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Le médias blog de Julian

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Elodie Bouleau, une artiste aux multiples casquettes

11 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Elodie Bouleau, une artiste aux multiples casquettes

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de vos expériences notamment au théâtre, en publicité, mais aussi en réalisation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’aime changer de casquette, ainsi, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Je me lève chaque jour avec le sourire, avec un programme bien précis en tête et je sais déjà que, dès le lendemain, j’aurai la chance de faire encore autre chose. Des nouveaux rôles, travailler sous la direction d’un nouveau metteur en scène, appréhender de nouveaux textes et une autre rigueur de travail. La remise en question est quotidienne et prendre ce risque est parfois éprouvant mais tellement enrichissant.

En tant que comédienne et d’une manière générale, j’aime aussi dire des textes qui ne sont pas les miens. C’est comme cela que je suis tombée amoureuse du théâtre. Petite, j’avais de grosses difficultés à parler, et m’exprimer avec d’autres mots que les miens me plaisait et me rassurait

La création me séduit aussi beaucoup, j’ai d’ailleurs réalisé mon premier-court métrage qui sera bientôt projeté en festival. Sans oublier l’écriture de ma première pièce.

Oui, l’intermittence nous offre, selon moi, ce temps libre pour créer et mener à bien nos propres projets et qui parfois demandent beaucoup de temps et d’investissement personnel. Mon premier court-métrage intitulé « Démence Passagère » que j’ai écrit, réalisé et produit aura mis près de 2 ans pour voir le jour. Sa première projection privée aura lieu le 12 décembre prochain à La chapelle des Lombards pour après concourir différents festivals dès 2017. L’écriture de ma pièce est également bien avancée, mais une chose après l’autre.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous au travers de ces différents exercices ?

Chaque expérience permet d’apprendre un peu plus sur soi-même, l’enrichissement est permanent. Par de nouveaux collègues par exemple, lorsque l’on passe d’une troupe à une autre. L’humain est le plus dur à gérer, notamment les problèmes d’égo. Mais ces difficultés existent dans tous les métiers.

Pour m’accomplir davantage, j’ai décidé, comme je vous l’expliquais, de développer de mes propres mains et de créer mes propres projets. C’est comme cela que j’ai encore plus appris. De l’humain mais surtout de moi-même. Je voulais surtout me lancer ce défi de savoir jusqu’où je pouvais aller seule, et comment gérer, en tant que réalisatrice, une équipe entière. Cela m’a vraiment aidé à grandir, sur de nombreux points.

3/ Vous êtes actuellement, aux Blanc Manteaux, dans la pièce « APRES LE MARIAGE … LES EMMERDES ». écrit par Sophie Depooter. Quel est le pitch de la pièce ?

C’est l’histoire d’un couple, au bord de la rupture. Ensembles depuis dix ans, ils ne savent plus communiquer ni même se séduire. Ils décident alors de faire appel à un coach de couple. Un sujet universel ; transgénérationnel et qui cartonne depuis près de 3 ans et dans divers lieux comme au théâtre de la grande Comédie et dernièrement aux feux de la rampe comme en tournée.

4/ Comment qualifierez-vous votre personnage ? Qui est-il ?

Isabelle est une femme qui se sent complètement abandonnée par son mari qui ne la regarde plus. Elle fait pourtant des efforts mais rien n’y fait et lui prouve par A + B qu’ils ont besoin d’être aidé pour retrouver une complicité et réanimer cette flamme qui s’est éteinte.

Isabelle accepte donc de se prêter aux différents exercices de coaching, qui mettront son couple à rude épreuve, notamment par la « battle » ou le jeu du miroir qui consiste à imiter son conjoint pour prendre conscience de ses propres défauts et peut-être comprendre ce que subit l’autre et qui bien évidemment sera très révélateur des failles de leur couple.

5/ Lors des derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quel est alors le sentiment qui prédomine en vous ? La joie ou l’angoisse ? Ou un mélange des deux ?

