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Julian Watre-Pelle nous présente son EP et nous dévoile son projet théâtral !

1 Mai 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Musique

Julian Watre-Pelle nous présente son EP et nous dévoile son projet théâtral !

Bonjour Julian,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous avez récemment sorti un EP pour promouvoir le premier album de votre groupe « The Killians ». Quels styles musicaux y sont proposés ?

Le style musical est totalement rock. « The Killians » est né il y a quelques mois, notre groupe s’appelait au départ « Radio Londres ». Nous avions alors sorti un premier album, tout en français, assez pop.

En fait, notre guitariste compose toutes les musiques, j’interprète seulement les titres du groupe, je n’ai pas du tout la prétention de dire que j’ai écris les paroles. Il s’est avéré que j’avais envie d’autre chose, d’une musique très rock, plus que pop pour faire un album en anglais. Nous avons revu alors tous ensemble, avec le groupe, notre manière de faire, pour devenir « The Killians ».

Un premier EP, totalement en anglais, a ainsi vu le jour, dans le but de sortir un album d’ici à la fin de l’année. Ce qui est très excitant, car il y a tous les concerts à prévoir, sans oublier bien entendu la promotion de cet EP qui est sur Itunes depuis peu de temps.

Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour la composition de ces titres ?

Il y a un mélange d’inspiration extérieure et de créativité. Au travers des guitares et de la manière dont je chante apparait la patte du groupe. Nous nous inspirons aussi beaucoup d’artistes qui nous plaisent, comme Nirvana, The Doors ou bien encore Pretty Reckless. Toutes ces ambiances sont très rock.

En même temps, je ne veux pas d’un rock hyper hard, mais d’un rock assez accessible que l’on peut écouter. Il faut donc trouver le juste milieu entre ce que l’on peut donner et ce qui peut plaire au public.

Nous avons donc des influences, mais nous essayons de garder notre originalité, bien que cela ne soit pas toujours évident à transmettre.

2/ Quelles sont les prochaines étapes attendues et espérées pour la concrétisation de l’album ?

Nous allons prochainement réaliser le clip du titre « One day left to leave ». Cette chanson représente bien le futur album, car elle est très rock, assez sombre, avec peu d’espoir dans l’histoire.

On peut interpréter plein de choses dans cette chanson. En l’occurrence, on va imaginer quelqu’un de seul, un peu comme s’il était le dernier sur terre. Nous permettant de nous demander alors ce que l’on ferait dans pareille situation, ce que l’on ferait s’il ne nous restait qu’une seule journée à vivre. Ce côté sombre de certains de nos titres me plait bien.

A l’inverse, d’autres chansons seront beaucoup plus joyeuses, comme « Rock’n Roll ». L’écouter donne l’envie de sautiller, l’on y parle de musique, de joie et de festivité.

Ce style musical permet donc de combiner ces différentes couleurs artistiques. A l’image de Radiohead, où, d’un seul coup, l’on plonge dans l’obscurité et l’on est content de le faire.

Pour revenir à l’album, dix titres environ sont bien avancés et nous aimerions atteindre le nombre de douze. Contre quatre dans l’EP. Un gros travail d’enregistrement en studio aves les musiciens est donc à prévoir.

Je suis accompagné de guitares, basses et batteries. J’adorerais mettre du piano sur certains titres, instrument que j’apprécie énormément, pour apporter une ambiance encore plus singulière.

3/ Revenons sur ces derniers instants juste avant de monter sur scène. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation et la joie ? Ou l’angoisse et le stress ?

C’est un mélange d’excitation et de stress. Jusque, parfois, avoir l’envie de vomir. A l’image de ce que j’ai aussi pu ressentir au théâtre. Les quelques secondes avant de rentrer sont horribles, mais c’est une horreur magique, si je puis dire.

Je n’ai pas particulièrement besoin de cette intensité, mais je m’en accommode. J’aime avoir cette sensation qui, pour autant, n’est pas forcément agréable. C’est comme un déclencheur qui permet de se propulser pour profiter ensuite pleinement des moments sur scène.

4/ En parallèle, vous avez actuellement un projet théâtral. Pourriez-vous nous en dire davantage ? Quelles thématiques y seraient abordées ?

