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Le comédien François-Marie Nivon nous présente son actualité et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien François-Marie Nivon nous présente son actualité et ses envies artistiques !

Bonjour François-Marie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours atypique vous a mené du design à l’architecture puis à la comédie. Comment s’est effectuée la bascule entre les deux ? Quel a été le déclic ?

Le déclic a eu lieu lors de ma dernière année d’études. Où je devais analyser un film, en partant du visionnage de quelques séquences pour ensuite imaginer une maison de laquelle nous n’avions pu seulement voir que quelques éléments.

La dessiner et en faire les plans était la première étape avant, par la suite, de créer une histoire associée. Il s’agissait alors de mes premiers pas dans le domaine du cinéma, concernant la gestion et la maîtrise notamment de la lumière, des espaces et des mouvements. S’en est alors suivie la réalisation d’un vrai film.

L’expérience fut très intéressante, m’ayant permise de découvrir une nouvelle passion.

2/ Votre premier métier vous aide-t-il aujourd’hui sur les plateaux, notamment pour mieux appréhender et maîtriser l’espace ?

La théorie est certes très importante, mais le projet précédemment expliqué fut l’occasion de passer à la pratique. Je me suis alors mis en situation, d’abord en finalisant (plans de maison, scénario, story-board, casting etc) puis en jouant dans l’œuvre. Une semaine a été nécessaire à cela.

Puis, sur l’aide d’un professeur de cinéma nous ayant apporté son savoir-faire, une projection a été effectuée. Aussi pour mettre en avant les forces et les faiblesses de l’œuvre. Cela m’a permis d’avoir un regard beaucoup plus ouvert sur ce milieu artistique. Cette expérience m’a également apporté un plus au niveau technique.

3/ Vous avez participé à de multiples tournages pour la télévision (publicités, séries et téléfilms) ou bien encore notamment sur divers courts-métrages et longs-métrages... Une expérience vous a-t-elle davantage marquée ? Le cas échéant, quelles en étaient les raisons ?

Il m’est difficile de faire ressortir un tournage plus qu’un autre. C’est plutôt l’ensemble qui me marque. Ces expériences, quelques soient leurs visibilités, sont, pour moi, autant de cadeaux de la vie car je n’avais initialement pas vocation à exercer ce métier.

Je mettrais surtout en avant les belles rencontres que j’ai pu effectuer. Les rapports humains sont très importants pour moi. Rencontrer des gens, d’origines différentes, était un souhait personnel de longue date.

4/ Vous projetez actuellement la réalisation d’un film. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur ce beau projet, sur son contenu et son avancée ?

Mon parcours, je vous l’expliquais, par le hasard des choses, m’a amené à être acteur. La multiplication des expériences en plateau m’a permis d’en découvrir l’envers. Les attentes sont parfois longues entre deus scènes, ce sont alors pour moi autant d’opportunités d’apprendre et de mieux comprendre le fonctionnement. Ces expériences permettent aussi de multiplier les rencontres.

Lorsque l’on avance dans la vie, l’on se découvre de nouveaux challenges et de nouveaux désirs. Etre artiste, c’est avoir des choses à raconter.

Le projet que vous évoquez m’a été proposé récemment afin d’en reprendre conjointement le scénario. Ainsi, je suis amené à y être coscénariste. Ce long-métrage me tient à cœur car il me permet non seulement de me faire plaisir mais c’est aussi l’opportunité – et même un luxe – de pouvoir m’écrire un rôle sur mesure. Ce dernier est un vrai cadeau artistique car il passe à travers toutes les émotions possibles.

Nous en sommes actuellement à la finalisation de l’écriture. Le scénario, d’environ 100 pages, a été finalisé sur un à deux mois seulement. Le film sera, je pense, d’une durée d’une heure trente à une heure quarante.

Nous faisons actuellement des rencontres et des castings pour les rôles principaux. Nous espérons vraiment travailler avec des acteurs déjà connus du public. Ce qui est très important aussi pour le financement.

Le projet avance bien et nous espérons pouvoir effectuer le tournage l’année prochaine.

5/ Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture de ce long-métrage ?

N’étant pas directement porteur du projet, un traitement plus ou moins approfondi m’avait été amené. Il m’a simplement été demandé de collaborer sur l’écriture au travers des dialogues et d’apporter mes idées. J’en suis arrivé à une première version scénarisée de 70 pages. Suivi d’une version encore plus détaillée, à travers de nouvelles idées et un rythme dialogué plus travaillé.

