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Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté ce nouvel entretien pour notre blog !

1/ Au sortir d’une saison footballistique riche en émotions pour le Psg, que retenez-vous de l’équipe de la capitale ? Le triplé historique dans l’hexagone ? Ou l’élimination en quart de finale de Ligue des Champions ?

Je suis généralement très optimiste, retenant surtout les aspects positifs. Mais il est vrai que l’équipe de la capitale n’a pas eu un tirage facile en Ligue des Champions. Typiquement, celui de la Juventus Turin était beaucoup plus simple.

Cette compétition est très longue et représente un vrai périple. Finaliste une saison, un club peut tout à fait être éliminé dès les huitièmes de finale l’année suivante. Remporter cette compétition est compliqué et je ne crois pas que Laurent Blanc soit l’entraineur pour y arriver. Aussi, je retiendrais surtout cela de la saison du Psg.

Pour autant, de magnifiques moments, notamment au Parc des Princes, restent dans les mémoires. Ils sont toujours très agréables à vivre dans ce stade magnifique.

2/ Globalement, leur saison est-elle réussie ? Peut-on dire que l’équipe a encore progressé?

Un progrès évident est à mentionner. Le seul petit bémol est à lier au géant suédois Zlatan, de part ses blessures, sa baisse de condition et ses coups de gueule. Il a les défauts et les qualités d’une grande star ! Il est une star, il se comporte en star, il vit en star et parle en star. L’équipe en a connu les avantages et les inconvénients tout au long de l’année.

La saison, dans sa globalité, est très réussie. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

3/ Laurent Blanc a été confirmé pour un troisième exercice sur le banc parisien. Est-ce, selon vous, le bon choix ? Ou fallait-il le remplacer ?

Laurent Blanc est, selon moi, excessivement bon en championnat. Il l’avait déjà été avec Bordeaux, avec la capacité de faire jouer mieux que quiconque Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff. Savoir bien faire jouer les techniciens ensemble est une réelle force.

Il est aussi capable de dominer ses joueurs par un palmarès exceptionnel de footballeur, ce qui est très important ! Ajoutons qu’il les domine aussi physiquement, notamment Zlatan Ibrahimovic d’un ou deux centimètres. A priori sans importance, ce détail est en fait loin d’être négligeable.

Inversement, j’ai toujours été, pour le moment, déçue par son recrutement. Exception faite de David Luiz la saison passée, les arrivées qu’il a suscitées restent, selon moi, ras de plancher.

4/ Le Paris Saint-Germain n’a, pour le moment, annoncé que très peu de recrues pour la saison à venir. Considérez-vous cela comme inquiétant ? Ou est-ce trop tôt ?

Cela est, somme toute, assez logique. L’arrivée imminente d’Angel Di Maria, en plus d’être une réussite, vient étoffer le mercato parisien et surtout l’effectif pour la saison prochaine. Il est parmi les vingt meilleurs joueurs du monde, capable de gagner la Ligue des Champions et d’aller en finale de la Coupe du Monde. Angel est, je crois, d’un niveau encore supérieur à la star suédoise du Psg.

Ajoutons qu’il reste encore de longues semaines avant la clôture des transferts. Mais je ne sais pas si Laurent Blanc est l’homme de la situation pour savoir bien choisir les joueurs. Contrairement à Leonardo et Carlo Ancelotti avant lui.

Plutôt que des recrues comme Benjamin Stambouli, qui possède des statistiques plus faibles que d’autres joueurs français au même poste, je préférerais l’arrivée de joueurs actuellement sur le banc de grandes équipes européennes.

5/ Quels seraient selon vous les apports idéaux ?

A l’image du recrutement de Maxwell il y a quelques années, les remplaçants de clubs comme le Real Madrid, Barcelone ou bien encore le Bayern Munich seraient de très bons profils à intégrer au club de la capitale.

Nombreux sont les noms présents actuellement sur le marché. Comme l’avait été le défenseur central brésilien Alex à Chelsea lorsque Leonardo l’avait convaincu de rejoindre Paris.

Stambouli n’est pas de ce profil. Ce qui m’inquiète un peu.

6/ Nous avons pu constater l’année passé la justesse, au moins en nombre, du banc parisien. Plusieurs joueurs semblent pourtant avoir obtenu leur bon de sortie, notamment Van Der Wiel, Digne ou bien encore Lavezzi. Cela signifie-t-il que le Psg devra recruter massivement pour étoffer son banc, quitte à être moins regardant sur la qualité ?

La qualité est plus importante que la quantité ! Des joueurs de qualité attirent d’autres joueurs du même standing. Si Paris venait à s’orienter davantage sur un recrutement de masse, cela retarderait d’autant la possibilité de gagner la plus belle des compétitions européennes.

D’où mon inquiétude car, exception faite d’Angel Di Maria, aucun des noms évoqués comme recrues potentielles du Psg ne semble être à la hauteur des ambitions du club. Même le lyonnais Lacazette qui, malgré une très belle saison écoulée, n’a pas encore l’expérience d’un très grand club ni même des phases finales de Ligue des Champions. Le recruter serait un gros risque.

Je préférerais, quitte à être plus sélective en nombre, privilégier la qualité à la quantité. La victoire potentielle en coupe d’Europe en serait certes retardée, mais moins qu’en cas d’un recrutement de nature inverse.

7/ Zlatan Ibrahimovic possède encore une année de contrat. Quelle stratégie les dirigeants doivent-ils aborder : le conserver ? le prolonger comme il l’aurait demandé ? profiter de la saison à venir pour préparer sa succession ?

Il est nécessaire de préparer sa succession. Je suis étonnée que cela n’ait pas déjà été fait. Il est un joueur difficile à mettre sur le banc, de part son caractère. Il est une attraction géniale pour notre championnat mais aussi pour la vente de maillots. Pour autant, même si je peux paraitre un peu pressée, j’aimerais voir de plus grands joueurs rejoindre la capitale. Comme par exemple le brésilien Neymar.

Au-delà de son cas personnel, le nombre de stars de l’effectif est insuffisant. D’un ordre de grandeur de treize à quatorze au Real de Madrid, ce chiffre est au moins divisé par deux au Psg. Il est important d’avoir des joueurs exceptionnels en nombre, ce qui n’est pas encore le cas à Paris. Actuellement, tout repose sur les épaules de Zlatan Ibrahimovic. Il serait nécessaire que cette charge soit partagée avec d’autres grands noms.

Il est donc primordial que le club de la capitale recrute des profils similaires, à d’autres postes.

8/ Pour conclure, quel serait un objectif réaliste et réalisable pour les parisiens la saison prochaine ?

Je pense que le Psg gagnera le championnat de France. Je ne vois pas d’autres équipes capables de rivaliser. Bien que certains adversaires possèdent des qualités intéressantes. Je suis par exemple très impatience de découvrir la nouvelle composition monégasque. De même, la future équipe olympienne me rend curieuse.

A l’inverse, je n’aimerais pas que la participation à la Ligue des Champions soit un échec. Il faudra au moins atteindre le même échelon que la saison passée. Il est important qu’une progression soit constatée. Pour autant, les recrutements ne sont pas assez exceptionnels actuellement pour y parvenir.

Ces objectifs correspondent-ils selon vous aux attentes des qataris ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils semblent avoir le temps. Ils en donnent à Laurent Blanc et lui font confiance. Il est clairement le directeur sportif, comme l’a montré son choix de recrutement de Benjamin Stambouli. Il devra par contre montrer aux dirigeants que ses choix sont bons, sinon je crains pour son avenir en fin de saison.

Même si je ne considère pas le champion du monde français comme un bon recruteur. C’est un métier qui ne s’invente pas, de part toutes les qualités qu’il nécessite. Bernard Lacombe est, selon moi, le meilleur dans ce rôle en France. J’avoue ne pas bien comprendre les choix du technicien parisien.

J’espère que l’arrivée potentielle d’Alexandre Lacazette restera au statu de rumeur. Il a en effet un profil similaire à celui de Thierry Henry, fait pour le championnat anglais.

L’aspect psychologique est primordial à Paris. La pression y est excessivement forte, il est donc nécessaire de disposer de joueurs capables d’y résister. A l’image de David Luiz, qui est un vrai guerrier ne tremblant jamais, même lors de son retour en Ligue des Champions après une embêtante blessure.

