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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Constance Labbé évoque son actualité et ses projets artistiques !

12 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Constance,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre La Pépinière dans la pièce «Le cercle des illusionnistes ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont évoquées ?

 

C’est une multi histoire !

 

On y découvre  l’histoire de Robert Houdain, inventeur de la magie, premier à avoir amené la magie au théâtre, et puis celle de Georges Méliès, créateur quant à lui des effets speciaux au cinéma, et puis celles, fictives, d’Avril et Décembre, que le destin réunit alors qu’ils sont si différents, et qui vont parcourir les différents chemins secrets menant de cette magie d’origine à celle fantastique du cinéma actuel. 

 

Bien d’autres vies s’y croisent, nous sommes six comédiens et jouons 36 personnages… Je vous laisse donc imaginer !

 

Et puis, surtout, au centre de tout ça, le destin, personnage majeur de la pièce !

 

Parce que, finalement, en tricotant les histoires réelles et fictives, Alexis (ndlr : Michalik) nous amène à penser que si l’on rêve vraiment de quelque chose, ça nous arrive…

 

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

J'interprète d'abord Avril, une jeune femme des années 80, très déterminée, qui sait ce qu'elle veut. Rigolote, un peu décalée, elle essaye de retrouver le père biologique de l'enfant qu'elle porte, et le ramener vers ses désirs oubliés.

 

Je joue aussi Suzanne, une comédienne qui tombe amoureuse de Georges Meliès et qui va contribuer, de loin, à sa découverte du cinéma. Ce sont deux personnes fictives, elles n'ont, à priori bien sûr, pas existé.

 

Enfin, mon troisième personnage (petit mais que j’adore!)  s'appelle Mademoiselle Josiane, l'assistante de Charles Pathé.

 

Le jeu des costumes aide beaucoup pour se plonger vraiment dans chaque personnage. Il faut le faire très vite, parfois même à vue, on nous enlève un manteau et on est l'autre ! C'est entré en moi maintenant, le travail s'effectue en fait principalement en répétitions.

 

Hors de ces dernières, il y a aussi un travail personnel sur la façon de parler des personnages, sur l'imagination de leurs quotidiens bien différents. Le travail sur la voix est important, par exemple l'un articule l'autre non, l'une parle vite, l'autre non…

 

3/ La pièce est un véritable succès depuis plusieurs années. Quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite  ?

 

L'auteur, Alexis Michalik, a réussi quelque chose d'assez génial.

 

Parce qu’il nous fait découvrir des personnages historiques majeurs et pourtant assez méconnus. Parce qu’il tricote si bien les histoires qu’il plonge le spectateur dans un univers particulier, aussi léger que profond, aussi magique et poétique que concret et terre à terre. Parce que le spectateur accepte d’être un peu perdu au début pour se délecter de tout comprendre à la fin. Et surtout, parce qu’il arrive à attiser la curiosité tout en permettant aux gens de replonger dans leurs propres souvenirs d’enfants.

 

Et puis parce que c’est sans doute le premier à avoir compris qu’il fallait enfin amener du cinéma au théâtre, et bousculer un peu les codes vieillots pour redonner envie au public de poser leurs derrières devant une scène !

 

4/ Vous avez repris le rôle il y a un an environ. Vous êtes-vous inspirée de la précédente interprétation ?

 

Ça serait complètement mentir de dire que je ne me suis pas inspirée, d’autant plus que la comédienne qui a créé le rôle, Maud Baecker, est absolument géniale. Forcément, c'est inspirant !

 

Mais, évidemment il faut travailler avec soi, et jamais ne chercher à imiter, d’abord parce qu’on ne peut pas, et puis parce que c’est beaucoup moins drôle !

 

Il faut surtout se dire que si le metteur en scène nous choisit, c’est pour ce que l’on est. Alors même si c’est difficile, il faut se détacher de ce qui a été déjà fait (bon, pas complètement complètement hein) et chercher en soi ce que l’on peut amener de différent !

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets artistiques actuels ?

 

J'ai tourné deux films dernièrement qui vont sortir l'année prochaine. L'un s'appelle « L'un dans l'autre», de Bruno Chiche, l'autre «Love addict» de Franck Bellocq. J’ai hâte de les voir !

 

Et puis j’attends avec impatience une série que je viens de terminer , un peu secrète mais qui va être géniale je pense, produite par Studio Bagel. Ca sort en janvier prochain, il faut guetter !

 

Enfin, en septembre, je serai sur France 4 dans «The cell» un super projet de 10 épisodes de 10 minutes qui mélange comédie et fantastique où trois jeunes se retrouvent coincés dans une cellule de prison qui voyage dans l’espace et dans le temps. Ca aussi j’ai hâte.

 

Côté écriture, je continue à travailler sur "Parents Mode d’emploi" sur France 2, et je développe certains projets perso qui j’espère pourront voir le jour cette année…


 

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène ?

