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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Julia Gourand : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

23 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Julia,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes une jeune artiste avec déjà de nombreuses expériences très variées. Notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en courts métrages. D'où vous vient cette passion pour l'exercice artistique ?

 

J'ai commencé le théâtre à 7 ans. Ma maman, qui en faisait déjà en amateur, voulait en fait que je pratique une activité d'enfant. Au début, j'ai essayé la danse mais je me suis vite tournée vers le théâtre et j'ai de suite vu que les gens rigolaient de mes prestations. Je m'amusais, avec le déguisement, à être une autre personne, à changer de vie pendant quelques minutes.

 

Je ne voulais pas forcément en faire mon métier, c'était surtout mon loisir du mercredi après-midi. Le déclic a sans doute eu lieu alors que j'avais 12 ans, lorsqu'une jeune femme étudiante en cinéma, d'origine coréenne, est venue m'aborder à la sortie d'un spectacle de ma maman.  J'ai attendu que tout le monde sorte de la salle pour m’asseoir sur la scène, regarder les gens partir et m'imaginer que j'étais là depuis le début. Cette femme m'a proposé de participer à son court métrage.

 

Dans ce programme muet, je devais faire une ado ayant un frère jumeau un peu instable et seuls le regard et le corps devaient donner les émotions. Ce fut ma première expérience caméra, un moment très chouette. Ce qui m'a donné l'envie d'en faire mon quotidien. Mes parents étaient d'accord pour me soutenir à la condition que je mène des études en parallèle. J'ai passé mon premier casting un an plus tard. La directrice a incité mes parents à me faire continuer dans cette voie.

 

Malgré l'échec à quelques castings, j'ai toujours persévéré, étant convaincue d'une sorte de hasard bienheureux qui m'accompagne, comme cette jeune étudiante qui m'avait abordé quelques années auparavant.

 

2/ Qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien ?

 

J'aime le plaisir de rentrer dans la peau de quelqu'un d'autre. C'est schizophrénique de dire cela, mais cette envie d'être autrui attire.

 

Je pense que le personnage part forcément de nous. Même pour un rôle à contre emploi de notre personnalité, on se raccroche à des sentiments intimes et propres. Je trouve fascinant le lien entre les goûts du personnage et nos propres sensations. Se raccrocher à ce que l'on aime fait ressurgir l'émotion et, ensuite, le spectateur recolle les morceaux.

 

C'est aussi l'occasion de découvrir des sentiments jamais vécus. Dans le théâtre classique, j'ai joué Phèdre et le contenu est impensable. Personne n'a envie de vivre cet amour qui se consume de l'intérieur au point de vouloir se tuer. Il a fallu que je puise au plus profond de moi.

 

J'aime ce moment où l'on est sur scène, ou en train de tourner, et que l'on oublie tout. On ne sait alors plus qui on est. Une connexion totale est faite avec le personnage. On sent alors le silence des spectateurs ou des techniciens. On peut parler d'une perte de contrôle, c'est un lâché prise.

 

3/ Êtes-vous plutôt attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous plaisent ?

 

Je n'aime pas m'ennuyer, j'aime tout. Je pense que le théâtre et le cinéma ne peuvent pas rentrer en concurrence. Sur les planches, on a les résultats de suite dans le public, il y a plus d'adrénaline, j'ai d'ailleurs une petite préférence pour cet art. Contrairement aux plateaux, on ne peut pas couper pour recommencer.

 

Dans les deux cas cependant, on n'est pas tout seul. Ce n'est pas une passion qui doit être vécue individuellement. L'ambiance d'un plateau est proche de celle de la troupe, une sorte de bienveillance collective où tout le monde essaie de porter un projet en commun et de le valoriser au maximum. J'aime ces ambiances.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Tout dépend de l'exigence du rôle. Par exemple, pour « Alice Nevers », je jouais une jeune fille qui se convertissait à l'Islam et qui voulait faire le Djihad. Je ne pouvais clairement pas arriver sur le plateau sans préparation. Je me suis renseignée, j'ai regardé des documentaires, j'ai essayé de comprendre pourquoi ces filles sans histoire veulent partir en Syrie. Pour ensuite me raccrocher à des expériences personnelles, afin d'avoir des points de connexion entre les scènes et ce que j'ai déjà vécu.

