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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Caroline Anglade : parcours, passions, actualités, projets - elle nous dit tout !

13 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Caroline,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences. Quel regard portez-vous sur votre parcours  ?

 

J'ai commencé par le théâtre, c'est vraiment ma formation de base. J'ai pris plusieurs cours dont le plus notoire est le cours Florent, mais j’ai fait plein de cours de quartier, d’autres écoles et quelques stages. J'y ai travaillé le corps, le personnage, je suis rentrée au cœur du travail. C’est indispensable pour moi. J’ai besoin de ça. Encore aujourd’hui, quand j’ai le temps, je continue les stages. Ne jamais cesser de travailler sur le corps car il est notre premier instrument, notre premier outil. C’est assez jouissif tout ça.

 

Je suis passée par plein de choses différentes, le théâtre, la télé, le cinéma, le doublage également même si c’est encore différent du reste. Je n’ai jamais voulu me cantonner dans un seul registre. Il y a tellement de façons de faire ce métier.

 

J'ai fait 10 ans de théâtre puis la télé m’a ouvert ses portes, via quelques publicités au début, ensuite au travers de rencontres avec des réalisateurs, j’ai tourné des mini series, des fictions etc… puis plus tard le cinéma. Je suis contente de pouvoir allier tout cela. Le théâtre est mon premier amour certes mais je prends beaucoup de plaisir à être sur un plateau de tournage. Je suis en euphorie totale.

 

2/ Une expérience vous a-t-elle plus marquée que toutes les autres  ? Pour quelles raisons  ?

 

Je retiens tout un tas de jolies choses et de très beaux moments, je me suis rarement ennuyée dans ce métier. Après, il y a eu évidemment des expériences plus magiques que d’autres. Au théâtre, j'ai un souvenir impérissable de mes premières pièces jouées devant un vrai public ce qui pour moi était déjà fou à l’époque ( par vrai public j’entends autre que la famille ou les potes mais des gens qui choississent leur spectacle et payent leur place quoi ) … quand je travaillais dans un petit théâtre rue Saint-Honoré avec un metteur en scène génial fou et atypique … j’y ai rencontré beaucoup de jeunes acteurs qui, aujourd'hui, continuent leur route aussi et font de superbes parcours. On était vraiment très heureux tous ensemble ! On formait un petite troupe et on jouait plein de pièces du répertoire classique. Ces moments là sont gravés pour toujours !

On commençait, on découvrait le milieu, le théâtre, les textes, les mots, on passait au chapeau après chaques représentations. Nous n'avions pas encore ce soucis d'argent, de réel rapport au métier qui, quand on avance, change forcément. On était plus insousciants et seule la passion nous guidait ! Ces années-là sont, pour moi, vraiment importantes car elles m'ont forgé et me permettent aujourd'hui de vraiment me satisfaire de chaque expériences, de chaque moments et surtout de ne jamais être blasée.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous attirent ?

 

Comme vous le dites, ce sont la diversité et la complémentarité qui me plaisent. Quand je pars sur un an de pièce, les tournages me manquent rapidement et inversement. Alors il est possible d'associer les deux mais le rythme est alors très prenant et parfois cela nous empêche de profiter correctement et pleinement de tout. Et aujourd’hui j’ai aussi envie de passer du temps avec ma famille alors je vais attention de ne pas trop m’éparpiller.

 

 

4/ Vous enchaînez actuellement les tournages. Pouvez-vous nous raconter ces belles aventures  ?

 

Je viens de terminer deux tournages que j'ai effectués en parallèle. Qui sont « Lebowitz contre Lebowitz », la série que je tourne avec Clémentine Célarié et le premier long-métrage de Franck Dubosc, « Tout le monde debout », où je joue la petite sœur d'Alexandra Lamy.

 

Les deux se sont divinement bien passés. La série est devenue pour moi comme une petite famille ou j’ai mes repères, je m'y sens chez moi, accueillie, je connais mon rôle sur le bout des doigts, j'adore le faire évoluer et découvrir de nouvelles facettes du personnage d'Irène. Franck Dubosc a été une découverte magnifique, c'est un réalisateur extrêmement consciencieux, professionnel et un directeur d'acteurs incroyable. Il est très tendre et très à l’écoute de ses acteurs, c’est tellement agréable de bosser des gens comme ça. Deux belles aventures ! Vivement les suivantes !

 

5/ Quels sont, en parallèle, vos autres projets et envies artistiques ?

 

J'ai fait plusieurs lectures de pièces, je suis dans l'attente de la concrétisation de certains de ces projets. Je rêve d’une jolie pièce pour la rentrée 2018. Et puis quelques tournages se profilent … mais bon tant que ce n’est pas concret et officiel … j’attends !

 

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

 

Sur du court terme, de passer de très belles vacances avec ma famille et mes potes. Sur du long terme, d'avoir la chance de pouvoir continuer à vivre de ce beau métier et de faire de belles rencontres. De pouvoir savourer chaque moment, parce qu'ils sont précieux, rares. Vivre de sa passion est une grande chance, pourvu que ça dure !

 

Merci Caroline pour votre disponibilité  !

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Constance Labbé évoque son actualité et ses projets artistiques !

12 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Constance,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre La Pépinière dans la pièce «Le cercle des illusionnistes ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont évoquées ?

 

C’est une multi histoire !

 

On y découvre  l’histoire de Robert Houdain, inventeur de la magie, premier à avoir amené la magie au théâtre, et puis celle de Georges Méliès, créateur quant à lui des effets speciaux au cinéma, et puis celles, fictives, d’Avril et Décembre, que le destin réunit alors qu’ils sont si différents, et qui vont parcourir les différents chemins secrets menant de cette magie d’origine à celle fantastique du cinéma actuel. 

 

Bien d’autres vies s’y croisent, nous sommes six comédiens et jouons 36 personnages… Je vous laisse donc imaginer !

 

Et puis, surtout, au centre de tout ça, le destin, personnage majeur de la pièce !

 

Parce que, finalement, en tricotant les histoires réelles et fictives, Alexis (ndlr : Michalik) nous amène à penser que si l’on rêve vraiment de quelque chose, ça nous arrive…

 

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

J'interprète d'abord Avril, une jeune femme des années 80, très déterminée, qui sait ce qu'elle veut. Rigolote, un peu décalée, elle essaye de retrouver le père biologique de l'enfant qu'elle porte, et le ramener vers ses désirs oubliés.

 

Je joue aussi Suzanne, une comédienne qui tombe amoureuse de Georges Meliès et qui va contribuer, de loin, à sa découverte du cinéma. Ce sont deux personnes fictives, elles n'ont, à priori bien sûr, pas existé.

 

Enfin, mon troisième personnage (petit mais que j’adore!)  s'appelle Mademoiselle Josiane, l'assistante de Charles Pathé.

 

Le jeu des costumes aide beaucoup pour se plonger vraiment dans chaque personnage. Il faut le faire très vite, parfois même à vue, on nous enlève un manteau et on est l'autre ! C'est entré en moi maintenant, le travail s'effectue en fait principalement en répétitions.

 

Hors de ces dernières, il y a aussi un travail personnel sur la façon de parler des personnages, sur l'imagination de leurs quotidiens bien différents. Le travail sur la voix est important, par exemple l'un articule l'autre non, l'une parle vite, l'autre non…

 

3/ La pièce est un véritable succès depuis plusieurs années. Quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite  ?

 

L'auteur, Alexis Michalik, a réussi quelque chose d'assez génial.

 

Parce qu’il nous fait découvrir des personnages historiques majeurs et pourtant assez méconnus. Parce qu’il tricote si bien les histoires qu’il plonge le spectateur dans un univers particulier, aussi léger que profond, aussi magique et poétique que concret et terre à terre. Parce que le spectateur accepte d’être un peu perdu au début pour se délecter de tout comprendre à la fin. Et surtout, parce qu’il arrive à attiser la curiosité tout en permettant aux gens de replonger dans leurs propres souvenirs d’enfants.

 

Et puis parce que c’est sans doute le premier à avoir compris qu’il fallait enfin amener du cinéma au théâtre, et bousculer un peu les codes vieillots pour redonner envie au public de poser leurs derrières devant une scène !

 

4/ Vous avez repris le rôle il y a un an environ. Vous êtes-vous inspirée de la précédente interprétation ?

 

Ça serait complètement mentir de dire que je ne me suis pas inspirée, d’autant plus que la comédienne qui a créé le rôle, Maud Baecker, est absolument géniale. Forcément, c'est inspirant !

 

Mais, évidemment il faut travailler avec soi, et jamais ne chercher à imiter, d’abord parce qu’on ne peut pas, et puis parce que c’est beaucoup moins drôle !

 

Il faut surtout se dire que si le metteur en scène nous choisit, c’est pour ce que l’on est. Alors même si c’est difficile, il faut se détacher de ce qui a été déjà fait (bon, pas complètement complètement hein) et chercher en soi ce que l’on peut amener de différent !

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets artistiques actuels ?

 

J'ai tourné deux films dernièrement qui vont sortir l'année prochaine. L'un s'appelle « L'un dans l'autre», de Bruno Chiche, l'autre «Love addict» de Franck Bellocq. J’ai hâte de les voir !

 

Et puis j’attends avec impatience une série que je viens de terminer , un peu secrète mais qui va être géniale je pense, produite par Studio Bagel. Ca sort en janvier prochain, il faut guetter !

 

Enfin, en septembre, je serai sur France 4 dans «The cell» un super projet de 10 épisodes de 10 minutes qui mélange comédie et fantastique où trois jeunes se retrouvent coincés dans une cellule de prison qui voyage dans l’espace et dans le temps. Ca aussi j’ai hâte.

 

Côté écriture, je continue à travailler sur "Parents Mode d’emploi" sur France 2, et je développe certains projets perso qui j’espère pourront voir le jour cette année…


 

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène ?