Plus Paris possédera, dans son effectif, de joueurs ayant remporté la Ligue des Champions, plus le niveau de l’équipe sera élevé. Ce qui attirera davantage d’autres compétiteurs du même standing ! Ce nombre est actuellement insuffisant pour mener le Psg au plus haut.

Ce fut, une fois encore, une joie d’effectuer cette interview avec vous Marion !

Publié dans Télévision

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Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Agata,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Comme en témoigne votre parcours, vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Vous êtes rédactrice, journaliste, animatrice mais encore comédienne. Comment vous présenteriez-vous et vous définiriez-vous ?

Il est vrai que j’ai un parcours assez atypique. J’ai intégré l’Académie Audiovisuelle de Richard Joffo en 2008, me donnant un premier avant-goût du métier mais j'ai trouvé grâce à cette expérience l'envie et surtout la certitude de vouloir évoluer dans le monde des médias.

Au début, j’effectuais des interviews des artistes, en créant "Les Rendez-vous d'Agata", (l'exercice qui est d’ailleurs mon préféré dans ce domaine!) Par la suite, j’ai eu l’opportunité, une année durant, d’être chroniqueuse sur la chaine IDF1, ce fut une expérience passionnante! Sans oublier l'expérience de la radio (sur la web radio: Fréquence Orange), une année encore très riche de belles échanges humaines avec des personnalités, que j’aurais aimé poursuivre ailleurs, dans une autre radio, j'espère un jour!

Quant à mon expérience de comédienne, (mais je ne suis qu'une débutante dans ce domaine) J’ai eu récemment quelques opportunités intéressantes (comme un rôle dans un court- métrage "La vie qui désarme" d'Aurélien Réal, ou encore une petite apparition dans la série "Les Mystères de l'amour") C'est évidemment flatteur que les réalisateurs pensent à moi même si je ne possède pas d'expérience, en tout cas je me prête au jeu car c'est toujours intéressant de "se mettre en danger" et découvrir de choses en soi qu'on ignore totalement...

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? En quoi vous aident-ils mutuellement ?

Je crois que ces domaines sont bien différents les uns des autres. Ainsi, à la télévision, bien que je sois en direct, ce qui n’est pas un exercice facile, une part importante de liberté et d’expression nous est offerte (en tout cas dans les émissions mode sur M6 Boutique dans lesquelles j'interviens en qualité de "spécialiste mode") Contrairement à un court-métrage ou un film, dans lesquels nous devons suivre avec précision un texte et incarner un personnage. C'est un exercice fascinant en tout cas. Il faut beaucoup de concentration, de rigueur , être à l'écoute du réalisateur, et savoir apprécier travailler en équipe, c'est peut-être ça les points communs entre ces deux professions!

3/ Votre pluridisciplinarité nécessite très certainement une organisation très minutieuse. Justement, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’adapte vraiment ma préparation à l’activité que j’effectue. Pour intervenir sur l’antenne de M6 Boutique, dans le cadre des émissions de télé-achat, j'essaye de suivre scrupuleusement les tendances, j'assiste aux défilés durant la fashion week, pour être toujours au mieux informé, c'est qui me permet ensuite à l'antenne de pouvoir conseillée nos téléspectatrices.

Inversement, en tant que rédactrice pour le Blog Tendance de la chaine, l’organisation est différente. Je prends d’ailleurs beaucoup de plaisir dans cet exercice car j’adore l’écriture. J’ai la liberté de choisir les thèmes qui me plaisent, les tendances du jour ou bien encore les vêtements que j’ai pu découvrir, puis j’essaie d’en raconter une histoire en illustrant avec les photos.

J’aime revenir aux origines de la mode, au commencement d'un vêtement, la naissance d'un style, à travers une référence dans l’histoire, une figure emblématique de l'époque etc...La Mode on peut la raconter de tant de manières!

En parallèle, comment parvenez-vous à passer aussi facilement d’une thématique à une autre ?

Les deux exercices que je viens de vous présenter sont complémentaires au sens où ils mettent en avant le milieu de la mode, mais sous une forme différente. Je m’y retrouve donc facilement.

S’il m’est proposé d’intervenir dans d’autres cadres, en tant que chroniqueuse culturelle par exemple, je m’y sens aussi à l’aise, car la mode n’est pas l’unique intérêt dans ma vie. Elle fait certes partie de moi et représente une de mes passions, mais j’ai aussi d’autres centres d’intérêt au quotidien. J'adore notamment le théâtre, j'aime découvrir les expositions, je m'intéresse à l'art, et je suis une incoditionnelle amoureuse de la nature et des animaux!

Je n’ai donc aucun problème à basculer d’une activité à une autre!

4/ Vous avez démarré récemment une nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup. Où l’on peut y retrouver chaque trimestre votre interview d’une personnalité. Comment se passe le démarrage de cette nouvelle aventure ? Quel sera le thème d’un prochain entretien ?

Je suis tout d’abord ravie de cette nouvelle opportunité qui me permettra de revenir à mes premiers amours, à savoir les interviews intimistes.

Le rédacteur en chef m’a contacté, via mon agent, et nous sommes rapidement parvenus à un accord. L’univers du magazine me correspond et me plait, même si j’ai été étonnée à premier abord de sa spécialisation à savoir "l'esprit du café et du thé". Mais cela signifie tout simplement qu'on aborde l'art de vivre au quotidien et l'on peut facilement y associer un entretien intimiste. Ma chronique s'intitulera "Les Rendez-vous gourmands d'Agata"

est l’idée est simplement de prendre une pause avec un invité de marque, d'une manière simple et conviviale, (comme chacun est amené à le faire dans son quotidien), autours d’un thé ou d’un café, pour se raconter des choses. La première interview, qui sera prochainement publiée, a eu lieu lors d’un voyage de presse, en Belgique, encore dans l’univers de la mode, où j’ai eu l’occasion de rencontrer le styliste Jean-Paul Lespagnard. Un artiste très talentueux et populaire, avec une belle personnalité.

J’ai déjà plein d’idées pour la suite, car l’univers et l’ambiance de ces entretiens me plaisent énormément. D'ailleurs mon prochain l'invité sera Antoine de Maximy, que j’apprécie à travers ses émissions "J'irai dormir chez vous". J'ai hâte de bavarder avec lui et partager ce moment avec nos lecteurs. Vous pouvez d'ailleurs trouver ce magazine dans les coffee shops parisiens!

5/ L’année médiatique touche à sa fin. Quel bilan en faites-vous ? Quels principaux souvenirs en retenez-vous ?

Je viens d’effectuer ma troisième année au sein d'M6 Boutique, ce qui me ravit. Je suis désormais à l’aise dans cet exercice. Ma participation cette année au Blog Tendance de la chaine m’a également enchantée, je pense continuer à la rentrée.

Je qualifierais mon année d’intéressante même si je reste encore sur ma faim. Je ne suis pas encore là où j’aimerais être! J’ai d’autres envies que j’essaie d’assouvir. A ce titre, j’ai eu quelques rendez-vous récemment pour lesquels j’attends des réponses...

6/ Aura-t-on la chance de vous retrouver à la rentrée dans ces mêmes exercices ? Avez-vous, en outre, d’autres projets et envies artistiques ?

Puisque je suis en attente de certains retours, je ne peux pas encore vous confirmer mon agenda pour la rentrée de septembre. J’adorerais faire partie d'une émission télé ou radio dans une "bande" de chroniqueurs, j’ai d’ailleurs sélectionné quelques émissions qui me correspondent. Certaines pour lesquelles des contacts sont déjà engagés grâce à mon agent Laure Rebois.

Si j’avais le choix, ce serait l’émission de Stéphane Bern, « Comment ça va bien ! » car j'aime l'esprit positif de cette émission, les chroniqueurs présentes leurs sujets d'une manière ludique mais éducative à la fois et dans une ambiance très conviviale.

Sinon, je me verrais bien, en télévision ou en radio, mener des interviews dans un cadre intimiste, à l’image de ma nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup.

7/ Enfin, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre et à s’intéresser à votre travail ?

Je suis très touchée par ce petit noyau de fidèles lecteurs et téléspectateurs qui me suivent pour certains, depuis IDF1, il y a six ou sept ans!

Je suis ravie des témoignages qu’ils m’envoient et de leurs encouragements. Bien sûr, si ce noyau venait à croitre encore davantage, j’en serais encore plus heureuse. Mais je suis déjà très contente du contexte actuel. Il n’est pas facile en effet de se faire une place dans ce métier et surtout de perdurer!

