Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

television

La comédienne Charlotte Boimare nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Charlotte Boimare nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision mais aussi de l’écriture. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Ma passion vient, je crois, de la musique. J’ai commencé à jouer du piano à l’âge de 5 ans et demi. J’ai réussi, après quelques années, à interpréter des morceaux avec lesquels je prenais beaucoup de plaisir. Le piano a pris de plus en plus de place dans ma vie;

Mes vingt-cinq années de piano ont été mon premier vrai contact avec le milieu artistique. Me permettant de me rendre compte que j’avais l’envie de raconter quelque chose.

Voyant beaucoup de films et allant très souvent au spectacle, l’envie de faire du théâtre avait toujours été présente dans un coin de ma tête. Ça n’est qu’après le bac que j’ai décidé de me lancer .Les cours que j’ai eu la chance de prendre ont été comme une révélation et, progressivement, cet art a pris le dessus car il me correspondait davantage.

En effet, contrairement à la musique, l’instrument à connaître, à maîtriser, à apprivoiser, sur lequel travailler, c’est soi !

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Quelque soit l’exercice, nous jouons une partition, sous une forme différente à chaque fois. Le rythme est un autre facteur commun, avec toute l’importante qu’il revêt.

Ajoutons l’exigence et la forte charge de travail associées à chacun de ces arts. Pour cela, mes années de piano m’ont aidé à me forger une exigence.

3/ Vous êtes actuellement en écriture de la pièce « Disrespect», avec Magali Solignat. Pièce sur la rivalité père/ fils et la difficulté de s’accomplir avec un père qui n’a jamais vraiment occupé son rôle paternel. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce projet et sur son avancée ?

Il s’agit de la deuxième pièce que j’écris avec Magali. Après « Touche-moi », en lien avec les rapports mère/ fille. La pièce vient d’ailleurs d’être éditée aux éditions de « Textes en Paroles ». Vous pouvez vous procurer l’édition numérique en suivant ce lien : http://www.textes-en-paroles.com

L’histoire de « Disrespect » est en fait tirée d’un fait divers, en l’occurrence un infanticide, qui s’est déroulé il y a deux ans en Guadeloupe. Qui a personnellement touché Magali. Aussi, ma participation a permis de prendre un peu de distance et de recul pour l’écriture.

Nous sommes d’ailleurs soutenus par des entités locales , Magali y possédant une compagnie, et nous recherchons actuellement une coproduction. Nous allons très certainement effectuer les lectures ainsi que la création en Guadeloupe, avant d’aller jouer en Martinique puis en France hexagonale.

Cette pièce tous publics est principalement à destination des adolescents. Nous aimerions faire des lectures dans des lycées, dans des zones sensibles voire, pourquoi pas, dans des prisons.

Nous allons essayer de distancer les choses et d’amener du décalage pour ne pas tomber dans le drame. Le sujet étant lourd, nous avons l’envie de l’alléger.

Avec Magali, nous sommes actuellement en pleine phase d’écriture et nous avons plaisir à collaborer ensemble. Notre travail est à la fois exigeant et ludique, ce qui est très agréable.

Nous avons comme objectif mai 2016 pour la première lecture publique. La finalisation de l’écriture étant espérée pour février l’année prochaine.

4/ Revenons d’ailleurs sur ces derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine ? L’excitation d’une nouvelle représentation ? Ou le stress d’avant spectacle ?

Tout dépend du contexte. Typiquement, juste avant une première, le tract est tellement fort qu’il peut m’arriver d’avoir cet étrange sentiment de regret, me demandant quelles raisons m’ont poussé à accepter le projet.

Avant, très vite, de laisser apparaitre la joie d’avoir la chance de vivre pareil moment d’aboutissement d’un long travail. C’est, en fait, un luxe de pouvoir connaitre de tels instants.

Lorsqu’il s’agit d’un projet personnel, comme ce fut le cas pour la pièce « Touche-moi » que j’évoquais précédemment, l’émotion intense est mêlée à la joie de concrétiser des mois de labeur. (J’étais, je me souviens, à fleur de peau) on peut enlever ça !

L’agitation des démarrages se calme après quelques représentations mais, personnellement, un petit trac perdure malgré tout avant chaque nouvelle date. Pour autant, ce sentiment est porteur et donne de l’énergie.

5/ En parallèle, vous avez participé récemment à plusieurs courts-métrages sélectionnés dans différents festivals. Notamment « La demeure ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Je garde un formidable souvenir de ce tournage. C’est, en quelque sorte, un film de genre et « d’horreur », avec beaucoup d’humour très décalé. Trois campeurs sont perdus et trouvent refuge dans une maison abandonnée. Mais sont-ils vraiment les bienvenus ? Plein d’évènements vont ensuite se produire.

Le film fonctionne bien , j’ai assisté à plusieurs projections pendant lesquelles le public a beaucoup ri. Tout en ayant peur à d’autres moments.

Pour la suite, le réalisateur a écrit le long-métrage et travaille activement à sa concrétisation.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ? Avez-vous le souhait de vous concentrer sur un exercice en particulier ?

Avoir plusieurs casquettes simultanées me plait. Par exemple, au travers de la co-écriture de « Disrespect », je suis à la fois auteur et je m’écris un rôle dans la pièce. Il y a donc un vrai mélange des activités.

L’écriture me permet de ne pas être dépendante du désir des autres et développer par moi-même mes propres projets.

7/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

J’aime, depuis toute petite, que l’on me raconte des histoires. Mon père faisait cela très bien et s’arrêtait chaque soir au moment crucial pour m’inciter à attendre impatiemment la suite le lendemain.

Cela a développé mon imaginaire et m’a donné l’envie d’être sur scène et de jouer au cinéma ainsi qu’en télévision. Pour faire réfléchir le public, le faire rire, rêver et voyager. Ce que j’essaie de faire au mieux et j’espère sincèrement que cela vous plait.

Ce fut un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie Charlotte !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Shirley Bousquet, artiste de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Shirley Bousquet, artiste de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Shirley,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre cv met en avant les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment de la télévision, du cinéma et des courts-métrages. D’où vous vient cette passion pour ce beau métier ?

Cette passion m’anime, j’ai envie de dire, depuis toujours ! Toute petite déjà, j’aimais, le week-end, faire de petits sketchs, dans ma chambre, accompagnée de copines de mon quartier. Avec nos parents pour public.

Par la suite, ma grand-mère m’a incité à m’inscrire à des cours de théâtre, à l’âge de 12 ans. Trois années plus tard, j’ai eu la chance d’être remarquée par une troupe professionnelle, ce qui fut la première concrétisation effective de ma formation.

Je peux donc dire que j’ai vraiment appris mon métier sur les planches !

2/ Depuis peu, vous êtes la nouvelle égérie de Barbara Gould. Quels sentiments cela vous procure-t-il ?

Etre l’égérie, à presque 40 ans, d’une marque de cosmétique est plutôt flatteur. C’est aussi une façon de montrer que l’effet du vieillissement est retardé.

Représenter une femme libre, indépendante et pétillante est une joie ainsi qu’un plaisir. J’en suis d’autant plus fière.

Plusieurs shootings photos sont prévus, notamment pour être diffusés dans la presse. Quelques soirées de lancement pour des produits sont aussi programmées. Cela est plaisant et amusant !

3/ Vous serez prochainement en tournage du long-métrage « A 2 heures de Paris », de Virginie Verrier. Où vous interpréterez le rôle de Jeanne. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur votre personnage ?

Je suis également co-auteur sur ce projet, ce qui me tient particulièrement à cœur. Il est aussi à noter que nous avons sollicité le public, au travers d’un financement participatif. Tous les donateurs seront en partie producteurs de ce long-métrage.

Un premier budget a ainsi pu être obtenu. Voir ce projet plébiscité par autant de personnes est très flatteur et encourageant pour la suite.

J’accompagne Virginie principalement pour les dialogues, cette dernière ayant déjà bien en tête l’histoire et les personnages associés.

