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theatre

Théâtre Montmartre Galabru : Marina Gauthier évoque la programmation en cours et à venir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marina,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Depuis quelques temps, vous êtes à la direction artistique du théâtre Montmartre Galabru. En quelques mots, comment décririez-vous ce rôle ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?

Tout simplement, cela concerne la communication, la programmation et la partie marketing du théâtre. J’aspire à trouver une cohérence dans la qualité des spectacles. J’affectionne aussi l’accompagnement de nos artistes pendant la période d’exploitation, pour qu’ils puissent détenir les quelques atouts pour le développement de leur spectacle.

 

 

On peut penser que vos expériences personnelles au théâtre précédemment vous aident ?

Forcement ça aide. J’ai pu monter trois pièces de théâtre dont deux ici, j’ai été confronté à toutes les difficultés et toutes les étapes d’un projet. Je crois profondément au pouvoir de la transmission. Aujourd’hui j’apprécie donner quelques conseils et aider les jeunes compagnies pour qu’ils aillent au bout de leur projet.

Ce théâtre est chargé d’histoire, on sent et ressent toute l’âme du lieu dans les coursives et dans la salle…

Totalement ! Souvent, quand j’arrive étant souvent la première, je ressens une présence. Cela m’inspire et m’encourage de me dire que c’est Michel Galabru. Ce théâtre a vraiment une histoire, c’était anciennement le conservatoire Renée Maubel, là où les plus grands artistes venaient répéter, Brasseur, Fresnay etc… Michel Galabru a tenu à en faire un lieu fort de partage. C’est ce que la plupart de nos compagnies disent, ce théâtre a quelque chose et on s’y sent bien.

 

 

Une quinzaine de spectacles sont à l’affiche. Les genres sont-ils similaires ou, à l’inverse, très variés ?

Je n’ai pas de ligne de programmation précise. Je suis ouverte à tout type de thème, mon seul objectif à long terme est la qualité dans la diversité. J’aspire à proposer des spectacles qui pourront plaire à tous les goûts. Actuellement du classique, contemporain, comique, du drame, comédie dramatique, seul(e)s en scènes, créations originales et des stand-ups.

Quels sont justement les principaux spectacles actuellement à l’affiche ?

Pour commencer, nous avons le spectacle « Coming out », de Medhi Djaadi, qui cartonne. Il est complet déjà jusqu’à début décembre, on est très contents pour lui. C’est un superbe seul en scène.

 

 

Nous avons également  une divine pièce musicale « L’empereur des boulevards » qui se termine bientôt et « Monsieur Chasse » Feydeau revisité en comédie pétillante qui prolonge en 2022.  

 

 

Nous avons aussi « Il s’est arrêté de pleuvoir », une pièce contemporaine assez poétique qui parle de la conscience humaine. Sans oublier « Mademoiselle », un des premiers boulevards qui a été écrit dans les années 30. C’est fin, c’est léger et intelligent, mené par une troupe de vrais amateurs de théâtre qui jouent chez nous depuis plusieurs années déjà.

 

 

En complément, des showcases et représentations exceptionnelles sont à venir prochainement…

Prochainement en 2022, la sulfureuse troupe burlesque des « Olala girls » qui arrive avec « Cabaret Olala ! » dirigé par la grande Emilie Loison, elle même enseigne des cours de burlesque et d’effeuillage. On peut apercevoir aussi dans les showcases à venir Alain Turban, un très bon chanteur pianiste, on est ravis de le recevoir. A nouveau du Feydeau, avec « On purge bébé » menée par une troupe dynamique. Le retour de « l’Envie d’avant » les anciens élèves des cours Florent dans un doux drame sociale. Mais aussi avec les comédies phares de Fabrice Blind, avec chaque mois une nouvelle. Ce sera les Mardis en 2022.

 

 

En lien avec votre rôle, vous arrive-t-il d’échanger avec le public à la sortie des spectacles pour avoir leur ressenti ?

C’est parce que nous souhaitons avoir cet échange avec le public que nous avons créé une sorte de partenariat de confiance et de partage avec le restaurant « Le café qui parle », qui est juste à côté du théâtre. Le propriétaire adore l’art et les compagnies, il les accueille à la sortie du spectacle, pour qu’ils puissent y retrouver leur public et échanger dans la convivialité. C’est important pour moi aussi d’être présente la journée et en billetterie, le plus que possible pour établir un réel contact avec le public.

Dans cet agenda bien rempli, avez-vous quand même le temps de développer des projets purement artistiques ?

Je fais de la peinture à l’occasion et je continue d’écrire. Également de la direction et coaching d’acteurs pour leur projet personnel ou pour les préparer à des castings.

 

 

Justement, en complément des spectacles évoqués plus haut, on imagine que la programmation 2022 est déjà bien avancée ?

A partir de la rentrée 2022, nous aurons aussi « Le tartuffe », avec une mise en scène originale et moderne. On aura également « Pour l’amour », une comédie dramatique, « mélancomique »  et bien d’autres surprises…

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Ce que l’on peut me souhaiter personnellement, c’est de garder mon âme d’enfant, ma créativité et ma curiosité. Ce que l’on peut souhaiter au théâtre Galabru, tout simplement, un peu la même chose, que le public continue de venir nous voir, il a autant besoin de nous que nous avons besoin de lui. Il y a de l’humain et du partage dans l’art, je pense que le théâtre est essentiel pour tous. Donc ce que l’on souhaite, c’est d’avoir des sièges remplis et de la bonne humeur.

Merci, Marina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Emmanuelle Boidron évoque sa nouvelle pièce de théâtre, à l'affiche au théâtre Edgar !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emmanuelle,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

A partir du mardi 28 septembre, vous serez à l’affiche, au théâtre Edgar, de la pièce « Le switch », aux côtés de Capucine Anav et d’Alexandre Pesle. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de retrouver les planches et le public ?

J’en ai presque les larmes aux yeux, c’est une joie extrême, évidemment, de revenir sur scène. Ça m’a manqué terriblement, j’espère que ça a manqué aux gens, je le pense parce qu’on me le dit souvent. On est tous les trois aux anges de pouvoir repartir sur les planches, en plus avec un petit bijou comme cela, c’est que du bonheur, franchement. Je connaissais Luq Hamett, le directeur du théâtre Edgar, avec qui j’avais travaillé il y a deux ans, qui est une personne que j’aime beaucoup. J’apprécie sa façon de travailler. C’est un projet que l’on avait déjà avant toute cette période donc, enfin…on l’a attendu, on l’a digéré, on l’a bien maturé et, maintenant, on se sent vraiment surexcités de le proposer au public.

Avec vos propres mots, pour ce que vous pouvez en dire, comment décririez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie moderne, un peu un Vaudeville moderne, à trois personnages : le mari, la femme et la maitresse. La modernité est qu’il va y avoir un switch, elles vont vouloir échanger un peu les rôles de la maitresse et de la femme, ce qui ne va pas simplifier les choses pour le mari, évidemment, puisqu’il va falloir qu’il gère cela. Ça donne plein de situations assez cocasses. J’aime beaucoup, on peut montrer deux couleurs, la femme qui essaie de devenir une maitresse, la maitresse qui essaie de devenir une femme. Avec le mari qui essaie de se débattre entre tout ça, ce sont des situations qui me font beaucoup beaucoup rire et qui, j’espère, feront rire le public, évidemment.

 

 

Quelles sont, du coup, les principales caractéristiques de votre personnage ?

Je suis la femme, plutôt bien rangée, bien bourgeoise, bien classique, un peu endormie on va dire sur son couple. Evidemment, la maitresse est complètement différente. Au début, Marc Fayet avait écrit cette pièce pour deux femmes à peu près similaires, du même âge et, grâce à Capucine qui a été choisie pour interpréter la maitresse, il y a aussi cette différence de générations qui apporte pas mal. On en rit beaucoup, c’est un petit plus aussi, je trouve, qui s’est créé grâce à cette distribution.

Avez-vous des sources particulières d’inspiration pour votre personnage, aux deux facettes ?

Pas vraiment ! Je suis une femme mariée donc ça me parle quand même. Mais, non, j’ai vraiment lu la pièce et appris le texte vierge de tout apriori. Du coup, ça s’est surtout fait en répétant avec Alexandre et Capucine, on a alors pu créer les personnages. Je sais aussi que Luc aime bien que l’on apprenne le texte de façon plate pour mettre ensuite, ensemble, toute la couleur et tout le jeu que l’on a envie d’y ajouter, ainsi que les personnalités, les tics, les petits défauts, les petits caractères qui se dessinent.

Ces deux facettes du personnage vous permettent aussi, en tant que comédienne, une palette de jeu très large…

Carrément ! C’est ce qui m’a beaucoup plu dans le rôle de la femme en fait. Je me suis dit que c’est quand même génial, c’est une femme qui veut essayer d’être à l’inverse de ce qu’elle est. Chaque scène est différente à jouer, c’est un bonheur. En plus, il y a des extrêmes à interpréter, ce qui est chouette.

