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Jules Vallauri, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jules Vallauri, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Jules,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, comme en témoigne votre parcours, un artiste aux multiples casquettes. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre, de l’écriture et de la mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

C’est très simple : si je devais me définir en un mot, je dirais que je suis un créateur. C’est ce qui me fait le plus vibrer.

La création artistique peut passer par n’importe quel vecteur. A la base et à l’origine, celui de l’acteur. Mais aussi ceux du chanteur, de l’auteur et du metteur en scène.

Les techniques diffèrent certes, mais on y retrouve la même couleur et la même énergie.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Comme je vous le disais, je suis, à la base, acteur. Du moins, j’interprète des personnages du mieux que je peux. Cette connaissance pour interpréter des rôles m’oblige inévitablement à une maitrise de moi-même. A partir du moment où cette dernière me relie à quelque chose de centré, il suffit alors d’aller piocher dans les bonnes compétences.

Typiquement, lorsque j’écris, je me sers de l’imagination que je mets au service de mes propres personnages. En tant que metteur en scène, j’ai une passion pour l’artiste et l’être que j’ai en face de moi, car j’occupe aussi ponctuellement cette fonction. Ce qui m’aide à le comprendre et le diriger.

Le vecteur initial de l’acteur m’a demandé une grosse introspection. Qui m’a permise d’aborder sereinement l’écriture et la mise en scène. Comme je me définis, je suis acteur par passion et auteur par nécessité.

3/ Quelles sont généralement vos principales sources d’écriture ?

J’ai une expérience de l’écriture assez courte. Je ne dirais pas récente car la gestation d’un écrit prend du temps. Parfois cinq ou six ans sont nécessaires. Je pars donc du principe que les premiers écrits sont toujours autobiographiques.

Dans le sens où, dans un premier temps, mon écriture est née d’une frustration. Celle de l’acteur qui n’a pas eu le rôle attendu.

Mes premières compositions sont liées au théâtre et je viens d’aborder le roman. Je me suis rendu compte que la liberté y est plus importante.

Pour revenir à votre question, j’écris sur des thématiques qui me touchent. Je commence d’ailleurs à peine à me libérer de ce côté revendicatif de l’auteur. Je fais aussi dire à un personnage ce que la vie ne permet pas d’exprimer.

A noter que mon premier écrit fut la pièce « L'anniversaire » (www.lanniversaire-lapiece.com) éditée aux éditions Publibook, créée à l'espace Pierre Cardin avec Patrick Préjean et Christian Vadim.

4/ Les rythmes sur les plateaux sont souvent très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Une seule technique existe, qui résume tout et rien à la fois, à savoir la disponibilité sur un plateau. Il faut y arriver en ayant digéré, car il n’y a pas de répétition, les côtés artistiques et techniques du personnage. Ainsi que sa propre motivation, car se retrouver dans pareille situation n’est pas un contexte naturel.

Il faut s’y présenter sans n’avoir plus aucune question à se poser. D’autant plus que le metteur en scène va orienter les comédiens dans un sens différent de ce qui avait pu initialement être envisagé. Il ne faut pas être figé et il est important de se mettre à nu.

Si le metteur en scène juge que la proposition faite par le comédien ne lui convient pas et qu’il exige autre chose, alors il est bon car il sait ce qu’il veut. Nait alors une relation de confiance et de pertinence. Dans la situation inverse, on pourrait croire que la liberté accordée aux acteurs est intéressante, mais ce n’est pas forcément la meilleure solution. Car les repères viennent à manquer.

Aussi, je m’efforce d’être disponible et à l’écoute.

5/ Quels sentiments prédominent en vous au moment de monter sur scène, avant une représentation théâtrale ? L’excitation de retrouver le public ? Le stress d’une nouvelle date ?

Je pars du principe que l’on parle de jeu d’acteur. Il n’y a donc pas de stress, mais de l’excitation. Dont les symptômes sont d’ailleurs les mêmes, en l’occurrence le cœur qui bat vite et les poils qui s’hérissent. J’aime ce moment où l’envie d’aller communier avec le public se fait particulièrement ressentir.

Là encore, la disponibilité est prépondérante. Un acteur, une fois sur scène, ne doit plus réfléchir, mais jouer. Ce sont les émotions qui doivent le guider et non pas son cerveau.

A noter que, contrairement aux plateaux, même si le fond reste le même, la technique nécessaire y est différente. Une caméra est très introspective car elle vient chercher les sentiments, en zoomant comme un scan. Au théâtre, il faut aller vers les spectateurs.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’ai très envie de travailler avec Jean-Jacques Beineix, pour développer des projets sur l’image. Que ce soit en télévision ou au cinéma. J’aimerais approfondir des personnages plus conséquents et des thématiques encore plus marquantes.

En parallèle, le roman m’attire de plus en plus. Je viens de terminer un essai, qui s’apparente à quelque chose d’autobiographique, sans l’être. En effet, à l’occasion d’un anniversaire, j’ai écrit le roman de la vie de la personne, en l’occurrence ma maman.

Même si je la connais bien, j’ai effectué, dans ce cadre, une vraie démarche journalistique. En contactant, par les réseaux sociaux, la famille italienne d’où est originaire ma mère. En me replongeant dans l’histoire, j’y ai trouvé un vrai ton, une vraie liberté et un vrai plaisir. Contrairement aux trois premières pièces que j’avais précédemment écrites, il n’y a pas de dialogue entre les personnes. Un autre effort artistique était donc attendu car, dès le premier squelette, il était nécessaire de rendre vivante l’histoire.

L’excitation de la création m’a beaucoup plu, motivé et intéressé. Les sensations y sont différentes de la satisfaction de l’acteur ou bien encore du metteur en scène. L’objet final de l’œuvre romanesque est d’une représentation plus concrète.

Enfin, je suis actuellement en tournée théâtrale avec " Madame est morte" de Michel Heim, en région paca. La pièce est d’ailleurs sélectionnée au festival d'Avignon. Plus d’informations sont à retrouver sur le site : www.billetreduc.com

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

La connaissance est l’attrait premier de l’art. Aujourd’hui, les budgets associés sont malheureusement revus à la baisse. Je crois que le potentiel générateur et transgénérateur de l’art est malencontreusement sous-estimé. En effet, un enfant va être ramené, devant un projet, à sa propre vibration artistique, le formant à ses émotions. Sans être imposé par la hiérarchie parentale notamment.

L’art génère ainsi de la liberté.