J'essaye de rester la plus sincère possible dans mes interventions, que ce soit en interview, dans une émission télé ou radio, ou encore dans l'écriture, c'est important à mes yeux. Si j'arrive à apporter un peu de bonheur aux gens et qu'ils passent un bon moment ou s'ils se retrouvent notamment dans mon écriture, c'est déjà une belle récompense!

Ce fut un plaisir d’effectuer cet entretien avec vous Agata.

Publié dans Télévision

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La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment la télévision, la publicité mais aussi l’écriture et la photographie. Simplement, comment présenteriez-vous votre parcours artistique ?

J’ai, comme beaucoup d’artistes, un parcours atypique. Commençant par être danseuse, puis photographe, avant d’être comédienne pour ensuite devenir mannequin. Actuellement, je reviens ponctuellement à la photo, l’un de mes premiers amours.

Depuis toujours, je suis passionnée par l’écriture et cette dernière est devenue ma principale activité.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Tous se complètent, même la danse que j’ai longtemps pratiquée pendant ma jeunesse. Cet art nous apprend en effet le sens du rythme : il faut écouter avant de s’exprimer par le corps. La photo, pour sa part, m’aide au travers de l’impression dégagée par l’image, ce qui devrait d’ailleurs m’apporter beaucoup dans mes projets de réalisation de films.

Enfin, la comédie m’est aussi utile dans mon travail d’écriture puisque, lorsque l’on a été de l’autre côté de la barrière, nous avons alors un certain sens du rythme, notamment pour les dialogues. Il est en général plus facile pour un comédien d’écrire, comparativement à quelqu’un n’ayant jamais joué. Ce dernier va rédiger quelque chose qui sera sans doute logique, mais qui ne sera certainement pas si facile en bouche. A titre personnel, lorsque j’écris un dialogue, je le joue pour essayer d’en trouver la bonne justesse.

Ces différents arts se complètent très bien et m’aident dans mon équilibre personnel.

3/ Vous êtes, cette année, scénariste du court-métrage « 24h/24 » ainsi que d’une web-série. Pourriez-vous nous raconter ces deux beaux projets ?

Le court-métrage fait suite à un long-métrage que j’ai écrit il y a quelques années déjà et qui ne s’est pas encore concrétisé en production.

Forte de cette première expérience axée sur la place des femmes dans le monde actuel, j’ai en fait répondu à un appel d’offre du Ministère des droits de la Femme.

L’exercice du court-métrage est presque plus difficile que celui du film, parce qu’il n’est pas toujours évident de synthétiser les idées et les messages en si peu de temps, quinze minutes dans mon cas.

La web-série, quant à elle, est un projet développé par Richard Pigois. Qui, en plus d’être chanteur, est comédien dans la série de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Il m’a proposé d’en être la scénariste, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Le projet prend forme, nous avons déjà écrit le premier épisode et nous sommes en train de travailler sur les prochains. La première saison devrait être constituée de six opus et, si tout se passe bien, le tournage devrait débuter mi-juin.

Je ne peux pas encore vous dévoiler la thématique mais je vous annonce déjà, en plus du rôle principal tenu par Richard lui-même, la participation du champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck. Nous sommes très contents et très fiers de travailler avec lui.

4/ En parallèle, vous participez aussi activement à l’écriture de trois longs métrages. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec l’aide aussi d’un jeune scénariste, qui m’a accompagné dans cette belle aventure, j’ai en effet terminé l’écriture du troisième long métrage il y a quelques semaines seulement. Il est actuellement au CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée).

Quant aux deux autres, je recherche actuellement des producteurs pour pouvoir avancer. Les premiers contacts n’ont finalement pas abouti, du fait principalement d’une divergence artistique.

Un lien commun et involontaire existe entre les trois scénarii, à savoir la présence systématique d’un personnage politique, sans pour autant représenter forcément la thématique principale.

Je trouve les politiques fascinants, ils sont encore plus comédiens que les artistes. Il est à noter une ambivalence chez eux, car ils peuvent être à la fois très gentils, attentionnés ainsi que charmants et être en même temps rusés et manipulateurs. Je trouve donc que ces personnages très riches sont intéressants à intégrer à des scénarii.

En tout cas, ces écritures ont été, pour moi, un vrai bonheur. Les femmes et leur place dans la société d’aujourd’hui sont le sujet premier de l’une d’entre elles. La deuxième est davantage orientée sur un politicien. Quant à la troisième, je ne peux en dire plus pour le moment, du fait de mes démarches actuelles dont je vous ai parlées.

5/ Quelle est votre méthodologie de travail dans pareille situation ? Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Comme beaucoup d’auteurs je crois, il s’agit d’un mélange de choses vécues ou ressenties. Je m’inspire aussi énormément de gens que je connais. Il arrive en effet que je mélange deux amis pour créer un personnage.

A cela s’ajoute l’imaginaire personnel, sans oublier la part d’inconscience. Typiquement, je me suis aperçue, à la fin de la rédaction de mon premier scénario, que l’histoire que je venais de raconter était différente de celle pensée et souhaitée initialement. Ce qui était assez magique !

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Pour la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ? Ou, au contraire, la complémentarité que vous pouvez retrouver vous attire-t-elle davantage ?

J’aime bien avoir une palette large. Je pense que ma volonté d’être comédienne était liée à mon incapacité à faire un choix parmi les différents et nombreux métiers que j’aurais aimé exercer. Aussi, en tant que comédienne, il est possible de les vivre par procuration.

Il en va de même lors de la rédaction de scénarii, où je peux m’inventer une vie que je ne vivrais jamais. Le panel est ainsi très large.

Sur le plus long terme, j’aimerais réaliser mes propres films. Ce qui serait alors une vraie complémentarité avec toutes mes expériences artistiques.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ?

Danseuse semi-professionnelle, j’ai dû, très jeune, me poser des questions sur mon avenir. Il fallait aussi prévoir un plan b, en cas notamment de problème physique.

J’ai alors eu la chance de visiter la maison de Georges Sand, qui a été, pour moi, une totale révélation. Tout y est parfaitement conservé, même la vaisselle. On y retrouve aussi le piano sur lequel a joué Chopin.

Voyant la maison, j’ai alors eu la volonté de vivre comme ces gens-là, car on y ressentait vraiment l’atmosphère qu’il pouvait y avoir. Avec notamment la table dressée dans la salle à manger. J’ai aussi eu une fascination pour la femme qu’a été Georges Sand, car elle était extrêmement moderne. C’est même elle qui, ponctuellement, faisait bouillir la marmite. Elle a choisi et assumé son destin, ce qui force le respect.

Je m’y suis sentie pleinement dans mon élément, notant en moi une âme d’artiste. Sans pour autant être figée dans une case. Je suis donc allée plus loin que la danse, commençant petit à petit à faire de la photo et des dessins, tout en voulant être styliste mais aussi architecte. Souhaitant faire un peu de tout, je suis alors rentrée aux Beaux-arts.

Passionnée depuis toujours par le cinéma, devenir comédienne était alors une suite logique pour connaitre, comme je vous le disais, plusieurs vies. Me permettant d’être une folle, comme Aline dans « Les Mystères de l’Amour », qui pète les plombs, mais aussi une gentille comme Julie dans « L’école des passions », ou bien encore une naïve, une intelligente ou une jalouse. Ceci dans des univers différents.

Ajoutons que j’ai eu la chance de tourner rapidement lorsque je suis arrivée sur Paris. Ce qui m’a beaucoup aidé !

8/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre carrière ?

J’ai un parcours très atypique, comme j’ai pu l’évoquer dans cet entretien. Ce qui en fait sa richesse et sa particularité ! Je me sens seulement depuis quelques années suffisamment expérimentée pour écrire.

Mon parcours me rend heureuse et me permet un épanouissement personnel que j’essaie modestement de vous transmettre et de vous faire partager dans mon travail.

Un grand merci Virginie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Bonjour Léa,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Vous avez interprété, lors de la saison 8, le personnage de Hermione dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire cette jeune demoiselle ?

Mon personnage est arrivé dans la série pour, quelque peu, perturber les acteurs principaux. Notamment en créant des jalousies et des conflits.

Je pense que les téléspectateurs ne s’accrochent pas forcément à Hermione, de part la nature du personnage. Nous l’avons aussi entendu chanter, du fait de son métier. Mais nous retenons surtout qu’elle est un élément perturbateur.