4/ Les téléspectateurs de NRJ12 peuvent vous retrouver dans « L’académie des 9 », présentée par Benjamin Castaldi. Il s’agit-là d’un exercice différent de deux évoqués précédemment. Pouvez-vous nous raconter cette chouette expérience ?

C’est une belle aventure, où je retrouve certains de mes amis, comme Arnaud Gidoin, Sophie Mounicot, Philippe Lelièvre ou bien encore Soren Prévost. Nous nous y amusons beaucoup !

C’est un exercice intéressant qui nous permet d’être en improvisation, pour essayer d’être efficace et de rebondir dans les échanges. Savoir exister face à des collègues fortement rodés à l’exercice est un petit enjeu qui me plait et m’attire.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’écris actuellement un scénario, fondé sur mes idées personnelles, avec l’accompagnement de Pascal Serieis. Ma propre vie et mon entourage en sont mes principales sources d’inspiration.

Je porte donc à présent plusieurs casquettes, en l’occurrence comédienne et auteur. Par la suite, j’aimerais tenter l’aventure de la réalisation.

Avoir plusieurs cordes à son arc et développer ses propres projets permet une plus grande liberté.

6/ Les rythmes de tournage sont généralement très soutenus sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

Je n’ai pas de règle préétablie. Je me laisse porter selon le personnage que j’ai à défendre, selon aussi mes partenaires et le réalisateur. Une seule chose est sûre, j’arrive en plateau avec un texte maitrisé sur le bout des doigts.

C’est incontournable pour être détendue et ainsi pouvoir inventer et jouer sans difficulté.

Lorsque le personnage est éloigné de ma personnalité, j’effectue quelques recherches complémentaires. A l’inverse, lorsqu’il m’est proche, j’apprécie être, malgré un texte su, en improvisation et ne pas trop répéter pour me laisser porter instinctivement.

Merci Shirley pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Vincent Launay-Franceschini, comédien de talent, nous présente son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Vincent Launay-Franceschini, comédien de talent, nous présente son actualité !

Bonjour Vincent,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous venez d’achever le tournage, en Alsace, du long-métrage d’Eric Bu « Ne vois-tu rien venir ». Pour commencer, pourriez-vous nous en raconter la thématique ? Quelle histoire y est présentée?

C’est, si je puis dire, un film de troupe car nous étions nombreux à nous connaitre avant le tournage. Ma compagne a aussi joué dans cette œuvre. Le scénario a en fait été écrit en se basant sur les personnalités de chacun. Mais nous n’en connaissions pas le contenu jusqu’au mois précédant le départ pour l’Alsace.

C’est une comédie vaudevillesque où j’interprète un vendeur de piscines en province. C’est quelqu’un d’attachant mais qui est un peu gauche. Quelques temps après avoir fait un important forcing à un client pour une commande, il apprend que ce dernier s’est tué dans la piscine qu’il venait d’installer.

Choqué par cet évènement, il tombe en dépression, jusqu’à être renvoyé de son travail. Il décide alors, avec sa femme, de se rendre chez sa belle-sœur, qui habite la maison de famille. Pour la convaincre de leur céder une partie de l’héritage.

C’est un film décalé, ma belle-sœur vivant avec le fantôme de sa mère. Ajoutons la présence d’un autre fantôme, celui de mon client décédé.

2/ Vous y interprétez le rôle principal de cette comédie. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Mon personnage est certes attachant mais plutôt irresponsable. Il finit par tomber sous le charme de sa belle-sœur, sans l’assumer. Avant d’apprendre que naitra, de cette relation, un enfant.

C’est une histoire complètement décalée et haute en couleurs !

Ce long-métrage a été effectué sans financement. Le réalisateur, Eric Bu, alterne en fait entre des films au budget important et d’autres qu’il peut faire spontanément, avec une certaine liberté, mais sans financement.

Il s’agit en fait du troisième volet d’une série avec cette approche. Ce fut une très belle expérience, très sympathique et très agréable.

Nous étions en plan séquence presque en permanence. C’est alors aux comédiens de donner le rythme, ce qui est très formateur et particulièrement intéressant à jouer.

3/ Le rythme de tournage est généralement soutenu et les durées plutôt longues. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont pour être efficace dans la durée ?

Dans le cadre du film précédemment évoqué, de nombreux dialogues m’étaient attribués et j’ai eu peu de temps pour les préparer. J’ai, bien entendu, essayer de travailler un maximum le texte en avance, mais, du fait du timing court, il m’a surtout fallu m’approprier les situations.

Puis j’ai travaillé au fur et à mesure de l’avancée du tournage, aussi en laissant une place importante à mon instinct.

Ce rôle étant une vraie composition, la première scène tournée donne généralement le « la », l’intonation et le cadre. Aussi, au travers de la première scène, j’ai pu imposer et mettre en place un personnage avec toujours une petite part d’imprévu, des choses qui nous échappent et qu’on s’approprie. Le but, ensuite, était de tenir cette partition.

Aussi, au-delà du texte, mon travail était surtout de veiller à la cohérence de mon personnage et de le faire évoluer.

4/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’aimerais continuer à faire de belles rencontres et jouer des rôles riches au cinéma. Je passe actuellement de nombreux castings et j’attends avec impatience la nouvelle aventure.

En parallèle, de façon complémentaire, je suis également auteur et réalisateur. Je passe donc facilement d’un exercice à un autre, du besoin de camper les personnages des autres et de pouvoir être dirigé, au développement de mes propres projets. Où j’apporte une pierre différente à la construction.

5/ Votre parcours met d’ailleurs en avant la richesse et la diversité de votre panel artistique. Au travers d’expériences au cinéma, en télévision ainsi qu’au théâtre. Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

La création est toujours un travail d’équipe. Chacun apportant sa part à l’édifice.

Etre désinhibé et tranquille, pour lâcher prise est finalement la chose la plus importante et la plus difficile pour un acteur de cinéma ou tv. Cela dépasse toutes techniques ou théories enseignées en formation, chacun trouve son chemin. Certains y arrivent avec beaucoup de travail grâce à la technique et à l’expérience artistique au sens général et global du terme. D’autres y parviennent de façon plus naturelle et spontanée.

6/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, comment convaincre les lecteurs de cette interview de vous suivre et de vous retrouver au travers de vos différentes interprétations ?

J’espère que vous aurez prochainement l’occasion de me voir d’avantage dans des rôles vivants et denses.

J’ai l’envie que vous puissiez me retrouver dans de nouveaux personnages qui vous parlent et dans lesquels vous pourrez vous projeter.

En tant que réalisateur, je souhaite réaliser de nouvelles histoires qui pourront vous toucher dans votre intimité. J’ai pas mal de projets de long métrages et j’espère qu’ils seront financés.

L’art est intéressant aussi car il permet de se retrouver et de partager les choses ensemble, à travers l’humain.

Cet échange fut un réel plaisir Vincent !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

La comédienne Léa Malassenet nous dévoile ses projets et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Léa Malassenet nous dévoile ses projets et ses envies artistiques !

Bonjour Léa,

Merci d’avoir accepté notre invitation à répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous faites partie de la troupe de théâtre « La compagnie des Hommes Papillons », avec laquelle vous êtes régulièrement montée sur scène, pour différents spectacles. Notamment « Extérieur jour » ou bien encore « Au lit ! ». Qu’est-ce qui vous plait tant ce bel art qu’est le théâtre ?

Le théâtre est pour moi une forme d’expression orale et corporelle, qui permet de se lâcher à souhait, grâce aux personnages et textes qui peuvent être l'opposé de notre personnalité. De plus, le contact avec le public est aussi un réel bonheur. Ajoutons l’esprit de troupe que l’on ne retrouve pas forcément ailleurs et qui compte beaucoup pour moi.

Les longues périodes de répétition, quant à elles, permettent de créer des liens et des affinités qui sont très agréables et très enrichissants tant personnellement que professionnellement.

