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theatre

Frédérique Kamatari évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Frédérique,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

On peut vous retrouver sur France 2, chaque soir de la semaine, à 20h 45, dans la série à succès « Un Si Grand Soleil ». Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous la fidélité sans faille des téléspectateurs ?

Je ne pourrais pas l’expliquer, je le constate surtout. Je pense que les gens sont friands de séries de toute façon, c’est un peu le postulat de base. Ce programme ci est particulièrement bien fait et je ne dis pas cela parce que je joue dedans☺. Au niveau de la forme, c’est un produit soigné, plaisant à regarder. On se laisse vite séduire par les intrigues. Les décors, la lumière, les images sont particulièrement travaillés. Et il y a d’excellents comédiens.

Nous proposons une diversification de l’offre au niveau des séries quotidiennes, cela dynamise sans doute aussi le public.

Vous interprétez le personnage de Monette Real, professeur d’histoire-géographie. Qui a vécu, en un an, pas mal de choses, personnellement et professionnellement. Comment la caractérisez-vous à présent ?

C’est assez étrange. Au départ, je pensais qu’elle était vraiment proche de moi, au travers notamment du rapport à sa fille dans la série, aussi des bons rapports avec son ex-mari. Il y a, dans cette famille, une espèce de bienveillance et d’intelligence du cœur. Je ne suis pas en train de me passer de la pommade, je dis juste que c’était assez facile pour moi de m’identifier à elle. Même au travers de son travail d’enseignante, où il y a quelque chose de l’ordre de la transmission. Elle travaille avec de jeunes gens, ce que j’ai beaucoup eu l’occasion de faire. Donc ça me parle.

Cela fait maintenant un an que je la vois évoluer, que je la fais évoluer, et j’arrive un peu plus à différencier ce qui est proche de moi dans Monette et ce qui est peut-être un peu plus éloigné.

Je me rends compte, en verbalisant ma réponse, que Monette est vraiment en train de prendre une consistance plus personnelle. En tout cas, dans la façon dont je la ressens maintenant. Elle a un petit côté rigide dans le fond que l’on ne voyait pas vraiment au début. En tout cas, j’aime bien la découvrir et l’interpréter.

 

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie de travail en amont ?

Oui, probablement. Mais ce qui s’affine, je pense, c’est la réactivité quand on est sur le plateau, plus que la préparation. J’ai même envie de dire que cette dernière va plus vite. Le fait d’apprendre des textes régulièrement permet au cerveau de s’entrainer.

Une fois arrivée sur le plateau, des mécanismes, des habitudes, des réflexes se sont mis en place et s’actionnent beaucoup plus rapidement. Je ne dis pas que c’est plus facile, ce n’est pas ça mais il y a comme une dextérité qui grandit, un peu comme un musicien qui répète ses gammes.

Nous le disions, votre personnage a participé, de près ou de loin, à des intrigues lourdes et fortes. Pour la suite, quels sont les autres sujets que vous aimeriez pouvoir défendre ?

Je suis prête à défendre des tas de choses, même tout ce que l’on me proposera de défendre. Nous, comédiens, sommes en dernière ligne, nous ne décidons pas de nos intrigues, nous ne savons pas du tout où nos personnages vont aller. Je n’ai pas une vision ne serait-ce qu’à moyen terme de ce que va vivre Monette. Je sais ce que je vais tourner demain et la semaine prochaine mais je ne vois pas plus loin.

Cela ne me dérange pas du tout, j’aime bien me laisser surprendre, j’aime bien que le vent m’emmène là où il a envie de m’emmener. Je suis assez confiante de nature et j’ai un petit côté contemplatif. J’ai une tendance à toujours trouver du bon de n’importe quelle situation. J’adore les surprises et, quoiqu’il arrive, je les défendrai. Car toutes les intrigues sont intéressantes, il y a toujours quelque chose à défendre.

Revenons quelques instants sur l’intrigue de Monette liée au viol qu’elle a subi plus jeune. C’est un thème fort, sur une chaine du service public, juste avant le prime. On peut penser que c’était une fierté pour vous de défendre ce sujet ?

Oui, tout à fait. Là, pour le coup, il y avait aussi quelque chose d’utile, avec un message à transmettre. Cette intrigue était faite de façon à ce qu’elle fasse un peu polémique, avec le ressenti de l’homme qui sait bien, dans le fond, qu’il a tort mais qui se dit que, sur un malentendu, ça peut passer. Avec aussi la femme qui ne s’est pas rendue compte que c’était un viol ou qui se perd dans le déni.

Je trouve vraiment intéressant que ce soit arrivé à Monette, qui a l’impression d’être une femme forte, une femme de caractère, qui s’est battue en tant qu’étudiante pour l’égalité. Ce n’est pas parce que l’on se sent fort que l’on est à l’abri d’être démuni et désarçonné par quelque chose que l’on n’attend pas.

Cette intrigue pointait aussi du doigt que ce n’est pas parce que l’on a un moment de faiblesse à un instant donné que l’on est quelqu’un de faible. Je pense que c’est vraiment important de le rappeler à tout le monde. Par extension, ce n’est pas parce que l’on rate quelque chose que l’on est un raté, ce n’est pas parce que l’on a fait une connerie que l’on est un con, ce n’est pas parce que l’on a fait une méchanceté que l’on est un méchant, ce n’est pas parce que l’on a fait une fois une bonne action que l’on est un gentil. Ce n’est pas si facile, rien n’est tout noir ni tout blanc, il y a toujours des contextes, des histoires, de nombreux paramètres  à prendre en compte.

 

 

J’ai aimé le traitement de cette intrigue, ainsi que le bon accueil reçu des jeunes. Le fait de libérer la parole des femmes est d’actualité, les actions qu’elles mènent le sont aussi. Il est temps que les femmes arrêtent de se laisser enfermer dans des cases de faibles créatures. Elles le savent mais, parfois, l’oublient. Les hommes le savent également mais, parfois, ça les arrange de l’oublier.

En parallèle, dans un autre registre, vous êtes sur les planches de façon ponctuelle avec un spectacle jeune public, qui avait remporté le prix du meilleur spectacle jeune public aux p’tits Molières en 2017. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C’est un registre différent parce que, là, c’est un spectacle que j’ai écrit, que j’ai en partie mis en scène et que j’interprète. Donc c’est beaucoup plus personnel. C’est aussi beaucoup plus créatif pour moi. C’est toujours agréable de créer et d’écrire.

Je veux garder en moi ce côté théâtre, ce côté planches parce que le rapport avec le public est direct. Du coup, la sanction l’est aussi. Il y a quelque chose d’authentique, de frontal et d’angoissant également. L’adrénaline ne monte pas aux mêmes moments.

Je jouerai « La sorcière Latrouille » à la Toussaint en Moselle et sans doute ailleurs aussi prochainement. Pourquoi pas également à Montpellier. Je trouve intéressant de toujours garder en tête que ce que l’on voit à la télé n’est qu’une petite partie de ce que l’on est. Nous sommes nombreux à faire plein d’autres choses et c’est fascinant d’ailleurs. J’adore le jeune public, il me tient à cœur. Il y a quelque chose de très fort qui se passe entre les enfants et moi.

Merci, Frédérique, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Clara Cantos nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Tout au long de ce mois de juillet, vous êtes au Festival d’Avignon, à l’affiche chaque soir à 21h, au théâtre Alizé de la pièce « Oreste ». Comment la présenteriez-vous ? Quels thèmes y sont abordés ?

Cela raconte une toute petite partie de l’histoire de la famille des Atrides, qui est bien connue dans la mythologie grecque. Plus précisément, le passage où Oreste et sa sœur Electre, qui ont tué leur mère il y a cinq jours, se retrouvent confrontés à la cité, qui va les juger. Se posent alors plein de questions : que vont-ils faire ? Quels moyens vont-ils mettre en œuvre ? A qui vont ils faire appel pour s’en sortir et comment justifier leurs actes ?

Je trouve que c’est une belle histoire, malgré tout. Un peu dramatique mais qui évoque l’humain, les relations entre les personnes. Les passions, la loyauté, l’imperfection. C’est l’âme qui parle.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Je joue le rôle d’Electre, qui est donc la sœur d’Oreste, le personnage principal. C’est elle l’instigatrice du meurtre, qui est le point de départ de la pièce. Je pense que c’est un personnage profondément intègre, elle a des principes qui ont été bafoués et, du coup, il y a une énorme rancœur et une énorme haine qu’elle n’arrive pas à maîtriser. Elle a ainsi poussé son frère à commettre cet acte horrible.

Sa faille est d’être trop inflexible, c’est ce qui la perd.

Pour l’interpréter, pour l’incarner, quelles ont été vos sources de travail ?

Au tout début des lectures, je me suis replongée dans la mythologie pour mieux comprendre cette famille. Ma formation m’incite en effet à construire les personnages au travers de ce qui a fondé leur personnalité. La psychologie d’un être, son vécu, sa biographie déterminent la qualité de l’énergie qu’il dégage et de ses mouvements.

Du coup, j’ai essayé de plonger à l’intérieur d’Electre, dans les événements qui ont marqué sa vie pour comprendre pourquoi elle en veut tellement à sa mère, pourquoi elle est tellement attachée à son père imparfait qu’elle met sur un piédestal. De là, j’en ai fait un petit cocktail pour en faire découler ses motivations, ses mouvements et son énergie, avec bien sûr différents niveaux de profondeur.

Quels sont les premiers retours que vous avez pu avoir des spectateurs ?

Nous avons déjà joué trois fois la pièce à Avignon et deux fois avant le festival : les gens ont été touchés par les émotions fortes et les relations complexes qui se tissent à vue entre les personnages, ce qui leur permet de s’identifier et en même temps se laisser porter par ce récit plus grand que nature. Globalement, ils ont trouvé le spectacle formidable. Ensuite, nous avons aussi des compliments sur l’esthétique globale : costumes, maquillages, mise en scène… Tant mieux car nous avons vraiment voulu en faire un beau spectacle dont les images font penser au Japon et à « Game of Thrones ». Notre affiche, avec son Oreste en origami sur fond bleu, vient d’être présélectionnée pour le concours de meilleur visuel du OFF !

 

 

Au-delà de ces premières dates en Avignon, on peut penser que vous avez tous l’envie de prolonger l’aventure, en proposant ce spectacle à Paris et en province ?

Absolument, c’est le but. Pascal, notre diffuseur, travaille avec vigueur pour atteindre les professionnels. Afin de les faire venir et de leur donner l’envie de diffuser notre spectacle.

Ce qui est chouette, c’est que la compagnie Fox qui monte le spectacle joue régulièrement au Festival. Du coup, il commence à y avoir un public fidèle, qui connaît le style proposé. C’est un théâtre exigeant, riche mais, en même temps, populaire et démocratique. On propose des pièces qui sont accessibles, avec de beaux textes, des maquillages artistiques et des costumes travaillés.

Je me permets d’ajouter qu’en parallèle de Oreste, je participe ce mercredi 8/7 de 10h à 13h à la manifestation PREMIERE APPROCHE au cours de laquelle 3 metteurs en scène ont choisi 3 auteurs avec 3 textes afin de proposer une séance publique de travail à froid, une sorte de première étape de déchiffrage du texte de théâtre. Excellente occasion de se glisser dans les coulisses de notre métier ! (Au Conservatoire du Grand Avignon).

En parallèle, on vous retrouve actuellement sur France 2, dans la série à succès « Un Si Grand Soleil », où vous incarnez le personnage d’Emilia. Que dire sur cette autre aventure artistique, dans un registre bien différent ?

C’était une extrêmement bonne surprise car cela faisait un petit moment que j’étais castée pour des rôles plutôt dramatiques. Quand Joanna Delon m’a appelée pour passer les essais d’Emilia, j’ai trouvé ce personnage vraiment drôle, romantique, 100% comédie. Depuis, je suis devenue accro à la série.

Face au rythme soutenu de tournage, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont ?

J’ai travaillé exactement comme je le fais d’habitude. Bien sûr en apprenant le texte, en réfléchissant sur les enjeux, le passé, les objectifs du personnage, la relation qu’a Emilia aux gens qui l’entourent. Ensuite, je dois dire que c’était une expérience de tournage fantastique. Même si c’est une énorme machine de production, chaque personne de l’équipe fait son travail au mieux et dans les meilleures conditions. C’est vraiment un travail d’équipe. Faire son métier dans ces conditions est incroyable.

Il y a forcément une pression de temps mais, du coup, cela se fait dans la bienveillance, dans le respect, dans la bonne humeur. Tout le monde est concentré mais d’une façon positive. C’est top.

 

 

De près ou de loin, retrouvez-vous une part d’Emilia en vous ?

Ah oui, oui, bien sûr. C’est aussi un exercice que je fais d’entrée de jeu, je me demande en quoi on se ressemble et en quoi on ne se ressemble pas. Donc, oui, je suis une petite espagnole, pétillante, dynamique, qui est passionnée, qui a envie de faire plaisir aux autres, d’être aux petits soins pour que tout le monde soit bien.

Ce qui nous sépare, c’est qu’Emilia va un peu loin. Elle est tellement fleur bleue, passionnée, romantique qu’elle vit un peu dans un film, en tout cas c’est comme cela que je l’ai travaillée. Elle voit l’amour partout. Quand le personnage de Julien lui dit que sa femme est souvent absente, elle pense qu’elle a le feu vert pour aller plus loin avec lui, alors que ce n’est pas du tout le cas. Cela m’a fait rire, cette espèce d’innocence et de naïveté à toute épreuve était drôle à travailler.

Le cadre de tournage, dans cette magnifique villa, devait être quelque chose de plaisant et d’agréable ?

C’est super. Ce qui est fantastique dans « Un Si Grand Soleil », c’est que la production met un point d’honneur à ce que tous les décors soient réels et beaux. En studio, tout est fait avec qualité, avec un détail à la virgule près. Le centre équestre où j’ai tourné est aussi un vrai lieu, avec des chevaux, avec la nature autour. Les villas sont de vrais foyers où des gens habitent. Du coup, je pense que ça donne aussi à la série une richesse et des images super belles.

Si le scénario le permet, aimeriez-vous prolonger l’aventure au-delà de cette arche qui se terminera fin juillet ?

Ce n’est qu’un point de suspension. Je reviendrais avec grand plaisir. Avant de quitter mes derniers jours de tournage, j’ai bien mené ma petite enquête pour savoir si Emilia disparaît, si elle est écartée de la famille et de la série ou, à l’inverse, s’il y a une porte ouverte. Il s’avère que la porte est ouverte…

Merci Clara pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Anaïs Parello évoque sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

Photo de Jacob Dao

 

Bonjour Anaïs,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Bonjour Julian, c’est une joie pour moi aussi !

On peut actuellement vous retrouver dans une nouvelle série, « Kiffe aujourd’hui », pour France Télévisions, diffusée sur la plateforme France Tv Slash et sur Youtube. Comment la présenter ?

C’est une mini-série humoristique en dix épisodes, réalisée par Aurélien Sallé. On y suit notamment Fahd El, un Youtubeur qui fait des vidéos drôles.

Dans la série, son personnage quitte ses parents pour aller à la Fac. Il découvre pour la première fois ce que c’est que de se retrouver éloigné de sa famille. Il a évidemment quelques copains, notamment son meilleur ami, Ichem, très drôle et un peu fou, qui le suit partout et fait n’importe quoi. Son frère également vient lui rendre visite. Il se passe plein de choses. Ce sont de courts épisodes racontant des petits moments du quotidien d’un jeune étudiant.

Il y a une trame aussi. Il tombe amoureux, essaie de séduire la fille qu’il aime -Sonia- que j’interprète. Il vise aussi à réussir ses partiels, pour cela il tente de travailler un maximum, malgré les tentations d’Ichem, qui passe son temps à lui proposer plein de trucs farfelus.

Vous jouez, vous le disiez, la fille de laquelle tombe amoureux le personnage principal. Quelles sont vos principales caractéristiques dans ce programme ?

Sonia est une fille intelligente, elle aime étudier, c’est une bosseuse. On fonctionne un peu par binôme, donc elle est tout le temps accompagnée par sa meilleure amie, Leila, la rigolote.

Elle est d’origine espagnole et elle a du caractère. Chaque fois qu’elle s’énerve, elle emploie des mots de sa langue natale.

Et bon, son prétendant lui plaît bien aussi.

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour incarner votre personnage ?

