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theatre

Judith Margolin nous présente son dernier spectacle !

Publié le par Julian STOCKY

(c) Christine Coquilleau

 

Bonjour Judith,

 

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes sur scène chaque jeudi soir à 21h30 jusqu’à fin juillet à la Nouvelle Scène pour un spectacle original, « Mudith Monroevitz ». Comment le présenteriez-vous ?

 

C’est un seule-en-scène humoristique : l’histoire d’une fille qui se prend pour la réincarnation ashkénaze de Marilyn Monroe. On va passer la nuit avec elle et son « date » du jour, qui s’appelle Marcus. Le spectacle commence au moment du premier baiser qu’elle échange avec Marcus au restaurant à 22h07 très précisément. Et il se termine à 01h26. Au cours de cette nuit très mouvementée, Mudith va découvrir qui elle est vraiment.

 

Sans tout dévoiler, quels thèmes sont abordés pendant cette heure dix de spectacle ?

 

Qu’est-ce qu’être une femme de la trentaine, célibataire, dans le monde d’aujourd’hui, à 35 ans? J’aborde aussi le thème des galères de la vie d’actrice, car bien sûr, Mudith, comme Marilyn Monroe, est actrice… ou du moins essaye de l’être ! Elle raconte au public avec délectation ses expériences plus ou moins désastreuses de comédienne qui « cachetonne ». Evidemment apparaît aussi la question de l’identité : est-elle ou non ashkénaze ? Quel est l’héritage de ses parents ? Pourquoi elle est la réincarnation ashkénaze de Marilyn Monroe d’ailleurs ? Cette enquête sur elle-même va l’amener très loin… jusqu’à l’intérieur de son propre nez !

 

(c) Sophie Garric

 

Un autre thème important abordé est le consentement, la libération de la femme. Sans pour autant que le spectacle ne soit excluant pour les hommes, au contraire ! Simplement, Mudith va apprendre à dire non pour la première fois de sa vie, au cours de cette nuit.

 

2/ Quelles sont vos sources d’inspiration ? Comment vous est venue l’envie de traiter ces thèmes-là sur scène ?

 

L’écriture a pris deux années, avec quelques interruptions car je travaillais également sur d’autres projets, notamment plusieurs scénarios de courts et longs-métrages..

 

La première chose, c’est bien sûr que j’avais envie de faire rire ! Je désirais exploiter mon potentiel comique et j’avais envie de raconter des histoires drôles et surprenantes, qu’elles soient réelles ou fictives.

 

J’ai mis bout-à-bout toutes les thématiques évoquées plus haut, et bien d’autres : le rendez-vous foireux avec un mec, un moment très gênant avec la mère, une comédienne / animatrice de goûter d’anniversaire pour enfants qui pète les plombs.. des choses très différentes… Ce qui donnait plusieurs sketches pour un one-woman-show. Mais mon intention était de raconter une histoire qui se boucle à la fin du spectacle, de créer un fil conducteur, pour aboutir à un véritable seule-en-scène. Trouver le fil rouge s’est avéré compliqué ! J’ai choisi l’angle d’une fille qui voudrait ressembler à Marilyn Monroe, blonde, voluptueuse et désirant plus que tout être actrice… mais qui, d’après ce qu’on lui dit, ressemble davantage à Barbara Streisand ! L’angle principal du spectacle est finalement devenu : pourquoi vouloir être quelqu’un d’autre que ce que le miroir nous renvoie ? Comment faire pour s’accepter tel qu’on est réellement ? Comment faire pour CHOISIR plutôt que subir ?

 

(c) Viktor Miletic

 

C’est un spectacle qui aborde la question de l’identité, qui me concerne personnellement et que je trouvais originale. Je me suis dit « essayons ! ». A partir de là, et grâce aussi à l’intervention de James Joint, avec lequel j’ai co-signé la mise en scène, tous les « wagons » de mon spectacle se sont alignés pour créer un seul et même train… Oui j’adore les métaphores (sourire) !

 

3/ D’après vos échanges avec les spectateurs, qu’est-ce qui leur plaît, qu’est-ce qui fait le succès de ce seule-en-scène ?

 

Les gens trouvent que je suis folle ! Ils sortent du spectacle en me disant que je suis complètement barrée. Car je crois que je me suis tout permis pour ce spectacle. J’ose. Même pour moi, au départ, certains passages étaient un peu gênants à répéter ! Déjà, lors de l’écriture, je me suis forcée à sortir de ma zone de confort. Ce n’est pas un spectacle écrit pour plaire à mes parents ! Je suis allée au-delà de mes propres tabous et j’ai écrit des choses que je n’oserais pas dire dans la vie, grâce à mon avatar, Mudith, je peux le faire, avec une certaine candeur. Par exemple, Mudith propose de régler les conflits familiaux, notamment son complexe d’Œdipe inversé avec sa mère, en allant en famille en club échangiste ! Mudith est sûre que tout serait plus simple après un 69 avec sa mère, le complexe serait réglé concrètement et en live, ce qui mettrait fin à l’infernale rivalité mère/fille. Chacune « repartirait de son côté, apaisée, repue » et pourrait passer à la suite !

 

Mudith a plein de réflexions comme ça, qui sont des extensions de ce que Freud a pu dire sur la sexualité, sur les complexes d’Œdipe et d’Electre, sur le fait d’avoir envie de coucher avec ses parents etc… J’ai eu envie d’aller au bout de la thématique ! Pour ce personnage, j’ai opté pour une posture très glamour, je suis habillée, coiffée, manucurée, maquillée… J’ai essayé de me fondre dans ce style Hollywoodien des années 50, de Marilyn, pour créer un contraste avec le discours du personnage, qui est assez « trash » et direct. Ça désarçonne un peu le public au départ mais c’est aussi ce qui lui plaît beaucoup, je crois. C’est libérateur.

 

(c) Christine Coquilleau

 

Mudith fait aussi des choses très visuelles dans le spectacle, très physiques, avec de la danse, du chant, des cascades… enfin je ne peux pas trop en dire, mais c’est un vrai show, avec pas mal de surprises, très Broadway ! En plus de tout ça, je ne voulais pas uniquement créer un spectacle d’humour. Je voulais aussi émouvoir avec sincérité. Je tente de faire basculer le spectateur dans l’émotion lorsqu’il ne s’y attend pas. Souvent, les gens me disent qu’ils pensaient seulement qu’ils allaient se marrer et sont surpris, en tout cas pour certains, par l’émotion que le spectacle leur procure, surtout à la fin.

 

4/ Est-ce qu’au fur et à mesure des représentations et des retours du public, vous vous êtes permis des adaptations ?

 

Tout à fait ! Je travaille avec mon co-metteur en scène, James Joint, qui dirige un collectif génial d’acteurs dont je fais partie : « Ouvre Tes Ailes ». On a beaucoup travaillé sur un passage notamment : celui où Mudith rentre dans son propre nez, comme si nous étions dans « Alice au Pays des Merveilles ». Ce passage n’a pas été écrit pour être comique, c’était plutôt une situation absurde, onirique, poétique, un peu à la Terry Gilliam ("Les Aventures du Baron de Munchaüsen"), qui est une grande référence pour moi. Mais beaucoup de gens m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas bien ce passage qui tranchait avec le reste du spectacle. Avec James, on a donc beaucoup retravaillé et coupé le texte, ah le nez a été bien raboté ! Mais ça reste un passage que j’adore et qui fait sens pour la suite.

 

De même pour Marcus, le « date » de Mudith, que j’interprète également sur scène. C’est une sorte de macho au charme disons.. ténébreux. Au début, il avait moins de texte… Parce qu’on a eu des retours dans ce sens, on a décidé de l’affiner, de l’incarner beaucoup plus, en lui trouvant des failles qui le fassent sortir un peu de la caricature cliché du dragueur macho. En me mettant vraiment dans sa peau, je me suis mise à trouver et à aimer ce personnage, qui, malgré ses atroces défauts, me plaît de plus en plus à incarner !

 

Parfois, je teste aussi des improvisations en live. James, planqué au fond de la salle, me dit si ça passe ou si ça casse ! Le spectacle reste jeune, les choses vont encore évoluer. On est à l’écoute du public et de ses retours.

 

(c) Christine Coquilleau

 

5/ Vous jouez le rôle principal, Mudith, mais vous interprétez également d’autres personnages, notamment Marcus, le « date », sans pour autant changer de tenue, ni même d’accessoires… Psychologiquement, comment faites-vous la bascule entre les personnages ?

 

C’est un exercice très précis pour un acteur, que je n’avais pas appris dans les écoles de théâtre par lesquelles je suis passée… j’avais l’habitude de travailler un seul personnage à la fois ! Là, c’est quasi du clown, il faut trouver un détail physique très précis dans la tenue du corps ou dans la voix du personnage, pour qu’il soit identifiable immédiatement. C’est une première pour moi dans mon parcours de comédienne de m’attaquer à ce switch, très difficile, d’une seconde, entre une femme élégante qui se tient très droite, et, par exemple, un homme plus viril, lourd, qui bouge davantage, qui regarde par en-dessous. J’ai trouvé en répétition des postures physiques, notamment pour la mère de Mudith, un personnage plutôt angoissé, qui se tient la gorge compulsivement comme si elle s’étranglait, ou la reine des Amazones, qui se tient jambes écartées, mains sur les hanches, tête haute comme Beyoncé... Trouver tous ces “signes distinctifs” nous a demandé beaucoup de travail, avec James, pour affûter et patiner ces transitions. On a répété encore et encore, parfois des heures, le même micro passage de cinq minutes !