2/ Quel est, à titre personnel, le sentiment prédominant en vous à quelques instants de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle ? L’excitation de retrouver les spectateurs ou l’angoisse, bien compréhensible, d’avant spectacle ?

Ne vous moquez pas, mais les sentiments à cet instant précis sont similaires à ceux que je pouvais connaitre, plus petite, lorsque j'allais à la piscine. A savoir plein de fourmillements dans le ventre, générant une certaine excitation.

Plonger dans l’eau, à la piscine, ou dans le vide, sur scène, créé l’inquiétude de ne pas y arriver. Chaque soir étant, en plus, différent, ces sensations apparaissent avant chaque représentation.

Face à cela, j’aime, pendant la demi-heure précédant la montée sur scène, rigoler avec mes partenaires, pour essayer d’oublier que le début du spectacle est proche. Toutefois, cinq minutes avant de démarrer, chacun se met inconsciemment dans sa bulle, pour mieux se préparer. L’émotion monte alors toute seule et je ne cherche pas à la contrôler, c'est une émotion vrai qui permet d'être moi tout en interprétant un personnage totalement différent de ce que je suis.

3/ Quels sont vos prochains projets en théâtre ? D’ailleurs, quel genre et quelle nature de personnages vous intéresseraient tout particulièrement ?

Dès janvier 2016, nous allons, avec la compagnie, commencer des ateliers de création pour proposer en fin d'année prochaine une nouvelle pièce, sur la thématique de Noël.

J'adore jouer des personnages décalés, loufoques, faire rire le public. Mais j'aimerai diversifier, mon jeu. J’en parlais récemment avec le metteur en scène de la troupe, Christophe Botti et je lui indiquais que j’apprécierais jouer un personnage dramatique ; Pour faire vivre des émotions, que ce soit la tristesse ou la joie, mais de façon plus sombre.

4/ En parallèle, nous avons pu vous retrouver dans d’autres programmes, comme la web-série « Intérieur jour » ou bien encore « Les Mystères de l’Amour » sur TMC. Quels souvenirs gardez-vous de ces différentes expériences ?

La web-série de Christophe Botti et Sylvie Chauvet écrite par eux-mêmes et Winnie Vatimbella, réalisée par Marek Nurzynski, fut ma première expérience face caméra, en studio. Etre entourée de cette belle et grande équipe m’a à la fois impressionnée mais aussi mise en confiance. La bienveillance de chacun m’a aidée à être à l’aise pour que mon jeu vienne naturellement.

Cet exercice est différent du théâtre car nous n’y avons pas le retour direct du public. Pour autant, l’équipe technique nous aide à prendre les bonnes directions pour nos interprétations.

Le tournage pour TMC fut, lui aussi, super. Avec pour cette deuxième expérience face caméra, une réalisation en pleine rue. Les comédiens ont tous été très accueillants et il est en fait plutôt facile de s’intégrer à cette bande où la plupart des membres se connaissent depuis près de vingt ans.

Le jeu n’est pas le même car, contrairement au théâtre où il faut démultiplier l’interprétation, la série nécessite d’être plus modéré face à la caméra. J’ai beaucoup apprécié cette expérience.

5/ Quels sont vos projets et vos envies dans ce cadre ?

J’aimerais beaucoup faire du cinéma. Pourquoi pas intégrer une master classe dans ce domaine pour découvrir les conseils de producteurs et de réalisateurs.

Cette formation m’intéresserait tout particulièrement.

Je m'intéresse aussi au doublage de voix, j'aimerais notamment faire plusieurs stages pour découvrir et apprendre cet art.

A côté de ça, j'aimerai jouer (au théâtre ou face caméra) aux côtés de mon frère jumeau, lui aussi comédien. Pourquoi pas créer et monter un projet tous les deux, mais nous serions aussi ravis de recevoir les idées ou projets de personnes extérieurs.

6/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

L’école de comédie musicale (l'Académie International de la Danse) que j’ai pu effectuer précédemment m’a habitué à être rapidement efficace après plusieurs heures d’attente. Notamment au travers de mes expériences au Casino de Paris ou bien encore à l’Olympia, en tant que danseuse, où les cadences étaient infernales.

Ces expériences m’aident à être efficace pour satisfaire ma vision du rôle ainsi que celle du réalisateur. Je m’efforce d’être concentrée sur mon personnage pour mettre en pratique les conseils reçus de l’équipe technique juste avant de tourner. Je suis assez rigoureuse pour rester fixée sur mon objectif. Ce qui est très important face au rythme que j’ai pu connaitre notamment sur TMC.

Il est très important, je trouve, pour un comédien, d’apporter sa touche personnelle. En plus de l’attendu initial du réalisateur, l’artiste a le devoir de proposer un supplément, aussi pour se démarquer. C’est pourquoi l’apprentissage du texte est également l’occasion de réfléchir à des apports plus personnels.

7/ De façon plus générale, quelles complémentarités retrouvez-vous dans les différents arts que vous pratiquez ?

Ma formation initiale en comédie musicale m’a beaucoup aidé à appréhender le regard des autres ainsi qu’à gérer mon amplitude corporelle. La danse m’aide, au théâtre, à mieux occuper l’espace et à être libre avec mon corps.

Avoir travaillé en troupe au théâtre facilite mon intégration lors d’un tournage où je ne connais personne. Cet esprit de groupe m’aide sur un plateau.

Même si, contrairement au cinéma, le théâtre offre la possibilité, d’un soir au suivant, de s’améliorer, les deux arts se complémentarisent assez facilement.

8/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à suivre vos projets et votre actualité ?

La prochaine pièce que j’interpréterai (et que je vous communiquerai) sera surement folle, c’est pourquoi je vous encourage vivement à venir la voir !

J’espère avoir l’opportunité au cinéma de vous séduire et, à la télévision, de vous surprendre dans de nouvelles séries. J’aimerais également que vous puissiez entendre ma voix notamment dans des dessins animés car le doublage m’attire vivement.

Effectuer cet entretien avec vous fut un plaisir Léa !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

La comédienne Macha Orlova nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Macha Orlova nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Macha,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement en tournée et serez prochainement au théâtre parisien du Gymnase pour la pièce « Ici les aubes sont plus douces ». Pour commencer, quel est le contenu ? Quelle histoire y est racontée ?

Cette pièce met en avant les femmes russes à la guerre, dans les années 40-45. J’y interprète le rôle de Kirianova, sergent-chef militaire.

L’histoire se base en fait sur le parcours d’une journaliste russe, à travers tout son pays, à la recherche de femmes ayant fait la guerre, non pas en tant qu’épouses, mais directement en militaires. Un million de femmes se sont engagées en Russie mais n’ont jamais été réellement mises en avant, parce que la guerre est bien souvent décryptée et racontée par le prisme des hommes.

Le livre « La guerre n’a pas un visage de femme » met, à l’inverse, en avant la guerre vue par les femmes. Près de cinq cents d’entre elles ont été interviewées pour raconter ce qu’elles ont vécu. Toutes n’ont pas parlé spontanément. Ce n’est qu’après plusieurs après-midi passés avec la journaliste à échanger en buvant du thé qu’elles se sont ouvertes et racontées.

On y apprend notamment que beaucoup d’entre elles souffraient de ne plus pouvoir entendre les oiseaux ni les animaux pendant cette période. Les difficultés physiques rencontrées, l’absence d’habits et de chaussures à leur taille sont autant d’éléments retranscrits.

La pièce de théâtre est en fait l’adaptation mélangée de ce livre d’interviews ainsi que du roman du même nom, paru en Russie, dont deux transcriptions cinématographiques ont été réalisées avec succès. La première dans les années 60, l’autre très récemment.

2/ Cette pièce met, nous l’avons dit, en avant un thème historique. Cela implique-t-il, artistiquement parlant, une adaptation particulière comparativement à une pièce contemporaine ?

Oui, de part les textes, les accessoires et les vêtements.