Ce fut un plaisir, Jules, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Alexandra Campanacci, comédienne de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Alexandra Campanacci, comédienne de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour Alexandra,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers notamment de la comédie et du mannequinat. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Depuis toute petite, j’aime jouer la comédie, avec mes proches. Adolescente, lorsque je regardais la télévision, je refaisais déjà les répliques.

Pour autant, j’ai développé ma formation il y a peu de temps seulement. Je fais du mannequinat depuis cinq ans et de la comédie ainsi que du théâtre depuis simplement une année. Je n’avais pas osé franchir le cap précédemment mais, à force de lui parler tout le temps de cela, mon compagnon Nathan Dellemme (www.nathan.book.fr) a décidé de nous inscrire à des cours de théâtre pour développer ma passion.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Ces deux exercices sont effectivement complémentaires, notamment parce qu’il y est nécessaire d’adopter une attitude. Que ce soit face à un objectif ou une caméra.

Mon expérience dans le mannequinat m’a aussi aidé pour mes débuts en comédie, car cela m’a apporté de la confiance. J’ai été, du coup, plus à l’aise sur les plateaux de tournage.

3/ De nombreux clichés sympathiques vous concernant sont visibles sur la toile. D’après vous, comment réussir une photo ?

La réussite d’un cliché n’est pas liée à la beauté du modèle, mais à l’attitude de ce dernier. A titre personnel, j’essaie de ne pas y penser, pour rester la plus naturelle possible.

4/ Le rythme sur le plateau de tournage est généralement soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Je commence par apprendre mon texte sur le bout des doigts puis je le révise dans différentes situations. Par exemple lorsque je fais la vaisselle.

Par la suite, mon ami, étant comédien, me donne la réplique et je me filme. Pour pouvoir, en regardant le rendu, affiner ma préparation.

J’imagine aussi plusieurs scénarii et je réfléchis aux différentes façons d’aborder le texte pour m’adapter, en plateau, aux demandes du réalisateur. Cela me permet aussi de lui faire des propositions, si le temps le permet.

5/ Vous interprétez actuellement le rôle de Vronz, dans la web-série « B2i ». Quelle histoire y est racontée et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une série où les intrigues sont principalement axées directement sur les personnages. Autours de thèmes comme la famille ou bien encore l’amour.

Le lieutenant Vronz, que j’interprète, est découvert, dans les trois premiers épisodes, dans son environnement de travail. Mais, prochainement, sa vie personnelle sera davantage développée.

Le programme est visible sur Youtube, sur les réseaux sociaux ainsi que le site internet de la B2i http://www.b2iwebserie.com.

Les trois premiers épisodes ont été autofinancés. Nous recherchons actuellement un producteur pour nous accompagner. A terme, nous sérions très heureux d’être diffusés en télévision.

6/ Plaire aux internautes sur des formats aussi courts n’est pas toujours évident. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques du succès de ce programme ?

Le programme, d’une fréquence hebdomadaire, dure 10 minutes environ. Il est donc possible de le regarder facilement, dans n’importe quel endroit.

Ce sont des histoires du quotidien, qui parlent à tous et qui aident à réfléchir sur soi-même. La fin de chaque épisode laisse planer un doute qui vous donnera certainement l’envie de découvrir la suite de l’aventure.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’aimerais tourner davantage dans des séries tv et dans des longs métrages pour le cinéma, afin de m’impliquer dans l’interprétation plus approfondie d’un rôle. D’ailleurs, mon frère, Guillaume Campanacci, qui est acteur et réalisateur à Hollywood (www.guillaumecampanacci.com) m’a casté pour ses deuxième et troisième longs-métrages qu’il réalisera cet été avec sa coréalisatrice Vedrana Egon.

Je continue à passer des castings pour augmenter ma visibilité et je profite de mes venues sur Paris pour rencontrer des agences de publicité afin de trouver des opportunités.

Par ailleurs, je suis à la recherche d’un agent, ce qui est tout de même gage de crédibilité dans le milieu.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens général du terme ?

Cela vous permettra de découvrir de nouveaux univers, qui sortent du quotidien. Vous passerez aussi de bons moments de détente, sans prise de tête.

Ce fut un plaisir, Alexandra, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Romain Duquesne met en avant son actualité et ses nombreux projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Romain Duquesne met en avant son actualité et ses nombreux projets artistiques !

Bonjour Romain,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la publicité et de la télévision. D’où vous vient cette passion ?

J’ai été amené au théâtre par l’université, ayant commencé par un Master II en art du spectacle. Au départ, je ne voulais pas jouer, je souhaitais enseigner. Mais le lien a été vite fait car la théorie est certes quelque chose d’extraordinaire mais la pratique l’est au moins autant. Les deux s’accumulent et le plaisir en devient encore plus grand.

Je fais aussi de la mise en scène avec ma compagnie. La cie du 7ème Etage Dans ce cadre, deux spectacles ont déjà vu le jour et un troisième est en préparation. Nous serons sur scène, en mai prochain, à Bruxelles (au théâtre des Riches Claires) avec Septième étage, le spectacle, qui a déjà pas mal tourné et notamment à l’international.

En parallèle, j’ai souvent l’opportunité de faire du théâtre avec d’autres Cies, comme ce fut le cas dernièrement avec le personnage de D’Artagnan, dans un spectacle parrainé par Stéphane Bern (le dernier bal de la reine de France). Cette pièce était une première en France, avec quinze comédiens qui jouaient en simultané dans la totalité d’un château. Les spectateurs, habillés et costumés intégralement, étaient immergés au coeur de l’intrigue.

J’ai commencé à faire de la télévision bien après mes débuts au théâtre car, avec le temps et l’expérience, je me suis aperçu qu’il était important d’avoir plusieurs casquettes.

Enfin, je constitue actuellement une bande démo vocale en lien avec mon cursus lyrique et j’espère pouvoir intégrer une comédie musicale. C’est donc un métier très riche et diversifié !

2/ En avril prochain, la compagnie du 7è étage proposera, au théâtre La Loge, la pièce «Carter est un porc», une farce contemporaine dont vous êtes l’auteur. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet ?

J’ai fait, il y a trois ans, une capsule de ce projet, un format court d’environ trente minutes dans le cadre d’un festival parisien (Les mises en capsules). Nous avions beaucoup rigolé et les retours étaient plutôt positifs.