 

Si vous avez envie de rêver, de voyager...Et puis d'apprendre !

Si vous avez envie de me voir aussi... zut à la fin !

 

Ce fut un plaisir, Constance, de nous entretenir avec vous  !

 

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Marion Lahmer évoque son actualité théâtrale !

11 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Marion,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

 

 

1/ Vous êtes actuellement sur la scène de la Grande Comédie, dans la pièce de Laurent Baffie, «Toc-Toc ». Comment présenter l'histoire ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

C'est l'histoire de six patients atteints de TOC, Troubles Obsessionnels Compulsifs, qui décident d'aller consulter. Ils se retrouvent dans la salle d'attente du médecin qui n'arrive pas. Du coup, ils vont être obligés de se parler, de faire connaissance et, évidemment, ça va découler sur des situations très drôles mais aussi touchantes. Ils vont devoir apprendre à se connaître, à se tolérer, avec leurs TOC.

 

On retrouve le syndrome Gilles de le Tourette, la nosophobie c'est à dire la peur des microbes et donc le fait de ne rien pouvoir toucher, le toc des vérifications en s'assurant trente fois par exemple que la lumière est bien éteinte, larithmomanie pour tout compter dans sa tête, le toc de symétrie qui empêche de marcher sur des lignes. Sans oublier mon personnage avec la palilalie et l'écholalie, le fait de tout répéter deux fois à l'identique.   

 

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

 

Lili est une fille de 23 ans, qui a perdu son papa quand elle était petite. Son toc vient de là. Si elle ne répète pas ce qu'elle dit, elle pense que cela aura des répercussions dans sa vie, par exemple la mort d'un être proche. On est plus en fait dans le domaine de la superstition.

 

Elle ne peut pas sempêcher de tout répéter de façon semblable, c'est compulsif. J'imagine que cela n'a pas été facile du coup pour elle à l'école, c'est une fille à mon avis timide, avec du caractère quand même. Même si elle n'est sans doute pas dans la souffrance en permanence, son quotidien est  certainement difficile.

 

3/ La pièce cartonne, les rires sont nombreux. Quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite ?

 

Je pense déjà que l'écriture de Laurent Baffie y fait beaucoup, elle est extrêmement efficace. L'idée est de se demander au début ce que sont ces fous puis, d'un coup, tout est tellement entre-maillé qu'une machine de guerre se met en place. Les gens nous suivent et on sent souvent qu'ils sont pris.

 

Ce n'est pas juste du boulevard et de la blague, il y a aussi quelque chose de touchant. Les TOC concernent beaucoup de monde et, là, les traits sont tirés pour la comédie. Cela touche pas mal les spectateurs. C'est aussi un sujet très peu traité, les gens s'y reconnaissent.

 

4/ Les particularités de chaque personnage impliquent-elles des adaptations, notamment dans votre jeu, comparativement à un rôle plus traditionnel  ?

 

Au début, j'ai eu beaucoup de mal car il est impératif que les phrases soient répétées de la même façon. Au théâtre, il faut écouter un peu ce que l'on fait mais pas trop, sinon on s'écoute jouer et cela n'a aucun intérêt. Il faut donc en même temps être dans l'instant, dans la vérité de l'instant mais aussi toujours garder une oreille sur ce que l'on dit pour pouvoir le répéter exactement pareil. Cest un travail très intéressant.

 

Mes débuts ont été d'autant plus intenses que j'ai eu deux jours pour reprendre le rôle et devenir alternante. La première fut donc bien chargée et je suis même tombée dans les pommes, arrêtant la représentation pendant une dizaine de minutes.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques ?

 

J'ai des dates de tournée d'une pièce que j'ai jouée l'année dernière en Avignon, «Landru et fantaisies», de Christian Siméon. J'ai des projets de pièces mais pour l'instant rien n'est encore confirmé.

 

Ce métier permet de faire plein de choses, l'écriture et la mise en scène m'intéressent aussi.

 

6/ En conclusion, que dire pour inciter les lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir voir la pièce ?

 

Je crois beaucoup au divertissement drôle sans être idiot ou humiliant. C'est une vraie pièce de boulevard, une vraie pièce drôle, avec des comiques de situation, de caractère, de répétition. Il y a vraiment tous les traditionnels ressorts du théâtre, avec aussi une distribution aux nombreux personnages, ce qui est assez rare aujourd'hui. Il y a une vraie palette, des acteurs de 20 à 70 ans. C'est la réunion de plein de comédiens de différentes générations, ce qui est intéressant. Notamment Georges Beller, un grand acteur de boulevard. On se donne beaucoup, on est tous très investis dans notre rôle.

 

C'est l'occasion de se divertir tout en étant touché. Vous passerez une bonne soirée de vraie théâtre, sans que ce soit vulgaire. C'est plus profond que cela, c'est rire de la situation tragique de ces gens sans s'en moquer. Ça fait du bien à tout le monde, on oublie pendant deux heures son quotidien.