Mais les metteuses en scène n’ont pas voulu marqué une époque ni un pays car elles souhaitaient rendre cette histoire intemporelle et universelle.

3/ Ce classique de la littérature russe a été adapté plusieurs fois au cinéma et au théâtre, mais il s’agit d’une première en France. A ce titre, les metteurs et vous-même avez-vous cherché à vous inspirées de ces autres interprétations ? Ou, au contraire, avez-vous préférer garder une certaine fraîcheur sur l’œuvre ?

Les metteuses en scène ont pu voir à plusieurs reprises le film en version originale, qui n’a d’ailleurs pas été traduit. J’en ai fait de même car je parle le russe.

Nous avons tous beaucoup lu de textes et œuvres sur cette période, en plus de ceux ayant servi de modèle à l’adaptation théâtrale. Nous nous sommes beaucoup inspirés d’écrits et de films de cette époque-là sur la guerre.

4/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je viens de terminer l’écriture d’une autre pièce de théâtre, « Paris à tout prix », qui diffère complètement de l’œuvre précédemment expliquée. C’est une comédie de femmes, autours d’une belge, d’une québécoise et d’une provinciale du Jura, qui se retrouvent à Paris et vivent ensemble en collocation.

Des thèmes tels que la francophonie ou bien encore les problèmes de compréhension des expressions respectives de chaque pays y sont mis en avant. C’est une pièce très drôle.

Nous sommes actuellement de recherche de producteurs.

En parallèle, vous pouvez aussi me retrouver sur TMC, dans la série « Les Mystères de l’Amour », au travers du rôle d’Alexandra. Je viens de terminer le tournage de la saison 10.

J’en garde un très bon souvenir, j’y ai pris énormément de plaisir car j’ai adoré mon rôle de femme méchante. Le rythme est très soutenu, je me souviens d’une journée où nous avons tourné dix-neuf séquences. Cinq à six épisodes y étaient regroupés. Pour cela, deux équipes parallèles étaient organisées, pour profiter au maximum des conditions.

Ce fut très intense et amusant, mais nous avons fini dans les temps. Une liberté est laissée aux comédiens, nous sommes libres de créer nos personnages.

J’aimerais beaucoup poursuivre l’aventure et nous sommes actuellement en discussion pour la saison 11.

5/ Votre parcours traduit la richesse de votre arc artistique. Citons notamment le théâtre, la télévision le cinéma, la mise en scène et l’écriture. Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

La création est le facteur commun à tous ces arts, ce qui me plait beaucoup.

Pour éviter d’être tributaire des désirs des autres et donc d’être dans l’attente, j’ai décidé de créer par moi-même, notamment aux travers de quatre pièces de théâtre. Parmi lesquelles « A la santé des traitres » qui a reçu en 2013 le prix d’écriture contemporaine.

Je prends beaucoup de plaisir dans cet exercice.

6/ Quelles sont généralement vos principales sources d’inspiration pour l’écriture ?

Le réel, que je cherche ensuite à transformer pour le rendre encore plus intéressant. J’aime partir d’une base vraie, d’une histoire que j’ai vécue ou que l’on m’a racontée.

Typiquement, « A la santé des traitres » est à mettre en lien avec la situation d’exil de ma famille russo-juive, dans les années 70. Chaque thème d’inspiration me touche.

Mes écritures partent donc d’un fait vécu, que je mets en fiction. Je fais parler mon imagination mais à partir du réel.

7/ Les rythmes de tournage sur les plateaux sont généralement très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace ensuite face au réalisateur ?

Je travaille beaucoup mon texte en amont pour, une fois sur le plateau, être focalisée uniquement sur mon jeu.

Pour cela, je commence par apprendre par cœur mes répliques puis je les appréhende dans de multiples situations différentes pour que je puisse plus facilement m’adapter ensuite aux éventuelles modifications et requêtes du réalisateur. Notamment sur les intentions et la façon de dire les choses.

Une collaboration avec des amies comédiennes peut m’aider aussi à cela. Aussi, j’arrive sur le tournage très préparée et concentrée.

8/ Vous avez participé à de multiples aventures théâtrales. Aussi, comment vous sentez-vous à quelques instants de monter sur scène ? Est-ce l’excitation d’une nouvelle représentation ou bien le stress qui l’emporte ?

Le trac est un sentiment qui me pousse, il est une énergie positive. Bien souvent, je ressens un mélange des différentes sensations mentionnées. Tout dépend plus exactement du contexte. Notamment lors d’une première, la peur d’être mal compris ou mal perçue est présente, et peut même être pénalisante dans le jeu.

Une fois cette date aboutie, le trac éprouvé est à lier à l’envie de retrouver le public. Pour faire passer aux spectateurs un bon moment.

9/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène mais aussi à suivre votre riche parcours ?

De façon plus générale, je vous encourage vivement à aller au théâtre ! Nombreuses sont les pièces qui vous bouleverseront et vous apprendront des choses. A l’image des livres, le spectacle vivant fait avancer la vie. Sans culture et sans âme, nous ne sommes pas grand-chose.

Le théâtre a besoin de vous, public, pour continuer à exister et à avancer.

Merci Macha pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Cyril Aubin, comédien, met en avant son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Cyril Aubin, comédien, met en avant son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour Cyril,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous étiez, en juillet dernier, sur les planches du Festival d’Avignon pour la pièce « Pourquoi faire simple ? », aux côtés de Fabienne Galloux, Laurent Hugny et Fabrice Donnio. Comment présenteriez-vous ce vaudeville moderne mené à cent à l’heure ?

La pièce met en avant un directeur artistique dans l’édition, à la vie plutôt tranquille, qui va connaitre une succession de péripéties dans la même journée.

Commençant par un problème téléphonique qu’il tente de réparer avec son fournisseur, en même temps qu’arrive un plombier sans gêne pour s’occuper d’une fuite d’eau dans la chambre dans laquelle vient juste d’être posé un parquet norvégien.

Sa maitresse choisit ce même moment pour débarquer et lui annoncer que son mari, qui est en l’occurrence son meilleur ami, est au courant de leur liaison.

S’enchainent alors les quiproquos, les non-dits et les cachotteries, dans la plus pure tradition d’un vaudeville. L’intimité des personnages y est progressivement dévoilée et l’on comprend mieux notamment l’origine de la relation d’adultère. Ajoutons que, à cause d’une porte qui ferme mal, les personnages vont même se retrouver enfermés.

2/ Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Il faisait très chaud (rires). La forte température de 40 degrés reste l’un des premiers souvenirs de ce festival. S’agissant d’une création, nous avons passé aussi beaucoup de temps à distribuer des tracts, ce qui fut l’occasion d’échanger avec le public et d’engager de belles conversations.

Nous sommes ainsi allés chercher les spectateurs au travers d’autres moyens que ceux traditionnellement utilisés, comme internet, la télévision ou bien encore la presse.

C’est un super souvenir, une expérience forte et riche en rencontres promettant un bel avenir à la pièce. Nous avons un très bon et agréable festival.

En outre, quelle suite aimeriez-vous y donner : des dates parisiennes ? une tournée provinciale ?

Les démarches semblent parties dans ce sens. Notre producteur souhaite en effet effectuer une représentation exceptionnelle, un show case, pour justement promouvoir la pièce et trouver un coproducteur ou du moins un théâtre qui finance le spectacle.

Nous attendons actuellement des réponses pour des dates sur scène au mois de novembre.

3/ La pièce « Piège à Matignon » se poursuit en tournée. Comment se passe cette belle aventure théâtrale ?

Cela se déroule vraiment très bien. Il faut d’ailleurs noter que j’ai rejoint l’équipe à l’issue de ma participation à la pièce « Le repas des fauves » au théâtre Michel. D’un contexte lourd, l’histoire se déroulant pendant la guerre, j’avais l’envie de m’amuser à présent dans un genre plus léger.