 

Dans ma préparation, je me fais aussi un diaporama d'images. Je me rattache à des souvenirs ou des expériences, je fais ma petite cuisine personnelle pour, sur le plateau, rentrer dans l'émotion grâce à ces images lorsque j'entends « action ! ».

 

L'apprentissage du texte se fait plutôt facilement, j'ai une bonne mémoire. Je le révise en faisant autre chose, pour gagner en naturel. Il faut aussi travailler à plusieurs pour apporter du concret, du contexte, de la pertinence. C'est important pour être efficace de suite sur le plateau.

 

5/ A l'inverse, juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

La peur ! Là encore, cela dépend du type de rôle et de la nature de la pièce. J'avoue, je me sens très à l'aise dans la comédie. Généralement, je saute partout, je dynamise mon corps pour arriver avec une énergie au taquet.

 

Inversement, pour un rôle dramatique, tout en nuance, j'essaie au contraire de ne pas courir partout pour ne pas dépenser mon énergie. Je récite mon texte, je revoie mes images et il ne faut alors pas m'embêter. C'est une sorte de préparation mentale. Il y a aussi la méthode des actions physiques pour connecter le cerveau aux émotions attendues.

 

Je fais aussi du chant. J'ai beaucoup plus peur avant de monter sur scène. Non seulement je me prépare dans l’énergie mais je travaille aussi ma voix pour qu'elle ne tremble pas.

 

Je crois qu'il est important aussi de connaître les besoins de préparation de ses partenaires pour mieux encore les respecter le moment venu. Chacun a son propre métabolisme et donc ses propres besoins pour se concentrer efficacement.

 

6/ Enfin, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

J'attends des résultats de castings et je finalise aussi ma bande démo chant pour pouvoir postuler dans ce domaine. Je passe en 3eme année du cours Florent et je vais préparer le concours au CNSAD. Je suis prête à moultes aventures artistiques !

 

Cet échange fut un plaisir Julia !

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Marie Legault évoque son parcours et ses projets artistiques !

23 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Marie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une hyper active, à la fois comédienne, mannequin mais aussi coach sportif. Pour quelles raisons votre quotidien vous plaît-il tant ?

 

J'adore cette variété, tout se complète énormément. Il faut avoir la même énergie sur un tournage qu'en animant une séance de sport. Pour être une bonne animatrice sportive, je me sers de mes expériences de comédienne. Inversement, lorsque j'ai été rubriquarde chez Dechavanne dans « Coucou c'est nous ! », il fallait avoir aussi cette spontanéité et cette énergie. Même chose en tournant des caméras cachées pour Ardisson dans le cadre du « Bar de la plage ».

 

Le fait d'être en super bonne forme physique me permet, au théâtre, de proposer au metteur en scène quelque chose de dynamique. Cela donne aussi une certaine endurance, une certaine présence et une capacité à pouvoir emmagasiner un maximum d'informations pour ensuite les restituer pleinement.

 

Je trouve que tout se complète vraiment bien.

 

Comment parvenez-vous à gérer un emploi du temps aussi rempli ?

 

Pour moi, la semaine dure 7 jours sur 7. Il n'y a rien qui m'épuise car tout me passionne, chaque activité se nourrit d'une autre. C'est varié justement. Ce n'est jamais usant mais tout le temps surprenant. Il n'y a pas de routine.

 

J'aime tout ça, c'est une passion.

 

2/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la complémentarité et la diversité qui vous plaisent ?

 

Je suis une touche à tout, il y a des moments où je peux décrocher plus de pubs, ce qui m'éloigne un peu des autres domaines et ils finissent par me manquer aussi. Mais les choses se combinent bien généralement. C'est aussi un cercle vertueux, une publicité en entraîne une autre. De même dans les autres thématiques.

