournage, cela veut dire qu'un bagage s'est un petit peu construit. 

 

Au fur et à mesure de mes expériences, je découvre que j'aime bien travailler de plus en plus en amont. Au début j'arrivais un petit peu comme ça, mais à présent, il me plaît d'avoir rêvé autour de la chose pour ensuite jouer le jeu du direct. En fonction de ce qu'apporte un partenaire. Surtout, on ne sait jamais quel sera le lieu de tournage, quels seront les décors, quelle sera l'envie du réalisateur donc c'est un art orienté sur le ici-et-maintenant. C'est un trac monstrueux, j'aime bien cette excitation là. 

 

6/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

 

Beaucoup de trac, une envie d'y aller, mais qui n'arrive généralement que dix secondes avant de commencer. Je suis assez silencieuse, j'ai un peu des tocs de préparation qui pourtant ne servent pas à grand chose. Souvent, si justement j'ai du temps, j'aime bien me poser dans la salle. Là où le public va être assis. Me mettre à sa place et relire un bout de mon texte en regardant l'espace du décor qui est prêt, qui est impeccable, en me disant que tout cela va tellement bouger. J'adore l'idée que quelque chose de propre va se salir, que l'on passe d'un espace vide à un espace habité...par un public et une mise en scène. 

 

Je me refais aussi parfois une sorte de parcours mental des déplacements, du coup c'est très concret, ce n'est plus du tout angoissant. Comme un petit voyage personnel. 

 

7/ Pour finir, quels sont vos projets et envies artistiques ?

 

Je suis en train de commencer les répétitions du Festival PAMPA dont je vous parlais. Notre festival populaire aura lieu du 11 au 20 août à Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, à côté de Bergerac. Je travaille avec ce collectif depuis quatre étés. Cette année, nous répétons Ivanov de Tchekhov, une adaptation des Trois sœurs appelée «J'ai su que je ne vivrais plus que pour me souvenir », une mise en scène de « Démons » de Lars Noren et un Cabaret Gainsbourg. Les metteurs en scène de cette édition sont Benjamin Porée, Matthieu Dessertine et Antoine Sarrazin. 

 

A la rentrée, le téléfilm Saignac Circus que j'évoquais sera diffusé, et je vais reprendre des dates de tournée d'un spectacle jeune public en langue des signes, créé par Angélique Friant, une marionnettiste dont la compagnie Succursale 101 est basée à Reims. C'est un spectacle avec lequel je tourne depuis maintenant deux années et qui continue son parcours. Ce sera jusqu’à Noël. 

 

L'année prochaine, je remonterai sur scène avec une pièce de Sarah Kane, « Blasted », mise en scène par Christian Benedetti au Théâtre-studio d'Alfortville. Nous avons créé la pièce en Janvier et nous la reprendrons en avril et mai prochains. 

 

Merci Marion pour votre gentillesse et votre disponibilité   !

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