C’est un mélange des deux. Ce métier nous donne la chance de vivre chaque soir des moments différents. Il y a bien évidemment la peur d’oublier son texte dans les premières représentations, la crainte que le spectateur n’adhère pas à la pièce, à l’histoire ou à votre personnage, mais si l’on fait ce métier, c’est majoritairement, car la scène nous procure surtout de la joie, de l’adrénaline et un partage entre comédiens sur le plateau. Que ce soit par la transmission d’un message fort ou par le rire avec des sujets plus légers, l’enjeu est de conquérir et de divertir un public et de rentrer en communion avec lui. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de spectacle vivant.

Ajoutons l’incertitude des réactions du public. Une salle moins remplie est parfois plus chaleureuse qu’une salle comble, comme un public peu réactif n’est pas forcément déçu, mais peut être plus à l’écoute de l’histoire ou tout simplement moins expansif. Chaque représentation est donc différente, c’est la magie du spectacle vivant et il n’y pas de règles.

6/ En parallèle, vous êtes aussi en tournée, depuis le 5 octobre, avec une autre pièce, « LE BON PLAN » écrit par Bruno Bachot Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Après le succès théâtral du « Coach » puis adapté au cinéma avec Richard Berry et Jean-paul Rouve, Bruno Bachot s’impose avec sa deuxième pièce « Le Bon Plan ». Philippe est au chômage et criblé de dettes et son propriétaire le menace de le jeter à la rue. Sa vie se transforme le jour où, sur un malentendu, ses voisins lui prêtent des talents de guérisseur, sauf qu’à 50 euros la séance, son éthique en prend un coup. Il se rapproche même de sa jolie voisine qu’il aime en secret. Au début, ça à l’air d’un bon plan.

Une pièce Burlesque au rythme effréné, ou j’ai la chance d’interpréter 3 rôles totalement différents. Celui de Madame Igor, concierge nymphomane ; celui de Madame Smith, une comptable sur vitaminée qui entend des voix puis Mylène, la charmante voisine du 1er qui rêve de danser à nouveau. 3 personnages de composition où je dois me grimer, transformer ma voix, mon phrasé et ma gestuelle. Et si les spectateurs ne reconnaissent pas la même comédienne entre ces 3 personnages, alors j’ai tout gagné !

7/ Plus globalement, quels sont vos envies artistiques du moment ?

Après avoir foulé les planches des Folies Bergères, j’ai évidemment l’envie de réitérer l’expérience sur d’autres scènes et aussi mythiques. Inconditionnelle de comédies de boulevards, J’aimerais tant jouer les textes de Ray Cooney comme également revenir à mes premières amours et pouvoir osciller entre Le café théâtre et le répertoire classique. Je cherche également à tourner davantage pour la télévision car jongler entre le cinéma et le théâtre est ce que l’on peut espérer de mieux pour un artiste, non ?!

Merci Elodie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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Isabelle Rocher revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

10 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Isabelle Rocher revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Bonjour Isabelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vos nombreuses et multiples expériences sur les planches montrent votre passion pour le théâtre. Justement, qu’est-ce qui vous plait tant dans cet art ?

J’aime être sans filet, sur scène, en contact direct avec le public. Chaque jour est différent ; certains soirs les spectateurs sont très réactifs et parfois il faut plutôt aller les chercher. Les réactions, les rires permettent de ressentir le public..

C’est pour toutes ces sensations que je fais autant de scène, pour avoir cette adrénaline ; c’est ma drogue à moi !

2/ Quelle expérience vous a le plus marqué et pour quelles raisons ?

Ma rencontre avec Vincent Azé (comédien et auteur) a été très importante pour moi, il m’a vraiment mis le pied à l’étrier... Mais mes deux dernières expériences théâtrales ont vraiment été un tournant ! J’ai beaucoup travaillé, jusqu’à jouer, pendant une période, deux pièces en même temps (« Dix ans de mariage » et « Familles Recomposées »). Il m’est même arrivée d’enchaîner quatre représentations à la suite certains weekend ; c’est du sport !