Ce film sera très réaliste, à la fois social et dramatique, ancré sur la réalité d’aujourd’hui. Deux amis d’enfance y sont, par les aléas de la vie, séparés. Par le hasard des choses, ils se retrouveront au même endroit, là où ils ont grandi… un regard sur soi-même et sur l’autre… je ne puis vous en dire plus pour l’instant…

6/ Quelle date serait un souhait réaliste pour la première projection ?

Il faudra, je pense, compter au moins six mois, après le tournage, pour la postproduction. Si tout se passe bien, notre ambition est de montrer ce long-métrage au courant de l’année 2017.

L’on a toujours une idée précise d’un projet lorsqu’il commence et nous espérons que la finalité de ce film sera compatible à nos attentes et conforme à nos idées. Nous espérons aussi que tout le monde sera content.

7/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Le projet précédemment évoqué me permet de découvrir le rôle de scénariste, que je ne connaissais pas vraiment jusqu’à présent. Ce qui est une autre étape et un autre échelon dans ma vie.

J’espère, à son issue, pouvoir réaliser mon propre film. Tout en restant humble, car c’est un métier que je découvre encore. Une fois que l’on a goûté aux plateaux, l’on a ensuite, je crois, l’envie de tout y faire.

C’est aussi l’occasion d’être ensuite un meilleur acteur. Avoir la connaissance du travail de chacun est une aide précieuse.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à suivre votre actualité ainsi que l’avancée de vos projets ?

Faire un film est toujours très difficile, les risques pris sont importants. Sans oublier les attentes fortes des collaborateurs travaillant avec nous. Aussi, vos encouragements et votre soutien me sont précieux !

Ce projet a aussi une autre raison d’être, celle de mettre en avant d’autres talents. Nombreux sont les artistes doués mais à qui la chance de se montrer n’a pas encore été donnée. Aller voir ce film encouragera certainement les producteurs à investir davantage sur ces profils.

Le cinéma d’aujourd’hui se diversifie davantage mais pas assez encore à mon goût... Notre ambition est vraiment d’ouvrir d’autres portes. Nous espérons donc que les spectateurs nous accompagneront au maximum. Permettant ensuite, je le souhaite, à d’autres acteurs asiatiques ou d’origines différentes de foncer. Ce serait là une grande source de satisfaction personnelle.

Ce fut un plaisir, François-Marie, d’échanger sur votre parcours et vos projets !

Publié dans Télévision

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François Nambot, comédien, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

François Nambot, comédien, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour François,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Les téléspectateurs de TMC peuvent vous retrouver, depuis fin août, dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Où vous y interprétez un lieutenant de police. Qui est-il exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Mon personnage apparait en fait en remplacement d’un collègue. Il connait d’ailleurs très bien Marie, avec laquelle l’on peut penser qu’il a eu une aventure sentimentale par le passé.

Leurs retrouvailles créent une complicité et une proximité immédiates, ce qui est plaisant. En effet, le jeu, en tant que comédien, ne s’est pas arrêté à un échange entre deux simples collègues.

Je me suis d’ailleurs très vite entendu avec Magalie Semetys, qui interprète Marie dans la série, nous permettant de crédibiliser plus facilement le lien proche entre nos personnages respectifs.

2/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ? Souhaiteriez-vous qu’il puisse s’épanouir ailleurs qu’au commissariat ?

J’apprécierais en effet jouer quelques séquences dans d’autres lieux. Pour, pourquoi pas, mieux comprendre la proximité existante avec Marie. D’autant plus que cette dernière a malheureusement perdu son ex-mari.

Un rapprochement entre nos deux personnages serait donc une voie possible, je pourrai être une sorte de soutien affectif.

J’ai en tout cas très envie de poursuivre l’aventure sur cette série !

3/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur la série. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous organisez-vous en amont des plateaux ?

La liberté est trouvée en travaillant énormément en amont. Aussi, arriver sur le plateau en connaissant son texte au rasoir est évident. Permettant d’être souple et de jongler avec les demandes du réalisateur.

En plus de l’apprentissage du texte, j’aime, à la maison, en amont des tournages, essayer quelques interprétations et idées sans pour autant m’enfermer dans une situation ou un ton. Pour m’en servir le moment venu, sur demande éventuelle de l’équipe technique.