C’est une comédie politico-boulevardesque avec Nathalie Marquay, Philippe Risoli, Jean Lenoir et Marie-Laure Descoureaux. Le public passe, je crois, un agréable moment de rigolade sous couvert de politique. Nous faisons une très bonne tournée et c’est toujours un plaisir de signer des dédicaces.

La pièce met en avant un homme politique sur le point de devenir ministre, voire premier ministre. Mais une machination, dont je fais d’ailleurs parti, se met en place contre lui. Il est en fait découvert habillé en femme au bois de Boulogne, compromettant ainsi son avancée professionnelle.

4/ De façon plus générale, quels sont vos autres envies et projets artistiques du moment ?

Je retrouve, à 46 ans, l’envie d’émouvoir et de ne pas avoir peur de mes sentiments. Aussi, vous pourrez me retrouver, en novembre prochain, dans le téléfilm « Meurtres à La Rochelle ». Où j’y interprète un homme de mon âge, mais qui est resté bloqué mentalement à 12 ans, suite à un accident cérébral.

Il m’a fallu travailler ce rôle de façon très simple et pas du tout caricaturale. J’ai, pour cela, longuement échangé avec ma partenaire Dounia Coesens.

Même si j’adore faire rire et jouer la comédie, cette expérience m’a donné l’envie de développer des interprétations plus sentimentales.

Ce qui rejoint d’autres projets, aussi au théâtre, que je poursuis actuellement. Notamment une pièce avec une amie, Emilie Deville, dont le compagnon écrit beaucoup. Dernièrement « Les pieds dans le vide », qui évoque la rencontre de deux personnes le jour où elles veulent toutes deux se suicider.

Cette histoire, très subtilement écrite, est pleine de rebondissements : d’abord dans le rejet, les personnages vont ensuite voir leur relation évoluer. La solitude actuelle dans les grandes villes, la maladie ainsi que la difficulté de communiquer sont autant de thèmes mis en avant.

Cette interprétation serait l’occasion d’une remise en cause personnelle, me plongeant dans des domaines artistiques moins connus du public et qui font souvent appel à des faiblesses ou des blessures personnelles. Dépasser cet état et les rendre publiques permettent, de façon générale, une pièce plus forte en émotions et, bien souvent, les gens s’y retrouvent et sont alors dans l’empathie.

5/ Revenons quelques instants à ces derniers instants au théâtre, juste avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que vous entendez le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine en vous : l’excitation de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? ou l’inquiétude et le stress, bien compréhensibles, d’avant spectacle ?

Tout dépend, je pense, du nombre de représentations déjà effectuées. La première est un mélange d’excitation, d’envie, d’interrogations et de perditions.

Inversement, après de multiples dates, il faut veiller à rester vigilant et concentré. Personne n’est en effet à l’abri d’un incident ou d’un décalage.

A titre plus personnel, bien qu’un mélange de sentiments soit présent, l’excitation prédomine. J’ai appris, avec le temps, à me faire confiance pour surmonter autant que possible mes inquiétudes. Même après dix jours sans représentation, lorsque la crainte d’avoir oublié son texte revient. Le travail fait en amont m’aide à dépasser cette angoisse naissante.

Chaque soir étant différent, l’excitation d’une nouvelle représentation est encore plus accentuée.

6/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision et des doublages. Qu’est-ce qui vous plait tant dans ces différents arts ? D’ailleurs, quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le doublage nous apprend énormément car nous n’avons pas toujours connaissance de l’ensemble de l’histoire ni même d’un contexte explicite et détaillé. Parfois seules les scènes concernées nous sont présentées. Il est donc nécessaire d’être excessivement attentif à ce que fait l’acteur pour être le plus pertinent dans l’imitation. L’extériorisation, l’instantanéité et la spontanéité qui en découlent sont très importants.

Ces aspects critères sont très utiles, notamment lors de castings car il faut très vite y maitriser une situation et un personnage.

A l’inverse, le théâtre permet un réel approfondissement, le temps étant laissé pour travailler le personnage. Quant à la télévision, j’y suis sur les plateaux comme un poisson dans l’eau. Etant tombé dedans dès l’âge de dix ans. J’adore discuter avec les techniciens car j’envisage aussi de me diriger vers la réalisation.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre actualité et notamment à venir vous voir sur scène ?

Soyez curieux ! Le théâtre ne cesse de nous réserver de belles surprises. J’ai, par exemple, découverts des talents émergeants au travers de « La troupe à Palmade ». Ils apportent richesse, nouveauté et sang neuf. Bref, allez au théâtre !

Ne vous laissez pas aveugler par trop d’images qui vous sont imposées, prenez le temps de vous balader, notamment en forêt, et de faire votre propre sélection.

Laissez-vous surprendre, n’hésitez pas à aller voir des acteurs dans des registres dans lesquels vous ne les attendez pas.

Si vous le souhaitez, foncez prendre des cours de théâtre pour découvrir l’envers du décor et les sensations qui y sont associées.

Merci beaucoup Cyril pour votre gentillesse et votre disponibilité.

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

La comédienne Diane Duquesne nous dévoile son actualité théâtrale et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Diane Duquesne nous dévoile son actualité théâtrale et évoque ses projets !

Bonjour Diane,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, depuis le début du mois d’octobre, de retour à Lille pour la pièce de théâtre «Adopte un jules . com». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ? Quelle est l’histoire racontée ?

L’histoire met en avant trois amies, Kitty, Clara et Marie, aux personnalités bien différentes et détonantes. Elles vont expliquer au public, de façon très drôle, comment trouver un petit ami à travers les réseaux sociaux et réussir en autre, à le mener au mariage.

Le spectacle de présente sous forme de tableaux, de l’épilation par exemple, en passant par la redoutable belle mère.

La pièce se rapproche de l’ambiance des one-man shows. Nous pourrions presque parler d’un three women show.

2/ Vous y interprétez le personnage de Kitty. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Kitty est, si je peux dire, la caricature même de la blonde, à savoir un peu légère et sans filtre. Elle est très naturelle et spontanée dans ses réactions.

Très sexy, elle se rapproche un peu du personnage de Samantha dans la série américaine « Sex and the city ». Aguicheuse, elle parle de sexe de façon assez débridée.

Ce rôle est très agréable à jouer aussi car il est le pendant de celui de Marie, une jeune catho plutôt coincée. Créant ainsi de nombreuses situations rocambolesques !

La mise en scène assez libre nous a donné la chance de pouvoir apporter des petites touches personnelles dans l’interprétation de nos personnages. C’est pourquoi j’ai rajouté à Kitty cette faculté de chanteuse, aussi parce que j’adore chanter et que cette particularité apporte une couleur très pétillante au personnage.

3/ Cette comédie va à cent à l’heure et les rires s’enchainent. Quelles en sont selon vous les principales clés artistiques ?

La pièce s’adresse et parle à tout le monde, pas uniquement à un public jeune qui serait habitué aux réseaux sociaux. La dynamique tient sur une rythmique réglée au millimètre et les vannes sont nombreuses et efficaces.

Elle pourrait même paraître clownesque car nous, comédiennes, allons loin dans l’interprétation de nos personnages respectifs. Nous poussons volontairement la caricature au maximum.

Il est facile, pour chaque spectateur, d’y retrouver l’image d’une amie ou d’une sœur ayant une personnalité proche d’une des trois filles de la pièce. D'ailleurs les hommes comme les femmes en prennent pour leur grade, personne n’est épargné!

Nous avons eu la chance, lors de notre première programmation lilloise, d’accueillir un public très large, des plus jeunes aux seniors. Il y en a pour tous les goûts et toutes les générations.

L’interactivité du spectacle aide aussi sans doute à cela. Les gens ont plaisir à participer à la pièce et à donner leur avis. Amenant de l’improvisation et des surprises sur scène. Chaque soir est ainsi différent, ce qui procure un réel plaisir !

4/ Le fait de jouer à plein temps dans une grande ville de province implique-t-il une adaptation particulière sur scène, comparativement à un public parisien connu pour être très exigeant ?

