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Xavier Gojo, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Xavier Gojo, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Xavier,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre ou vous avez joué avec François Berléand, Pascal Légitimus ou Anne Caillon notamment mais aussi de la mise en scène. Qu’est-ce qui vous attire tant dans l’art ?

Je suis monté pour la première fois sur scène à l’âge de 10 ans. Je faisais beaucoup rire mes camarades de classe, c’est pourquoi j’ai ensuite participé aux spectacles scolaires de fin d’année mais aussi à des animations pour retraités. J’ai ensuite auditionné au club med. J’aime raconter des histoires sous toutes les formes.

Le virus de la comédie est en moi depuis toujours, sans que je sache vraiment pourquoi.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

Le cinéma et la télévision sont les plus proches, parce que l’on est alors dans le visuel. A l’inverse du théâtre où le physique prédomine. Ces deux exercices sont certes différents mais en même temps complémentaires. Même si l’interprétation ne peut évidemment pas être la même.

Au théâtre, le comédien joue large tandis que, devant la caméra, il joue peu voire même il ne joue rien. D’ailleurs, le premier enseignement dans un cours d’actor’s studio est d’apprendre à ne rien faire. Car la caméra et le micro sont alors extrêmement proches de nous, donc même le moindre clignement d’œil est perçu. Il faut donc être minimaliste.

Ces deux façons de raconter des histoires sont donc différentes. Il faut, en tant que comédien, mettre le curseur au bon endroit, selon la situation. Typiquement, sur scène, il est important d’amplifier chaque geste pour que n’importe quel spectateur, quelque soit sa place, même au troisième balcon, comprenne la situation. L’action y a aussi une plus grande place pour le comédien car, au cinéma et en télévision, ce dernier est dirigé différemment à cause du découpage car nous ne tournons pas chronologiquement ce qui nécessite une plus grande concentration pour le comédien pour ne pas perdre le fil de l’histoire sur la durée. Et au cinéma seul le réalisateur a dans sa tête le résultat final, le comédien lui fait totalement confiance.

J’aime ces différents exercices et je m’y plais beaucoup ! C’est un travail excitant.

3/ Vous participez activement à la concrétisation du long-métrage « Les Seigneurs d’Outre-Monde ». Pourriez-nous raconter cette belle aventure ? Quelles thématiques y sont abordées ?

Ce film, réalisé par Rémi Hoffmann est un long métrage fantastique médiéval français. De gros moyens ont été attribués, tant pour la musique, les effets spéciaux, les costumes ou bien encore les figurants.

Une lutte y est mise en avant, contre un grand méchant libéré d’un dôme dans lequel il était enfermé depuis des années et qui va obliger les peuples humains à s’unir pour le vaincre. D’une durée supérieure à plus de deux heures, ce film est très sympathique avec tous les codes du genre.

De nombreux partenariats ont vu le jour, notamment avec les chaines Nolife et Dailymotion qui diffusent en exclusivité, avant la sortie en janvier prochain, des extraits de 25 minutes.

4/ En parallèle, il est possible de vous retrouver dans la web-série « Nonsérie ». Quel en est le principe ?

Arthur Laloux, accompagné des étudiants de la faculté d’audiovisuel de Marne la Vallée, est à l’origine de ce délire. Ce programme met en avant, en fait, la création d’une série. C’est ce que l’on appelle une méta série. Qui a bien fonctionné, avec déjà 19 épisodes. Plusieurs festivals ont d’ailleurs décerné des prix à cette web-série.

J’y interprète un policier intervenant en marge de l’équipe de création de la série et qui met une pression pour obtenir ce qu’il voudrait avoir à l’image. Je suis un peu le CSA de la série. C’est assez drôle et fou.

D’autres épisodes non encore diffusés ont été tournés et Arthur souhaite aller plus loin, en réalisant un long métrage. Le « Nonfilm » serait ainsi la suite de la « Nonsérie ». Le projet est lancé au travers de l’écriture du scénario. Le dernier épisode de la web série servira de base à l’histoire du film. Mais je n’ai pas encore d’information sur le tournage car la création d’un long métrage est toujours plus compliquée et plus longue.

5/ Vous participez également à une autre web-série, « Les garçons de chambre ». Quel personnage y incarnez-vous ?

J’apparais dans la deuxième saison. Cette série, elle aussi, plait au public et a été sélectionnée dans un festival francophone. J’y joue un mafieux italien qui trafique des diamants.

6/ Plaire aux internautes sur des formats courts n’est pas chose évidente. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce programme pour y parvenir ?

Je ne sais pas s’il existe réellement des clés pour plaire. Il faut être dans l’air du temps, en essayant d’anticiper les désirs et les besoins. Il est important aussi d’être original, en ayant une idée et un concept.

La liberté est importante car le web permet de réaliser des programmes complémentaires de ceux existant en télévision. Internet permet une plus grande autonomie. Il est possible alors de toucher les gens différemment.

7/ De même, « Les concombres » est une autre série avec laquelle vous êtes à l’affiche. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Tout est parti en fait de l’achat d’un livre, à la gare, s’intitulant « Voyager avec des cons ». La lecture m’a énormément plu, m’incitant à rencontrer l’auteur. Avant d’adapter par moi-même sa série de livres sous forme de programmes courts de 5 minutes, dans lesquels nous développons la connerie habituelle, du quotidien.

Cela passe par un « connologue », joué par Jean-Claude Dreyfus, qui nous transmet les conneries vues chaque jour. Nous ne sommes pas donneurs de leçon, nous rions simplement du quotidien. Par exemple, nous mettons en lumière la bêtise ordinaire d’un individu s’arrêtant sur un quai juste à l’endroit qui dérange tous les autres. Que nous appelons « la place à con ».

Je suis à l’origine de la réécriture, du casting ainsi que de la réalisation. Je joue aux côtés notamment de Jean-Claude Dreyfus, Gaëlle Brunet, Lionel Cécilio, Jo Prestia, Sacha Azoulay et Laurent Petitguillaume et c’est produit par Claire Nader.

8/ Vous serez prochainement en tournée avec la pièce de théâtre « Un air de famille ». Que vous aviez longtemps jouée sur Paris. Quels sentiments ces nouvelles dates à venir, dans toute la France, vous procurent-elles ?

C’est une pièce magnifique que je mets en scène et dans laquelle j’ai la chance de jouer. Il s’agit en fait de la reprise du spectacle de Jean-Pierre Bacri et d’Agnès Jaoui qui a eu le Molière 1994 de la meilleure comédie, avant de devenir un film de cinéma par Cédric Klapisch.

Interpréter cette œuvre est un vrai bonheur, les personnages sont magnifiquement écrits et les rapports de famille y sont incroyables. Je suis ravi de revenir sur scène, notamment à Wasquehal en janvier 2016 et dans le Sud. En espérant le même succès qu’à Lille dernièrement où nous avons pris un kiff monstrueux devant 1200 personnes.

J’ai eu la chance de jouer ce spectacle pendant près de 10 ans, plus d’un millier de fois. J’y ai même interprété les trois personnages masculins. Le barman, lorsque j’étais plus jeune, puis Philippe le frère insupportable et maintenant le patron du bar. C’est merveilleux !

9/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à aimer l’art, au sens général de son terme ?

Il est important à la fois d’avoir l’esprit ouvert mais surtout de rester humble dans l’art. Il ne faut pas croire que ce dernier va révolutionner le monde.

Mais l’art peut, en nous nourrissant de belles histoires, nous amener à réfléchir de temps en temps à notre condition. Ce qui est très intéressant ! Il faut donc courir voire des expositions, mais aussi aller au théâtre, quelque soit la thématique de la pièce. Sans oublier le cinéma. Pour trouver des choses que la télévision ne vous apporte pas, car cette dernière est à présent davantage dans le remplissage.

Il faut donc faire cette démarche active d’aller chercher l’art. Il est partout, il faut s’en imprégner. Comme disait Saint-Exupéry, « on ne voit bien qu’avec le cœur ».

Ce fut un plaisir, Xavier, d’effectuer cette interview avec vous.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jean-Luc Voyeux, artiste aux nombreuses casquettes, évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jean-Luc Voyeux, artiste aux nombreuses casquettes, évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Jean-Luc,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision ou bien encore de la mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

J’ai commencé le théâtre relativement jeune, à l’âge de 15 ans, un peu par hasard. J’ai alors rencontré un professeur qui m’a transmis sa passion. Avant d’arriver à Paris à ma majorité, pour participer à différentes formations.