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai tourné, au mois d’août, un premier rôle dans un film d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Cette expérience magnifique a été ma première occasion d’un rôle aussi important au cinéma. Le film devrait sortir en salles en février 2016.

Une histoire d’amour y nait mais elle est entachée par le Sida. Je suis très fier de la qualité du travail effectué, malgré une économie et un timing très tendus.

En parallèle, je continue à développer des projets avec ma compagnie de théâtre, ce qui me rend très heureux. Nous jouerons à partir du mois de mars 2016, au Théâtre du Lucernaire à Paris, Le jeu de l'amour et du hasard de Marivaux. C'est une mise en scène très rock et colorée que nous proposons de la pièce, et c'est une très bonne manière de découvrir, pour ceux qui ne la connaisse pas encore, cette magnifique comédie de Marivaux.

Je souhaite également continuer à multiplier les rencontres, en télévision, au cinéma et au théâtre. Cela est très excitant et passionnant.

5/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment du théâtre, des courts-métrages, de la publicité et de la télévision. D’ailleurs, quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Le théâtre, art dans lequel j’ai suivi une formation au conservatoire, est une très bonne école car il apporte une rigueur dans la façon de travailler et de respecter les textes ainsi que les auteurs. Il est suffisamment exigeant pour structurer correctement un comédien.

Aussi, cette expérience nous renforce en arrivant au cinéma ou en télévision, deux domaines où notre travail est davantage morcelé et effectué dans un ordre différent. Le théâtre nous aide alors à ne pas se laisser piéger ni à se perdre.

Le cinéma, pour sa part, permet de jouer des sentiments et des sensations plus intimes. De façon générale, les différents arts évoqués sont complémentaires et parallèles, car le fond reste le même.

6/ Revenons quelques instants à ces derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que l’on entend le bruit des spectateurs. Quel est alors le sentiment qui prédomine en vous : l’excitation de retrouver le public ? ou l’angoisse, bien compréhensible, de monter sur scène ?

Je ressens un mélange de ces différents sentiments. La peur est très excitante, chaque soir étant différent. Un grand vide se fait dans les dernières secondes avant le début de la représentation, ce qui est très plaisant !

L’on oublie alors tout, même son texte, mais une fois sur scène, les éléments se remettent instantanément en place dans notre esprit.

7/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je suis quelqu’un de très curieux, beaucoup de choses m’intéressent. Me permettant ainsi de participer à des projets bien différents.

Je peux donc vous proposer un panel large. Avec sincérité, honnêteté et passion.

Merci François pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

Bonjour Pauline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous étiez sur les planches du théâtre Les feux de la rampe, au mois de juillet, pour la reprise de la pièce « C’est pas gagné ». Où vous y avez interprété le personnage de Marie, aux côtés de Juliette Chêne et Jean-Charles Chagachbanian. Quels souvenirs gardez-vous de cette belle expérience ?

Pleins de souvenirs me reviennent. Les représentations se sont déroulées sur un mois, nous espérons en faire davantage mais déjà en quinze dates il y a beaucoup de bons moments.

Je retiendrais avant tout mon intégration à cette chouette aventure, que j’ai apprise seulement deux semaines avant la première. Augmentant d’autant mon excitation car j’adore ce genre de chalenge.

J’avais très envie de travailler avec Jean-Charles, que je connaissais via la série «Plus Belle la Vie», et Juliette que j’avais déjà rencontré mais avec qui je n’avais pas travaillé. Ajoutons que ce fut aussi un réel plaisir de travailler avec le metteur en scène Patrick Chêne.

Il m’est donc impossible de ne retenir qu’un seul souvenir, je suis plus marquée par la globalité de l’aventure qui s’est très bien déroulée professionnellement et humainement. J’espère que l’histoire continuera.

2/ Souhaiteriez-vous poursuivre les représentations à la rentrée, que ce soit à Paris ou en tournée, en province ?

Nous aimerions tous beaucoup ! J’aime beaucoup le principe de la tournée, permettant d’aller à la rencontre d’un public que nous n’avons pas eu l’occasion de voir sur Paris. Nombreuses sont d’ailleurs les demandes de passionnés dans ce sens.

Une telle organisation est complexe à mettre en place mais nous serions tous les quatre ravis si une concrétisation pouvait avoir lieu.