Et bizarrement c’était plutôt facile de basculer d’une pièce à l’autre. C’est un peu comme si l’on mettait un costume différent mais que notre apparence ne changeait pas vraiment. On ne peut pas confondre ; on ne se dit pas « Voilà maintenant tu es cette personne dans telle situation », ça vient naturellement, ça fait partie de notre métier. C’est même parfois le quotidien de certains artistes.. Je pense notamment à Alil Vardar, qui enchaine les représentations et ce depuis des années ! D’ailleurs je ne sais toujours pas comment il arrive à tenir ce rythme de dingue !!

J’ai eu la chance de jouer à ses côtés durant 1 an. C’est un féru de travail, un amoureux des planches axé sur le détail de ses pièces. Je me suis moi-même découverte plus rigoureuse, plus professionnelle et aussi beaucoup plus exigeante. Bref, j’ai grandi ! (rires)

Et pour finir, toujours grâce à « Familles Recomposées », j’ai découvert aussi la joie des tournées ; aller à la rencontre des gens dans différentes villes ou pays. J’ai même eu droit à mon 1er passage sur TF1 au JT de 13h.. Ça marque tout ça !!

3/ Vous avez participé à plusieurs pièces où existait une alternance entre les comédiens. Qu’apporte ce genre d’organisation ? Comment s’adapter facilement aux partenaires de jeu respectifs ?

J’adore changer de partenaires ! On ne joue pas de la même façon selon la personne que l’on a en face de soi. La palette est différente, on adapte notre jeu et ça nous permet de découvrir de nouveaux axes et de nouvelles couleurs. Personnellement, j’aime vraiment le fait de varier mais je peux comprendre que ça puisse aussi déstabiliser.

Dans « 10 ans de Mariage » par exemple où nous formions un couple sur scène, il peut y avoir une réelle complicité qui s’installe au fil des représentations. C’est quelque chose qu’on construit à deux du coup c’est un exercice complètement différent.

4/ Les émotions juste avant de rentrer sur scène doivent être nombreuses et variées. A ce titre, comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Ça dépend.. Quand il y a des proches, je suis beaucoup plus angoissée comme si je jouais la pièce pour la première fois. Autrement, le stress se transforme en excitation et je n’ai qu’une hâte, retrouver la scène et le public !

A chaque fois que je joue, je suis heureuse, je me rends compte de la chance que j’ai. C’est un vrai bonheur de partager ça avec les gens mais aussi avec ses partenaires. La scène a le don de me rappeler pourquoi je fais ce métier. On se sent tellement libre, ce sont des sensations très fortes !

J’avoue j’ai même mon petit rituel avant de jouer ; je fais les 100 pas sur scène tout en récitant mes premières répliques de différentes manières. J’aime ressentir le public avant même que le rideau se lève..

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je vais enfin réaliser ma première bande démo afin d’avoir plus d’ouverture au niveau des castings. Ensuite, j’aimerais beaucoup entrer dans le monde du doublage/voix off. J’ai fait pas mal de stages et j’adore !

Évidemment continuer à être sur scène.. Je pense que je n’arriverai jamais vraiment à m’en passer! J’aimerais aussi aller vers des rôles plus graves, plus dramatiques. Incarner quelqu’un d’abominable doit être jouissif !! (rires)

Même si il faut quand même rester réaliste, aujourd’hui ce sont les comédies qui cartonnent ! Les gens ont envie et surtout besoin de rire !! Et c’est bien normal, c’est tellement bon !

Bref, j’ai envie de faire tellement de choses.. On a la possibilité d’interpréter toute sorte de rôles, de personnalités plus ou moins proches de nous. J’ai pu constater que, même après des centaines de représentations, il y a toujours de nouvelles facettes à découvrir sur nos personnages. On peut se remettre en question, nuancer son jeu pour ne pas tomber dans une espèce de routine..

J’aime aussi le fait de prendre des risques et de me surprendre sur scène !

6/ Pour terminer, comment inciter nos lecteurs à venir au théâtre ?

Allez-y, vraiment !! Le théâtre est accessible et il y a tellement de spectacles sur Paris, pour tous les goûts et toutes les envies ! Vivre une histoire en live avec les comédiens, c’est une expérience inédite et incomparable !!