J’ai le projet de pouvoir vous proposer, en 2017, la pièce « L’aiglon » d’Edmond Rostand. Le personnage principal est le fils de Napoléon et de Marie-Louise d’Autriche. C’est un rôle que j’ai parcouru lors de ma formation dans les cours Jean-Laurent Cochet. Je ressemble d’ailleurs physiquement au personnage principal.

C’est un rêve pour moi de pouvoir l’interpréter. Henri Lazarini, un metteur en scène avec lequel j’ai déjà travaillé, m’a proposé de monter cette pièce. Un lourd travail nous attend, car la pièce comprend six actes, avec énormément de personnages. Henri a déjà commencé à couper certaines parties, au travers de plusieurs rôles secondaires dont il est possible de se passer. Cela est nécessaire, car les gens n’ont plus la patience de rester trois heures au théâtre.

A noter que, dernièrement, j’ai eu la chance de jouer la pièce « Un mariage à l’italienne ». Où j’y interprétais l’un des trois fils. Ce fut une très chouette expérience dont je garde un excellent souvenir !

5/ Où en êtes-vous de la concrétisation de ce projet ? Comment en voyez-vous la suite ?

Nous sommes actuellement en pleines recherches. Le projet a été lancé il y a très peu de temps et je compte y mettre toute mon âme. Car sa concrétisation me tient énormément à cœur. A noter que le casting n’a pas encore démarré.

Nous avons le projet de jouer la pièce à Paris, à Palaiseau, mais aussi en Corse, l’île natale de Napoléon. Le clin d’œil serait très sympathique.

6/ Pour finir, que dire, si ce n’est pas déjà fait, aux lecteurs pour les encourager à suivre l’avancée de ces projets et à venir vous voir sur scène ?

Il est important de sortir, de s’intéresser, d’aller au théâtre et de lire. Ne vous contentez pas de ce que l’on vous donne tout cuit dans le bec, qui n’est pas forcément bon.

Tournez vous vers les gens qui peuvent vous donner de nouveaux horizons et d’autres visions. Pour aller encore plus loin. Il faut garder un esprit curieux et ouvert.

A titre personnel, j’apprends chaque jour. Au travers de livres ou bien encore de conversations avec des personnes au vécu important.

Ce fut un plaisir, Julian, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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Clément Bernot revient sur son parcours et évoque ses projets !

10 Avril 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Clément Bernot revient sur son parcours et évoque ses projets !

Bonjour Clément,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre artistique, au travers notamment du théâtre, du chant, du clown, de l’improvisation, des marionnettes ou bien encore de la télévision. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Beaucoup de choses m’y plaisent. L’art est une magnifique école de la vie, où l’on apprend plein de choses.

L’artiste, sur scène, n’est pas dans la vie réelle. Il est dans un espace protégé, au sein duquel il peut être sincère, lisible, fragile. Ce qui n’est pas forcément faisable dans son quotidien personnel.

C’est un choix d’enfant que d’avoir voulu faire du théâtre. Auquel je me suis tenu pendant une vingtaine d’années. Puis l’expérience a permis à mes raisons d’enfant de faire place à des raisons d’adulte.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices artistiques ? A l’inverse, quelles principales différences en resurgissent ?

Toute expérience est intéressante. Donc ce que l’on vit sur un tournage, lors d’un stage de clown ou au cours de répétitions d’un spectacle est enrichissant dans d’autres cadres. D’autant plus que la finalité est la même, à savoir être vivant et généreux pour le public.

La dynamique de groupe est importante. On suit en quelque sorte un chef d’orchestre. Chacun possédant sa propre méthodologie, il faut savoir s’adapter. Typiquement, en télévision, le tournage est très rapide, il faut donc être efficace. Il n’y a pas le temps pour la répétition. Cette dernière doit donc être faite à la maison, avec quelqu’un capable de donner la réplique, en jouant, sans être terne.

Un comédien est vrai avant tout dans la relation. C’est lorsqu’il « est » avec son partenaire qu’il s’implique tout particulièrement.

3/ Vous avez notamment créé un spectacle de magie. De façon générale, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Je suis en fait un tout jeune créateur. Je me sens d’ailleurs davantage interprète pour le moment. Mais je suis en train de me lancer plus intensément dans ce domaine.

Dans le contexte précis de ce spectacle, j’ai eu la chance de sympathiser avec un magicien qui m’a fait rentrer, il y a quelques années, dans le cercle.

