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Le comédien et musicien Yannick Mazeas nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien et musicien Yannick Mazeas nous dévoile ses projets !

Bonjour Yannick,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre CV met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la comédie et de la musique. Simplement, comment résumeriez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé très jeune, à l’âge de sept ans, par de petits rôles dans des téléfilms. Ceci de façon occasionnelle, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Je n’ai jamais couru les castings à tout prix.

A l’inverse, je pratique la musique de façon continue et notamment le saxophone depuis que j’ai quinze ans. Donc mon parcours artistique est composé de beaucoup de musique et d’un peu de comédie.

2/ Quelles différentes et, à l’inverse, quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Comprendre la musique apporte de la sensibilité. Le développement et l’accroissement de cette dernière aide dans un jeu de comédien.

La compréhension des sentiments en est alors favorisée, ce qui est très utile !

3/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement un nouveau projet musical, « Yaroz project », qui est une formation avec le DJ Robin Cook et moi-même au saxophone. C’est de la musique électronique, mais au sens très vaste du terme.

Il faut vraiment écouter pour mieux percevoir le thème, j’ai moi-même du mal à classer le genre. Plusieurs dates sont déjà programmées et j’ai hâte d’y être.

J’aimerais aussi composer encore plus pour produire de nouvelles musiques afin de faire danser les gens. Cela me tient vraiment à cœur. Ajoutons aussi ma volonté de faire de l’évènementiel en lien avec la musique.

Quant à la comédie, comme je vous l’expliquais précédemment, je n’effectue pas de démarche particulière, j’écoute principalement les opportunités qui me plaisent.

4/ Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ou, à l’inverse, leur complémentarité vous attire-t-elle davantage ?

J’apprécie la polyvalence des arts et des genres, que j’ai l’envie d’ailleurs de développer. Je n’aime pas me limiter à un seul thème.

Faire plusieurs choses en même temps favorise aussi leur complémentarité et donc une réalisation plus efficace et intéressante. Plutôt que de se spécialiser dans un domaine et, à un moment donné, ne plus avoir le recul nécessaire. Dans pareille situation, la passion s’essouffle aussi progressivement, ce qui n’est pas agréable.

J’ai donc l’envie de continuer à avancer, de faire des rencontres pour mener à bien des projets ainsi que des créations originales.

5/ Les rythmes sont généralement soutenus sur les plateaux de tournage. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’ai pu remarquer, au travers de mes modestes expériences, que la difficulté d’apprentissage d’un texte peut varier selon son écriture. Un contenu rédigé de façon inhabituelle nécessitera plus de temps à être retenu qu’un texte découlant naturellement.

Plus concrètement, je relis le texte plusieurs fois, je l’apprends, je cherche à le comprendre et à en situer le contexte. Le répéter à voix haute ou bien avec quelqu’un aide beaucoup.

Ceci afin d’être à l’aise et de ne pas chercher ses mots lorsque l’on joue.

6/ Revenons quelques années en arrière. Comment vous est venue l’envie de devenir artiste ?

Pour être totalement honnête, j’ai découvert et écouté la musique assez tardivement. La passion m’est ensuite rapidement venue et je me suis laissé tenter pour jouer d’un instrument.

Le choix du saxophone s’est sans doute fait par affinité. Le son me plaisait et l’instrument est lyrique. J’aurais certainement raté quelque chose si je n’en avais pas fait.

7/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Si vous souhaitez découvrir une nouvelle formation un peu originale par rapport à une musique plus traditionnelle, n’hésitez pas à visionner sur le web les contenus existants.

Sur scène, la construction du contenu s’effectue en live, l’histoire racontée pendant deux heures est semi improvisée, elle varie donc d’une date à une autre. Nous nous efforçons de ne pas jouer une œuvre préconstruite.

Nous serions ravis de vous rencontrer lors d’une prochaine date !

Ce fut un plaisir Yannick d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Voici différents liens mettant en avant vos projets :

https://www.youtube.com/watch?v=HtEJbjH7CRA

https://soundcloud.com/yaroz-project

https://www.facebook.com/yarozproject

Publié dans Télévision, Musique

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Exclu - Les Mystères de l'Amour : Lakshan Abenayake met son personnage de Rudy entre parenthèses !

Publié le par Julian STOCKY

Exclu - Les Mystères de l'Amour : Lakshan Abenayake met son personnage de Rudy entre parenthèses !

Bonjour Lakshan,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Rudy. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, qui est-il et quelles sont ses principales caractéristiques ?

Rudy est un personnage qui a fait son apparition dans la série « Les vacances de l’amour », aux Caraïbes, il y a une quinzaine d’années environ. C’était, au départ, un petit rôle de chauffeur de taxi, qui accompagnait la bande d’amis de l’aéroport à l’hôtel ou à leur lieu de résidence.

Ayant démarré au cinéma et à la télévision en même temps, ma participation à la série a alors créé un certain décalage intéressant. J’ai de suite aimé interpréter ce rôle, au sein d’une équipe avec laquelle je me suis vite bien entendu.

La sympathie générée par le personnage lui a permis d’avancer et de grandir. Il est quelques peu devenu indispensable, notamment via son décalage culturel et sa façon de parler bien différente. Mon accent a facilité l’intégration et l’acception de Rudy par les téléspectateurs : beaucoup de gens l’apprécient !

Aujourd’hui, Rudy est devenu un vrai ami au sein du groupe, tout particulièrement d’Hélène. Il est toujours là pour apporter son soutien. Même si, de temps en temps, il créé des situations compliquées.

2/ Les facettes mises en avant de votre personnage ont évolué depuis plusieurs saisons au travers notamment de sa relation avec Mylène. A ce titre, comment aimeriez-vous voir évoluer Rudy ?

J’aimerais beaucoup que mon personnage puisse changer. Développer un côté « bad boy » me plairait ! Je souhaiterais prendre le risque de jouer des situations plus compliquées. Jouer prendre des risques comme dans la baie des flamboyants

Mais le producteur, Jean-Luc Azoulay, semble avoir peur de changer ce personnage, préférant que Rudy reste accessible et gentil, comme le connaissent depuis de nombreuses années les téléspectateurs. Il a tout de même développé la relation avec Mylène, que j’ai beaucoup aimée.

J’ai appris à connaitre Céline Durand, qui interprète ma compagne dans la série, et nous nous sommes très vite accordés d’un point de vue artistique. Le décalage entre deux personnages est intéressant, entre une bimbo blonde et un chauffeur de taxi sri-lankais, gentil et sympathique.

Depuis la mise en avant du couple Rudy-Mylène, nous avons eu, tous deux, de belles scènes à jouer. Ce qui fut un vrai plaisir !

3/ Le rythme de tournage, sur la série, est plutôt soutenu. Quelle est votre méthodologie de travail en amont du plateau ? Comment vous préparez-vous ?

J’apprécie beaucoup pouvoir disposer d’une part d’improvisation. Je n’aime pas maîtriser le texte à la virgule près.

Lorsque, comme moi, un comédien interprète un personnage depuis plusieurs années, il ne peut pas apporter une touche personnelle supplémentaire s’il récite son texte par cœur.

Nos petits défauts mais aussi nos petites inventions spontanées peuvent créer une très jolie valeur ajoutée. Sinon les téléspectateurs auraient l’impression, chaque week-end, de voir apparaître le même Rudy.

A l’inverse, à chacune de mes participations à un long-métrage, mon travail préparatoire a été plus approfondi, car il n’y a pas de récurrence du personnage. Ajoutons aussi le jugement plus sérieux de la part de la critique.

La série, quant à elle, raconte des événements simples de la vie quotidienne. Il nous faut donc, en tant que comédiens, être nous aussi simples. Autrement dit, nous devons garder une part d’improvisation !

4/ Les membres de l’équipe, pour la plupart, se connaissent depuis de nombreuses années. Aussi, comment est l’ambiance sur le tournage ?

L’ambiance y est très sympathique ! Notamment grâce à Macha et Patrick, qui apportent en permanence de la bonne humeur. Nous aimons tous nous amuser sur le tournage. Même si l’équipe est grande, nous nous connaissons depuis très longtemps et les journées ensemble sont toujours très agréables.

La maîtrise et la parfaite connaissance de nos personnages respectifs depuis de nombreuses années nous aide aussi à être détendus sur le plateau. Il n’y a pas le même stress que lors d’un démarrage.