Je n’ai pas de préférence particulière entre les différents arts cités. J’accorde davantage d’importance à la qualité des projets proposés et aux gens avec lesquels je vais travailler.

J’ai la chance de faire ce métier en tant que professionnel depuis maintenant 17 ans. La richesse et la multiplicité des rencontres faites m’ont aidé à avancer et à être directement sollicité pour la réalisation de certains projets.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

Un metteur en scène regarde les comédiens jouer et se doit de trouver des solutions pour qu’ils puissent aborder leurs personnages. Ce qui m’aide alors lorsque je suis de l’autre côté.

De façon générale, tout est lié. La finalité est de servir l’œuvre, en faisant en sorte que le projet soit beau et générateur d’émotions. J’aime qu’il y ait du mouvement, quelques soient les conditions. Je proscris le vide.

3/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic Comédie, de plusieurs pièces, notamment « Le coach ». Quelle en est l’histoire et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

J’interprète, dans cette comédie de mœurs, le personnage de Marmignon. Il a, dans la vie, de grosses difficultés car il est timide et introverti. Tout en étant très gentil et du coup très naïf. Aussi, il se fait exploiter par son patron, sa maman et sa sœur. Allant jusqu’à lui demander des sommes d’argent astronomiques.

Il est également follement amoureux de sa collègue de travail, qui ne se rend pas compte qu’il est sous son charme depuis deux années.

Lors d’un sombre jour de déprime, il répond à une annonce formulée par un coach. Commence alors une série d’ennuis.

4/ En parallèle, les spectateurs peuvent aussi vous retrouver, dans le même théâtre, pour deux autres spectacles, principalement à destination des enfants, « En avant les Petits Bolides » et « Gabilolo et Malolotte à peu près magiciens ». Pourriez-vous nous en dire davantage ?

Le premier spectacle a été écrit par Nicolas Hirgair, habitué des textes pour adultes, qui se lance cette fois dans ce nouveau registre. Cette pièce à deux comédiens est un peu particulière, au sens où elle a aussi une visée pédagogique. Le permis piéton y est en effet appris aux enfants. A destination des 3 à 8 ans.

Nous avons, dans cette optique, travaillé avec la préfecture de police de Paris, pour que les enfants apprennent en s’amusant. Tout en en profitant pour glisser quelques messages aux adultes, qui ne sont malheureusement pas systématiquement respectueux du code de la route. J’ai la chance d’être sur scène aux côtés de ma délicieuse partenaire Marine Griset, que j’adore.

En parallèle, les aventures de Gabilolo existent depuis une douzaine d’années. Je participe à ce projet depuis deux ans. C’est l’histoire d’un clown et souvent de sa petite sœur, à qui il arrive plein d’aventures.

Dans la prochaine création, Malolotte reçoit une lettre du Père Noel lui disant qu’elle n’a pas été sage. Elle y apprend qu’il serait bien qu’elle s’amende, en aidant les personnes en difficultés, sinon elle ne recevra pas de cadeau en fin d’année.

Il n’est jamais facile de passer d’une thématique à une autre, notamment d’un spectacle pour adultes à une pièce à destination des enfants. Il est, pour cela, important d’avoir une énergie forte et une bonne humeur. A bien y réfléchir, il existe des passerelles car les adultes sont en fait de grands enfants et ces derniers ne manquent pas d’intelligence. Aussi, il faut avant tout ne pas se tromper de personnage.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais participer à davantage de longs-métrages, sur des rôles plus étoffés. La rencontre de personnages plus forts et plus épais me plairait beaucoup.

En outre, j’ai commencé, il y a cinq ans, à approcher la comédie musicale. Je prends, dans cette optique, des cours de chants et de danse. Un théâtre musical, « Cabaret La chatte bleue », a été écrit pour moi et j’en suis très heureux. J’ai eu l’occasion de jouer cette œuvre au théâtre Clavel il y a quelques mois pour une vingtaine de représentations. Les critiques ont été très bonnes. Ce fut vraiment un très beau cadeau et j’en garde un magnifique souvenir.

Aussi, j’apprécierais me tourner vers la comédie musicale. Pour étoffer mon métier de comédien par le chant.

6/ Revenons quelques instants aux derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation d’une nouvelle représentation ou une certaine angoisse d’avance spectacle ?

Généralement, le stress diminue au fur et à mesure de la journée. Typiquement, lorsque je me réveille le matin, j’ai souvent l’envie d’appeler le théâtre pour annuler. Mais cette appréhension se réduit petit à petit à l’approche de l’heure de la représentation. Ce qui est, je crois, peu commun.

Le fait d’arriver au théâtre me détend énormément. Un peu comme si je me retrouvais à la maison. Je m’y sens, en quelque sorte, protégé.

Lorsque je commence à entendre les spectateurs, le stress se transforme alors en excitation et en plaisir. Au travers de la rencontre à venir avec le public et de la joie que nous allons essayer de leur apporter.

Une petite bouffée d’angoisse ressurgit deux minutes avant de monter sur scène, mais une fois sur les planches, j’oublie tout et je prends un plaisir énorme à faire un métier que j’aime.

7/ Le rythme des plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace ensuite face au réalisateur ?

Le rythme y est très particulier car nous ne sommes pas sollicités en permanence. C’est pourquoi j’aime rester à proximité de l’action, pour écouter, voir comment le tournage se passe et essayer de comprendre l’organisation et les attentes du réalisateur.

J’ai plutôt le sentiment qu’il ne faut pas être stressé sur un plateau. Ce que je m’efforce de mettre en application. Même lorsque je ne tourne pas, je suis, tout au long de la journée, dans la peau de mon personnage.

8/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art ?

Le cinéma, de par son renouvellement, apporte toujours quelque chose de nouveau. Il est aussi le miroir de notre société. Sortir au cinéma, sans parler du plaisir que cela procure, permet de mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

Le théâtre, quant à lui, est un partage avec les spectateurs. De multiples salles de proximité existent à Paris, plus de 150 je crois. Avec des tarifs très accessibles, aux alentours de 10 euros. Pour passer un bon moment mais aussi pour s’interroger sur son cas plus personnel, au travers de la projection, dans sa vie privée, de ce qui est montré sur scène. C’est toujours une nouvelle expérience !

Ce fut un plaisir, Jean-Luc, d’effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marion Aydalot : "Le Psg ne gagnera pas la Ligue des Champions cette saison !"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "Le Psg ne gagnera pas la Ligue des Champions cette saison !"

Bonjour Marion,

Quelle joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

1/ Le Paris Saint-Germain effectue un très bon début de saison, tant en championnat qu’en coupe d’Europe. Justement, comment qualifieriez-vous cette entame ? Quel regard y portez-vous ?

Le début de saison parisien est très positif. Je le dis depuis longtemps, il faut plusieurs années au plus haut niveau avant de gagner la Ligue des Champions. Aussi, je crois le Psg capable d’atteindre la finale mais pas de remporter la compétition.

L’année dernière, le club de la capitale faisait parti des huit meilleures équipes du monde. Cette saison, l’équipe a franchi un cap et est à présent parmi les six plus grands clubs. Avec le Bayern Munich, le FC Barcelone, le Real Madrid, le FC Chelsea et Manchester City.

Du temps sera encore nécessaire mais le travail déjà accompli par Laurent Blanc, avec ses joueurs, est très bon.

2/ Quelles sont, selon vous, les principales satisfactions parisiennes ? A l’inverse, quelles déceptions ressentez-vous ?

Le principal aspect positif concerne la domination en championnat. Contrairement aux saisons précédentes, Paris peut être champion dès le mois de mars. Ce qui, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, tire la Ligue 1 vers le haut et non pas vers le bas.

Concernant les joueurs, Marco Veratti m’impressionne toujours autant. Je suis très contente de l’arrivée d’Angel Di Maria, même si sa montée en puissance prend du temps. Il a besoin d’un petit temps d’adaptation, d’autant plus qu’il sort d’une saison avec Manchester United qui n’était pas exceptionnelle.