Luc a beaucoup de bonnes idées je trouve, il nous donne de belles indications. Même si c’est bien tranché, c’est quand même plein de nuances. On apporte aussi chaque jour, on trouve tout le temps des choses, on colore petit à petit, un peu plus à chaque fois. On a chacun notre univers avec notre personnage, c’est un bonheur à jouer, j’adore aller dans des choses que je n’ai jamais faites, même que mon personnage n’aurait jamais faites.

 

 

On est à quelques heures de la première. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

On est impatients, ça y est, on a bien cravachés quand même, on a envie maintenant de n’avoir que le plaisir d’être sur scène, d’avoir le public avec nous et leurs réactions. Cela va nous transcender aussi, forcément car c’est une comédie. Donc on attend surtout le public et sa réaction.

Luc a voulu faire une comédie, les gens vont revenir au théâtre, ils ont envie de s’amuser, ils ont envie de légèreté, ils ont envie de plaisir, de joie, de rires. Du coup, c’est vraiment ce que propose ce spectacle. Je pense que ça devrait le faireJ.

Vous retrouvez un lieu dans lequel vous aviez joué il y a deux ans environ et qui, en plus, entretemps, avait été refait.

C’est génial de retrouver toute l’équipe, le régisseur, le caissier, le directeur Luc et l’endroit. Dès que j’arrive, je m’y sens bien parce que je le connais. Je connais aussi ses petits défauts. On a beaucoup de changements de costumes, c’était déjà le cas sur ma dernière pièce, j’avais bien souffert de cela donc je connais les endroits où il ne faut pas aller. De manière générale, c’est quand même très agréable de retrouver un endroit que l’on connait et qui, en plus, a changé, effectivement, en bien. Avec de la clim et de beaux fauteuils…ça devrait être parfait maintenantJ.

Que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle aventure ?

Juste qu’on ait le public. C’est maintenant ce que l’on attend. On s’amuse sur scène et on veut amuser les gens. On attend qu’ils soient là et ça devrait être un bel échange. J’adore passer mes soirées au théâtre, c’est quand même un vrai bonheur. On joue jusqu’au 15 janvier, pour une centaine de dates et on a une tournée derrière. On s’entend tous très bien, on s’amuse, on se plait, on se respecte, c’est du pur bonheur.

En complément, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

Là, on a fait vraiment un mois de grosses répétitions intensives donc ça laisse peu de temps pour autre chose. Malgré tout, j’ai une lecture prochainement pour une autre pièce que j’aime aussi beaucoup, que l’on avait un peu commencée à travailler il y a quelques temps. C’est une chouette pièce, sur la création du personnage de Mickey, ça s’appelle « Walt et Lily », sur Walt Disney et sa femme Lily, que j’interpréterai. C’est une très très très jolie pièce, que j’aimerais beaucoup voir montée.

Merci, Emmanuelle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Anne Charrier évoque son rôle de membre du jury au Festival de la Fiction Tv de La Rochelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anne,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On se retrouve au Festival 2021 de la fiction TV de La Rochelle, où vous êtes membre du jury. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

Oui, oui, oui, c’est super ! Pour plein de raisons, déjà parce que j’ai un très bon souvenir de La Rochelle au travers des divers projets que j’y ai présentés. Et puis j’ai eu la chance de recevoir le prix d’interprétation en 2017 donc je vois aussi l’impact ainsi que le gros plus que ça a. Cet adoubement de nos pairs est quand même quelque chose d’important. Donc je prends cette responsabilité très à cœur, je suis très sérieuse sur la charge de travail.

Au-delà du rôle en lui-même, le fait de retrouver le public et la proximité des gens du métier doit faire chaud au cœur, dans le contexte actuel ?

Ah oui, oui, bien sûr, c’était essentiel de revenir à cela. Sachant qu’il y a quand même de grosses contraintes avec le public. On n’a pas les séances de dédicaces, qui s’organisaient d’habitude et qui font partie intégrante des festivals. Parce que c’est une rencontre particulière avec une partie du public. On les croise quand même dans la rue, on fait des photos mais c’est très heureux de pouvoir revenir dans ces lieux, de croiser et la profession et le public. Même entre nous, on se voyait très peu, sauf pour les projets concrets mais, en fait, on n’avait plus de réunion, on n’échangeait plus de vive voix autour des projets, sauf si on travaillait concrètement ensemble. C’est une des grandes joies de ce presque post Covid.

Guillaume de Tonquedec le disait, il vous connaissait car vous aviez récemment tournés ensemble mais il ne connaissait pas les 5 autres membres du jury. Est-ce pareil pour vous ? Est-ce aussi l’occasion de rencontrer d’autres corps de métiers ?

Oui, oui, absolument ! Je connaissais le travail de certains d’entre eux mais c’est vrai que l’on ne se connaissait pas personnellement et c’est très enrichissant. Parce que l’on vient d’univers différents, on a des carrières différentes, des expériences différentes et je trouve que ça valorise les échanges, que ça les renforce. On n’a pas le même regard, on n’a pas les mêmes réactions, on ne réagit pas aux même choses, on n’est pas impacté de la même façon, voilà c’est très heureux comme échanges. Les retours que l’on a de chaque projection sont très riches, je trouve.

A titre plus personnel, en amont d’une projection, vous renseignez-vous déjà sur le projet ? Ou, à l’inverse, avez-vous cherché à rester la plus neutre possible ?

Je regarde le casting et le thème mais c’est vrai que je ne fais pas un travail de fond comme celui que je ferais si j’étais amenée à travailler avec quelqu’un. Parce que, en fait, il faut avoir une zone de recul, d’autant plus que l’on juge aussi des travaux de gens que l’on connait, avec lesquels on a travaillé, avec lesquels on a échangé, dont on aime le travail ou avec lesquels on a un affectif. Il faut rester le plus neutre possible, c’est irréalisable d’être totalement impartial, il y a forcément une histoire, même si on ne souhaite pas la considérer mais on fait vraiment l’effort de rentrer dans chaque projet complètement en essayant de faire le vide.

Justement, quand vous rentrez dans le projet, est-ce votre œil de téléspectatrice ou celui de comédienne qui regarde la proposition ?

C’est intéressant parce que je me posais cette question-là. Je crois que, inévitablement, le fait de faire partie de ce métier nous gâche un peu le plaisir immédiat. Parce que, quand même, on a un regard pro sur certaines choses. Pour ma part, ce regard pro se réveille quand je ne suis pas emportée. C’est-à-dire que, à un moment donné, je me demande pourquoi on n’a pas fait ça comme ça. Si ces questions-là ne se posent pas, c’est que, en fait, je suis rentrée dans ma zone de spectatrice et que je suis portée par l’histoire et les acteurs. Donc j’essaie quand même de valoriser ce regard-là, c’est-à-dire celui où la raison se met de côté pour être le plus dans l’émotion. C’est un média qui est supposé révéler des émotions donc j’essaie de rentrer fraiche, la plus fraiche possible.

 

 

Guillaume le disait récemment, à ce stade-là des projections, il a noté une très grande qualité dans les propositions. On peut imaginer que c’est un point de vue que vous partagez ?

Oui, oui, tout à fait ! On voit la télé évoluer, c’est-à-dire que, sur certains projets, on n’a plus ce clivage cinéma/télé qui est déjà obsolète depuis très longtemps. Mais on voit des projets que l’on pourrait avoir vus clairement au cinéma. On voit de la télé aussi bien de grand spectacle, que de la télé d’auteurs, que de la télé plus mainstream mais de grande qualité. C’est le point commun à tous ces projets. C’est ça que je trouve très heureux et très enrichissant. J’ai l’impression de voir évoluer la télé, entre le moment où j’ai commencé et maintenant. Je vois arriver de jeunes comédiens avec un talent fou et des metteurs en scène hyper inventifs. On sait que les moyens sont parfois limités économiquement, on voit alors une grande capacité d’innovation et d’audace, c’est très réjouissant.

On peut donc penser que les délibérations jusqu’au rendu final vont être intenses ?

Oui, je pense. Bien sûr, on échange entre nous et on a des impressions. Mais on essaie de ne pas influencer les autres sur des choses que l’on aurait vues et qu’ils n’auraient pas vues. Toutefois, il y a des lignes claires qui se dessinent quand même, bien sûr je ne dirais rien. Il y en a d’autres où on attend les retours de nos camarades pour étayer un peu des impressions, il y a des choses où je serais incapable aujourd’hui de donner un palmarès clair.

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets du moment en cette période de rentrée ?

Ce sera le théâtre en ce qui me concerne, je vais commencer des répétitions pour une pièce qui va se jouer au mois de janvier, une pièce de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, qui s’appelle « Berlin, Berlin », mise en scène par José Paul. Qui est une comédie extrêmement drôle, j’espère du moins qu’elle le sera, en tout cas elle l’est à l’écriture. Elle est un peu dans la veine de « To be or not to be », c’est très enlevé, avec des personnages très marqués, c’est très drôle. On commencera par Paris et il y aura forcément une tournée.

Merci, Anne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marine Griset évoque sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Edgar, de la pièce à succès « Amants à mi-temps ». A titre plus personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de retrouver la scène et le public ?