Je voulais être le plus naturelle possible. À la lecture, j’ai vite vu que tout le monde était un peu clown autour de moi dans la série, que j’étais la sérieuse de la bande. Du coup, je suis en quelque sorte l’œil du spectateur. Donc je me suis dit que c’était bien de rester nature, et de me laisser surprendre par l’absurdité de ce que font mes partenaires pendant le tournage.

Selon vous et selon les premiers retours, qu’est ce qui plaît dans cette série ?

Je pense que beaucoup de gens peuvent s’identifier à la situation, celle d’un jeune homme qui a vécu toute sa vie dans un quartier populaire et qui se retrouve catapulté à la Fac, où il grandit et doit faire ses preuves.

Ce sont des thématiques courantes, qui peuvent plaire au plus grand nombre.

Dix épisodes composent cette première saison. Si les retours sont positifs, une deuxième saison pourrait-elle être envisagée ?

Oui ! Je pense que ça pourrait aller dans n’importe quel sens, rien n’est exclu. Le héros pourrait rester à la Fac ou, au contraire, décider de faire autre chose. Cette deuxième saison a été évoquée, mais cela dépendra de la réceptivité du public à la première. En tout cas, j’aimerais bien, et l’équipe est partante.

En parallèle, vous participez indirectement au Festival d’Avignon, au travers de voix que vous avez faites pour la pièce « Le journal d’Audrey ». Que dire sur cette autre aventure ?

Oui, enfin directement mais pas physiquement ! La pièce a été créée par Gala Vinogradova et mise en scène par Ivan Cori. C’est un spectacle sur Audrey Hepburn et Anne Frank. Audrey Hepburn a toujours été fascinée par Anne Franck dont elle a lu le journal très jeune. Elles avaient le même âge, ont vécu à la même époque et au même endroit.

Elle s’est toujours demandé pourquoi Anne Frank était morte si jeune, de façon si tragique et surtout pourquoi elle, avait survécu. Cette sensation de culpabilité l’a obsédée une bonne partie de sa vie.

La pièce regroupe ainsi ces deux icônes.

Je prête ma voix à Anne Frank, je lis des passages de son journal. Je l’interprète donc vocalement.

 

Affiche du Journal d’Audrey

 

Pour cet exercice-ci, un peu singulier, est-il important de bien connaître la pièce ? Les personnages historiques ? Les intentions de l’auteur ?

Dans ce cas-là, on m’a simplement donné les extraits du journal d’Anne Frank. C’est un texte que j’avais lu étant plus jeune et que j’avais beaucoup aimé. Il m’avait beaucoup marquée, beaucoup touchée, et j’avais encore des images plein la tête, dont je me suis servie pour raconter ces moments-là.

Je n’ai pas lu la pièce complète, elle était encore en construction et j’avais plutôt envie de la voir finie. Je le ferai en Avignon en juillet. Elle se joue à l’Archipel Théâtre, à 22h 40.

A la rentrée, vous interpréterez un guest dans la saison 2 de « Balthazar », pour TF1.  Qui y avez-vous joué ?

J’y étais la fille d’une victime, un rôle plein d’émotions.

Je connaissais le programme, pour en avoir regardé quelques épisodes. J’aime bien, je trouve le concept assez sympa, surtout avec ce côté paranormal.

Toujours à la rentrée, vous serez en tournage d’un court-métrage, « The House of Gaunt ». De quoi s’agira-t-il ?

C’est un film en anglais, basé sur l’univers de « Harry Potter », on y racontera les origines de Voldemort. Il est réalisé par Joris Faucon Grimaud. Il y a déjà eu quelques sessions de tournage, et un trailer qui a beaucoup plu sur internet. Et j’ai hâte qu’on tourne ma partie dans laquelle je serai ! C’est chouette de pouvoir travailler avec des jeunes plein d’ambition et de prendre part à cet univers magique qui m’a bercée toute mon enfance et qui m’a même presque donné l’envie de faire du cinéma.

 

Sur le tournage de The House Gaunt avec Antoine Musy

 

Pour terminer, plus généralement, quelles sont vos envies pour la suite de votre parcours ?

J’ai fait beaucoup de télé cette année, j’ai adoré mais j’aimerais faire davantage de cinéma, où l’on peut prendre plus le temps de se poser, de chercher des choses. Un film d’horreur en anglais est d’ailleurs à mon programme.

J’ai aussi co-écrit un court-métrage avec Ivan Cori, qui sera réalisé par Joan Borderie et dans lequel je vais jouer, j’espère bientôt ! C’est sur les Miss, sur la compétitivité et la relation entre une mère et sa fille, obnubilées par cet environnement. Nous sommes en recherche de financements et j’ai hâte que l’on puisse le tourner.

Merci Anaïs pour ce bel échange !

Merci Julian !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Florence Coste nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

C’est une joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes sur scène, en ce mois de juillet, au Festival d’Avignon, avec la pièce « Les Passagers de l’Aube ». Ce spectacle avait déjà été à l’affiche l’année dernière et avait connu un franc succès. Comment le présenteriez-vous ?

C’est une pièce basée sur des faits scientifiques réels et qui traite des liens entre science et spiritualité. Elle parle des EMI, les Expériences de Mort Imminente.

Elle suit l’histoire d’un jeune interne en neurochirurgie, Noé, extrêmement brillant, qui prépare sa thèse. Toutes ses certitudes vont être remises en cause le jour où son mentor va faire une EMI. Il va faire des recherches et réaliser que des milliers de personnes à travers le monde témoignent d'expériences similaires. Il va également s'intéresser à la physique quantique et être bouleversé par ses découvertes. Dans la pièce, je suis Alix, une photographe, petite amie de ce neurochirurgien. Il y a donc aussi une belle histoire d’amour.

C’est une très belle pièce, elle touche beaucoup les gens. L’année dernière, nous avions régulièrement des spectateurs qui nous attendaient en larmes à la fin. La pièce aborde nos questions existentielles: pourquoi est-on là ? Se passe-t-il quelque chose après ? Evidemment, ça ne donne pas les réponses mais c’est source de débat. Chacun a son point de vue et peut en discuter.

Ces thèmes effrayent parfois mais la pièce est pleine d'espoir. Elle est totalement en accord avec mes croyances. Ceux qui sont plus sceptiques peuvent aussi être troublés. C'est un sujet passionnant je suis très fière de défendre ce spectacle.

Un an après, abordez-vous différemment ce nouveau Festival ?

Il n’y a pas eu de modification dans la mise en scène. Les tournées de l’année ont permis de mûrir notre jeu. Je pense notamment au travail sur la relation de couple entre Noé et Alix qui doit être très belle et très forte. Elle se construit sur la durée, pour donner l’illusion d’une intimité.

Tout ce sur quoi j’ai travaillé cette année, tout ce que j’ai vécu en tant que personne m’aideront aussi. Enchainer sur trois semaines permet une certaine continuité, on trouve chaque soir des choses nouvelles. On creuse de plus en plus les possibilités de la pièce.

Ce Festival est très riche, très dense. Est-il possible de se différencier facilement ?

On est à La Luna, un super théâtre, bien connu des habitués du Festival. La programmation y est sûre, les gens y vont de bon cœur. C’est rassurant pour les spectateurs.

J’avoue aussi que c’est une pièce facile à tracter car les EMI intriguent facilement les gens. J’explique aussi que chacun ressortira touché, de manière positive. La pièce ne plombe pas, comme certains pourraient le croire. C’est impactant mais on ressort avec de l’amour et de l’espoir. Je me souviens de l’année dernière, trois jours seulement de tractage avaient été nécessaires pour être complets jusqu’au bout. Ce qui était un luxe. Cela ne m’était jamais arrivé. Je croise les doigts pour que ce soit la même chose cette année. Bien qu’il soit toujours agréable d’aller à la rencontre des gens et de leur présenter la pièce.

Ce spectacle sera aussi à l’affiche, début 2020, à Paris.

Oui, au Théâtre 13, métro Glacière. Une trentaine de dates sont déjà prévues.

 

 

Nous évoquions le théâtre de La Luna, en Avignon. Dans ce même lieu, la troupe des Funambules que vous connaissez bien sera aussi à l’affiche. On imagine que cela vous fait très plaisir ?

J’ai eu, cette année, la chance de rejoindre le collectif pour une deuxième session. Créé par Stéphane Corbin, il lutte contre l’homophobie. Stéphane fait un travail incroyable depuis de nombreuses années, il s’investit énormément. Je ne saurais même pas vous dire combien de chansons ont été écrites. Récemment, à l’Alhambra, nous étions 50 artistes sur scène. Ce sont des moments de communion assez fous. C’est toujours chargé d’émotion.