 

(c) Christine Coquilleau

 

J’admire beaucoup les artistes capables de nous faire apparaître sur scène de nombreux personnages, comme Philippe Caubère ou Gad Elmaleh. Mon objectif est d’arriver à la même dextérité, car ma plus grande peur est de manquer de crédibilité. Je travaille encore ! Lors des premières représentations, je m’épuisais de trac à chaque transition entre ces différents personnages…mais maintenant je m’amuse de plus en plus, heureusement !

 

6/ En conclusion, que diriez-vous pour inciter définitivement les lecteurs à venir voir ce spectacle ?

 

C’est un vrai show, comme un tour de manège avec plein de loopings, qui va vous surprendre, peut-être vous choquer, vous bousculer, mais qui va surtout, je l’espère, vous faire rire très fort ! Je prends le pari que vous vous reconnaîtrez forcément à un moment du spectacle. Alors à très vite à bord de La Nouvelle Seine, le loveboat de Notre-Dame !

 

Merci Judith pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Julie Baronnie nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous venez de lancer la nouvelle pièce d’Alil Vardar, « Un week-end tranquille », qui démarre à Nice. Vous irez ensuite en Avignon cet été. Comment vous présenteriez, sans tout en dévoiler, ce spectacle? Quelle histoire raconte-t-il ?

 

La pièce a été écrite par Alil Vardar et Thomas Gaudin : c’est une histoire incroyable, parce qu’on casse le mythe de l’homme qui a une maîtresse de 25 ans.

 

Là, c’est l’inverse, il s’agit d’un architecte de 45 ans marié à une jeune femme de 26 ans, très belle, qui a toutes les qualités. Mais il se trouve qu’il s’ennuie avec elle parce qu’elle n’a pas le temps de s’occuper de lui : elle ne pense qu’à sa carrière, n’a jamais le temps pour faire l’amour… Lui a envie d’un peu de fun et décide de prendre une maîtresse … plus âgée que lui !

 

 

Cette maîtresse, Geneviève, que j’interprète dans la pièce, a 10 ans de plus que son amant. Je trouve l’idée géniale parce qu’elle va parler à énormément de femmes. Ce rôle me plaît beaucoup parce que je me retrouve dans le côté très piquant, on me donne souvent ce genre d’emploi, femme sulfureuse ou dominatrice, cela me rappelle le film "Les nains" de Jean Pierre Mocky avec Philippe Chevallier et Régis Laspalès. J’y incarnais une femme dominatrice carrément bigame ! rires. Alors que, dans la vie, je suis tout le contraire, j’ai une vie très simple, je m’entoure d’amis qui ont les mêmes valeurs que moi, j’aime l’authenticité, la sincérité et je fuis le superficiel.

 

Dans la pièce, on comprend que cet homme architecte veut avoir du fun, notamment à travers des jeux qu’il a avec sa maîtresse… mon entrée est très parlante ! Mais on se demande s’il a vraiment des sentiments pour sa maîtresse ou s’il la considère comme un « plan-bagatelle ».

 

Alil Vardar est dur dans le travail, très précis, à la virgule près, à la respiration près, au silence près. Il fourmille d’idées, il a ce sens du détail que j’adore. Je ne me dis pas qu’en tant que comédien tout est acquis, au contraire je trouve qu’on apprend toujours, que chaque partenaire scénique ou metteur en scène a toujours quelque chose à nous enseigner.

 

 

Je suis consciencieuse, j’ai besoin de bosser tout le temps, je ne suis jamais contente de moi, je pense toujours que je peux mieux faire. J’ai un côté perfectionniste obsessionnel ! rires. Je trouve extraordinaire de travailler avec des artistes qui ont ce sens du détail, qui sont des bosseurs, ce qui n’a pas toujours été le cas car parfois on accepte des rôles parce qu’il faut bien manger. Mais je ne regrette aucun de mes rôles, que ce soit au cinéma, à la tv ou au théâtre. Quand je m’engage, j’y vais toujours à fond et je trouve toujours un intérêt dans chaque projet même si c’est pour vendre une pub de cassoulet (hé oui j’ai vraiment fait cette pub ! rires).

 

Quand on a la chance de défendre un personnage, pour nous-même ou pour l’auteur, le metteur en scène, on doit être au taquet ! Bosser avec l’équipe de « Un week-end tranquille » est un cadeau. On n’a pas perdu de temps aux répétitions, Alil décortiquait le texte, ce qui laissait le temps au cerveau d’enregistrer le texte dès la première lecture. Après une semaine de réunion de travail, on est rentré chez nous, et, une semaine plus tard on attaquait les répétitions, le texte su. C’est très efficace ! Par la suite, on a mis en place le reste, les déplacements, les intentions, la mise en scène…

 

2/ A propos de votre personnage, comment le décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C’est un personnage qui a un caractère très fort, très dominant. Mais on peut voir sa sensibilité aussi, notamment parce qu’elle est amoureuse de lui. Elle a un côté drôle, très piquant. J’adore ce personnage !

 

3/ Êtes-vous impatiente de présenter ce personnage au public ou, au contraire, êtes-vous sujette au stress ?

 

Je connais bien le public de Nice, puisque cela fait trois ans que j’y joue. Ça permet de roder la pièce pendant un mois avec un public très sympa, avant Avignon. Bien-sûr que je stresse, je suis traqueuse de nature. Mais je n’ai pas d’inquiétude par rapport à l’accueil du public parce que ce texte me fait rire tout le temps ! Je me dis que, si je ris, le public rira aussi.

 

 

 

4/ En conclusion, que dire pour inciter les lecteurs à venir voir ce nouveau spectacle ?

 

Le spectacle est très drôle (rires) du début à la fin ! Il y a une énorme mise en scène, des effets spéciaux, de la musique, dont des morceaux mythiques de filles. Ça parle à tout le monde, aux couples, aux hommes, aux femmes de mon âge. C’est une très belle pièce.

 

Ce fut un plaisir, Julie, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Herrade Von Meier évoque son actualité théâtrale et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

photo Lou Sarda

 

Bonjour Herrade,
 
Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.
 
1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Saint-Georges, de la pièce à succès « Les Faux British ». Pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore, comment présenter cette pièce ?
 
Ce sont des amateurs de roman noir anglais qui ont une association et qui organisent chaque année un événement s’y référant. Cette fois-ci, ils pensent avoir découvert une pièce de Conan Doyle et ils décident de la monter. 
 
Ils sont tous très différents, on retrouve notamment un pharmacien et un professeur de sport. Quant à moi, je joue le rôle d'une professeur d'anglais. On est tous très enthousiastes, très joyeux et très excités à l’idée de présenter notre spectacle. On a envie de vraiment bien faire mais, en fait, tout part en sucette. C'est un jour catastrophique, c'est une représentation catastrophique. Mais « The show must go on » donc on veut absolument finir.
 
C'est notre pauvreté qui fait beaucoup rire les gens, ils se retrouvent dans notre humanité, celle-ci les touche. En fait, ils retrouvent un peu leur cœur d'enfant. C'est très difficile à jouer car c'est une succession de gags. Il ne faut pas lasser les gens. Notre enjeu de vouloir finir malgré tout et notre façon de cacher les choses font rire. Mais il faut être très sincère sinon ça ne marche pas.
 
2/ Quelles sont les principales caractéristiques de la professeur d'anglais que vous interprétez ?
 
Elle est très enthousiaste, passionnée. Et il y a une histoire à côté de l'histoire car elle a eu une aventure avec le professeur de sport dont la femme est dans la salle … Elle se sert des scènes d’amour qu’elle a à jouer pour bien faire passer le message…
 
 
photo : patrick Bosc

 

Lui ne sait plus quoi faire pour s'en débarrasser, il est très gêné, et tout ça a des répercussions sur son jeu.
 
3/ La pièce cartonne depuis de nombreuses années maintenant. Au fil de tous ces mois de représentations, vous permettez-vous quelques adaptations et improvisations ?
 
C’est un vrai Feydeau anglais qui demande beaucoup de précision… En plus, on est tous en alternance avec des distributions changeantes. Il est donc important d’avoir les mêmes rendez-vous, d’être précis tout en sachant s’adapter au jeu de chacun …il faut être très concentré et très à l'écoute les uns des autres.
 
Chaque représentation est vraiment unique, il n'y a pas besoin de se surprendre, jouer simplement ce que l'on a à jouer est suffisant.
 
4/ Face à cette succession de gags, le rythme de la représentation est plutôt soutenu. D'un point de vue artistique, comment abordez-vous votre interprétation ?
 

 

La sincérité ! Il faut mettre beaucoup d'émotions dans tout ce que l'on joue, être un peu « Over the top », comme disent les anglais. Il faut un tout petit peu pousser le curseur pour que ce soient de grands sentiments, de la passion, du drame. Je vis cela à fond.
 
5/ En parallèle, quelles sont vos autres envies artistiques ?
 
Je tourne en parallèle de temps en temps pour la télé et le cinéma et ça ma plaît … j’aimerais tourner davantage. Tous les registres me plaisent. 
 
J'ai aussi un solo que j’aimerais beaucoup jouer… C'est un montage de textes de la grande poétesse Marie Noël partie il y a cinquante ans…  Elle a eu, de son vivant, le grand prix de l'Académie Française, pour l'ensemble de son œuvre. Aragon et Montherlant disaient que c’était le plus grand poète du Siècle…ll y a un procès en béatification qui vient de s'ouvrir la concernant.  Je me suis intéressée à sa traversée du désert mystique…Mon adaptation est principalement tirée de ses « Notes Intimes » non destinées au public qu’elle avait peur d’ effrayer, « ce livre ci a mûri dans l’ombre tourmentée du premier mauvais arbre » dira-t-elle… Elle s’est finalement laisser convaincre par l’Abbé Mugnier de le publier , il lui souffla cette dédicace « Aux âmes doublées leur sœur ».
 
Cela n'a rien à voir avec la pièce de théâtre « Les Faux British », j'aime beaucoup passer d'un registre à un autre. Je pense que, quand on sait faire rire, on sait émouvoir.
 
photo Lou Sarda

 

 
6/ En conclusion, pour revenir à la pièce, comment inciter définitivement les lecteurs à venir voir ce spectacle ?
 
On joue depuis trois ans déjà, les gens hurlent de rire dans la salle, c'est un vrai bonheur, ça fonctionne de 7 à 77 ans et même de 4 à 98 ans…Tous les jours, nous nous émerveillons de voir cela. En fait, on réveille le cœur d'enfant des êtres et, dans cette société où il faut être très raisonnable, dans cette course à la compétition qui nous fait quitter notre âme d'enfant, notre pièce titille et réveille ce cœur… Du coup, on se retrouve peut-être soi-même en riant de ce qu'il leur arrive. 
 
Ce fut un plaisir, Herrade, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Fabrice Pochic revient sur son parcours et décrit ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits : Photographe Laura LAGO

Bonjour Fabrice,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Fabrice, vous êtes un artiste aux multiples casquettes, vous avez de nombreuses cordes artistiques, théâtre, comédies musicales, chant, d’acting aussi récemment, photo… Quel a été votre parcours jusqu’à présent ?

 

Ce qui me fait vibrer, c’est d’être sur un plateau, j’aime chanter, j’aime jouer. J’ai été danseur professionnel, pendant plus de 20 ans. J’ai commencé ce métier par la danse classique. J’ai fait des études de biochimie, je voulais être kiné, à la base. Et puis ma passion pour la danse a fait basculer ma vie. J’ai eu la chance de rentrer à l’opéra de Marseille à l’âge de 21 ans, dans une compagnie professionnelle comme stagiaire pendant 3 ans. Je suis parti en bas de l’échelle et j’ai monté les échelons jusqu'au Corps de Ballet. La ville a licencié 19 danseurs, dont je faisais partie puis j’ai décidé de monter à Paris, tous les étés pour prendre des cours et rencontrer d’autres danseurs et d’autres professeurs surtout. Il faut se nourrir de plein de techniques et de rencontres.

 

Mon premier contrat à Paris était au Théâtre du Châtelet : « L’Enfant et les Sortilèges », « Les Mamelles de Tirésias » et un ballet néo-classique qui s’appelle « Parade », sur une musique d’Erik Satie. J’ai eu la chance de danser avec deux grandes Etoiles de l’Opéra de Paris, Eric Vu-An et Noëlla Pontois. J’ai travaillé dans beaucoup de cabarets et de grandes maisons comme les  Folies Bergères, le Paradis Latin, le Moulin Rouge et Le Lido de Paris pendant 10 ans. J’ai voyagé dans le monde entier. C’était un rythme de nuit très soutenu, deux spectacles par soir, 6 jours sur 7.

 

Pendant 6 ans, j’ai travaillé avec M Jérôme Savary (créateur du Grand Magic Circus) à l’Opéra Comique, qui faisait jouer les danseurs, chanter les acteurs, danser les chanteurs, dans un véritable esprit de troupe. C’était la fête tous les soirs ! J’ai joué notamment une comédie musicale  sur la vie de Mistinguett, qui s’appelait « La Dernière Revue », avec Liliane Montevecchi, Ginette Garcin et une troupe fabuleuse de danseurs, comédiens.

 

En 2005, j’ai décidé d’arrêter de travailler la nuit et j’ai quitté le Lido. M Savary m’a rappelé pour refaire une production de la « Veuve Joyeuse » puis M Jean Lacornerie, directeur du théâtre de la Croix Rousse à Lyon, m’a donné mon premier rôle de comédien dans une comédie musicale, « Lady In the Dark », qu’il mettait en scène d’après une pièce de Kurt Veill. En 2009, j’ai eu la chance de jouer dans ma comédie musicale préférée : « Les Misérables », à Lausanne durant  2 mois et demi. Puis « Shrek » en 2012, au Casino de Paris.

 

Crédits : Photographe Philippe GUEGUEN

 

 

Depuis 4 ans, je fais de l’image. J’ai commencé par un film institutionnel. Il y a 3 ans, j’ai joué dans un court-métrage qui s’appelle « Le miroir d’Alice », qui a fait beaucoup de festivals et remporté pas mal de prix. Le Réalisateur s’appelle Benoît Lelièvre, il m’a donné le rôle du père. C’est l’histoire d’une petite fille chinoise, qui a été adoptée par des parents français et qui décide d’aller à la rencontre de sa mère, à Shanghai. Dernièrement, j’ai joué un rôle dans la série « Les Mystères de l’Amour ». Je fais aussi le modèle de temps en temps pour des photos et tournages.

 

Je chante également dans un groupe de variété française, le groupe NEVADA, pour les comités d’entreprise ou des personnes âgées. C’est un spectacle sur la chanson française des années 60 à 80… On a monté un nouveau spectacle qui s’appelle « La Croisière » dans lequel on voyage et chante dans toutes les langues.

 

D’ailleurs, j’ai un autre métier, je fais de la réflexologie plantaire en énergétique chinoise. J’ai fait une formation en 2012, où j’ai eu creux de la vague pendant 2 ans, je ne faisais pas assez vieux pour jouer les papas, et trop vieux pour faire les premiers rôles. Donc je me suis formé à autre chose, j’ai voulu prendre du recul avec ce métier qui est prenant.

 

Je suis mon seul agent, c’est un vrai métier aussi de trouver les castings. Il faut savoir se vendre, surtout à notre époque, avec tous les supports que l’on a. Donc c’est moi qui fais mes bandes démos, je me débrouille pour récupérer les images etc… 

 

Dans ce métier, le plus dur est de durer en fait. Ce n’est pas juste d’y arriver. Ok, j’ai fait ça mais la suite c’est quoi ? Je pense que le travail paie.

 

2/ D’un point de vue artistique est-ce que vous retrouvez certains liens entre ces disciplines? Est-ce que, par exemple, à l’image, vous vous êtes servis de ce que vous faisiez avant d’être comédien ? Ou, inversement, est-ce dissocié dans votre esprit et votre jeu ?

 

Ca fait plus de 25 ans que je fais ce métier, je connais bien le corps. Alors je me sers du danseur que je suis. Je crois qu’il est très important qu’un acteur joue avec son corps, comme un chanteur chante avec tout son corps.

 

 

J’ai toujours une soif d’apprendre, de rencontrer des gens et de me remettre en question mais dans le bon sens : c’est-à-dire ne pas me dire « je n’y arrive pas ou quoi que ce soit » mais c’est juste toujours faire confiance à la vie et aux rencontres et de dire « ben voilà, j’aime ça, je sais ce que je sais faire, mais j’ai envie de découvrir d’autres chemins ».

 

En janvier dernier, j’ai fait un stage d’acting face à la caméra, « Permis 2 Jouer » avec le coach Régis Mardon, réalisateur de films et reportages, récompensés, homme de terrain. Pour la petite anecdote, il a été mon coach AU Studio Pygmalion, il y a 16 ans ! C’était une retrouvaille en fait. Dans ce stage, on est en situation de casting un jour avec des directeurs de casting et le lendemain on rencontre les réalisateurs. A la fin du stage, on a une petite bande démo. Je dirais que ça a ré-accordé mon instrument en fait. Je suis un boulimique, perfectionniste aussi, mais il faut aussi se laisser surprendre, surtout en tant qu’acteur.

 

 

3/ Très spontanément, parmi vos expériences, laquelle vous a le plus marqué ? 

 

Une seule ?  « Lady In the Dark » en 2008 et la rencontre avec  M Jean Lacornerie à Lyon. Parce que ça m’a permis de rencontrer le milieu de la comédie musicale à Paris. J’ai travaillé avec des acteurs que j’admirais. Certains sont devenus des amis proches.

 

 

 

4/ Pour terminer, quelles sont vos actualités du moment ? Si on se projette un peu sur la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

 

J’aimerais avoir un rôle important, dans une comédie musicale. Quelque chose à défendre. Et puis tourner plus et jouer dans un pièce de théâtre .

 

Sur un type de rôle en particulier ?

 

Non, pas particulièrement. J’aime bien le cinéma d’auteur. J’aimerai bien un vrai rôle de méchant. Parce que, quand on me voit, ce n’est pas ce qui transparaît.

 

Merci beaucoup Fabrice pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Léa Malassenet nous parle de sa nouvelle pièce de théâtre, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léa,

C'est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel entretien.

1/ Vous êtes de retour sur scène, pour neuf représentations, au théâtre Clavel de la pièce «C'est un songe d'une nuit d'été». En introduction, comment décrire ce spectacle ?

C'est un spectacle plein de féeries, de rêves, de magie. Il nous raconte les amours pas tout à fait réciproques de deux jeunes couples. En parallèle, sur la même île, vous suivrez les espiègleries magiques d’Obéron, roi des elfes, et de Titania, sa femme. Enfin, pendant cette même nuit, vous assisterez à une mise en scène très spéciale pour les noces d’Hippolyte et Thésée.

2/ Qui êtes-vous sur scène ? Quel personnage défendez-vous ?

Dans « C’est un songe d’une nuit d’été », je deviens Héléne, une jeune femme follement amoureuse de Démétrius, un très beau jeune homme, destiné à épouser Hermia, selon le roi Egée, père de celle-ci. Démétrius aime Hermia mais elle aime Lysandre. C’est donc le temps d’une nuit que vous assisterez une course amoureuse entre ces quatre personnages et de gros retournements de situations sont à prévoir…

3/ Cette pièce est une adaptation de l’oeuvre de Shakespeare. Face à cela, comment avez-vous adapté votre interprétation ?

C'est une adaptation écrite par Stéphane Botti. Il a raccourci la pièce et certaines tournures de phrases et expressions ont été simplifiées pour une meilleure compréhension du texte. Cela le rend plus léger. En revanche, le sens est exactement le même, mon interprétation aurait été la même avec l’oeuvre intacte de Shakespeare.

Nous avons, avec le metteur en scène Christophe Botti et son assistante Françoise Levesque, laissé le texte nous emmener vers une Hélène fougueuse, passionnée mais avant tout amoureuse. C’est une fille nature, fragile, un peu délurée aussi. Elle aime passionnément et se laisse conduire par ses sentiments. Elle est amoureuse de Démétrius et elle le veut, point.

De plus, cette adaptation se passe sur une île polynésienne. Le décor et les costumes (de Julien O) ainsi que les lumières (de Nicolas Laprun) vous transportent dans un univers très loin de la salle de théâtre.

4/ Vous évoquiez les deux histoires dans l'histoire. Un regroupement et une jonction sont-ils proposés à un moment donné ?

L’intrigue des amoureux et les artisans qui montent une pièce de théâtre sont deux histoires qui ne se touchent pas. Les deux intrigues se passent sur la même île mais dans deux endroits différents et ne se rencontrent pas. En revanche, la pièce de théâtre qui se monte a vocation à être jouée aux noces finales. C’est à ce moment que les personnages se croisent, seulement.

5/ Selon vous, qu'est-ce qui plaira aux spectateurs qui viendront voir cette pièce au théâtre Clavel ?

Pour ceux qui aiment rêver, c’est la pièce idéale. Du Shakespeare, léger, drôle, passionné, un dépaysement onirique. Et puis, j’ai des partenaires de scène aussi délurés que leur personnage et ça c’est un réel bonheur.

6/ Pour ces dernières dates, comment se sent la troupe ?

Nous sommes très heureux des 6 premières dates qui ont été jouées les weekends précédents. Nous nous amusons beaucoup avec cette pièce et ces 3 dernières dates concentrées sur ce week end vont être intenses, nous allons profiter à fond de la scène et nous amuser autant que les précédents dates.

7/ Cette pièce est l'une des quatre œuvres travaillées avec Christophe Botti, qui sont présentées entre fin mai et fin juin au théâtre Clavel. Un mot sur cette belle aventure en conclusion ?

Christophe organise tous les ans des « grands ateliers jeux ». Cette année, c’était avec deux groupes différents, comme en décembre 2016. Pendant un an, nous nous retrouvions un samedi sur deux pour répéter et mettre en scène cette pièce de Shakespeare.

Le deuxième groupe lui, met en scène trois pièces écrites par Christophe. La grande différence réside dans la mise en scène, qui est faite par d'anciens élèves avec toujours un regard de Christophe. Vous pourrez les voir dans « coeur’elleS » du 15 au 17 juin au théâtre Clavel, ou dans « Nuit de traverse » du 22 au 24 juin au théâtre Clavel. Il y avait aussi « Exil Exil », bon ok les dates sont déjà passées, mais qui sait, peut-être aurons nous la chance de la retrouver dans les prochains mois.

Merci Léa pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Candice Parise évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit Photo : Clélia / CimAvenue

 

Bonjour Candice,

 

C'est un réel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Cet été, en parallèle de la pièce « Seconde chance », vous serez également sur scène, en chansons cette fois-ci. Notamment avec d'autres artistes de télé-crochets. Quand pourrons-nous vous y retrouver ?

 

En complément de la pièce, j’ai quelques dates de concert avec le collectif « The Voice Family ». J'ai participé à l'émission en 2017 et j'appartiens à un collectif regroupant des candidats de différentes saisons. Nous serons également accompagnés d'artistes ayant participé à d'autres télé-crochets, comme « Nouvelle star » notamment.

 

Je vais faire deux dates avec eux, le 23 juin à Avon et le 13 juillet à Barlin. N'hésitez pas à venir nous voir, c'est hyper sympa. Je serai notamment avec Jérémy Charvet et Alban Bartoli, des amis et artistes au top.

 

 

Collectif The Voice Family (Alban Bartoli - Jérémy Charvet) / Crédit Photo : SmartProd

 

2/ Les bonnes nouvelles n'arrivant pas seules, votre groupe vous accompagnera aussi en public d'ici à la rentrée. Quelles inspirations musicales pourrons nous découvrir alors ?

 

Je ferai aussi des dates avec mon groupe de Country/Folk, « The Lady's Country Angels ». Nous avons monté ce groupe en 2016 avec mes amis Manuel Julvez et Jean-Michel Peyrot. Nous sommes six sur scène. En France, quand on dit country, on pense souvent bottes et chapeau de cowboy. Mais nous faisons de l'Americana, c'est un style de country d'influence folk, blues, rock et pop, c'est un cocktail de styles. Du coup, c'est une musique qui est assez accessible. La dénomination « country » est dûe aux instruments que nous utilisons tels le banjo ou le violon mais, si vous les retirez, ça devient tout de suite plus pop, rock. C'est vraiment intéressant de jouer avec autant de genres.

 

 

J'écris la plupart des textes et on fait aussi quelques covers. On compose parfois à distance. L'année dernière, nous avons eu la chance de faire la première partie de ZZ Top à Valenciennes, c'était vraiment dingue. J'avais adoré.

 

On a déjà fait pas mal de festivals, notamment «  Le Green Escape Festival de Craponne-sur-Arzon ». Nous y retournerons du 27 au 29 juillet en tant qu’invités. Avant cela, vous pourrez nous retrouver en Suisse, à Bellevue (à 10 minutes de Genève) pour un Festival Country également, les 9 et 10 juin prochains. Nous ferons sûrement une date parisienne cet automne, je ne manquerai pas de vous en parler au moment venu. J'y convierai d'ailleurs Julien Loko, un artiste avec lequel j'ai récemment collaboré. On a pu le voir dans différentes comédies musicales mais par-dessus tout, il vient d'écrire son dernier album qui est juste… formidable! Nous avons co-écrit un duo qu’il a composé, accompagné d'un clip: « Fall Apart », disponible sur Youtube.

 

 

Avec « The Lady’s Country Angels », nous jouerons le dimanche 22 juillet à 12h au Festival moZ'aïque du Havre, nous ouvrirons le jour de clôture. C'est génial ! Ce Festival regroupe d'énormes talents. Je pense notamment à Popa Chubby, un des plus gros artistes de blues des États-Unis que je suis depuis des années. Je suis super fière de savoir que nous allons fouler la même scène!

 

Je vais donc passer un très bel été. Pendant lequel je serai aussi sur les planches avec la pièce « Seconde chance ». Ce projet est très important à mes yeux, Franck Buirod m’ayant appelé un beau matin d’avril 2017 pour me parler de cette pièce qu’il avait écrite en pensant à moi !

 

3/ Une fois l'été passé, quels autres projets aimeriez-vous pouvoir concrétiser ?

 

Pour la rentrée, des choses vont se mettre en place. Je vais avoir des dates notamment avec l’Orchestre des Sapeurs-Pompiers de Paris, que j'annoncerai prochainement. Peut-être aussi une nouvelle date à venir avec l'orchestre philharmonique « European Philharmonie » au Palais 12 de Bruxelles, en Belgique.

 

 

Je suis active sur les réseaux sociaux, vous y retrouverez toutes ces informations dès que possible.

 

4/ Vous alternerez donc deux arts bien différents, que sont la scène et les planches. Comment pensez-vous, justement, passer facilement de l'un à l'autre ?

 

Je suis vraiment contente de me replonger dans le jeu. Mes formations dans cet art datent d'il y a un moment. J'avais fait trois écoles différentes, en France et à l'étranger. Ça me fait plaisir de retrouver la comédie parce qu’ayant principalement fait de la comédie musicale chantée ces dernières années, en dehors du « Magicien d'Oz », je m’étais un peu éloignée de la comédienne pure. Et qui plus est, un challenge personnel extrêmement excitant !

 

Encore une fois, comme je l'avais dit lors de notre premier entretien, notre metteur en scène Pascal Bendavid est formidable, il sort vraiment ce qu'il faut de moi. Du coup, à aucun moment je ne suis stressée. Évidemment, les gens aimeront ou n'aimeront pas, nous aurons des bonnes et des mauvaises critiques, (j’espère uniquement des bonnes d'ailleurs ! ;). Je ne me mets pas la pression, j'ai accepté le challenge, je prends le risque et on verra bien. En tout cas, je me donne à fond, je fais au mieux, on répète au maximum. Et peut-être que cette pièce de théâtre m’ouvrira la porte à d'autres spectacles où la comédie a un rôle plus important que le chant.

 

Je ne peux pas dire que je me prépare d'une manière ou d'une autre. Pascal me donne vraiment beaucoup de conseils parce que j'ai un peu perdu certains outils techniques avec le temps. Je pense notamment à ma projection de voix parlée.

 

Cet hiver, je ferai aussi une tournée avec « Le Roi Arthur », une pièce en anglais. Dans le cadre de l’association, « Théâtre en anglais » dont je suis marraine. On va donc jouer à peu près trois mois, notamment dans des écoles. C’est du théâtre bilingue, éducatif. Cela me tient particulièrement à cœur car le bilinguisme est primordial pour moi, ayant suivi une scolarité américaine et étant partisane de l’apprentissage d’une langue étrangère, un outil indispensable de nos jours. Pendant ces dates, nous jouerons parfois à neuf ou dix heures du matin, ce qui est peu habituel pour une chanteuse. Clairement, il va falloir qu'en amont je m'habitue à me lever très tôt pour être prête le moment venu. Surtout que la première chanson est celle qui envoie le plus vocalement parlant ! Ce sont donc des choses techniques à prendre en compte.

 

Merci Candice pour ce bel échange très agréable !

 

 

 

THE LADY’S COUNTRY ANGELS 
 
Craponne >> Green escape >> 
 
MoZaïque

Publié dans Musique, Théâtre

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Marie-Cécile Sautreau évoque sa chouette pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie-Cécile,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, depuis novembre dernier, à l'affiche de la pièce à succès « Faites l'amour... Pas des gosses », à la Comédie Bastille. Très simplement, comment décririez-vous ce spectacle ?

C'est l’histoire d'un jeune couple qui s'aime passionnément. Ils vont avoir leur premier enfant et, à ce moment-là, leur vie bascule. Tout le monde peut se reconnaître dans cette pièce, même moi qui n'ai pas encore d'enfant. Il y a beaucoup de choses que l'on voit chez l'un ou chez l'autre qui, forcément, nous rappellent notre famille ou nos amis.

Ajoutons ce côté très tendre de ces deux personnages qui s'aiment vraiment. Ils se retrouvent ensemble dans la même situation compliquée, c'est encore plus beau du coup de les voir désemparés, mais à deux, seuls contre les enfants.

Sans tout en dévoiler, quelle histoire est le fil conducteur de cette pièce ?

Julie, le personnage que j'interprète, est une femme qui porte un peu la culotte à la maison. Elle est folle amoureuse de Lucas, son compagnon. Mais lui est un éternel gamin, il ne veut pas grandir, c'est un geek, passionné de jeux vidéo. Il est un peu naïf, il suit un peu le « mood » mais il n'est pas du tout prêt à se voir papa ni à grandir. C'est en cela que c'est ultra intéressant car elle va tomber enceinte, il va donc se retrouver piégé et va devoir prendre ses responsabilités aussi pour se révéler comme homme du foyer.

On suit vraiment toute leur histoire, leur relation qui se passe bien, l'arrivée du premier enfant…. Pour la fin, je n'en dirais pas plus:)

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de Julie ? Comment la présenter ?

C'est une fille qui a de la poigne mais c'est un peu aussi une petite princesse. C'est une fi-fille un peu fleur bleue mais qui tient les reines du foyer, qui remet son mec à sa place si besoin. Elle sait que, quoi qu'elle dise, il acceptera.

 

 

3/ La pièce cartonne depuis de très nombreux mois. Justement, quelles en sont les raisons ? Pourquoi plaît-elle tant aux spectateurs ?

C'est une bonne question, on ne saura jamais, je pense, les raisons d'un succès. Pour la comédie précédente que j'interprétai, « Adoptes un jules.com », on pensait la jouer un mois, elle aura finalement duré quatre ans et devrait reprendre prochainement.

Ça ne s'explique pas vraiment, c'est comme un single, des dizaines sortent chaque jour et il y en a un, on ne sait pas pourquoi, que tout le monde va connaître, que tout le monde va chanter.

Je pense que c'est aussi lié au fait que nous sommes dans une période dans laquelle les gens ont besoin de rire et de lâcher prise, de poser leur cerveau, de venir se détendre, de rigoler. Tant mieux, c'est super. Cette histoire touche tout le monde, les enfants sont un thème qui parle à toutes les générations. Des couples sans enfant qui veulent en avoir viennent nous voir, tout comme des personnes âgées à qui ça rappelle plein de souvenirs.

Le titre est accrocheur et les deux auteurs, Sophie Depooter et Sacha Judaszko, ont une écriture très drôle, très rythmée, très pertinente.

4/ La distribution est alternante. Du coup, allez-vous vous voir régulièrement les unes les autres pour vous inspirer des bonnes idées de chacune ? Ou essayez-vous de garder une touche plus personnelle dans votre personnage de Julie ?

On va se voir, on s'entend très bien, on est copines, on en profite pour aller prendre un verre après. Au-delà de cela, c'est super intéressant, surtout en comédie, car il y a toujours des choses qui font rire chez l'une mais qui ne fonctionnent pas avec l'autre. Forcément, on s'aide et on se prend des petites astuces, le but étant avant tout que la pièce fonctionne.

Après, en effet, on est toutes les trois vraiment complètement différentes. Que ce soit physiquement ou dans le jeu. On amène chacune notre personnalité, tout en prenant chez les autres des choses qui fonctionnent bien, que nous adaptons à notre sauce.

 

 

5/ Vous avez une belle expérience sur ce spectacle-ci. Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ? Encore du stress et de l'angoisse d'avant représentation ? Ou uniquement du plaisir ?

Bizarrement, ça dépend des soirs. Je je me dis à chaque fois que j'ai une chance de fou, j'ai donc hâte de rentrer sur scène. Mais, certains soirs, je retrouve une petite boule au ventre. C'est souvent le cas quand de la famille ou des amis viennent me voir. Également quand des professionnels sont présents, la pression, mais une bonne pression, revient.

6/ En conclusion, comment convaincre définitivement les lecteurs de venir voir la pièce ?

Tout simplement, cette pièce est géniale ! C’est une comédie romantique très drôle. Si vous avez envie de vous divertir, de passer un bon moment pendant une heure quinze, venez rire avec nous, en famille, en couple, entre amis ou même seul !

Pour ceux qui ont des enfants, c'est le moment d'en rire ! Pour ceux qui n'en ont pas, c'est le moment de réfléchir !

Ce fut un plaisir, Marie-Cécile, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Laetitia Fourcade évoque sa belle actualité, à la fois théâtrale et sportive !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lætitia,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.


1/ Vous serez de retour le 9 juin sur les planches du théâtre de la Boussole, pour la pièce à succès « Dans la peau de ma femme ». Que vous aviez déjà interprétée il y a quelques mois. Juste avant votre retour sur scène, comment vous sentez-vous ? Plutôt heureuse et impatiente de refouler ces planches-là ?

Très heureuse de retrouver une équipe que j'ai quittée il y a quelques mois, avec laquelle je m'entendais très bien. Retrouver les comédiens, le théâtre et toute son équipe et surtout mon personnage Roxane me ravie .

Ces quelques mois d'intervalle ont été riches d'autres expériences, notamment théâtrales. A présent, voyez-vous votre personnage un peu différemment ? Pensez-vous l'aborder prochainement avec quelques petites nuances par rapport à ce que vous aviez proposé la première fois ?

Il y aura sans doute quelques nuances car avoir joué dans dans d'autres pièces et le fait d'aller voir d’autres spectacles m'ont donné plus confiance, j'ai quelques idées et envies différentes. Mais Roxane ne sera pas loin de ce que je faisais déjà.

2/ En termes de préparation, s'agissant d'une reprise d'un rôle que vous avez déjà interprété, ressentez-vous des différences comparativement à une première interprétation ?

Je ne repars pas de zéro donc la préparation est différente bien sur. C'est rassurant de retrouver un personnage que l'on a déjà joué, on le connaît. On a déjà intégré beaucoup de choses, on n'est plus dans une création de personnage, il existe, on le retrouve, on essaie juste de lui donner une ampleur et une étoffe un peu plus consistante.


Pendant ces instants de préparation, des réflexes et des sensations oubliés reviennent-ils naturellement et spontanément  ?

Oui, ce sont des choses qui reviennent vraiment sur scène, à partir du moment où l'on est dans la peau de son personnage. Des attitudes reviennent, des manières. Sans s’en rendre compte, on retrouve certaines mimiques. C’est ça que j’adore, ne plus être soit et devenir une autre.

3/ Les planches permettent un bien-être personnel. Pour cela, il faut aussi être bien dans son corps. Vous êtes justement une grande adepte de la pratique sportive. Dans ce cadre, vous proposerez un premier événement le 30 juin prochain, à l'Esplanade des Invalides. Comment vous en est venue l'envie ?

C'est un peu les phrases banales qui disent « no pain no gain » ou «  un corps sain dans un esprit sain  » mais on en est pas loin :) Je pense que c'est important de faire du sport au quotidien pour vivre mieux. C’est en plus prouvé chimiquement, plus vous faites du sport, plus vous libérez de l’endorphine, celle qui vous procure une sensation de bien être et parfois d’euphorie. Alors, pourquoi vous priver ?

Cet événement est une manière de partager ce que j’aime et de le rendre accessible à tous. J’avais envie de faire découvrir aux gens un training à l’extérieur « outdoor ». Cet entrainement présentera une certaine diversité d’exercices. On travaillera sa rapidité, son cardio, ses réflexes, sa compétitivité, sa force, le dépassement de soi, son mental.

Le sport amène toutes ces choses-là, mais il faut en pratiquer régulièrement pour le comprendre.

 

 

On a eu envie de le proposer aux enfants car Il faut aussi leur donner l’envie de faire du sport.
Aujourd'hui, il y a quand même un impact très puissant avec les réseaux sociaux et internet, il faut aider les enfants à s’échapper, à s’évader et à laisser les téléphones de côté. Au moins quelques heures.

Quelles activités seront proposées aux personnes qui viendront le 30 juin ? Que pourront-elles faire, que pourront-elles découvrir ?

Ce seront différents ateliers, chacun tenu par un ambassadeur, en fonction de sa spécificité : un cardio, un dynamique, un sur le renforcement musculaire et un yoga .

Une préinscription se fait sur le site de 4Trainer, https://www.4trainer.fr/accueil/154-84-4trainer-pro-training-session-insep.html#/92-bootcamp-bootcamp_adulte  

C'est aussi possible via l'événement créé sur ma page Facebook et des infos sur mon Instagram : laetitia _fourcade

Pour finir, nous aimerions proposer deux événements « 4 trainer outdoor » par an. Après l'Esplanade, nous aimerions aller au Champs de Mars, face à la Tour Eiffel ça serait magique. Et peut être qu’un jour, quand nos training auront rencontré un grand nombre d’adhérents, nous demanderons à notre tour le Grand Palais ... on peut aussi rêver, n’est ce pas ... L'idée sera toujours, selon les lieux, d’en prendre aussi bien, plein les yeux que plein les muscles :)

Merci Laetitia pour ce bel échange !
 

Publié dans Théâtre

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Morgane Parelli évoque pour nous sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Morgane,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Blancs Manteaux, de la pièce à succès « Les parents viennent de Mars, les enfants du McDO », version chez maman. Vous serez également en tournée trois jours fin Juin à Pau et au Festival d'Avignon en Juillet prochain. A titre personnel, comment décririez-vous ce spectacle ?

 

C'est une comédie familiale trans-générationnelle qui touche aussi bien les enfants que les parents et les grands parents. Je joue le rôle d'une jeune maman divorcée d'une trentaine d'années, avec ses deux petits, Lélé et Lulu. Ensuite, la pièce évolue dans le temps, je deviens un peu plus âgée, je dirais que j'ai alors une quarantaine d'années, accompagnée cette fois-ci de deux ados. Enfin, pour terminer, j'interprète une grand-mère, une maman âgée et mes deux enfants sont adultes et s'occupent à présent de moi. Je trouve drôle et émouvant cette inversion, au départ c'est moi qui m'occupe d'eux puis, à la fin, ils prennent soin de moi. C'est en cela que ça marche car ça parle à tout le monde, ça fait partie de la vie. Toutes les générations sont touchées.

 

2/ D'un point de vue artistique, comment parvenez-vous à enchaîner ces trois tranches d'âge, notamment les deux dernières que vous n'avez pas connues dans la vraie vie ?

 

Je suis passionnée et je suis très à l'aise pour interpréter des personnages différents de tout horizon. Cette évolution se fait aussi avec mes partenaires de scène car on évolue ensemble. La générosité est importante également, on se donne beaucoup mutuellement. Le fait que l'on soit autant à l'écoute les uns des autres et que l'on soit tous généreux dans le jeu aide à ce que l'évolution se fasse tout naturellement.

 

On est une équipe, on s'entend tous bien. Je n'avais, c'est vrai, jamais joué de grand-mère auparavant, je me suis du coup un peu inspirée de mes grands-parents pour mon jeu. Ils sont eux aussi très drôles donc c'est venu facilement. J'observe également beaucoup les gens, notamment ma famille, mon expérience de vie me permet de prendre ce que les gens me donnent.

 

Avant, ensuite, de fabriquer quelque chose et de faire une proposition de jeu avec.

 

 

3/ Le théâtre des Blancs Manteaux permet une certaine proximité avec le public. Vous avez déjà joué cette pièce dans d'autres lieux, notamment à Genève. Cette proximité physique avec le public influence-t-elle de près ou de loin votre jeu ainsi que votre interprétation ?

 

Non, ça ne change pas pour moi. J'ai toujours une phase de trac quand je suis dans les coulisses, que ce soit une grande ou une petite salle. J'ai envie de donner du plaisir aux gens donc, qu'ils soient nombreux ou pas, ça reste toujours un challenge de divertir les spectateurs qui viennent me voir jouer. Je ne fais pas de différence en fonction de la taille de la salle, chaque public est important donc le trac est le même.

 

Parfois, nous jouons devant un public complet, d'autres fois devant une vingtaine de personnes mais mon envie reste la même et mon trac ne change pas. J'ai vraiment le souhait de me donner à 200% pour faire plaisir aux gens qui ont payé leur place pour passer un bon moment avec nous.

De plus, lorsqu'on sent que le public est enjoué, cela participe à notre propre satisfaction.

 

4/ Le Festival d'Avignon auquel vous participerez en juillet prochain présente un cadre et un contexte différents des représentations parisiennes.  Tant dans les horaires que le nombre de spectacles notamment. Serez-vous donc dans l'esprit de présenter la même chose qu'à Paris ?

 

Complètement ! Il n'y a pas d'adaptation, je me donne à fond pour n'importe quel public dans n'importe quelle province ou dans une grande ville comme Paris. Le défi reste le même, celui de faire rire les gens. Le type de public ne change pas, c'est pour moi la même chose.

 

Je ne fais pas de différence entre les gens ni avec le nombre de personnes. Mon métier est d’apporter du bonheur, de la joie, de l'émotion aussi, qu'il y ait dix ou cent personnes. A Avignon, nous jouerons à 17h 30 au théâtre de l'Observance, tout en tractant pendant quatre heure par jour. Certes, ce sera un rythme épuisant mais ça ne me fait pas peur car j'aime ce que je fais.

 

Les conditions seront un peu différentes des Blancs Manteaux, où nous avons un peu plus de temps pour nous préparer, pour préparer aussi la salle. A Avignon, c'est un peu l'industrie, il faut s'accrocher au rythme. Je m'y suis préparée, je le sais à l'avance, nous n'aurons pas de marge de temps. Il faudra que l'on accélère les choses, tout en gardant intacte pour les gens notre envie de jouer, pour que rien ne change. Il faudra, peut-être, du coup que l'on s'adapte un peu au rythme. Tout de suite derrière arrivera une autre équipe pour une autre pièce.

 

C'est un peu stressant mais c'est du bon stress, de l'adrénaline. Comme ce sera, en plus, mon premier Avignon, j'ai vraiment hâte de le faire. Depuis le temps qu'on m'en parle, que l'on me dit que c'est une expérience à vivre au moins une fois ! Je vais aussi retrouver les copains, on est un petit milieu, on se connaît tous plus ou moins, on pourra donc ensuite aller boire un verre ensemble.

 

5/ En parallèle, vous serez prochainement sur grand écran. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

Le 30 mai sort le long-métrage « Je vais mieux », de Jean-Pierre Améris, produit par EuropaCorp, dans lequel j'ai eu la chance d'interpréter un rôle aux côtés d'Ary Abittan. C'était vraiment une belle expérience.

 

C'est une comédie qui raconte l'histoire d'un homme qui, du jour au lendemain, a des douleurs au dos qu'il n'explique pas. Ces douleurs sont assez handicapantes pour lui car il a, du coup, du mal à travailler. Cela lui pose aussi des problèmes dans sa vie privée parce qu'il se plaint tout le temps. Personne ne sait d'où ça vient, personne ne comprend ce mal. Du coup, tout au long du film, il va rencontrer plein de spécialistes différents pour tenter de comprendre d'où provient cette douleur. C'est un film à aller voir, le rôle principal est interprété par Eric Elmosnino, c'est très drôle. Mais pas que, c'est également bienveillant et tendre. Il y a des scènes aussi dans l'émotion qui sont vraiment belles et touchantes.

 

 

6/ De façon générale, quels souvenirs gardez-vous de ce tournage ?

 

J'adore le réalisateur, je l'avais rencontré une première fois aux cours Florent lors d'une Masterclass. Il était venu parler de son métier de réalisateur dans ma classe de cinéma. J'avais de suite adoré la personne, c'est vraiment quelqu'un de gentil et de bienveillant.

 

Sur le tournage, ce fut magique. Ils nous a tous mis à l'aise. C'est toujours impressionnant pour de jeunes comédiens de jouer devant des gens connus, on se met toujours la pression car on a envie de faire les choses bien et, avec un réalisateur comme Jean-Pierre, qui vient en amont pour nous rassurer et nous mettre en confiance, c'est tout simplement génial.

 

En plus, sa direction d'acteurs est super, il est vraiment à l'écoute de ses comédiens. Il veille à leur bien-être. Ce sont les bons ingrédients pour faire une bonne recette non pas de cuisine mais de film. La bienveillance est toujours quelque chose de positif pour un comédien car, plus il est à l'aise, plus il va donner le meilleur de lui-même et plus le résultat final à l'écran sera bon.

 

Jean-Pierre fait parti de ces réalisateurs que j'admire énormément, aussi bien professionnellement qu'en tant que personne humaine. J'espère qu'à l'occasion, j'aurai à nouveau l'opportunité de travailler avec lui. Ce serait avec grand plaisir en tout cas.

 

Merci Morgane pour ce bel échange !

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Seconde Chance : Interview croisée des comédiens, de l'auteur et du metteur en scène de la pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Carole-Anne, Candice, Franck et Pascal,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes respectivement les trois comédiens et le metteur en scène de la pièce « Seconde Chance », qui sera jouée au théâtre du Funambule Montmartre à partir deu 5 juillet prochain. Ajoutons, Franck, que vous en êtes aussi l'auteur.

 

Tout d'abord, comment présenter ce spectacle ? Quelle histoire y sera racontée ?

 

Candice  : C'est l'histoire de Candice, une enfant star, que j'interprète, même si, je le précise, ce n'est pas mon histoire. Elle a été adulée, elle a eu un énorme succès jusqu'à ses trente ans, plus ou moins. Elle va finalement jouer son dernier concert. C'est toujours un grand moment, dans une carrière, quand on s'arrête. En plus, trente ans, c'est super jeune.  Si ça devait m'arriver aujourd'hui… j’ai les larmes aux yeux rien que d'y penser !

 

Elle va donc faire son dernier concert et Catherine, sa manager, qui a un caractère bien trempé, va l’accompagner, tout en la bousculant pas mal. Fabrice, l'assistant de Catherine, est également présent, il est interprété par l'auteur, Franck.

 

Franck  : Le fond de la pièce est en fait le cadeau empoisonné qu'elle a vécu. Être riche et célèbre à quatorze ans paraît génial mais ce n'est pas forcément le cas. Ce spectacle évoque le retour à des choses essentielles : est-il plus intéressant d'être une star ou de vivre humainement des choses fortes, de faire des choix forts ? La vie n'est pas uniquement faite de strass et de paillettes. Subtilement, c'est un peu ce qui est raconté dans cette pièce.

 

2/ Comment décririez-vous chacun votre personnage ? Quelles sont leurs principales caractéristiques respectives ?

 

Carole-Anne  : Catherine, la femme que je joue, qui est l'agent artistique et la productrice du fameux dernier concert, est une femme d'affaires. C’est son boulot de gagner de l'argent, de faire en sorte que les choses soient aussi bien carrées. On va apprendre que, derrière cette rigueur et les bousculades qu'elle fait auprès de sa jeune artiste, se cache une faille. A partir de la moitié de la pièce, cette faille se dévoile et on comprend alors mieux pourquoi elle est comme cela. Elle n'est pas que "grande gueule", elle a aussi une histoire qui l'a fragilise, qu'elle n'aime pas montrer. A un moment donné, les rapports de ce dernier concert dans les coulisses vont faire qu'elle va avouer des choses, qu'elle va un peu lâcher prise. Elle va laisser voir ses failles.

 

 

Franck  : Quand on est autant dans la lumière, car ce sont clairement des gens du très haut niveau de la chanson, une superficialité s'installe. Puisque tout le monde est en haut. Mais, quand on creuse un peu, ils ont tous des états d'âme et une âme tout court.

 

Pascal  : Je crois que, derrière la machine implacable du show-business, des chaînes de télévision font des victimes à tous niveaux, aussi bien les gens qui organisent que ceux qui participent, comme on le voit dans des émissions de télé-réalité. Ces gens-là sont utilisés puis sont jetés. Derrière, il y a des êtres humains qui «  morflent  ». Je crois que cette pièce parle aussi de cela, elle parle de cette mécanique implacable derrière laquelle se cachent des êtes humains que l'on découvre. On va voir qu'ils ont des histoires, des vies et des sentiments, ce ne sont pas juste des robots qui vont servir à faire travailler la machine à cash.

 

Candice  : Je trouve que c'est très intéressant de comprendre pourquoi on va voir un spectacle, que ce soit une comédie musicale, une pièce de théâtre ou autre chose. Évidemment pour s'évader, pour être surpris, pour rêver mais aussi, consciemment ou non, pour trouver des liens entre le fictif et le réel. On aime pouvoir s'identifier à certains personnages. Dans "Seconde Chance", la sensibilité propre à chacun de personnages touche un très grand nombre. C'est pour cela que c'est un spectacle qui ne s'adresse pas qu'aux adultes, ce n'est pas un spectacle compliqué et l’on peut venir le voir même en étant assez jeune. Cette sensibilité spécifique à chacun des personnages que Franck a essayé de mettre en avant dans son écriture est intéressante. On aura certainement un public divisé en trois, au final, qui s'amourachera plus de Candice, de Catherine ou de Fabrice.

 

Pascal  : C'est un spectacle qui va de 7 à 77 ans, comme une pièce célèbre d'un auteur présent autour de cette table. Voilà, la boucle est bouclée :)

 

Franck  : Fab, que j'interprète, est de la génération de Candice, il fait partie de son public, il était enfant quand elle était enfant star, donc il était, comme 80% des copains du collège, amoureux d'elle. C'est un garçon un peu paumé car, à trente ans, il est assistant stagiaire. Là, il va se retrouver vraiment face à son idole. Il est pur, il sait qu'il l'aime, il va lui dire, il n'a pas peur, alors qu'il est censé ne pas trop lui adresser la parole. Il est censé être à ses petits soins et surtout pas être intime avec elle. Mais il est tellement pur qu'il casse cela de suite. Ce qui l'amène, elle, à des valeurs plus humaines car, pour une fois, il y a un garçon qui est vraiment sincère avec elle. Même s'il est amoureux, au moins il est sincère.

 

Candice  : Candice est une enfant star. Avec le mot « star », on comprend que c'est forcément quelqu'un qui a été trimbalée de droite à gauche. Dans la pièce, elle a été baladée de plateaux télé en plateaux télé, aux quatre coins du monde, elle n'a finalement pas eu beaucoup de temps pour une vie privée. C'est vrai que, dans nos métiers artistiques, c'est compliqué d'avoir une vraie vie très assise. Il y en a qui y arrivent très bien mais, pour d'autres, c'est plus compliqué. Je pense que c'est intéressant, justement, de révéler ce côté-là de l'artiste au public. Parce que les gens s'en doutent mais ne savent pas toujours. Au final, on a beaucoup de monde en face de soi, on connaît beaucoup de monde mais on est dès fois très seul. Rentrer chez soi le soir après des voyages ou des tournées sans pouvoir retrouver quelqu’un qui vous attend n’est pas toujours simple. Je pense que cela est bien mis en avant dans la pièce. Du coup, Fabrice va savoir toucher cette sensibilité de par son amour à Candice et de par la passion du métier qu'elle exerce, qu'elle a.

 

3/ Si l'on revient à l'origine, Franck, de cette nouvelle aventure, quelles ont été vos principales motivations et vos principales sources d'inspiration pour l'écriture du spectacle ?

 

Franck  : C'était d'entendre Candice chanter. On est copains depuis le collège et on a continué à se suivre virtuellement, via Facebook notamment où on s'auto-likait. Il y a un an et demi, je lui ai demandé si elle voulait venir chanter pour un événement que j'organisais. Elle est venue et j'ai pu la voir en live. J'adore la musique mais je ne vais pas trop en concert et, là, j'avais un concert presque en privé parce qu'elle venait pour moi. J'ai beaucoup aimé son interprétation et, très vite, dans ma tête, m'est venue l'idée de lui écrire quelque chose.