 

Ce fut une joie, Marion, d'échanger avec vous !

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Denis Cherer évoque sa riche actualité théâtrale !

10 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Denis,

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes à l'affiche, au Festival d'Avignon, de la pièce « Les nœuds au mouchoir » dont vous êtes l’auteur, avec Anémone et votre frère Pierre-Jean Cherer. Pour commencer, quelle histoire y est racontée ?

C'est l'histoire de deux frères fâchés, qui s'évitent, parce que tous les opposent. Jean est artiste, rêveur, au chômage, sa femme l'a quitté, ses enfants ne veulent plus le voir, mais il est aux petits soins pour sa mère. L'autre est courtier d'assurances, il a une femme, une maîtresse, mais il fuit les visites chez sa petite maman, même s'il l'aime beaucoup, car il n'a pas le temps. Il a surtout peur d'être confronté à sa maladie, car elle perd la boule.

Par une erreur d'emploi du temps, ils vont se retrouver, en même temps chez leur mère. La pièce raconte cette soirée, avec ce duel, cette confrontation entre ces frères et surtout le constat. Parce que, pendant une heure vingt, ils vont s’apercevoir que leur mère commence sérieusement à dérailler. Cela va, au départ, les éloigner pour ensuite les rapprocher.

2/ Que dire de votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Il fuit devant la maladie de sa mère. Pour preuve, il garde son pardessus pratiquement toute la pièce. En fait, il est censé venir récupérer une lettre contenant l'admission de sa maman pour la maison médicalisée dans laquelle il veut la placer. Évidemment son frère est contre, il veut la garder chez elle. C'est aussi l'un des thèmes de la pièce.

Bref, il est fuyant, volontairement obtus par rapport à l'admission de sa maman et ne supporte ni l'inactivité de son frère ni son avis contraire pour la gestion de leur maman. Il est un homme pressé, qui pense avoir pris la bonne décision.

Mais c’est avant tout une pièce d'amour, car tous les deux aiment leur maman. La maladie d'Alzheimer n'en est qu'au début, ce qui nous permet d'en rigoler. La pièce est principalement comique.

3/ La pièce a cartonné en tournée. Quelles sont, selon vous, les clés de ce succès ?

L'émotion du public. Il passe du rire aux larmes et se reconnaît dans la pièce. Parce que je crois que, de plus en plus, cette maladie touche le plus grand nombre. A la fin des représentations, nous avions toujours des témoignages de spectateurs concernés par ce fléau.

Mais il n'y a pas de sentiment de malheur en sortant de la pièce, ce n'est pas plombé, cela reste sur fond positif. Évidemment, je parle d'un sujet sensible mais pas de façon dramatique. Cela reste de l'amour et souvent de l’humour. La famille se réunit non pas grâce à cette maladie mais sur fond de cette maladie. Et bien sûr, Anémone est formidable !

4/ L'interprétation d'une pièce en Avignon, au Festival, implique-t-il des adaptations, comparativement à des dates plus classiques sur Paris ou en tournée ?

Oui, tout à fait. Cela implique beaucoup de changements. Il y a énormément de spectacles pendant ce Festival. Du coup, quand on loue un théâtre, on n'y est pas seul. Il y a des pièces avant et après. Dès onze heures du matin. Nous sommes obligés d'adapter le décor, de le rendre moins lourd et nous sommes contraints d'aller plus vite.

La dynamique reste la même, il faut juste faire un plan média qui soit adapté à Avignon. Il faut tenir compte aussi de la chaleur, une vraie soupière.

5/ En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets artistiques du moment ?

Nous allons reprendre la pièce à Paris au Palais des Glaces, à partir du 4 octobre avec, entre temps, quelques dates en province. Je mets aussi en scène une autre pièce en Avignon, dont je suis coauteur avec Maria Ducceschi, « Qu'allons-nous faire de nos vieux ? ». C'est un duo, une comédie sur un thème qui ne s'éloigne pas de celui que nous venons d'évoquer. Dans l'histoire, deux personnes âgées fuguent d'une maison de retraite et la pièce met en avant leurs deux enfants respectifs essayant de les retrouver. Saverio Maligno accompagne Maria sur scène.

J'ai aussi le projet d'une autre mise en scène, avec Patrick Préjean et Justine Thibaudat, d'une pièce adaptée d'un roman de Henry James, qui raconte l'histoire de l'écrivain jeune. C'est une pièce fantastique et romantique.

6/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire à nos lecteurs pour les encourager, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir scène pendant le Festival ?

Il y a pas mal d'attraits. Anémone est quelqu'un de formidable, elle sert le rôle de façon unique. C'est une comédie qui parle d'un sujet sensible, vous rirez et vous serez aussi ému.

C'est également un projet personnel, qui raconte l'histoire de ma mère qui avait cette maladie. Je suis donc touché par les réactions des spectateurs.

Merci Denis pour votre disponibilité !

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