 

J'ai récemment fait une audition pour «  Plus belle la vie  » et cela m'a fait bien plaisir. Par choix, je n'avais pas fait de casting depuis un petit moment pour des séries télé. Ce serait pour six jours de tournage, dans un rôle qui me correspondrait bien, une maraîchère bio pétillante pleine de charme. J'espère que cette fois ci sera la bonne. J'aime jouer et les rôles plus profonds, plus tragiques, plus dans l'émotion m'attirent aussi.

 

3/ Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

 

Je ne conçois pas les choses autrement. Je suis pluridisciplinaire. Je peux surprendre avec un court métrage à contre emploi, où je ne suis pas mise en valeur physiquement, mais avec beaucoup d'émotions et d'intériorité.

 

Je suis aussi coach sportive, diplômée, avec une clientèle qui me suit fidèlement depuis plusieurs années. On peut donc parfois avoir du mal à me cerner, mais c'est tout moi aussi. Sans oublier que j'ai gagné l'année dernière le concours de Madame France. A l'étranger, les gens trouvent cela super, jusqu'au Québec où des amis m'ont félicité, alors que les français ne sont pas très branchés concours. Je suis fière néanmoins de ce titre.

 

4/ Retenez-vous spontanément une expérience plus que toutes les autres ?

 

J'aime tout ce que je fais. Disons qu'il y a des activités qui sont plus alimentaires que d'autres. j'avoue qu'avoir donné la réplique en anglais à Tony Richardson dans une série pour la BBC, « Le fantôme de l'opéra », m'a énormément marqué. Le fait de me retrouver devant un acteur de ce prestige là donne des frissons.

 

J'ai joué aussi dans « Highlander », un rôle en anglais. Quel bonheur ! A la fin du tournage, on en pleure, on ne veut pas que ça s'arrête. Seul le jeu de l'actrice m'a procuré ces sensations aussi fortes.

 

J'aime la comédie aussi, j'ai joué dans un Feydeau avec Martin Lamotte et Chantal Ladesou pendant plus d'un an au théâtre de la Michodière. J'ai une palette de jeu assez large. Je me suis même posée la question de m'écrire un one woman show, être sur scène et partager un moment fort, privilégié avec le public me plaît.

 

5/ Quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

Une publicité « Newfeel » est sortie pour Décathlon, pour la marche nordique. J'ai fait la femme du double champion du monde et triple recordman du monde Olivier Capelli, il fallait que je sois à la hauteur de ce pas si particulier.

 

J'ai aussi une page couverture beauté pour un magazine belge, « Plus Magazine », qui sortira fin août. Des jolies pages mode et j'en suis très contente. C'est la deuxième fois que ce magazine fait appel à moi et nous avons fait des choses encore plus jolies.

 

Dans une autre publicité qui sortira fin août également, j'ai fait une jeune maman pour le site Calor. Sur internet toujours, vous pouvez me voir dans une publicité pour Actimel. On m'y a demandé de faire plein de postures de Yoga en buvant un Actimel, c'était acrobatique et amusant. J'aime relever des défis.

 

L'automne s'annonce riche en diverses activités, notamment pour de beaux tournages à venir.

 

Vous pouvez me suivre sur ma page Instagram : https://www.instagram.com/marielegault/

 

Ce fut un plaisir, Marie, d'échanger avec vous !

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Jean Blanc, artiste aux multiples casquettes, évoque ses spectacles jeune public et ses nouvelles soirées d'humour !

17 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Jean,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, entre autres auteur, metteur en scène et comédien de pièces jeune public. Pourquoi vous concentrez-vous principalement sur cette thématique ?

 

C'est le hasard complet. Au départ, j'étais régisseur dans un théâtre, j'étais donc davantage orienté scénographie, technique, lumière, son. Il s'avère que ce théâtre faisait beaucoup de spectacles jeune public. Un jour, malheureusement, nous avons été plantés par un programme sur des pirates, qu'il a fallu remplacer au pied levé.