J’apprécie aussi le travail de l’entraineur. Notamment suite au premier match face au Real, qui a mis en avant les difficultés des attaquants parisiens à évoluer ensemble. Leur réaction face à Saint-Etienne est le fruit de Laurent Blanc. Ce dernier est vraiment un très bon coach.

Je suis très contente de la défense centrale parisienne, avec notamment Thiago Silva, à n’en pas douter, le meilleur au monde à son poste.

Je crois aussi que Zlatan Ibrahimovic va beaucoup manquer à l’équipe lorsqu’il partira. Il a révolutionné notre championnat et en est le meilleur joueur de son histoire. Même si, malheureusement, il n’est pas à la hauteur en coupe d’Europe. Le Psg se devra de trouver son remplaçant, ce qui ne sera pas chose évidente.

3/ La star argentine Angel Di Maria est, à n’en pas douter, le fait principal du dernier mercato. Que pensez-vous de son intégration ? De façon plus générale, que peut-il apporter au club de la capitale ?

Il apporte son expérience, notamment celle de la Ligue des Champions, comme David Luiz l’a fait l’année dernière. A la différence de Zlatan, il ne tremble pas lors d’un grand match, car il a l’habitude de ces rencontres. D’autant plus qu’il a participé à une finale de Coupe du Monde.

Son adaptation est un peu difficile pour le moment. Je pense qu’il devrait jouer un peu plus bas, comme lui demandait Carlo Ancelotti à Madrid, avec les résultats que l’on connait.

Même s’il reste donc quelques réglages à effectuer, je suis très contente de l’arrivée à Paris de l’argentin.

4/ Son arrivée a relégué son compatriote Javier Pastore sur le banc de touche pour les matchs les plus importants. Trouvez-vous cela logique et juste, en comparaison notamment de son excellente saison passée ?

Je trouve qu’Angel di Maria prépare l’après Zlatan. A ce moment-là, les deux argentins évolueront ensemble, en tant que titulaires.

Leur complicité sur le terrain en sera sans doute facilitée par leur amitié en dehors des pelouses et leur proximité aussi avec Edinson Cavani.

5/ Kevin Trapp a rejoint le club à l’été dernier et semble être un titulaire indiscutable. La situation compliquée et tendue entre les gardiens de but ne risque-t-elle pas de nuire en cours de saison à l’ambiance du vestiaire ?

Leur relation tendue ne nuira pas à l’ambiance du groupe car la vie des gardiens de but, de façon générale, est très à l’écart.

Je pense, pour autant, que Kevin Trapp n’a pas l’envergure pour devenir le meilleur. Le Psg mérite un gardien de but d’une encore plus grande qualité, tel Courtois ou Cech. Le choix cet été des dirigeants parisiens n’est certes pas le pire mais ce n’est pas le plus abouti.

Trapp a plus de talent que Sirigu mais, pour gagner la Ligue des Champions, Paris se doit d’aller chercher des joueurs aux statistiques encore meilleures. Il faut toujours penser plus haut.

6/ La saison commence certes à peine. Mais peut-on déjà considérer le titre de champion comme acquis pour les hommes de Laurent Blanc ?

Presque ! Car je ne vois absolument pas quel club pourrait être sacré à la place du Psg. Lyon a de bons jeunes, mais sans doute pas les meilleurs. Marseille est en totale reconstruction. Monaco, pour sa part, est limité et Saint-Etienne loin du trio de tête.

Je ne vois pas quelle équipe pourrait inquiéter Paris. Même si le club ne restera sans doute pas invaincu à l’issue du championnat. A l’image de la saison dernière, je m’attends à une défaite au lendemain d’un match de coupe d’Europe, du fait d’un relâchement des rouges et bleus.

7/ Pour finir, croyez-vous aux chances parisiennes en Ligue des Champions ? Que peuvent réellement ambitionner les rouges et bleus dans cette compétition ?

Si le Psg dispose d’un bon tirage, il peut raisonnablement atteindre la finale, comme je vous l’expliquais précédemment. A l’inverse, un tirage plus compliqué impliquerait sans doute une élimination en quart ou en demi-finale.

En revanche, je le dis et je le répète, le club ne gagnera pas cette saison la compétition parce que cette dernière ne peut être remportée avec un attaquant de 34 ans. Seule exception, Didier Drogba avec Chelsea. Mais le football de 2012 n’est pas celui de 2016. Aujourd’hui, le jeu va encore plus vite et des attaquants encore plus jeunes sont mis en valeur.

Aussi, cette année sera, je crois, celle du Real Madrid ou du Bayern Munich. Le Psg n’est pas encore à leur niveau. Il est, pour le moment, meilleur que des équipes telles Manchester United, la Juventus Turin ou bien encore le Borussia Dortmund.

Ce fut une nouvelle fois un réel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous Marion !

Publié dans Télévision

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Nancy Sinatra, animatrice et comédienne de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Nancy Sinatra, animatrice et comédienne de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Nancy,

Merci de nous accorder un peu de votre temps afin de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes en direct, plusieurs fois par semaine, sur le site de QVC France et ses différentes chaines. Pour commencer, pourriez-vous nous présenter le principe et le contenu de l’émission ?

QVC fait place, tous les jours de la semaine à 17h, à un show qui s’appelle « L’esprit shopping » où, avec un autre animateur, nous mettons en avant des produits que l’on peut retrouver sur le site. J’apprécie tout particulièrement ce programme, de part notamment son contenu.

Citons aussi les shows beauté, bijoux, maison, mode, cuisine et sportifs. De nombreuses thématiques sont donc abordées mais j’ai une affinité plus spéciale pour les émissions en lien avec la maison et la cuisine. De part ma vie personnelle.

Les références qui y sont présentées vous permettront de gagner du temps dans votre quotidien. Une vraie expertise et une variété des marques, pour tous les âges, des produits les plus naturels aux plus innovants sont aussi à mentionner lors des émissions beauté. Cette richesse est très intéressante.

QVC est, à titre plus personnel, une aventure humaine fortement intéressante, permettant à chacun des dix présentateurs de rencontrer des experts dans les catégories abordées. Nous avons aussi la chance de travailler et d’échanger avec des collaborateurs américains et anglais.

Indépendamment des ventes de produits, nous apportons aux gens du divertissement quotidien. Ces programmes étant diffusés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, ils apportent une compagnie aux téléspectateurs, des retraités aux plus jeunes qui zappent. Chacun y trouvera sans doute quelque chose de différent mais passera un agréable moment à regarder nos émissions.

2/ Quelles sont, selon vous, les principales clés pour intéresser et inciter les internautes à acheter en ligne ?

Nous ne cherchons à inciter personne. Nous sommes dans la présentation de produits ou d’objets d’univers variés et chaque thématique intéressera sans doute des téléspectateurs différents.

Je cherche avant tout à rester moi-même. Typiquement, je ne suis pas une spécialiste des produits de beauté. Aussi, à l’antenne, j’apprends avec les gens qui nous suivent. J’essaie d’être naturelle et moi-même dans tous les cas.

Chaque émission est différente, à la fois par la diversité des animateurs de la chaine mais aussi par les conditions du direct.

3/ Comment préparez-vous vos interventions ? Avez-vous l’occasion de découvrir et d’essayer certains produits en amont ? Comment en connaissez-vous leurs principales caractéristiques ?

J’ai la chance d’être accompagnée d’une très bonne équipe. Typiquement, les acheteurs m’apportent une aide précieuse. Les cp, quant à eux, veillent au contenu et aux informations à communiquer, notamment pour les « Today’s Special Value ». Cet encadrement est nécessaire pour gérer au mieux les 139 marques et 1393 références du site.

En parallèle, je m’informe sur internet de la marque présentée et j’échange aussi longuement avec les experts. Il faut d’ailleurs se préparer à tout type d’interlocuteurs. Certains spécialistes ayant déjà travaillé pour d’autres programmes du groupe sont habitués à l’exercice mais d’autres, plus novices, doivent être davantage guidés par mes interventions. Cet exercice est vraiment passionnant.

4/ En parallèle, les téléspectateurs de W9 peuvent vous retrouver dans le programme « @ vos clips », plusieurs matins par semaine. Une émission musicale proposant un maximum de tubes choisis directement par les téléspectateurs. Racontez nous cette autre aventure télévisuelle.