Grâce à Stéphane, j’ai compris à quel point il était encore difficile, aujourd’hui, pour les homosexuels, de s’aimer librement, d’être acceptés, d’avouer leur situation à leur famille. Il partage beaucoup de témoignages dans son spectacle et il le fait avec humour, ce qui est bien. Les bénéfices sont reversés à diverses associations et je suis très heureuse de faire partie de cette aventure.

En Avignon, c’est une version réduite qui est à la Luna. Avec de magnifiques chansons toujours. Les artistes sont incroyables, ils chantent magnifiquement bien, je vous invite donc chaudement à aller les voir. D’ici deux ans sans doute, le prochain projet prendra forme, sur les droits des femmes cette fois-ci.

En parallèle, dans un autre registre, vous avez et vous allez participer à plusieurs tournages. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

J’ai tourné dans la série policière « Tandem » pour France 3, où mon personnage travaillait à l’office du tourisme d’Aigues-Mortes. C’était génial, nous avons tourné sur les remparts, c’était très beau. J’étais amie avec la personne qui est décédée au début de l’épisode, j’ai donc aidé à la résolution de l’enquête.

J’ai également joué dans « Balthazar », pour TF1. C’était vraiment très chouette. J’avais beaucoup aimé la première saison, de qualité. Ce légiste a une capacité à parler avec les morts. Du coup, mon personnage est décédé mais on se parle. J’ai bien aimé jouer cette situation un peu « surnaturelle ». C’était cool.

Juste après le Festival, j’enchaîne avec un gros tournage, de trois mois, sur un 8x52 minutes. Pour l’instant, je ne peux pas en dire plus mais je suis très heureuse d’incarner l’un des rôles principaux. Ce sera l’occasion de travailler un personnage en profondeur et de le faire évoluer. C’est assez excitant, c’est un gros défi que j’ai hâte de relever.

 

 

Le Festival d’Avignon 2020 se prépare déjà. Vous êtes en préparation d’une adaptation musicale et déjantée de « Titanic ».

Cela va être très drôle. J’ai déjà commencé à travailler dessus avec la compagnie des Moutons Noirs, bien connue des festivaliers. C’est vraiment un travail familial, c’est très agréable. Je débarque dans une troupe formée depuis longtemps car ils cherchaient une jeune première qui soit chanteuse pour le rôle de Rose. Je suis ravie de les rejoindre, ils ont hyper accueillants et bienveillants. Tout s’est fait naturellement, on cherche ensemble, avec de vrais ateliers. Il y a une vraie cohésion, c’est très plaisant. C’est un beau projet, très prometteur. Je suis ravie de renouer avec la comédie.

On l’a vu, vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Voyez-vous certaines complémentarités entre ces différents exercices ?

J’ai commencé par le chant. Petite, mon rêve était d’être chanteuse, moi qui suis de la génération « Star Academy » et des comédies musicales. J’étais assez timide, le chant était mon moyen d’expression. Très tôt, j’ai été engagée dans « Aladin » au Palais des Congrès. Je chantais, certes, mais je n’avais alors jamais joué. Je me suis retrouvée à apprendre sur le tas, dans ce spectacle pluridisciplinaire où tout se complétait.

Je pense que c’est vraiment la même base. L’expression, l’émotion passent soit par le texte, par l’incarnation d’un personnage, de son histoire, de ses enjeux, soit par la voix, le chant, qui sont, je trouve, plus intimes. Aujourd’hui, pour moi, c’est presque plus facile de jouer que de chanter. Je trouve assez passionnant en tout cas de pouvoir passer de l’un à l’autre.  

En ce moment, je mets la comédienne plus en priorité. Mon envie est de me développer en tant qu’interprète et que comédienne, sur scène et à l’image.

Merci, Florence, pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre, Télévision

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William Malatrat évoque sa belle actualité sur les planches !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour William,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

Vous serez sur scène, tout le mois de juillet, au Festival d’Avignon, avec la pièce « Quel beau dimanche ! » d’Élidie Duranton. Pièce dont vous êtes aussi le metteur en scène et qui sera proposée à 21h 30 à l’espace Roseau Teinturiers. Pour commencer, comment présenter ce spectacle ?

C’est avant tout une comédie. Dans un second temps, je dirai que c’est une comédie qui se rapporte aux divers aspects de la vie sociale des individus, une comédie « sociétale » donc. C’est un terme que j’ai trouvé et qui correspond assez bien à ce que l’on a voulu faire avec ce spectacle. On campe quatre personnages, un père de famille, sa femme et ses deux filles d’une vingtaine d’années. Le premier cité, que je joue, est le maire conservateur d’un petit village auvergnat, ce qui va engendrer pas mal de joutes amusantes et intenses.  

Le politique et l’intime vont complètement se mélanger parce que Christian Michodeau a décidé, ce dimanche là, d’annoncer, au moment du traditionnel « rôti – pommes de terre », qu’il se présente aux prochaines élections législatives. C’est, du moins, ce qu’il croit pouvoir faire. Il s’avère que sa femme Hélène et ses deux filles, Clara et Sophie, ont décidé, ce jour-là précisément, qu’elles avaient elles aussi de grandes choses à annoncer à la famille sur leur choix de vie et de carrière. La mère informe par exemple qu’il y aura du poulet bio à table et non pas de rôti... A partir de là, on va apprendre beaucoup de choses sur chacun des personnages et Christian ne va jamais pouvoir faire son annonce et va aller de surprises en surprises en frôlant les crises cardiaques. Sa femme Hélène va bien entendu apporter son grain de sel dans tout ce remue-ménage…

Je ne vais pas tout dévoiler du spectacle. Je dirais simplement que les thématiques sont celles du monde dans lequel nous vivons tous. Grâce à ce huis-clos familial et ces personnages hauts en couleur, on essaie de coller en permanence à l’actualité, pour le plus grand plaisir du public qui s’y retrouve à la seconde même. Les spectateurs sont aussi des citoyens face à cette histoire de révélations. Il n’y a aucune moralisation, ce ne sont pas les gentils contre les méchants, ce n’est pas une pièce politique, c’est pour cela qu’elle est sociétale. On ne prend pas parti, on n’est pas dans le débat « pour ou contre » ceci ou cela, on cherche uniquement à montrer que les personnages se révèlent et s’émancipent face à une forme de « conservatisme » symbolisé par le père et le politicien. C’est un aller retour constant entre le privé et le public en quelque sorte.

Vous avez commencé à en parler, quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est un homme de 55 ans, bourré d’énergie, qui adore jouer au tennis surtout quand il gagne, qui adore sa femme. Il s’adore surtout lui-même car il pense qu’il a beaucoup d’envergure et qu’il est un personnage très important…d’une ville de 3 000 habitants comme le lui rappelle sa fille Sophie. Malheureusement pour lui, la réalité est tout autre et personne ne le voit « beau » comme lui se voit. Il a de nouvelles ambitions politiques qui vont naitre autour de ce non « rôti-pommes de terre » grâce à l’adversité et la volonté de sa femme et de ses filles de s’affirmer et de changer les choses. Il est politicien avant tout, il est ambitieux certainement, il aime aussi beaucoup son 4x4, qu’il a semble-t-il financé avec l’argent de la mairie…

Il est de mauvaise foi quand il sent qu’il est pris en défaut mais au final, il saura écouter sa famille pour enfin gagner une véritable envergure grâce à elle.

Pendant la pièce va se révéler chez lui une ambition folle de changer complètement de dimension en tant qu’homme politique. Les évènements qui vont se passer pendant le repas vont multiplier son ambition par 100. Il va avoir assez de finesse pour sentir que le vent tourne dans le bon sens. Ce n’est pas un crapuleux, j’essaie de le rendre assez clownesque, notamment au travers de son costume et de ses attitudes un peu démesurées parfois. Il est un grand enfant, il est attachant tout de même. Ce personnage me rappelle un peu mes huit ans de théâtre jeune public, c’est un « politicien cartoon » mais pas uniquement. Il sait faire preuve aussi de sérieux, ce qui le rend redoutable parfois.

Nous le disions, vous avez une double casquette sur cette pièce. Comment la gérez-vous ?