3/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que l’on entend l’ambiance de la salle. Quel est alors le sentiment qui vous prédomine ? L’excitation de démarrer la représentation ? Ou bien l’angoisse et le stress, qui seraient bien compréhensibles ?

C’est un mélange des deux. Le stress se fait toujours ressentir car il n’est jamais anodin de monter sur scène face à un public s’étant spécialement déplacé pour assister à la représentation. Mais bien sur cette sensation n’est pas contreproductive, elle est même plutôt stimulante.

L’excitation ressentie est à lier à l’impatience de découvrir les réactions du public. Aucun soir ne ressemble au précédent ni même au suivant. La sensibilité des spectateurs varie systématiquement, ce qui est passionnant et ludique.

4/ En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Plus belle la vie » avec le personnage d’Emma. Une jeune adolescente qui a eu des relations compliquées avec sa maman, qui vit actuellement avec son beau-père mais qui a, semble-t-il, trouvé l’amour. Racontez nous cette chouette aventure qui a démarré, vous concernant, en fin d’année dernière ?

Ma première journée de tournage a eu lieu effectivement le 24 novembre dernier, avec Mélanie Guth qui interprète ma mère, et Jean-Charles qui interprète mon beau père que j’ai ensuite retrouvé comme mon beau-frère au théâtre.

Cette expérience est fabuleuse et merveilleuse ! Il faut être sur place pour se rendre réellement compte de l’organisation incroyable que génère cette série.

Après avoir précédemment tourné des publicités et quelques films institutionnels, il s’agit là de ma première expérience sur une série aussi bien rôdée. N’ayant appris que trois jours avant mes premiers pas en plateaux que j’étais retenue pour le rôle, je ne me suis pas posée de question.

J’apprends beaucoup aussi au travers de l’organisation des tournages. Il n’y a pas de place pour l’à-peu-près, tout est calé au millimètre. Les onze années d’ancienneté de la série aident à cela.

5/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Depuis qu’Emma a trouvé l’amour, son côté rebelle un peu excessif a été gommé. A juste titre d’ailleurs, se sentant mieux dans sa peau et étant à présent davantage intégrée parmi les habitants du quartier.

Il sera important pour autant, je pense, de veiller à ne pas effacer totalement cet aspect de sa personnalité. Les six mois déjà passés au Mistral ne peuvent suffire à inhiber pleinement un trait de caractère aussi important. Plusieurs années sont sans doute nécessaires pour cela. Les auteurs y sont d’ailleurs attentifs, ce que j’apprécie.

Je trouverais pertinent d’approfondir le contenu littéraire des études suivies par Emma. Comme ce fut déjà le cas au travers du concours de nouvelles au début de l’été. Sans oublier l’intérêt de mon personnage pour la boxe. Le parallélisme des deux serait, je pense, très intéressant à mettre en avant.

6/ A titre plus personnel, comment avez-vous réussi à mener de front, en juillet, la poursuite des tournages sur Marseille ainsi que les représentations théâtrales à Paris ?

Le train est devenu mon meilleur ami… J’ai eu la chance de ne pas avoir de tournage début juillet, me permettant de rester sur Paris pour la fin des répétitions et les premières représentations. Ce confort fut très appréciable.

Une fois les séquences de « Plus Belle à vie » à nouveau au programme, la production a fait en sorte de me libérer en fin de semaine pour que je puisse remonter sur Paris. L’ensemble s’est bien passé et j’ai ainsi pu rester pleinement concentrée à la fois sur les plateaux de tournage et sur scène.

7/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment préparez-vous votre texte avant d’arriver sur le plateau de tournage ?

Chacun a sa propre organisation. A titre personnel, j’utilise systématiquement un support de texte imprimé. J’aime pouvoir y gribouiller et surligner mes répliques.

Je ne cherche pas à apprendre mes textes dès leur réception. Je commence par une première lecture pour en maitriser le contexte. J’apprends le contenu plus en détails deux à trois jours avant, et plus méticuleusement la veille. Afin de respecter au plus juste les mots choisis par les auteurs.

Une marge de liberté nous est laissée, dans la mesure du respect du sens et de la volonté des rédacteurs. Typiquement, il m’est arrivé de substituer des termes d’adolescents que je ne connaissais pas, tout en gardant l’idée initiale.