Je suis très contente que ces programmes, qui sont en fait des rediffusions, soient toujours à l’antenne. La musique représente une part importante de ma personnalité. Je voulais même initialement être chanteuse.

Ce divertissement, du fait de son contenu, est une vraie évasion pour tout le monde.

5/ Chaque vendredi soir, les téléspectateurs belges ont la chance de vous suivre dans « Ca n’arrive pas qu’aux autres » sur la RTBF. Programme où vous y présentez les chroniques du web et du rire, qui sera bientôt diffusé aussi sur TV5 Monde. Quelles sont vos principales sources et méthodologies pour dénicher le petit plus qui plaira à l’audimat ?

J’essaie d’apporter de la diversité dans le contenu des vidéos proposées. D’un amateur piégeant sa femme à des programmes de mauvais goût qui, de façon plutôt incroyable, plaisent beaucoup. En passant aussi par des magiciens et bien d’autres encore.

L’émission étant basée sur le rire et la surprise, au travers notamment de caméras cachées, mon objectif est de mettre en avant différents styles qui fonctionnent très bien sur la toile.

Cette rubrique est très agréable à mener et apporte un plus au programme.

6/ De façon plus personnelle, comment parvenez-vous à gérer un emploi du temps aussi riche et exhaustif ? Quelles sont vos petites astuces ?

QVC représentant les 3/4 de mon activité, je m’organise autours des émissions de la chaine.

Il faut le reconnaitre, cet emploi du temps très chargé nécessite de renoncer à certains projets. Mais je ne le regrette absolument pas, il est toujours agréable en effet de pouvoir choisir ses activités.

7/ Pour conclure, comment inciter, si ce n’est pas déjà fait, nos lecteurs à suivre vos émissions et vos projets ? Qu’auriez-vous envie de leur dire pour les encourager dans ce sens ?

La société évolue et nous avons tous de moins en moins de temps. C’est l’une des raisons pour lesquelles les commandes par internet ne cessent d’être utiles et de se multiplier. QVC s’inscrit pleinement dans cette lignée.

Tous les goûts et catégories sont représentés et disponibles, avec des prix très compétitifs. De grandes marques nous accompagnent et notons que d’autres ont été créées spécialement pour la chaine. De vraies idées cadeaux peuvent aussi être trouvées, par exemple pour les fêtes de fin d’année.

Des vidéos sont également ajoutées sur le site, pour chaque référence, tirées de shows en live. Permettant de découvrir notamment les concepts d’utilisation. Cette mise en image est vraiment bien. Les commandes sont aussi réalisables par téléphone 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Ajoutons, pour finir, l’importance du service après-vente, qui est disponible quotidiennement en ligne de 8h à 22h.

De vraies valeurs ajoutées sont donc proposées aux téléspectateurs !

Ce fut un réel plaisir, Nancy, d’effectuer cette interview en votre compagnie.

Publié dans Télévision

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Davia Martelli nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Thomas Arthuis
Crédit photo : Thomas Arthuis

Bonjour Davia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours traduit les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment de la télévision, du théâtre ou bien encore du mannequinat. Vous êtes comédienne mais aussi animatrice, chroniqueuse et mannequin.

Aussi, d’où vous vient cette passion si prononcée pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant?

Mon parcours est plutôt atypique. Après avoir pratiqué de multiples activités, comme la danse, ou bien encore le piano, j’ai commencé le théâtre à l’âge de 9 ans. J’ai rapidement été prise d’amour par le texte et par les belles lettres que l’on peut y retrouver.

Plus que le fait d’être sur scène et regardée par le public, aborder un texte et travailler dans un esprit d’équipe ont été les deux éléments qui m’ont rapidement attiré.

Après un bac littéraire avec option théâtre, j’ai effectué une année d’Etudes Théâtrales à la faculté de lettres d’Aix en Provence.

Dans la continuité du théâtre m’est venue, très jeune, l’envie de faire des publicités. Passer à la télévision était, dans ma vision de petite fille, rigolo. C’est ainsi que ma maman m’a inscrite en agence à 12 ans.

Ma vie est une succession de hasards, celui d’avoir choisi une activité extrascolaire qui deviendra ensuite mon métier, mais aussi celui d’avoir rencontré les responsables de l’agence Success qui m’ont orienté vers le mannequinat.

Il en va de même pour mon intégration dans le milieu de la télévision, NRJ12 m’ayant proposé de les rejoindre, alors que je n’avais pas postulé directement. Le bain de la télévision me plaisant beaucoup, j’ai alors décidé de m’y consacrer à fond.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Même si toutes ces activités sont liées aux domaines des médias et de l’image, elles sont assez différentes. Mais la transmission est le lien entre ces trois arts, ce qui me plait beaucoup.

Un shooting de mannequin permet de participer à la création d’une image. Un comédien prend part à la concrétisation d’une pièce ou d’une publicité. Rencontrer une équipe, mettre ma technique et mon savoir faire au service d’une réalisation me rendent heureuse.

Je prends autant de plaisir à être sur un plateau pour tourner une publicité qu’à créer une pièce de théâtre avec mes collègues comédiens. Dans les deux cas, je suis en effet dans la réalisation et l’aboutissement de mes compétences. Je pense qu’un comédien doit être capable de tout faire, de la vente d’un produit lambda à l’interprétation d’une œuvre de Shakespeare.

En télévision, j’aime transmettre des émotions, au travers de mes lectures sur D8, mais aussi des informations, dans une chronique par exemple sur les nouveaux talents du web comme j’ai pu le faire sur NRJ12.

De façon générale, je suis intéressée par le contact avec les gens pour transmettre.

3/ Les téléspectateurs de D8 peuvent actuellement vous retrouver dans le programme nocturne « Voyage au bout de la nuit », où vous menez notamment des interviews promotionnelles d’auteurs tout, en parallèle, en contant des œuvres. Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques pour mener efficacement ce programme et ainsi plaire au public ?

Il est important de savoir lire avec pertinence. Ce qui peut paraitre facile, mais qui ne l’est pas. Ne recevant les livres que très peu de temps avant l’antenne, je dois me contenter, en amont, de simples recherches sur l’auteur et le contexte de l’œuvre. Je découvre le contenu exact en lisant à l’écran.

C’est un exercice très difficile, d’autant plus que je prends généralement le relai d’un autre animateur, en plein milieu du livre. Ma pratique du théâtre m’aide dans la diction, même si la lecture à voix haute de certains auteurs n’est pas évidente. Il faut vraiment savoir gérer sa respiration.

A titre personnel, la participation à un stage de Technesthésie avec Olivier Leymarie m’a beaucoup appris. Mais je crois que l’entrainement et la pratique sont la meilleure méthode pour réussir l’exercice.

L’investissement est donc important. Le tournage durant trois heures, il ne faut pas céder à la fatigue. Cela se ressentirait directement dans la cohésion avec les téléspectateurs. Il faut leur montrer notre envie de leur faire passer un bon moment.

Le choix des lectures est bien entendu crucial. Nos partenariats avec les maisons d’édition peuvent nous aider à sélectionner des œuvres qui sont dans l’actualité. Un lourd travail en amont de recherche et de démarchage est nécessaire dans ce cadre.

Les deux entretiens que j’ai pu effectuer jusqu’à présent, avec Claire Barré et Emilie de Turckheim, furent très agréables. Un vrai échange avec ces jeunes femmes très sympathiques et investies dans l’interview s’est, à chaque fois, créé. Ce fut un réel plaisir !

4/ Comment préparez-vous ces entretiens ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

La lecture du livre est primordiale. Je me renseigne aussi sur le parcours de l’auteur ainsi que sur les thématiques abordées dans ses différents ouvrages. J’essaie de trouver des correspondances entre sa vie privée et le contenu de l’œuvre.

Camille Koenig, l’assistante de production, m’aide beaucoup dans ce cadre, ainsi qu’à la rédaction des questions. Ce dernier point n’est pas un exercice simple lorsque l’on ne dispose pas d’une formation de journaliste. J’apprends en autodidacte et je trouve cela intéressant. J’évite d’ailleurs les questions de lieu commun, j’y recherche plutôt une certaine finesse, aussi pour mettre mon interlocuteur à l’aise.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’ai réalisé un pilote d’émission de télévision, que j’ai animé et réalisé par mes propres moyens, accompagnée en cela par des amis techniciens. Je pourrai davantage vous en dévoiler le contenu lorsqu’une concrétisation sera proche. Sur un thème assez « girly » que j’espère pouvoir élargir pour attirer aussi une cible masculine. C’est un format frais et court, dans l’esprit d’une bonne copine qui vous emmènera découvrir quelque chose.

