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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Virginie Stevenoot évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

16 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Virginie,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour une nouvelle interview.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Les Feux de la Rampe, de la pièce « La logique des femmes ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles en sont les principales thématiques ?

 

Antoine Beauville est l'auteur de cette pièce et c'est plutôt sympathique qu'un homme cherche à défendre à ce point la condition des femmes. Je dirais que, en toile de fond, on parle et on défend la cause féminine.

 

On se moque gentiment de la religion, parce que l'on est dans une comédie. Avec ce qui peut paraître absurde, un peu too much aussi sur certaines choses. On fait également le pari de dire que Dieu n'est peut-être pas qu'un homme. Pourquoi décider qu'il serait un mâle  ? Il pourrait être autre chose.

 

Le rideau s'ouvre, Lola que j'ai la chance d'interpréter est une working-girl qui dévore la vie par tous les bouts. Elle rentre totalement bourrée chez elle, sur le dos d'un moine, interprété par Dominique-Pierre Devers, avec qui j'ai déjà beaucoup joué. C'est un bonheur de le retrouver, nous avons une belle connivence sur le plateau.

 

Le lendemain matin est un peu compliqué pour elle. Avec un Airbus au décollage dans la tête, elle s'aperçoit qu'elle a un moine dans son canapé. D'où la réplique savoureuse et qui marche très bien, quand elle est au téléphone avec sa copine et qu'elle lui demande  : « Mais Sophie, on a fait la bringue dans un monastère hier ? Parce que j'ai un moine dans mon canapé ».

 

C'est la rencontre de cette fille un peu perdue, on va comprendre d'ailleurs pourquoi elle part dans des délires et pourquoi elle se crame un peu de cette manière là, avec la voix de sa conscience. Un peu son Jiminy Cricket, pas pour le tour de taille parce que c'est un moine qui est très en forme.

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles caractéristiques le décrivent ?

 

C'est la fille d'aujourd'hui. Les femmes se sont beaucoup battues pour avoir pas mal de droits. Mais, malgré tout, dans le cœur de toutes les filles, on a toujours ce fantasme de princesse, on veut rencontrer le beau prince sur son cheval blanc et toutes on rêve de la jolie maison avec la barrière blanche, le petit chemin, bref le cliché. On a aussi envie d'être maîtresse de notre vie, autonome financièrement et sexuellement. C'est vrai que, pour beaucoup d'hommes, ça peut faire peur.

 

Voilà pourquoi Lola va peut-être se retrouver dans une forme de solitude, à trop vouloir régenter ce qui l'entoure, diriger sa vie, les autres. Il y a des moments où il faut faire du lâché prise, laisser tomber l'armure pour tout simplement accepter le bonheur.

 

3/ La pièce est à l'affiche depuis quelques jours et fonctionne déjà bien. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

 

Comme à chaque fois, la comédie est la recette. C'est du théâtre qui se joue, passez moi l'expression, au jarret. On n'est pas là pour jouer deux ou trois fois la réplique, l'auteur a très bien fait son travail, donc à nous de pousser les mots et d'être dans une dynamique qui fonctionne.

 

C'est pour cela que j'aime beaucoup la comédie car, quelque part, on est dans ce rythme qui se rapproche du monde de la danse.Qui a représenté 17 ans de ma vie.

 

4/ Avez-vous déjà procédé à quelques adaptations depuis les premières représentations ?

 

Depuis le 5 juillet, date à laquelle nous avons démarré aux Feux de la rampe, je dirais pas encore trop. Parce que cela ne fait pas encore énormément de représentations. En revanche, c'est quand même une pièce qui a été créée il y a un an en Province, avec l'auteur qui jouait à mes côtés. Nous avons donc déjà fait cet exercice de rodage, en Belgique, à Toulouse, à côté d'Avignon, pour une bonne cinquantaine de dates. C'est formidable de pouvoir huiler une mécanique de la sorte.