En tant que comédienne, je préfère, dans le cadre de cette série, jouer ce genre de rôle, avec du caractère, plutôt que d’incarner un personnage qui subit.

2/ Votre personnage a été quelques peu manipulé par le producteur Eric Fava pour rendre jalouse la chanteuse Fanny. Quelles sont alors, en tant que comédienne, les principales clés pour interpréter avec brio ces situations (de naïveté puis de rage) ?

Il faut s’attendre à tout avec le personnage d’Hermione. On ne le connait en fait que peu, son origine reste très floue. Me permettant une certaine liberté dans le jeu. A l’exception évidemment des souhaits et indications du réalisateur.

Il faut avoir une bonne connaissance des textes. Afin de maitriser l’ensemble de l’épisode et ainsi de mieux cerner les réactions des personnages.

Il est aussi important de savoir s’adapter pour être ce que j’appelle une marionnette inspirante. Pour que le producteur et le réalisateur puissent progressivement emmener l’acteur là où ce dernier souhaite aller.

La cohésion est aussi nécessaire entre les acteurs. Ce n’est pas toujours évident lorsque l’on ne les connait pas et qu’on les rencontre uniquement le jour-même du tournage. Une bonne affinité entre tous aide à la qualité de ce dernier.

3/ En fin de saison, accompagnée par Achille, vous tentez de vous venger, en vain, du moins pour le moment. Aussi, aimeriez-vous revenir prochainement dans la série ?

Oui, j’aimerais beaucoup. Pour tout vous dire, lorsque le producteur m’a sollicité pour me demander comment je verrais évoluer Hermione, notamment d’un point de vue sentimental, je pensais alors soit qu’une nouvelle relation allait être créée sinon que le lien avec Achille allait être renforcé.

Même si j’ai le souhait de m’orienter sur d’autres projets que des séries, il me plairait de continuer l’histoire.

Le cas échéant, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Pour que sa vengeance vis-à-vis de Fanny soit efficace, je crois qu’il faut toucher cette dernière dans son rapport avec ses proches. Aussi, j’aurais apprécié qu’Hermione ait une relation avec John, le père de Fanny.

Une autre optique serait de voir sa carrière de chanteuse évoluer et aboutir. Cette évolution serait marrante et intéressante !

4/ Les téléspectateurs ont aussi pu vous entendre chanter. Pouvez-vous nous parler de cette passion ?

Je fais de la musique quotidiennement. J’étudie actuellement au conservatoire de jazz. J’ai interprété, dans la série, une chanson en français. Ce qui n’est pas ma spécialité. Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner la scène.

Je fais aussi partie du groupe Sè’ve, avec une pianiste chanteuse. En parallèle, j’anime chaque deuxième lundi du mois la Jam de Telmah au Café de la presse, de 20h à minuit. Pendant une quarantaine de minutes, un groupe que j’ai sélectionné vient jouer en première partie. Puis, sur le principe de l’improvisation, tous les musiciens souhaitant jouer montent sur scène.

5/ Le rythme de tournage sur les plateaux est très soutenu. Dans ce sens, comment vous préparez vous en amont des plateaux ?

Je commence par apprendre mes textes par cœur, à la virgule près, du début à la fin. Si je me rends alors compte que des phrases me plaisent peu, je ne m’interdis pas de proposer autre chose.

Ce mode de fonctionnement est commun à bon nombre de comédiens sur la série de TMC, d’autant plus qu’une personne est présente sur le plateau pour nous faire répéter avec le tournage.

En fonction de la longueur des textes à apprendre, je commence mon travail jusque 3 jours avant l’arrivée sur le plateau.

6/ En parallèle, quels sont vos envies et vos projets artistiques ?

En parallèle de mon groupe dont je vous ai précédemment parlé, il est possible que je monte sur scène, au théâtre, dans une création originale, avec une autre comédienne de la série de TMC. A termes, j’aimerais beaucoup tourner dans un long-métrage.

De façon générale, j’aime et j’ai besoin d’allier la musique et la comédie. Les deux sont complémentaires. Lorsque je fais de la musique, mon expérience du théâtre m’aide à partager un personnage et à montrer mon univers.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Je vous invite à suivre la page Facebook de la Jam de Telmah, pour connaitre les dates et l’actualité de ce bel exercice artistique. De belles et nombreuses photos sont aussi à découvrir.

Ajoutons que la page de mon groupe Sè’ve sera aussi prochainement en ligne.

Un grand merci Léa pour cette belle et pertinente interview !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Le comédien et auteur Edouard Valette nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien et auteur Edouard Valette nous dévoile ses projets !

Bonjour Edouard,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre CV met en avant la variété de vos compétences, au travers notamment de la comédie mais aussi de l’écriture. Comment décririez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé en tant que comédien, en étant formé au théâtre via les cours Florent. Une année complémentaire d’improvisation avec un professeur m’a beaucoup aidé.

Par la suite, un camarade de promotion que j’apprécie beaucoup, Eric Mazet, animateur de radio, a repris la matinale d’Ado Fm. Me proposant de le rejoindre en tant que chroniqueur, je me suis plu à écrire des sketchs.

De fil en aiguille, j’ai rejoint le monde de la télévision, aux côtés de Bataille et Fontaine, d’abord en production puis ensuite à écrire des projets pour leur société Loribel. Nous avons vécu une très belle aventure ensemble, ce sont tous deux des gens formidables qui m’ont mis le pied à l’étrier et qui m’ont ouvert un carnet d’adresses.

Me permettant ensuite de travailler aux côtés de Cauet ou bien encore Camille Combal. Sans oublier mon apport à des émissions pour France Télévisions ou bien encore Comédie !, avec Anthony Kavanagh, pour « Nous avons les images », concrétisé par deux beaux primes en 2010.

C’est un parcours varié, avec toujours l’écriture en toile de fond.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? A l’inverse, quelles en sont les principales différences ?

C’est une question peu évidente. A chaque fois que j’ai pu mener un projet, je me suis alors retrouvé dans un exercice complètement différent de ce que je faisais avant. Seules les erreurs sont retenues d’une expérience à la suivante pour justement ne pas les reproduire.

Fonctionnant systématiquement avec de nouvelles personnes et donc de nouveaux égaux, l’impression de recommencer de zéro est permanente. Ce qui est très intéressant car elle permet d’apprendre en toute occasion. C’est un peu comme être un enfant dans une cour de récréation.

La complémentarité que l’on croit avoir et connaitre à un moment donné n’est pas avérée, entraînant alors un nouvel apprentissage. C’est très instructif !

3/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je me concentre actuellement davantage sur la fiction. Notamment avec la série de télévision, au travers d’un format qui me tient à cœur mais qui n’est que peu développé en France, à savoir le 26 minutes. Il fonctionne très bien en humour et en comédie.

J’ai eu l’opportunité cette année de développer trois séries avec une jeune boite de production, Darelite 52.

Notamment « Sandrine», reprise d’un projet québécois mené par Aventi, qui possède « Un gars, une fille ». Sans oublier « Brico + », une nouvelle série se déroulant dans un magasin de bricolage.

Enfin, « L’hôtel des bons vivants », que je coécris et coréalise et dont nous avons fini le tournage du pilote vers la mi-juin. Traitant d’un faux documentaire dans un hôtel, ce format de 26 minutes possède un casting et un potentiel importants. On peut citer notamment Daniel Prevost, Marthe Villalonga ou bien encore Jean-Pierre Castaldi. Je pense sincèrement que les projections tests pourront se dérouler à la rentrée.

4/ Par la suite, aimeriez-vous vous consacrer à une thématique en particulier ? Ou la complémentarité des deux vous attire-t-elle davantage ?

Toutes les thématiques m’intéressent à partir du moment où je peux apprendre des choses.

Je suis d’ailleurs en train de développer un court-métrage, nous sommes en recherche de financements complémentaires après la participation collaborative sur Ulule. Du nom de « Claire », c’est un film fantastique qui évoque la Dame Blanche. C’est un art nouveau pour moi que j’ai plaisir à faire. La réalisation aura lieu à la rentrée.

L’écriture a démarré en 2010, nous en sommes actuellement à la huitième version. C’est un court-métrage avec, je tiens à le dire, une réalisation très travaillée et des plans léchés. Le rythme et l’univers sont très différents de l’humour et de la comédie.

Marion Huguenin interprétera le rôle principal, celui de Claire. Avec sans doute une surprise capillaire. Elle sera accompagnée d’un beau casting, avec Didier Mérigou en tant que comédien principal, ou bien encore Patrick Puydebat qui jouera un agent immobilier.