Une boite de production s’est montrée intéressée par le projet et je suis actuellement à la recherche d’un annonceur pour « sponsoriser » l’émission. Il sera ensuite plus facile de convaincre les chaines.

Par la suite, aimeriez-vous vous spécialiser dans un art en particulier ?

Agée de 25 ans, je rentre, en tant que mannequin, dans la case « jeune maman ». De façon naturelle, les sollicitations sont moins nombreuses. Mais j’ai passé de très belles années dans ce milieu, depuis 13 ans.

Je continue à passer des castings en publicité car cet exercice me plait beaucoup. J’aime l’ambiance sur les tournages et les rencontres associées avec les équipes.

Mais j’aimerais beaucoup m’orienter vers l’animation télévisuelle à long terme. Il s’agit là du domaine qui m’attire le plus. J’y ai trouvé un juste équilibre entre le jeu avec les téléspectateurs et le fait d’apprendre au travers des rencontres et des thématiques abordées.

Même si je ne refuserai jamais de propositions en comédie car il s’agit de mes premiers amours. Je crois n’avoir pas envie de choisir en fait. J’aime avoir plusieurs casquettes et faire ce qui me plait.

6/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, comment faites-vous pour être efficace avec le réalisateur ? Comment vous organisez-vous avant ?

Tout dépend du contexte. Typiquement, le théâtre, au travers des répétitions, laisse davantage de temps aux comédiens. Pour mieux rentrer dans le personnage, apprivoiser le texte et développer l’histoire.

Contrairement aux séries télévisuelles où la réception du scénario est souvent tardive. Ce qui n’est pas toujours évident car, pour être bon, il est important de maitriser parfaitement son texte. J’ai la chance d’avoir une très bonne mémoire, grâce à mes années de pratique, ce qui est fort utile dans pareille situation. Même si, il faut bien le reconnaitre, il m’arrive d’être désemparée face à l’urgence d’un tournage, m’obligeant à aller à l’essentiel.

A l’inverse, lorsque les conditions sont plus favorables, j’aime apprendre mon texte sur le bout des doigts, de façon neutre dans un premier temps. Ce peut être en chantant sous la douche ou bien encore en faisant la cuisine. Les éventuelles rencontres avec les autres comédiens, dans le cadre de lectures, sont des moments privilégiés pour rentrer dans le rythme et connaitre les attentes du réalisateur.

7/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art, dans sa globalité ?

La situation économique a généré des restrictions, impactant notamment l’accès à l’art. Ce qui est, je trouve, dommage. A titre personnel, j’ai pu ouvrir, petite, mon esprit au contact d’activités culturelles.

Les pièces de théâtre mais aussi les expositions mettent en avant les différentes visions du monde. La culture permet de s’ouvrir aux gens. Il ne faut pas pour autant se forcer, mais il peut être intéressant de s’orienter vers des thématiques qui attirent.

La télévision, de part la diversité des programmes qu’elle propose, peut vous permettre de vous détendre, à l’issue d’une journée de travail bien remplie, mais ce n’est pas tout !

Le rôle de l’éducation nationale et parentale est aussi important, il faut emmener les enfants et les adolescents au théâtre, voir des expositions, etc. Les confronter à ce mode d’expression qu’est l’Art sous toutes ses formes les sort un moment de l’expression purement verbale et des réseaux sociaux, qui prennent une part de plus en plus importante dans nos vies.

Pour finir, soyez curieux! Cela vous fera du bien.

Cet échange fut un réel plaisir Davia !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marc Kolodziej, artiste aux nombreuses casquettes, vous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Marc Kolodziej, artiste aux nombreuses casquettes, vous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Marc,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment de la télévision, du cinéma, de la scène mais aussi de la création de spectacles. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art, en sens général du terme ?

La comédie est, je crois, ce qui m’emballe le plus. La sensation que j’éprouve alors est unique et dépasse tous les autres ressentis.

J'ai envie de proposer des choses au public pour qu'il puisse s’y retrouver. Que ça lui évoque son quotidien, ses rêves, son enfance, ses souvenirs. Que ça le touche. J’aime bien, pour cela, m’encrer dans le réel afin que la concrétisation artistique puisse résonner dans la vie de tous les jours.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Mes nombreuses années de pratique de clown me servent pour d’autres rôles qui n’ont pas vocation à être drôles. En fait, quelque soit le support et la nature du personnage, les outils restent les mêmes.

L’investissement, la présence, la connexion avec le public ainsi qu’avec les partenaires sont autant de facteurs communs à ces exercices artistiques.

3/ Nous l’avons dit, vous avez créé plusieurs spectacles, mêlant théâtre, burlesque, cirque et musique, avec les compagnies « Du vent dans les toiles » et « Balles capone ». Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Les travaux avec ces deux compagnies correspondent à mes débuts artistiques. Nous avons tout fait ensemble : l’écriture, la mise en scène et les décors. Le plaisir était le moteur principal, partant de l’idée que si nous nous amusions, il en serait de même pour le public. Nous voulions aussi le saisir et l'emmener avec nous.

Nos inspirations étaient liées à nos références et à l'envie de les faire rire, de les émouvoir ou de leur faire peur. Comme dans Les Enfants du Paradis....

4/ Revenons quelques instants sur les derniers moments juste avant une représentation. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité de retrouver le public, ou anxieux et stressé ?

Il y a une légère angoisse mais je suis concentré avant de lancer la machine. C’est un travail, je crois, assez cérébral. Je me recentre beaucoup et j’aime à me rappeler l’exhaustivité du travail fait en amont pour me rassurer.

On peut donc parler de trac mais pas de stress. Ce sentiment se transforme alors inconsciemment en énergie positive, si un bon travail a été fait précédemment.

5/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement soutenu. Aussi, comment faites-vous pour être efficace face au réalisateur ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Je m’appuis beaucoup sur les textes, les apprenant en amont pendant plusieurs journées. Je les répète, à l’image d’une poésie.

Puis j’essaie d’y mettre du jeu avant d’être accompagné d’une personne qui m’est proche pour me donner la réplique, me libérant ainsi de la feuille et me permettant de tester quelques pistes. Que je pourrai ensuite exploiter sur le tournage.

Ce petit plus que j’aime apporter doit me correspondre, pour que je puisse être crédible dans mon interprétation.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Aimeriez-vous vous orienter sur un art en particulier ou souhaiteriez-vous continuer à développer vos différentes cordes artistiques ?

Le tournage et les plateaux sont assez nouveaux pour moi et j’aimerais beaucoup pouvoir y persévérer. Sans préférence particulière pour la nature des rôles.

J’avais mis un peu de côté le cirque mais je reprends progressivement cette activité. Un entrainement fort y est nécessaire à la fois pour acquérir un bon niveau mais aussi pour le conserver. Le jeu, quant à lui, nécessite principalement de la pratique. J'aime marier ces 2 techniques.

J’aimerais garder ces différences casquettes car elles sont complémentaires. J’aime varier les plaisirs et mêler plusieurs domaines.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à aimer l’art et à s’y intéresser ?

Le théâtre, le cinéma et la création en général transcrivent la vraie vie. Donc la représentent. Se passionner pour ces différents arts est ainsi un moyen de mieux appréhender le quotidien.

Merci Marc pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Diane Dassigny, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets!

Publié le par Julian STOCKY

Diane Dassigny, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets!

Bonjour Diane,

Quelle joie d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous étiez, en juillet dernier, à l’affiche de l’Alhambra, pour le spectacle musical « Le P’tit Monde de Renaud », avant de poursuivre en tournée pour quelques dates jusqu’à fin décembre. Comment se déroule cette belle aventure artistique ? Quels souvenirs en gardez-vous pour l’heure ?

J’adore ce spectacle, qui représente tout ce que j’aime. C’est du théâtre musical, ça raconte vraiment une histoire au public. L’idée originale est géniale, à savoir écrire un livret à partir des personnages présents dans les chansons de Renaud.