J’ai la chance de travailler avec Élidie Duranton, qui a écrit le texte et qui joue une de mes filles dans l’histoire, Clara Michodeau. Je ne suis donc pas seul à créer ce spectacle. Élidie a un regard extérieur sur ce récit et ses péripéties et surtout sur la manière dont on les fait évoluer. C’est une chance de pouvoir travailler directement avec un auteur. On se complète très bien et, du coup, cela permet une mise en scène lisible et dynamique. Elle a un vrai talent d’écriture. C’est ce qui m‘a plu immédiatement pour rejoindre le projet « Quel beau Dimanche ! » quand elle me l’a proposé l’an passé.

Nous affinons l’ensemble du spectacle et la mise en scène au fur et à mesure des répétitions et je vais encore continuer dans ce sens même quand le spectacle se jouera déjà. J’ai la chance d’avoir déjà travaillé sur plusieurs spectacles avec les trois comédiennes, Noëlie Merlo, qui joue Sophie la fille cadette, Marie-Cécile Veyrenc, qui joue Hélène Michodeau la mère et Élidie Duranton donc, qui joue Clara Michodeau la fille aînée. Nous faisons beaucoup de « travail à la table » autour des enjeux du texte, du propos, en dehors du plateau. On est très soudés artistiquement et humainement, on s’entend très bien. C’est un plaisir de voir qu’elles sont toutes les trois si investies et inspirées par leurs personnages qui ont décidé de s’affirmer pleinement. Leur créativité et leur sens du jeu sont une source d’inspiration essentielle à la création.  Je n’oublie pas Christophe Mentrel qui a réalisé toute la bande son et les effets spéciaux du spectacle. C’est un travail d’équipe.

A quelques jours de votre première en Avignon, quelles sensations prédominent dans l’équipe ?

Beaucoup d’impatience de partir au Festival d’Avignon, avec une création, une comédie, dans un lieu référencé comme L’espace Roseau Teinturiers. Nous avons une belle équipe, je sais que l’on part « armé », ce qui nous permet de nous projeter assez loin déjà. L’envie d’y aller est décuplée aussi par la « trouille » que l’on a d’y être. On n’a pas peur d’aller jouer, on a en fait une sorte de trouille positive liée à la concrétisation effective du projet. On a hâte d’y être !

J’accompagnerai aussi le spectacle de Valérie Gaillard « Movie show ! » au Sham’s Théâtre, pour lequel j’ai également signé la mise en scène. Un programme chargé m’attend J

Ce fut un plaisir, William, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Valérie Gaillard nous présente son nouveau spectacle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Valérie,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

Vous serez à l'affiche, au Festival d'Avignon, du spectacle «  Movie show  ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

 

C'est un spectacle familial, tout public, c'est ludique, sur le cinéma, c'est musical aussi, c'est sous forme de tableaux avec une ligne conductrice tout à fait claire, puisque nous sommes sur un plateau de tournage de cinéma, à l'heure du déjeuner. Un des staffs de l'équipe technique préfère alors rester tranquille, elle se fait son cinéma et pète un peu un câble. Elle revoie alors tout ce qu'elle aime, elle se fait son cinéma français, anglo-saxon et américain, à sa façon. C'est du décalé, c'est de l'humour, du visuel.

 

Je vends du beau, de l'auditif, du visuel, pour les costumes notamment. Ainsi que des références qui marchent dans la conscience collective, connues et moins connues, actuelles et moins actuelles. De Harry Potter à Danielle Darrieux, du My Fair Lady à Don Giovanni. C'est, par moment, très figuratif et, par moment, les gens peuvent s'imaginer un peu ce qu'ils veulent. Je n'oublie pas non plus les supports vidéo, qui font rentrer les spectateurs un peu comme au cinéma. La musique est la bande originale du film, pour vraiment que l'on se mette dedans.

 

Quelles ont été vos sources d'inspiration pour le développement de ce spectacle ?

 

C'est la musique, parce que je suis chanteuse de formation classique. Je suis aussi mime et, pour moi, ce dernier ne se fait pas sans musique. Celle-ci est donc vraiment la carotte.

 

J'ai fait beaucoup de music hall donc j'ai souvent pensé par tableaux. Je me suis fait aussi un petit cahier avec mes goûts. Des musiques m'ont inspirée, des costumes aussi. Je n'ai pas voulu faire de premier degré, du coup je plagie un peu, je transforme, je mélange.

 

J'ai mis en avant ce que j'aime, ma nourriture, des choses agréables. Je dis toujours que ce sont les lutins qui m'ont aidée à l'écriture, ainsi que mon enfant intérieur. Ce n'est pas jeune public, c'est vraiment pour les ados et les adultes : c’est un spectacle familial qui s’adresse plutôt aux ados et adultes vu les références cinématographiques.

 

 

Comment passez-vous facilement d'un tableau à un autre ?

 

Ce ne fut pas facile. J'ai essayé de trouver un fil conducteur. Comme je mettais beaucoup le cinéma en avant, je me suis dit qu'un staff pourrait être un bon lien.

 

En tout cas, ce fut un gros travail pour développer ce spectacle. Je l'ai créé il y a longtemps et je l'ai modifié par touches, au fur et à mesure des idées et des représentations.

 

Selon vous, selon aussi les retours des spectateurs, qu'est-ce qui leur a plu dans ce spectacle?

 

Ils sortent joyeux, hyper heureux. Ils disent que c'est curatif, que ça donne le moral, que ça fait du bien. Sans critiquer personne, uniquement dans du beau.

 

Nous le disions, vous serez présente au Festival d'Avignon, un Festival toujours très riche. Du coup, comment se distinguer et sortir un peu du lot ?

 

Je suis, je pense, la seule mime à chanter. C'est mon univers, c'est ma création, donc c'est un peu unique. Les costumes sont dignes du music hall. En fait, ce spectacle est incasable, c'est pour cela qu'il est atypique et qu'il va se faire remarquer.

 

A quelques jours du début, dans quel état d'esprit êtes-vous ?

 

Ce sera une première pour moi.  Je suis confiante. Je vais prendre beaucoup de vitamines avant pour tenir les trois semaines !

 

Je connais tellement mon interprétation par cœur que je m'inquiète uniquement des aspects techniques. Car on n'est jamais à l’abri d'un petit souci.

 

Une fois les premières passées, ça va filer et je pourrai pleinement me lâcher.

 

Au delà de ces trois semaines, on imagine que vous avez le souhait de continuer à développer ce spectacle ?

 

Oui, tout à fait. Le but est d'avoir des programmateurs pour vendre des dates et faire une tournée.

 

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à venir voir ce spectacle ?

 

C'est de la détente, de l'amusement, c'est à destination notamment de ceux qui aiment le cinéma, qui aiment la musique. Il y a aussi des touches de mime, c'est donc très atypique. Je crois ainsi que c'est tout public. Si vous avez envie d'en avoir plein les yeux, venez. C’est une heure de spectacle très riche.

 

Il y a tellement de références cinématographiques que les gens, parfois, s'amusent aussi à retrouver le film. C'est comme une sorte de quiz pour eux.

 

Merci Valérie pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre

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Brigitte Aubry évoque sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Brigitte,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne à l’image, sur scène, directrice artistique, écrivaine, vous faites aussi du doublage. Si l’on prend un peu de recul sur tout cela, qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien artistique ?

C’est justement tout ce mélange des genres car je trouve qu’ils se nourrissent les uns des autres. Ils sont des supports pour comprendre. Par exemple, quand j’ai commencé à faire de la direction artistique en doublage, j’ai mieux compris ensuite, en tant que comédienne, ce qui m’était demandé dans cet exercice.

J’aime, au théâtre, l’émotion intense et différente que l’on ressent chaque soir avec le public. C’est juste phénoménal. Quand je tourne, c’est la rencontre avec un réalisateur, avec des partenaires de jeu. C’est aussi la petite excitation que l’on ressent lorsque la scène commence. J’aime tout, je crois que je n’ai pas de préférence. J’écris aussi, depuis trois ans, en collaboration avec une amie, Colette Kraffe et on est actuellement sur notre deuxième scénario, que l’on aura bientôt terminé. Cela me nourrit, me séduit, me fait rechercher, me fascine.