 

C'est pour mon partenaire que c'était moins évident, c'est une reprise de rôle, la partition est costaud quand on est deux sur scène. Dominique a fait un travail remarquable car tout cela s'est fait très vite. Patrice Albanese, A360 Production, ayant craqué sur la pièce, il ne lui a fallu que trois semaines pour nous mettre à l'affiche.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Je viens d'apprendre que je vais tourner prochainement dans un téléfilm réalisé par Thierry Binisti, je suis ravie, je vais faire un juge.

 

Je suis aux Feux de la Rampe jusqu'au 26 août avant d'enchaîner, le 28 à Montreux, en Suisse, avec la même pièce, aux côtés de l'auteur. Pour une durée de 15 jours. Je me régale, je me réjouis à l'avance car le public suisse est un vrai bonheur.

 

J'attaque le 22 septembre la tournée de « A vos souhaits », la pièce de Pierre Chesnot, que l'on a jouée trois mois l'été dernier au théâtre du Gymnase. On va même peut être partir à Casablanca en décembre.

 

6/ En conclusion, comment inciter les lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène ?

 

Ce n'est pas une pièce qui concerne uniquement les femmes. Les hommes peuvent et devraient venir la voir. C'est amusant. Le moine a des propos assez voire très misogynes, donc cela plaît bien aux garçons, évidemment. On défend la condition féminine mais c'est aussi une jolie critique sur les travers des filles.

 

C'est un beau moment à la fois drôle et touchant. Il y a beaucoup d'émotions. Antoine a ce talent d'écriture, de mêler la grosse cavalerie comique et le passage du rire aux larmes. C'est délicieux pour une comédienne d'avoir une partition comme cela et de pouvoir défendre toutes ces couleurs. C'est un beau cadeau qu'il m'a fait en me proposant de jouer Lola.

 

Merci Virginie pour votre disponibilité !

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Julia Mevel évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

13 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Julia,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

1/ Nous pouvons actuellement vous retrouver sur la scène du théâtre «Les Blancs Manteaux» dans deux pièces successives "Les parents viennent de Mars, les enfants du McDo! Chez papa" et "Les parents viennent de Mars, les enfants du McDo! Chez maman". Quelles thématiques y sont abordées ?

 

C'est une pièce familiale. Ceci dit, je suis allée seule la voir avant le casting et j'ai vraiment été prise au jeu, j'ai beaucoup ri. Je pense que la cible est très large pour ce genre de spectacle. C'est une comédie destinée à tous. De 7 à 777 ans !

 

La famille est le sujet phare de la pièce, cest un thème rarement abordé au théâtre je trouve. Aujourdhui dans les comédies lon parle généralement beaucoup de couples et de situations amoureuses, mais moins de la famille en elle-même. On y retrouve beaucoup de comique de situation, c'est très appréciable de le voir entre parents et enfants dans le public où il y a énormément de tapements de coudes, de regards et de rires entre eux.

 

Rodolphe Le Corre, il y a quatre ans, a d'abord écrit la version chez papa. Suite au succès, le format chez maman a été lancé. Ce sont deux versions différentes. Certes le frère et la soeur sont les mêmes dans les deux, on a quasiment les mêmes situations mais les parents changent. On ne vit donc pas la même chose avec le papa et la maman. Les deux pièces sont réjouissantes et lon peut aller les voir indépendamment. Lidéal étant daller voir les deux pour un max de plaisir, en plus pour une place achetée 1 place est offerte pour lautre version !

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Je passe par tous les âges, c'est super à jouer. J'ai 10 changements de costumes par spectacle, je joue l'enfant, le pré ado, l'ado et l'adulte.

 

Je n'ai pas fait un rôle de composition, je fais l'enfant qui au plus près de moi, de façon sincère. C'est super appréciable, j'adore l'énergie qu'ont les enfants.

 

Au début, ces 10 changements étaient un peu angoissants, d'autant plus que nous avions fait peu de répétitions dans le contexte réel. Mais j'ai eu la chance d'avoir les précieux conseils des deux précédentes comédiennes pour m'aider et qui mont partager leur méthode. A présent, cest devenu quasi automatique.