Nous nous éclatons tous, aussi parce que nous avons chacun l’opportunité d’interpréter plusieurs rôles. Trois périodes y sont traversées, permettant ainsi une richesse et une variété des costumes par exemple... et bien sûr il y a surtout les magnifiques chansons de Renaud qui symbolisent chaque époque!

Le spectacle est en accord total avec les valeurs du chanteur, c’est une œuvre assez engagée, en plus d’être drôle et tendre. Défendre, en tant que comédien, ces valeurs est vraiment agréable car on en a rarement l’occasion.

L’ambiance dans l’équipe est top, nous avons passé des semaines de pur bonheur à l’Alhambra. Et les spectateurs ont toujours semblé repartir ravis puisque nous avions droit à des standing ovations tous les soirs.

Quelques dates de tournée sont prévues jusque décembre et d’autres vont probablement se concrétiser par la suite. Pour l’instant nous serons les 2 et 3 novembre à Blagnac, le 4 novembre à Cahors, le 21 novembre à Verneuil-sur-Seine, le 24 novembre à St-Germain-en-Laye, le 30 novembre à Bruxelles et le 18 décembre à Hésingue

2/ Artistiquement parlant, quelles en sont les clés pour plaire au public sans pour autant dénaturer l’œuvre d’un grand chanteur contemporain vivant adulé par ses fans ?

Ni les auteurs ni le metteur en scène ne se sont mis à la place de Renaud. Il s’agit davantage d’un hommage à ce dernier, aussi tout s’est fait avec beaucoup d’humilité.

La démarche est donc très sincère, pour mettre en valeur un chanteur aimé par un grand nombre de fans. Le contenu est touchant et la démarche était d’autant plus fragile que Renaud est vivant. Nous, comédiens et chanteurs, sommes donc en permanence sur un fil.

Notre public est d’ailleurs un mélange de spectateurs ne connaissant que peu l’œuvre de Renaud, venus par curiosité des comédies musicales, et de fans de très longue date du chanteur. Tous ont apprécié notre spectacle, car celui-ci raconte une histoire et permet de découvrir les chansons avec beaucoup de second degré.

3/ En parallèle, vous êtes actuellement en écriture active de la plupart des textes de votre album. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage ? Quelles en seront les thèmes ainsi que les couleurs musicales ?

C’est de la pop française. L’album est en cours d’élaboration mais les maquettes sont déjà prêtes, nous ayant même permis un premier concert, on peut même dire un show, avec un danseur, des artistes équestres et circassiens, du côté de Bordeaux, le 20 septembre dernier. D’autres dates continuent de se greffer, notamment les 11, 12 et 13 décembre près de Nantes, toujours sous chapiteau, et j’en suis très heureuse. Ce concert-spectacle s’intitule «La tête dans les étoiles»

J’ai envie d’un spectacle qui soit toujours en mouvement. Nous ferons certaines dates sous forme d’un concert plus «classique» et d’autres en version spectacle avec un cirque sous chapiteau. Le set de chansons sera a priori le même mais lorsqu’on est sous chapiteau on doit s’adapter à chaque fois! Chaque représentation sera donc vraiment différente, j’aime cette sensation laissée au public d’un contenu éphémère et unique.

J’écris la plupart des textes mais j’aime aussi chanter les textes d’autres paroliers, notamment Jérôme Attal et Marie Klaus. Ecrire ses propres chansons permet une grande liberté, mais j’aime interpréter des œuvres d’autres personnes, qui écrivent par rapport à l’image qu’ils ont de vous ou par rapport à votre désir d’écrire sur certains thèmes... ensuite ça évite de parler de soi et ça m’arrange bien ... après ,quoiqu’il en soit, on en reste l’interprète.

Quand aimeriez-vous pouvoir le présenter au public ?

L’album? Les maquettes sont très avancées, mais à part 2 titres déjà produits et disponibles en téléchargement légal sur le net (accompagnés de leurs clips déjà diffusés sur les chaînes du groupe MCM), nous ne travaillons pas encore avec une maison de disques. Néanmoins je pense autoproduire un EP de 5 titres afin que le public puisse repartir avec un souvenir du spectacle et réécouter quelques titres qu’il auront aimé sur scène (et du coup je souhaite dans l’idéal les enregistrer dans les conditions ud live).

4/ Vous êtes aussi comédienne. Vous allez d’ailleurs incarner la fille du compositeur de Rachmaninoff dans un long-métrage. Parlez-nous en un peu.

C’est un film français réalisé par Jean-Louis Guillermou mais la production est internationale. Le rôle principal est joué par un pianiste virtuose russe, il y a aussi des acteurs anglais et français (dont Gérard Depardieu). Le projet est donc très excitant.

L’histoire (vraie) est inconnue du public car elle est tirée de la correspondance entre Rachmaninoff et sa maîtresse. Le tournage débutera à la mi-novembre, à Paris. J’en suis ravie et j’ai hâte de commencer.

En parallèle je vais jouer dans la série «Profilage» pour TF1, un personnage haut en couleur! Je pense que je vais me régaler.

5/ Quelles complémentarités retrouvez-vous d’ailleurs entre les différents arts que nous venons d’évoquer ?

Tous représentent, pour moi, un seul et même métier : celui d’interprète. Il en va de même d’ailleurs pour la danse. L ‘expression du corps et de la voix est une façon de s’oublier en rentrant dans la peau de quelqu’un d’autre.

Je me livre ainsi mais sous couvert d’une autre personne. Les sentiments vécus sont très forts et je me donne à fond à chaque représentation ou concert. L’adrénaline ainsi dégagée devient presque comme une drogue.

La scène permet donc d’offrir au public un moment suspendu mais aussi d’éprouver, à titre personnel, des sentiments exacerbés et que notre quotidien ne nous permettrait peut-être jamais de ressentir. Chaque expérience me fait grandir car j’y mets à chaque fois une part très personnelle en jeu. On peut ainsi avoir mille vies et tout plein de petites morts...

6/ De plus, vous avez aussi coécrit un programme court, actuellement en cours de production. Quel en est le contenu ? Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Au titre provisoire de « Dring », j’y suis accompagnée de Julia Dorval, Elea Clair et Perrine Gilbert. Ce sont des pastilles d’une minute...

Pour le reste, chut! Nous sommes actuellement en discussion avec différentes boites de production et nous espérons pouvoir commencer les tournages en début d’année prochaine.

7/ Nous venons d’évoquer la richesse et la diversité de vos qualités artistiques. D’où vous vient cette passion pour l’art ?

Ma maman ayant été comédienne, j’ai eu très tôt la chance d’aller régulièrement au théâtre. Et dès mon plus jeune âge j’ai pris des cours de musique et de danse au conservatoire.

Je suis rentrée, en sixième, à l’école des enfants du spectacle, un collège à horaires aménagés afin de continuer mes activités parascolaires. J’ai ainsi pu participer à mon premier court-métrage pendant les vacances scolaires, quatre ans plus tard.

Puis tout en continuant les études jusqu’en maîtrise de philosophie à la Sorbonne j’ai suivi les cours de l’Ecole d’Art Dramatique Périmony et j’ai trouvé un agent.

J’ai la chance d’avoir fait de ma passion mon métier et c’est un luxe dans la vie.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à vous retrouver dans une (ou plus) des œuvres précédemment évoquées?

Mes deux clips, « J’suis pas comme ça » et « Ma vie est belle », sont visibles sur internet pour découvrir plus précisément mon univers musical. Ma bande-démo de comédienne est disponible sur le net aussi.

J’espère vous avoir rendu curieux à l’issue de cette interview. J’aimerais pouvoir vous rencontrer prochainement sur un de mes concerts (vous trouverez facilement les dates à venir de «La tête dans les étoiles», il y a notamment une page Facebook)

Pour en savoir plus sur mes actus, n’hésitez pas à consulter mon site internet ainsi que mes pages officielles sur les réseaux sociaux.

-mon site: www.dianedassigny.com

-ma page twitter: wwww.twitter.com/dianedassigny

-mon Facebook Officiel: www.facebook.com/dianedassignyofficiel

Je vous dis à très bientôt !

Merci Diane pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Merci à vous Julian!

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Anatole Yun, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Anatole Yun, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Anatole,

Quelle joie d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artistes aux multiples casquettes, au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre ou bien encore des voix off et du doublage. D’où vous vient cette passion artistique ? Qu’est-ce qui vous plait tant dans ce beau métier ?