Au-delà d’être mon ami, ce dernier est un comédien fabuleux qui, en plus de ses qualités artistiques, possède des qualités humaines rares de nos jours chez les acteurs nouveaux. Ajoutons que Patrick, comme beaucoup de comédiens de l’époque AB Productions, possède un très bon savoir-faire et une pertinence au travail que n’ont pas de jeunes comédiens plus prétentieux avec pour unique rêve de faire du cinéma.

De façon générale, les premiers profils cités ne sont pas assez exploités et utilisés au cinéma et dans les courts-métrages. Ils ont beaucoup de talent. Heureusement, des réalisateurs de ma génération commencent à s’intéresser davantage à eux pour leur proposer des rôles à la hauteur de leurs compétences.

5/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. A ce titre, comment vous organisez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

L’improvisation n’a pas, selon moi, sa place sur un tournage. Les comédiens dépendant de la réalisation et la mise en scène, qui sont suffisamment calées.

Il est certes bien d’avoir un espace de liberté mais le contraire est encore plus vrai selon moi. Les effets mis en avant lors de l’improvisation peuvent en effet ne pas être captés ou être mal réalisés, ce qui serait alors dommageable.

C’est pourquoi il est préférable, je crois, de se cantonner au texte, quitte à changer quelques mots, quelques virgules voire quelques chutes.

Aussi, j’apprends le texte, mais pas à la virgule près et je cherche surtout à connaitre les intentions du personnage. J’essaie ensuite, lorsque cela ne me convient pas, de modifier quelques mots ou certaines ruptures.

Typiquement, sur le tournage de la série « Les Mystères de l’Amour », où l’on dépend des trois caméras nous filmant, l’improvisation et l’adaptation personnelle ne seraient sans doute pas bien captées et sont donc à éviter.

6/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration en tant qu’écrivain ?

Comme je le dis souvent, l’essentiel en tant qu’écrivain est de ne pas oublier de vivre. Il faut éviter de se mettre de la pression sur la quantité de lignes à écrire par jour. Si pression il doit y avoir, ce doit être celle de savoir profiter de la vie et de ses amis.

Il est important de ne pas aller dans l’habitude. La personne qui connait la routine ne peut pas être un bon auteur. Il faut casser son quotidien, s’impliquer dans sa vie et éprouver des choses.

Ecrire, c’est vivre ! Il faut rencontrer du monde, des personnes les plus traditionnelles aux gens les plus singuliers. Il faut parler aux autres, tous ont des rythmes et des sonorités différents.

Dans ce cas, lorsque l’on se met derrière une feuille, l’inspiration est alors naturelle et vient d’elle-même. Pour écrire juste et avoir des choses à dire, la routine ne doit pas exister sinon l’auteur ne connait en permanence qu’une seule et même musicalité.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs pour les inciter à suivre votre parcours ?

Cassez votre routine, arrêtez de suivre Brad Pitt ou Angélina Jolie. Suivez-moi plutôt ! Cela va casser votre routine et faire de vous des auteurs.

On se rencontre, on va boire un verre ensemble et on voit ce qui se passe. Puis, le lendemain, nous écrivons quelque chose ensemble…

Un grand merci Edouard pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Le comédien et musicien Yannick Mazeas nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien et musicien Yannick Mazeas nous dévoile ses projets !

Bonjour Yannick,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre CV met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la comédie et de la musique. Simplement, comment résumeriez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé très jeune, à l’âge de sept ans, par de petits rôles dans des téléfilms. Ceci de façon occasionnelle, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Je n’ai jamais couru les castings à tout prix.

A l’inverse, je pratique la musique de façon continue et notamment le saxophone depuis que j’ai quinze ans. Donc mon parcours artistique est composé de beaucoup de musique et d’un peu de comédie.

2/ Quelles différentes et, à l’inverse, quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Comprendre la musique apporte de la sensibilité. Le développement et l’accroissement de cette dernière aide dans un jeu de comédien.

La compréhension des sentiments en est alors favorisée, ce qui est très utile !

3/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement un nouveau projet musical, « Yaroz project », qui est une formation avec le DJ Robin Cook et moi-même au saxophone. C’est de la musique électronique, mais au sens très vaste du terme.

Il faut vraiment écouter pour mieux percevoir le thème, j’ai moi-même du mal à classer le genre. Plusieurs dates sont déjà programmées et j’ai hâte d’y être.

J’aimerais aussi composer encore plus pour produire de nouvelles musiques afin de faire danser les gens. Cela me tient vraiment à cœur. Ajoutons aussi ma volonté de faire de l’évènementiel en lien avec la musique.

Quant à la comédie, comme je vous l’expliquais précédemment, je n’effectue pas de démarche particulière, j’écoute principalement les opportunités qui me plaisent.

4/ Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ou, à l’inverse, leur complémentarité vous attire-t-elle davantage ?

J’apprécie la polyvalence des arts et des genres, que j’ai l’envie d’ailleurs de développer. Je n’aime pas me limiter à un seul thème.

Faire plusieurs choses en même temps favorise aussi leur complémentarité et donc une réalisation plus efficace et intéressante. Plutôt que de se spécialiser dans un domaine et, à un moment donné, ne plus avoir le recul nécessaire. Dans pareille situation, la passion s’essouffle aussi progressivement, ce qui n’est pas agréable.

J’ai donc l’envie de continuer à avancer, de faire des rencontres pour mener à bien des projets ainsi que des créations originales.

5/ Les rythmes sont généralement soutenus sur les plateaux de tournage. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’ai pu remarquer, au travers de mes modestes expériences, que la difficulté d’apprentissage d’un texte peut varier selon son écriture. Un contenu rédigé de façon inhabituelle nécessitera plus de temps à être retenu qu’un texte découlant naturellement.

Plus concrètement, je relis le texte plusieurs fois, je l’apprends, je cherche à le comprendre et à en situer le contexte. Le répéter à voix haute ou bien avec quelqu’un aide beaucoup.

Ceci afin d’être à l’aise et de ne pas chercher ses mots lorsque l’on joue.

6/ Revenons quelques années en arrière. Comment vous est venue l’envie de devenir artiste ?

Pour être totalement honnête, j’ai découvert et écouté la musique assez tardivement. La passion m’est ensuite rapidement venue et je me suis laissé tenter pour jouer d’un instrument.

Le choix du saxophone s’est sans doute fait par affinité. Le son me plaisait et l’instrument est lyrique. J’aurais certainement raté quelque chose si je n’en avais pas fait.

7/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Si vous souhaitez découvrir une nouvelle formation un peu originale par rapport à une musique plus traditionnelle, n’hésitez pas à visionner sur le web les contenus existants.

Sur scène, la construction du contenu s’effectue en live, l’histoire racontée pendant deux heures est semi improvisée, elle varie donc d’une date à une autre. Nous nous efforçons de ne pas jouer une œuvre préconstruite.

Nous serions ravis de vous rencontrer lors d’une prochaine date !

Ce fut un plaisir Yannick d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Voici différents liens mettant en avant vos projets :

https://www.youtube.com/watch?v=HtEJbjH7CRA

https://soundcloud.com/yaroz-project

https://www.facebook.com/yarozproject

Publié dans Télévision, Musique

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Exclu - Les Mystères de l'Amour : Lakshan Abenayake met son personnage de Rudy entre parenthèses !

Publié le par Julian STOCKY

Exclu - Les Mystères de l'Amour : Lakshan Abenayake met son personnage de Rudy entre parenthèses !

Bonjour Lakshan,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Rudy. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, qui est-il et quelles sont ses principales caractéristiques ?

Rudy est un personnage qui a fait son apparition dans la série « Les vacances de l’amour », aux Caraïbes, il y a une quinzaine d’années environ. C’était, au départ, un petit rôle de chauffeur de taxi, qui accompagnait la bande d’amis de l’aéroport à l’hôtel ou à leur lieu de résidence.

Ayant démarré au cinéma et à la télévision en même temps, ma participation à la série a alors créé un certain décalage intéressant. J’ai de suite aimé interpréter ce rôle, au sein d’une équipe avec laquelle je me suis vite bien entendu.

La sympathie générée par le personnage lui a permis d’avancer et de grandir. Il est quelques peu devenu indispensable, notamment via son décalage culturel et sa façon de parler bien différente. Mon accent a facilité l’intégration et l’acception de Rudy par les téléspectateurs : beaucoup de gens l’apprécient !

