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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Alexis Desseaux évoque ses actualités et projets artistiques !

26 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

 Crédit photos : Patrick Sanglade

 

 

Bonjour Alexis,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous serez présent, du 7 au 30 juillet, au Festival Off d'Avignon, pour la pièce « Le choix des âmes ». Quelle histoire y est proposée ?

 

C'est un texte écrit par Stéphane Titeca. Concernant la genèse, un auteur m'a mis en relation avec Stéphane qui a une compagnie en Touraine, «  La tite compagnie  ». Ce fut de suite un partage, je souhaitais certes retrouver l'ambiance de la guerre 14/18 mais que l'on puisse surtout aller bien au delà de cela, dans l'éveil de la conscience. A savoir celle de la nécessité de s’entraider pour se sortir d'une situation aussi terrible soit-elle.

 

Dans l'histoire, un Allemand et un Français se retrouvent dans un trou d'obus. Il leur faut aller bien au delà de leurs propres concepts, de leurs propres limites, de leurs propres capacités pour pouvoir s'entraider et sortir de cette impasse.

 

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Je joue Franz, l'officier allemand, présent depuis deux ans dans les tranchées. Il est musicien, violoncelliste, son père est directeur de théâtre à Strasbourg. Nous ne sommes donc pas dans le cliché du gros accent allemand, il y a juste une petite pointe.

 

Franz a toujours été éveillé justement, à travers la musique et la connaissance d'une façon générale. C'est un homme marié, qui se retrouve là bien malgré lui et qui se persuade, pour tenir bon, de faire à la fois quelque chose pour sa patrie et pour le regard de sa femme qu'il a hâte de retrouver.

 

Je dirai que c'est un personnage qui est plutôt aérien, qui se positionne au niveau du raisonnement et de l'attention de l'âme. Il est un véritable contraste avec la personnalité de Raoul, incarné par Stéphane.

 

3/ La pièce a rencontré précédemment un franc succès. Selon vous, quelles sont les principales clés de cette réussite ?

 

Il y a une vraie complicité humaine maintenant qui s'est installée entre Stéphane et moi. Nous avons joué 65 à 70 fois déjà la pièce, ce fut un parcours très chouette de voyages et de rencontres. Nous ne nous forçons pas, nous rencontrons  et échangeons vraiment avec le public!

 

Comme je le disais avant, nous abordons un thème qui forcément touche chaque être humain, à savoir la conscience. Son éveil, où est-ce que l'on en est avec elle, est-on attentif au delà du raisonnement, a-t-on un désir d'autre chose que notre propre ego dans nos plaisirs mais aussi dans nos souffrances. Mais au delà de cela, qu'est-ce qu'il y a  ? C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur; c'est même une motivation principale pour les choix de textes et de projets... Nous avons une véritable responsabilité dans notre témoignage, non seulement dans notre quotidien mais évidemment dans nos choix professionnels.

 

Le sous-texte, ce qui est écrit entre les lignes, permet de faire passer tout cela. Les spectateurs aiment énormément cette unité et cette communion qui s'opèrent entre nos deux personnages. Il y a un vrai contraste entre eux deux mais si l'on y regarde de près, on s'aperçoit que Raoul et Franz sont un peu une seule personnalité! Tout comme la nôtre car n'y a-t'il pas une certaine dualité en chacun de nous ?

 

4/ Aborder un thème historique n'est pas toujours évident. Justement, quelles ont été les clés pour transformer cette aventure en succès ?

 

L'écriture  ! L'auteur a bien saisi cette notion d'éveil, de conscience dont je parlais mais également la nécessité d'avoir un contraste et une rencontre justifiés. Et tant mieux, on ne fait pas avaler n'importe quoi à n'importe qui. Il faut qu'il y ait une véritable relation humaine existante, c'est le cas, donc les gens y croient.

 

Comme il y a du fond et qu'il y a en plus cette complicité entre les deux comédiens, les gens sentent que quelque chose s'opère. Ce qui est très intéressant car, avec Stéphane, nous sommes très différents, sur nos visions, nos choix de vie, même si j'ai l'impression que ça se resserre de plus en plus. Cela donne forcément une sympathie, une empathie, il y a aussi un bouche à oreille qui se met en place et c'est justifié historiquement. Nous sommes super heureux de pouvoir présenter ce spectacle à des étudiants mais aussi de pouvoir concilier toutes les générations.