Rudy devenant un confident pour son ami Nicolas, j’ai de plus en plus de scènes avec Patrick Puydebat, et j’y prends un réel plaisir.

5/ En parallèle, quelles sont vos envies et vos projets artistiques du moment ?

J’ai actuellement beaucoup de projets. Aimant beaucoup le cinéma intellectuel d’auteur, je vais produire au Sri Lanka mon deuxième long-métrage. Le tournage devrait débuter l’année prochaine, en février ou en mars.

En parallèle, j’ai tourné avec le réalisateur Alain Maline, en Guyane, dans une tribu amérindienne. En compagnie également de Pauline Lefèvre, une ancienne Miss Météo de Canal+. Ce projet cinématographique a été l’occasion d’un magnifique tournage, qui reprendra en septembre.

Notons que je développe aussi un projet d’hôtellerie dans mon pays natal, dans un contexte donc bien différent de celui d’acteur. Le cadre est magnifique, en bord de mer. Les démarches avancent plutôt bien.

C’est pourquoi j’ai l’envie de découvrir d’autres horizons pour voir différemment les choses. Je vais notamment faire un break sur TMC et m’éloigner de la série un moment, avant d’y revenir plus tard.

6/ Quelles en seront les conséquences ? Allez-vous mettre de côté temporairement votre carrière de comédien, une fois les tournages terminés, pour vous consacrer à ce projet hôtelier ? Ou, malgré tout, voulez-vous jongler entre les deux domaines et peut-être avoir d’autres projets en comédie ?

Je suis dans la série depuis près de seize ans. Ce qui aurait pu laisser le temps au personnage de Rudy de devenir aussi présent que ses camarades. Mais, justement, je ne me suis pas vu devenir aussi imposant. D’autant plus que mon degré de présence est cyclique.

Nombreux sont d’ailleurs les fans me demandant régulièrement pourquoi Rudy est souvent absent. Il m’est arrivé de ne pas apparaître pendant une dizaine d’épisodes, ce qui n’était pas volontaire de ma part. J’aurai aimé tourner davantage et être plus présent dans la série.

Je vous le disais précédemment, Rudy a eu l’opportunité de développer une relation avec Mylène, mais cette dernière est absente depuis un petit moment. Ce qui m’embête un peu car nous avons travaillé pour donner cette image. A présent, Rudy est seul, Mylène a disparu et les téléspectateurs s’interrogent sur cette évolution.

Ajoutons à cela l’absence récurrente de Jeanne. Il était agréable d’être son ami. Je ne l’ai plus actuellement à mes côtés, elle me manque. J’aimerais bien la revoir, pour réveiller l’amitié que j’ai avec elle.

Ces trois éléments m’ont fait réfléchir et, puisque mon projet d’hôtel avance correctement, j’ai expliqué à Jean-Luc Azoulay que je serai moins disponible dans les prochains temps. Je vais en effet m’envoler pour plusieurs mois au Sri Lanka afin de finaliser les actions en cours.

Aussi, je pense être encore présent au démarrage de la dixième saison sur « Les Mystères de l’Amour », toutefois rien n’est encore sûr pour la suite. Il est important de comprendre que je ne quitte pas la série, mais je vais m’arrêter pour un petit moment. Je reviendrai plus tard, ne vous inquiétez pas.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Les choses se sont faites par pur hasard, grâce à Jean-Luc Azoulay. A la recherche d’un nouveau personnage, il m’a proposé, lors d’un dîner, d’intégrer l’équipe. Je ne lui ai pas répondu de suite, car j’avais un autre métier, bien différent, que je ne pouvais abandonner. Je m’inquiétais aussi de ma maîtrise de la langue française.

Après réflexion, je lui ai proposé de me faire accompagner d’un coach, qui pourrait mieux juger que moi ma pertinence à accepter la proposition. Après une semaine de travail en commun, sa réponse a été positive, mettant tout de même en avant ma nécessité d’accentuer mon travail et ma connaissance du français. Ce qui me permettait également de commencer progressivement l’aventure aux côtés de Jean-Luc Azoulay.

Après avoir aussi intégré l’école du Studio Pygmalion, où j’ai beaucoup appris, j’ai pu répondre favorablement à plusieurs propositions, notamment de films. Mon profil atypique a beaucoup plu.

Par la suite, j’ai même reçu le prix Jeune Talent par le studio ArtCo, au Festival de Paris.

8/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours?

Je tiens tout d’abord à vous remercier. Vous avez bien souvent raison dans vos jugements et vous nous aidez grandement à nous corriger dans notre jeu et notre interprétation.

J’ai besoin de vos avis sur mes prestations et sur la façon dont vous aimeriez me voir évoluer.

Vous êtes nombreux à me suivre, ce qui me touche énormément ! C’est très beau d’être aimé. J’ai beaucoup de respect pour vous tous.

J’ajoute que je ne vais pas disparaître, je vous tiendrai au courant de toutes mes actions et de mes projets, notamment grâce à ma page Facebook, où je vous donnerai des informations.

Je conclurais en vous disant que je vais essayer de revenir, dès que cela sera possible !

Un grand merci Lakshan pour cet échange très pertinent !

Rappelons, en conclusion, que vous avez aussi précédemment tourné aux côtés notamment d’Isabelle Huppert, de Jean-Pierre Darroussin, de Richard Bohringer ou bien encore d’Omar Sharif.

Publié dans Télévision

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Isabelle Ithurburu évoque le tournoi associatif "7 de coeur" !

Publié le par Julian STOCKY

Isabelle Ithurburu évoque le tournoi associatif "7 de coeur" !

Bonjour Isabelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous serez, les 20 et 21 juins prochains, marraine du tournoi « 7 de cœur », aux côtés de Henry Chavancy. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire le principe de cette manifestation associative ?

C’est un tournoi de rugby à 7, où chaque équipe inscrite s’engage à récolter des fonds pour une des associations soutenues par le tournoi. Elles sont 5 au total, dont la petite association béarnaise « Swing Du Cœur » que je soutiens en parallèle personnellement depuis 2 ans maintenant. C’est un tournoi très sérieux, auquel seuls des licenciés de la FFR peuvent participer, ce qui offre un assez bon niveau aux spectateurs friands de cette discipline !

Pour tenter de récolter le plus d’argent possible, les organisateurs du tournoi font preuve de beaucoup d’imagination, et ont créé au fil du temps d’autres activités pour attirer le public le plus large possible et divertir petits et grands…

2/ Le programme des deux journées sera riche et complet. De façon simple, quelles en seront les grandes lignes ?

Le rugby, le dodgeball et le ventriglisse ! Aucune excuse, tout le monde peut trouver un domaine dans lequel il excelle et surtout dans lequel il s’éclate !

3/ Vous êtes investie dans ce projet depuis plusieurs années. Quelles raisons vous y ont incité ?

J’ai été contactée par les organisateurs il y a un peu plus de 2 ans, et j’ai tout de suite été séduite par le fait que le rugby et la fête soient utilisés comme prétexte pour venir en aide aux personnes en difficulté. Leur implication malgré leur jeune âge et leur incroyable motivation a suffi pour me donner envie de me joindre à eux !

4/ Plusieurs associations caritatives sont mises en avant au travers de cette démarche. Comment le public peut-il les accompagner ?

Il y a plusieurs moyens pour le faire. La 1ère étape, qui se déroule actuellement, consiste à choisir l’association que vous souhaitez soutenir, en faisant un don à une des équipes engagées en sa faveur, ici : http://tournoi7decoeur.com/fr/les-assos/

L’autre manière, évidemment, c’est de venir nombreux sur le tournoi à Versailles le weekend du 20 juin ! Plus il y aura de monde, plus les dons seront importants ! Il y aura des jeux, des animations, de quoi manger et boire… Il y aura même une vente de maillots dédicacés : l’essentiel des recettes du weekend sera reversé aux associations !

5/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à participer à ce beau projet ?

Juste leur dire qu’être solidaire de nos jours, c’est déjà quelque chose d’exceptionnel ; mais que d’être solidaire tout en s’amusant et en passant du bon temps c’est encore plus fort !

Un grand merci Isabelle pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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La comédienne Cristelle Ledroit nous présente ses projets et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Cristelle Ledroit nous présente ses projets et ses envies artistiques !

Bonjour Cristelle,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de théâtre, de la télévision mais aussi des voix-off. Simplement, comment présenteriez-vous votre carrière jusqu’à ce jour ?