Nous avons profité de la possibilité - voire la nécessité - de pouvoir étirer les vannes et aussi d’en rajouter selon nos inspirations. Jusqu’à ajouter presque quinze minutes de spectacles en plus par rapport à la version originale. Il faut toutefois trouver le juste milieu pour ne pas perdre en pertinence.

Le public lillois est extrêmement chaleureux et participe de bon cœur. Ce qui est aussi le cas à Paris. La pièce est tellement fraiche et jeune qu’elle permet d’obtenir un retour exceptionnel du public, presque amicale vu l’engouement de leur participation sur la page Facebook par exemple.

5/ En parallèle, vous serez à l’affiche, à partir du 15 octobre, toujours à Lille, de la pièce «Les femmes sont folles». Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette autre belle aventure théâtrale ?

C’est une pièce d’Eléonore Bauer, auteure de la pièce à succès « Ma sœur est un boulet ». Voici sa deuxième création, également joué à Paris depuis 1 an et demi.

Adrien et Charlotte sont frère et sœur. Lui compte se marier avec Sarah. Hélas pour lui, Charlotte déteste cette dernière et va construire un plan pour éviter à tout prix leur union. Pour se faire, elle recontacte Camille, l’ex grand amour d’Adrien pour essayer de les remettre ensemble. Lors d’une soirée, et à l’aide de Marc, un beau gosse un peu simplet qui va devoir se faire passer pour son nouveau petit ami, ils vont tout mettre en œuvre pour rendre jaloux Adrien. Hélas pour elles, la soirée va tourner au vinaigre quand Marc va prendre son rôle un peu trop au sérieux…

J’y interprète Charlotte, trentenaire adulescente, au caractère bien trempé, chroniqueuse sur une radio rock pour ados. A l’opposée de son frère Adrien, jeune PDG, sérieux, représentant le futur mari idéal.

Ajoutons que les thématiques de la religion et de la tolérance y sont aussi évoquées car Adrien et Charlotte sont de confession juive, alors que Camille, est catholique. Différence qui fut la cause première de leur séparation.

Vous passerez vraiment un très bon moment, les péripéties et les rebondissements étant nombreux !

6/ D’un point de vue personnel, comment appréhendez-vous le fait d’enchainer deux pièces dans la même soirée, à 20h puis à 21h30 ? D’ailleurs, une méthodologie particulière sera-t-elle nécessaire pour passer plus facilement d’un personnage au suivant ?

En fait, j’ai accepté ces deux pièces pour un défi personnel. C’est très stimulant de pouvoir me produire autant sur scène même si j’ai pleinement conscience de la difficulté physique que cela va impliquer. D’autant plus que j’y campe deux personnages extrêmement différents. Une bonne hygiène de vie sera alors indispensable pour tenir la cadence et me protéger de l’extinction de voix par exemple.

Il me faudra donc pleinement profiter des quelques minutes de repos entre les deux représentations pour être efficace. Notons que « Les femmes sont folles » sera le premier des deux spectacles. Ce qui est une bonne chose car l’énergie à fournir pour le second personnage est encore plus importante.

Je passerai ainsi d’une pièce de boulevard assez conventionnel à un rôle de “stand up” cumulant aussi le chant et la danse. Cet ordre-ci sera plus simple à mettre en œuvre, je préfère que cela soit crescendo en terme de demande d’énergie.

7/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine : l’excitation de retrouver le public ou l’angoisse d’avant représentation ?

Les deux, parce que ça dépend du moment ! Concernant “Adopte une jules.com” c’est l’excitation qui prime, la fierté et la jubilation de savoir que je vais faire rire les gens avec cette pièce que je joue depuis 1 an et demi et qui n’a plus de secret pour moi. Le trac est ici infime, mais il est toujours présent car j’ai l’envie constante de plaire au public et de lui offrir ce qu’il est venu rechercher, à savoir du divertissement et une bonne soirée. Avec le temps qui passe, ce sentiment est de moins en moins paralysant avec l’accumulation de l’expérience. Je suis aujourd’hui beaucoup plus sûre de moi et consciente de ce que je vais pouvoir donner sur scène chaque soir.

Pour autant, je vais retrouver le trac, celui qui fait mal au ventre, quand je vais commencer la nouvelle pièce “Les femmes sont folles”. J’ai l’impression que ce trac vient plutôt de l’inconnu et se restreint à mesure que le spectacle se rôde.

8/ De façon plus générale, quels sont vos autres envies artistiques du moment ?

J’adorerais faire plus de cinéma. Mais cet objectif nécessite du temps avant d’être atteint. Je ne suis pour autant pas pressée, je prends les opportunités telles qu’elles se présentent.

Être devant la caméra, en plus des représentations théâtrales, est extrêmement important pour moi. Grâce aux castings que je continue à passer, j’ai eu l’opportunité de jouer dans des publicités mais aussi dans « Les Mystères de l’Amour » ou bien encore « Petits secrets entre voisins ».

En parallèle, j’ai aussi eu la chance de recevoir récemment une proposition de one-woman show. Cette discipline m’attire depuis longtemps. Aussi, je profiterai des quatre mois sur Lille pour soit finaliser le contenu de ce futur spectacle potentiel ou débuter l’écriture d’une série web voire d’un film. Il est temps pour moi que je m’occupe d’un projet personnel, qui me tienne à cœur, dans laquelle je puisse raconter un peu mon histoire.

Mes envies sont donc diverses mais très complémentaires. Je souhaite avant tout prendre du plaisir, raconter des histoires, interpréter des personnages forts, si possible à l’opposé de ma personnalité, faire rire et émouvoir les gens.

9/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène mais aussi à suivre votre actualité ?

Si vous avez l’opportunité de venir à Lille, ne passez pas à côté des deux pièces que je vous ai précédemment présentées, je vous garantis que vous passerez un excellent moment! Quant à la télé ou le cinéma, guettez mon arrivée, car vous m’y retrouverez bientôt!

Ce fut un plaisir, Diane, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Sarah-Laure Estragnat, artiste aux multiples talents, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Sarah-Laure Estragnat, artiste aux multiples talents, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Sarah-Laure,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste à plusieurs casquettes, au travers notamment de la comédie et de la photographie, sans oublier l’écriture et la réalisation. Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

L’artistique est le dénominateur commun de tous ces projets. L’art, je trouve, n’a pas de limite et nécessite donc une recherche permanente et une curiosité sans limite. A titre personnel, tout m’attire et j’aime gouter aux différents thèmes cités.

Avec une personnalité hyperactive, j’ai plusieurs cordes à mon arc, à l’image du personnage de Leeloo dans « Le cinquième élément » ; je me sens « multipass ». Je serais d’ailleurs bien triste de ne pas pouvoir évoluer dans ces différents domaines ni de les approfondir au maximum, cela devient un challenge au quotidien pour moi.

L’art n’ayant pas de limite, je pense, par extension, qu’il n’a pas non plus de fin. C’est pourquoi aller plus loin est toujours intéressant et plaisant.

2/ Avez-vous une préférence particulière pour l’un de ces arts en particulier ? Ou est-ce justement leur diversité qui vous attire ?

Ce sentiment est très évolutif car mes préférences et mes attirances varient avec l’âge et le temps. Les expériences et les rencontres font avancer et incitent à tendre vers des chemins et des horizons changeants. Mes envies sont plus fortes à certains moments qu’à d’autres. Tous ces arts se nourrissant, je n’ai aucun regret à les alterner.

Mes vingt-six années d’expérience de comédienne m’ont permises de développer mon art et de m’intéresser également à ce qui se passe derrière la caméra. A l’âge de quinze ans, j’ai souhaité travailler comme régisseuse sur un film plutôt qu’au mac Do ! Ce sont ensuite mes études de graphisme qui m’ont poussé à aborder l’illustration et la photographie.

Dans ce cadre, j’ai eu la chance de collaborer avec le renommé photographe italien Paolo Roversi qui m’a été d’une grande aide. J’ai même pu participer au livre « Studio » qu’il a vendu en édition limitée. J’ai donc tout naturellement développé cet art en parallèle de mon métier de comédienne.