L’histoire? C’est un petit garçon rouquin et obèse dont les parents vont lui apprendre ses véritables origines. En l’occurence, l’union de la plus grosse de leurs truies du temps où ils étaient fermier en Bretagne et d’un clochard roux vif vagabond. Le tout est encastré dans une trame judéo-chrétienne un peu folle. Je le répète, c’est une farce.

Nous nous réunissons tous dans la joie et la bonne humeur pour nous moquer d’un individu qui est vraiment clownesque et absurde. En soit ce n’est pas sympathique, mais les ressorts comiques viennent interrompre le flux tragique de l’histoire. C’est ça la définition de la farce. On vient se moquer de pauvres bougres, et on adore ça.

Je suis très fier de l’équipe et du projet. C’est un véritable ovni. Je me suis inspiré de «South Park», mais l’univers est plus franchouillard.

3/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Comme je vous le disais, je suis en train de m’intéresser un peu plus au chant. J’ai, dans ce cadre, déjà effectué trois années de formation. J’ai l’envie d’accentuer ce trait pour être en mesure d’être force de proposition. Je pourrai sans doute m’appuyer sur quelques amies chanteuses qui me conseilleront.

J’ai aussi l’envie de passer un Doctorat d’artiste, qui a trois ans d’ancienneté, via le Conservatoire National d’Art Dramatique de la ville de Paris, pour travailler sur les nouvelles écritures et l’improvisation. J’apprécie tout particulièrement ce dernier exercice, que j’ai connu au travers des deux premiers spectacles de ma compagnie, construits sur cette base.

Un éventuel futur nouveau projet est en réflexion actuellement. Nous essayons aussi d’installer, avec la compagnie, des ateliers pédagogiques dans la région dans laquelle nous sommes implantés, près de Poitiers.

Sans oublier quelques dates en province à venir avec le personnage de Lancelot (Lancelot, le chavalier de Merlin), mais ça c’est autre chose, ça ne concerne pas directement ma Cie.

4/ Revenons sur ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel est alors, à titre personnel, le sentiment qui prédomine en vous ? L’excitation et la joie de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? Ou l’angoisse et le stress d’avant spectacle ?

La réponse ne peut être générale. Je me suis déjà surpris à rentrer sur scène en n’ayant aucun trac. A l’inverse, existent des spectacles générant de l’inquiétude en amont car ils demandent des choses tellement précises ne permettant pas l’erreur, qu’ils impliquent une concentration extrême.

Ajoutons que les petits rôles sont encore plus difficiles à gérer car il faut être présent et efficace au bon moment. L’on n’a pas le temps de rattraper un éventuel problème.

L’excitation, la peur et la joie sont autant de sentiments qui, forcément, se mêlent. Mais quoiqu’il arrive, un comédien, une fois sur scène, se doit d’être constant dans sa rigueur.

5/ Sur les plateaux de tournage, les rythmes sont généralement très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il existe différents types de réalisateurs, de ceux qui aiguillent les artistes à ceux qui ne leur disent absolument rien. Un réalisateur, n’est pas nécessairement quelqu’un qui connait la méthodologie de l’acteur; et déjà il faudrait pouvoir la définir simplement pour en parler ainsi.

Certaines séries permettent de travailler le background d’un personnage, lui donnant une origine, un statut et une personnalité. Consciemment ou non, le comédien s’approprie alors le rôle, employant le « je » plutôt que le « il ».

Pour d’autres, à l’inverse, il est alors important d’être capable de s’accommoder des conditions et du rythme. La maitrise du texte est essentielle à cela.

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Personne n’est insensible à l’art, nous sommes tous happés à un moment donné. Il suffit de s’arrêter un peu pour trouver autours de soi du beau ou du moins beau, et y découvrir un intérêt.

L’art donne des points de vue, pas des réponses. Avoir des multitudes de points de vue permet ensuite de faire la part des choses. Pour avoir une dialectique entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Un véritable artiste rend simple d’exécution les choses lointaines difficiles à appliquer. C’est beau à voir !

Ce fut un plaisir, Romain, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Florian,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les téléspectateurs de MCE, la chaine câblée des étudiants, peuvent actuellement vous retrouver dans la série courte « A votre service ». Quel en est le principe ?

J’y incarne Paul, un chauffeur de VTC, quelque peu ringard, légèrement porté sur la bouteille et qui a de grandes idées sur tout. Il accueille dans son véhicule à la fois des clients, mais aussi des amis qui viennent le saluer. Il reçoit même parfois des personnalités.

Mais les courses ne se passent jamais bien. Paul confond les gens et ne peut s’empêcher d’engager la conversation pour donner son avis. Au final, il ne démarre jamais et l’échange se finit souvent très mal.

Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur la page officielle de la série : https://www.facebook.com/A-Votre-Service-847999621985114/

2/ Vous y interprétez, nous l’avons dit, le personnage de Paul, un chauffeur privé de berline. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Paul est quelqu’un de gentil, mais il est sans filtre et naïf. En plus, il pense, à tord, tout connaitre. Si je puis dire, c’est un personnage attachant mais à qui l’on a envie de mettre des claques.

3/ De nombreux guests vous accompagnent dans cette chouette aventure. Citons notamment Samy Naceri, Géraldine Lapalus ou bien encore Didier Gustin. Quels souvenirs gardez-vous des tournages ?

Nous nous amusons beaucoup, malgré un rythme soutenu. Nous tournons en effet quatre à cinq épisodes par jour.

Tous les comédiens apportent leur maximum à la série et leurs expériences nous permettent parfois de nous écarter du scénario initial, pour partir sur plusieurs versions, certaines déjantées. Pour, à la fin, choisir la plus pertinente.

4/ Plaire au public sur une durée courte n’est pas un exercice facile. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce programme pour attirer les téléspectateurs?

La diffusion est hebdomadaire. Chaque mardi soir à 20h 30 sont proposés quatre épisodes, pour une durée totale de 12 à 15 minutes. Evitant ainsi de lasser les gens et, à l’inverse, générant de l’impatience de découvrir la suite.

Sur une durée courte, il est important que les épisodes soient efficaces et que les choses ne soient pas trop attendues.

Je souhaitais aussi que ce programme raconte une vraie histoire, contrairement à pas mal de séries courtes. Chaque participant est présent pour quelque chose de précis, permettant d’engager une conversation sur un sujet ou un problème. Pour ensuite dériver sur d’autres thèmes.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour définir le contenu des épisodes ?