Mon parcours est, je crois, un peu éclectique. J’ai fait beaucoup de danse et de sport, mais aussi du théâtre, à mon plus jeune âge, dans des compagnies. A 8 ans, j’écrivais mes premières pièces, que je jouais avec mes voisines. Ces représentations, devant les parents, étaient très importantes pour moi. Très vite, j’ai eu le goût des histoires, de leur écriture et de la mise en scène associée.

J’ai ensuite beaucoup travaillé dans l’évènementiel, en tant que jeune étudiante. Passant ainsi de l’autre côté de la scène. Pour répondre aux grands évènements des entreprises, il m’a fallu inventer et créer, notamment avec des musiciens, des danseurs ou bien encore des peintres.

Par la suite, j’ai eu la chance d’accompagner une personne, avec laquelle je travaille d’ailleurs encore aujourd’hui, dans la création du festival Cadrage, une compétition nationale de films courts. Que nous avons enrichie avec la participation, entre les projections, de peintres. Permettant ainsi à différents corps de métiers de se rencontrer et de se compléter.

Ce qui m’a alors définitivement convaincu de ma passion pour les domaines artistiques et de ma volonté d’en faire mon métier. Faisant alors le choix d’approfondir mes compétences théâtrales.

2/ Quelles principales différences et, à l’inverse, quelles grandes complémentarités retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le fond reste le même car nous y défendons un personnage, dans une certaine situation, mais les codes pour y parvenir sont très différents, notamment d’un point de vue technique. De plus, l’intensité mise sera plus ouverte et plus élargie au théâtre, comparativement par exemple à un gros plan au cinéma.

Da façon générale, je crois ces différents arts très complémentaires les uns des autres.

3/ Pour la suite de votre parcours, aimeriez-vous vous consacrer à l’un d’entre eux en particulier ? Ou, au contraire, la diversité générée vous plait-elle davantage ?

Quelque soit la discipline dans laquelle je travaille, je pense me servir, de façon complémentaire, des autres. Typiquement, au théâtre, je me sers de la danse, de l’expression corporelle mais aussi de mes cours de chant. Qui amènent un sentiment et une émotion.

4/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’écris beaucoup, j’observe énormément, je suis une baroudeuse de la vie. L’écriture m’amène des réflexions personnelles, que j’ai envie de développer et de partager. Mais aussi d’explorer et de confronter.

Principalement sous forme de nouvelles, qui sont largement inspirées de personnes que j’ai rencontrées lors de faits divers. Ce sont aussi des recueils de « poésie », des regards sur des instants de vie mais aussi des sentiments sur la société d’aujourd’hui.

Mes écritures sont parfois très sombres, très incisives, voire même quelques fois cyniques. Mais j’y ajoute énormément de légèreté pour que la comédie humaine ressorte.

D’ailleurs, je travaille actuellement à l’édition d’un recueil de pensées et de nouvelles.

En parallèle, nous sommes actuellement en discussion pour reprendre une pièce de théâtre, que nous avons déjà jouée l’année dernière en Avignon, « N’oublions pas d’être heureux », écrite par la comédienne Maria Ducceschi. Tous les personnages y sont des abîmes de la vie.

Plus précisément, Lucie et Jean-Philippe s’apprêtent à vivre leur première nuit d’amour, dans leur petit nid douillet de 17 m², au bout de trois mois de relation commune. Quand, à une heure du matin, vient sonner la femme de Jean-Philippe, mais ce dernier ne la reconnait pas.

Se posent alors de multiples questions. Qui ment ? Est-ce lui ? Est-il devenu amnésique ou fou ? A l’inverse, est-ce elle ? Qui est cette femme folle dingue, qui, au milieu de la nuit, surprend cette idylle entre deux amoureux transits ?

Nous aimerions beaucoup jouer sur Paris. C’est avant tout une aventure humaine, avec énormément de complicité entre les différents acteurs.

5/ Vous avez interprété, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour », la responsable du foyer dans lequel vivaient Gwen et Erwan. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’en garde un très bon souvenir. L’équipe technique était très agréable et très efficace. Mes partenaires étaient très ouverts et très attentifs aux propositions faites. Même si les conditions de tournage étaient strictes car nous n’avions qu’une à deux prises seulement.

Je retiens avant tout la grande souplesse de l’équipe face aux propositions. Sans oublier toute la bienveillance et l’attention qui nous sont portées, nous permettant d’être à l’aise.

6/ Les rythmes de tournage sont généralement très soutenus sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

Je suis une grande traqueuse, mais aussi un diesel. J’ai donc besoin de temps pour lire à plusieurs reprises les scènes, pour comprendre les rapports entre les différents personnages. Me permettant aussi de réfléchir à mon apport personnel pour enrichir les attentes du réalisateur.

Je prépare donc en amont, je circule avec le texte chez moi, même quand je fais le ménage ou que je prépare le repas pour mes enfants. Je garde aussi ouvertes mes oreilles, captant d’éventuelles phrases de mon entourage pour enrichir mon personnage. Je me sers donc de tout.

Je crois, de façon plus générale, qu’il n’y a pas de règle. Il y a autant de sensibilités différentes que d’acteurs. Certains vont avoir besoin de musique, d’autres d’un travail précis sur chaque phrase pour en maitriser la nature profonde.

Une fois que je maitrise mon texte, les enjeux de mon personnage en situation, je prends du recul, pour pouvoir être en capacité de proposition mais aussi d’écoute de mes partenaires. Pour laisser ces derniers me surprendre, ce qui est toujours très intéressant. Le rapport humain et le partage associé sont très jubilatoires.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

J’ai envie de garder de la fraicheur, de la disponibilité, de l’attention et de l’observation aux gens qui nous entourent et aux situations que l’on traverse.

J’aimerais aussi ajouter qu’il peut être intéressant de prendre le temps de regarder son voisin différemment, de lui tenir la porte pour être bienveillant et construire notre monde autrement quà travers les « vérités » que l’on nous assène. Nous faisons tous partis de la même planète, nous avons donc tous à apprendre les uns des autres. Si cela passe par mon parcours ou mes écrits, j’en serais très flattée.

Aller au théâtre est aussi l’occasion de revivre une partie de l’humanité et des questionnements auxquels chacun est confronté à un moment ou un autre de sa vie. Ce milieu est rempli de gens passionnés, qui nous permettent de prendre conscience qu’il y a aussi d’autres sujets importants à ne pas oublier.

Ce fut un plaisir Cristelle d’effectuer cet entretien avec vous !

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Le comédien Philippe Lavot nous raconte son parcours et évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Philippe Lavot nous raconte son parcours et évoque son actualité !

Bonjour Philippe,

Quelle joie d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre parcours au théâtre et à la télévision met en avant les différentes cordes que vous possédez à votre arc artistique. Aussi, comment vous est venue l’envie de devenir comédien?

C’est la naissance explosive de l’envie de jouer une situation pour produire un effet miroir à l’égard de mes parents qui se disputaient tellement que cela m’était devenu insupportable.

Petit, je me regarde un jour dans le miroir et, voyant ma tête affolée, je décide, sans trop savoir pourquoi, de la pousser jusqu’au bout et, à un moment donné, je me vois une tête de clown, tellement mon émotion était boursoufflée. Sans avoir le temps de réfléchir, je fonce alors dans le salon où mes parents sont en train de se quereller. Tout à coup, ces derniers laissent tomber leurs arguments et, voyant ma tête si particulière, explosent de rire. C’est comme si je venais de les marier à nouveau.

Je n’ai absolument pas conscience alors d’avoir un talent de comédien. Mes parents m’emmènent certes souvent au théâtre et je suis en admiration devant certains acteurs. Mais je suis plutôt passionné par la chimie et j’ai l’impression d’avoir réussi un phénomène chimique avec la nature humaine. Je suis fou de bonheur.

Plusieurs années plus tard, mon professeur de philosophie me pousse sur scène pour jouer Antigone, d’Anouilh, une pièce très sombre. Ceci, pour moi, s’apparente davantage à un accident car, après ma passion initiale pour la chimie, je n’envisage alors qu’une seule chose, faire de la philosophie toute ma vie.

Toutefois, ma maman ainsi que mes professeurs m’incitent à poursuivre ma voie artistique. Par cette incitation, j’intègre alors le conservatoire. Après un intermède d’une année aux Etats-Unis, je rejoins l’équipe de « La cage aux folles », notamment Jean Poiret, Michel Serrault et Pierre Mondy, pour jouer le fils.

2/ Vous intégrez, quelques années plus tard, le groupe AB Productions. Comment avez-vous vécu cette aventure ?

Pour être honnête, jusqu’à mon aventure AB Productions, je peux dire que j’étais presque systématiquement malheureux d’être comédien. J’omettrais peut-être mon jeu aux côtés de Michel Bouquet, dans « Le malade imaginaire », où j’éprouvais une très grande fierté.

Dans l’équipe AB Productions, je découvre le bonheur de jouer, plutôt que l’orgueil de vivre. Je fais alors parti d’une famille, avec des gens qui s’amusent. J’y retrouve, pour la première, le décile solaire extrême que j’avais eu en réconciliant mes parents à la suite de ce miroir dont je vous parlais.

3/ Les téléspectateurs de TMC ont récemment pu vous retrouver dans la série « Les Mystères de l’Amour » où vous y avez interprété le rôle d’un désenvouteur. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

L’expérience a été adorable, comme il y a plusieurs années, avec AB Productions. J’ai été très heureux de retrouver de nombreuses personnes avec lesquelles j’avais travaillé vingt ans en arrière. Ces gens sont restés humainement intactes. Ils veulent gagner l’humanité.

Ce fut donc un grand bonheur ! L’expérience fut heureuse.

Je me souviens qu’en commençant à tourner la première scène, dans la caravane, j’avais l’envie de faire jaillir cette boucle de lumière que j’ai de mon enfance et ainsi de me désenvouter moi-même.

4/ Votre personnage, aux traits comiques, est très singulier de part sa personnalité. Aussi, en tant que comédien, quelles ont été les principales clés pour le rendre sympathique à l’écran ?

Au moment d’apprendre mon texte, je me suis laissé surprendre et amuser par le surgissement des phrases et de la situation. Le produit des « Mystères de l’Amour » est en effet beaucoup plus léger et plus propre qu’il ne l’était auparavant.

Il fallait donc que mon personnage le soit aussi, sans renier pour autant ce qu’il a été à Love Island. Comme il est dit par Laly qu’il s’est entiché de la culture Guarani, je me suis imaginé Antoine comme étant à présent quelqu’un « d’allumé » qui, tout à coup, a une révélation. Faisant ainsi le lien avec mon personnage si singulier dans « Les vacances de l’amour », qui a muri de cette culture particulière pendant vingt ans.

Je voulais montrer que mon personnage s’était ouvert et qu’il avait depuis trouvé une structure, pour ressembler à un humain. Comme s’il s’était érigé quasi religieusement une identité et qu’il était devenu une sortie de savant, par nécessité.

En lisant le scénario, j’attendais que les images m’arrivent à la suite des phrases. Ce qui est d’ailleurs périlleux du fait du rythme soutenu sur le tournage.

J’ai accumulé ces images, que j’ai ensuite essayé de faire éclater, pour aller encore un peu plus loin. Avant de retailler l’ensemble afin d’en assurer une certaine concordance. Mon personnage est, de par sa nature, tellement insensé qu’il fallait nécessairement qu’un sens apparaisse.

5/ Pour revenir plus concrètement sur vos scènes, on peut constater plusieurs cris singuliers fournis par votre personnage. Auxquels l’on peut ajouter les fous-rires étouffés de vos partenaires Elsa Esnoult et Laly Meignan. Cela est-il le fruit d’un travail en amont ou bien l’improvisation générée par la cocasserie de la scène ?

Je souhaitais vraiment les faire rire. Chaque scène a été tournée trois fois, dans autant d’axes différents. J’ai le souvenir précis, la première fois, de l’étonnement d’Elsa, se demandant presque où elle était. Elle s’est alors efforcée de contenir le rire généré par son hallucination.

Lors de la deuxième prise, elle a réellement éclaté de rire. A la troisième scène, un arbre de décoration a d’ailleurs chuté, sans doute sous l’effet de mes cris si particuliers de désenvouteur, comme elle me l’a suggéré.

J’ai adoré aussi la liberté accordée par Dan Occo, le réalisateur, qui m’a permis d’utiliser librement l’ensemble des accessoires mis à disposition de mon personnage. Faisant le lien avec les amérindiens, j’ai de suite utilisé les plumes, qui m’ont inspiré ces petits cris, que je n’avais absolument pas préparés avant le tournage.

Les scènes ont été très enthousiastes, nous avons tous réellement bien rigolé. Aussi, je crois que mes partenaires de jeu ont sincèrement ri. C’était là l’un de mes objectifs.

6/ Apprécierez-vous revenir ponctuellement dans la série, pour des pastilles ?

Complètement ! Un autre tournage a d’ailleurs eu lieu. Le travail du texte fut très prenant, mais de manière très agréable. En effet, je me suis retrouvé à nouveau, comme au premier épisode, dans la roulotte, même si la situation et le problème mis en avant ont différé.

Il m’a donc fallu créer un renouvellement mais dans le même cadre. Il était nécessaire de garder les mêmes couleurs et les mêmes émotions de peinture, mais en larguant quelque chose d’inattendu.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre ?

J’ai tellement envie de me surprendre pour aller chercher un rire inattendu que j’aimerais aussi vous surprendre !

Un grand merci Philippe pour cet entretien très intéressant !

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Coralie Caulier, chanteuse et comédienne, nous présente son projet de clip !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Siamak Haidar
Crédit photo : Siamak Haidar

Bonjour Coralie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes comédienne mais aussi chanteuse. Pour commencer cette interview, pourriez-vous nous rappeler votre parcours artistique ?

Je suis, à la base, passionnée par le chant. Je fais de la musique depuis toute petite. Aussi, après le bac, j’ai rejoint, à Paris, le centre de formation vocale de Richard Cross. Où j’ai pu disposer d’un enseignement très complet, dans le chant, la danse et la comédie musicale. Le week-end, j’enrichissais mon apprentissage au travers de formations dans la direction de chœurs.

Pour compléter mon apprentissage, je suis, par la suite, entrée au cours Florent, pour développer mes compétences théâtrales.

De retour ensuite en Picardie, j’ai enseigné, pendant une année, le chant dans des écoles de musique. J’avais en fait créé ma propre association et je réalisais des ateliers vocaux, dans différentes communes, à destination d’enfants, d’adolescents mais aussi d’adultes. Ce fut une chouette expérience où je leur proposais du chant et de l’expression scénique, pour aboutir à un concert en fin d’année. En parallèle, de part la formation qui m’avait été dispensée, j’avais également repris la direction de chorales.

De fil en aiguille, j’ai eu l’opportunité d’interpréter l’une de mes chansons sur IDF1. Ce qui m’a permis de rencontrer Jean-Luc Azoulay, qui m’a alors proposé de jouer dans « Les Mystères de l’Amour ». C’est ainsi que j’ai participé aux deux premières saisons de la série.

Par la suite, j’ai dû mettre ma carrière entre parenthèses, pour raisons médicales. Mais je suis très heureuse aujourd’hui de vous proposer un nouveau projet.

2/ Vous vous lancez actuellement dans « une grande aventure », au travers d’un projet de clip burlesque et drôle. Qui sera utilisé pour récolter de l’argent au profit de la recherche contre une maladie rhumatismale dont vous souffrez, la Spondylarthrite Ankylosante.

Médicalement parlant, quels sont les symptômes de cette dernière ?

C’est une maladie inflammatoire auto-immune, à savoir que son corps se « rebelle » contre ses propres articulations. Plus précisément, le premier cité a l’impression, à tort, qu’existent proche des articulations des corps étrangers. Créant alors un système inflammatoire pour les combattre.

Ce qui implique de fortes douleurs, liées notamment à l’insertion des ligaments et des tendons dans les articulations. Les mouvements sont alors plus compliqués et de la raideur apparait. J’ai besoin, le matin, de trente minutes à plusieurs heures, selon les jours, pour avoir la sensation d’un corps « dérouillé ». Beaucoup de réveils nocturnes sont aussi à mentionner, la maladie étant très active pendant les phases de sommeil.

De façon générale sont principalement touchés le dos et le bassin. Les articulations périphériques, comme les épaules et les mains, peuvent aussi être concernés.

3/ Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce clip de la chanson « Grande patiente », ses modalités et ses objectifs ? Quel message souhaitez-vous y associer ?

Plusieurs objectifs au clip sont à noter. Le premier étant de faire connaitre la maladie, notamment pour permettre un nouveau regard sur celle-ci. Il est important de comprendre que le délai de diagnostic est aujourd’hui estimé à sept ans. Ce qui est énorme ! Les personnes touchées passent alors par une période psychologique peu évidente.

La maladie n’étant donc pas détectée de suite, il n’existe pas de traitement adapté. Aussi, plus la Spondylarthrite Ankylosante sera connue, plus le délai de diagnostic pourra être réduit. Dans le sens où les gens feront peut-être plus facilement le lien entre leurs symptômes et cette maladie.

Ensuite, le second objectif de ce clip s’adresse aux autres personnes touchées par cette maladie. Il est toujours plus simple de se battre lorsque l’on sait que d’autres éprouvent les mêmes douleurs. A titre personnel, la lecture d’un livre écrit par un autre malade m’avait aidé à passer un cap d’acceptation.

J’aimerais aussi pouvoir aider les proches. Cette maladie étant invisible, il n’est jamais évident de comprendre ce que l’autre vit. Certaines familles sont ainsi en conflit, du fait sans doute d’une incompréhension. Peut-être que ces proches percevront mieux, en écoutant la chanson, les symptômes et les difficultés vécus au quotidien lorsque l’on souffre de la Spondylarthrite Ankylosante.

Enfin, la récolte d’argent pour la recherche est un autre objectif. L’idée étant de créer une page Facebook sur laquelle, grâce à l’aide de sponsors et de mécènes, l’on réussirait à créer un phénomène pour lequel 1 clic « J’aime » serait égale à 1 euro versé directement pour la recherche.

4/ Quelles en seront les clés artistiques pour faire passer le message et inciter le public ?

La chanson a été écrite sous la forme d’un slam. Ce fut aussi l’opportunité, à titre plus personnel, de découvrir un univers musical différent de celui que je pratiquais jusqu’à présent.

Le texte est primordial dans ce projet, aussi il était important qu’il ne soit pas parasité par la musique ou la voix. Dans le slam, la musique sert le texte et lui donne un accompagnement, pour laisser la part belle au message.

Nous aimerions que le clip soit diffusé de façon aussi large que possible. C’est pourquoi il a été tourné de manière très professionnelle, avec du matériel de haute qualité, pour permettre une diffusion sur internet, sur les réseaux sociaux, mais aussi en télévision. Plus nous viserons loin, mieux se sera !

Tous autant que nous sommes dans cette aventure avons, depuis le départ, souhaité transmettre des valeurs positives et d’encouragement. Nous voulions faire connaitre la maladie sans pour autant tomber dans un message dramatique ou pesant. Nous avions envi d’un texte léger et enjoué.

Quant au clip, il est encore plus dans l’optique que je viens de développer. Avec Marc Boye, le coscénariste (avec moi-même) et producteur du clip, nous avons voulu une représentation pouvant prêter à rire. Nous tournons même par moments la maladie à l’ironie.

La comédienne Suzanne Garnier, âgée de 87 ans et d’une tonicité de tous les instants, incarne, dans le clip, la Spondylarthrite Ankylosante de façon espiègle et taquine.

5/ Vous sollicitez le public au travers d’un site de financement participatif, www.leetchi.com. Comment comptez-vous utiliser l’argent récolté ?

La recherche de financement s’adresse en fait au clip puisque la chanson a déjà été enregistrée en studio l’été dernier. Même si le tournage s’est effectué fin mai, nous avons besoin d’aide notamment pour la réalisation, le montage et la mise en ligne.

J’ajoute que la région Picardie nous accompagne aussi dans ce beau projet.

6/ A date, où en êtes-vous de la réalisation de ce projet ? Quelles en seront les prochaines étapes ?

Le tournage s’est bien passé, sur trois jours et le réalisateur est en train notamment de trier les images et de travailler sur les couleurs. S’en suivra ensuite une étape très importante, le montage.

Puis viendront la création de la page Facebook dont je vous ai parlée, ainsi que la diffusion du clip et sa mise en ligne sur internet.

7/ De façon générale, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

J’adorerais, avant tout, que l’ensemble des objectifs cités soient remplis. Ils sont nombreux, donc les atteindre serait une réelle joie.

J’espère sincèrement que le nom de cette maladie évoquera plus de choses aux gens et que de l’argent pourra être apporté à la recherche. Des avancées médiales existent, mais le chemin est encore long. La cible étant le développement d’un traitement pour soigner. Plus nous pourrons récolter de financement, plus vite la recherche pourra avancer.

Je souhaite aussi que les autres malades puissent se retrouver dans ce projet, pour les aider.

Le clip et la chanson représentent un message de vie, d’espoir et d’optimisme. C’est sans doute la finalité de ce beau projet : renvoyer une image dynamique et positive !

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog afin de les inciter à vous accompagner dans ce beau projet ?

Ce projet vise à défendre une bonne cause. Je suis pleinement consciente qu’il en existe plein d’autres, mais je tiens particulièrement à ce projet.

Vous ne serez pas déçus, la qualité et le rendu final seront très bons, grâce à une équipe formidable.

Plus nous serons nombreux à participer à cette aventure, plus l’impact sera important. Nous vous attendons donc avec impatience.

Un grand merci Coralie pour ce bel échange !

Publié dans Télévision, Musique

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Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Publié le par Julian STOCKY

Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Bonjour Caroline,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous animez, chaque matin, à 7h 25, « Les secrets politiques » sur Europe1. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, pourriez-vous tout d’abord nous en rappeler le principe?

C’est une chronique politique qui revient aux sources de ce qu’est mon métier, à savoir chercher des informations exclusives. Que vous n’avez, la plupart du temps, entendues nulle part ailleurs.

C’est vraiment le prisme par lequel je regarde l’actualité politique. Je ne cherche pas à être dans l’analyse de ce qui s’est produit, je souhaite plutôt apprendre des choses aux auditeurs, en ayant un temps d’avance sur ce qui va se passer.

2/ Les médias sont la source de nombreuses réflexions politiques. Aussi, quelle valeur ajoutée essayez-vous d’apporter à votre programme pour captiver et intéresser les auditeurs?

Lorsque vous allumez votre radio le matin, vous n’avez pas lu ailleurs ce que vous entendez. Contrairement à ce que vous pouvez trouver toute la journée en cliquant sur internet, où il existe des réécritures ou des analyses d’évènement connus.

C’est un choix fort que nous avons fait en début de saison avec Fabien Namias. Nous sommes partis du constat que les gens sont vraiment surinformés toute la journée. Ils ont accès aux informations sur leur téléphone et sur leur ordinateur, ils sont donc abreuvés de news. Nous nous efforçons donc d’être singuliers en leur apportant quelque chose de neuf chaque matin.

3/ Mener une chronique aussi fine et précise, dans un temps imparti aussi rapide, 2 minutes 30 environ, impose une grande rigueur et de la précision. Justement, quelles sont, selon vous, les principales clés pour mener à bien cet exercice ?

Il faut vraiment garder la pulpe. Il est nécessaire de nettoyer l’écriture de tout ce qui peut être superflu. Le format est fait de telle manière que je n’ai pas le choix. Si je veux tenir en 2 minutes 30, il faut que j’aille à l’essentiel.

Chaque soir, j’envoie une première version d’environ 3 minutes. Le lendemain matin, avec les idées un peu plus claires, je retaille encore mon texte, pour aboutir finalement au temps imparti.

4/ Quelles est d’ailleurs votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ? Préparez-vous votre intervention la veille ou bien le matin même ?

C’est beaucoup de travail pour très peu de temps à l’antenne. Je commence dès la veille, en sortant d’Europe1, avec la lecture de la presse dans le détail. L’idée étant d’apporter de la nouveauté, il est nécessaire que je sache ce qu’ont fait les autres.

Tout au long de la journée, je tire sur des fils, je déroule la pelote pour arriver, aux alentours de 18h, à faire une proposition au directeur de la rédaction. Avec lui, nous passons en revue tout ce que j’ai pu récolter, comme il le dit, dans mon cabas. Pour savoir ce qui peut s’inscrire dans la matinale. Il faut que je sois en complément de ce qui est traité dans le news, comme on dit.

C’est donc un travail de passage au tamis de toute l’actualité, pour arriver chaque matin à avoir trois petites pépites. Correspondant à des éléments non entendus ailleurs et qui auront du sens politique. Il ne faut pas tomber dans l’anecdotique.

5/ Le fait d’intervenir en matinale nécessite-t-il une adaptation particulière du contenu de la chronique ? Notamment dans sa forme ?

Je crois que j’écrierais la chronique de la même manière, quel que soit l’horaire de diffusion. Nous l’avons vu, le format est très puissant, ce ne peut être une conversation. La chronique doit être ciselée et précise. Il n’y a pas de fioriture.

Ma nature voudrait que je mette parfois un peu d’humour et de malice dans ce que j’écris, mais je ne peux pas. C’est un exercice assez contraint, du fait de la puissance du format.

6/ A titre personnel, n’est-il pas trop difficile, physiquement notamment, de se lever à l’aube chaque jour ?

Je termine chaque soir assez tard. J’envoie mon papier vers 22h 30 voire 23h. Parce que j’aime que l’actualité soit faite et qu’elle soit arrêtée pour être persuadée que je ne suis pas trop décalée. J’ai du mal à écrire une chronique à 18h, à l’envoyer et à penser que tout va bien. Je suis très mal à l’aise avec cette manière de travailler.

En revanche, je me lève « assez tard » par rapport à ceux qui font la matinale. Eux se lèvent à 2h du matin, tandis que je me réveille seulement à 6 heures moins le quart. C’est plutôt tranquille et raisonnable, en comparaison.

7/ En parallèle, nous pouvons vous retrouver chaque dimanche soir, à 18h, sur France 5, dans « C politique », programme dans lequel vous interviewez un acteur important du monde politique. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences principales y retrouvez-vous avec votre chronique matinale sur Europe 1 ?

C’est quelque peu la même matière, car ce que je fais la semaine me nourrit pour mes interviews du dimanche. Mais, en même temps, c’est un exercice beaucoup plus personnel et plus signé.

Les deux exercices se nourrissent. Souvent, en sortant de l’émission le dimanche, j’ai mon information politique pour le lendemain matin. J’ai mis le doigt sur un sujet et je vais pouvoir tirer, comme je vous l’expliquais, sur ma pelote. A l’inverse, certaines chroniques en matinale me servent pour mon échange à la télévision. Comme ce fut le cas récemment avec Claude Bartolone.

La gestion du temps diffère: mon intervention est courte sur Europe1, tandis que mon entretien sur France 5 est long et posé. Je passe du sprint la semaine au marathon le dimanche. Il faut être capable de gérer le temps sur la durée, à ne pas ennuyer, à relancer et à susciter de l’intérêt.

8/ Cette émission est un exercice sans filet, en direct. Comment parvenez-vous à mener cela à bien ?

Je n’ai, dans ma carrière, jamais fait autre chose que du direct. Donc je serais malheureuse si l’on me demandait d’enregistrer un programme.

Gérer le direct est naturel pour moi ! C’est d’autant plus agréable que c’est sans filet. Ce qui exige d’être totalement présente dans le moment. Je ne pourrais pas faire autrement.

Je ne conçois pas l’exercice de l’interview autrement qu’en direct. Je ne saurais pas faire.

9/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à suivre vos émissions et votre parcours ?

Je suis totalement passionnée par ce que je fais et totalement gourmande des matières que je traite. Si vous aimez la politique, nous partageons alors la même passion et la même appétence.

J’exerce mon métier avec cœur et conviction. Surtout je le fais avec, je crois, une vraie exigence. Bref, je suis consciencieuse et passionnée !

Un grand merci Caroline pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous interprétez actuellement Alex dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous présenter cette jeune demoiselle ?

Alex est une jeune femme qui paraît très sure d’elle. Elle vient d’une famille aisée. La vie semble lui sourire.

En réalité elle est assez perdue. Elle ne fait pas grand-chose de ses journées, elle s’ennuie beaucoup en l’absence de Chloé, sa petite amie. Elle a besoin de la sœur d’Hélène pour ne pas sentir qu’elle tourne en rond. Sa famille est souvent absente et elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire dans la vie.

On peut d’ailleurs noter qu’elle est systématiquement dans la séduction, dès lors qu’une nouvelle personne arrive dans son entourage. C’est une sorte de prise de pouvoir, en l’absence de certitude sur elle-même, sur son propre chemin et sa propre vie.

2/ Nous l’avons dit, votre personnage aime les femmes. Aussi, avez-vous eu une appréhension particulière au moment d’embrasser, sur le plateau, une partenaire féminine?

Pas du tout ! L’appréhension était en fait la même qu’au moment d’embrasser un partenaire masculin. Il n’y a pas eu d’accentuation particulière. Son homosexualité a été l’une des raisons qui m’a donné envie de jouer ce rôle. Cela, son côté sûre d’elle et ma partenaire de jeu, Marion Huguenin qui est une fille super.

3/ Les derniers épisodes de la saison 8 sont actuellement en cours de diffusion. Aimeriez-vous revenir pour la saison 9 ? Le cas échéant, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aime bien le personnage d’Alex, j’adorerais d’ailleurs en découvrir davantage sur lui. Mais je ne sais pas, pour le moment, ce qui va se passer pour la suite.

Je souhaiterais qu’Alex grandisse, qu’elle ait une prise de conscience. Il lui faudrait comprendre l’importance des relations. Elle est actuellement trop joueuse. Elle tient à Chloé, mais ne prend pas assez soin de leur relation. C’est aujourd’hui une fille libérée, ce qui est très bien, mais il serait bon qu’il se passe quelque chose dans sa vie, pour qu’elle ait un chemin plus constructif.

Alex a l’air sûre d’elle, aussi une péripétie nous permettrait de voir ses fêlures et donc d’avoir accès à quelque chose de plus intime.

4/ En parallèle, vous sortez d’un beau succès théâtral, qui pourrait se poursuivre au travers d’une tournée. Voulez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet : Comment s’est-il déroulé ? Quels souvenirs en gardes-tu ? Quelles opportunités espères-tu pour la suite ?

Il s’agit d’un spectacle tout public qui s’appelle « Le Yark », tiré d’un best-seller de l’enfance écrit par Bertrand Santini et mis en scène par Elodie Ségui. C’est un très beau texte poétique, accompagné d’une sublime mise en scène.

Nous sommes trois sur scène, avec pour seuls accessoires et décors des tréteaux, des tables en bois, de la matière, des paillettes, de l’argile, des couleurs et des micros. Nous créons alors tout un univers autours de nous, en sortant de nos boites toutes ces matières. J’adore défendre cette histoire qui raconte l’aventure du Yark, un monstre qui mange des enfants gentils car allergique aux méchants.

Nous jouerons bientôt au Maroc et à Marseille. C’est un vrai coup de cœur !

5/ Lorsque l’on regarde votre CV, on peut noter avec plaisir que vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Via notamment la télévision, le cinéma, le théâtre et les court-métrages.

Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

En fait, l’essence du jeu reste la même. Nous jouons avec ce que nous sommes, avec notre corps, notre voix et notre sensibilité. C’est cette dernière qui s’exprime au travers des textes ou de l’improvisation.

Il va y avoir surtout une différence entre les arts vivants – le théâtre – et les images, via la télévision, le cinéma et les courts métrages.

La différence va être surtout technique. Il est important, au théâtre, de parler fort, pour être entendu de tous. Il faut aussi que les mouvements soient clairs et suffisamment amples pour que tout le monde puisse les recevoir. Au cinéma, le moindre petit mouvement va être zoomé par la caméra. Tout est donc question de millimètres.

Le plaisir du jeu est le même. Il y a, au théâtre, particulièrement la notion de troupe. Au cinéma, les expériences sont très intenses mais beaucoup plus ponctuelles.

6/ Nous évoquions le théâtre, tu seras justement de retour sur les planches à partir du mois d’avril, à la Comédie Nation. Pourrais-tu nous en dire davantage ?

C’est un projet tout neuf pour moi, s’intitulant « Au-delà les étoiles sont notre maison ». C’est un très beau texte de l’auteur portugais Abel Neves. C’est une écriture très ciselée, très poétique et très précise, qui donne accès à tout un imaginaire allant, comme l’indique le titre, au-delà des étoiles. En même temps, c’est très concret et très actuel.

J’ai vraiment hâte de travailler sur ce projet. Ce n’est pas exactement une pièce de A à Z, ce sont des scénettes et nous allons en travailler une vingtaine. Chaque soir la composition proposée de ces dernières sera différente. C’est donc du théâtre mélangé avec des concepts d’improvisation. Des touches musicales seront également apportées de façon improvisées pendant et entre les scènes. Des voix, de la guitare, du piano, de la harpe…

Nous serons une petite dizaine sur scène, certains viennent du monde de l’impro, d’autres du théâtre classique ou contemporain…

Nous serons sur scène chaque mardi à la Comédie Nation, à 20h30.

7/ Quel serait votre souhait pour la suite de votre carrière : axer celle-ci davantage sur un art en particulier ou bien, au contraire, continuer à vous épanouir au travers de ces différents exercices ?

Comme je vous l’expliquais précédemment, il me plait, en tant que comédienne, de pouvoir toucher à de nombreux axes, d’interpréter des personnages, des époques, des situations et des ambiances totalement différents. J’ai la chance d’avoir un profil choisi à la fois au théâtre mais aussi à l’image. L’idéal pour moi serait de continuer les deux.

8/ Quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ? Qu’avez-vous envie de faire ?

Il me faudra dans un premier temps effectuer tous les projets en cours dont je viens de vous parler. J’ajouterais à cela la préparation d'un court-métrage.

En l'occurrence, "Les rêves", dans lequel j’incarne une danseuse qui se bat pour devenir professionnelle. J’ai toujours rêvé d’avoir un rôle dans lequel je puisse exercer cet art car je voulais, à la base, être danseuse. Je vais pour cela accentuer les cours de danse que j’ai repris il y a peu.

En parallèle, "Bébés requins", réalisé par Agathe Jobert, est un court-métrage dans lequel j’ai tourné récemment. D’une durée de vingt-minutes, il est diffusé en premier lieu dans le cadre du festival d’Aubagne.

9/ A titre personnel, comment organisez-vous votre travail ? Quelle est votre méthodologie en amont des plateaux ou de la scène ?

Ma préparation est assez instinctive, elle est toujours fonction du projet, du texte, du personnage et des gens avec qui je travaille. Ce qui est, je pense, finalement assez logique.

10/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour qu’ils continuent à suivre votre carrière et votre parcours ?

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont suivi jusqu’à présent. Les lettres et les mots reçus après mes interprétations notamment de Lilou dans « Plus belle la vie » mais aussi d’Alex dans « Les mystères de l’amour » m’ont beaucoup touché. Merci pour cela, c’est un très joli cadeau.

Sachez que le texte et la pièce que je vais interpréter à partir d’avril me touchent énormément. De façon plus globale, je ne peux qu’inciter les gens à aller voir des projets, à regarder des films au cinéma, mais aussi à se rendre au théâtre. Il est important de soutenir les acteurs aussi dans cet art, c’est un métier de partage et de rencontres !

Un grand merci Charlotte pour cette interview.

Publié dans Théâtre, Télévision

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Le comédien Philippe Cheytion évoque son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Philippe Cheytion évoque son parcours et ses projets !

Bonjour Philippe,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Croyez bien que je partage amplement le plaisir de votre retour de téléspectateur assidu qui est, en ce qui me concerne, suffisamment rare pour que je l’apprécie à sa juste valeur. Merci, donc, à vous pour l’intérêt que vous avez porté à mon travail de comédien.

1/ Vous avez participé, sur TMC, à la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’en conserve un excellent souvenir. Le réalisateur, Dan Occo, est quelqu’un de très sympathique et l’équipe s’est avérée à son image : chaleureuse et extrêmement efficace. En bref, le tournage s’est déroulé dans les meilleures conditions et dans une excellente ambiance.

Le décor de la cellule de prison, dans laquelle se déroulait l’action, a fait l’objet d’un très beau travail de «reconstitution» de la part de toute l’équipe de décoration. D’ailleurs, celle-ci s’est beaucoup amusée à recréer ce décor et a, même, poussé le «vice» jusqu’à peindre quelques tags scabreux ainsi que quelques graffitis sordides pour renforcer le côté lugubre et glauque de ce lieu.

Pour finir, c’était la première fois que je tournais dans ce lieu qui faisait office, dans le passé, de décor au tournage de toutes les scènes de commissariat de la série « Navarro ». D’ailleurs, je dois avouer que cela m’a fait quelque chose de l’apprendre et de m’imaginer Roger Hanin hanter de sa haute stature et du poids colossal de son talent cet endroit improbable et singulier d’une ville de banlieue parisienne. J’ai déambulé dans ce studio désaffecté comme je l’aurai fait dans un musée.

2/ Le rythme de tournage sur la série est généralement très soutenu. Justement, quelle est, dans pareille situation, votre méthodologie de travail en amont du plateau ?

J’ai beaucoup tourné, récemment, dans pareille situation, où il nous faut être efficace de suite. Que ce soit avec AB Productions il y a quelques années, ou, plus récemment, avec TF1 Productions, Serenity Prod., La Concepteria, JLA Prod., 909 Prod., Telfrance, …

J’ai, donc, participé à tous ces formats de productions audiovisuelles, appelés script-reality, qui se tournent extrêmement vite et qui retranscrivent sous un format d’une vingtaine de minutes des évènements, ou des histoires, qui se sont réellement passés. D’ailleurs, j’ai comme l’impression que mon physique un peu «passe-partout» est plutôt un atout pour participer à ces programmes.

Hors cette considération subjective, en tant qu’acteur, je «fonctionne» comme un moteur diésel : j’ai, toujours, besoin d’un «petit» temps de chauffe avant de pouvoir me lâcher. Autant dire que la première séquence à tourner est souvent synonyme de trac pour moi. Ceci étant, le rire et l’humour, hors plateau, me servent beaucoup pour me tranquilliser et me libérer petit à petit.

Dans la mesure où je n’avais là, pour cette série, qu’une seule scène à tourner, je suis, donc, arrivé avec cette «tension» habituelle avec laquelle j’ai composé très rapidement. A ce sujet, j’ai profité de ma «promenade méditative» dans le décor vide et nu du commissariat de Navarro pour effectuer, très tranquillement, quelques exercices de respiration afin de finir de me relaxer.

Je me suis, enfin, servi du fait de commencer ma séquence par un plan sur lequel je n’étais qu’en amorce de caméra pour achever de me préparer mentalement et me concentrer sur ma scène.

Ceci fait, je retournerai, bien évidemment, avec grand plaisir dans cette série même si je suis loin d’ignorer que la « vie» de mon personnage n’était liée qu’à un seul et unique épisode.

3/ Votre CV met en avant de nombreux rôles dans des séries françaises, au travers de participations ponctuelles. En tant que comédien, quelles sont les principales clés pour parvenir à être efficace dans ces rôles-ci ?

Etre efficace est, certes, très important mais cela ne devrait pas être, selon moi, la seule qualité à prendre en compte pour un comédien. D’ailleurs, elle ne lui est pas propre. En effet, cette notion d’efficacité est une notion que l’on retrouve dans tous les secteurs d’activité quels qu’ils soient.

Toutefois, il est vrai qu’il faut savoir être efficace et travailler vite, voire même très vite, sur un plateau de tournage : «Time is money». C’est pourquoi la première clé de l’efficacité, qui est de loin la plus importante, est la connaissance de son texte au «rasoir». Le savoir (plus) que par cœur pour en être totalement «débarrassé» et être prêt à «jongler» avec. A titre personnel, je travaille mon texte partout et plus particulièrement, dans un endroit bruyant et très fréquenté, qui, a priori, ne devrait pas s’y prêter, le métro. Paradoxalement, j’aime beaucoup travailler dans ce lieu qui se rapproche, à quelques détails près, de l’effervescence bruyante et désorganisée qui règnent sur un plateau de tournage juste avant que les célébrissimes «moteur» et «action» du réalisateur n’y mettent un terme.

Dans mon travail de mémorisation, j’essaie, petit à petit, de rentrer dans la structure de la pensée de l’auteur en me répétant inlassablement ses mots, en tâchant de ressentir et d’affiner les intentions de mon personnage et en essayant de comprendre où se situent les enjeux de la scène. Je vais, même, jusqu’à être «regardant» avec la ponctuation pour nourrir autant que possible mon imagination. Tout l’objectif de mon travail de préparation mentale sert à donner le plus de vie et le plus de sens possibles à mon personnage au travers de ses mots et de ses actions. J’essaye, de cette façon, d’imaginer toutes les «pistes» éventuelles d’interprétations possibles afin de me tenir prêt et disponible pour toutes les directions artistiques du réalisateur.