Par ce biais, je me suis ensuite davantage spécialisée dans les books pour comédiens, avant d’aborder la mise en scène ainsi que le cadrage.

C’est donc grâce à la photo que j’ai sauté le pas pour passer à l’image animée, au travers de mon premier court-métrage « Soleil noir ». Alexandra Ansidei et Tom Hygreck, les deux acteurs, m’ont accompagné au Maroc dans cette démarche. L’écriture, la mise en scène, le cadrage et une part importante du montage étaient ainsi sous ma responsabilité sur ce projet.

Mon court-métrage a ensuite été repéré pour un concours organisé par le Festival de Cannes et la région Ile de France, avec Julien Dray.

Je poursuis depuis mon parcours de jeune auteur réalisateur, avec cinq courts-métrages à mon actif. Yohann Zveig, formidable producteur, m’a permis de continuer dans cette voie, avec sa sensibilité artistique semblable à la mienne.

3/ De nombreux et très sympathiques de vos clichés sont visibles sur internet, notamment sur des sites qui y est consacrés. Quelles sont, selon vous, les principales clés d’une photo réussie ?

Le rapport que l’on peut avoir avec sa propre image et celle que l’on croit retranscrire est un sujet sensible.

Aussi, je travaille plutôt dans l’esprit d’images volées, comme pouvait le faire Doisneau. J’adore dérober une partie de l’âme des acteurs et des modèles. Le supplément d’âme qui se dégage alors ne se retrouve pas forcément dans une image que l’on veut contrôler.

Les photos au naturel, en instantané, sont ainsi mes préférées.

4/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur un plateau. Comment vous y préparez-vous en tant que comédienne ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont?

Un comédien doit être malléable, c’est pourquoi je travaille beaucoup à l’instinct. Mon adaptation à la lumière et au contenu est liée à l’instant vécu et aux éléments qui me sont donnés. Tant en comédie qu’en photographie.

Il est important, dans cette optique, d’avoir confiance en l’équipe de travail. L’envie de réussir, d’être généreux et de prendre du plaisir est aussi nécessaire pour être efficace.

Les rôles de composition que j’ai pu interpréter jusqu’à présent ont tous été d’enrichissantes expériences. De la jeune femme de bonne famille à la gitane, en passant par une fille de la jeunesse dorée fortement droguée. Sans oublier une demoiselle gothique. Ces personnalités étant très éloignées de la mienne, je me suis systématiquement renseignée pour être pertinente en plateau.

5/ Avez-vous d’ailleurs été plus particulièrement marquée par une expérience artistique plutôt qu’une autre ? Le cas échéant, quelles en étaient les principales raisons ?

Etant moi-même en perpétuel mouvement, je suis très curieuse. J’aime découvrir et observer l’art en général. Mes déclics sont souvent liés à des coups de cœur pour d’autres artistes, m’incitant, face à cette capacité constatée de l’âme humaine, à développer mes propres projets.

Je me nourris davantage de la réalité de tous les jours que de références artistiques passées. Disons Iñárritu pour sa sensibilté, X.Dolan pour son culot et sa force, Bunuel pour sa folie, Tim Burton pour son univers, M. Scorsese pour sa mise en scène.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai l’envie forte de persévérer dans l’écriture et la réalisation. Effectuer des clips et publicités m’aiderait à m’enrichir un peu plus encore, au contact des équipes artistiques, dans le cadre d’un travail très intensif.

Ayant le souhait de faire mille choses, j’ai parfois, je dois bien le reconnaitre, du mal à me canaliser. J’aime faire également des expositions ou bien encore des photos painting.

Je suis aussi actuellement en postproduction de deux courts métrages produits par Yohann Zveig au travers de Boburst Productions.

En parallèle, j’ai récemment été choisie pour être l’une des trois égéries de la marque de lingerie féminine Bestform. Plusieurs clips promotionnels ont ainsi été tournés sur Paris il y a quelques semaines, avec des scénarii cocasses, nous baladant en tenue légère dans les rues de la capitale.

Les orientations et les chemins pris sont en fonction, comme je vous l’expliquais, d’envies et de découvertes de l’instant présent.

7/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour l’écriture de scénarii ?

C’est une très bonne question. En effet, ma dernière écriture est, si je peux le dire ainsi, un ovni à la fois musical et de fiction. Je travaille en fait sur un court-métrage composé, en partie, de clips. C’est un exercice de style très singulier.

Le travail sur les voix off étant important, je me suis pour cela beaucoup inspirée d’écrits de Claire Castillon, dont l’univers rock, déjanté, sexué et ironique m’attire beaucoup. Ainsi que de travaux de Delphine de Vigan, qui possède une écriture plus soutenue et plus raffinée.

Le mélange des deux styles découle d’une sorte d’écriture automatique de plusieurs parties de leurs ouvrages.

8/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je souhaite surtout vous dire que tout est possible, si l’on fait les choses avec envie, conviction et générosité. Le travail paie toujours ! Il faut y croire.

N’ayez pas peur, proposez, innovez, créez et foncez !

Un grand merci Sarah-Laure pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Le comédien Raphaël Hidrot nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Céline Bliss
Crédit photo : Céline Bliss

Bonjour Raphael,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Quelques mois après la fin des représentations, au théâtre Clavel, de la pièce « Émotionnellement restreint », quels souvenirs gardez-vous de cette belle expérience ?

Cette aventure n’est peut-être pas terminée car la pièce pourrait reprendre en 2016. L’équipe de production recherche actuellement un théâtre dans cette optique. Je suis plutôt confiant, à en juger par le succès qu’avaient connu les représentations précédentes.

Ce fut réellement une superbe expérience. Les rencontres furent riches et intéressantes. Ma nouvelle collaboration avec les metteurs en scène Stéphane et Christophe Botti fut, une fois encore, très agréable.

Cette comédie est en fait une pièce québécoise écrite par Side et ce fut, à titre personnel, l’opportunité de découvrir une autre forme d’humour, d’ailleurs très drôle.

Ce fut une jolie aventure humaine et artistique. Le public a répondu présent et nous en sommes très heureux.

2/ Revenons quelques instants sur ces derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est certes encore fermé mais que vous entendez le public. Comment vous sentez-vous alors ? Animé par l’excitation de retrouver les spectateurs ? Ou anxieux d’être sur les planches ?

C’est, je crois, un mélange des différents sentiments évoqués. Nous avons tous une manière différente de nous concentrer.

Concernant la pièce précédemment évoquée, nous nous entendions très bien. Aussi, nous avions tendance à échanger entre nous quelques blagues et à rire pour essayer d’évacuer le stress. Cette méthodologie me convient tout à fait. J’ai en effet connu d’autres contextes où je restais dans ma loge. L’angoisse survenait alors plus facilement.

L’excitation ressentie est importante car une représentation théâtrale est assimilable à un saut dans le vide. Le texte, le rythme et l’énergie doivent être infaillibles pendant une heure trente environ. Nous n’avons alors pas le droit à l’erreur. Contrairement au cinéma ou à la télévision.

Pour cela, il est nécessaire de faire abstraction des évènements plus personnels survenus au cours de la journée. Cet état d’oubli et ce sentiment d’être quelqu’un d’autre pendant le spectacle est, je trouve, très appréciable.

L’adrénaline et la peur ressenties expliquent aussi pourquoi le théâtre est un art si passionnant, qui en devient presque une drogue. A peine une représentation terminée, je me languis déjà de la suivante.

3/ Votre CV met en avant aussi les autres cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma ou bien encore de la publicité. Quelle complémentarité retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

La caméra, l’appareil photos et les yeux des spectateurs sont tous liés. La mise en danger de notre image, par rapport aux chois faits, est permanente.

Cette diversité rythme aussi chaque journée différemment de la précédente. J’aime passer, du jour au lendemain, d’une répétition à un tournage tout en sachant que, la semaine suivante, des photos sont déjà programmées.