Pour que le téléspectateur puisse à chaque fois se reconnaitre dans un ou deux sketchs, je m’inspire beaucoup de la vie de tous les jours. L’humeur du moment est importante aussi, orientant le programme dans des axes différents.

J’aime mettre les comédiens dans des rôles de composition et leur faire incarner des personnages dans lesquels le public ne les attend pas. Par exemple, le très bon acteur Sami Naceri a joué un gendarme.

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à ce programme ?

Le tournage de la saison 2 débute en décembre, pour une diffusion à partir du 15 mars. Vous retrouverez à nouveau Géraldine Lapalus, Miko, Jean-Christophe Bouvet ou bien encore Alexandre Pesle. D’autres guests nous rejoignent à cette occasion, notamment Gérard Klein, Patrick Puydebat et Gérard Hernandez.

Une saison 3 est déjà en préparation. Notons aussi la sortie en DVD, le 1er mars prochain, de la première saison. Que vous pouvez commander via le lien suivant : http://www.harmattantv.com/videos/film-(vod-dvd)-3131-A-VOTRE-SERVICE-SAISON-1-FICTIONS.html

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement mon deuxième long-métrage. Le premier, « Le casse des casses », était sorti en février 2014 avec Jean-Pierre Castaldi et Philippe Vasseur. Que vous pouvez retrouver en Dvd, au travers du lien suivant : http://video.fnac.com/a8688081/Le-casse-des-casses-DVD-Florian-Hessique-DVD-Zone-2

D’une thématique bien différente, sur un profond drame familial, je le prépare avec Miguel Alexandre. Nous avançons bien et j’espère démarrer le tournage d’ici un an et demi à deux ans.

Pour être informé de l’avancée de ce projet, je vous invite à rejoindre ma page Facebook : https://www.facebook.com/Florian-Hessique-Official-520500581394282/

7/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens global du terme ?

Je pense que l’art, dans sa globalité, permet de s’ouvrir l’esprit à plein de choses que l’on ne connait pas et que l’on ne soupçonne pas.

Quelque soit la forme artistique, l’on y retrouve toujours des choses que l’on comprend de suite et d’autres qui nécessitent plus de temps pour être assimilées. Ce second message est souvent le plus intéressant.

L’art regorge de subtilités et c’est très instructif de s’y intéresser.

Cet échange, Florian, fut un réel plaisir !

Publié dans Télévision

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Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Anton,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma mais aussi du théâtre. D’où vous vient cette passion par les métiers artistiques ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Cette passion est venue très jeune, à Saint-Saint-Pétersbourg, en Russie. J’y ai commencé, à 10 ans, ma première université artistique, une grande école de danse classique. C’est le premier institut d’art dans lequel les enfants peuvent approcher les grandes scènes.

Ces huit années de formation ont été très intenses mais aussi très enrichissantes. Citons notamment la danse, le jeu d’acteur, l’art dramatique, l’escrime, le piano, l’histoires des costumes ou bien encore celle du théâtre. Cette formation était très complète.

Après de nombreuses représentations ensuite sur scène, j’ai eu la chance de venir en France pour une tournée. Le théâtre Chatelet m’avait alors donné l’occasion d’intégrer son spectacle. La situation compliquée dans mon pays natal m’avait définitivement convaincu de rester à Paris.

Passionné par le théâtre et le cinéma, j’ai approfondi mes cours dans ce domaine et ma carrière a réellement commencé lors de ma rencontre avec Jacques Audiard.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

J’ai eu la chance, sur petit et grand écrans, de faire de nombreuses cascades. Comme ce fut le cas dans le légendaire film « De battre mon cœur s’est arrêté », pour la grande scène de bagarre dans les escaliers. Malgré des conditions peu favorables, le rendu est très bon. Grâce, je le crois, à mes formations antérieures. J’ai ensuite obtenu d’autres propositions intéressantes.

J’effectue également des chorégraphies pour le cinéma. La principale chaîne russe m’a ainsi engagé pour un grand film saga, au nom de « Mata Hari », dont le rôle principal est tenu par Vahina Giocante, accompagnée de Christophe Lambert, sans oublier sans doute Kevin Costner et John Malkovich. J’y ai déjà monté cinq ballets, avant prochainement de me rendre au Portugal, pour le sixième. Il s’agit du plus grand film de l’année en Russie !

3/ Vous alternez, de part vos origines, les tournages entre la Russie et la France. Aussi, quels sont vos autres projets et vos envies artistiques du moment ?

Dernièrement, je suis retourné à Saint-Saint-Pétersbourg, pour un blockbuster, où j’y interprète le rôle d’un français méchant.

En parallèle, je vais prochainement jouer dans le film « Francisco Miranda », mettant en avant cette importante figure latino-américaine. Où j’y interpréterai un autre grand personnage, régulièrement présent aux côtés de la tsarine Catherine II.

Dans ce long métrage sont montrés les liens faits par Francisco Miranda entre l’Amérique Latine, la France et la Russie. Ce dernier y est en fait l’amant de Catherine II et mon personnage l’aide à rencontrer la tsarine.

4/ Vous serez prochainement de retour, sur TMC, dans la saison 11 de la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Anton. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette aventure?

En parallèle de mon actualité évoquée dans la question précédente, j’interviens en effet ponctuellement dans cette série. Il faut le reconnaître, le rythme de tournage est très rapide. Nous avons tourné jusqu’à douze scènes par jour. Ce qui n’est pas toujours évident pour un acteur étranger comme moi.

Mais j’ai pris beaucoup de plaisir avec toute l’équipe.

5/ Les rythmes, sur les plateaux de tournage, sont généralement très soutenus. Dans ce cadre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le jeu se travaille ! J’ai déjà interprété plus de 60 rôles différents. En russe, en français, en anglais, en espagnol mais aussi en allemand. Bien que je ne parle que certaines de ces langues.

Je commence d’abord par bien maîtriser le texte. Des amis comédiens et des coachs m’aident dans ce sens, pour soigner le moindre détail.

6/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme ?

Chacun ressent et interprète l’art à sa façon. Typiquement, certaines personnes vont être émerveillées par un tableau alors que d’autres ne s’arrêteront même pas devant. Soyez donc libre avec l’art !

Merci Anton pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Virginie Molina nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Virginie Molina nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre de la Grande Comédie, pour la pièce «Familles (re)composées». Quelle histoire y est racontée ?

La pièce s’articule autours des retrouvailles, un an après la séparation, d’un ancien couple. C’est alors le moment de faire le bilan.