 

Nous avons même eu des cadeaux de mamies extraordinaires, lors de nos premières tournées, à Verdun ou bien encore à Avignon. Nous avons reçu des lettres, des souvenirs qu'elles nous ont partagés avec confiance, appartenant à leur papa. C'est vraiment émouvant. Sans oublier les jeunes qui abordent cela au lycée ou même au collège, ils s'aperçoivent que, avant tout, ce sont deux êtres faits de chair et que, au delà de l'histoire donnée dans les livres, on est dans quelque chose d'accessible et de palpable, l'un des avantages du théâtre et du spectacle vivant. Ils sont aussi touchés.

 

Entre deux, nous avons aussi ces générations très différentes qui ont vu pourtant pas mal de spectacles sur la guerre notamment. C'est pourquoi nous voulions échapper à cela mais avec, en même temps, une vraie crédibilité dans l'époque. Nous rejoignons donc un public large.

 

5/ Le Festival déborde de spectacles, tous plus différents les uns que les autres. Comment réussir à se démarquer ?

 

Justement en restant soi-même, en ne mentant pas non plus sur le sujet et en étant le plus disponible possible lors des rencontres faites sur place. En communiquant aussi, par les réseaux notamment. Sans oublier le bouche à oreille, un élément essentiel à Avignon, s'il est bon la première semaine, normalement c'est parti et l'année dernière nous étions complets tous les soirs, ce fut un vrai bonheur. 

 

J'en suis à ma 54è pièce et je ne voulais pas faire ce Festival précédemment, par crainte de cette notion de supermarché, mais on peut avoir de belles surprises quand toutes les conditions sont réunies. 

 

Il faut aussi un bon attaché de presse, j'en profite pour faire un petit coucou à Lynda Myhoub. On a aussi une chargée de diffusion, notre équipe est très dynamique. Autours de nous, Valérie Lesage, la metteur en scène, Léa à la régie. Toutes ces personnes mettent la main à l'ouvrage, vont également tracter dans la rue...

 

6/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

La pièce «  La Bonne Planque  », que je mets en scène et qui est une production Cinetheact  présidée par Antoinette Petitcollot, est toujours en tournée. Je vais opérer encore un changement de comédien, ce qui est très chouette, à chaque fois cela s'améliore et s'enrichit. Nous avons un très beau parcours avec ce spectacle, qui est une vraie bonne comédie, avec un clin d’œil pour le cycle «  Au théâtre ce soir  » qui fête ses 50 ans. Et ce sont surtout les 100 ans de Bourvil. C'est la pièce qui a lancé le cycle, écrite par Michel André pour Bourvil justement. C'est une comédie tout public que j'ai revisitée, qui fait maintenant deux heures dix au lieu de deux heures quarante cinq, qui est très rythmée, très dynamique, avec des portes qui claquent et une super équipe. Tout cela s'inscrit dans les années 60/70, c'est un vrai succès pour l'instant en région. Nous continuons à multiplier les représentations pour savoir si, ensuite, nous la jouerons à Paris ou dans d'autres festivals.

 

J'ai un vrai coup de cœur pour «  L'impasse  », nous ferons une lecture les 17 et 18 juillet en Avignon, avec Jina Djemba. La pièce vient d'être éditée chez Archimbaud, sur une écriture de Michel Lopez. La mise en scène sera signée Caroline Archambault. Sans oublier Sophie Mayer pour la chorégraphie. Nous avons une  très jolie équipe et nous serons en résidence à partir de fin septembre. C'est une sorte de «  Don Juan  » contemporain, extrêmement bien fait, j'aime énormément l'écriture. Un vrai bijou  !