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous poursuivre, en parallèle, ces différents arts que sont le théâtre et la télévision ? Ou, à l’inverse, souhaitez-vous vous concentrer davantage sur l’un d’entre eux?

Mes envies sont nombreuses. J’adorerais poursuivre l’aventure sur les planches, un art qui me passionne. Sans oublier les tournages, car le mélange des deux domaines est nécessaire à mon épanouissement.

Participer à une série populaire qui accompagne le quotidien des spectateurs me plait énormément, j’en suis fière. En parallèle, je souhaiterais défendre des causes qui me touchent et auxquelles je suis sensible. Comme j’ai pu le faire récemment sur un court métrage traitant de l’homophobie. La défense des femmes battues, est un thème par exemple que j’ai étudié lors de mon master de droit et que j’aimerais pouvoir traiter à l’écran.

J’apprécierais tourner aussi sur des moyens ou longs métrages. L’esthétique y est différente, les comédiens ayant plus de temps. L’idée artistique du réalisateur y est ainsi davantage approfondie.

L’image travaillée pour défendre une cause est donc, vous l’aurez compris, une envie forte !

9/ Vous évoquiez le master de droit que vous avez précédemment effectué. Comment êtes-vous ensuite devenue comédienne ? Quel est le lien entre les deux ?

J’ai toujours beaucoup aimé les études, et dans le droit les causes à défendre sont nombreuses, ce qui me plaisait énormément. Alors j’ai été jusqu’au master.

Je n’oubliais pas pour autant, à cette période, mon amour pour l’art. Assistant à de nombreux spectacles et participant à de multiples cours de danse. Aussi, la passion a pris le déçu. J’ai cédé à la comédie.

10/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et à vous retrouver sur France 3 mais aussi, par la suite, dans vos futurs projets ?

La variété de mon travail et de mes envies me permet de participer à de beaux projets. Il est, je crois, agréable de suivre un comédien ayant le souhait de faire des choses différentes les unes des autres.

J’ai eu la chance, au théâtre, de prendre part à une comédie romantique, après avoir joué dans un drame familial. La série de France 3 touche beaucoup de personnes et en parallèle, d’autres causes profondes me tiennent également à cœur.

La diversité de mes envies, je l’espère, vous plaira. D’autant que j’y reste moi-même car ce sont autant de thématiques qui m’intéressent.

Ce fut un plaisir, Pauline, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Léa François, actuellement sur scène au théâtre Michel, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Léa François, actuellement sur scène au théâtre Michel, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Léa,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur les planches du théâtre Michel, pour la pièce « Coiffure et confidences ». Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, pourriez-vous nous en décrire le contenu ? Quelle est l’histoire racontée par la pièce ?

La pièce est la retranscription théâtrale du film « Steel Magnolias » (Potins de femmes), avec notamment Julia Roberts et Shirley MacLaine. Didier Caron s'est chargé de l'adapter en français, il a pour cela choisi de conserver le contexte des années 80 et d’inscrire l’histoire en Bretagne, à Paimpol.

Six femmes se retrouvent chez leur coiffeur, le samedi matin, comme à leur habitude. C’est l’occasion pour elles de s’épancher, faisant fuser potins et confidences. Plus ou moins sérieux et graves. De petites choses assez badines à des sujets plus lourds.

Cette pièce est une jolie ode à la vie. Ces six femmes sont très différentes, mais toutes attachantes et charmantes. Bien que régulièrement en train de râler voire de se chamailler.

J’interprète le rôle de Magalie, la fille de Jeanne, jouée par Elisabeth Vitali. Ces deux personnages détiennent un secret qu’ils vont révéler assez rapidement à leurs copines et par conséquent aux spectateurs. Qui va retentir comme, c’est le cas de le dire, un vrai coup de théâtre !

2/ Vous y interprétez l’une des clientes. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Magalie est une jeune fille joyeuse et pleine de vie, qui va se marier. Elle est très positive et l’on se rend compte au fur et à mesure de la pièce qu’elle n’a pas forcément une vie très facile. Pour autant, elle a l’envie de profiter pleinement de chaque moment.

Elle est très solaire et pétillante.

3/ Cette comédie est une ode à la fraternité féminine, une leçon de solidarité au fil des épreuves traversées par chacune. Quelles en sont les principales clés artistiques ?

Les spectateurs s’attachent, je pense, aux personnages. