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Elena Lemercier évoque sa nouvelle pièce de théâtre, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elena,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Le passage vers les étoiles, avec la pièce « Une variante russe ». Après la période que l’on a connue, ce doit sans doute être une vraie joie et un réel plaisir pour vous ?

Tout à fait ! Oui, oui, ça fait vraiment plaisir de retrouver la scène, surtout que je ne l’ai jamais vraiment connue en tant que comédienne, j’y ai souvent dansée. Donc ça me fait vraiment plaisir de découvrir cela, de l’apprécier et de pouvoir enfin m’exprimer après cette pause cause Covid. C’est une joie énorme de pouvoir s’exprimer, de pouvoir faire ressentir des choses au public et que ce dernier puisse aussi nous en faire ressentir. Quand tu joues et que tu entends sa réaction, c’est incroyable, c’est vraiment ce rendu-là que j’attendais, que j’ai et que j’apprécie.

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous ce spectacle ?

Une arme de collection a été volée, « le diamant », le revolver le plus cher du monde. Un journaliste se retrouve bousculé dans ce monde de faux semblant où personne n’est ce qu’il prétend être. Entre mensonges, manipulations et amour naissant, ce thriller théâtral, est à la fois nouveau en son genre, original et totalement barré ! Pour en savoir plus, venez le découvrir directement !

 

 

Vous y interprétez deux personnages. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Le personnage important s’appelle Mona et ne comprend rien à ce qui se passe. C’est pour cela que, au début, je ne m’étais volontairement pas intéressée à l’histoire de la pièce. On lui donne des informations mais elle ne comprend rien. C’est une actrice internationale et j’ai choisi de l’interpréter superficielle. On serait dans un registre de cinéma, le texte se suffirait à lui-même pour montrer qu’elle est superficielle, au théâtre je trouve cela beaucoup plus marrant de montrer qu’elle l’est et le public réagit bien. Je trouve cela plus drôle et, même moi, ça m’amuse plus. Elle est contemporaine, est présente sur les réseaux, elle est, comme dit, superficielle mais cherche à défendre sa pureté de cœur.

L’autre personnage est Mylène, son mari travaillait pour la mafia, il était dans le blanchiment d’argent. Sauf qu’elle a subi un traumatisme qui fait qu’elle ne s’exprime plus qu’avec un jouet pour enfant. Donc ce personnage ne me demande pas de m’exprimer avec la voix mais avec le corps, sachant en plus qu’elle est censée être amorphe. Après, j’ai choisi de montrer quand même quelques réactions….

Les personnages sont totalement opposés, physiquement. L’une se tient droite, poitrine en avant tête haute, regard pétillant, et bouche en cul de poule, sans oublier qu’elle se touche tout le temps les cheveux et sa robe. C’est un personnage qui se veut complexé et qui donc en rajoute une tonne pour camoufler son manque de confiance en elle. L’autre a le dos courbé, tété en avant, bouche presque tout le temps ouverte, les yeux qui se ferment, regard éteint, elle marche avec une faible amplitude de hanche, elle fait donc de petit pas, elle titube aussi puisqu’elle est shooté aux médicaments, drogues et alcools en tout genre !

Du coup, à titre personnel, comment passez-vous facilement d’un personnage à l’autre ?

Tout acteur a sa propre façon de se mettre dans un personnage, il y en a qui vont écouter de la musique, il y en a qui vont penser à un animal ou à un objet. Je sais que j’aime jouer avec mon corps et je vais chercher le côté extérieur pour aller trouver le côté intérieur. Quand j’ai mon intérieur, ça se reflète dans mon extérieur. La concentration joue beaucoup aussi, il en faut énormément, sans oublier le travail en amont.

Sur le rôle principal, vous êtes en alternance une semaine sur deux, ce qui n’est pas le cas pour l’autre rôle. Selon le nombre de personnages à jouer, appréhendez-vous différemment les représentations ?

Au final, comme je fais Mylène tout le temps, je n’ai jamais eu à faire Mona sans avoir à préparer Mylène avant. Sachant que les deux sont séparées d’une scène seulement, me laissant peu de temps pour me changer. Je n’ai pas le temps de me reconcentrer dans mon personnage, je suis à peine habillée, coiffée, maquillée que je suis poussée sur scène. Ce qui est marrant aussi, c’est que ce personnage d’actrice a notamment un monologue, je dois donc faire encore un autre personnage, celui dans la peau duquel rentre cette actrice. Mais c’est très sympa à défendre. J’aime ce défi et le fait de m’amuser à trouver ces personnages, même sans préparation sur l’instant, sur le moment. Comme je le disais, c’est une préparation que j’ai faite depuis très longtemps, je sais ce que mes personnages ont en tête, ce qu’ils veulent et comment me reconcentrer là-dessus. Je m’arroche à des pensées et, du coup, le corps suit.

 

 

Neuf représentations sont attendues au total. Jusqu’à présent, quels sont les principaux retours du public à l’issue de la pièce ?

Les gens passent un très bon moment, les scènes comiques plaisent beaucoup, le public est très réceptif. Après, je vais en parler quand même car je trouve ça intéressant, le principal retour est que c’est bien, que l’on ne s’ennuie pas mais que les gens ne comprennent pas ce qui se passe. On a choisi de prendre cette critique négative et d’en faire quelque chose. Même si on avait déjà commencé les représentations, on s’est dit que l’on allait presque tout changer, afin que le public comprenne. On est restés positifs, on a refait les trois quarts pour que ce soit beaucoup plus lisible. On a choisi de réécrire, de réaménager les scènes, de changer l’ordre aussi et on hâte de voir ce que les gens vont en penser.

Que peut-on vous souhaiter alors pour la suite de cette aventure ?

Des retours positifs sur ces modifications mais pas uniquement, pour justement continuer à affiner. Au final, c’est bien d’avoir des retours constructifs, ça booste, c’est stimulant.

Merci, Elena, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Le rencard : Interview croisée avec Déborah Durand et Floriane Muller, deux des comédiennes de la pièce jouée à la Divine Comédie !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Déborah, bonjour Floriane,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous, à quelques jours de la première !

A partir du 16 avril prochain, vous serez sur la scène de La Divine Comédie dans la pièce « Le rencard ! ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Floriane : Oui, oui, c’est motivant. Toi, Déborah, tu n’avais d’ailleurs pas quitté la scène ?

Déborah : Cela fait presque un an que je suis sur scène tout le temps, sur d’autres spectacles. Du coup, je n’ai pas cette fraicheur mais je l’ai eue au mois de juillet dernier. De retrouver le public était très très chouette et agréable. Là, on le retrouve sans masque aussi…

Floriane : C’est vrai que c’est énorme, tu vois les expressions…En plus, il y aura un peu d’interactivité avec le public, dans une salle où il est proche. C’est toujours porteur d’avoir, en plus du rire, le regard des gens. C’est différent de les voir sans leur masque, il y a alors un vrai échange. C’est un bonheur !

Déborah : Carrément ! Ça va être chouette !

Avec vos mots, comment décririez-vous ce spectacle ?

Floriane : Je dirais que c’est une comédie bon enfant, qui parle à tout le monde. Où il se passe beaucoup de choses, où il y a beaucoup d’actions. C’est une comédie de situation.

Déborah : C’est l’histoire d’un trentenaire célibataire, « célibatant » qui, d’un coup, se dit « bon, allez, ça suffit les plans cul, cette fois-ci je vais avoir une vraie histoire avec une fille ». Il sympathise sur un site avec le personnage de Floriane et, ce soir-là, c’est leur vraie rencontre. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui peuvent s’identifier à cela car il y a énormément de célibataires. J’avais lu un article qui disait qu’il y avait une recrudescence, qui ne s’est pas arrangée avec le Covid. Du coup, il y a plein de situations assez cocasses, de comiques de situation, où le rencard ne va pas du tout se passer comme il faudrait qu’il se passe. Ça va être une catastrophe pour lui mais ça va être très jubilatoire pour le public.

Floriane : Avec une petite surprise à la fin, que l’on ne dévoilera pas…où on parle d’un sujet de société qui est très intéressant…

 

 

Un mot, chacune, sur votre personnage peut-être ?

Floriane : Je dirais que Gladys est un personnage haut en couleurs, qui a envie de s’amuser, qui est fofolle, un peu dans son monde. C’est vraiment un personnage de comédie, elle a par moment un côté un peu romantique dans sa manière de voir l’amour.

Déborah : Gladys est le rencard de Léo, le personnage de Yoann. On peut imaginer, au début en tout cas, que ça peut se concrétiser de manière très chouette et puis, bon, arrivera ce qui va arriver…Elle est très glamour, elle a le sens de l’humour et elle adore chanter.

Me concernant, Ketty est gogo danseuse, pour mettre un peu de beurre dans les épinards. A la base, elle est assistante médicale mais on ne s’en rend compte qu’après. Elle est très très motivée, quand elle vient faire des lap dance, ça ne rigole pasJ. Un peu folle-dingue avec, aussi, un gros caractère. Elle rentre un peu en fight avec Gladys…

Floriane : Ce qui est bien, c’est que ce sont quatre personnages typiquement de comédie. Donc ça permet d’avoir un spectacle vraiment enlevé. On vient pour rire, c’est ce que les gens vont trouver, il y a beaucoup d’actions, de rire, de folie, de légèreté.

Déborah : Beaucoup de rebondissements aussi du fait que l’on soit quatre. Plus il y a de personnages, plus il y a de possibilités de conneries, on ne va pas se mentir.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour leur interprétation ?

Floriane : Je dirais que c’est comme pour n’importe quel personnage que l’on travaille, évidemment on pense à des gens que l’on connait dans la vie ou même à des personnages que l’on a pu voir dans d’autres films. Forcément, ça nous vient pour alimenter notre personnage.

Déborah : Comme il y a un côté danse, j’essaie de tenir un corporel qui corresponde au personnage. Je m’amuse sur cela, moi qui, dans la vie, suis assez masculine et garçon manqué. Comme elle a un côté danseuse un peu sexy, je travaille ce côté tigresse.

A quelques jours de la première, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quelles sensations prédominent actuellement en vous ?

Floriane : On l’a déjà jouée une fois, ça s’est très bien passé. Pour moi, ce n’est pas parce que l’on est maintenant sur Paris que j’ai un stress supplémentaire. Je stresse une heure avant, pas des jours avant, sinon ce serait trop fatiguantJ. Je suis plus dans la recherche du personnage, dans l’envie de m’amuser avec mes copains de jeu, dans l’envie de trouver des choses, de créer vraiment mon personnage, de l’approfondir pour m’amuser aussi sur scène avec le public.

Déborah : Pareil ! On l’a déjà jouée une fois donc on sait que ça fonctionne quand même pas mal, même très très bien. Après, c’est le public parisien donc c’est encore autre chose. Je stresse plus sur l’aspect « on est à Paris, il y a beaucoup de concurrence, il faut qu’on ait du monde, c’est difficile ». Je joue déjà dans d’autres spectacles donc je sais que ce n’est pas si simple mais j’ai très très envie de m’amuser dans une nouvelle configuration. On va surprendre, on va se marrer avec les gens, c’est ce qui est chouette, on est là pour ça.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle aventure ?

Floriane : Du monde, pour qu’elle puisse durer le plus longtemps possible ! Je crois que les gens ont envie de partager des moments sympas, des moments de communion, que ce soit à travers une pièce de théâtre ou autre. J’ai envie de partager une heure vingt de rire, de bonne humeur, pour que l’on s’éclate, pour que le public s’amuse et qu’il reparte content. J’ai envie que l’on se nourrisse tous de choses positives et belles.

Déborah : Que l’on ait du monde, du monde, du monde, que les gens se marrent avec nous.

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Un Si Grand Soleil : Tonya Kinzinger évoque Janet, son personnage dans la série à succès de France 2 et en profite pour nous présenter sa pièce de théâtre actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Tonya,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement dans la série quotidienne à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, bien sûr, c’est un plaisir ! Surtout que j’avais connu auparavant plein de ces personnes qui font partie de cette famille-là, je les retrouve de « Sous le soleil ».

Le tout dans un cadre de tournage particulièrement agréable, tant la région que les studios de Vendargues….

C’est vrai, je n’avais jamais vraiment travaillé en studio. D’ailleurs, quand j’ai commencé sur la série, mon hôpital n’était pas un studio, il a été construit en décembre 2020. Je découvre les plaisirs de travailler dans ce confort d’un studio d’intérieur, vraiment il est très très beau.

C’est confortable et je ne connaissais pas cela dans tout ce que j’ai fait avant, que ce soient les films ou les séries, qui ont toujours été en extérieur.

 

 

Vous y interprétez le rôle du docteur Janet Lewis, chef de service à l’hôpital. Avec le recul, comment la décririez-vous ?

Janet est une femme extrêmement professionnelle, qui est vraiment passionnée par son travail. Elle était, au départ, surtout intéressée par le côté médical, ce n’est pas quelqu’un qui facilement peut se livrer aux autres au niveau de son empathie, elle en a bien entendu mais elle fait ce métier avant tout pour aider les autres, elle n’a pas cette naturelle empathie.

On l’a découverte un peu dure, sur son côté professionnel et on a vu ses failles à l’arrivée de sa fille. Avec la prise en otage et le retour de sa fille sur le fait que ça n’a pas été une bonne mère, on comprend qu’elle n’a pas fait ce qu’il fallait en tant que maman, elle a choisi sa carrière plutôt que de se battre pour sa fille parce qu’elle pensait qu’elle allait perdre. Quand sa fille arrive, on voit les profondeurs émotionnelles de Janet et avec la rencontre en même temps du commissaire Becker, on découvre cette part de fragilité qu’elle laisse très peu percevoir.

Maintenant, dans son travail, on se rend compte qu’elle se bat comme une lionne pour son service, que ce soient pour les aides soignantes ou pour les infirmières, contre la direction qui lui impose certaines choses financières. Elle est vraiment là pour se battre pour son équipe, même si eux ne se rendent pas compte à quel point elle se bat car elle n’est pas quelqu’un qui va se vanter. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’humanité, qui n’est pas forcément visible au premier abord, elle qui ne s’ouvre pas à tout le monde.

La fidélité des téléspectateurs ne se dément pas depuis toutes ces années. Justement, quels principaux retours peuvent-ils vous faire sur la série et sur votre personnage ?

C’est marrant, justement au tout début, les gens qui me connaissaient et qui ne m’avaient pas vu depuis 10 ans à l’écran, en dehors de « Danse avec les stars », étaient restés sur le personnage de Jessica, quelqu’un d’extrêmement ouverte, la bonne amie de tout le monde. Quand je suis arrivée dans la série avec Janet, les gens me trouvaient très très dure, très fermée, ce n’était pas du tout le même personnage. Alors qu’ils étaient habitués à me voir depuis 20 ans à l’écran dans un autre rôle, il fallait qu’ils s’y habituent. Le producteur, Thomas, m’avait expliqué qu’ils allaient me faire venir petit à petit, dans ma profession, sans me voir dans ma vie personnelle de suite. Ils voulaient m’installer petit à petit pour que, justement, les gens s’habituent à me voir différemment. C’était une stratégie en fait, qui a bien fonctionné. Au bout de 6 mois, ils ont ouvert le personnage au travers d’une partie personnelle via sa fille et Becker. Là, voilà, ça s’ouvre de plus en plus. Et encore, il y a énormément de choses à découvrir sur ce personnage, elle n’a pas encore une amie, on ne la voit jamais se confier à qui que ce soit, sauf à son mari. On voit des moments très tendres et très doux entre eux deux mais c’est tout. Pour l’instant, cette femme est encore pleine de mystères.

 

 

Le rythme de tournage d’une quotidienne, on le sait, est soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’ai toujours la même méthode de travail, j’ai besoin d’avoir mes textes en avance, de les travailler bien avant pour pouvoir m’en libérer avant d’arriver sur le plateau. J’ai ce challenge en plus de la langue, ce n’est pas ma langue maternelle. Un défi de plus est lié aux termes médicaux de chaque service, il y a des mots que je ne connaissais même pas, je fais des recherches sur internet, par moment je suis obligée d’appeler des amis médecins pour savoir même comment prononcer certains mots. Donc c’est super parce que ça ouvre mon vocabulaire, même si ce sont peut-être des choses que je ne vais jamais utiliser dans la vie courante. Mais j’aime beaucoup apprendre, je suis friande de cela. Voilà, j’aime bien me débarrasser des textes, même s’il y a des modifications après, ce n’est pas grave, il faut que je puisse arriver sur le plateau et être ouverte à tout suggestion du réalisateur et travailler main dans la main avec lui.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je puise dans plusieurs choses de ma vie personnelle, j’ai passé du temps dans le milieu hospitalier, j’ai vu comment les gens travaillaient. J’ai des gens proches qui travaillent également dans ce milieu donc je me renseigne beaucoup par rapport à la réalité des choses, dont j’essaie de m’approcher le plus possible. Je suis même allée à l’hôpital pour suivre les chefs de service, afin de voir comment ils travaillent. Quand on a des scènes où on doit manipuler des machines, où on doit faire des actions pour que ce soit le plus réaliste possible, par exemple quand j’utilise un défibrillateur, je travaille pendant près d’une heure avec un médecin pour que le protocole soit légitime. Je pense que c’est peut-être cela qui aide cette série à dénoter de certaines autres, on a les moyens pour être les plus réalistes possibles dans ce que l’on est en train de faire.

 

 

En complément, vous êtes actuellement sur scène, à l’Alhambra, dans la pièce « Promesses de campagne ». Cette autre aventure artistique doit être certes différente mais sans doute complémentaire de la série ?

C’est génial parce que, oui, c’est complètement différent. Le plateau est un confort même si, toutes les deux semaines, il y a des rotations d’équipes et de réalisateurs. C’est quand même un confort, on y va comme chez nous, on connait la plupart des gens, on est en studio, on connait notre entourage et on travaille main dans la main avec le réalisateur. Quand on est sur scène, c’est différent tous les soirs. Tous les soirs, le public change donc toute l’énergie change. Tous les soirs, j’ai le trac avant de monter sur scène. Il y a cette excitation justement de l’inconnu, de ne pas savoir comment ça va se passer. Sur scène, on se met à nu, on se met en danger, on est là les uns pour les autres, pour s’entraider, il y a une énergie totalement différente et c’est très complémentaire. Pouvoir toucher aux deux est une bonne chose, le théâtre nous sort de notre zone de confort et ça nous propulse devant le public, en live, avec une réaction immédiate. On ressent cette énergie de suite et on voit si ça marche ou pas, c’est vraiment intéressant comme travail, j’aime beaucoup. Je ne peux vraiment pas faire de comparaison entre les deux, c’est vraiment différent, ça ne se compare pas en fait mais c’est complémentaire !

Un mot sur le pitch et sur votre personnage ?

Je suis la femme du premier ministre, c’est bien entendu une comédie. On part le week-end dans notre maison de campagne, on est censés se reposer pendant deux jours sans recevoir personne. Mais, en fait, il y a un député qui arrive avec une proposition indécente et des papiers compromettants contre mon mari. Donc tout part en vrille et c’est là où on se demande si des hommes politiques, avec leur pouvoir, avec leur stature, peuvent vraiment rester honnêtes. A un moment donné, est-ce que chacun n’en sait pas un peu trop sur la vie de l’autre ? Surtout quand on tente avec la puissance et le pouvoir de marchander certaines choses ? Voilà, c’est une comédie où beaucoup d’actualités sont injectées dans le spectacle chaque semaine. C’est vraiment pour se détendre et se décontracter, afin de passer un bon moment. On va partir en tournée mais on n’a pas encore les dates, ce sera pour la fin de l’année ou le début de l’année prochaine.

Merci, Tonya, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Célia Bouy évoque son spectacle actuellement à l'affiche au TMG !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Célia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au TMG (Théâtre Montmartre Galabru) avec votre spectacle « Une femme peut en cacher une autre ». Sans doute que, après la période que l’on a vécue, ce doit être un réel plaisir et une vraie joie pour vous ?

J’ai eu la chance de jouer entre chaque période d’arrêt cause “apocalypse” donc c’était trop cool. Je me suis adaptée aux contraintes du couvre-feu, j’ai même joué une fois à 12h30 un dimanche. C’était super parce que le public était au rendez-vous. 

Plus concrètement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Ça parle de trois femmes, trois profils de classes sociales très différentes. Christelle, la bourgeoise du 7è arrondissement, qui adore l’art, et les vernissages, et qui achète un tableau assorti à ses rideaux. Marinette, c’est la version Tati-Barbès de Christelle issue d’un milieu populaire, ça peut être la titi de Montmartre comme la tante gouailleuse,  elle croit qu’elle a la classe à l'américaine. Kimmy, c’est l’américaine mais sans la classe, ancienne Miss Kentucky 1999, toujours un Colt 45 dans le sac. Aucun instinct maternel, elle préfère son chien Trumpy à sa fille Melania. 

Ces trois femmes, à la fin, se rencontrent dans un vernissage d’art contemporain. J’aime parler des multiples facettes qui nous composent, ce que l’on veut laisser paraître et ce que l’on cache. 

 

 

Pour en revenir à la genèse du spectacle, quelles ont été vos sources d’inspirations pour ces trois personnages ?

Marinette m’est venue tout naturellement, puis Christelle et, enfin, Kimmy. Les deux premières sont le fruit de beaucoup d’observations mais aussi d’inspirations de femmes de ma famille. J’ai pioché un peu en tirant les traits. Pour Kimmy je me suis inspirée de vidéos sur internet et notamment d’un documentaire qui s’appelle « América » de Claus Drexel. J’adore observer, me mettre à une terrasse de café, regarder les profils, les créatures, cela m’inspire énormément. 

J’ai eu une formation d’art dramatique au conservatoire du 10e, puis je suis passée par l’école du one-man show, cela a été une révélation, cela m’a aidé à mettre en forme le spectacle et à me conforter dans mes choix. 

Quels principaux retours vous font les spectateurs à l’issue du spectacle ?

Les gens sont contents, c’est très satisfaisant de les voir sortir le sourire aux lèvres, qu’ils vous remercient d’avoir passé un bon moment. On m’a dit que c’était prometteur, que j’ai beaucoup d’énergie, que c’est généreux dans le jeu. C’est vrai que je me donne à fond, je sue comme Johnny ou Mylène Farmer au stade de France. Certains des spectateurs reconnaissent des gens de leur entourage dans certains des personnages. 

 

 

Vous évoquiez l’intensité du jeu, sans doute que cette succession de personnages forts nécessite une énergie toute particulière pendant l’heure sur scène ?

Oui! Au début, j’avais une peur folle du public, je me blindais, je faisais mon petit monde. Maintenant quand je vois qu’il y a un vrai échange avec le public, je m’amuse à faire du personnage en adresse public. Je n’hésite pas à improviser. J’adore quand il se passe des surprises avec les spectateurs. 

Il vous reste une date au TMG. Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite du spectacle ?

Beaucoup de succès, de continuer à jouer, d’avoir du monde, de remplir ! Des nouvelles rencontres artistiques, je veux être tout le temps dans le faire et dans la création. Aussi de continuer à m’amuser et, surtout, à amuser les gens. C’est ça mon plaisir, qu’on se marre. 

 

 

En complément, quels sont vos projets artistiques du moment ?

Le projet d’un nouveau spectacle avec de nouveaux personnages ! J’ai beaucoup d’envies, j’ai de nouvelles femmes qui veulent prendre la parole mais aussi peut-être des personnages masculins. De continuer mon spectacle actuel, j’y suis attachée ! 

Merci, Célia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Estelle Evora évoque sa pièce, actuellement à l'affiche au TMG !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Estelle,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La pièce « Il s’est arrêté de pleuvoir », dont vous avez écrit le texte et fait la mise en scène, est actuellement à l’affiche au TMG tous les lundis soirs. On imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! En fait, ce qui a été super, c’est que dans ce trou noir artistique, on en a profité pour travailler. Ce qui fait que dès la levée du premier confinement et les réouvertures, on a sauté sur l’occasion pour faire une sortie de résidence à Marseille. Donc on est plutôt passés entre les gouttes. Honnêtement, ça a été certes un moment incertain mais surtout un moment de création pour nous. Au final, ça nous a plutôt bien aidés. On a fait nos premières auditions avec des gens que l’on connaissait, des jeunes diplômés des cours Florent. Auditions que l’on a complétées ensuite sur Paris, notamment pour le rôle principal.

Pour rentrer dans le cœur du spectacle, avec vos mots, comment le pitcheriez-vous ?

Concrètement, c’est l’histoire de deux personnes qui se rencontrent dans le métro. On suit leurs vies sur vingt ans, par tranches. En plus de tout cela, on a leurs consciences qui mettent en évidence tous les moments dans la vie où l’on fait des choses que l’on ne pense pas du tout ou, au contraire, des choses muries pendant longtemps mais qui ne sont pas du tout retranscrites conformément. C’est vraiment l’histoire de ce que l’on dit ou non, de ce que l’on s’avoue ou non.

Si on en revient à l’origine du projet, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

A la base, quand je suis arrivée sur Paris, j’ai couché sur le papier pas mal d’écrits, mais juste pour moi, des réflexions, des questions, un regard extérieur sur moi-même, sur des gens de ma famille, …Je me pose beaucoup de questions dans la vie, j’ai eu besoin de les extérioriser. Après six ans d’écriture, mon cahier était bien rempli et, avec une amie, on s’est aperçues que ces questionnements étaient très universels. Quelques mois plus tard, j’ai eu l’envie de faire quelque chose pour moi, de développer mon projet et je me suis lancée, sur la base des thèmes les plus généraux que je trouvais dans ces écrits. C’est ce qui a donné l’aspect tranches de vie de la pièce, je ne voulais rien lier sur une année, je voulais avoir toute une évolution car ce sont des questions que l’on se pose à n’importe quel âge.

Vous êtes à l’affiche jusqu’au 9 mai prochain. Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

On avait d’ailleurs commencé, sur Paris, à la Comédie Nation, avant le TMG. Les gens nous disent aimer, nous n’avons pas eu de retours très négatifs, personne ne s’est ennuyé. Les retours sont constructifs sur la compréhension du système de conscience, on a eu des questions pour être sûrs d’avoir bien compris. On a eu beaucoup de compliments, les gens aiment beaucoup, trouvent la pièce universelle et s’y retrouvent, faisant des comparatifs avec leur vie. C’est pour cela, je pense, que c’est facilement accessible, d’ailleurs plein de tranches d’âges sont venues nous voir. On a aussi eu beaucoup de félicitations pour l’équipeJ, aussi sur l’écriture et la direction d’acteurs, ce qui est très gratifiant.

Vous avez plusieurs casquettes sur ce projet, le texte et la mise en scène principalement. Comment avez-vous appréhendé les interactions entre les deux ?

En fait, en écrivant, j’avais des flashs d’idées. Certaines images se sont concrétisées sur scène, d’autres pas du tout. Cela s’est fait de manière très simple. J’adore travailler à plusieurs, c’est un ping-pong enrichissant et à chaque question, c’était une réflexion collective, surtout avec Quentin Filiatre pour la direction d’acteurs. En fonction des retours de chacun, j’ai essayé de trouver les meilleures solutions. Cela s’est construit au fur et à mesure. Je savais que j’avais envie d’un décor chaleureux, je suis partie sur un décor très chaud. J’avais envie de bois, de tissus, de petites lumières venant directement du plateau et non pas de la régie. Comme c’est moi qui prends toutes les décisions, c’est un peu plus facile.

Ce n’est pas parce que l’on écrit que l’on a toute la mise en scène en tête… En tout cas, les idées de base se sont concrétisées au fur et à mesure, on compose avec ce que les autres nous donnent, avec ce que ça rend. Le jaune est devenu la couleur des personnages féminins et le orange celle des personnages masculins. Comme le montre un peu l’affiche d’ailleurs.

Au-delà de la date du 9 mai, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

Que l’on puisse élargie notre public, dans le sens où on a envie de le faire tourner ailleurs en France. Etant donné que je m’occupe de beaucoup de choses moi-même, j’avoue qu’une petite production serait efficace. On a porté le projet avec toute l’équipe mais je pense que ça pourrait être pas mal que quelqu’un prenne le projet en main, pour le rendre encore plus intéressant. Et puis des dates ainsi que des gens heureux, tout simplement !

Merci, Estelle, pour toutes vos réponses !

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Fanny Gilles évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Nicolas Tempier

 

Bonjour Fanny,

Quelle joie d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Nous pouvons actuellement vous retrouver dans la série quotidienne à succès de TF1 « Ici tout commence ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous d’avoir rejoint cette belle et grande famille artistique ?

C’est une expérience très heureuse, oui. Il y a de très bons acteurs, les décors sont naturels, la lumière est belle, il y a un vrai travail sur la mise en scène malgré le manque de temps. Je trouve l’écriture très intéressante aussi, ils abordent des sujets pertinents, c’est bien dialogué… En plus, c’est un vrai plaisir d’acteur. On tourne très vite mais c’est bien préparé en amont, le jeu n’est pas sacrifié. On enchaîne des longues scènes, parfois des morceaux de bravoure…!

En plus, j’ai retrouvé plein de potes sur le plateau. J’ai notamment joué avec Catherine Marchal, que j’aime beaucoup. J’ai découvert Anaïs Raciti, qui joue ma fille, ainsi que Tom Darmon, et Benjamin Douba-Paris. Tous sont de très bons acteurs et sont, en plus, super sympas. D’ailleurs tout le monde est sympa, sur ce plateau. Chacun fait de son mieux, sans égo, et avec le sourire. Vraiment, j’ai passé des super moments.

Vous y interprétez Florence. Qui est-elle ?

Elle fait de l’évènementiel, elle crée des évènements éphémères pour booster l’image des  restaurants, pour faire du buzz. J’arrive avec ma fille à la Table des Rivière et on se rend compte que j’ai envie, avec elle, de placer quelqu’un comme second de la cheffe Guinot. On se demande pour quelle raison…on se dit que Tom est mon fils ou encore l’amoureux de ma fille…On va finir par découvrir que… on vit, lui et moi, en couple, avec mes enfants, depuis quatre ans, à Paris.

Vous le disiez, le rythme de tournage est soutenu. Comment l’avez-vous appréhendé ?

C’est un peu comme du théâtre, on a énormément de texte. J’y suis allée pour une arche, sur huit jours de tournage, ce qui m’a laissé le de temps de préparer, c’était pas si compliqué. Mais pour les récurrents, qui doivent apprendre toutes ces pages, tout en tournant ces longues journées, c’est très intense. Ils font un sacré boulot.

Le cadre de tournage a aussi dû aider au plaisir pris sur le tournage ?

Les salins du midi, c’est magnifique ! J’ai adoré. On tournait du lever au coucher du soleil, donc dans une lumière incroyable. C’est un peu dur pour les yeux la journée, mais c’est dingue comme décor! Froid aussi!!!

Quels premiers retours avez-vous d’ailleurs pu avoir du public ?

Ce qui revient, c’est « mais qu’est-ce qu’elle mijote ? ». A leur première arrivée, on a l’impression que les deux parisiennes sont un peu supérieures mais, en même temps, on découvre une complicité entre elles, elles sont sympathiques… A l’image, on commence à comprendre ce qui va se passer…

Au-delà de cette arche, peut-être aurez-vous l’occasion de revenir ?

La production m’a laissé entendre qu’ils étaient contents. Ça va dépendre du retour du public sans doute, je ne suis pas contre, c’était vraiment une chouette expérience !

En parallèle, après une saison 6 à succès, vous retrouverez l’équipe de « Sam » cet été pour le tournage de la saison 7…

Exactement ! On est super contents ! C’est vrai qu’il y a eu de gros changements en saison  6 et ils ont plu. Je pense que l’on avait besoin de ce côté solaire, bande de potes, tout en restant centré sur des cas de scolarité. On attendait le retour du public, je suis très contente que cela ait permis une saison 7, dans laquelle mon personnage va revenir davantage.

J’ai hâte. C’est aussi une équipe que j’aime beaucoup. Que ce soit la production, l’équipe technique, artistique, les auteurs… On a traversé pas mal d’aventures, il y a vraiment une bonne ambiance, on est une sorte de famille, sans chercher le cliché. Chez Authentique, qui est une production indépendante, y a un vrai truc humain, je m’y sens bien.

 

Crédit photo : Nicolas Tempier

 

Plus globalement, quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

Je suis très contente. En saison 1, elle n’était pas très développée. J’ai essayé d’y glisser tout l’humour, et l’humain que je pouvais… Après, le personnage s’est développé…En deuxième saison, c’était assez poussé dans le comique, je me suis super amusée. Puis, en saison 3, elle a craqué et ce qui l’anime émotionnellement, psychologiquement a été dévoilé, c’était super intéressant. En saison 4, elle s’est faite virer, et vit une belle histoire d’amour avec Xavier… En saison 5, j’avais accouché, le couple battait de l’aile, et en même temps, j’avais des scènes de dingue pour essayer de reconquérir Xavier (j’ai adoré notamment chanter sur une table!)…Véronique est un peu barrée, elle est capable de faire beaucoup de choses, les auteurs en jouent et je m’amuse toujours autant. Chaque année, j’ai l’impression que c’est un nouveau personnage et qu’il se va passer mille choses nouvelles. J’adore jouer Véronique !

C’est une série qui parle à tous, aux jeunes mais aussi aux parents…

Oui, c’est une vraie richesse ! Il y a des thèmes qui parlent vraiment aux jeunes, il y a des thèmes intéressants pour la génération des parents. Et même les parents des parents. Il y a des problématiques relationnelles à tous les âges. Ça parle à pas mal de gens.

Dans un autre registre, vous êtes en pleine création d’un spectacle. Que pouvez-vous déjà nous en dire, sans tout en dévoiler ?

Je crée ce spectacle pour un festival de musique classique, le festival du Bruit qui Pense, avec lequel je travaille régulièrement. Avec le directeur du festival, Ingmar Lazar, qui est un pianiste très talentueux, on avait envie de travailler sur Beethoven, notamment sur sa vie amoureuse. On a généralement l’image d’un Beethoven sombre mais c’était un grand amoureux. Passionné. Evidemment souvent malheureux… Tout génie qu’il était, il avait peu d’argent, il avait cette personnalité très forte, difficile parfois… mais il aimait…! Avec passion, désespoir… et finalement avec génie…!

Du coup, j’ai eu envie de concevoir un spectacle qui parlerait de ses amours et de celles d’une femme aujourd’hui. Ils se rejoignent dans leurs émotions, leur vécu, dans un espace hors du temps, dans l’Amour.

C’est un vrai concert, avec un beau programme. Et c’est aussi un pont vers un public plus néophyte qui se pense moins familier avec la musique de Beethoven. Beethoven était un génie, un dingue, un pionnier dans plein de choses, un révolutionnaire, et aussi un grand amoureux. J’avais envie de lui associer un vécu d’aujourd’hui pour le rapprocher justement de ceux qui ne le connaissent pas. Pour qu’ils soient touchés et bouleversés. C’est en quelque sorte un concert théâtralisé. C’est un peu un ovni, je crois, mais j’adore!

On le joue le 26 mars à Louveciennes, à la salle Camille Saint-Saëns, dans le cadre du « Festival du bruit qui pense ». Il n’y a qu’une seule date. Il faut venir.

Pour conclure, ces différents supports, à l’image et sur scène, doivent sans doute être très riches et très complémentaires pour vous ?

Oui ! C’est une vraie richesse, et je pense que c’est aussi une nécessité. Un artiste a besoin de moyens d’expression, c’est important d’avoir plusieurs sources d’épanouissement artistique. Je joue, j’écris, je compose… Cela me permet d’être toujours dans la créativité, c’est important pour moi.

Merci, Fanny, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Elisa Sergent évoque son nouveau spectacle, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

©EmilieBrouchon

 

Bonjour Elisa,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement sur scène, au Funambule Montmartre, avec la pièce jeune public « Le voyage de Tohé ». Dans le contexte actuel, on imagine que ce doit être une vraie joie et un vrai plaisir de retrouver la scène ?

Merci, oui et c’est une vraie surprise car je n’étais pas montée sur scène depuis 8 ans. J’ai écrit la pièce en 2020 et n’ai démarché les théâtres qu’en septembre 2021. Avec le Covid, je ne pouvais pas me projeter avant. C’est un cadeau d’avoir réussi à la monter, et voir ces petits spectateurs est franchement très mignon.

Justement, comment décririez-vous ce spectacle ?

C’est un spectacle qui est un voyage pour les enfants et, aussi, pour les parents, il transmet de beaux messages sur la découverte de l’autre. Un petit ballon se retrouve tout seul dans la cour de récré, pendant les vacances. Un avion passe par là et lui propose de l’emmener en voyage, au désert. Il va y faire des rencontres surprenantes. Ce petit ballon est dégonflé, je ne voulais pas qu’il soit parfait, mais attachant. Il va reprendre confiance en lui grâce à ce voyage et à ces nouvelles amitiés.

Le ballon représente les enfants qui, dans une cour de récré, sont seuls, n’ont pas beaucoup d’amis et sont souvent moqués. Je trouvais plus intéressant de ne pas mettre de personnages humains, ce sont des objets et des animaux, pour passer des messages l’air de rien, parfaitement reçus par les enfants. C’est important aussi pour leur imaginaire.

Pour en revenir à la genèse du projet, qu’est-ce qui vous en a donné l’envie et l’idée ?

C’est grâce à mon fils et sa classe de CP où la maitresse avait demandé aux parents de lire un poème. Je trouvais les poèmes existants trop littéraires, pas ludiques, du coup j’ai décidé d’en écrire un. C’est venu très rapidement et j’ai écrit 5 strophes qui étaient déjà l’histoire de mon spectacle. J’avais vraiment envie de transmettre un joli message avec une évolution, même en 5 petites strophes. Pour la scène, je les ai développées, composé des chansons, créé les dialogues, pour mettre en vie ces joyeuses péripéties. 

On l’a bien compris, se succèdent sur scène plusieurs personnages et c’est vous seule qui leur donnez vie et créez les interactions…

Effectivement, je suis la narratrice et la voix des ballon, avion, serpent et dromadaire. Je chante dans leur tonalité et timbres différents. Franchement, c’est un moment très joyeux et je n’ai pas l’impression d’être seule sur scène… Il y a aussi plusieurs interactions avec les enfants, je leur pose des questions, les fais chanter. J’avais déjà joué un seule en scène et le ping-pong avec un partenaire m’avait manqué mais là, c’est différent. Ce spectacle est très ludique et les réactions des enfants sont adorables. Je les vois vivre ce voyage ! 

Pendant cette interaction avec les enfants, vous êtes un peu sans filet…

Ah ah, oui ! Je leur pose des questions simples et parfois il y a des petites surprises, les enfants me racontent leur vie, c’est amusant et ça se passe très bien !

 

©EmilieBrouchon

 

Globalement, quels principaux retours avez-vous pu avoir à l’issue des représentations ?

C’est un spectacle vraiment familial pour les enfants de maternelle. Les retours sont super. Le spectacle est rythmé par l’arrivée des personnages, les chansons, les petites intrigues surprenantes. Les parents apprécient beaucoup les messages passés et la poésie du spectacle, les enfants aiment les personnages et l’humour qu’ils amènent, c’est ce que je voulais. Les salles sont bien remplies. Il y a du monde depuis le début, je suis gâtée. 

Vous avez de multiples casquettes artistiques sur ce projet…

On dit que le fou ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait. C’était une sacrée étape pour moi de monter ce projet, toute seule. J’ai coché toutes les cases de la création et été épaulée par une chouette équipe ! Je réalise vraiment petit à petit que c’est là. Ça a été une telle surprise quand le théâtre du Funambule m’a appelée fin octobre pour commencer le 12 janvier. Je n’avais rien de prêt, seule la musique était commencée. Je n’avais pas prévu de jouer si tôt, mais j’ai immédiatement dit oui. C’est une période idéale pour lancer un spectacle ! Le lieu est parfait pour l’accueillir. Il a juste fallu que je trouve l’équipe créative en dernière minute, un vrai marathon et tout s’est super bien enchainé, j’ai fait de très belles rencontres. Tout le monde a été adorable pour créer les éléments, décor, personnages et la compositrice Sandra Gaugué a été présente à chaque étape, avec son merveilleux talent car il y a beaucoup de chansons et d’ambiances sonores qui habillent le spectacle ! 

Je réalise seulement maintenant, j’atterris en même temps que les personnages. Le timing m’a aidé à ne pas me poser de questions !

Sans doute n’êtes-vous qu’au début, scéniquement parlant, d’une belle et longue aventure ?

Je l’espère ! J’avais confiance quand j’ai commencé le spectacle mais je ne pouvais pas préjuger de la suite. L’accueil est vraiment chouette, je croise les doigts. J’espère que le spectacle aura une belle vie. Quand je vois l’engouement des familles et le remplissage, c’est que le bouche à oreille a commencé. Ces messages sur le vivre ensemble, sur la découverte de l’autre, sur l’acceptation des différences plaisent énormément. L’air de rien, ça parle évidement de notre époque. Les enfants viennent avec un regard neutre, c’est ce qui est beau, ils sont prêts à recevoir de beaux messages et à grandir avec. Le but est que les adultes fassent aussi le même chemin, à travers les yeux de leurs enfants !

Merci, Elisa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Lydie Misiek évoque sa belle actualité théâtrale et ses chouettes projets à venir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lydie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité théâtrale est particulièrement intense en ce moment, avec deux beaux spectacles à l’affiche. On imagine que, dans le contexte du moment, cela doit être une joie et un plaisir ?

Effectivement ! Avec la Covid, ce fut une période difficile parce que, pendant pratiquement un an, on a été complètement privés de jeu et de scène. La reprise a été un peu longue pour moi, ça commençait à me manquer donc avoir une belle actualité fait énormément plaisir. En plus, ce sont des projets que j’adore et que j’aime défendre. J’estime que je suis hyper chanceuse. Alors je suis débordée mais heureuse.

Au Splendid, vous êtes en alternance dans « Les crapauds fous », pièce à succès depuis plusieurs années maintenant. Pour les lecteurs qui ne la connaitraient pas bien, comment la décririez-vous ?

Elle a été écrite et mise en scène par Mélody Mourey, qui a reçu trois nominations aux Molières pour sa première pièce. Nul doute qu’il en sera de même pour la prochaine, « La course des géants », que j’invite tout le monde à voir aussi.

« Les crapauds fous » est inspirée d’une histoire vraie, de deux médecins résistants polonais qui ont aidé les juifs de leur village et d’autres, à berner le nazisme pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont sauvé 8 000 personnes. Je joue Anna Lazowski, résistante, l’épouse d’Eugène, qui met en marche cet ingénieux stratagème. C’est une histoire que j’ai découverte, c’est ce qui est génial avec le théâtre, il peut mettre en valeur des actions comme celle-ci, je pense que cette pièce est un cri d’humanité.

 

 

Au moment d’appréhender ce rôle, quelle a été votre méthodologie de travail et de préparation ?

J’ai vu cette pièce au théâtre de la Renaissance, je connaissais une comédienne qui jouait dedans, cette pièce m’avait émue, touchée, c’est drôle, c’est intelligent, c’est vif, la mise en scène est dynamique, il y a vraiment un esprit de troupe sur scène, tout le monde a des partitions intéressantes à jouer. Quand Mélody m’a proposé de passer l’audition, j’ai crié de joie intérieurement. Après, au moment de préparer mon arrivée sur scène, je n’avais pas vraiment de création de personnage à faire, tout avait été fait, comme souvent j’ai attiré le personnage à moi plutôt que de me déplacer à lui. Je me sens assez proche de ce personnage, moi qui suis à moitié polonaise. Ce sont des périodes qui m’ont toujours fascinée, les résistants sont des gens fascinants, je ne sais pas si, moi, aujourd’hui, à leur place, j’aurais fait ce qu’ils ont fait, je n’en ai aucune idée mais je trouve ça magnifique.

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

C’est hyper agréable de jouer cette pièce, l’histoire est géniale, les personnages sont bien écrits, les dialogues aussi. Donc c’est du bonheur, il n’y a pratiquement plus rien à faire que de se laisser guider par le texte. Les retours sont excellents, assez dithyrambiques, la pièce plait parce que c’est un sujet qui fait réfléchir, surtout actuellement. Les gens trouvent cela également drôle, ils rient, l’humour est présent. Donc ils trouvent cela drôle, émouvant, touchant, sincère, vrai, ils ressentent cette énergie dans la mise en scène et dans le travail de groupe. Souvent, on a beaucoup de compliments sur notre jeu mais il n’est rien sans un beau texte. Ce qui revient le plus, c’est vraiment la cohérence et la qualité de l’ensemble, de la mise en scène, du texte, du jeu, de l’énergie. On coche un peu toutes les cases. C’est beau en tout cas de voir que cette pièce touche les gens comme elle m’avait touchée. Les spectateurs sont ravis, heureux à la fin, alors que l’on a parlé de la seconde guerre mondiale pendant une heure et demie, c’est incroyable.

 

 

En parallèle, dans un autre registre, vous revenez à la Comédie Bastille avec « Chéri, on se dit tout ! », pièce que vous aviez déjà jouée précédemment. Là encore, cela doit vous remplir de joie ?

Effectivement, je retrouve vraiment un cocon familial, dans lequel je me sens super bien aussi, toujours bien accueillie par toutes les équipes, vraiment ça fait plaisir. Je suis ravie de retrouver cette scène, c’est comme une petite madeleine de Proust de mon parcours théâtral.

C’est une comédie pure et dure, une histoire de couple où les deux décident de se dire toute la vérité, rien que la vérité, le temps d’un week-end. Pour essayer de passer le cap des 7 ans. C’est tout en énergie, tout en humour, il faut savoir faire passer des blagues parfois un peu graveleuses. C’est génial de pouvoir donner beaucoup au public pour le faire rire. Ce n’est pas le plus simple pour moi mais c’est justement un beau challenge.

 

 

Après plusieurs mois sans la jouer, les habitudes sont-elles vite revenues pendant les répétitions ?

J’avais très peur d’avoir oublié tout le texte. Effectivement, à plat, en italienne, il ne revenait pas tant que ça mais, en fait, la mémoire du corps est assez dingue. Dès que l’on s’est mis sur scène et que l’on a retrouvé nos placements, ça revenait beaucoup plus vite. Les réflexes du corps sont revenus, les subtilités aussi. J’étais assez surprise, au final, que ça revienne aussi vite.

En complément, avez-vous le temps de travailler sur d’autres projets ?

Oui, oui, j’en ai deux autres au théâtre, un que je co-écrits avec Charlotte Noiry, qui est l’adaptation des « 4 filles du docteur March ». Ce sera du théâtre pluridisciplinaire, on va aussi chanter, il y aura de la musique au piano en live, on fera également du masque. J’ai également été prise pour une pièce sur la vie et le destin tragique de Joan Crawford, qui était une grande actrice hollywoodienne. Ce sera monté par la compagnie Acte 3 et on part en auditions prochainement, pour une programmation sans doute d’ici six mois environ.

Merci, Lydie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Sylvie Filloux évoque sa belle actualité, théâtrale et télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sylvie,

Quel bonheur d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Pixel, avec la pièce « Kean : Une vie au théâtre ». Dans le contexte actuel, ce doit être un vrai plaisir et une vraie joie pour vous de retrouver le public ?

Oui, c’est un vrai plaisir ! La scène est quelque chose que j’apprécie énormément, ça a été très frustrant de voir la vie culturelle se stopper complètement pendant plus de deux ans, autant en tant que spectatrice que comédienne. Avoir cette liberté-là et cet espoir de se dire que tout va s’ouvrir, que les masques vont se lever, que l’on va enfin avoir des représentations assurées, ça fait du bien ! Parce que l’on a eu deux représentations qui ont été annulées à cause de la pandémie. Quand c’est quelque chose qui se décide trois jours avant, c’est quand même plutôt frustrant ! A chaque fois, il y a quand même une grosse implication donc on a besoin d’être sûrs de nos dates. Donc rien que cela fait du bien, après toute cette frustration…

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une réadaptation de la pièce « Kean » de Dumas qui, initialement, était une pièce de 3 heures, avec 17 acteurs. Qui, ensuite, a été réadaptée par Sartre. C’est donc quelque chose de très ancré dans son époque. Après, ce que l’on s’est dit, ce que l’on allait récupérer cette pièce, qu’on allait la transformer en une version plus contemporaine, pour la rendre plus accessible aujourd’hui à tout type de publics. C’est aussi pour cela que l’on travaille pas mal avec les jeunes.

Je passe pas mal de temps au théâtre pour me nourrir et la plupart des personnes ne le font pas parce que ça leur parait encore trop éloigné de notre quotidien. Alors qu’il y a des pièces qui sont extrêmement contemporaines et où on peut tout à fait se reconnaitre. Donc c’était un peu le travail élaboré sur ce spectacle. A savoir que l’on a essayé de faire un travail autour du personnage de Kean, qui est quand même le personnage principal de la pièce initiale. Donc tous les autres personnages sont présents mais plus imaginés.

Anne Damby, qui est mon personnage, rentre dans la vie de Kean. Kean qui est cet acteur très connu, mais qui n’a plus rien à prouver et qui n’a pas cette capacité à se remettre en question tout seul, à se poser la question de ce qu’il doit jouer ou non, de quel est son rapport au public. Anna va être cette fraicheur, cette innocence qui va lui permettre d’être confronté à ses propres incertitudes, ses propres inquiétudes et, enfin, se remettre en question. On se rend compte qu’un rapport de force va être établi mais qui n’ira pas dans le sens imaginé…c’est finalement elle qui va avoir le pouvoir derrière sa jeunesse parce que c’est là que l’on voit les vrais gens, la réalité qu’un public plus basique ne va pas oser dire. Ça pose la question de ce que c’est que d’être acteur quand on est sur scène et du rapport au public. C’est vrai que, quand on sort de scène, on a rarement un rapport objectif, on ne sait pas trop ce que l’on vaut parce que le public donne plutôt un retour positif, peut-être par politesse, mais pas forcément représentatif de ce qui a été fait.

 

 

Vous y interprétez le personnage d’Anna, on l’a dit. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ce spectacle est une surprise permanente, il y a la base de Dumas mais il y a aussi pas mal de textes de Shakespeare qui ont été imbriqués, c’est une réadaptation totale. Mon personnage est une jeune femme qui regarde l’acteur Kean depuis pas mal de temps, qui est passionnée de théâtre et qui rêve de devenir comédienne. Ce qu’elle va faire, c’est qu’elle va aller dans la loge de cet homme ivrogne, coureur de jupons, endetté et elle va, avec sa détermination, lui faire comprendre que n’importe quelle personne, si elle a l’envie et peut-être le talent, peut aussi s’en sortir, voire mieux, qu’un acteur qui croit avoir tout prouvé mais qui, du coup, ne se remet pas en question. Va se créer une véritable relation, non pas d’amour comme lui aurait pu l’espérer au début mais plus de confiance, qui va permettre aux deux de s’apporter mutuellement, afin d’entamer une espèce de réflexion sur le théâtre.

Donc le personnage d’Anna est plus un symbole qu’autre chose. Sa personnalité est vive, dynamique, enjouée, elle est très déterminée et passionnée de théâtre.

Au moment d’aborder son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être avez-vous aussi relu l’œuvre originale ?

On a commencé par travailler justement sur le texte, pour essayer de sortir de ce qui avait été fait jusque-là, afin d’avoir une certaine neutralité. Ce n’est que dans un second temps, je dirais une ou deux semaines après les premières répétitions, que l’on s’est nourris de tout ce qui existait. Là, ça a été passionnant, on a regardé toutes les interprétations, c’était stimulant et nourrissant.

Je vais aussi au théâtre deux à trois fois par semaine, pour voir ce qui se fait, je vais dans des endroits très différents et ça me permet de m’enrichir et donc d’enrichir mon jeu.

 

 

Quels principaux retours d’ailleurs avez-vous déjà pu avoir du public ?

Ce qui est beaucoup ressorti, c’est justement le côté assez étonnant de la pièce, dans le sens où on est aussi pas mal en interaction avec le public. C’est quelque chose qui plait. En fait, comme il y a tout un questionnement sur quand est-ce que l’on joue, quand est-ce que l’on ne joue pas, il arrive que le public ait cette incertitude. Est-ce que l’acteur a vraiment oublié son texte ? Ou est-ce qu’il joue à l’oublier ? Il y a toujours cette tension qui est là, qui peut un peu perturber mais qui, en même temps, permet aux spectateurs de voir quelque chose d’atypique.

On joue beaucoup avec la lumière, la musique et le corps, on a même une partie où mon partenaire joue de la musique et où je danse. On essaie de se nourrir de tout ce que la scène peut apporter. On a cet espace-là, on a des accessoires, on peut jouer avec le public, on essaie de se nourrir de tout ce que l’on peut avoir. On n’a d’ailleurs pas trop fixé la mise en scène, pour pouvoir s’adapter à chacun des lieux que l’on a pu rencontrer (musée, château, chez un particulier, théâtre). Selon les espaces, on joue différemment. Là, au théâtre, la place donne encore plus de liberté.

Les gens nous disent que c’est une bonne expérience, qu’ils ne voient pas le temps passer, que c’est frais. Les retours sont positifs bien sûr mais l’acteur a-t-il dès fois des retours négatifs ? Ils sont difficiles à dire, en tout cas en tête à tête.

En parallèle, vous continuez votre parcours à l’image, avec notamment la série de TF1 « Le remplaçant »…

La série avait commencé pendant le confinement, c’était un pilote qui a marché et qui a permis de signer pour plusieurs saisons. Quatre épisodes déjà tournés ne sont pas encore sortis et on reprend le chemin des plateaux à partir du 29 mars pour encore 2 épisodes. L’idée est que l’on continue sur la durée…

Il y a plein d’intrigues, j’aime bien, c’est frais, c’est coloré, on peut tous se reconnaitre plus ou moins dans la diversité des personnages. Les personnalités sont très tranchées, chacun est une sorte de stéréotype et tout le monde se reconnait. Mon personnage a pas mal évolué, là j’ai pas mal d’importance dans les épisodes 5 et 6, où l’intrigue est autour de moi. C’était challengeant, ça m’a permis de jouer pas mal de choses et de travailler mon personnage, j’en suis contente. J’ai hâte de voir le rendu final et de découvrir les retours du public.

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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G.E.E.K : Léna De Saint Riquier évoque son retour sur scène, à Paris!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léna,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Clavel, de la pièce « G.E.E.K ». Dans le contexte actuel, on imagine la joie que ce doit être pour vous de retrouver le public ?

C’est effectivement beaucoup beaucoup de joie, d’autant plus que, en complément de la situation actuelle, j’ai eu un petit garçon en novembre. Donc, avec la grossesse, ça a été encore plus compliqué de monter sur scène. J’ai donc encore plus de plaisir, là, à remonter sur scène, après avoir cumulé les confinements et la grossesse. Ça faisait plus d’un an que je n’étais pas remontée sur scène donc, je l’avoue, début janvier, j’étais comme une gamine de retrouver la scène, de retrouver mes copains de jeu. C’était vraiment plaisant. C’est sûr que le contexte actuel est encore un petit peu tendu, on le sent, on a du monde, je pense que l’on peut s’estimer quand même chanceux mais la salle n’est pas pleine et on aimerait bien une salle un peu plus remplie. A priori, c’est un contexte qui est partagé dans tous les théâtres. Donc on se dit que l’on a quand même de la chance d’être sur scène et de pouvoir faire notre métier. On n’a pas à se plaindre, je suis ravie.

Avec vos mots, comment décririez-vous ce spectacle ?

C’est d’abord une comédie, sur quelque chose de très connu, à savoir le triangle amoureux. Il y a un couple et un élément perturbateur. Ce qui est encore plus intéressant dans cette pièce de théâtre, c’est qu’elle est interactive. Ce sont les spectateurs, au moyen de votes avec des petits cartons de couleur, qui vont non seulement choisir le personnage principal mais aussi, tout au long de la pièce, influencer l’histoire. A plusieurs moments, la scène s’arrête et les gens votent, permettant à la pièce de prendre un autre tournant. C’est chouette, c’est hyper stimulant pour nous. En fonction des choix des spectateurs, le triangle amoureux évolue différemment, ce n’est peut-être pas le même triangle qui se forme ni le même élément perturbateur.

Par exemple, dans la version de Lucie, le couple de base est clairement Lucie/Mathieu. Ernest est l’élément perturbateur, il vient un peu mettre le bazar là-dedans. Mais si Ernest est choisi comme le personnage principal, il forme le couple de base avec Mathieu, son coloc et meilleur ami. Lucie est alors l’élément perturbateur, qui arrive pour s’installer avec toutes ses affaires. C’est hyper intéressant, on joue avec les codes de ce triangle amoureux, en fonction des choix du public.

 

 

Vous y interprétez le rôle de Lucie. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Lucie est une jeune fille, elle a une trentaine d’années, comme Ernest et Mathieu d’ailleurs. On comprend qu’ils sont de la même année parce qu’ils ont été ensemble à l’école. C’est une jeune fille très moderne, bien assise dans son temps, qui, à la fois, a un côté très romantique, elle croit en son histoire avec Mathieu, elle s’installe chez lui, elle a envie que ça avance et, en même temps, c’est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui peut être rentre-dedans quand il faut. Je pense, d’ailleurs, que c’est la différence que l’on a avec Louise Cassin, on ne joue pas exactement le même personnage, alors que l’on a le même texte. Je suis beaucoup plus frontale, beaucoup plus rentre dedans, là où Louise est beaucoup plus douce, elle joue une Lucie beaucoup plus gentille, beaucoup plus tolérante.

En tant que comédienne, comment abordez-vous ce spectacle, face à la multitude des scenarii possibles ?

C’est super, je trouve que c’est hyper stimulant pour les comédiens, on monte sur scène, toutes les possibilités existent, on ne sait pas ce que l’on va jouer, alors même que l’on est déjà sur scène. C’est excitant et, en même temps, ça fait très très peur. Ce n’est pas comme une pièce classique, où l’on sait quoi faire du début à la fin. Là, il faut être tout le temps en alerte, il ne faut pas se laisser dépasser, il faut être très concentré. Au début, on se fait un peu surprendre mais en tout cas, c’est hyper jouissif pour nous et ça demande un gros travail, même encore maintenant. Tous les jeudis, je reprends mon texte et révise les choix. Il peut arriver qu’un choix qui n’était pas tombé pendant un mois et demi revienne…Faisant partie de la première équipe, c’est un peu plus facile pour moi car j’ai vu la pièce évoluer au fur et à mesure. J’ai pu appréhender progressivement les choses mais, franchement, tout le monde s’en sort hyper bien.

Chaque représentation est presque unique du coup…

Exactement ! Je n’ai jamais fait deux fois la même représentation. Il y a plus de 19 000 versions qui existent, ça en fait pas mal. Aucune représentation ne se ressemble, on sait grosso modo où on va mais c’est tout….En plus, j’ai rencontré récemment la nouvelle équipe, c’est très chouette, c’est d’autant plus stimulant.

 

 

Quels principaux retours vous fait le public à l’issue de la pièce ?

A l’époque, à Bordeaux, on avait eu beaucoup de retours selon lesquels les gens voulaient toujours plus de choix. Cela nous a beaucoup poussé. Le public voulait avoir vraiment le contrôle total sur ce qui se passait, c’était cool, ça voulait dire qu’ils nous suivaient complètement et qu’ils étaient à fond dans les enjeux de la pièce. A présent, les retours nous montrent que c’est super novateur aussi. C’est vrai, moi qui vais pas mal au théâtre, je n’avais jamais eu à ce point-là la possibilité d’influencer autant la pièce. Les gens apprécient et sortent avec le sourire en nous disant que ça leur a fait du bien. Un choix est demandé toutes les dix minutes, ils ne voient donc pas le temps passer.

Peu importe les générations, tout le monde a quelque chose à y trouver. Les plus jeunes ont toutes les références geek et les plus âgés vont davantage se faire prendre par l’histoire, par les relations entre les personnages.

Les réservations sont ouvertes jusqu’à fin février. On imagine que vous auriez envie de voir l’aventure se prolonger ?

Tout à fait ! C’est en discussion, je ne peux pas en dire trop pour l’instant car ce n’est pas encore acté mais il y a des chances que l’on continue au printemps. On fera aussi certainement le festival d’Avignon cet été.

En complément, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

Je suis actuellement sur deux autres projets. Un que j’ai co-écrit avec deux autres comédiennes, qui est davantage du théâtre musical. Cette pièce « L’air est plus frais quand on voyage » évoque la maladie d’Alzheimer, on suit l’histoire de trois femmes qui se retrouvent dans un wagon de train. Au fur et à mesure, on se dit qu’il y a des choses un peu étranges qui se passent, elles ont des réactions un peu étranges, elles parlent de choses un peu étranges…on comprend progressivement qui sont ces femmes et ce qu’elles font dans ce train. C’est un sujet lourd mais on l’aborde avec beaucoup de légèreté, sous format d’opérette. C’est un spectacle familial, avec du théâtre et des chansons. On a hâte, avec Marie Lerebours et Julie Lemas.

 

 

Un autre, « Ceux qui s’aiment », est une pièce à cinq personnages, qui raconte l’histoire d’une famille rurale, qui se retrouve pour l’anniversaire du papa. On comprend que les enfants ne se sont pas vus depuis un certain temps, on va attendre tout le premier acte la grande sœur qui n’arrive pas et, en même temps, se cristallisent tous les non-dits de cette fratrie. C’est une très jolie pièce, là aussi je suis entourée de supers comédiens. On espère des premières représentations en janvier prochain.

Merci, Léna, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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