J’oscille entre tout cela. J’ai commencé, la semaine dernière, le tournage de « Sam » pour TF1, où je serai la maman de l’une des héroïnes. Parallèlement à cela, j’écrivais aussi. J’ai fait récemment une lecture d’un recueil de textes. La semaine prochaine, je serai en doublage, sur des comédiennes que j’aime retrouver et sur d’autres que je vais découvrir. La semaine d’après, j’écris et la suivante, je tourne à nouveau pour TF1. C’est un enchevêtrement, le lien se fait naturellement pour moi. Je suis ravi et heureuse le matin de me lever et d’accomplir ce que j’aime par-dessus tout.

Parmi vos différentes expériences, certaines d’entre elles vous ont-elles encore plus marquée ?

J’ai un premier souvenir, d’une première expérience au théâtre, j’avais 20 ans et j’étais partie avec mon professeur de théâtre, Jean Périmony, en tournée dans le Sud pour jouer « Les troyennes ». J’y étais chef de choeur, ce fut une expérience magique. Nous avions joué notamment dans les arènes d’Orange. D’un seul coup, la pluie était arrivée, nous étions partis nous protéger une dizaine de minutes et, le public étant resté, sous l’eau, nous étions revenus, trempés et nous avions terminé le spectacle. C’était un moment grandiose, en communion totale avec le public et le lieu.

Au théâtre, justement, dans quel état d’esprit êtes-vous dans les premières minutes précédant une nouvelle pièce ?

Je n’ai pas d’angoisse, c’est comme quand je tourne. Ce que je n’avais pas au début de ma carrière mais je ne travaillais pas de la même façon qu’aujourd’hui. Entre temps, j’ai fait des stages avec des américains et des anglais, dans lesquels j’ai vraiment travaillé la construction d’un personnage. Cette dernière me comble énormément aujourd’hui.

Je n’ai plus d’angoisse, on a travaillé, on est prêt, on donne et on y va. Le don au public est fort, il nous rend ce que l’on propose. C’est génial.

Le trac vient uniquement si on ne se sent pas en confiance ou si on est entouré de gens avec lesquels on n’a pas forcément envie d’évoluer.

 

 

A l’image, votre méthodologie est-elle similaire, très en amont du tournage ?

Pour moi, c’est la même préparation. Je construis mon personnage, je lui donne une antériorité, il a ensuite une situation à jouer, je la regarde et j’en parle aussi sur le plateau, si possible au réalisateur. J’aime également lui proposer des choses. Mais, même dans le cas où elles ne lui conviennent pas, je ne suis pas bloquée car j’ai travaillé à fond donc je suis hyper libre de partir dans une direction ou une autre.

Concernant l’écriture, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Je suis assez néophyte, je ne suis pas experte. Avec Colette, on part d’une histoire que l’on connait bien, soit que l’on a vécue et qui nous a touchées, soit qu’a vécue un ami proche. Après, on invente, on recherche des personnages, on s’amuse, on les fait exister.

Plus généralement, quels sont vos actualités et vos projets en ce moment ?

Je vais continuer le tournage de « Sam » pour TF1. Dès la rentrée, je vais tourner dans une nouvelle série, « Cheyenne et Lola », qui va durer trois ans normalement et pour laquelle j’ai été choisie afin d’interpréter un rôle très intéressant. L’histoire va se passer dans le milieu des docks, entre les migrants, la mafia, la drogue. C’est génialement bien écrit et ce sera diffusé par OCS. J’ai hâte d’attaquer.

Je vais tourner aussi pour Olivier Dahan, sur un biopic de Simone Veil. Là aussi, je suis ravie, l’écriture est superbe. Je suis fière de faire partie de ce projet. J’espère, entre temps, être rappelée pour tourner dans « Un Si Grand Soleil » car j’y adore mes enfants.

Fin décembre, j’attaque les répétitions d’une création sur les dernières heures de Van Gogh, où je jouerai sa maman. C’est un auteur magnifique, Emmanuel Fandre, qui a écrit cette histoire incroyable, qui parle de peinture bien sûr, mais aussi d’art, de relation à l’amour, à la mort, de relation à l’argent également. Le spectacle est magnifique, Van Gogh, joué par le remarquable acteur belge Tomas Coumans, fait intervenir tous les personnages de sa vie sur son lit de mort, son père, sa mère, la femme qu’il a aimée, son frère bien sûr, Gauguin évidemment et le docteur Gavhet. Sans oublier deux journalistes qui permettent des respirations et qui vont faire des interviews pour parler de sa vie. Je crois beaucoup à ce spectacle, il me tarde d’y être. Je suis gâtée, j’ai beaucoup de chance. Nous serons sur scène en janvier et février au petit Hébertot.

Merci, Brigitte, pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Hervine de Boodt évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hervine,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous organisez une lecture mise en espace, au Lucernaire, de la pièce «  Sarah et  Nour » de Sandrine-Malika Charlemagne, le 26 juin à 11h. Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

C'est l'histoire de deux sœurs, Sarah et Nour, qui se retrouvent dans l’appartement familial, après la mort de leur père. L’aînée, soumise à l’autorité et à la religion, est caissière dans un supermarché. La cadette, étudiante en sociologie et rompue au punching ball, est la plus brillante des deux…et la plus révoltée aussi ! Surgit Idriss, son petit ami, livreur de pizzas, passionné de photo, animiste auto-déclaré, véritable catalyseur au sein de cette relation fraternelle…Coups de poing sur des différences, des constructions, des souvenirs qui peinent à co-exister et dont ici, Momo, l’oiseau encagé, serait le témoin… jusqu’à sa libération par Nour, la rebelle ! Lueur d’espoir pour Sarah enfin…?!

 

Nous le disions, ce sera une mise en lecture. Quel en sera le principe  ?

 

Nous sommes au-delà de la lecture, c'est une mise en espace, texte à la main, de cette pièce. On n'est pas devant un spectacle abouti mais devant le début d'une réflexion sur la mise en espace d'un texte de théâtre.

 

L'idée, au Lucernaire, est de présenter le spectacle devant l'équipe de direction pour les inciter à le programmer. Seront présents sur scène Fibs, Sarah Layssac et Vincent Vesperant.

 

 

Selon vous, par la suite, qu'est-ce qui pourra plaire aux spectateurs qui viendront voir le spectacle  ?

 

Voir que, dans une même fratrie, on peut avoir deux caractères tellement opposés ! Parfois, on se demande si elles ont été élevées de manière semblable. En même temps, il y a de l'amour entre ces deux sœurs.

 

L'une est victime de la religion, de l'autorité, de la tradition, l'autre a dit «  merde  » à tout cela, elle se sent libre et pleine d'espoirs malgré ce monde qui va mal…Plus nous avançons dans le travail sur la pièce avec les comédiens, plus nous plongeons dans le goût du passé - à ne garder que s’il n’entrave ni le présent ni l’avenir !- et dans le poids de la religion et de la tradition… Il est préférable de réserver sa révolte au sac de boxe pour ne donner à l’autre que de la bienveillance, tenter de l’accepter dans sa différence et surtout, ne jamais renoncer à ses rêves…pour vivre le plus librement possible, le soleil en bandoulière !

 

C’est une pièce forte et engagée - médaille de bronze du concours Vivons les Mots/L’Harmattan-…avec de belles notes d’humour aussi !

 

En parallèle, dans un autre registre, vous allez tourner en Angleterre le rôle principal d'un court métrage d'une vingtaine de minutes, ‘’Ruby Baby’’ réalisé par Lee Mc Queen. Que dire sur cet autre projet  ?

 

Je connaissais déjà la scénariste et productrice, MH Von Loewenstern, qui a pensé à moi pour interpréter ce rôle. Ce qui est plutôt agréable. Nous avons déjà tourné le trailer en janvier et la production s'est mise en route pour fin juin. On va tourner dans le Kent, dans le sud de l'Angleterre, en pleine campagne.

 

 

Mon rôle est assez mystérieux, un peu lynchien. Quand j'étais jeune, un garçon pour lequel ma mère travaillait dans une ferme, était amoureux de moi. Je retrouve les lettres qu'il m'avait adressées, plus de trente ans après et, vivant maintenant à Londres, je retourne dans la région de mon enfance. Je vais alors tenter de reconstruire le puzzle d'une histoire que j'ai moi même enfouie.

 

Il y a beaucoup de secrets, de choses non dites, peu de dialogues, c'est très visuel. Ce qui laissera au spectateur une interprétation très large de l’histoire. Moi-même, en tant qu’actrice, j’ai une grande liberté sur ce rôle.

 

Toujours à l'image, on pourra vous retrouver dans «  Un Si Grand Soleil  », au mois de juillet prochain, pour une nouvelle intrigue, bien différente de la précédente.