 

J'ai préparé cela en deux heures, avec un ami. J'ai trouvé ça sympa, ça m'a plu, j'ai aimé le côté ludique. Il y a quelque chose de sain, de simple, de drôle. C'est amusant de jouer pour les gamins, ils y croient vraiment. On touche au coeur même de la comédie. Il n'y a pas de convention théâtrale avec eux.

 

2/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Pour «Capitaine crochu», j'ai fait un mix entre le Capitaine Crochet, «Pirate des Caraïbes» et le film «L'impasse». Pour «Docteur Maboul», j'ai pris le personnage de «Retour vers le futur».

 

 

 

«Les mystères de Toutan Karton» vient de «La nuit au musée». Comme cela touchait à l’Égypte, j'ai dû bien me documenter car expliquer le passage de la mort, la réincarnation à des petits est vraiment compliqué. 

 

3/ Vous proposez actuellement plusieurs spectacles à l'affiche parisienne, notamment à La Comédie Saint Michel. Pourriez-vous nous les présenter ?

 

 

«Capitaine crochu» est un spectacle partagé en deux. Il est présenté par un vieux magicien qui amène le personnage principal. Il est téléporté mais, pour cela, il doit réussir quatre tours de magie. Ce qui n'est pas gagné car ce magicien perd un peu la boule. Il a des fonds d'Alzheimer qui arrivent et qu'il ne contrôle pas. Cela met un peu la pression sur le public car les spectateurs doivent l'aider pour réussir. Une fois cela accompli arrive alors le capitaine crochu, qui est poursuivi par un crocodile jeteur de sorts. Pour que les petits puissent partager le trésor, il faut qu'ils aident le capitaine, ils doivent le sauver en disant des formules magiques, en chantant, en donnant des coups de balai au crocodile.

 

 

Dans «Docteur Maboul», il y a deux personnages. Augustin, qui a la maladie du sommeil et qui veut en guérir, veut faire la même machine que Docteur Maboul qu'il a vu sur Youtube. Qui fait apparaître et disparaître des tas de choses extraordinaires. N'y arrivant pas, il se rendort et, pendant son sommeil, apparaît le docteur. Il fait des trucs de fou, il arrive à maîtriser le temps, il arrive à créer la neige, il arrive à faire que l'eau devienne solide, il arrive à créer des effets lumineux, à diffuser de la lumière dans la salle. Ce docteur va ensuite fabriquer, grâce aux enfants, le médicament qui va guérir Augustin de sa maladie du sommeil. En récompense, le docteur lui a fait des bulles de savon géantes. Les petits participent vraiment, montent sur scène.

 

On est à chaque fois entre l'animation et le spectacle. Ces programmes sont également jouées à Nantes et en région Paca.

 

4/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Il y a surtout le Battle Comedy Show. J'ai pris le concept des ligues d'improvisation, c'est à dire en mode fight, et le concept des scènes ouvertes, c'est à dire que les humoristes, débutants ou non, viennent présenter leur sketch sur cinq minutes. Si le public les retient, ils ont une deuxième étape, la confrontation avec un autre humoriste, sur un thème drôle, dramatique, poétique, tout ce que l'on veut.

 

 

Je veux monter d'autres facettes de l'improvisation. Une belle impro n'est pas forcément comique et j'aimerais éclairer ce côté-là. Mais cela peut être très drôle aussi.

 

Ensuite, comme dans les ligues, le public vote avec des cartons rouges ou jaunes. A la fin de la soirée, il n'en reste qu'un, qui repart avec la moitié de la recette de la soirée. Ou alors il remet son titre en jeu et la prochaine fois, s'il gagne, il remporte le double. Il y a donc un vrai challenge. Sachant que toutes les battles se passent sur un ring de boxe.

 

Je présente la soirée, j'ambiance la salle, en mode années 50, avec le noeud papillon et le micro qui descend. Cela dure une heure.

 

Ce concept, vraiment nouveau, verra le jour, je l'espère, en septembre, sans doute dans une salle à Bastille. J'en suis très fier.

 

Merci Jean d'avoir répondu à nos questions !

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