Clairement ! On avait hâte de retrouver les planches et, en plus, on a la chance d’avoir le public au rendez-vous. On est programmés à Paris mais on tourne aussi beaucoup en Province. La pièce se joue depuis presque 5 ans, on a fait plus de 3000 représentations et on a plusieurs équipes, c’est pour cela que je suis en alternance avec Mathilde Bernard. Nous avons retrouvé le public parisien et le public de tournée, c’est vrai que ça nous a fait un bien fou car ça nous avait manqué.

 

 

Avec vos propres mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie, un Feydeau moderne, qui nous parle de cette femme que j’interprète, Patricia. Qui, à un moment donné, va devoir, dans son parcours de vie amoureuse, chercher le bonheur tout simplement, comme beaucoup d’entre nous. Sa quête du bonheur passe par la rencontre de deux hommes complètement et diamétralement opposés, Christian qui est plutôt, on va dire, un intellectuel, calme, posé, philosophe et Vincent, qui travaille à Rungis, qui est plutôt bestial, leur relation est plus charnelle qu’intellectuelle. Patricia n’a pas su choisir entre ces deux hommes. Elle gère plutôt bien son emploi du temps avec ces deux amants, puisqu’elle voit Christian du lundi 15h au mercredi 15h et Vincent du mercredi 16h au vendredi 16h. Bien évidemment, à un moment donné, il y a une rencontre qui n’était pas prévue entre ces trois protagonistes et, du coup, des portes claquent, des cris et plein d’émotions éclatent.

 

 

On y retrouve de jolis moments de vie et de partage qui peuvent parler à tous, ce n’est pas juste une histoire d’amants dans le placard. On parle vraiment de la condition de la femme, de la femme objet, s’il faut vraiment se plier à la personnalité d’un homme pour lui plaire. Quand elle est avec Vincent, elle joue ce qu’il a envie d’avoir, une femme très charnelle, très sexy alors que, avec Christian, elle est douce, elle lui prépare son petit thé. Elle se pose de vraies questions : doit-elle être elle-même pour que ces hommes l’aiment ? Ou doit-elle forcément changer et être différente ? Il y a plein de jolies couches dans l’écriture de cette pièce au-delà du comique des situations.

Au moment de l’interprétation de votre personnage de Patricia, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

En fait, je suis arrivée vraiment à la création donc on était dans un travail, avec Jérôme Paquatte, le metteur de scène, de totale liberté de pouvoir proposer. Il l’avait montée avec une équipe mais la comédienne avait très rapidement décidé d’aller vivre en province donc, en fait, j’ai repris le rôle alors qu’il était encore en rodage. J’ai y mis ma personnalité, vraiment. Je n’ai pas cherché à m’identifier à quelqu’un, il voulait en plus que ce soit moderne. En fait, c’est une femme d’aujourd’hui, hyper actuelle et je porte la parole de toutes les femmes.

 

 

On imagine que, après toutes ces années de représentation, il y a eu des adaptations personnelles dans le jeu et dans l’interprétation ?

Oui, complètement ! En plus, on travaille, comme je le disais, avec un metteur en scène qui nous a laissés créer et proposer. Par exemple, il y a une scène folle entre les deux hommes, une espèce de bagarre complètement burlesque et il est arrivé avec une page blanche en répétitions. Du coup, ce sont les comédiens qui ont pu proposer, vraiment c’était un travail collectif.

Ca a pris une folie et une ampleur au fur et à mesure des représentations et, aujourd’hui, c’est une machine qui roule, peu importe les équipes. Elle est très précise, très rythmée, chaque scène est vraiment découpée de telle manière à ce que le public puisse aller de rebondissement en rebondissement, sans jamais s’ennuyer.

De façon générale, quels principaux retours vous font les spectateurs après le spectacle ?

Surtout en ce moment, ce sont des remerciements, des « que c’est bon de rire, de lâcher la pression ». Ils se laissent embarquer dans cette folie douce et cette légèreté, il y a de vraies questions de société quand même, c’est une pièce avec du fond et, en même temps, il y a une vraie folie. En ce moment, les gens nous remercient de leur avoir fait oublier leur quotidien pendant une heure et demie. J’ai vraiment le sentiment que les gens ont besoin de rire en ce moment.

A force, après ces nombreuses représentations, avez-vous toujours une certaine appréhension au moment de monter sur scène ?

J’ai toujours le trac avant de monter sur scène car rien n’est acquis, il faut aller chercher le public tous les soirs. On est dans une humeur différente chaque soir, le public aussi. Et, en tournée, on a un nouveau plateau, un nouveau décor, un nouveau régisseur donc, de toute façon, on est toujours dans le travail.

 

 

Vous évoquiez l’alternance que vous avez avec Mathilde. Comment vous coordonnez-vous en fonction des petites trouvailles ou évolutions que chacune peut apporter ?

Si on trouve un petit truc qui fonctionne, on le dit à son alternante mais, parfois, c’est très personnel aussi. Une trouvaille ou une improvisation peut fonctionner avec une personnalité mais pas forcément avec une autre. On fait souvent des raccords, ou on a un groupe Messenger aussi où l’on échange tous.

En complètement, vous êtes sur scène à la Comédie Oberkampf dans la pièce « Ado un jour, à dos toujours ». Un mot sur cet autre spectacle, d’un registre similaire mais avec des thématiques différentes ?

Jérôme Paquatte qui a écrit « Amants à mi-temps » a co-écrit avec Jean Marc Magnoni cette pièce donc on y retrouve forcément sa touche. Il s’agit d’une comédie familiale. Ce sont plein de tableaux, des moments de vie d’une famille, avec une ado à la maison. La maman que j’interprète est haute en couleurs, c’est une maman qui doit tenir les rênes, pour ne pas dire qu’elle porte la culotte à la maison. Elle a un mari plutôt cool, plutôt détente, qui n’est pas trop regardant sur les notes du bulletin de sa fille. Elle a du coup presque deux enfants à gérer à la maison, ce qui la met dans des états pas possibles.

C’est génial sur cette pièce d’avoir un public composé de personnes de 7 à 77 ans, qui viennent en famille, avec l’oncle, les grands-parents…. C’est chouette aussi de voir les ados se déplacer au théâtre.

 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies artistiques ? Aimeriez-vous aller plus loin que le « simple » jeu sur scène ?

Oui, tout à fait, je suis en train de travailler avec un auteur qui voulait me confier la mise en scène de son spectacle. J’ai vraiment envie maintenant d’être un regard extérieur, la direction d’acteurs me passionne. A côté de cela, je suis chanteuse aussi, j’écris des textes et, en ce moment, je cherche un musicien pour essayer de poser ma voix. Je fais aussi du doublage, bref je ne m’ennuie pas !

Merci, Marine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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VRAIe ! : Prisca Demarez évoque son spectacle actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Prisca,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre de l’Archipel, avec votre spectacle « VRAIe ! ». On imagine le plaisir et la joie que ce doit être de retrouver, chaque jeudi et chaque vendredi, le public ?

C’est un kiff de chaque instant, je savoure chaque seconde parce que l’on ne sait pas où l’on va. Je savoure chaque seconde encore plus qu’avant parce que ça m’a manqué, parce que j’ai retravaillé et parce que je ne sais pas trop combien de temps ça va durer, avec le contexte sanitaire actuel. Je ne suis pas trop rassurée pour les théâtres, du coup, oui, je profite de chaque instant en me disant que j’ai la chance d’être en scène. Pourvu que ça dure… il est urgent de donner, c’est ça.

Beaucoup de gens indiquent, sur Facebook, que c’était leur premier spectacle depuis la reprise, il y a un peu ce côté « à nouveau je respire, à nouveau je sors, je t’ai choisie ». Ce n’est pas rien, c’est très agréable, il y a un bonheur pour nous d’être sur scène et une prise de conscience de ce précieux temps, encore plus. Et un bonheur des gens de retourner dans les salles, d’aller à nouveau rire, d’aller à nouveau se laisser emmener dans des histoires, se laisser embarquer dans un manège, dans ce grand huit.

 

@ Jeanne Degois

 

La coupure avec le confinement vous a sans doute, malgré tout, permis  de prendre du recul sur le spectacle, de l’appréhender différemment et d’y apporter des retouches ?

Je suis une grosse bosseuse, du coup j’ai pris le manège, j’ai démonté tous les boulons, j’ai tout ré-analysé, regardé ce qui fonctionnait, ce qui ne fonctionnait pas, les endroits où c’était un peu bancal. En fait, j’ai remodelé tout cela, on a retravaillé, réécrit beaucoup de choses aussi, très concrètement. J’ai retravaillé ma voix également, pour être plus à l’aise, je me suis plus entrainée, je me suis plus préparée parce que c’est un vrai marathon. Pas tant au niveau chant que la globalité. Les chansons ne sont que des monstres à sortir et, entre chacune, il y a aussi plein de personnages durs à tenir. Tout cela a été donc retravaillé pour pouvoir aller vers un spectacle qui correspond de plus en plus à ce que j’avais envie de donner. On n’y est pas encore à 100% pour moi mais on s’en approche. Comme il va y avoir un mois et demi d’arrêt, je vais pouvoir m’y remettre et je pense que, à la rentrée, on aura un petit bijou.

Chaque nouvelle représentation, il y en a déjà eues 18 au total, est donc un bonheur supplémentaire et un pas supplémentaire pour vous ?