 

Je ne savais pas quoi au départ mais je voulais évidemment mêler le chant. Candice m'a alors dit qu'elle savait jouer au théâtre, ce qui m'a incité à mélanger les deux. J'avais même pensé, à la base, écrire quelque chose uniquement pour elle et moi. C'est après, avec l'inspiration, que je me suis rendu compte qu'il fallait un clown noir. Ce qui est le cas avec la dureté du personnage de Catherine. Évidemment que l'on va s'attacher à elle parce que, humainement, elle a aussi des valeurs que l'on découvre plus tard, au fil de la pièce et son caractère est tellement en contraste avec le personnage de Fab. On lui dit de sauter, il saute. Pour Catherine, ça dépend de combien c'est payé :). Cela est donc venu avec l'inspiration mais la volonté première était de mêler l'humour, la sincérité avec la musique, ce qui est le talent de Candice.

 

Candice  : Je me permets de faire une parenthèse là-dessus. Un beau matin, je reçois un texto de Franck qui me dit, « Salut Candice, je t'ai écrit une pièce, je vais t'envoyer l'extrait, tu me diras ce que tu en penses ». C'est quand même ultra flatteur ! Vous imaginez ?! Avec Franck, c'est vrai, on se suit, on fait partie des rares de nos écoles qui avons continué dans le milieu artistique. C'était super touchant. J’ai lu, j'ai tout de suite aimé. Cela m'a fait rire, j'ai trouvé ça super. Je me suis dit que ça serait une super opportunité. Cela fait environ dix ans que je fais principalement de la comédie musicale, de ce fait j'ai un peu délaissé le côté comédie au sens stricte du terme. J'ai beau m’être formée pour il y a 10 ans, sans pratique régulière de l’exercice, cela s'estompe un petit peu. Grâce au travail que l'on fait avec Pascal, qui est un formidable metteur en scène avec lequel je suis très heureuse de travailler, j'apprends beaucoup. Quand, justement, on met un peu de côté la comédie, on a un peu peur de ce qui va se passer mais Pascal est super dans le travail, il valorise vraiment ses artistes. C'est très agréable. Cela me fait très plaisir de commencer une nouvelle aventure avec un côté comédie plus important que la musique.

 

Crédit Photo : Something Pink Studio

 

Franck  : Au départ, quand je leur ai envoyé le texte, nous n'avions aucune perspective de pouvoir jouer. Je leur ai dit que je n'avais pas d'argent mais je leur ai demandé s'ils voulaient quand même venir dans le bateau. Tous ont dit oui.

 

4/ La mise en scène, Pascal, doit sans doute, forte de tous ces sujets, être riche à développer. Que cherchez-vous à mettre en avant avec les artistes ?

 

Pascal  : Je souhaite mettre en avant les failles de ces personnages pour qu'ils nous touchent. J'ai envie que l'on soit touché par ces gens-là. Ce n'est pas juste une performance, on a certes une chanteuse qui est admirable et qui va, de toute façon, cueillir tout le monde dès le départ, mais je veux que, derrière, on soit à la hauteur de ce qui va se passer dès le début. Je ne veux pas que l'on dise que c'est un super spectacle de chant, je voudrais plutôt que l'on dise  : « c'est super comment on chante dans cette pièce ».

 

De toute façon, cette pièce m'a intéressée dès que je l'ai lue. Je suis très content de faire partie de ce projet avec eux.

 

Franck  : Pour faire une flatterie mais sincère, c'est la première fois de ma vie que je m’abandonne avec quelqu'un qui met en scène un de mes textes. Je lâche prise, je n'ai pas besoin d'intervenir, Pascal emploie les bons mots pour dire les choses.

 

Pascal  : On a tous les quatre, je pense, une sensibilité un peu commune, on est en phase. C'est ce qui me plaît beaucoup. On n'est pas forcément toujours d'accord sur tout mais ce n'est pas grave, on se laisse aussi la possibilité de changer des choses. C'est une création collective. On a un terreau commun, on va dans la même direction sur ce que l'on a envie de faire. A partir de là, ça va vite. Le bateau a le bon cap.

 

 

5/ A quelques semaines de la première, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Plutôt impatients ou un peu stressés quand même ?

 

Franck  : Les deux !

 

Candice  : Oui, tout en même temps pour le coup.

 

Franck  : Parce que c'est la magie des premières. Plein de choses nous échappent. Quand on joue depuis longtemps, on contrôle tout, on sait tout. Comme c'est une pièce qui n'est pas que drôle, on ne sait pas où le public va rire ni quand il va être ému. Il y a des passages où on le sait, mais ce n'est pas précis. Cela fait partie des anxiétés parce qu'on craint la réaction.

 

Aussi l'envie d'y aller. On est pressé, on s'est mis nous même dans un état d'urgence car, en fonction de nos emplois du temps, on a peu de répétitions, ça va venir vite.

 

Candice  : Cela fait un moment que je n'ai pas joué à Paris, je suis très souvent en tournée ou à l'étranger. Là, les amis et la famille vont venir, je me mets un peu la pression. On sait que l'on est attendu au tournant. Je vois toujours cela un peu comme ça. Franchement, je suis trop contente, j'ai trop hâte et c'est génial d'être en fixe dans un endroit. J'ai un peu peur mais j'ai hâte.

 

Carole-Anne  : C'est pareil pour moi. D'autant plus que ça fait, pour raisons personnelles, trois ans que je ne suis pas remontée sur les planches. J'ai joué à la caméra entre temps mais, là, je remonte sur scène. Je suis très contente que Franck m'ait proposé car j'avais refusé plusieurs projets.

 

Candice  : Je suis, moi aussi, contente qu'elle ait accepté.

 

Carole-Anne  : J'avais dit que je ne remonterai sur les planches que pour une rencontre avec des mots et un rôle. C'est pour cela que je n'avais pas fait les autres projets. Je ne suis pas maso à aller m'ennuyer tous les soirs sur scène pendant deux ou trois mois. En ayant vu les autres pièces de Franck, je me suis souvent dit que j'adorerais en être, que j'adorerais m'amuser comme cela. Quand il m'a appelé il y a deux mois pour me proposer de le rejoindre, j'ai facilement accepté. C'est parti, le train avance vite et j'ai hâte. Bizarrement, j'ai le trac en répétition mais je n'ai pas le trac de ce qui va se passer quand on va commencer à jouer. Je ne suis pas certaine de ce qui va arriver mais je sais que, nous, ça va aller. Maintenant, on ne sait jamais ce que sera l'accueil du public.

 

Franck  : Notre appréhension du public vient du côté atypique de ce spectacle. J'ai été voir beaucoup de pièces dans ma vie, je n'en ai jamais vues comme celle-là. Bien sûr, des pièces mélangeant musique et théâtre ont déjà été proposées mais pas faites de la sorte. Même moi, en écrivant, je ne m'en rendais pas compte. Maintenant que ça commence à prendre forme, je me dis que ça n'existait pas avant. D'ailleurs, je ne sais même pas comment on appelle ce spectacle, ce n'est pas une comédie musicale.

 

 

Candice  : C'est du théâtre musical, c'est une pièce musicale.

 

Carole-Anne  : Nous sommes les précurseurs d'un nouveau courant.

 

Franck  : C'est génial de voir naître de zéro ce projet artistique, on répète dans le salon de la comédienne alors qu'elle ne sait que depuis un mois et demi qu'elle va jouer le rôle. Tout se fait de zéro et on monte les petites marches.

 

6/ En conclusion, sur quels points aimeriez-vous insister pour définitivement inciter les lecteurs à venir voir ce spectacle ?

 

Carole-Anne  : C'est quelque chose que l'on n'a pas vu.

 

Franck  : Je pense que ça va détendre parce que c'est un spectacle agréable. La profondeur de cette pièce est dite avec beaucoup de subtilité, je le dis et je l'assume. Je pense que, du coup, cette pièce va faire du bien. De part son côté musical mais aussi de part ce que ça dénonce. C'est agréable, ce sont de bons sentiments de la vie.

 

Candice  : Je me suis toujours demandé comment on qualifierait la pièce ? Peut-on la classer dans les comédies ? Comment appellerait-on ce spectacle ?

 

Franck  : Je ne sais pas, c'est un peu ma manière d'écrire, ce sont des cartes postales de la vie. Il y a plein de choses qui se mettent dedans. Il n'y a pas de genre précis, parfois on m'en flatte, parfois on m'en fait le reproche mais c'est moi, tout simplement. On verra bien jusqu’où ça ira.

 

Candice  : On est malheureusement dans une époque où beaucoup de gens ne sortent plus, préférant rester devant leur télé. C'est super, certes, mais c'est bien de sortir aussi. Je sais que beaucoup de gens ne pourront malheureusement pas partir en vacances, faute de temps ou de moyens, et seront donc à Paris cet été. Les places ne vont pas être hors de prix, profitez-en pour être curieux, pour sortir voir de nouveaux spectacles. Allez voir des créations. Franck est jeune, il écrit de belles choses, l'équipe est sympa. En plus, on parlera avec vous après. Soyez curieux, allez voir des nouveautés, pas seulement celles qui sont vendues ou sur-vendues dans les médias. Nous serons dans un sublime petit théâtre, c'est super sympa, je peux même vous trouver des adresses de restaurants pour avant ou après, sans problème. Donc venez, ça vaut vraiment le coup !

 

Franck  : Pour le coup, le public a un rôle majeur dans la pièce, il y a une interaction réelle...

 

Ce fut un vrai plaisir d'échanger avec vous quatre !

Publié dans Théâtre

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