Je suis donc vraiment parti des tours de magie. Pour m’interroger ensuite sur les différentes façons de les mettre en lumière. Avant d’essayer de les adapter pour les faire volontairement rater, en faisant croire que je ne comprends pas l’origine de l’échec. Et inversement. Comme si j’avais un temps de retard sur le tour de magie, ce qui est plaisant pour le public.

Je suis actuellement sur plusieurs chantiers de création et j’essaie de prendre différents biais. J’écris au fur et à mesure. Je verrai prochainement comment ces travaux vont se décanter.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, juste avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. A titre personnel, quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation ou l’angoisse?

C’est, je crois, un mélange. Tout dépend en fait des pièces. La troupe est, selon le contexte, plus ou moins prête et donc stressée.

Au fur et à mesure des représentations, l’angoisse et le stress s’amenuisent. Mais l’effet pervers peut alors être le manque éventuel d’émulation, entrainant un plaisir plus faible. Ce qui peut se ressentir.

A l’inverse, il est important d’être calme pour ne pas être trop volontaire. Ce dernier état est aussi dangereux. Etre trop excité et trop motivé à bien faire est un piège. On est alors parfois trop attaché à ce que le travail plaise, donc on a tendance à forcer et grossir le trait.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’espère reprendre prochainement la pièce de théâtre « La maladie de la famille M », de Fausto Paravidino, que j’avais déjà jouée au théâtre de Belleville. Avec la compagnie « Les chiens de paille ». Dans ce même théâtre ou ailleurs.

Je vais aussi retourner dans la rue, en clown. En parallèle, je continue à apprendre la transmission et m’investie pour animer des stages. Le métier de pédagogue me plait beaucoup.

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Les raisons sont multiples. Même s’il ne faut pas, je crois, chercher à forcer les gens à aimer quelque chose.

L’art est un regard sur le monde, la vie et la société. Qui n’est pas forcément dans le courant de la bienséance et des dirigeants ! L’art est une sorte de contrepouvoir, avec bien sûr ses limites. Mais cela fait du bien.

Je reconnais que le théâtre peut parfois être ennuyeux. J’ai moi-même eu ce ressenti. Mais, à l’inverse, lorsque le spectacle plait, les sentiments vécus sont alors intenses, bien plus qu’au cinéma ! Entre joie et pleurs.

Dans un souci de sociabilisation, il est important de partager les mêmes émotions que les autres membres du public. Lors d’un éclat de rire général, le spectateur, inconsciemment, se sent normal car il a rit exactement au même moment que les autres. Cela est très important et nous humanise !

Cet entretien fut un réel plaisir Clément !

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Coralie Bonnemaiso nous dévoile ses projets artistiques !

29 Mars 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Coralie Bonnemaiso nous dévoile ses projets artistiques !

Bonjour Coralie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

1/ Votre parcours est déjà très riche et varié. Au travers de la télévision, des courts-métrages, du théâtre, de la publicité mais aussi des voix off. Quel regard lui portez-vous jusqu’à présent ? Qu’en retenez-vous ?

Je trouve qu’il est assez éclectique. C’était d’ailleurs mon envie dès le départ. Généralement, un comédien commence par des cours de théâtre puis ses premières expériences professionnelles sont souvent dans ce même domaine, notamment quand il n’a pas d’agent de suite.

Le but ultime, me concernant, était de commencer par cet art-ci pour ensuite élargir ma palette, en télévision, au cinéma et en doublage. Ce dernier est d’ailleurs un exercice très intéressant, pour savoir placer sa voix. Ce qui est toujours, pour un artiste, un très bon complément.

Pour revenir à votre question, je suis aujourd’hui assez contente de mon parcours car j’ai mis un pied là où je voulais, dans chaque spécialité. J’en suis donc satisfaite, mais ce n’est qu’un début. Je ne suis qu’au commencement, dix ans après mes premiers pas.

2/ Ces différents exercices sont certes bien différents les uns des autres. Mais ils présentent aussi certaines complémentarités. Justement, selon vous, quelles sont-elles ?

Grâce à mon agent avec lequel je travaille depuis deux ans, j’ai touché au travail devant la caméra. Aussi, je crois pouvoir dire qu’il faut savoir s’adapter à l’art pratiqué. Le jeu est complètement différent.

Devant la caméra, j’ai appris à tempérer, parce que j’étais habituée à donner de la voix, dans de grandes salles, lors de mes nombreux spectacles pour enfants. Il a fallu que je baisse d’un ton et que je joue plus en douceur. Il faut être, sur un plateau, plus minimaliste et plus épuré.