C’est un peu comme cela que je vois la vie en général. Souvent, on me dit « oh là là, le quotidien tue la vie ». Moi, je n’arrive pas à faire le tour de moi-même donc je ne vois pas comment j’arriverais à faire le tour de quelqu’un d’autre. Je trouve la vie passionnante, on ne peut pas en faire le tour. J’adore les spectacles, une représentation c’est « remettre au présent », on n’y pense pas à cela. Du coup, à chaque fois, c’est quelque chose qui n’existe pas. Chaque public est différent, chaque public apporte une énergie et un spectacle différents, c’est ce qui m’émerveille dans le spectacle vivant. D’une représentation à une autre, les gens n’ont pas vu la même chose.

 

@ Jeanne Degois

 

En plus, de séance en séance, je travaille, je réfléchis, par exemple une chanson de Piaf a été remplacée par une autre de Dalida, pour de vraies raisons. Je travaille aussi sur la justesse du ton, sur les phrases, les tournures, j’enlève certaines choses qui ne marchent pas et j’en remets d’autres. Je suis tout le temps en train de retravailler donc, oui, c’est chaque fois meilleur, c’est comme un bon ragout.

Ma vision s’affine. Il y a quelques jours, une dame m’est tombée dans les bras en me disant « je crois que vous êtes en train de me sauver la vie ». Je le dis au début du spectacle, « ce n’est pas pour faire joli ce que l’on vient de faire, il y a un message dedans ». Ce spectacle n’est pas pour faire joli, c’est aussi une invitation à faire un point sur soi-même. Qui qu’on soit, artiste ou pas. Pour se demander où l’on en est de sa vie, de ses rêves, de son présent. Plusieurs personnes m’ont dit que ça les a remises en marche, que ça leur a donné l’envie de se relever, d’arrêter de s’asseoir au pied du mur, l’envie de se redresser pour l’escalader. J’écoute chaque retour, même les plus violents. Pour retravailler et défendre ce message que je voulais apporter. On passe du rire aux larmes souvent en deux secondes dans le spectacle, c’est cela aussi qui fait le grand huit, mais la vie c’est également ça.

Du coup, aujourd’hui, présenteriez-vous votre spectacle différemment à présent ?

J’ai refait ma note d’intention du spectacle. Je voulais repréciser pourquoi j’avais écrit ce spectacle. A la base, je voulais faire un tour de chants, après deux ans de théâtre pur. En le préparant, je m’étais dit que j’allais raconter des conneries vraies, pour passer d’une chanson à une autre. J’ai testé cela en vacances, avec des amis. Avec les retours qu’ils m’avaient faits, je m’étais demandé s’il n’y avait pas possibilité d’en profiter pour faire passer des messages. C’est là qu’a commencé l’histoire de ce spectacle, qui s’est construit petit à petit.

En réétudiant pourquoi j’avais voulu faire ce spectacle, je me suis dit qu’il y avait plein d’histoires qui sont costauds à vivre, qui sont un peu violentes mais que l’on a deux façons de voir les choses. Soit on les voit comme violentes, on se prend le mur, on s’assoit et on pleure, soit on fait de chaque mur un tremplin. En reprenant l’histoire, j’ai compris que j’avais réussi à transformer chaque difficulté en force. Finalement, ma plus grande force avait été d’être fragile, peut-être que c’était de ne pas m’être travestie dans ma fragilité, de l’avoir accueillie. En fait, je pense que venir vraie peut apporter quelque chose de très fort. Ma quête est justement d’aller de plus en plus vers le vrai, de ne pas se cacher, de ne pas aller vers la facilité.

 

@ Jeanne Degois

 

Vous avez commencé à l’évoquer, quels sont les principaux retours que vous fait le public ?

Ce qui revient le plus souvent, c’est le grand huit d’émotions, c’est le manège, en passant du rire aux larmes. C’est mon grand kiff. Il y a beaucoup de gens qui sont très émus, ça me touche d’avoir réussi à les emmener dans cette émotion. Beaucoup de gens me disent que ça les bouleverse dans leur vie, que ça les remet en question, qu’ils se disent qu’il serait temps qu’ils se réveillent. Beaucoup de femmes…et c’est le « e » mis au rouge à lèvres dans le titre. Il est important car ce spectacle est aussi une parole de femme. Pour moi, c’est aussi un gros chemin, pour la première fois je monte sur scène en disant « je suis femme, je m’autorise femme ». Je suis d’ailleurs beaucoup plus femme sur scène, beaucoup plus coquine, beaucoup plus assumée, beaucoup plus féminine qu’à la première. Du coup, j’ai beaucoup de retours de femmes qui me disent avoir eu l’envie de s’autoriser à être femme, de prendre leur place de femme, dans ce monde d’hommes, en étant fières, quel que soit leur âge.

Plein de jeunes en écoles de comédie musicale se sont rendus compte également que ce métier n’était pas facile. Pour moi, c’est un cadeau de leur dire « eh, ne rêvez pas, ce ne sera pas simple mais, par contre, qu’est-ce que c’est beau ». Beaucoup de jeunes me disent « merci » parce qu’ils comprennent que, en s’accrochant, tout est possible. Ça leur a donné l’envie de s’investir plus dans le travail.

Ma maman est venue voir le spectacle et, en sortant, a dit « je me suis retrouvée dans sa chambre de petite fille ». Pour moi, c’est le plus beau compliment que l’on ait pu me faire. Ça m’a touchée qu’elle voit cela et non pas une performance. Je viens sur scène pour donner mon cœur et mes tripes.

Pour terminer, après une pause fin juillet, vous serez de retour à partir de mi-septembre…

Oui, en pleine forme et en pleines bêtisesJ. Je pense que le spectacle aura encore évolué, grandi, muri. J’ai hâte, déjà, de la reprise.

Merci, Prisca, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Audrey Ferin évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Depuis quelques temps, vous accompagnez Simon Collin dans son émission « Les clochards célestes ». Comment présenteriez-vous ce programme ?

C’est une émission présentée par Simon Collin, quant à moi je suis chroniqueuse pour le programme. Nous interviewons des politiciens, des artistes ou des intellectuels pour parler de leurs parcours. Au travers d’interviews fleuves, en général qui durent à peu près une heure, on évoque leur carrière et leur vie privée. On se réfère souvent à des autobiographies et des biographies pour préparer l’émission.

Maintenant, j’anime une nouvelle rubrique dans Les Clochards Célestes qui s’appelle « La Méridienne ». C’est un projet qui me tient très à cœur. On reprend le principe de la psychanalyse pour poser des questions plus intimes aux invités. J’essaie de creuser certains moments de leur vie pour les connaître un peu plus.

Justement, quelle est votre méthodologie de préparation pour cette chronique ? On imagine un vrai travail de fond pour se référer notamment au parcours de la personne qui sera en face de vous ?

Oui, tout à fait ! Plus on a de matière vis-à-vis de la personne, mieux c’est. Généralement, c’est au travers de livres mais on peut aussi trouver des documents sur internet qui nous aident à connaitre la vie de l’invité plus en détails.

 

 

Parmi toutes les personnalités déjà rencontrées, certaines plus encore que d’autres vous ont-elles particulièrement marquée ?

C’est une très bonne question ! Chaque invité a sa personnalité et un parcours de vie différent. On crée un lien très différent avec chacun, un peu comme dans la vie. J’ai été assez impressionnée par Ségolène Royal, Madame la ministre, avant qu’elle n’arrive. Elle a été très sympathique et naturelle. Je trouve que c’est une femme qui a dû se battre dans un milieu d’hommes, je l’admire beaucoup pour cela. Il y a aussi M. Jacques Séguéla qui a une carrière marquante dans la communication et qui est un communicant modèle. Ce sont toujours des gens inspirants et quand on les rencontre, quand on a cette chance, c’est toujours un grand honneur et un moment important, unique.

Vous évoquiez la durée significative de l’entretien. On peut penser que cela permet l’installation d’une relation de confiance et de prendre le temps ?

Aujourd’hui, c’est un peu le contre-pied aux interviews très courtes qui sont devenues la norme. C’est très agréable d’avoir le temps de créer un lien avec l’interviewé. Je trouve qu’en tant que journaliste, c’est important d’avoir le temps d’installer une confiance entre eux et moi. Car, pour que la personne se livre, il faut qu’elle ait confiance, avant tout. C’est là que l’on peut, je pense, faire une vraie belle interview. C’est une chance que ces personnalités nous accordent autant de temps. En plus, avec cette rubrique supplémentaire, qui me permet d’aller encore plus loin, je m’estime chanceuse et je les remercie du temps accordé.

 

 

En plus, on le voit à l’image, le lieu est plutôt très chouette…

Merci…On a voulu, pour donner un style unique à l’émission, faire une interview comme si des amis viennent vous voir chez vous. J’adore cette idée de convivialité. Et en plus, c’est un très joli appartement parisien avec beaucoup de livres et d’œuvres d’art. Les spectateurs sont alors plongés dans cet univers dès la première seconde.

Quels principaux retours avez-vous pu avoir des fidèles suiveurs du programme ?