Les détails à régler sont autant d’occasions de rentrer dans le monde de la famille recomposée, où chacun veut tirer un maximum de profits et où l’on découvre, au travers de rebondissements, plein de cachotteries. C’est une pièce très drôle !

2/ Vous y interprétez le personnage de Jennifer. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Jennifer est une fille très gentille, qui n’a pas eu beaucoup d’éducation et qui joue fortement sur les apparences. Elle aime le rock, elle est en couple avec un grand fan de Johnny Hallyday. Elle apprécie les vêtements tape à l’œil, notamment les petites robes roses sexy.

Jennifer est d’une nature très gentille et aime faire le bien autour d’elle. Elle veille à entretenir des relations courtoises avec l’ex-compagne de son mari ainsi que son entourage.

3/ Le couple et la famille, deux thèmes forts de la pièce, sont des sujets qu’affectionne tout particulièrement Alil Vardar, l’auteur. Quelles sont les astuces de la pièce ayant permis un tel succès auprès du public ?

La thématique de la pièce est moderne, parlant à de nombreux spectateurs car de plus en plus de familles recomposées existent.

Alil Vardar fait aussi mouche au travers de son écriture. Cette dernière est très aiguisée sur le rire, permettant au public de se laisser emporter et de rigoler tout au long du spectacle. Les blagues sont très fines et surprenantes. La dynamique est très rapide, ne laissant que peu de place à l’ennui.

Pour finir les interprètes féminin et masculin sont tous très bons chacun dans leur rôle.

4/ Votre personnage est l’auteur de nombreux lapsus tout au long de l’histoire. Quelles sont, selon vous, les principales clés, dans pareil rôle, pour faire rire les spectateurs pendant une heure trente environ sans être redondant ?

Il faut, je crois, être le plus naturel possible pour l’interprétation de ce type de rôle. Il est important de ne pas chercher à jouer un personnage simplet mais de l’être tout simplement.

Il faut avant tout ressortir son coté naïf, et croire à 1000 % à tout ce qu’on raconte sans effectuer de jugement. C’est comme ça qu’on va donner à ce type de personnage un aspect drôle, authentique et touchant mais attention ce n’est pas aussi facile que ça à faire.

5/ Revenons sur les derniers instants juste avant de rentrer sur scène. Comment vous sentez-vous alors ? Quelles sensations prédominent en vous à ce moment-là ?

Je suis toujours très heureuse d’aller jouer car vivre ma passion et être sur scène représentent un plaisir énorme. Je ressens aussi de l’excitation avant le spectacle.

Les différents personnages que j’ai pu interpréter jusqu’à présent m’ont toujours épanoui.

6/ En parallèle, les internautes peuvent vous retrouver dans le programme court « Virginie fait sa cuisine » (www.youtube.com/virginiefaitsacuisine). Dans lequel, de façon drôle et décalée, vous partagez une recette. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Petite, je n’étais pas douée en cuisine. Je mettais des plats en plastique dans le four, j’ai même brûlé la gazinière de ma maman et mes gâteaux étaient beaucoup trop farineux. Aussi, adulte, je suis passée aux plats cuisinés.

Mais, un beau jour, m’est venue l’envie d’apprendre à préparer de petits plats sympathiques. Sans chercher à faire de recettes compliquées ni une cuisine gastronomique. Je n’ai typiquement jamais réussi à reproduire la qualité et la beauté des plats proposés dans les émissions de télévision. J’en ai alors profité pour assouvir simultanément une autre envie, celle de proposer sur internet un programme de comédie.

Aussi, l’émission de cuisine que je propose est sur fond d’humour, de part ma maladresse derrière les fourneaux. Elle permet également d’apprendre à réaliser des plats simples, à contrepied de tous les autres programmes culinaires. Pour montrer aux internautes qu’il existe de nombreuses petites recettes basiques qu’ils peuvent effectuer facilement chez eux et qui changent la vie.

Je ne me prends pas au sérieux dans ce programme, notamment au travers de la participation de mon chat, qui goutte mes plats. Ce côté décalé plait aux internautes. J’essaie d’y mettre un maximum de joie de vivre et de bonne humeur, pour faire passer beaucoup d’ondes positives. Je n’ai pas de source d’inspiration particulière, je me laisse guider par mes envies.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

En ce moment j’écris et je compose beaucoup car à côté de toutes mes activités, je nourrie depuis toute petite une passion très forte pour la musique. J’aimerais beaucoup associer cette passion à mes activités professionnelles.

En parallèle, grâce à mon émission « Virginie fait sa cuisine », la marque de chocolats belges Duc D’O m’a proposé de la représenter en tant qu’ambassadrice pour différentes émissions sur QVC. J’y fais des démonstrations, j’évoque la façon de faire du chocolat et j’en déguste aussi beaucoup. Cette activité, en plus d’être un vrai plaisir, est un réel honneur car j’aime beaucoup la Belgique.

Sans oublier une tournée prévue prochainement avec la pièce « Début de fin de soirée », écrite par Clément Michel et mise en scène par Anthony Marty, que j’ai jouée pendant une année sur Paris. Retrouver cette troupe sera un vrai bonheur car nous avons partagé de belles aventures par le passé.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens général du terme ?

Profitez de votre vie, vivez la intensément, ne regrettez rien et surtout si vous avez des passions pour le chant, le théâtre, la littérature… ne les laissez jamais tomber et allez au bout de vos rêves.

Ce qui est génial au théâtre c’est cette proximité, et cet échange unique entre le public et les comédiens. Ce qui permet à tous de passer un moment chouette et unique.

Le théâtre, le cinéma ou bien encore la musique sont de vraies échappatoires. Qui, en plus, permettent de s’enrichir et de découvrir de nouveaux horizons.

Alors venez vite me voir dans Familles Recomposées à la Grande Comédie et faire un tour sur ma chaîne Youtube « Virginie fait sa cuisine », vous repartirez avec le sourire, de la bonne humeur et plein d’idées !

Ce fut un plaisir, Virginie, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Michel Pilorgé, comédien de talent, nous raconte sa passion pour son métier et nous dévoile son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Michel Pilorgé, comédien de talent, nous raconte sa passion pour son métier et nous dévoile son actualité !