Ces différents exercices sont complémentaires au sens où ils permettent de varier les plaisirs. A l’inverse, au théâtre, la représentation impose une présence et une concentration continues sur une heure trente. Alors qu’en télévision, de nombreuses coupures existent entre deux séquences, ce qui nous permet de sortir de notre personnage et de notre rôle.

Je n’ai pas fait de théâtre depuis deux ans. Cela me manque, notamment l’interaction avec le public.

3/ Vous avez déjà participé à de nombreuses pièces de théâtre. Majoritairement dans des spectacles pour enfants. Mais quel genre vous attire le plus ?

Cela a beaucoup évolué. Au début, en sortant de l’école, j’étais très attirée par le contemporain. C’était fort et grave. J’ai presque envie de dire que l’on ne riait pas.

Maintenant, avec le temps, j’ai le souhait, au théâtre, de sourire et j’aurais envie d’une comédie. De choses légères et de portes qui claquent.

4/ Les derniers instants avant de monter sur scène sont généralement très intenses en émotions. De nombreuses sensations se mélangent alors. A titre personne, comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Je suis très travailleuse, j’essaie de rester au maximum concentrée. Je suis toujours orientée travail. En parallèle, je fais du yoga, ce qui m’aide dans mes exercices de respiration. Tout en me servant de l’énergie de la salle, surtout pleine, pour m’aider à aller de l’avant.

C’est un vrai travail sur moi-même.

5/ Les plateaux de tournage imposent un rythme généralement soutenu. Aussi, il est important d’être prêt et efficace rapidement. A ce titre, quelle est votre méthodologie ? Quelles sont vos petites astuces ?

Il est important de savoir son texte sur le fil du rasoir. Pour être ouvert à tout changement ou toute péripétie. Il faut vraiment que le texte ne soit plus un problème, pour pouvoir être spontané et, au contraire, apporter de la richesse au jeu.

Pour y parvenir, je le répète souvent, en faisant le ménage ou bien encore dans la rue. Avec ma maman, une ancienne comédienne, ou mon mari.

Sur le tournage, en plateau, il faut avoir une disponibilité au réalisateur. Certains sont très directifs, d’autres nous laissent très autonome. Il est donc nécessaire d’être capable de donner ce qui est attendu ou, à l’inverse, de proposer sa propre couleur.

Un plateau, c’est aussi une équipe. Il faut créer des liens. L’énergie sur le plateau est quelque chose de très spécial. Il faut s’en imprégner, pour laisser la magie s’opérer. Ce mélange et ce tout doivent permettre au comédien de se libérer pour donner le meilleur de lui-même.

6/ De façon générale, quels sont vos projets artistiques actuels ? Et vos envies ?

Cela fait, comme je vous le disais, deux ans que je travaille avec un agent. Je suis aux anges. Je passe énormément de castings en publicité, mais aussi pour la télévision. Ce qui est nouveau pour moi. J’ai ainsi progressé.

Des projets très intéressants pourraient ainsi se dessiner. J’espère à présent décrocher un petit rôle sympathique et récurant avec un personnage riche et évolutif. Que je puisse vraiment montrer ce que je sais faire.

Au théâtre, je pense reprendre l’hiver prochain des spectacles pour enfants. Ce qui est très chouette. Ils me manquent. J’adore l’improvisation lorsque nous les faisons monter sur scène. C’est alors sans filet. Il faut savoir répondre. C’est un exercice magique, unique et juste incroyable.

7/ En conclusion, comment inciter nos lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme choisie ?

Nous avons la chance d’être dans un pays où l’art est très accessible, presque prédominant. Il est partout. Je vous incite à assouvir votre soif de culture et de découverte. Nos villes sont pleines d’histoires. Les musées et les expositions sont très intéressants aussi. La vie artistique bouge beaucoup, ce qui est très appréciable.

Continuez à être ouvert pour pouvoir être indépendant. Mangez de la culture, pour vous forger votre propre opinion. Pas forcément au théâtre, car tout peut être culture ou art. A partir de là, vous pourrez penser par vous-même.

Osez assumer votre opinion. N’ayez pas peur de dire que vous n’aimez pas quelque chose. C’est aussi une façon d’avancer dans votre réflexion avec l’art.

Ce fut un plaisir, Coralie, de nous entretenir avec vous !

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