Ce qui est intéressant, justement pour rebondir sur la durée des interviews, c’est que le fait qu’elles soient longues laisse le temps de poser beaucoup de questions, et, parfois, des questions qui ne sont pas posées ailleurs. J’ai l’impression que les spectateurs sont contents d’en connaitre plus sur les personnes invitées. Il y a aussi parfois un côté divertissement, avec des blagues. Il y a une forme de spectacle. Ça dépend bien sûr des interviews, il y en a de plus sérieuses que d’autres. C’est un mélange entre divertissement et amusement.

Simon et moi- même sommes de grands admirateurs de Thierry Ardisson. On s’est inspiré de ses programmes télévisuels. « Tout le monde en parle » était mon émission préférée, déjà à l’époque des gens d’univers très larges étaient invités, le temps était donné pour discuter avec eux afin d’avoir les interviews les plus sincères possibles. C’est un peu l’idée qui est reprise dans notre émission.

Quels seront les prochains invités du programme ?

Il y a beaucoup de surprises à venir ! Nous allons bientôt diffuser les émissions avec Ségolène Royal et Jacques Séguéla. Vous pourrez également voir notre programme avec le ministre Jean-Louis Debré, André Manoukian ou Joey Starr.

 

 

A noter également un partenariat pour continuer à développer et à enrichir le programme…

On a la chance aujourd’hui de collaborer avec le magazine Technikart, un magazine qui rejoint nos goûts pour l’art et le cinéma. C’est un réel plaisir de collaborer avec eux.

En parallèle, vous développez aussi votre page Instagram en tant qu’influenceuse.

Exactement ! Il y a longtemps de cela, j’avais monté un blog qui avait du succès, « Fameuse », alors qu’Instagram n’existait pas. Mon blog parlait de la mode et de la beauté, une autre de mes passions. J’ai plusieurs facettes, autant je vais m’intéresser à des sujets plus intellectuels, autant j’adore des thèmes plus légers. J’aime l’ambivalence, cela rend une personnalité plus complexe et moins lisse. Il faut oser être totalement soi sans s’accrocher à des codes. Faute de temps, j’avais arrêté ce blog mais aujourd’hui, je le reprends sous la forme d’Instagram. Donc c’est un contenu sur le life style, la mode, la beauté, les voyages tout en parlant aussi de mon métier. Parce que le fil conducteur est ma vie et que cette dernière, c’est aussi beaucoup mon travail.

Quelle est la fréquence de mise en ligne de contenus nouveaux ?

Je pense qu’il est important justement d’être très régulier donc je poste des stories tous les jours. Je fais aussi des collaborations avec des marques, où il y a tout un travail en amont. Je travaille aussi avec des photographes. C’est une activité à part entière.

 

 

On imagine que de plus en plus de personnes vous contactent pour avoir des informations ou vous poser des questions ?

Oui…je m’excuse car je n’ai pas toujours le temps de répondre à tout le monde, même si j’essaie au maximum. C’est vrai que je suis très preneuse de critiques constructives et de questions. Je suis toujours très heureuse d’y répondre. L’idée est d’avancer ensemble car, dans la vie, on avance toujours avec les autres et on se nourrit des personnes qui nous entourent.

D’ailleurs, au travers de tout votre parcours et de toutes vos activités, vous avez des suiveurs au-delà des frontières françaises.

Au Maghreb, au Canada ou encore en Belgique. J’adore ! Je suis une voyageuse donc ça me parle beaucoup. J’adore les différentes cultures, j’aime la différence dans tout ce qu’elle a, je trouve, d’enrichissant. Du coup, c’est toujours super d’avoir des retours de personnes d’autres pays qui vous suivent, ça fait très plaisir. J’essaie de leur apporter un petit coin de Paris et de la France. On voit que l’artistique et l’humour français traversent les frontières. J’en suis très fière et je trouve que c’est une chance de pouvoir communiquer avec des gens d’autres pays.

On le sait, le contexte sanitaire complexifie le développement de spectacles. Pour autant, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

Je m’accomplie dans mon métier de journaliste et d’influenceuse, mais mon métier de comédienne, qui est sacrée à mes yeux, est plus compliqué actuellement, comme pour tous les artistes. J’ai deux projets de théâtre qui me tiennent très à cœur mais qui sont en stand-by pour le moment. J’espère qu’ils vont pouvoir voir le jour fin 2021 ou début 2022.

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

Voici les liens associés : 

https://www.youtube.com/channel/UCFdqf6yEM0Fq3tDfU3ISgow

https://www.instagram.com/audrey_ferin/?hl=fr

Publié dans Télévision, Théâtre

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Caroline Marx évoque son spectacle "Girl Power Connected", en live vendredi 20 février !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Le samedi 20 février prochain, vous jouerez « Girl Power Connected », la version virtuelle, en ligne, de votre spectacle « Girl Power ». Très simplement, comment vous sont venues l’envie et l’idée ?

Nous, les artistes, ne pouvons plus jouer dans les théâtres à cause du virus et de la pandémie. Je n’en pouvais plus de ne plus être sur scène, moi qui n’ai plus fait de spectacle depuis le mois de mars. Sauf à Monaco en janvier, où j’ai eu la chance de faire un diner spectacle, qui m’avait rendue très heureuse. Retrouver le public à cette occasion m’avait donné l’envie de remonter sur scène pour revoir les gens. J’ai, du coup, trouvé cette solution du digital.

Le public lui aussi vivra aussi les choses différemment. Aura-t-il la possibilité de participer à distance à certains tours ou numéros ? L’interactivité et la complicité seront-t-elles au rendez-vous ?

J’ai voulu adapter le spectacle à une grande participation. Toute la famille va pouvoir participer, je vais leur faire des expériences où ils ne seront jamais passifs à regarder le spectacle. Ils vont pouvoir tout le temps participer, par exemple en choisissant une carte à jouer que je pourrai deviner. Avec leurs doigts, ils pourront aussi choisir un objet sur l’écran. Il y aura plein de numéros interactifs dans ce spectacle familial.

Ce qui est super, c’est que le producteur du spectacle a loué une salle de spectacle, où 18 personnes vont installer un gros show de lumière. Ça va être un magnifique spectacle, avec des lumières comme à la télé, avec notamment un plan de feu de fou. Les gens vont en prendre plein les yeux, vont pouvoir participer, avec de l’humour, de l’émotion, du spiritisme, du mentalisme. Il va y avoir vraiment beaucoup de choses. Il y aura aussi des guests, je fais venir Moundir, l’ex candidat de « Koh Lanta », ainsi que Maxime Guény, chroniqueur chez Cyril Hanouna et passionné de magie. Et j’en aurai peut-être un troisième…. Les guests seront sur le plateau, j’aurai vraiment leurs réactions en direct. Ça va rajouter à la magie et à l’ambiance. Chacun participera à un tour et, à la fin, ils feront un numéro tous les deux.

Les places VIP sont toutes vendues, par contre les autres places sont en nombre illimité, vous pourrez réserver jusqu’à une heure avant le début du spectacle. 2 000 personnes ont déjà pris leur place. L’accès coute 12 euros mais il est important de préciser que cet accès n’est pas individuel, il est pour toute la famille. Je conseille même de brancher l’ordinateur à la télé, pour voir le spectacle en grand. Les places sont à réserver directement sur mon site : https://www.carolinemarx.com/

 

 

En tout cas, on imagine votre impatience de pouvoir retrouver le public, même à distance ?

Complètement ! En plus, ce qui est super, c’est que beaucoup de gens m’envoient des messages, en faisant un décompte avant le jour J. Ils ont trop hâte de me retrouver, vraiment je reçois plein de messages où les gens me disent qu’ils sont super contents.

Ce spectacle digital sera proposé en direct. Quelles principales adaptations vous seront nécessaires, comparativement à la version traditionnelle du spectacle ?

En fait, je vais être vraiment sur une version comme à « Diversion » sur TF1. Je vais regarder la caméra, je vais fixer l’une des six selon le besoin. Je serai moins dans un show de grands mouvements, ça va être plus télé. Mais, en même temps, avec une grosse technique de lumière qui va mettre en valeur tout cela. Ça ne va pas être un spectacle intimiste, ce sera un gros spectacle sur scène, un peu comme à l’écran. Il y aura notamment de gros plans serrés sur mon visage pour bien voir mes expressions, on va bien bien me voir, ça va être différent d’une scène classique.

J’ai gardé le thème de « Girl Power » mais je l’ai complètement adapté pour le streaming, cela a été un énorme travail, pour qu’il y ait vraiment une complicité et une interaction avec les gens. J’ai préparé de nouveaux tours et de nouveaux numéros. Je garderai des visuels qui marchent bien, comme le changement rapide de tenues ou encore le numéro de spiritisme. J’expliquerai aussi un tour de magie pendant le spectacle que les enfants pourront refaire et fabriquer facilement avec des accessoires de la vie de tous les jours.

 

 

On imagine que, encore plus avec le contexte du moment, il était important pour vous de garder ce lien avec votre public ?