Bonjour Michel,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre riche parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision et du cinéma. D’où vous vient cet amour pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Enfant, la mer était ma première passion et je voulais être amiral de la Royal Navy. Ayant ensuite vu les difficultés que génère le parcours scolaire associé, j’ai revu mes ambitions pour assouvir un autre talent et un autre désir. Celui de devenir clown.

Dans les années 50, j’aimais aller très souvent au cirque car j’ai, depuis toujours, une passion prononcé pour ce milieu et ces membres. Petit à petit, de clown, j’ai voulu devenir comédien pour notamment interpréter des rôles de cow-boys.

Je n’ai donc jamais songé faire autre chose qu’artiste. Sans prétention aucune, j’ai très vite parlé juste. La base m’était donc facile mais il me restait tout à faire et tout à prouver.

Ma formation aux côtés de Jean-Laurent Cochet m’a ensuite appris à parler vrai. Je tiens d’ailleurs à saluer le travail de ce dernier, notamment auprès de Gérard Depardieu. D’un homme timide, il en a fait un artiste qui s’exprime et qui invente.

Le supplément d’âme ainsi généré est, je crois, très important. Pour faire des comédiens non pas des marionnettistes mais des « marionnetteux ». C’est-à-dire des gens qui ne se contentent pas simplement de mettre en application mais qui enrichissent le contenu de leur propre créativité.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents arts évoqués précédemment ?

C’est un tout qu’il ne faut pas confondre. L’on peut marier les choses mais pas les mélanger.

J’ai toujours eu l’impression d’être un sculpteur. Je joue, en ce moment, dans la pièce «L’Alouette», où j’y interprète trois rôles. Un moine très lumineux ayant défendu Jeanne d’Arc, un grossier personnage qu’est La Hire, ainsi que le bourreau. Pour montrer ces différents personnages et donc ces caractères bien opposés, il faut, quelque part, les sculpter dans l’espace. Ce qui prend un temps important.

3/ Vous êtes, nous l’avons dit, actuellement sur scène, au théâtre du Nord-Ouest, avec la pièce « L’Alouette » de Jean Anouilh. Quelle histoire y est racontée et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Il s’agit en fait du procès de Jeanne d’Arc, dans une interprétation très rigoureuse du texte, où l’on y retrouve les minutes de l’audience. Dans le principe, les comédiens arrivent sur scène, montent le décor puis commencent le procès.

Martha Corton Viñals, qui interprète le personnage principal, est magnifique de justesse et de pertinence.

Si je pouvais, j’interpréterais mon deuxième personnage, celui de La Hire, comme marchant dans l’air. Car c’est une véritable apparition. J’ai peiné à trouver le juste crédit du personnage, mais j’y suis parvenu, en proposant au public quelque chose de surprenant.

4/ Le spectacle dure deux heures trente cinq environ. Quelles sont, selon vous, ses principales clés artistiques pour maintenir le plaisir du public tout au long de la représentation ?

La clé est le personnage de Jeanne d’Arc. Le reste est une somme d’épiphénomènes permettant de mieux faire ressortir l’héroïne.

L’attrait de la pièce est lié à la faculté qu’a Martha de faire jaillir Jeanne. Elle fait d’ailleurs passer des choses faisant penser qu’elle est une sainte.

Les mots qu’elle dit au procès sont très surprenants et hors norme. Typiquement, lorsque l’inquisiteur lui demande si elle se croit en état de grâce, elle répond « si je n’y suis, qu’il m’y mette, si j’y suis, qu’il m’y garde ». A l’époque, cette réponse a arrêté le procès, de part sa fulgurance. Ce qui n’est pas le cas dans la pièce.

Cette dernière plait par l’intelligence dans laquelle Anouilh l’a fabriquée. Notamment au travers de la force du personnage de Jeanne d’Arc. Ajoutons, bien entendu, l’importance de la qualité de son interprétation.

A titre plus personnel, comment parvenez-vous à garder votre concentration et votre énergie ?

C’est une question très intéressante car j’ai dû beaucoup travailler en amont pour y parvenir. Au travers notamment de l’orientation que je souhaitais donner à mes différents personnages.

Je voulais que le premier soit bienveillant, ce qui n’était pas forcément le cas dans l’histoire. J’essaie de le rendre profondément spirituel, de lui donner une part de masculinité et de le rendre solidaire de Jeanne. Il n’y a pas longtemps que ses mots sont nourris du feu de ma propre prière. La concentration associée est donc d’ordre spirituel. Ce n’est pas mon cerveau qui me guide, mais mon cœur.

Le deuxième personnage, La Hire, la colère en vieux français, est haut en couleurs. Il a tout pour être un saint mais il a été dirigé vers les armes et la violence. Au contact de Jeanne, il chante le grégorien, avant d’aller à la bataille. Je me sers alors de ce que m’a appris mon vieil ami Gérard Depardieu. Une énergie forte et une dose de spiritualité naïve sont nécessaires pendant cette période très intense de dix minutes.

Quant au bourreau, je me suis approprié le personnage assez rapidement. Dans lequel je me fais le marionnettiste de moi-même. Je lui ai imaginé un passé de soldat à qui l’on a cassé la jambe.

Jouer des rôles, c’est aussi inventer. Comme me le disait Jean-Laurent Cochet, il ne faut pas hésiter à inventer des sous-textes pour mieux contextualiser.

5/ Revenons quelques instants sur les derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit du public. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation et la joie d’une nouvelle représentation ? Ou l’inquiétude et le stress d’avant spectacle ?

J’ai toujours le trac, et spécialement dans cette pièce. Car il faut changer d’énergie à plusieurs reprises. D’un premier personnage proche de moi, je passe à un rôle dégageant une forte intensité. Pour finir par un troisième, moins difficile et plus proche de mes expériences artistiques passées, dans lequel je m’amuse aussi beaucoup.

Je finirai par citer Steven Spielberg qui a dit, dans une interview, que l’angoisse, le stress et l’inquiétude sont ses principaux moteurs.

Ce fut un plaisir, Michel, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Bruno Forget, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bruno Forget, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Bruno,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision, de la radio mais aussi des voix-off et de la publicité. D’où vous vient cette passion pour l’art au sens général ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Je suis cinéphile depuis toujours, je regardais déjà beaucoup de films lorsque j’étais plus jeune. J’ai toujours eu cette envie de m’amuser et de divertir les autres. Pour autant, j’étais assez timide, donc mon envie de devenir comédien ne s’est révélée que tardivement, vers l’âge de 16 ans.

Le jeu a agi pour moi comme une thérapie, me permettant de me décomplexer, de m’affirmer et de m’extérioriser. Ce fut notamment le cas après le bac, pendant mes trois années de théâtre amateur en jouant des pièces comiques dans des foyers, des salles de spectacles et des écoles.

Ceci m’a incité à intégrer ensuite le cours Florent, avant de signer mon premier contrat en théâtre à 25 ans. Quelques années plus tard, j’ai pu étoffer mon parcours au travers de mes premières participations à des courts-métrages. Pour ensuite faire quelques publicités puis quelques rôles au cinéma et à la télévision.

L’envie est donc, pour résumer, venue du cinéma mais le plaisir du jeu s’est révélé par la pratique du théâtre.

2/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement assez soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il est important de maitriser parfaitement son texte. Je travaille peut-être plus que d’autres comédiens car je ne pense pas avoir une très bonne mémoire. Je suis une sorte de diesel. J’aime revoir le texte plusieurs fois par jour, pour m’en débarrasser rapidement et ne plus avoir d’écran quand je joue, afin de gagner ma liberté et de me permettre ensuite d’essayer de trouver plus facilement des idées de mise en scène. Le rythme, la densité et les axes de caméra sont autant alors d’éléments de réflexion.

3/ Revenons quelques instants sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité à l’idée de retrouver le public ou angoissé d’une nouvelle représentation ?

C’est, je pense, une conjugaison des deux. Il est vrai que les quelques minutes précédant la représentation correspondent au moment le plus stressant. Mais, en même temps, l’excitation de savoir que la barre est haute et qu’il va falloir donner le meilleur de soi-même est stimulante.

Il est important également d’être bien concentré sur son texte et sur le fil conducteur de son personnage. L’excitation est aussi liée au fait que chaque représentation est différente, en fonction notamment de l’énergie qu’envoie chaque membre de la troupe. Il faut donc être le plus possible dans le présent.

J’aime à la fois être surpris mais aussi étonner les autres. Tout en respectant la base et les fondamentaux définis lors des répétitions, il me plait d’aller plus loin.

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Un réalisateur ayant une belle expérience à la télévision m’a sollicité pour participer à un projet en lien avec la guerre au Congo, au début du vingtième siècle. Il a pensé à moi pour un rôle dans ce téléfilm en six parties.

Les recherches de financement avancent, les deux tiers de l’objectif sont atteints mais le budget n’est pas encore complètement bouclé. Nous espérons pouvoir débuter le tournage en milieu d’année prochaine.

En parallèle, je viens de tourner une publicité pour la marque Mousline, qui sera visible courant du mois de janvier.

Sans oublier mon goût prononcé pour le théâtre. J’ai eu la chance, cet été, de jouer en Bretagne, dans des villages, en extérieur, pour aller à la rencontre du public. Ce fut une belle expérience.

J’ai pris aussi beaucoup de plaisir à jouer dans « La Cantatrice chauve », d’Ionesco, fin septembre, début octobre. J’espère que d’autres dates seront programmées, nous développons actuellement des pistes pour la province.

5/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, que ce soit au travers du cinéma, du théâtre, de la télévision ou bien encore des spectacles vivants ?

Il est important d’être curieux ! Soyez ouverts et disponibles à ce qui peut se passer dans l’art. N’hésitez pas non plus à vous fier à vos intuitions.

Si je puis dire, gardez la fenêtre ouverte !

Ce fut un plaisir, Bruno, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Merci Julian.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Christian Abart, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Christian Abart, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Christian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, des voix-off ou bien encore des publicités. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

C’est la diversité qui me plait beaucoup. Sans oublier, à la base, le plaisir de l’interprète. Cela permet de chercher et de travailler différents horizons, de parcourir différentes émotions avec ces personnages qui vivent ou qui chantent à travers vous.

La découverte de l’univers de chaque auteur est passionnante, pour pouvoir nourrir ensuite chaque rôle de notre propre personnalité.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents arts évoqués ?

Le plaisir de jouer est le lien commun à tous ces exercices. On est toujours en train de rechercher les raisons pour lesquelles, à un moment donné, dans une grotte préhistorique, un des habitants s’est dressé devant le feu et s’est mis à raconter des histoires aux autres !

J’aime ce plaisir de faire naître un imaginaire. Celui que l’on peut avoir avec un enfant, en lui racontant une histoire le soir, pour l’endormir. Puis j’ai eu l’envie d’aller plus loin, d’utiliser non seulement ma voix, mais aussi mon corps pour enrichir les personnages et faire vivre la fiction.

J’aime aborder des univers différents. J’ai besoin de faire des choses variées, car je me nourris de cette diversité. C’est aussi l’opportunité d’alterner les méthodes. La technique de jeu au théâtre n’est pas tout à fait la même que celle du cinéma. Arriver à trouver la justesse du jeu, adaptée au bon contexte, est un vrai bonheur !

3/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre des Variétés, du spectacle jeune public « La revanche du Capitaine Crochet ». Quelle en est l’histoire racontée et quels sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une vraie comédie musicale, écrite par Ely Grimaldi et Igor de Chaillé qui se sert des personnages créés par Barrie et imagine le retour du Capitaine Crochet. Un spectacle mis-en-scène par Ned Grudjic, avec de superbes musiques de Raphael Sanchez. Très ludique, elle s’adresse à un public familial.

J’y interprète Mr Mouche, qui est en quelque sorte l’assistant du Capitaine. Un second pas très crédible, car il fait un piètre pirate. Mais il est tellement sympathique que même Peter Pan l’aime beaucoup !

4/ Quelles sont, selon vous, les principales clés du succès de ce spectacle ?

Le succès de la pièce est lié, je crois, au plaisir de l’interprétation et du jeu. C’est du théâtre très simple, qui permet aux spectateurs de voir l’histoire se créer devant eux, comme par magie ! Avec tout le charme des lanternes magiques et des ombres chinoises d’autrefois !

Mettant en avant des personnages connus de tous, ce spectacle est aussi plein d’émotion, de tendresse et d’humour, de danses et de chants. Les nombreux enfants jouent le jeu à fond et nous accompagnent tout au long des représentations… notamment quand Peter Pan s’envole !

Si vous souhaitez obtenir davantage d'informations, je vous invite à consulter le lien suivant :

http://www.theatre-des-varietes.fr/spectacles/la-revanche-du-capitaine-crochet.html

5/ En parallèle, nous pourrons prochainement vous retrouver dans le long-métrage « Le périple ». Pourriez-vous nous raconter cette belle aventure ?

D’une thématique totalement différente, il s’agit d’un film de zombies. C’est un long-métrage « de genre », pour faire peur…

Un village y subit en effet une pollution de ses nappes phréatiques, qui va empoisonner sa population. Et provoquer bien des catastrophes : des morts vont y revenir pour dévorer les vivants!

J’aime passer d’un personnage sympathique et naïf comme Mr Mouche à Bernard, un jardinier un peu perdu dans ce village où se réveillent de vieilles pulsions tribales.

Malgré l’horreur de ce qu’il raconte, ce long-métrage réalisé par Vincent Orst a été tourné dans de très beaux paysages de l’arrière pays niçois, entre autres. La sortie en salles est prévue pour le printemps 2016.

Une page officielle est d'ailleurs en ligne sur Facebook

https://www.facebook.com/leperiple.lefilm/?pnref=story

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’aime me laisser guider par les projets qui me sont proposés. Ce qui permet de voguer vers des univers que je n’aurai, sans doute, jamais abordés autrement !

En avril prochain, je serai sur scène, au théâtre Essaïon avec le spectacle « Mazel tov, tout va mal! ». C’est une adaptation pleine d’humour de nouvelles d’un auteur yiddish. Une sorte de Woody Allen du siècle passé !

Un univers et un humour tellement réjouissants que j’ai hâte d’aller au bout de cette belle aventure. Un nouveau pari, une nouvelle équipe et de nouvelles émotions en vue. Il s’agit là, je crois, de l’un des plaisirs premiers pour un artiste !

Pour suivre mon actualité, retrouvez-moi sur mon site : http://abart.monsite-orange.fr/

7/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à s’intéresser à l’art ?

Je crois que dans la situation actuelle de notre société, assister à des spectacles est un acte positif de résistance, en plus d’être l’occasion de vrais moments de plaisir et de partage.

Sortez, vous connaîtrez des émotions diverses qui vous toucheront pleinement ! L’art, quelle que soit sa forme, c’est d’abord une ouverture au monde. Pour découvrir et vivre des sensations fortes!

Merci Christian pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Maiko-Eva Verna, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Maiko-Eva Verna, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Maiko-Eva,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du théâtre ainsi que du grand écran. D’où vous vient cette passion ? Qu’est-ce qui vous plait tant dans ce métier ?

J’aime jouer pour apprendre l’humain, ses émotions, sa psychologie et le travail du corps.

Le corps devenant notre instrument de travail principal, il faut l’appréhender sous toutes ses formes, et ce travail est passionnant !

Les rencontres, le partage et la création le rendent également passionnant et délicieux.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

J’ai été surprise de trouver ces différents domaines finalement assez opposés.

Typiquement, ma dernière expérience théâtrale, en Avignon, imposait des traits fortement marqués, qui sont à l’opposé des sensations espérées sur des courts ou des longs métrages. Une finesse plus grande y est nécessaire, attendant que la caméra vienne les capter.

Certes le travail du jeu reste similaire, mais le rendu extérieur diffère fortement.

3/ Le rythme, sur les plateaux de tournage, est généralement assez soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Un temps plus important existe pour le cinéma, comparativement à la télévision. Le rythme est plus retenu, les scènes peuvent être refaites. A l’inverse, j’ai été moi-même très surprise de la rapidité existante sur les plateaux pour le petit écran.

Ma préparation s’oriente principalement sur de la relaxation, pour y trouver une intériorité. Bouger son corps aide à la mise en scène, pour coordonner l’esprit, l’émotion et le corps.

A la lecture du scénario, l’imaginaire travaille et envoie des images. Se laisser porter sur ses dernières, en se faisant confiance, aide à proposer ensuite, sur le plateau, des idées au réalisateur.

Il n’est d’ailleurs pas rare que nos visions respectives soient proches l’une de l’autre, comme ce fut le cas concernant le personnage et ses tenues sur mon dernier court-métrage. L’imaginaire collectif se rejoint alors et montre que l’équipe est sur la même longueur d’ondes.

4/ Revenons sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ?

C’est, une sensation complexe .

De façon générale, je suis une grande traqueuse. Il faut d’ailleurs savoir que je le suis encore plus au piano qu’au théâtre. Car il m’est très difficile de me reprendre suite à une fausse note, alors que j’arrive plus facilement à trouver le bon chemin suite à une erreur sur les planches.

Aussi, face à ce sentiment, se lancer sur scène nécessite un effort important, mais qui est ensuite largement compensé par la joie de retrouver le public.

Avec l’expérience, il est plus facile de gérer ce stress, au travers de petits exercices, notamment de relaxation. Penser au personnage, réfléchir aux axes d’amélioration et à nos envies pour cette représentation, permet de se détendre car cela focalise l’attention sur autre chose afin de ne pas se laisser envahir par le trac.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

Mes envies artistiques sont ambitieuses. Je suis très attirée par le cinéma, où, comme je vous l’expliquais précédemment, du temps est laissé pour travailler. J’aime la phase amont de rencontre avec le réalisateur. Il m’arrive aussi de rêver de mon personnage.

Le temps est pris, permettant de vivre pleinement les émotions tous ensemble. Tout le monde est dans le même bateau, des techniciens à la maquilleuse. Une énergie commune vers le même but !

6/ Aimeriez-vous vous concentrer sur un art en particulier ? Ou la complémentarité de vos différentes cordes vous attire-t-elle davantage ?

Je reste bien entendu ouverte au théâtre, un art qui me plait beaucoup aussi. Un projet est d’ailleurs en cours et je vous tiendrai informés de son avancée.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, en allant au théâtre ou en cinéma, mais aussi en regardant des téléfilms ou des séries ?

L’art donne une autre vision du monde. Ceci est très visible avec le cinéma, qui est international. Ce qui permet de belles découvertes, en gardant l’esprit ouvert. Etre sensible au monde, à d’autres manières de vivre, à d’autres sensations et à d’autres approches sociales est très important.

Le théâtre, quant à lui, permet d’y retrouver directement une énergie vivante. J’y ai d’ailleurs pris mes plus fortes « claques » émotionnelles. Sans oublier la musique, qui nous emmène directement dans des univers variés.

Donc restez ouverts et curieux, grâce à l’art et, pourquoi pas, aux voyages !

Ce fut un plaisir, Maiko-Eva, d’effectuer cet entretien avec vous.

Publié dans Télévision

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