 

3/ Vous avez repris le rôle il y a quelques jours. Vous êtes-vous inspirée des précédentes interprétations ?

 

J'ai d'abord découvert le spectacle avec Caroline Misbach qui jouait la petite soeur depuis 4 ans. Clairement, son personnage est rôdé, elle a trouvé le rythme de son personnage et elle a une technique de pointe.

 

En la regardant, je me suis un peu inspirée, non pas de son personnage mais de son énergie. Aussi du placement de certaines répliques qui font vraiment effet. Je pense que l'on a aussi la liberté d'improvisation à condition dtre dans la sincérité du personnage et de l'enfant. Lessentiel est de samuser pleinement sur scène.

 

4/ La pièce est à l'affiche depuis 4 ans maintenant. Selon vous, quelles sont les clés de son succès  ?

 

La pièce cartonne à Paris mais aussi en Province et à l'étranger nous allons faire une tournée en Suisse l'année prochaine.

 

C'est la première fois que je vois ce genre de pièce, dans laquelle des parents et des enfants vivent des situations du quotidien. Ca fait tellement écho à ce que l'on vit réellement que ça ne peut que fonctionner. Surtout que les enfants ont une énergie débordante, ils vivent la crise d'ado, le premier chagrin damour, la première soirée arrosée Ce sont des moments forts dans nos vies et lon en garde tous des bons souvenirs et qui aujourdhui nous font sourire !

 

Le troisième personnage, interprété soit par le papa, soit par la maman, est dans l'aberration de ce qui se passe avec les gosses. Il va de surprise en surprise à chaque situation. C'est plutôt un personnage de clown blanc, calme et parfois ahuri qui fait contraste avec l'énergie hyper active des enfants. On a beaucoup d'empathie pour les parents aussi.

 

5/ En parallèle, quels sont actuellement vos autres projets artistiques ?

 

J'ai eu la chance de faire mon premier stage Afdas, au théâtre de La Tempête, pendant 3 semaines, sur Feydeau. C'était une immersion totale dans cette langue classique et si moderne à la fois que japprécie beaucoup et que jaimerai à lavenir jouer sur scène.

 

Comme je faisais les répétitions en même temps des deux pièces, j'étais dans une bonne énergie comique et un sens des ruptures que j'ai pu utiliser soit dans l'un, soit dans l'autre. Tout se complétait et, clairement, ce stage s'est aussi mis au service de ces deux pièces.

 

Des courts métrages sont prévus en parallèle et des projets plus personnels

 

6/ Pour terminer, comment inciter nos lecteurs, si ce n'est pas déjà le cas, à venir vous voir sur scène ?

 

Je vous garantis que vous allez rire. Quelque soit votre âge, dans cette comédie fraîche vous allez vous  retrouver dans lun des personnages et vous allez revivre des scènes du quotidien avec beaucoup d'humour.

 

Bref, encore mieux quun monopoly, cest un super moment en famille qui réunit toutes les générations !

 

Merci Julia pour votre disponibilité !

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Caroline Anglade : parcours, passions, actualités, projets - elle nous dit tout !

13 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Caroline,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences. Quel regard portez-vous sur votre parcours  ?

 

J'ai commencé par le théâtre, c'est vraiment ma formation de base. J'ai pris plusieurs cours dont le plus notoire est le cours Florent, mais j’ai fait plein de cours de quartier, d’autres écoles et quelques stages. J'y ai travaillé le corps, le personnage, je suis rentrée au cœur du travail. C’est indispensable pour moi. J’ai besoin de ça. Encore aujourd’hui, quand j’ai le temps, je continue les stages. Ne jamais cesser de travailler sur le corps car il est notre premier instrument, notre premier outil. C’est assez jouissif tout ça.

 

Je suis passée par plein de choses différentes, le théâtre, la télé, le cinéma, le doublage également même si c’est encore différent du reste. Je n’ai jamais voulu me cantonner dans un seul registre. Il y a tellement de façons de faire ce métier.