Jouer la comédie et, ainsi, incarner des personnages, que ce soit derrière un micro, sur une scène de théâtre ou bien encore sur un plateau de télévision et de cinéma, amène le plaisir de se mettre dans la peau d’un autre que soi.

Mettre sa voix, son corps et son regard au service d’un personnage et d’un projet est ainsi très intéressant. Interpréter des textes de qualité est aussi une grande joie !

Tout cela me motive et m’a donné, petit déjà, l’envie d’être comédien. J’ai commencé le théâtre au collège, créant en moi le plaisir d’interpréter des textes.

Vivre de ma passion est un grand privilège !

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

La voix, le corps et le regard sont les principaux outils du comédien. Etre derrière le micro, lors d’un doublage, nécessite d’exploiter pleinement la voix et ses atouts. Le corps joue, inconsciemment, pour donner de l’énergie.

Il est pertinent, pour un comédien, de s’ouvrir sur d’autres disciplines, telles que le danse, permettant un travail sur le corps.

Le théâtre est l’art ultime pour un artiste car il y réunit tous ses sens. Chaque organe doit alors exprimer quelque chose. Donc être comédien nécessite d’être multi casquettes.

3/ Le rythme de tournage sur un plateau est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être ensuite efficace face au réalisateur ?

Il est absolument nécessaire de connaitre son texte. Sans en être prisonnier, pour pouvoir être réactif face aux demandes du metteur en scène.

Arriver détendu et relaxé sur un plateau, en ayant confiance, aide à être efficace. Il faut aussi être à l’écoute, notamment de l’équipe technique, des partenaires et du réalisateur. Etre aiguisé et affuté au niveau des sens permet aussi d’être force de proposition.

Il faut aussi savoir s’adapter au contexte et aux conditions. Typiquement, le cinéma laisse davantage le temps sur les plateaux de tournage, contrairement aux séries où seulement quelques prises sont effectuées.

4/ Comment vous sentez-vous quelques instants avant de débuter une nouvelle représentation théâtrale ? Etes-vous excité par la joie de retrouver une nouvelle fois le public ? Ou êtes-vous davantage angoissé, ce qui serait bien compréhensible ?

J’ai toujours le trac, mais que j’essaie de transformer en force pour me transcender. Il est important de ne pas trop penser à l’angoisse ressentie. Au contraire, il est pertinent de la convertir en énergie positive pour donner ensuite le meilleur de soi.

S’ajoute à cela l’excitation de retrouver ses partenaires et la scène, pour laisser vivre le personnage.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je m’oriente actuellement de plus en plus vers l’écriture, un domaine qui m’intéresse. Ce qui me permet d’être force de proposition pour raconter des histoires différentes. A destination principalement du cinéma car le grand écran est un rêve. Les premiers retours sur mon travail sont plutôt positifs mais le chemin est encore long.

L’écriture permet aussi l’apprentissage de la structure d’un scénario, pour mieux comprendre les enjeux d’une histoire.

J’aime aborder des sujets qui me touchent, notamment l’adoption. Cette thématique est très peu traitée en films, et trop souvent du point de vue des parents et rarement de la vision des adoptés. Qui, en grandissant, se retrouvent face à leur crise d’identité.

6/ Par la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art plus particulièrement ? Ou leur richesse et leur complémentarité vous plaisent-elles davantage ?

La richesse artistique autorise une certaine respiration dans son travail, pour découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles familles et d’autres comédiens.

Etre multi cartes est donc important pour s’ouvrir plus largement.

7/ En conclusion, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à vous suivre ?

Je serais très heureux si mon travail venait à vous plaire et vous interpeller. Vous pouvez suivre mon actualité notamment sur les réseaux sociaux, ce sera aussi l’occasion d’échanger.

Les comédiens ont besoin de vous, public. Vous êtes notre force et notre énergie.

Merci Anatole pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Fabrice Colson, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Claude Lévy
Crédit photo : Claude Lévy

Bonjour Fabrice,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours met en avant la richesse de vos participations artistiques, notamment au cinéma et en télévision. D’où vous vient cette passion ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

A l’image d’Obelix, je suis tombé dedans tout petit. Je suis passionné par le cinéma fantastique de science fiction depuis l’âge de 6 ans.

Ce n’est pas bien de le dire, mais, dans les années 80, j’ai piraté et copié des cassettes. J’ai aussi parcouru les conventions à la quête de photos dédicacées. Aujourd’hui, j’ai plus de 800 autographes et 7 000 dvd, sans oublier 1 000 blu-ray, des affiches et des figurines de cinéma. Au travers de mon activité actuelle, une boucle est bouclée. Ma passion est devenue mon quotidien.

J’ai fait de nombreux métiers différents. D’origine suisse, je suis arrivé en France et, mes diplômes n’étant pas reconnus, j’ai dû repartir de zéro. Commençant par être cuisinier, puis encadreur de tableaux pendant 11 ans et enfin éducateur pour le ministère de la justice.

Etant très présent notamment sur les forums, j’ai ensuite pu profiter de mes journées de repos pour développer un carnet d’adresses, notamment grâce à des tournages étudiants. En 2008, j’ai eu la chance, sur un long-métrage indépendant, de remplacer un comédien pour rendre service. Ce fut le démarrage de cette nouvelle aventure !

De façon officielle, ma carrière dans ce milieu a démarré au début de l’année 2010, après avoir arrêté mon rôle d’éducateur.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Ces différents mondes séparés sont en fait complémentaires. Je retire des choses et des leçons différentes de chaque branche. De la figuration de masse à 300 personnes au cinéma à la publicité où l’équipe vous choie.

Sans oublier la comédie française ou bien encore la mode, au travers de ma collaboration, sur un court-métrage, avec Karl Lagerfeld.

3/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Tout dépend du contexte. La figuration nécessite généralement le simple d’apport de tenues adaptées. Il n’est, par ailleurs, pas rare de venir initialement pour cette activité mais de basculer ensuite sur un rôle de silhouette. Il faut alors être vif et réactif, mais cela permet souvent, si l’expérience est concluante, de retravailler ensuite avec les mêmes personnes.

Les petits rôles, quant à eux, ne sont pas toujours évidents à interpréter car le temps de préparation est souvent moindre, notamment sur des séries ou des courts métrages.

A l’inverse, lorsque des lectures ou des répétitions sont proposées en amont, je prends alors davantage de plaisir car cela laisse la possibilité d’être plus pertinent. Le travail avec le réalisateur est alors très sympathique.

4/ Vous interprétez le rôle de Vlad dans « Le retour de Marçao », de Bertrand Ploquin. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce personnage ?

Il s’agit d’un long métrage indépendant, avec le milieu de la musique comme thématique. Cette comédie est quelque peu décalée. Mettant en avant l’histoire de Marçao, présenté au début comme le « bras cassé » d’une famille bourgeoise et riche, mais qui a pour rêve de rencontrer et de jouer avec un musicien brésilien qu’il apprécie très fortement.

Contre l’avis de sa famille, il va tenter de concrétiser cette envie, le menant notamment à la rencontre d’une jeune fille pratiquant la danse. Une passion va ensuite naitre entre les deux personnages. Cette demoiselle vit dans un étrange immeuble tenu d’une main de fer par une femme russe qui a deux frères, dont j’interprète l’un d’eux. Ces trois russes se retrouveront par la suite face à Marçao dans un concours de musique.

Mon personnage russe est assez taciturne, parlant peu mais qui, lorsqu’il s’exprime, laisse ensuite peu de place aux autres.

J’ai démarré les tournages récemment, à Montereau. « Le retour de Marçao » sera projeté au marché du film à Cannes l’année prochaine.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’ai récemment tourné un teaser pilote d’une série hommage aux années 80, « Tatane », où le héros a le même look que Magnum. J’y interprète un commissaire et ce fut très chouette à jouer. Une sortie est prévue avant la fin de l’année. Je crois beaucoup à ce projet.

Grâce à internet, de jeunes artistes grandissent notamment sur Youtube. Je viens de participer à un clip pour Norman et Squeezie, les deux plus éminents représentants français de cette jeune génération montante. Cette chanson de rap est complètement délirante.

J’ai ainsi la chance de suivre et d’accompagner les personnalités émergentes d’internet. Grâce au bouche à oreille mais aussi à un bon carnet d’adresses.