 

C'est une petite affaire, j'ai eu deux jours de tournage en mai et la diffusion est prévue en juillet. Jérémy Banster et Aurore Delplace étaient mes partenaires mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. En tout cas, j'ai hâte de recevoir la prochaine affaire !

 

Plus généralement, retrouvez-vous des complémentarités entre les différentes cordes artistiques que nous venons d'évoquer  ?

 

Elles m'aident à une meilleure compréhension de tous…et de moi-même ! J’aime beaucoup mettre en scène. C'est un vrai plaisir de le faire avec l'équipe de la pièce, il n'y a pas de problème d'ego, on travaille dans la bonne humeur et on a envie de rendre le projet le plus abouti possible. Avec USGS, j’apprécie énormément le professionnel, l’efficacité et la gentillesse des équipes…Quant à ‘’Ruby Baby’’, la team était au top lors du tournage du trailer en janvier et elle reste la même, donc j’ai toute confiance ! Metteure en scène et comédienne me permettent de varier les plaisirs…J’aime autant diriger qu’être dirigée, si c’est fait avec bienveillance !

 

Ce fut un plaisir, Hervine, d'échanger avec vous  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Hubert Roulleau évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hubert,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous  !

 

Vous êtes actuellement sur scène, en alternance, au Funambule Montmartre, avec la pièce «  Polar, comment écrire un polar suédois sans se fatiguer  ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

C'est une pièce complètement hybride, je n'ai pas vraiment de points de comparaison tellement elle est atypique. En gros, un metteur en scène et comédien extraordinaire, Marc Riso, que j'avais rencontré aux cours Simon, est tombé sur une BD suédoise du même nom. Celle ci est entrecoupée de petits tableaux pour mettre en scène les situations, ce que Marc a trouvé génial, au point d'en faire une pièce de théâtre.

 

On oscille entre la leçon d'écriture, en s'adressant au public, et le polar en lui-même, comme si nous menions vraiment l'enquête. On y retrouve l'inspecteur, la vieille dame, un peu les personnages caricaturaux des polars comme le vendeur de hot dog. On est vraiment dans les caricatures totales mais c'est très drôle. Je joue le rôle du boss de l'inspecteur, qui chapeaute un peu l'enquête.

 

C'est très chouette, les effets de mise en scène sont sympas, on passe d'une scène à une autre en quelques secondes. Personnellement, j'ai 18 changements de costumes. Il y a aussi des chorégraphies, c'est complètement barré. Le public participe un peu également.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage  ? Comment le décririez-vous  ?

 

Il est grossier, il est sans compassion, il est sale. On est vraiment dans la caricature et, pour le coup, c'est un vrai rôle de composition. Vu qu'il s'agit d'une caricature, il faut vraiment le construire dans les grosses lignes. Mais c'est rigolo à jouer.

 

Selon les retours que vous avez pu avoir des spectateurs, qu'est ce qui leur a plu  ?

 

L'originalité. Généralement, les gens sortent en se disant qu'ils n'ont jamais vu cela ailleurs. Il y a un côté assez jouissif dans cet enchaînement de petites scénettes et d'intrigues qui se faufilent au fur et à mesure. Du coup, les spectateurs se laissent porter.

 

En parallèle, vous êtes en phase de développement et d'écriture d'une web série, pour un premier tournage espéré cet été, «  Casting sauvage  ». Comment présenter ce projet  ?

 

C'est un format court, 3 minutes, avec un côté hyper efficace. En m'inspirant de ma vie, l'exercice du casting est, je pense, l'une des choses les plus ridicules que j'ai pu vivre. Je me suis parfois retrouvé dans des situations très surprenantes, notamment pour les castings pub.

 

Dans les 30 premières secondes, un producteur donne une mission à un directeur de casting et à un réalisateur. Mais les deux sont très mauvais, ils vont développer des suites de classique absurdes et en organiser le casting.

 

 

Où en êtes-vous dans le développement  ? Quelles sont les prochaines étapes espérées  ?

 

Au début ! J'espère pouvoir décliner le concept sur une cinquantaine d'épisodes. Il faut à chaque fois trouver une originalité, ce que je m'efforce à faire.

 

L'objectif, dans un premier temps, est d'écrire une dizaine d'épisodes bien différents, mais avec le même esprit et la même structure autour du producteur, le directeur et le réalisateur, et d'essayer d'en tourner idéalement trois d'ici la fin du mois d'août. C'est l'objectif affiché et on va faire le maximum pour. J'ai envie en tout cas d'en faire un pilote pour l'envoyer aux producteurs intéressés.

 

Toujours à l'image, on a pu vous voir récemment sur France 3, dans deux épisodes de la série «  Crimes parfaits  », aux côtés notamment d'Isabelle Otero. Quels souvenirs gardez-vous de ces tournages  ?

 

Un souvenir absolument extraordinaire. Je connaissais le réalisateur, Emmanuel Rigaut, avec qui je m'entends très bien, avec qui j'adore tourner. J'apprécie sa manière de faire, il est très précis, très méticuleux, très organisé. Il a une préparation qui est extraordinaire et il nous met dans les meilleures conditions.

 

Tourner sur la Côte d'Azur en octobre est toujours agréable. L'équipe était vraiment sympa. Avec Isabelle, ça s'est vraiment super bien passé. L'entente était très bonne, nous avions trouvé notre équilibre. Cela passait par des échanges de textes, des adaptations de scènes pour qu'elles soient encore plus efficaces selon nous. Une super script nous a aidé dans ce sens. Nous nous sommes beaucoup amusés, avec une vraie recherche. 

 

La production et France 3 sont très contents de ces deux épisodes d'un point de vue artistique. Les audiences ont été excellentes, du coup je pense qu'ils veulent reconduire le duo sur deux nouveaux épisodes. Ce n'est pas signé, ce n'est pas acté mais, normalement, début 2020, il devrait y avoir une suite.

 

Enfin, vous aviez tourné dans «  Meurtre à Brides les Bains  », toujours pour France 3. Un nouveau tournage, dans la même région, est programmé pour la fin de l'été.

 

On repart en tournage avec Line Renaud, Patrick Catalifo, toujours en Savoie mais cette fois ci un peu plus haut.  Cela s'appellera «  Meurtre dans les trois vallées  ». Ça va être super  !

 

Merci Hubert pour toutes vos réponses  !

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Caroline Anglade évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

C'est un plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange.

 

Vous avez une belle et riche actualité en ce moment. Prochainement sera diffusé le premier long métrage produit par Netflix, «  La grande classe  ». Très simplement, comment le présenteriez-vous  ?

 

C'est réalisé par Julien War et Rémy Four, qui sont aussi les co-auteurs. Des anciens lycéens se retrouvent quinze à vingt ans après et les anciennes querelles de l'époque ressurgissent. On y voit notamment que l'on ne se dégage jamais totalement de ses tares ni de ce que l'on a été.

 

Cette comédie est pleine de scènes très drôles. Je joue Linda, je suis l'ancienne petite peste du lycée, qui était amoureuse transie d'un garçon qu'elle retrouve. Elle va vouloir revivre sa passion de l'époque mais il va y avoir un chamboulement... On va découvrir que la fille mignonne qui se la jouait à l'époque n'a pas forcément beaucoup changé.

 

A titre plus personnel, avez-vous déjà été amenée à vivre pareille situation de retrouvailles d'anciens camarades  ? Le cas échéant, cela vous a-t-il aidé pour ce rôle  ?

 

Je n'ai pas forcément travaillé le rôle comme cela. Pour autant, j'ai retrouvé avec ma meilleure amie, il y a quelques années dans un bar, une dizaine d'anciens camarades de CE2. C'était marrant. On a échangé de vieux souvenirs et ce qu’on avait gardé de cette époque.

 

Je m'aperçois que l'on oublie les noms de ses collègues de lycée, même de collège mais, souvent, qu'on se souvient de ceux de l'école primaire. Ce qui est mon cas. C'est assez marrant. Je me souviens de chaque nom de famille, comme les noms de mes professeurs d’ailleurs.

 

Au delà de l'aspect nouveauté de cette première production, qu'est ce qui pourra attirer dans ce programme  ?

 

Je pense que l'on a tous une nostalgie de l'époque, de l'école. Je trouve que c'est marrant de faire comme cela des petits retours dans le passé. Pour toute une génération de trentenaires, quarantenaires, regarder d'anciens élèves se retrouver dans leur ancien lycée pourrait plaire.