Ce fut un plaisir, Isabelle, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

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Amandine Noworyta revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

5 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Amandine Noworyta revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Bonjour Amandine,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de votre parcours sur grand écran, sur les planches mais aussi derrière un objectif. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

Je pense que c’est quelque chose que l’on a en soi, d’inné, que l’on ne choisit pas forcément. Je n’étais pas nécessairement prédestinée à être dans le milieu de l’art, j’ai un parcours plutôt très classique et très scolaire. J’ai étudié le droit et la communication, mais le destin en a voulu autrement et sur son passage j’ai rencontré des personnes qui m’ont permise d’évoluer dans le milieu artistique.

J’ai démarré très jeune par le mannequinat avec le concours « Elite » puis très rapidement on m’a conseillée de m’inscrire au cours Florent : j’ai donc sauté sur l’occasion … une occasion de m’exprimer d’une autre façon …

De fil en aiguille , le cinéma , puis le théâtre se sont ouverts à moi pour ma plus grande joie . Je suis, je crois , enfin je pense être « multi-facettes ». De nos jours, les artistes ont besoin d’être polyvalents …

2/ Quelles complémentarités pouvez-vous retrouver entre ces différents exercices ?

Les arts que nous avons évoqués sont, je pense, différents.

Et sans parler véritablement de complémentarité entre ces deux arts, je pourrais plutôt dire qu’il y a beaucoup d’interdisciplinarité entre le cinéma et le théâtre. En jouant dans ces deux catégories, on acquiert beaucoup de connaissances de compétences et d’expériences..Le jeu de la caméra reste malgré tout beaucoup plus intime.

Sur les planches, c’est différent : nous sommes en permanence en interactivité avec le spectateur. On écoute, on observe et on réagit au quart de tour pour donner le meilleur de nous même …

3/ Face au rythme soutenu des plateaux de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

J’ai un côté très lunaire et très artiste, mais j’ai quelque chose en moi de très cartésien. Sûrement à cause de mon parcours classique et de mon bac S. Il existe en moi une sorte de paradoxe : j’ai besoin de «rigueur et de fantaisie ». J’analyse énormément les choses, j’essaie de comprendre au mieux le rôle et de me poser un maximum de questions, j’en pose aussi au réalisateur ou au metteur en scène, tout simplement pour vivre et être le personnage.

Mais il me faut aussi un moment de « lâcher prise » total ...un moment hors du temps … ou je ne suis plus Amandine mais l’artiste… d’où le paradoxe. « Tout » comprendre et en même temps, ne plus chercher à comprendre.

Pendant le tournage, j’ai besoin alors de beaucoup de concentration pour devenir cette personne.

4/ En parallèle, quelles sont, selon vous, les clés d’une photo réussie ?

C’est tout bête, être à l’aise, être naturelle, être spontanée. Etre soi …

Je pense qu’il se passe quelque chose de magique, au-delà de la photogénie, quand il y a un bon feeling avec les personnes avec qui on bosse … ça s’appelle la magie ... ca va au delà de la technique, on ne peut pas tout expliquer et tant mieux ….

Que ce soit dans la photo, au cinéma ou au théâtre, c’est un travail d’équipe. Il n’y a pas de bon ou de mauvais acteur, c’est la communauté, qui permet de créer des films magnifiques ou de faire que des pièces de théâtre sont juste fantastiques …

5/ Au théâtre, quelles sont vos petites astuces, avant la représentation, pour limiter le stress éventuel ?

C’est très difficile de trouver et de mettre un mot précis sur une émotion. Je pense qu’elles sont multiples et qu’elles changent à la vitesse de la lumière.

Etre acteur c’est finalement « être une émotion », il y a des tonnes d’émotions qui arrivent dans tous les sens, qui sont d’ailleurs très difficiles à gérer parfois.

C’est un challenge permanent. En quelques mots : beaucoup d’excitation mais beaucoup de peur, mais une belle peur, celle qu’on aime … qui nous fait frémir … qui nous donne des ailes et qui nous fait battre le cœur … celle qui s’apelle « vivre ».