Ajoutons qu’il est nécessaire d’être pluridisciplinaire pour pouvoir vivre de cette passion. Ce que je fais avec grand plaisir car j’apprécie ces différentes casquettes artistiques. J’aime découvrir de nouvelles choses.

6/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, en allant notamment au cinéma mais aussi en regardant des téléfilms et des séries ?

Il faut être curieux et fouiller. Il existe certes une omniprésence de certaines productions imposantes, mais l’on s’aperçoit, au travers des théâtres et d’autres spectacles, que de multiples artistes très talentueux existent en France.

N’hésitez pas à aller également à des festivals ainsi qu’à des projections, vous découvrirez de chouettes talents !

Ce fut un plaisir, Fabrice, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision

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Richard Pigois, artiste aux multiples talents, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Richard Pigois, artiste aux multiples talents, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Richard,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes. Citons notamment la comédie et la musique. Sans oublier vos expériences sportives, en boxe ou comme pilote. Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

Ces différents domaines se rejoignent en effet. Mes expériences précédentes m’aident dans mon jeu d’acteur, notamment pour faire passer des émotions. Typiquement, le travail de ma voix pour la musique m’est utile dans la comédie, pour jouer de variations.

Mes multiples casquettes sont donc autant d’outils supplémentaires pour les plateaux de tournage.

2/ Comment vous est venue l’envie de basculer d’un métier à l’autre ? Quels ont été les déclics associés ?

J’ai, c’est vrai, une vie très riche, faite de belles rencontres et d’opportunités. Par exemple, avant d’intégrer la série de TMC « Les Mystères de l’Amour », j’avais en fait sollicité Jean-Luc Azoulay initialement pour parler musique. Il m’a ensuite proposé de passer le casting et nous travaillons ensemble depuis trois ans maintenant.

Par le passé, à l’issue de ma carrière de sportif en triathlon, j’avais l’envie de continuer à progresser. Aimant la musique depuis toujours, je me suis alors orienté en 1999 dans ce domaine.

En arrivant à Paris s’est aussi présentée l’opportunité de faire du mannequinat et des publicités. Plusieurs personnes me parlaient d’ailleurs de cette possibilité depuis de nombreuses années. Ce qui m’a permis ensuite de découvrir le métier d’acteur. Sans d’ailleurs suivre une formation adaptée. Mais je me suis inspiré d’amis pour grandir. Commençant par des téléfilms, puis m’orientant vers le théâtre avant d’intégrer la série de TMC.

3/ Votre groupe « Richard & Friends » propose divers concerts tout au long de l’année. Quel en est le style musical ?

Il s’agit uniquement de reprises de variété jazz. Principalement de standards américains de l’époque de Sinatra et de Dean Martin.

J’ai en fait commencé par le rock et le blues, en explorant le répertoire d’Elvis Presley, qui est tout simplement fabuleux. Près de 3 000 chansons existent et certaines m’ont vraiment donné l’envie de poursuivre ma passion. Mais il est peu évident de faire du rock dans la capitale, aussi je me suis tourné vers le jazz.

Après un break de quelques mois, m’ayant permis de prendre du recul, j’ai fortement envie de remonter sur scène et je travaille dans ce sens. Je suis actuellement en recherche d’un tourneur et d’un agent.

Quelles sont, selon vous, les principales clés d’un concert réussi ? Comment y parvenir ?

Je ne crois pas qu’il existe de recette ni de formule magique. Le travail est la base de la réussite. Il faut aussi être passionné pour être efficace. La cohérence du groupe est importante, pour essayer de faire passer des émotions et avoir le sens du spectacle.

4/ En parallèle, vous êtes actuellement en pleine préparation d’une web-série, avec notamment Allan Duboux et Jean-Marc Mormeck. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur ce beau projet ?

Ce projet avance bien. C’est un univers que je découvre et dans lequel je prends beaucoup de plaisir. Mais qui est compliqué. Le format de la web-série, qui était l’idée première, n’est pas viable. Ayant de l’envie et de l’ambition dans ce milieu, je voudrais aboutir pleinement ce projet.

Une série en télévision est davantage à vocation commerciale, laissant la main aux chaines et aux productions. Ce qui n’est pas le but recherché ici. Aussi, l’idée actuelle est de faire un long-métrage. Car l’artistique y garde une part plus importante et que les fonds sont sans doute moins compliqués à trouver. Je pourrai y garder une certaine liberté pour mener le projet selon mes souhaits.

Quelles en seront les thématiques ?

L’histoire se déroule sur la Côte d’Azur et met en avant un boxeur en fin de carrière, que j’incarne. Il est doué, aurait pu faire une carrière encore plus belle mais n’est pas un gros travailleur. Il préfère faire la fête et prend la vie du bon côté.

Il va ensuite se faire piéger par un combat truqué. Pour pouvoir sauver ses amis, il va enfin devoir travailler plus sérieusement et faire face à la réalité pour affronter un adversaire très fort, normalement interprété par Jean-Marc Mormeck.

5/ Le rythme de tournage est d’ailleurs généralement soutenu sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Je suis aujourd’hui persuadé que la connaissance parfaite du texte est primordiale. Le contexte de la série de TMC est quelque peu différent, de part son ancienneté et le contenu des intrigues. Je me concentre plus particulièrement sur les situations, pour être à l’aise.

De façon plus générale, la maitrise du texte évite une certaine frustration sur le plateau de ne pas pouvoir se concentrer sur autre chose que le contenu. Comme j’ai pu connaitre sur de précédentes expériences qui m’ont ensuite faites grandir. Aujourd’hui, je peux davantage me focaliser sur mon jeu, pour rendre mon personnage d’abord naturel puis intéressant.

Selon moi, il ne faut surtout pas, lors de l’apprentissage du texte, imaginer une situation ou un contexte en particulier. Cela peut très vite être déstabilisant si le réalisateur a prévu autre chose. Je préfère approfondir l’interaction avec les autres personnages. Il est bien de connaitre son propre texte mais il est encore plus important de maitriser celui des autres. Permettant d’être plus pertinent dans les intentions.

6/ Les téléspectateurs de TMC peuvent actuellement vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y incarnez le personnage de John. Ce dernier montre d’ailleurs, depuis quelques mois, une autre facette de sa personnalité, au travers de l’infidélité à sa femme Laly. Quel regard portez-vous sur cette évolution ?

Cette évolution est très intéressante à jouer. Je m’amuse beaucoup sur le tournage. D’autant plus que les intrigues sont à présent davantage orientées sur la comédie. Ce qui est plus en lien avec la thématique de la série. Il faut, pour notre format et nos rythmes de tournage, privilégier cette orientation, ce qui a été fait à juste titre et j’en suis très content.

Je m’entends très bien avec Laly, ainsi qu’avec les nouveaux arrivés dans l’histoire.

7/ Comment aimeriez-vous le voir évoluer par la suite ?

Je n’ai pas forcément réfléchi à cela. Je vois John actuellement comme étant dans une impasse. Nous tournons d’ailleurs en ce moment des situations cocasses et drôles en lien avec cette situation.

J’ai une totale confiance en l’auteur et le tournant donné à la série est une très bonne chose. Un petit rebondissement est à prévoir prochainement, l’intrigue actuelle touchant à sa fin.

La suite sera à la liberté et au choix de l’auteur. J’avais d’ailleurs évoqué précédemment avec ce dernier une éventuelle double vie de mon personnage, mais d’une autre manière. A savoir quelqu’un de sympathique et docile avec sa femme, contrasté d’une autre facette soit de tueur à gage ou d’agent secret.

8/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies du moment ?

J’adorerais me concentrer sur un exercice artistique en particulier, mais j’en suis difficilement capable car je m’ennuie très vite.

J’aimerais beaucoup m’orienter davantage vers le cinéma pour connaitre d’autres conditions de tournage. Tout, en parallèle, en jouant de la musique mais de manière plus calibrée et plus professionnelle. J’ai l’envie de monter d’un cran. Le groupe a atteint un niveau artistique très bon, il faut à présent que je m’entoure pour être encore plus efficace. J’y suis vraiment dans un objectif à long terme.

Ce fut un plaisir, Richard, d’effectuer cette interview en votre compagnie.

Publié dans Télévision

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