Aujourd’hui, Rudy est devenu un vrai ami au sein du groupe, tout particulièrement d’Hélène. Il est toujours là pour apporter son soutien. Même si, de temps en temps, il créé des situations compliquées.

2/ Les facettes mises en avant de votre personnage ont évolué depuis plusieurs saisons au travers notamment de sa relation avec Mylène. A ce titre, comment aimeriez-vous voir évoluer Rudy ?

J’aimerais beaucoup que mon personnage puisse changer. Développer un côté « bad boy » me plairait ! Je souhaiterais prendre le risque de jouer des situations plus compliquées. Jouer prendre des risques comme dans la baie des flamboyants

Mais le producteur, Jean-Luc Azoulay, semble avoir peur de changer ce personnage, préférant que Rudy reste accessible et gentil, comme le connaissent depuis de nombreuses années les téléspectateurs. Il a tout de même développé la relation avec Mylène, que j’ai beaucoup aimée.

J’ai appris à connaitre Céline Durand, qui interprète ma compagne dans la série, et nous nous sommes très vite accordés d’un point de vue artistique. Le décalage entre deux personnages est intéressant, entre une bimbo blonde et un chauffeur de taxi sri-lankais, gentil et sympathique.

Depuis la mise en avant du couple Rudy-Mylène, nous avons eu, tous deux, de belles scènes à jouer. Ce qui fut un vrai plaisir !

3/ Le rythme de tournage, sur la série, est plutôt soutenu. Quelle est votre méthodologie de travail en amont du plateau ? Comment vous préparez-vous ?

J’apprécie beaucoup pouvoir disposer d’une part d’improvisation. Je n’aime pas maîtriser le texte à la virgule près.

Lorsque, comme moi, un comédien interprète un personnage depuis plusieurs années, il ne peut pas apporter une touche personnelle supplémentaire s’il récite son texte par cœur.

Nos petits défauts mais aussi nos petites inventions spontanées peuvent créer une très jolie valeur ajoutée. Sinon les téléspectateurs auraient l’impression, chaque week-end, de voir apparaître le même Rudy.

A l’inverse, à chacune de mes participations à un long-métrage, mon travail préparatoire a été plus approfondi, car il n’y a pas de récurrence du personnage. Ajoutons aussi le jugement plus sérieux de la part de la critique.

La série, quant à elle, raconte des événements simples de la vie quotidienne. Il nous faut donc, en tant que comédiens, être nous aussi simples. Autrement dit, nous devons garder une part d’improvisation !

4/ Les membres de l’équipe, pour la plupart, se connaissent depuis de nombreuses années. Aussi, comment est l’ambiance sur le tournage ?

L’ambiance y est très sympathique ! Notamment grâce à Macha et Patrick, qui apportent en permanence de la bonne humeur. Nous aimons tous nous amuser sur le tournage. Même si l’équipe est grande, nous nous connaissons depuis très longtemps et les journées ensemble sont toujours très agréables.

La maîtrise et la parfaite connaissance de nos personnages respectifs depuis de nombreuses années nous aide aussi à être détendus sur le plateau. Il n’y a pas le même stress que lors d’un démarrage.

Rudy devenant un confident pour son ami Nicolas, j’ai de plus en plus de scènes avec Patrick Puydebat, et j’y prends un réel plaisir.

5/ En parallèle, quelles sont vos envies et vos projets artistiques du moment ?

J’ai actuellement beaucoup de projets. Aimant beaucoup le cinéma intellectuel d’auteur, je vais produire au Sri Lanka mon deuxième long-métrage. Le tournage devrait débuter l’année prochaine, en février ou en mars.

En parallèle, j’ai tourné avec le réalisateur Alain Maline, en Guyane, dans une tribu amérindienne. En compagnie également de Pauline Lefèvre, une ancienne Miss Météo de Canal+. Ce projet cinématographique a été l’occasion d’un magnifique tournage, qui reprendra en septembre.

Notons que je développe aussi un projet d’hôtellerie dans mon pays natal, dans un contexte donc bien différent de celui d’acteur. Le cadre est magnifique, en bord de mer. Les démarches avancent plutôt bien.

C’est pourquoi j’ai l’envie de découvrir d’autres horizons pour voir différemment les choses. Je vais notamment faire un break sur TMC et m’éloigner de la série un moment, avant d’y revenir plus tard.

6/ Quelles en seront les conséquences ? Allez-vous mettre de côté temporairement votre carrière de comédien, une fois les tournages terminés, pour vous consacrer à ce projet hôtelier ? Ou, malgré tout, voulez-vous jongler entre les deux domaines et peut-être avoir d’autres projets en comédie ?

Je suis dans la série depuis près de seize ans. Ce qui aurait pu laisser le temps au personnage de Rudy de devenir aussi présent que ses camarades. Mais, justement, je ne me suis pas vu devenir aussi imposant. D’autant plus que mon degré de présence est cyclique.

Nombreux sont d’ailleurs les fans me demandant régulièrement pourquoi Rudy est souvent absent. Il m’est arrivé de ne pas apparaître pendant une dizaine d’épisodes, ce qui n’était pas volontaire de ma part. J’aurai aimé tourner davantage et être plus présent dans la série.

Je vous le disais précédemment, Rudy a eu l’opportunité de développer une relation avec Mylène, mais cette dernière est absente depuis un petit moment. Ce qui m’embête un peu car nous avons travaillé pour donner cette image. A présent, Rudy est seul, Mylène a disparu et les téléspectateurs s’interrogent sur cette évolution.

Ajoutons à cela l’absence récurrente de Jeanne. Il était agréable d’être son ami. Je ne l’ai plus actuellement à mes côtés, elle me manque. J’aimerais bien la revoir, pour réveiller l’amitié que j’ai avec elle.

Ces trois éléments m’ont fait réfléchir et, puisque mon projet d’hôtel avance correctement, j’ai expliqué à Jean-Luc Azoulay que je serai moins disponible dans les prochains temps. Je vais en effet m’envoler pour plusieurs mois au Sri Lanka afin de finaliser les actions en cours.

Aussi, je pense être encore présent au démarrage de la dixième saison sur « Les Mystères de l’Amour », toutefois rien n’est encore sûr pour la suite. Il est important de comprendre que je ne quitte pas la série, mais je vais m’arrêter pour un petit moment. Je reviendrai plus tard, ne vous inquiétez pas.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Les choses se sont faites par pur hasard, grâce à Jean-Luc Azoulay. A la recherche d’un nouveau personnage, il m’a proposé, lors d’un dîner, d’intégrer l’équipe. Je ne lui ai pas répondu de suite, car j’avais un autre métier, bien différent, que je ne pouvais abandonner. Je m’inquiétais aussi de ma maîtrise de la langue française.

Après réflexion, je lui ai proposé de me faire accompagner d’un coach, qui pourrait mieux juger que moi ma pertinence à accepter la proposition. Après une semaine de travail en commun, sa réponse a été positive, mettant tout de même en avant ma nécessité d’accentuer mon travail et ma connaissance du français. Ce qui me permettait également de commencer progressivement l’aventure aux côtés de Jean-Luc Azoulay.

Après avoir aussi intégré l’école du Studio Pygmalion, où j’ai beaucoup appris, j’ai pu répondre favorablement à plusieurs propositions, notamment de films. Mon profil atypique a beaucoup plu.

Par la suite, j’ai même reçu le prix Jeune Talent par le studio ArtCo, au Festival de Paris.

8/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours?

Je tiens tout d’abord à vous remercier. Vous avez bien souvent raison dans vos jugements et vous nous aidez grandement à nous corriger dans notre jeu et notre interprétation.

J’ai besoin de vos avis sur mes prestations et sur la façon dont vous aimeriez me voir évoluer.

Vous êtes nombreux à me suivre, ce qui me touche énormément ! C’est très beau d’être aimé. J’ai beaucoup de respect pour vous tous.

J’ajoute que je ne vais pas disparaître, je vous tiendrai au courant de toutes mes actions et de mes projets, notamment grâce à ma page Facebook, où je vous donnerai des informations.

Je conclurais en vous disant que je vais essayer de revenir, dès que cela sera possible !

Un grand merci Lakshan pour cet échange très pertinent !

Rappelons, en conclusion, que vous avez aussi précédemment tourné aux côtés notamment d’Isabelle Huppert, de Jean-Pierre Darroussin, de Richard Bohringer ou bien encore d’Omar Sharif.