4/ Vous avez aussi une riche expérience sur les planches. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences y retrouvez-vous avec le monde audiovisuel ?

Le plaisir du théâtre est physique, palpable et immédiat, notamment, à travers les réactions, bruyantes ou pas, du public. A l’inverse de l’ambiance d’un plateau de tournage où se doit de régner un silence total pendant les prises. Le rapport au plaisir y est radicalement différent, de fait.

Au théâtre, nous réinventons, chaque soir, la même histoire pour un public sans cesse différent. L’investissement du corps, de l’énergie et de la voix peuvent légèrement fluctuer en fonction de paramètres aussi intangibles que peuvent l’être les sensations, physique et émotionnelle, que nous pouvons ressentir de la salle.

En revanche, au cinéma, ce sont les obligations techniques qui prennent le pas sur tout le reste. Si l’acteur trouve plus de liberté et de confort qu’au théâtre pour travailler, du fait de ne pas avoir à porter sa voix, par exemple, il est obligé de se soumettre aux impératifs directs du réalisateur ainsi qu’à ceux très contraignants de la technique au risque de voir son travail artistique invalidé.

Bref, s’il y a du plaisir dans ces 2 formes de travail, différentes mais complémentaires, le vrai plaisir reste, au final, celui de pouvoir exercer son métier et de JOUER !

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai la chance de faire pas mal d’essais, ces derniers temps, que ce soit pour le pilote d’une nouvelle série sur TF1 ou pour des projets de longs-métrages. La balle est, donc, en partie dans mon camp même si je sais que de bons essais ne sont jamais garants d’un succès final. Nombreux sont les paramètres ou critères, objectifs comme subjectifs, qui conditionnent le choix d’une production.

Pour autant, je travaille aussi, parallèlement, beaucoup en entreprise, dans le cadre de mises en situations ayant pour objet la prise de parole en public, la gestion de situations difficiles, l’animation de réunions, l’affirmation de soi, etc…

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

Je tiens, pour commencer, à remercier très sincèrement tous ceux qui m’auraient fait la faveur, tout comme vous l’avez fait, d’apprécier mon travail et de le remarquer. Et je leur dirai, pour finir, que je vais tâcher à travers mes futures prestations de continuer à mériter leur attention.

Un grand merci Philippe pour ce bel échange !

Un grand Merci à vous, surtout, pour la passion, l’énergie, le temps et le travail formidables que vous consacrez à l’entretien de ce blog !

Publié dans Télévision

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Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Bonjour Frédéric,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours de comédien met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, du cinéma et de la télévision. Simplement, comment décririez-vous votre carrière artistique jusqu’à ce jour ?

C’est un parcours, je crois, assez classique. J’avais très envie de faire du théâtre, je suis pour cela entré au conservatoire d’Avignon, avant de monter sur Paris, où j’ai intégré «Les enfants terribles».

Par la suite, j’ai commencé à jouer dans des compagnies, tout en me perfectionnant en faisant des stages de comédien.

Aujourd'hui, j’aime toujours jouer, mais, en soi, ce n’est plus une finalité. Je retiens davantage le contexte dans lequel je me trouve et ce que le jeu m’apporte à titre personnel pour me connaitre moi-même. L’expérience humaine prédomine donc actuellement à mes yeux.

Lorsque j’ai commencé au théâtre, j’acceptais mal les critiques et les consignes des metteurs en scène. J’avais beaucoup de mal à être dirigé. Aujourd'hui je suis davantage ouvert et j'accepte plus facilement les conseils et les remarques. Ce qui est très intéressant !

Lors de ma dernière expérience théâtrale, « L’avare », à Tarbes, j'ai pu constaté que j'étais plus souple qu'avant lorsque le metteur en scène me dirigeait. J’étais aussi moins angoissé et moins dans l'autocritique au sortir de la scène.

Je retiens donc mon évolution personnelle, mais aussi ma plasticité psychologique et donc ma capacité d’adaptation à un nouvel environnement. Je suis, actuellement, moins intéressé par le théâtre qu'autre fois. Seuls les projets avec des amis m'intéressent vraiment à l'heure actuelle, en tous cas pour ce qui est de la scène.

2/ Vous êtes aussi réalisateur. Citons notamment « Fortune cookies », court métrage primé récemment au Festival de Bordeaux. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre métier de comédien ?

Mon expérience de comédien m’aide, en tant que réalisateur, dans la direction des acteurs. J’essaie de recréer sur le tournage le monde dans lequel j’aimerais, à titre personnel, être employé comme comédien. Je m’efforce donc de traiter l’équipe comme je souhaiterais l’être lorsque je joue.

J'essaie d'être souple avec eux et de m’adapter à leurs différentes personnalités.

3/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous privilégier un art ou un métier en particulier ? Ou leur complémentarité vous plait-elle davantage ?

Je ne sais pas, mais je suis de plus en plus attiré par la réalisation. Même si c’est difficile, car il faut notamment trouver les budgets, les financements et constituer l’équipe, j'y trouve une liberté que je n'ai pas en tant qu'acteur. Nous avons la possibilité d’écrire un scénario, sans avoir rien de concret au départ. Seul, sans engagement ni signature, je peux commencer à écrire une histoire. En gros, c'est une position dans laquelle je ne dépends par du désir des autres pour être créatif, et ça c'est une vraie soupape quand on est acteur .

4/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de terminer le scénario de mon prochain court-métrage, j’en suis à la deuxième version. Je recherche actuellement des financements, tout en étant déjà en négociation avec une importante société de production.

Contrairement à « Fortune Cookies », qui est dans un mood plutôt sombre avec une texture brut, ce nouveau projet appartient à l’univers du fantastique et de l’absurde. Même si la thématique reste finalement la même, à savoir les rapports hommes-femmes.

Plus que le couple, qui est certes nécessaire pour la narration, ce sont les pôles d’énergies qui m'intéressent surtout. Nous avons tous en nous, autant les hommes que les femmes, une part masculine et une part féminine. Donc dans mes scénario, je mets en scènes des personnages avec des déséquilibres psychologiques, des êtres humains quoi! Ensuite je regarde s'il vont réussir à rétablir leur équilibre, et les conséquences pour eux en cas d’échec ou de succès.

Comme le disait le psychanalyste Carl-Gustav Jung, « ce que l’on ne veut pas voir de soi-même finit par nous arriver de l’extérieur comme un destin ». C’est un peu le leitmotiv de mon travail !

De plus, j’ai coécrit un autre court-métrage, mais que je ne vais pas réaliser moi-même. Enfin, je commence actuellement l’écriture d’un scénario de long-métrage.

5/ Vous interprétez aussi, en parallèle, Anthony, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est un flic, apparu dans la série en tant que collègue du personnage interprété par Jérémy Wulc. Tous deux formaient un duo, j’interprétais le policier un peu plus agressif, Jérémy jouant le flic plus sympathique.

Notre relation s’est établie naturellement et l’équilibre a très vite été trouvé dans cette orientation, de part nos personnalités. Nous formions même un trio avec la comédienne Magalie Semetys. Nos retrouvailles sur le plateau étaient toujours très agréables.

J'y tourne actuellement de façon ponctuelle et c’est toujours un plaisir de retrouver l’équipe.

6/ Comment aimeriez-vous le voir évoluer dans la suite de la série ?

Je fais confiance à l’auteur, Jean-Luc Azoulay. Il a beaucoup d’imagination et écrit d'une manière très spontanée, je ne sais donc jamais à quoi m’attendre, et ça me convient parfaitement !

7/ Le rythme de tournage sur ce genre de séries est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous avant d’arriver sur un plateau ?

Quelque soit le tournage, il est important de connaitre son texte le mieux possible. Mais là, tout va très vite. Il n’y a en conséquence que très peu de temps pour l’improvisation, en raison du faible nombre de prises.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’ai surtout envie de leur dire qu’ils sont libres. Si mon travail leur plait, c'est tant mieux et je les encourage bien évidemment à le regarder.

Je crois que ce dernier est nourrit d’une vraie réflexion, permettant, à ceux qui le souhaitent, de regarder mes réalisations avec un œil analytique.

Quoi qu’il en soit, je fais les choses avec passion et j’essaie de donner toutes leurs chances à mes rêves.

Un grand merci Frédéric de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

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