Ces différentes casquettes permettent aussi de rencontrer des gens d’univers et d’horizons différents, ce qui est toujours enrichissant.

4/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

La maitrise de son texte est un élément clé, qui permet de se concentrer sur l’énergie et l’humeur du personnage. Pour être efficace au moment de l’action.

J’aime travailler mes textes et mon personnage en fin de journée, une fois la famille couchée et la vie plus calme. Je peux alors imaginer et inventer plus sereinement.

La connaissance et les affinités avec les partenaires aident aussi à se projeter efficacement, facilitant d’autant le travail.

5/ Vous interprétez actuellement le personnage de Monsieur Ern dans le film de Terry Misseraoui « La maison au bord des larmes ». Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur ce beau projet ?

Terry envisage en fait la réalisation d’un long-métrage. Dans ce cadre, le tournage effectué est à lier à une version raccourcie de l’œuvre, demandée par la société de production, pour ensuite trouver des financements complémentaires. Quarante minutes ont ainsi été proposées.

C’est un film d’époque, se déroulant après la seconde guerre mondiale. Ce projet m’intéresse car il diffère fortement de mes autres expériences. J’ai notamment dû me laisser pousser la moustache.

L’excitation, si le format court plait, de renouveler l’expérience sur un long-métrage cette fois est forte.

6/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos autres projets artistiques actuels ?

Je partirai, au mois de décembre, effectuer une tournée sur l’Ile de la Réunion. Une trentaine de dates du spectacle « Black Christmas », destiné au jeune public, sont déjà prévues.

Ces spectateurs si particuliers sont très sincères et nous nous devons de leur donner envie, plus grands, de continuer à aller voir des spectacles. C’est aussi l’une de mes motivations à participer à cette aventure.

Nous alternerons les grandes salles, notamment à Saint-Denis avec les interventions directement dans des salles des fêtes ou des écoles. Typiquement, il existe, dans les montagnes de l’île, des regroupements scolaires d’une cinquantaine d’élèves n’ayant peut-être jamais vu de spectacle. Nous avons tous hâte d’y être !

Je suis actuellement aussi en répétition d’une autre pièce, écrite par Françoise Levesque et Benjamin Castaneda, que nous espérons présenter au public en 2016. Cette comédie, qui devrait s’appeler «Dis-moi que je rêve », est actuellement en démarchage d’un théâtre et serait pour moi l’opportunité de travailler à nouveau avec Benjamin.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’aime la diversité de mon métier. Ce serait ainsi l’occasion, pour vous, de me retrouver dans des exercices artistiques différents, de la comédie à des spectacles plus sombres.

Je serais aussi ravi d’échanger avec vous à l’issue de la représentation.

Merci Raphael pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Marc Leonian, artiste aux nombreuses casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Marc Leonian, artiste aux nombreuses casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Marc,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision, du cinéma, de la publicité ou bien encore du doublage. D’où vous vient cette passion pour l’art en général ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Ayant toujours voulu être comédien, l’idée m’est venue très tôt, dès l’âge de 14 ans. J’apprécie tout particulièrement la communication et l’échange. Ce dernier étant d’ailleurs mon maitre-mot dans la vie. Typiquement, celui au théâtre avec le public est particulièrement magique.

Les nombreuses idées qui me trottaient à l’esprit m’ont permis aussi de me lancer dans l’écriture, allant même jusqu’à créer mon propre one-man show. Une fois encore dans le but d’échanger avec les spectateurs.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Le plaisir de jouer se retrouve dans chaque discipline ! Cette notion de jeu se retrouve également avec le public quand je suis seul en scène et bien sûr avec mes partenaires de théâtre, de télévision ou de cinéma. La joie de jouer est sans doute le dénominateur commun.

3/ Vous êtes aussi auteur de certains de vos textes. Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Le quotidien, la bêtise humaine, le vécu et surtout mon imaginaire sont autant d’inspirations.

J’essaie ensuite de mélanger le tout pour proposer au public un spectacle entre le vécu et l’imaginaire.

4/ Revenons quelques instants à ces derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène. Le rideau est encore fermé et vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous à cet instant précis ? Heureux et impatient de retrouver le public ? Ou inquiet et stressé avant une nouvelle représentation ?

J’ai surtout très peur. Pour tout vous dire, j’ai failli m’évanouir juste avant de monter sur scène à la première de mon one-man-show au Café de la Gare.

Dans la plupart des cas, je suis auteur, interprète et j’ai aussi quelques idées de mise en scène. Face à ce superbe challenge, une forte angoisse existe alors en moi avant la représentation. Mais, une fois sur scène, ce sentiment disparait, fort heureusement.

Je m’efforce, juste avant, de bien me concentrer sur ce que j’ai à faire.

5/ Le rythme de tournage, sur les plateaux, est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous y préparez-vous en amont ?

Savoir son texte sur le bout des doigts est primordial. Ça m’apporte la liberté nécessaire pour être libre sur scène. Tout dépend, pour le reste, du contexte car le rythme diffère selon les situations.

L’apprentissage du texte est aussi le moment de réfléchir aux valeurs ajoutées que je pourrai ensuite apporter au metteur en scène et au réalisateur. À la lecture du scénario, chacun se fait ses propres idées. Ensuite il y a un échange avec le ou (la) metteur en scène pour rendre l’interprétation crédible.

Etant moi-même auteur, mon mécanisme intérieur m’incite naturellement à imaginer comment pourrait être représenté le personnage.

6/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous orienter vers un art plus particulièrement ? Ou leur complémentarité vous plait-elle davantage ?

J’ai l’envie de jouer à nouveau un spectacle, que j’ai déjà eu la chance d’interpréter en décembre et janvier derniers au café-théâtre « Ze artist’s ». Basé sur l’humour, il s’appelle « La beauté intérieure… Se voit à l’autopsie ».

Auteur de ce spectacle, je suis actuellement en train d’y apporter quelques modifications, dans le but ensuite de le présenter au public l’année prochaine.

D’une durée d’une heure, j’y évoque entre autre mon parcours scolaire peu glorieux ainsi que mon ancien métier d’ouvrier. J’y ajoute ensuite une touche imaginaire pour rendre très drôle le contenu. Les comparaisons et les parallèles entre mes expériences sur les chantiers et celles de comédiens sont au cœur de ce spectacle.

Les premières répétitions avec ma fidèle metteuse en scène Corinne Rousseau, permettront de s’assurer de la fidélité de la retranscription des idées, comparativement à mes envies initiales. J’ai d’ailleurs besoin de beaucoup répéter pour me sentir libre sur scène.

De façon plus générale, je ne souhaite pas me focaliser sur un art en particulier. J’aimerais en fait me concentrer sur mon métier de comédien, celui-ci pouvant ensuite m’emmener dans différents domaines que sont le théâtre, la télévision, le cinéma ou bien encore le one-man-show. Le métier Un comédien est très varié et je j’aime trop pour me consacrer à un seul un domaine ou discipline.

Au delà du métier d’acteur, je suis également chanteur et je m’accompagne d’ailleurs à la guitare. J’écris moi-même les textes de mes chansons. Un clip est visible sur Youtube et Dailymotion, au nom de « Ailleurs », que je vous invite à regarder

https://www.youtube.com/watch?v=juq3X-7m5UQ

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien afin de les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à suivre votre parcours et à vous retrouver dans l’une des thématiques que nous venons d’aborder ?

Mon spectacle est construit avant tout sur l’autodérision. Le personnage que j’interprète est toujours en décalage, jamais à sa place, maladroit ce qui provoque son embarras et les rires... Et en prime comme je chante, à la fin, il y a la célèbre chanson réaliste a capella «Nu dans la rue» ! Je vous invite à venir me voir sur scène, nous passerons ensemble un bon moment de détente !

Ce fut un plaisir, Marc, d’effectuer cet entretien avec vous !

Merci à vous. Le plaisir est partagé.

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0