 

J'ai fait 10 ans de théâtre puis la télé m’a ouvert ses portes, via quelques publicités au début, ensuite au travers de rencontres avec des réalisateurs, j’ai tourné des mini series, des fictions etc… puis plus tard le cinéma. Je suis contente de pouvoir allier tout cela. Le théâtre est mon premier amour certes mais je prends beaucoup de plaisir à être sur un plateau de tournage. Je suis en euphorie totale.

 

2/ Une expérience vous a-t-elle plus marquée que toutes les autres  ? Pour quelles raisons  ?

 

Je retiens tout un tas de jolies choses et de très beaux moments, je me suis rarement ennuyée dans ce métier. Après, il y a eu évidemment des expériences plus magiques que d’autres. Au théâtre, j'ai un souvenir impérissable de mes premières pièces jouées devant un vrai public ce qui pour moi était déjà fou à l’époque ( par vrai public j’entends autre que la famille ou les potes mais des gens qui choississent leur spectacle et payent leur place quoi ) … quand je travaillais dans un petit théâtre rue Saint-Honoré avec un metteur en scène génial fou et atypique … j’y ai rencontré beaucoup de jeunes acteurs qui, aujourd'hui, continuent leur route aussi et font de superbes parcours. On était vraiment très heureux tous ensemble ! On formait un petite troupe et on jouait plein de pièces du répertoire classique. Ces moments là sont gravés pour toujours !

On commençait, on découvrait le milieu, le théâtre, les textes, les mots, on passait au chapeau après chaques représentations. Nous n'avions pas encore ce soucis d'argent, de réel rapport au métier qui, quand on avance, change forcément. On était plus insousciants et seule la passion nous guidait ! Ces années-là sont, pour moi, vraiment importantes car elles m'ont forgé et me permettent aujourd'hui de vraiment me satisfaire de chaque expériences, de chaque moments et surtout de ne jamais être blasée.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous attirent ?

 

Comme vous le dites, ce sont la diversité et la complémentarité qui me plaisent. Quand je pars sur un an de pièce, les tournages me manquent rapidement et inversement. Alors il est possible d'associer les deux mais le rythme est alors très prenant et parfois cela nous empêche de profiter correctement et pleinement de tout. Et aujourd’hui j’ai aussi envie de passer du temps avec ma famille alors je vais attention de ne pas trop m’éparpiller.

 

 

4/ Vous enchaînez actuellement les tournages. Pouvez-vous nous raconter ces belles aventures  ?

 

Je viens de terminer deux tournages que j'ai effectués en parallèle. Qui sont « Lebowitz contre Lebowitz », la série que je tourne avec Clémentine Célarié et le premier long-métrage de Franck Dubosc, « Tout le monde debout », où je joue la petite sœur d'Alexandra Lamy.

 

Les deux se sont divinement bien passés. La série est devenue pour moi comme une petite famille ou j’ai mes repères, je m'y sens chez moi, accueillie, je connais mon rôle sur le bout des doigts, j'adore le faire évoluer et découvrir de nouvelles facettes du personnage d'Irène. Franck Dubosc a été une découverte magnifique, c'est un réalisateur extrêmement consciencieux, professionnel et un directeur d'acteurs incroyable. Il est très tendre et très à l’écoute de ses acteurs, c’est tellement agréable de bosser des gens comme ça. Deux belles aventures ! Vivement les suivantes !

 

5/ Quels sont, en parallèle, vos autres projets et envies artistiques ?

 

J'ai fait plusieurs lectures de pièces, je suis dans l'attente de la concrétisation de certains de ces projets. Je rêve d’une jolie pièce pour la rentrée 2018. Et puis quelques tournages se profilent … mais bon tant que ce n’est pas concret et officiel … j’attends !

 

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

 

Sur du court terme, de passer de très belles vacances avec ma famille et mes potes. Sur du long terme, d'avoir la chance de pouvoir continuer à vivre de ce beau métier et de faire de belles rencontres. De pouvoir savourer chaque moment, parce qu'ils sont précieux, rares. Vivre de sa passion est une grande chance, pourvu que ça dure !

 

Merci Caroline pour votre disponibilité  !

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