Exactement ! Déjà, c’est un besoin que j’ai de remonter sur scène et de retrouver le public. Ce spectacle est aussi pour les gens, pour les faire rêver un peu, pour leur apporter un peu de gaieté, de rêve, de magie. Ce qui est bien, c’est que c’est un samedi soir, à 20h 45, du coup ça va permettre de réunir toute la famille. Les gens vont s’amuser ensemble, en participant à un spectacle de magie. Tous les âges seront touchés.

Au-delà de cette première date, aimeriez-vous en proposer d’autres, d’ici à la réouverture des salles de spectacle ?

C’est ce que j’aimerais faire. Là, je le testerai pour la première fois, je vais voir ce que ça donne, je verrai si les gens sont contents, si cela leur aura plu. Je verrai aussi si cela m’aura plu à moi. Si les retours ne sont que positifs, je continuerai avec plaisir dans cette direction. Je ne demande que ça de monter sur scène.

Comme il n’y avait plus de spectacle, je m’étais mise à fond sur les réseaux mais ce n’est pas du tout pareil. On ne ressent pas le public de la même façon.

Profitez-vous de cette période plus calme pour travailler d’autres projets en parallèle, afin de continuer à surprendre le public ?

Oui, j’ai préparé deux nouvelles émissions de « Diversion ». Tout a été travaillé avec la production d’Arthur. Maintenant, on attend que le virus passe pour les enregistrer. Ce ne seront que des numéros nouveaux, spécialement créés pour les émissions, que je garde en surprise.

Merci, Caroline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Isabel Otero évoque son riche parcours mais aussi ses actualités et projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples cordes artistiques, comme en témoigne votre parcours. Pour ne citer qu’eux, téléfilms, séries, cinéma et théâtre. Justement, qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien artistique ?

Je vais peut-être un peu vous surprendre mais un quotidien artistique pour une actrice qui s’approche de la soixantaine n’est plus autant son quotidien. Parce que ce métier est ainsi orchestré, à savoir depuis un point de vue éminent patriarcal, et passées 50 ans, nous sommes beaucoup moins demandées. Ça n’est plus tant du coup mon activité principale au quotidien et il s’est transformé et ma vie est devenue pour moi alors une quête de sens. Ce métier qui nous amène à être sollicitée quand on a la chance de le faire régulièrement, vous plonge brusquement, dans des périodes où la sollicitation n’est plus du tout là. Alors commence un autre voyage, vous vous posez la question de qu’est-ce que votre vie sans cette sollicitation, sans ce qui, justement, a fait sens pour vous : sans le fait d’être regardée, désirée et demandée et surtout sans cette partition qui vous est habituellement tendue pour aller jouer. Un nouvel espace s’ouvre alors, qui vous amène ainsi à plonger à l’intérieur de vous, pour faire un voyage bien différent de celui que vous avez fait en tant qu’actrice et je dirais pour votre plus grand bien.

Donc pour répondre à votre question, je dirais qu’aujourd’hui, mon quotidien est davantage tourné vers cet espace, qui tient plus de l’ordre de « l’être » et de qui je suis, que de l’actrice que je suis. Par contre, évidemment, quand j’ai le plaisir et le bonheur de faire ce métier, cette exploration intérieure m’amène à nourrir différemment le personnage que je vais aller jouer. Ce n’est plus seulement être là, en présence, avec mon énergie mais c’est aussi être là avec mon expérience. Depuis donc quelques années, j’entreprends cette introspection, du pourquoi on est là, de la conscience de tous ces « moi » qui m’habitent et c’est passionnant. 

Quand on fait ce métier, on a souvent au départ un besoin de reconnaissance très fort, un désir d’être aimée dû à un manquement dans l’enfance. C’est propre à beaucoup d’artistes, peut-être même à la majorité d’entre nous. Ce n’est pas propre seulement aux comédiens, je pense que c’est propre aussi aux peintres, aux musiciens, quelque chose a manqué, un espace a besoin d’être rempli pour, ensuite le raconter au monde. Nous sommes les racontars des histoires de vie et nos propres histoires émotionnelles en sont le ciment. 

Sinon, ce quotidien je le vis à la campagne. Ça fait déjà 12 ans que j’ai quitté Paris. J’ai fait de la nature mon allié, ma ressource, mon lieu d’émerveillement. A choisir aujourd’hui, si on devait tout m’enlever, la seule chose que je souhaiterais garder, c’est mes deux pieds dans la nature et le cœur auprès des êtres que j’aime. C’est vraiment devenu la source profonde de ma joie de vivre. Maintenant, je reste actrice et ce métier que je fais depuis plus de 35 ans, j’ai aussi pris conscience de comment je l’avais fait, et je sais maintenant que je n’ai pas tout exploité. A force de conscientiser ce qui se passait en moi, j’ai compris que, par exemple, mon engagement dans ce métier n’avait  pas été complet. J’ai donc encore quelque chose à dire, à explorer et il me faut, pour cela, me trouver des alliés pour écrire des choses qui me permettent d’aller explorer justement cette part de moi qui était en partie muette pendant des années. Cela m’amène à écrire, ça m’amène à proposer des collaborations avec d’autres scénaristes, de façon à aller explorer autre chose que ce que j’ai donné jusqu’à maintenant  et qui était, si je devais le résumer rapidement, assez lisse.

 

Spontanément, quelles expériences sont les plus marquantes pour vous ? Pour quelles raisons principales ?

Très étrangement, ce sont les premiers films que j’ai pu faire au cinéma. C’est curieux mais Ils m’ont permis de me confronter à la nature exactement à l’endroit où je suis aujourd’hui, sauf que je n’en avais pas conscience. Je pense par exemple au personnage que j’ai pu interpréter dans « L’amant magnifique », d’Aline Issermann, qui était une femme qui, justement, vivait dans la nature mais qui n’était pas présente en fait à sa vie et qui le redevenait au travers de la sexualité dans la nature avec son palefrenier, interprété par Hippolyte Girardot. Ce personnage induisait déjà tout mon parcours de vie et le rapport à la nature, que j’ai ensuite retrouvée.

C’est le cas aussi de « Derborence », qui était mon premier film, un film suisse assez méconnu en France mais qui a connu un énorme succès là-bas. Il raconte l’histoire d’une paysanne au début du XXè siècle. J’y ai découvert la montagne avec émerveillement. Peut-être qu’en télévision, celui qui m’a le plus marquée, c’est « La fille des nuages ». Un film que j’ai fait dans les années 90 au Maroc et qui m’a profondément touchée parce que j’y étais confrontée au désert et que ce personnage décidait de rester dans cet endroit où, justement, ce qu’elle trouvait, était plus fort que tout. A l’occasion, j’ai découvert ce pays que j’aime aujourd’hui profondément. Je ne peux pas dire ensuite que des rôles comme ceux que j’ai interprétés comme flic, parce que j’en ai quand même interprétés pas mal, m’ont nourrie de ce côté-là. Les flics font appel, chez moi, davantage à mon masque, celui qui a de l’autorité, qui a de la force, du courage, de la droiture mais ça n’est pas définitivement qui je suis profondément. Et ça n’est pas la part de moi que j’ai envie, dans la vie, de côtoyer. J’ai beaucoup plus envie de côtoyer la part fantasque, la part qui s’amuse, la part qui a envie de partager, de rire de se lâcher. Beaucoup de gens, et c’est normal parce que c’est le propre des rôles, m’ont un peu identifiée à Diane femme flic. Désolée mais je ne suis plus celle-là.

 

 

 

Considérez-vous les différentes cordes précédemment citées comme autant de métiers différents ? Ou comme un seul et même ensemble à tiroirs ?

Je trouve très intéressant aujourd’hui, pour un comédien, le support de la série. Parce que ça permet justement d’approfondir et d’enrichir les personnages. Je pense que les succès des séries, françaises et étrangères sont liés au fait qu’elles nous permettent de voyager à travers des personnages dans lesquels on peut aller tirer les fils de façon beaucoup plus confortable que sur un film d’une heure et demie. Dans ce dernier, on donne une couleur à son personnage sur un temps de récit plus limité alors que, sur une série, on peut l’enrichir de couches de strates, c’est ce qui fait, du coup, aussi que l’on découvre des acteurs remarquables au travers des séries. Parce qu’il y a matière, espace et temporalité pour développer les personnages.

Du coup, je trouve que le support de la série est sans doute ce qui se fait de mieux aujourd’hui pour un acteur. Maintenant, en termes de prestige et de notoriété, il est évident que le cinéma est beaucoup plus porteur. Parce qu’il reste une espèce de boite sacrée que l’on va religieusement regarder dans une salle, tous regardant dans la même direction au même moment. Il y a une forme presque de religiosité. C’est presque une messe. Et que nos vies sont pleines d’histoires rêvées sublimes qui continuent de nous hanter, découvertes au cinéma. Et on retrouve cette expérience sacrée au théâtre, décuplé par le fait que ce moment n’existera plus jamais. Cette expérience reste tout d’un coup, pour ceux qui l’ont vécu, c’est-à-dire acteurs et spectateurs, un moment privilégié de partage. Pour moi, comme actrice, avoir retrouvé il y a deux ans les planches pour une pièce qui se jouait en Avignon a été un plaisir immense parce que, justement, je n’étais plus au même endroit dans ma présence, j’ai pu savourer ce moment incroyable qu’est la scène. Il y a ce plaisir indicible de ce qui a été répété et qui semble pourtant spontané. Aucune représentation ne sera la même, il y a vraiment là, pour le coup, dans l’expérience du vécu, quelque chose d’extraordinaire.