 

Au delà de l'histoire même, je pense que ce casting très intéressant peut attirer. Je suis entourée de Jérôme Niel, Ludovik, Nicolas Berno, très connus sur Youtube, mais aussi Joséphine Drai, Claire Tran, Lætitia Chambon, Marc Rizo, Johanna Dionnet, Romain Lancry, Nicolas Lumbreras qui viennent un peu plus du théâtre et du cinéma. Bref, un casting divers et varié qui va séduire plein de générations et de supports différents. J'ai hâte de voir le résultat en tout cas.

 

 

En parallèle, vous serez à l'affiche de «  Divorce Club  », le prochain long métrage de Michael Youn. Sans tout en dévoiler, que pouvez-vous déjà nous en dire  ?

 

Cela parle d'un homme, interprété par Arnaud Ducret, qui va se faire lourder de façon un peu brutale par sa copine et qui, du coup, va se retrouver seul. Il va alors retomber sur un ancien coloc, joué par François-Xavier Demaison, avec lequel il avait beaucoup ri et partagé une époque de folie. Celui-ci va lui proposer de venir habiter chez lui. Ils vont alors reformer un peu leur duo. Le personnage de François-Xavier va ainsi avoir l'idée de créer un Divorce Club, qui organisera de grandes réunions avec tous les gens qui se sont faits quitter et qui en souffrent. Plutôt que de pleurer sur leur sort et de se plaindre, ils vont fêter la séparation.

 

Jusqu'au jour où le personnage d'Arnaud rencontrera une fille, ce qui va bouleverser tout ça, notamment sa relation avec son colocataire. Je joue justement ce nouveau coup de cœur.

 

C'est une comédie vraiment très drôle qui tire aussi vers la comédie romantique. Parce qu'il y a le parallèle entre cette vraie histoire d'amour et ce Divorce Club, où tout part en vrille. C'est très très drôle, avec de superbes sketchs. Une très belle distribution est à noter. En plus de ceux déjà cités, ajoutons Audrey Fleurot, Grégoire Bonnet, Youssef Hajdi, Frédérique Bel. Donc ça va partir dans tous les sens et je pense que ça va être chouette. J’ai hâte de vous le présenter.

 

Nous venons d'évoquer deux longs métrages, un pour le petit écran, un autre pour le cinéma. En termes de méthodologie, vous adaptez-vous en fonction du support  ? Ou restez-vous assez classique et standard  ?

 

Je crois que je me prépare de la même façon, peu importe le support. Je lis d'abord à plusieurs reprises le scénario, pour comprendre le personnage, pour le faire évoluer dans ma tête. Ensuite, selon les difficultés que le rôle va m'apporter, ma méthode peut légèrement différer.

 

A présent, j'ai tendance à préparer encore plus mes rôles en amont et à me faire une sorte de topo sur le passif. Je le fantasme, je m'en fais ma propre histoire, en plus des informations du scénario.

 

Afin que, lorsque j'arrive sur le tournage, je sache qui ils sont, comment ils ont vécu, ce qui fait que, aujourd'hui, ils en sont là. Pour rentrer directement dans leur vie à ce moment-là de l'histoire. J'ai fait beaucoup de séances de travail comme cela, notamment avec Julie de Bona, pour «  Une mère sous influence  ». Nous avions beaucoup travaillé en amont la relation entre nos deux personnages. Cela m'a donné envie de m'orienter encore plus dans ce sens pour l'avenir car j'étais arrivée chargée de quelque chose sur le plateau. J'ai trouvé hyper intéressant d'avoir déjà décortiqué le personnage pour lui donner une dimension supplémentaire.

 

Je travail avec le réalisateur ou la réalisatrice qui ont eux aussi une vision bien claire de ce qu'ils souhaitent. Si, en plus, ils sont à l'écoute, c'est l'occasion de faire grandir encore plus notre imagination.

 

 

Par ailleurs, vous finirez le 26 mai prochain le tournage d'une mini série en 6x52 minutes, «  Pour Sarah  », qui sera diffusée sur TF1. De quoi s'agira-t-il  ?

 

C'est réalisé par Frédéric Berthe et c'est l'adaptation d'une série québecoise, elle même adaptée d'une histoire vraie. Sur l'accident de deux adolescents et sur l'enquête associée. En fait, deux adolescents prennent la route, ont un grave accident, tombent tous les deux dans le coma et la jeune fille, elle, a malheureusement beaucoup plus de complications. Une enquête est menée mais, au delà, ce sont aussi les dommages collatéraux autours de cette histoire qui sont évoqués.

 

Comment deux ados, qui sont amis, et leurs familles, elles aussi amies, vont se disloquer à la suite de cette histoire  ? Comment des meilleurs amis, tout d'un coup, pour défendre leur progéniture, vont se séparer  ? J'ai aimé aussi cette partie là, où les dommages associés poussent les gens à devenir ennemis. J’espère ne jamais être confrontée à cela.

 

C'est assez sombre mais très intéressant. J'ai eu la chance de tomber sur une équipe incroyable. Je pense notamment à Thomas Jouannet, l'un des deux papas dans l'histoire. Je joue sa compagne, la belle mère de l'enfant. J'ai dû me créer ma propre histoire avec ce dernier, ce n'est pas mon fils mais je l'aime tel quel. Ma rencontre avec Thomas fut magnifique, c'est quelqu'un de très généreux et de très rieur. Ce qui nous a permis de désamorcer des scènes pas évidentes à jouer. Il y aussi Audrey Dana, Francois-Xavier Demaison dans le rôle des parents, Aure Atika, Frédérique Bel, Bruno Sanchez et un superbe casting de jeunes gens dont Eden Ducourant et Clement Rémiens qui sont formidables !

 

 

Nous évoquions précédemment votre préparation. Justement, avez-vous regardé la série diffusée outre manche  ?

 

J'ai préféré, comme tous mes collègues je crois, ne pas regarder cette série pour ne pas être influencée par des personnages déjà existants. Nous nous sommes davantage reposés sur le scénario et sur l'histoire. Pour ne pas faire de copier coller, j'ai préféré rester neutre et en donner ma propre interprétation. Peut-être que, lorsque le tournage sera terminé, j'aurai la curiosité de regarder.

 

En tout cas, je me suis bien préparée pour ce joli rôle. On découvrira plus tard que mon personnage a du mal à avoir ses propres enfants, elle a donc un dilemme en plus dans sa vie. Ce qui l'oblige à devoir tout gérer en même temps.

 

Enfin, deux tournages sont prévus, un en juin, l'autre en août. Voulez-vous déjà nous en parler  ?

 

«  Tout simplement noir  » sera tourné en juin, de Jean Pascal Zadi et John Waxxx. Ce film évoque sur fond de comédie, la place des noirs dans notre société. En l'occurrence, JP n'en est pas du tout content et, du coup, va vouloir créer une marche avec toute sa « communauté » pour faire bouger les choses.

 

Il va alors faire appel à tous les noirs un peu connus en France pour pouvoir se faire entendre ! C’est sur fond de comédie que ce sujet de société est traité, avec du contenu certes mais beaucoup d'autodérision aussi. Je jouerai la femme de Jean-Pascal Zadi, qui va tenter de lui remettre les idées au clair et de le calmer dans sa frénésie de défendre sa place à tout prix. Ça va remettre en question leur couple. J’ai énormément ri en lisant le scénario et il y a un casting assez fou, Jean-Pascal Zadi, Fary, Tahar Rahim, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Aissa Maiga, Leila Bekti, Fabrice Eboué, Jonathan Cohen, … entre autres.

 

Et à la rentrée, nous commencerons le tournage de « La Scala » de Bruno Chiche. Un très joli film sur la relation entre un père et son fils dans le monde de la musique classique.

 

 

En conclusion, si l'opportunité se présente, avez-vous l'envie de revenir sur les planches  ?

 

Oui, tout à fait. J'ai un projet qui me tient à cœur. Nous essayons actuellement de monter «  Les survivants  » d'Alain Teulié, mise en scène d'Aline Gaillot, où je jouerais avec Soufiane Guerrab. Il faut trouver le théâtre et la programmation adéquats. Nous travaillons dessus. Je rêve que cette pièce se monte parce que la scène me manque beaucoup depuis deux ans.

 

Merci Caroline pour toutes vos réponses  !

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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