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Isabelle Ithurburu évoque le tournoi associatif "7 de coeur" !

Publié le par Julian STOCKY

Isabelle Ithurburu évoque le tournoi associatif "7 de coeur" !

Bonjour Isabelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous serez, les 20 et 21 juins prochains, marraine du tournoi « 7 de cœur », aux côtés de Henry Chavancy. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire le principe de cette manifestation associative ?

C’est un tournoi de rugby à 7, où chaque équipe inscrite s’engage à récolter des fonds pour une des associations soutenues par le tournoi. Elles sont 5 au total, dont la petite association béarnaise « Swing Du Cœur » que je soutiens en parallèle personnellement depuis 2 ans maintenant. C’est un tournoi très sérieux, auquel seuls des licenciés de la FFR peuvent participer, ce qui offre un assez bon niveau aux spectateurs friands de cette discipline !

Pour tenter de récolter le plus d’argent possible, les organisateurs du tournoi font preuve de beaucoup d’imagination, et ont créé au fil du temps d’autres activités pour attirer le public le plus large possible et divertir petits et grands…

2/ Le programme des deux journées sera riche et complet. De façon simple, quelles en seront les grandes lignes ?

Le rugby, le dodgeball et le ventriglisse ! Aucune excuse, tout le monde peut trouver un domaine dans lequel il excelle et surtout dans lequel il s’éclate !

3/ Vous êtes investie dans ce projet depuis plusieurs années. Quelles raisons vous y ont incité ?

J’ai été contactée par les organisateurs il y a un peu plus de 2 ans, et j’ai tout de suite été séduite par le fait que le rugby et la fête soient utilisés comme prétexte pour venir en aide aux personnes en difficulté. Leur implication malgré leur jeune âge et leur incroyable motivation a suffi pour me donner envie de me joindre à eux !

4/ Plusieurs associations caritatives sont mises en avant au travers de cette démarche. Comment le public peut-il les accompagner ?

Il y a plusieurs moyens pour le faire. La 1ère étape, qui se déroule actuellement, consiste à choisir l’association que vous souhaitez soutenir, en faisant un don à une des équipes engagées en sa faveur, ici : http://tournoi7decoeur.com/fr/les-assos/

L’autre manière, évidemment, c’est de venir nombreux sur le tournoi à Versailles le weekend du 20 juin ! Plus il y aura de monde, plus les dons seront importants ! Il y aura des jeux, des animations, de quoi manger et boire… Il y aura même une vente de maillots dédicacés : l’essentiel des recettes du weekend sera reversé aux associations !

5/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à participer à ce beau projet ?

Juste leur dire qu’être solidaire de nos jours, c’est déjà quelque chose d’exceptionnel ; mais que d’être solidaire tout en s’amusant et en passant du bon temps c’est encore plus fort !

Un grand merci Isabelle pour vos réponses !

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La comédienne Cristelle Ledroit nous présente ses projets et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Cristelle Ledroit nous présente ses projets et ses envies artistiques !

Bonjour Cristelle,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de théâtre, de la télévision mais aussi des voix-off. Simplement, comment présenteriez-vous votre carrière jusqu’à ce jour ?

Mon parcours est, je crois, un peu éclectique. J’ai fait beaucoup de danse et de sport, mais aussi du théâtre, à mon plus jeune âge, dans des compagnies. A 8 ans, j’écrivais mes premières pièces, que je jouais avec mes voisines. Ces représentations, devant les parents, étaient très importantes pour moi. Très vite, j’ai eu le goût des histoires, de leur écriture et de la mise en scène associée.

J’ai ensuite beaucoup travaillé dans l’évènementiel, en tant que jeune étudiante. Passant ainsi de l’autre côté de la scène. Pour répondre aux grands évènements des entreprises, il m’a fallu inventer et créer, notamment avec des musiciens, des danseurs ou bien encore des peintres.

Par la suite, j’ai eu la chance d’accompagner une personne, avec laquelle je travaille d’ailleurs encore aujourd’hui, dans la création du festival Cadrage, une compétition nationale de films courts. Que nous avons enrichie avec la participation, entre les projections, de peintres. Permettant ainsi à différents corps de métiers de se rencontrer et de se compléter.

Ce qui m’a alors définitivement convaincu de ma passion pour les domaines artistiques et de ma volonté d’en faire mon métier. Faisant alors le choix d’approfondir mes compétences théâtrales.

2/ Quelles principales différences et, à l’inverse, quelles grandes complémentarités retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le fond reste le même car nous y défendons un personnage, dans une certaine situation, mais les codes pour y parvenir sont très différents, notamment d’un point de vue technique. De plus, l’intensité mise sera plus ouverte et plus élargie au théâtre, comparativement par exemple à un gros plan au cinéma.

Da façon générale, je crois ces différents arts très complémentaires les uns des autres.

3/ Pour la suite de votre parcours, aimeriez-vous vous consacrer à l’un d’entre eux en particulier ? Ou, au contraire, la diversité générée vous plait-elle davantage ?

Quelque soit la discipline dans laquelle je travaille, je pense me servir, de façon complémentaire, des autres. Typiquement, au théâtre, je me sers de la danse, de l’expression corporelle mais aussi de mes cours de chant. Qui amènent un sentiment et une émotion.

4/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’écris beaucoup, j’observe énormément, je suis une baroudeuse de la vie. L’écriture m’amène des réflexions personnelles, que j’ai envie de développer et de partager. Mais aussi d’explorer et de confronter.

Principalement sous forme de nouvelles, qui sont largement inspirées de personnes que j’ai rencontrées lors de faits divers. Ce sont aussi des recueils de « poésie », des regards sur des instants de vie mais aussi des sentiments sur la société d’aujourd’hui.

Mes écritures sont parfois très sombres, très incisives, voire même quelques fois cyniques. Mais j’y ajoute énormément de légèreté pour que la comédie humaine ressorte.

D’ailleurs, je travaille actuellement à l’édition d’un recueil de pensées et de nouvelles.

En parallèle, nous sommes actuellement en discussion pour reprendre une pièce de théâtre, que nous avons déjà jouée l’année dernière en Avignon, « N’oublions pas d’être heureux », écrite par la comédienne Maria Ducceschi. Tous les personnages y sont des abîmes de la vie.

Plus précisément, Lucie et Jean-Philippe s’apprêtent à vivre leur première nuit d’amour, dans leur petit nid douillet de 17 m², au bout de trois mois de relation commune. Quand, à une heure du matin, vient sonner la femme de Jean-Philippe, mais ce dernier ne la reconnait pas.

Se posent alors de multiples questions. Qui ment ? Est-ce lui ? Est-il devenu amnésique ou fou ? A l’inverse, est-ce elle ? Qui est cette femme folle dingue, qui, au milieu de la nuit, surprend cette idylle entre deux amoureux transits ?

Nous aimerions beaucoup jouer sur Paris. C’est avant tout une aventure humaine, avec énormément de complicité entre les différents acteurs.

5/ Vous avez interprété, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour », la responsable du foyer dans lequel vivaient Gwen et Erwan. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’en garde un très bon souvenir. L’équipe technique était très agréable et très efficace. Mes partenaires étaient très ouverts et très attentifs aux propositions faites. Même si les conditions de tournage étaient strictes car nous n’avions qu’une à deux prises seulement.

Je retiens avant tout la grande souplesse de l’équipe face aux propositions. Sans oublier toute la bienveillance et l’attention qui nous sont portées, nous permettant d’être à l’aise.

6/ Les rythmes de tournage sont généralement très soutenus sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

Je suis une grande traqueuse, mais aussi un diesel. J’ai donc besoin de temps pour lire à plusieurs reprises les scènes, pour comprendre les rapports entre les différents personnages. Me permettant aussi de réfléchir à mon apport personnel pour enrichir les attentes du réalisateur.

Je prépare donc en amont, je circule avec le texte chez moi, même quand je fais le ménage ou que je prépare le repas pour mes enfants. Je garde aussi ouvertes mes oreilles, captant d’éventuelles phrases de mon entourage pour enrichir mon personnage. Je me sers donc de tout.

Je crois, de façon plus générale, qu’il n’y a pas de règle. Il y a autant de sensibilités différentes que d’acteurs. Certains vont avoir besoin de musique, d’autres d’un travail précis sur chaque phrase pour en maitriser la nature profonde.