 

Malgré le contexte sanitaire actuel, parvenez-vous quand même à maintenir une activité soutenue ? Quels sont vos actualités et projets du moment ?

En 2020, j’ai eu la chance de faire un film de cinéma avec un acteur que j’adore, Johan Heldenbergh. J’ai fait avec lui un film de François Manceau, au Cap Vert qui devait, ensuite, se prolonger au Portugal. Malheureusement, nous n’avons pas pu terminer le tournage là-bas. Normalement, nous devrions reprendre le tournage mais plus d’un an après, en mai si tout va bien.

Sinon j’ai tourné en juin deux « Crimes parfaits » qui ont été diffusés il y a un mois. En décembre, j’ai terminé de tourner sur Montpellier une nouvelle série, « Capitaines Pennac », avec Julie-Anne Roth et Christian Roth. Deux flics, un père et sa fille. Je fais leur chef de groupe. Encore une nouvelle flic mais très différente de la précédente. Enfin, je suis en cours d’écriture, avec un ami scénariste, une série que j’aimerais proposer à France Télévisions.

 

Pour terminer, un mot peut-être sur la situation actuelle que connait le milieu artistique ?

Que le spectacle vivant ne soit pas autorisé m’indigne profondément. Je trouverais à la limite tout à fait acceptable que l’on puisse décider, effectivement comme cela a été le cas la première fois, d’un confinement général et que l’on dise que la maladie est trop grave, ce que je ne crois pas, et que l’on consigne tout le monde et que plus personne ne bouge. Mais ce n’est pas le cas, on a ouvert les magasins, les transports, on a ouvert la libre circulation, la possibilité de s’entasser. J’ai vu moi-même le nombre incalculable de gens, certes masqués mais agglutinés les uns à côté des autres au moment des périodes de Noel. Je trouve indigne que les théâtres et les lieux publics qui recevaient des concerts et des spectacles et qui avaient mis en place des formes efficientes de protection, soient fermés. Je pense que la culture est un bien plus qu’essentiel et que cet assèchement, cette privation que l’on fait subir sont éminemment dommageables.

Merci, Isabel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Laura Marin évoque sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laura,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver actuellement sur la scène du théâtre Edgar dans « Amants à mi-temps ». Pour commencer, comment pitcheriez-vous ce spectacle ?

« Amants à mi temps » est une pièce de boulevard, qui nous plonge dans le quotidien de Patricia, une trentenaire, active, sans enfant. Patricia n’est pas épanouie. Elle décide de réagir en prenant deux amants. Christian, professeur de philosophie à La Sorbonne et Vincent patron de son entreprise de gros à Rungis.

Ce sont deux personnages hauts en couleurs, complètement différents et c’est ce qui plait à Patricia. Elle essaie de tout son cœur d’être heureuse et s’organise de manière à voir Vincent du lundi 15h au mercredi 15h et Christian du mercredi 15h au vendredi 15h .

L’organisation est parfaite jusqu’au jour où ..


Quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir des spectateurs à l’issue des représentations ? 

Tout en humour, la pièce amène à la réflexion, à la discussion, autour du sujet de l’infidélité. Le public nous fait souvent part du fait que si la société se libère de plus en plus sur les questions de sexualité, « on » est plus indulgent avec un homme qui a des maitresses, qui est pris avec dérision, avec sourire, voir qualifié de « Don Juan ». Contrairement avec une femme, qui va bien plus souvent être jugée beaucoup plus durement. 

Encore une fois, la société évolue et tant mieux, une pièce comme « Amants à mi temps » nous fait découvrir 3 personnages pour qui l’infidélité c’est d’abord essayer de « vivre plus heureux ». 

C’est le message que souhaite porter l’auteur, sans jugement , avec humour , insolence et émotion . Le succès de "Amants à Mi-temps" nous montre en tout cas que le public y est réceptif, et c’est tant mieux !!

 

 


Vous êtes trois comédiennes en alternance sur ce rôle. On peut penser que ces respirations vous permettent de revenir enrichie à chaque nouvelle date ? 

Oui, on s’enrichie toujours d’un personnage au fur et à mesure qu’on le joue. Et comme mes deux comparses Marine Griset et Mathilde Bernard, je suis toujours heureuse de jouer Le rôle de Patricia qui s’amuse à jouer les BCBG pour séduire son Christian et qui est beaucoup plus délurée et charnelle pour séduire son Vincent. C’est là l’expression de sa prise de liberté. 

Mais il arrive un moment où on la découvre authentique, où elle n’est plus en représentation et c’est, je trouve, cette bascule qui est la plus mouvante et qui n’a jamais fini de s’enrichir. On se réinvente toujours. C’est un véritable terrain de jeu pour une comédienne.

Pour en revenir à la genèse de votre personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Je n’ai pas eu d’inspiration particulière, si ce n’est l’idée que Patricia peut être toutes les femmes. Elle n’a pas un profil « type ». Ce sont les hommes qui font avancer la partition comique, Patricia, elle, observe et reçoit. Il faut donc que je reste toujours à l’écoute du duo, en fonction des partenaires qui m’accompagnent sur scène, je ne joue pas la même Patricia.

Après, pour ce qui est de la dynamique, la rythmique particulière que demande le boulevard, c’est l’Opérette qui m’a inspirée. Ayant une formation de chanteuse classique, j’ai interprété sur scène beaucoup d’Offenbach, un univers qui s’apparenterait parfois à du Feydeau. On y retrouve ce même esprit, on ose et ça pétille de partout! 

 

 

En parallèle, vous êtes en tournée avant, en avril et mai, de retrouver Paris, avec une autre pièce, « Le secret de Sherlock Holmes ». Là aussi, comment présenter ce spectacle ?

Ça n’est pas une adaptation d’une nouvelle de Conan Doyle mais bien l’invention d’une nouvelle, écrite par Christophe Guillon, qui est aussi le metteur en scène de la pièce. Il s’est pris de passion pour ce héros et a voulu imaginer les premiers jours de la rencontre entre Sherlock Holmes et le Docteur Watson. On y retrouve tous les ingrédients de l’univers Holmesien : les combats à l’épée, les coups de feu, la pyrotechnique, une comédie policière faite aussi de nuances dramatiques.

J’y suis le personnage de Kathryn Steppleton. C’est une femme de caractère, qui a réussi à s’offrir la protection d’un grand brigand, le Comte Sylvius. Grâce à sa protection, elle arrive à éviter les caniveaux de Whitechapel, jusqu’au jour où Sylvius la rend complice du vol de la «Pierre de Mazarin». 

A titre plus personnel, le fait de jouer en alternance ces deux spectacles vous apporte sans doute une vraie complémentarité artistique ?

Complètement ! Être artiste ? C’est avant tout beaucoup de travail, et toute expérience artistique nous fait progresser. Que ce soit artistiquement ou sur la connaissance de soi même. 

Ce sont ici deux comédies, mais j’ai déjà eu à jouer en parallèle du Classique et du Boulevard et j’aime l’idée que tous les arts, tous les genres puissent se servir les uns les autres. Le théâtre de boulevard me nourrit autant que le théâtre classique, ce sont, à mon sens, des vases communicants...

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Karine Ventalon évoque son retour sur les planches !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Karine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes, depuis peu, en tournée avec la pièce « Des plans sur la comète » de et mis en scène par Tristant Petitgirard. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Estelle est une jeune cosmologue qui est en train de faire une découverte majeure sur la forme de l’univers. Belle revanche pour celle qui n’avait pas été admise au CNRS, car le président de cette institution avait mis son véto à son entrée… mais ce président est son propre père qui estimait qu’elle n’avait pas toute les compétences requises...Depuis, père et fille sont fâchés et ne se parlent  plus depuis cinq ans.

Garance, sa meilleure amie, va tenter de les réconcilier, seulement voilà Jean-Philippe (le père d’Estelle) et elle vont tomber amoureux…  Annoncer qu’on est en couple avec quelqu’un qui a vingt-cinq ans de plus, ce n’est pas facile mais quand en plus il s’agit du père de votre meilleure amie, ça peut provoquer un nouveau Big-bang ! 

Au-delà de l’humour, des quiproquos, du rythme, inhérents à la comédie, il y a beaucoup de jolis thèmes abordés, comme la relation père/ fille, l’amitié, la différence d’âge dans le couple aussi bien quand l’homme est plus âgé mais également lorsque c’est la femme, la prise de conscience du temps qui passe lorsque l’on a consacré sa vie à son travail au détriment de sa vie de couple et de famille…

Autant de sujets et de thèmes à travers lesquels chacun peut s’y retrouver.

Selon les dates, vous êtes amenée à interpréter deux personnages différents. Celui d’Estelle pour les premières. Justement, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques plus personnelles ?

Pour quasiment toutes mes dates de tournée, je tiens le rôle d’Estelle en alternance avec Margaux Van Den Plas, que vous pouvez d’ailleurs également retrouver en tournée dans « Plus Haut que le Ciel ».