Je pense être, de base, une fille plutôt timide mais sur scène, ma timidité s’envole comme par enchantement …. grâce au public … grâce aux autres … J’ai appris à ne plus l’être ou à l’être de façon différente. La photo m’a beaucoup aidée dans ce sens. Le théâtre permet aussi de gagner en confiance en soi et le public nous le renvoie bien … Merci encore d’ailleurs.

Dans un premier temps avant de rentrer sur scène, j’ai un trac incroyable, et ce n’est pas près de changer. C’est une grande émotion, une envie de pleurer et une forte adrénaline. Mais la peur disparaît dès que je rentre sur scène, pour laisser place au plaisir … Pour limiter ce phénomène, nous avons tous nos petits trucs …comme « mettre une paire de boucles d’oreilles qui nous plaît ou appeler son compagnon, sinon sa maman, boire un grand verre d’eau, se calmer, se détendre, peut-être éventuellement réciter une phrase de son texte, comme un porte-bonheur ».Plein de petites choses en somme… Je suis, quelque part, assez superstitieuse, j’ai donc besoin d’un rituel, d’être dans un cadre, de me préparer tranquillement, d’être zen, de boire ma petite tasse de thé notamment. Oui j’adore le thé...

Et de crier intérieurement « tu es forte : résiste, prouve que tu existes ». J’adore France Gall et ses chansons au passage. C’est une autre de mes petites astuces …… Avant de rentrer, et pour que tout se passe bien.

D’ailleurs, on sait rapidement si c’est le cas, le théâtre ayant cette capacité de nous donner rapidement le ton. On ressent rapidement ce que le public pense de nous .. de la pièce … on ajuste en fonction … c’est comme un énorme « one to one ».

Au cinéma, c’est très différent … notre point de repère c’est le réalisateur et l’image. Dans ce sens, le théâtre est plus difficile, émotionnellement car c’est du direct. On n’a pas le droit à l’erreur d’une certaine façon.

Le public change en permanence, ce qui est une difficulté supplémentaire. Au cinéma, on peut se permettre de recommencer, de se concentrer de se recentrer.

D’ailleurs, ma dernière expérience sur les planches dans la pièce « A vos souhaits » de Pierre Chesnot et mise en scène par Luq Hamet aux côtés notamment de Bernard Menez, Virginie Stevenoot, Vincent Azé , Gwenola de Luze et beaucoup d’autres que j’adore énormément m’a beaucoup aidé. Il faut avouer que de Travailler avec des comédiens expérimentés permet d’avancer et de grandir plus vite. Je tiens à remercier le théâtre du Gymnase et particulièrement Mr Dominique Coubes et Mr Carlos Bedran qui ont toujours cru en moi.

6/ Plus globalement, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

J’adore le théâtre et j’y ai peut-être d’autres pistes pour l’année prochaine. Dans le style « boulevard ». Ce n’est pas encore fait, mais c’est sur la bonne voie.

J’avoue que j’aimerais bien faire un peu de cinéma et que j’apprécie les films plutôt à caractère dramatique. Les longs-métrages nostalgiques, mélancoliques, dramatiques me plaisent. J’aime l’univers de « Lars von Trier, de Sofia Coppola, Xavier Dolan ou Abdellatif Kechiche…

J’aime un film particulièrement « Loin de la foule déchainée » de Thomas Vinterberg.

Je pense pouvoir avoir la possibilité d’interpréter ce genre de rôle. Je peux très bien jouer la jolie blonde mais je peux aussi avoir l’air d’une fille très fragile. Tout comme je peux être une fille banale qui sort dans la rue et qui passera inaperçue. C’est mon travail de comédienne de pouvoir être « caméléon » et différente.

Je suis actuellement en négociation avec un agent et j’espère, par la suite, pouvoir trouver un rôle qui me correspond au mieux. Il y a quelques pistes, pour des personnages dramatiques, qui me plaisent énormément et avec lesquels je pourrais montrer une autre facette de ma personnalité.

7/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Tout simplement le bonheur, la réussite, que la vie soit belle. De réaliser mes rêves les plus fous. D’être heureuse ! Et d’oser …. Vivre , rêver …. Et de croquer la vie à pleines dents…

Merci Amandine pour votre disponibilité et votre gentillesse !

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