Une fois que je maitrise mon texte, les enjeux de mon personnage en situation, je prends du recul, pour pouvoir être en capacité de proposition mais aussi d’écoute de mes partenaires. Pour laisser ces derniers me surprendre, ce qui est toujours très intéressant. Le rapport humain et le partage associé sont très jubilatoires.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

J’ai envie de garder de la fraicheur, de la disponibilité, de l’attention et de l’observation aux gens qui nous entourent et aux situations que l’on traverse.

J’aimerais aussi ajouter qu’il peut être intéressant de prendre le temps de regarder son voisin différemment, de lui tenir la porte pour être bienveillant et construire notre monde autrement quà travers les « vérités » que l’on nous assène. Nous faisons tous partis de la même planète, nous avons donc tous à apprendre les uns des autres. Si cela passe par mon parcours ou mes écrits, j’en serais très flattée.

Aller au théâtre est aussi l’occasion de revivre une partie de l’humanité et des questionnements auxquels chacun est confronté à un moment ou un autre de sa vie. Ce milieu est rempli de gens passionnés, qui nous permettent de prendre conscience qu’il y a aussi d’autres sujets importants à ne pas oublier.

Ce fut un plaisir Cristelle d’effectuer cet entretien avec vous !

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Le comédien Philippe Lavot nous raconte son parcours et évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Philippe Lavot nous raconte son parcours et évoque son actualité !

Bonjour Philippe,

Quelle joie d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre parcours au théâtre et à la télévision met en avant les différentes cordes que vous possédez à votre arc artistique. Aussi, comment vous est venue l’envie de devenir comédien?

C’est la naissance explosive de l’envie de jouer une situation pour produire un effet miroir à l’égard de mes parents qui se disputaient tellement que cela m’était devenu insupportable.

Petit, je me regarde un jour dans le miroir et, voyant ma tête affolée, je décide, sans trop savoir pourquoi, de la pousser jusqu’au bout et, à un moment donné, je me vois une tête de clown, tellement mon émotion était boursoufflée. Sans avoir le temps de réfléchir, je fonce alors dans le salon où mes parents sont en train de se quereller. Tout à coup, ces derniers laissent tomber leurs arguments et, voyant ma tête si particulière, explosent de rire. C’est comme si je venais de les marier à nouveau.

Je n’ai absolument pas conscience alors d’avoir un talent de comédien. Mes parents m’emmènent certes souvent au théâtre et je suis en admiration devant certains acteurs. Mais je suis plutôt passionné par la chimie et j’ai l’impression d’avoir réussi un phénomène chimique avec la nature humaine. Je suis fou de bonheur.

Plusieurs années plus tard, mon professeur de philosophie me pousse sur scène pour jouer Antigone, d’Anouilh, une pièce très sombre. Ceci, pour moi, s’apparente davantage à un accident car, après ma passion initiale pour la chimie, je n’envisage alors qu’une seule chose, faire de la philosophie toute ma vie.

Toutefois, ma maman ainsi que mes professeurs m’incitent à poursuivre ma voie artistique. Par cette incitation, j’intègre alors le conservatoire. Après un intermède d’une année aux Etats-Unis, je rejoins l’équipe de « La cage aux folles », notamment Jean Poiret, Michel Serrault et Pierre Mondy, pour jouer le fils.

2/ Vous intégrez, quelques années plus tard, le groupe AB Productions. Comment avez-vous vécu cette aventure ?

Pour être honnête, jusqu’à mon aventure AB Productions, je peux dire que j’étais presque systématiquement malheureux d’être comédien. J’omettrais peut-être mon jeu aux côtés de Michel Bouquet, dans « Le malade imaginaire », où j’éprouvais une très grande fierté.

Dans l’équipe AB Productions, je découvre le bonheur de jouer, plutôt que l’orgueil de vivre. Je fais alors parti d’une famille, avec des gens qui s’amusent. J’y retrouve, pour la première, le décile solaire extrême que j’avais eu en réconciliant mes parents à la suite de ce miroir dont je vous parlais.

3/ Les téléspectateurs de TMC ont récemment pu vous retrouver dans la série « Les Mystères de l’Amour » où vous y avez interprété le rôle d’un désenvouteur. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

L’expérience a été adorable, comme il y a plusieurs années, avec AB Productions. J’ai été très heureux de retrouver de nombreuses personnes avec lesquelles j’avais travaillé vingt ans en arrière. Ces gens sont restés humainement intactes. Ils veulent gagner l’humanité.

Ce fut donc un grand bonheur ! L’expérience fut heureuse.

Je me souviens qu’en commençant à tourner la première scène, dans la caravane, j’avais l’envie de faire jaillir cette boucle de lumière que j’ai de mon enfance et ainsi de me désenvouter moi-même.

4/ Votre personnage, aux traits comiques, est très singulier de part sa personnalité. Aussi, en tant que comédien, quelles ont été les principales clés pour le rendre sympathique à l’écran ?

Au moment d’apprendre mon texte, je me suis laissé surprendre et amuser par le surgissement des phrases et de la situation. Le produit des « Mystères de l’Amour » est en effet beaucoup plus léger et plus propre qu’il ne l’était auparavant.

Il fallait donc que mon personnage le soit aussi, sans renier pour autant ce qu’il a été à Love Island. Comme il est dit par Laly qu’il s’est entiché de la culture Guarani, je me suis imaginé Antoine comme étant à présent quelqu’un « d’allumé » qui, tout à coup, a une révélation. Faisant ainsi le lien avec mon personnage si singulier dans « Les vacances de l’amour », qui a muri de cette culture particulière pendant vingt ans.

Je voulais montrer que mon personnage s’était ouvert et qu’il avait depuis trouvé une structure, pour ressembler à un humain. Comme s’il s’était érigé quasi religieusement une identité et qu’il était devenu une sortie de savant, par nécessité.

En lisant le scénario, j’attendais que les images m’arrivent à la suite des phrases. Ce qui est d’ailleurs périlleux du fait du rythme soutenu sur le tournage.

J’ai accumulé ces images, que j’ai ensuite essayé de faire éclater, pour aller encore un peu plus loin. Avant de retailler l’ensemble afin d’en assurer une certaine concordance. Mon personnage est, de par sa nature, tellement insensé qu’il fallait nécessairement qu’un sens apparaisse.

5/ Pour revenir plus concrètement sur vos scènes, on peut constater plusieurs cris singuliers fournis par votre personnage. Auxquels l’on peut ajouter les fous-rires étouffés de vos partenaires Elsa Esnoult et Laly Meignan. Cela est-il le fruit d’un travail en amont ou bien l’improvisation générée par la cocasserie de la scène ?

Je souhaitais vraiment les faire rire. Chaque scène a été tournée trois fois, dans autant d’axes différents. J’ai le souvenir précis, la première fois, de l’étonnement d’Elsa, se demandant presque où elle était. Elle s’est alors efforcée de contenir le rire généré par son hallucination.

Lors de la deuxième prise, elle a réellement éclaté de rire. A la troisième scène, un arbre de décoration a d’ailleurs chuté, sans doute sous l’effet de mes cris si particuliers de désenvouteur, comme elle me l’a suggéré.

J’ai adoré aussi la liberté accordée par Dan Occo, le réalisateur, qui m’a permis d’utiliser librement l’ensemble des accessoires mis à disposition de mon personnage. Faisant le lien avec les amérindiens, j’ai de suite utilisé les plumes, qui m’ont inspiré ces petits cris, que je n’avais absolument pas préparés avant le tournage.

Les scènes ont été très enthousiastes, nous avons tous réellement bien rigolé. Aussi, je crois que mes partenaires de jeu ont sincèrement ri. C’était là l’un de mes objectifs.

6/ Apprécierez-vous revenir ponctuellement dans la série, pour des pastilles ?

Complètement ! Un autre tournage a d’ailleurs eu lieu. Le travail du texte fut très prenant, mais de manière très agréable. En effet, je me suis retrouvé à nouveau, comme au premier épisode, dans la roulotte, même si la situation et le problème mis en avant ont différé.

Il m’a donc fallu créer un renouvellement mais dans le même cadre. Il était nécessaire de garder les mêmes couleurs et les mêmes émotions de peinture, mais en larguant quelque chose d’inattendu.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre ?

J’ai tellement envie de me surprendre pour aller chercher un rire inattendu que j’aimerais aussi vous surprendre !

Un grand merci Philippe pour cet entretien très intéressant !

Publié dans Télévision

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