 

Si vous avez envie de rêver, de voyager...Et puis d'apprendre !

Si vous avez envie de me voir aussi... zut à la fin !

 

Ce fut un plaisir, Constance, de nous entretenir avec vous  !

 

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Marion Lahmer évoque son actualité théâtrale !

11 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Marion,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

 

 

1/ Vous êtes actuellement sur la scène de la Grande Comédie, dans la pièce de Laurent Baffie, «Toc-Toc ». Comment présenter l'histoire ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

C'est l'histoire de six patients atteints de TOC, Troubles Obsessionnels Compulsifs, qui décident d'aller consulter. Ils se retrouvent dans la salle d'attente du médecin qui n'arrive pas. Du coup, ils vont être obligés de se parler, de faire connaissance et, évidemment, ça va découler sur des situations très drôles mais aussi touchantes. Ils vont devoir apprendre à se connaître, à se tolérer, avec leurs TOC.

 

On retrouve le syndrome Gilles de le Tourette, la nosophobie c'est à dire la peur des microbes et donc le fait de ne rien pouvoir toucher, le toc des vérifications en s'assurant trente fois par exemple que la lumière est bien éteinte, larithmomanie pour tout compter dans sa tête, le toc de symétrie qui empêche de marcher sur des lignes. Sans oublier mon personnage avec la palilalie et l'écholalie, le fait de tout répéter deux fois à l'identique.   

 

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

 

Lili est une fille de 23 ans, qui a perdu son papa quand elle était petite. Son toc vient de là. Si elle ne répète pas ce qu'elle dit, elle pense que cela aura des répercussions dans sa vie, par exemple la mort d'un être proche. On est plus en fait dans le domaine de la superstition.

 

Elle ne peut pas sempêcher de tout répéter de façon semblable, c'est compulsif. J'imagine que cela n'a pas été facile du coup pour elle à l'école, c'est une fille à mon avis timide, avec du caractère quand même. Même si elle n'est sans doute pas dans la souffrance en permanence, son quotidien est  certainement difficile.

 

3/ La pièce cartonne, les rires sont nombreux. Quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite ?

 

Je pense déjà que l'écriture de Laurent Baffie y fait beaucoup, elle est extrêmement efficace. L'idée est de se demander au début ce que sont ces fous puis, d'un coup, tout est tellement entre-maillé qu'une machine de guerre se met en place. Les gens nous suivent et on sent souvent qu'ils sont pris.

 

Ce n'est pas juste du boulevard et de la blague, il y a aussi quelque chose de touchant. Les TOC concernent beaucoup de monde et, là, les traits sont tirés pour la comédie. Cela touche pas mal les spectateurs. C'est aussi un sujet très peu traité, les gens s'y reconnaissent.

 

4/ Les particularités de chaque personnage impliquent-elles des adaptations, notamment dans votre jeu, comparativement à un rôle plus traditionnel  ?

 

Au début, j'ai eu beaucoup de mal car il est impératif que les phrases soient répétées de la même façon. Au théâtre, il faut écouter un peu ce que l'on fait mais pas trop, sinon on s'écoute jouer et cela n'a aucun intérêt. Il faut donc en même temps être dans l'instant, dans la vérité de l'instant mais aussi toujours garder une oreille sur ce que l'on dit pour pouvoir le répéter exactement pareil. Cest un travail très intéressant.

 

Mes débuts ont été d'autant plus intenses que j'ai eu deux jours pour reprendre le rôle et devenir alternante. La première fut donc bien chargée et je suis même tombée dans les pommes, arrêtant la représentation pendant une dizaine de minutes.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques ?

 

J'ai des dates de tournée d'une pièce que j'ai jouée l'année dernière en Avignon, «Landru et fantaisies», de Christian Siméon. J'ai des projets de pièces mais pour l'instant rien n'est encore confirmé.

 

Ce métier permet de faire plein de choses, l'écriture et la mise en scène m'intéressent aussi.

 

6/ En conclusion, que dire pour inciter les lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir voir la pièce ?

 

Je crois beaucoup au divertissement drôle sans être idiot ou humiliant. C'est une vraie pièce de boulevard, une vraie pièce drôle, avec des comiques de situation, de caractère, de répétition. Il y a vraiment tous les traditionnels ressorts du théâtre, avec aussi une distribution aux nombreux personnages, ce qui est assez rare aujourd'hui. Il y a une vraie palette, des acteurs de 20 à 70 ans. C'est la réunion de plein de comédiens de différentes générations, ce qui est intéressant. Notamment Georges Beller, un grand acteur de boulevard. On se donne beaucoup, on est tous très investis dans notre rôle.

 

C'est l'occasion de se divertir tout en étant touché. Vous passerez une bonne soirée de vraie théâtre, sans que ce soit vulgaire. C'est plus profond que cela, c'est rire de la situation tragique de ces gens sans s'en moquer. Ça fait du bien à tout le monde, on oublie pendant deux heures son quotidien.

 

Ce fut une joie, Marion, d'échanger avec vous !

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