 

En parallèle, toujours soutenu par Cinetheact, j'ai commencé à travailler sur une pièce de Jean-Pierre Delpont. Je retrouve pour l'occasion Vincent Nemeth. Jean-Pierre a imaginé une rencontre improbable entre Talleyrand, que j'incarnerai, et Clémenceau. Leurs deux visions de l'Europe totalement différentes permettent un vrai clin d’œil historique. Une fois de plus, la notion de conscience m'y intéresse, presque la repentance au niveau de ces personnages là. Pour se dire que, malgré une vision de l'Europe totalement différente entre le traité de Vienne et celui de Versailles, il puisse y avoir une rencontre, forcément dans un lieu intangible, de deux caractères très forts. Et qu'on puisse imaginer qu'il est temps pour eux-mêmes de se dire que tout ne passe pas par la connaissance, le raisonnement et les faits historiques. On a là une joute verbale dans un lieu étonnant. C'est un autre énorme coup de cœur pour moi.

 

Ce fut une joie, Alexis, d'échanger avec vous  !

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Dan Simkovitch évoque son actualité et ses projets artistiques !

24 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Dan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous jouez actuellement votre dernier seule en scène « Moi ? Je vais bien ! ». Quelles thématiques y sont abordées ?

 

Tout ce que je fais pour aller bien. Aussi bien au niveau alimentaire qu'au niveau énergétique. Bien sûr, je raconte cela de façon humoristique, je mets en avant surtout les galères mais pas uniquement.

 

A la fin, je donne des petits papiers où j'ai référé les sites internet qui parlent de ce que j'ai dit et les gens sont très contents. Même mon frère qui est venu me voir a voulu un papier.

 

J’aborde aussi bien le crudivorisme qui est mon dada, c'est le cas de le dire, que le fasting, c'est à dire faire un jeûne partiel quotidien de seize heures. Bref, tout ce qu'il faut faire pour ne pas avoir affaire ni à la médecine ni aux diététiciens.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour son développement ?

 

Ma vie  ! C'est aussi simple que cela. Je l'ai écrit il y a deux ans et demi, j'ai voulu parler de ce qui me passionne. Au début, le spectacle aurait pu durer trois heures donc j'ai dû réduire. Ma fille m'a beaucoup aidée pour cela. Je me suis rendu compte que certains détails me plaisaient mais qu'ils n'auraient certainement pas intéressé le public.

 

L'inverse est vrai aussi, notamment une anecdote où j'ai failli devenir bio quand j'avais vingt ans, quand un homme m'a proposé de faire exulter mon corps par l'alimentation. Je me suis donnée une totale liberté de création, d’invention et de choix dans mes souvenirs… (rire)

 

3/ Selon vous, pourquoi plaît-il au public venu vous voir ?

 

C'est extrêmement original, personne ne parle de ce qu'il faut faire pour aller bien, et encore moins en expliquant vraiment les choses. Ça peut parler à tous, cela ouvre des horizons que chacun est libre d'appréhender ou non. Et puis, bien entendu c’est drôle !

 

4/ Quel développement aimeriez-vous pouvoir lui donner ?

 

Clairement, je n'ai plus envie de jouer dans les théâtres parisiens. Il y a 450 spectacles dans la capitale et , sans hyper médiatisation, à la fin, c'est l'artiste qui paie le théâtre. Chose que j'ai faite.

 

Donc, maintenant, je joue chez les gens et cela fonctionne très bien par le bouche à oreille. Je joue face à un public certain, ce qui n'est pas forcément le cas au théâtre, évitant ainsi une certaine angoisse.

 

5/ Vous êtes, depuis quelques jours, sur TMC dans la série à succès « Les Mystères de l'Amour ». Que dire sur ce retour aussi étonnant qu'apprécié ?

 

J'ai été la première surprise. J'étais à Perpignan, en résidence théâtrale, quand l'on m'a appelé pour un rôle. J'ai appris par la suite que ce n'était pas un casting mais que j'avais directement le rôle. Jean-Luc Azoulay avait tout de suite pensé à moi.

 

Cela m'a fait rire, C’est Madame Bellefeuille, vingt ans plus tard, ayant changé de vie, de nom et de look .

 

6/ Comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'aimerais bien que Rosa Sanchez soit un peu avec tout le monde car, pour le moment, elle fréquente toujours les mêmes personnes. Si le rôle venait à prendre de l'importance, j'en serais la première ravie.

 

Mais je ne m'y attendais tellement pas que je prends les choses comme elles viennent.

 

7/ Enfin, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Il y a pas mal de choses. J'ai un autre spectacle, «  Mamies Boum  », que nous avons coécrit avec l'une des deux autres comédiennes. Que sommes nous devenues nous les baby-boomeuses  maintenant que nous sommes mamies  ? Nous l'avons joué cet hiver, chez les gens aussi. Nous l'aimons beaucoup, il marche bien aussi, c'est à la fois drôle, féministe et un peu politiquement incorrect.

 

J'écris aussi. J'ai fait la signature la semaine dernière d'un recueil de nouvelles, «  Des nouvelles des autres  », chez Edilivre. A acheter pour 1,99 euro en virtuel ou à 14,50 euros en version papier.

 

Je viens de finir un roman, « Confessions d'une ingénue de 50 ans », l'histoire d'une cinquantenaire plaquée par son mari. C'est un journal sur un an, plutôt drôle, mais pas uniquement.

 

J'ai réalisé plusieurs courts métrages. Jusqu'à présent, je les ai financés sur mes propres deniers mais le prochain propose une course poursuite la nuit dans Paris. J'ai donc besoin d'un peu d'argent pour le matériel. Je suis ainsi à la recherche d'un producteur pour réaliser cela.

 

Ce fut un plaisir, Dan, de nous entretenir avec vous !

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Julia Dorval évoque sa nouvelle pièce de théâtre, Le jardin d'Alphonse !

21 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Julia,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

1/ Vous êtes actuellement sur la scène du théâtre Michel pour la pièce «Le jardin d'Alphonse». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques y sont abordées ?

C'est une pièce chorale, à 9 personnages, en loccurrence la famille Lemarchand et un couple d'amis très proches. Tous se retrouvent à l'enterrement de Alphonse, le papy. Le déjeuner traditionnel est l'occasion de se parler un peu plus qu'attendu et, finalement, de révéler des secrets et des choses cachées.

A travers cela vont se dénouer des relations, des rapports et les vérités bonnes ou pas vont émerger tout au long de la pièce, dans le rire et l'émotion.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage de Nadège ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je ne peux pas tout vous révéler car on apprend au fur et à mesure de la pièce qui elle est dans la famille. En tout cas, elle a une position stratégique et c'est une femme qui, à mon sens, a souffert et qui est le résultat de cette souffrance.

Maintenant adulte, elle est centrée sur ses intérêts, plutôt intéressée par le porte monnaie des hommes que par leur personnalité. Elle est manipulatrice et pas forcément bienveillante. Elle est vraiment dirigée sur elle mais c'est quelque part justifié, ce que l'on comprend et que l'on perçoit dans la pièce, par son enfance et les difficultés rencontrées.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Selon vous, quelles sont les principales raisons de ce succès ?

La combinaison du rire quasi constant et de l'émotion. Nous avons des thèmes légers qui font rire mais aussi des choses beaucoup plus profondes et universelles qui touchent tout le monde, sur les thèmes de la famille, des secrets, des choses qui pèsent.

4/ Vous êtes 9 sur scène. Cela implique-t-il une adaptation particulière ?

C'est ma deuxième pièce à 9 et ma première était déjà avec Didier Caron. Il faut beaucoup d'écoute et il y a un important travail sur les rapports entre les personnages. Forcément, quand il y en a autant, nous avons tous un rapport différent avec chacun d'entre eux.

Donc il faut vraiment être là-dedans tout en étant dans une cohésion et une fluidité.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J'ai monté une société de production avec laquelle nous avons développés des pilotes d'un programme court que j'ai coécrit. Je vais aussi commencer le développement d'une nouvelle série. Je suis donc beaucoup investie dans l'écriture.

Sans oublier des passages ponctuels sur M6 dans « Scènes de ménages ».

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène ?

Les gens qui ont vu la pièce nous disent avoir passé un très bon moment. Vous rirez, vous serez touchés, vous vous reconnaîtrez dans des personnages, vous reconnaîtrez des gens qui vous sont proches.

Pour le plaisir, il faut aller au théâtre. Il faut aussi encourager les directeurs de théâtre et les metteurs en scène qui ont l'audace d'engager 9 comédiens, avec ce que cela implique.

C'est un tourbillon rare actuellement sur un sujet, les histoires familiales, qui touche tout le monde, dans lequel vous ne pourrez que vous reconnaître. 

Merci Julia pour votre disponibilité !

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