Estelle est une passionnée, elle a tout sacrifié pour son métier et ne vit que pour ses recherches. Elle peut passer ses nuits à travailler. Là, elle pense avoir trouvé le moyen de définir la forme exacte de l’univers. Elle est donc tout excitée par sa découverte et se voit déjà décrocher le prix Nobel.

Ses deux meilleures amies sont aussi son pilier dans la vie, Garance, jouée par Anne Plantey et Sophie, interprétée par Noémie de Lattre. Dès qu’elle a de bonnes nouvelles ou des choses à partager, c’est avec ses copines. Elles se font des « diners de filles » toutes les semaines. Et comme Estelle le dit si bien, depuis le décès de sa mère et qu’elle est fâchée avec son père (interprété en alternance par Jérôme Anger ou Eric Boucher). : « Ses amies sont sa seule famille ».

 

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation, notamment pour la partie scientifique ?

Il y a des termes précis et, en même temps, c’est très explicite. Tout ce qui est écrit au niveau scientifique est véridique et concret. Estelle parle avec un rythme soutenu pour les parties se référant à la cosmologie parce que la science, pour elle, est une évidence. Mais les propos ont été rendus accessibles aux spectateurs donc je n’ai pas eu besoin de faire de recherches particulières. Sachez par exemple que : « La constellation d’Orion est à 1350 années lumières de la terre, ce qui veut dire que les étoiles qu’on y voit briller ce soir, leur lumière est partie à peu près à la fin de l’empire Romain. Et elle a voyagé pendant tout ce temps pour arriver jusqu’à nous. »

En ce qui concerne, les autres thèmes abordés, Tristan Petitgirard écrit très bien pour les femmes, et il s’agit avant tout d’une histoire d’amitié entre trois amies. Il arrive vraiment à retranscrire les sentiments féminins et c’est plaisant de travailler des textes comme celui-ci. On a tous des meilleurs amis dans la vie avec qui on partage plein de choses donc je n’ai pas eu besoin de source particulière d’inspiration, juste à me référer au texte, suivre les indications de Tristan et vivre le moment présent en y mettant un peu de moi.

La tournée vient de démarrer. Quels premiers retours avez-vous eu des spectateurs ? Selon vous aussi, qu’est-ce qui leur plait ?

Le premier retour que l’on nous  fait est qu’il s’agit d’une comédie intelligente, avec du fond, avec de  vrais thèmes abordés. Nous ne sommes pas dans la « simple légèreté » qui peut être, parfois, associée de manière péjorative à la comédie.

Comme je l’énonçais précédemment, on parle entre autre de la relation père-fille, de l’amitié, de la relation de couple quand l’homme est beaucoup plus âgé que sa compagne ou inversement. Mais également sur la place de la femme dans la société, sur comment elle se sent jugée, sa quête de la jeunesse. Par conséquent, sont mis en exergue certains travers de la société, par rapport à l’image du couple « idéal ». Il y a donc des passages avec de l’émotion et bien sûr tout cela est désamorcé avec  l’humour, en particulier avec le personnage de Sophie, incarné par Noémie De Lattre (Nommée au Molière l’année dernière avec son seul en scène « Féministe pour Homme » qu’elle joue toujours au théâtre La Pépinière à Paris).

La mise en scène également est propice au voyage dans les étoiles… mais je ne vous en dit pas plus ! Des thèmes où tous se retrouvent, de l’humour et une touche d’émotion, c’est donc, d’après le spectateur, une bonne alchimie !

De manière plus générale, le public est ravi d’aller au théâtre, de rire, de passer un bon moment, malgré la conjoncture actuelle. Les salles affichent complet ou quasi complet à chaque fois, avec bien entendu la distanciation sociale de rigueur. D’ailleurs, je profite que vous me donniez la parole pour remercier les mairies et les préfets des différentes villes de France concernées par le couvre feu qui tentent de maintenir leur programmation en nous faisant jouer plus tôt (18h ou 19h) afin que nous soyons tous rentrés chez nous dans les temps. Merci également à notre production « Atelier Théâtre Actuel » qui se démène afin que le spectacle puisse continuer sa tournée.

Nous le disions, vous interprétez le rôle d’Estelle, en alternance avec Margaux Van Den Plas et, ultérieurement, en tournée dans un premier temps puis en Avignon prochain, vous jouerez un autre rôle.

Pendant les répétitions, j’ai aussi travaillé le rôle de Garance, interprété par Anne Plantey. Je vais la remplacer pour une date de tournée car, ce soir là, elle sera déjà sur scène dans : « Adieu Monsieur Haffmann » que je vous invite grandement à découvrir au théâtre de l’Ouvre à Paris ou en tournée. Avec Anne, nous serons également en alternance l’année prochaine en Avignon sur le rôle de Garance donc.

J’avais déjà interprété une trentaine de personnages lors de mon dernier seul-en-scène mais je n’avais jamais appris deux rôles qui se répondent souvent sur scène. Bien sûr, il arrive que, dans une pièce, nous soyons amenés à interpréter plusieurs personnages mais lorsque ceux-ci ont une interaction et se répondent du tac o tac, c’est une autre histoire !

C’était parfois aussi un peu «étrange » au début pour Jérôme Anger et Eric Boucher (qui sont en alternance sur le rôle de Jean-Philippe) car je jouais parfois leur fille ou parfois leur maitresse !

Il y a des jours où je répétais les mêmes scènes dans un personnage le matin et dans l’autre l’après-midi. Du coup, il ne fallait pas se mélanger au niveau du texte certes, mais également au niveau des déplacements et des changements de décor ! C’était très intense, surtout que les personnages d’Estelle et de Garance ne sont pas dans la même énergie ou dans la même émotion, et je pense que je ne m’étais pas rendue compte de l’ampleur du travail que cela pouvait engendrer sachant que nous avions douze jours de résidence et huit heures de répétions par jour. C’était aussi beaucoup de travail personnel à la maison le soir pour remettre les notes à plat, surtout les premiers jours où il y avait pas mal d’infos à retenir. En revanche, c’est un challenge que j’ai adoré relever, avec une équipe adorable, très bienveillante et très encourageante. On avait beaucoup de plaisir à travailler tous ensemble, c’était très grisant et je suis très contente d’avoir partagé ce moment avec eux.

 

 

Le fait de retrouver les planches mais aussi le contact direct avec le public est sans doute quelque chose de plaisant pour tout le monde ?

C’est génial ! En fait, on se sent privilégié, presque gâté, d’avoir la chance de remonter sur scène parce que ce n’est pas le cas de beaucoup de comédiens en ce moment. On prend cela comme un cadeau. Ce sont effectivement des circonstances particulières et comme nous avons conscience de notre chance, cela nous insuffle une énergie supplémentaire, comme un besoin, une envie de profiter de chaque date. On sent également que le public est au rendez-vous, les gens rient et sont participatifs. A la sortie, ils nous disent que « ça fait du bien » de s’échapper un peu. Je pense qu’il y a une envie sincère du public de conserver une activité sociale telle que le théâtre, tout en étant protégé (masques, gel et distanciation sociale…).

A l’aube de cette nouvelle aventure artistique, que peut-on vous souhaiter pour celle-ci ?

Que toutes nos dates soient bien maintenues et que l’on puisse faire un festival d’Avignon dans de bonnes conditions l’année prochaine ! Cela voudra aussi dire que le virus ne progresse pas et c’est bien sûr le plus important.

Merci, Karine, pour toutes vos réponses !

 

***Prochaines dates de tournées »Des Plans sur la Comète » :

*24/10/2020 Castres (81) - Théâtre municipal de Castres

*13/11/2020 Le Plessis-Trévise (94) - Espace Paul Valery Le Plessis Trevise

*17/11/2020 Montélimar (26) - Auditorium Michel Petrucciani ni

*21/11/2020 Provins (77)- Centre culturel et sportif Saint-Ayoul

*26/11/2020 Pontarlier (25) - Théâtre Bernard Blier, Pontarlier

*03/12/2020 La Ferté Bernard ( 72)- Centre Culturel Athéna

*16/12/2020 Plaisir (78) - Espace Coluche

*18/12/2020 Vergèse (30)

*12/01/2021 Roubaix (59) - Colisée - Théâtre de Roubaix

*14/01/2021 Rousset (13) - Salle Emilien Ventre

*15/01/2021 Manosque (04) - Theatre Jean Le Bleu De Manosque

*22/01/2021 Saint-Cloud (92) - Les 3 Pierrots

*30/01/2021 Selestat (67) - Tanzmatten

 

  • Une Pièce écrite et mise-en scène par Tristan Petitgirard

       Molière 2019 du Meilleur metteur en scène

       Nomination Molière 2015 du meilleur auteur

  • Assistante à la mise en scène Lea Pheulpin
  • Avec :

       Anne Plantey, Jérôme Anger ou Eric Boucher,

       Noémie De Lattre, Margaux Van Den Plas ou Karine Ventalon

  • Équipe de technique , de production et de diffusion :  Atelier Théâtre Actuel
  • Co-producteurs : Fiva Production,  Marie Nicquevert,  Sylvain Prod, Romeo Cirone

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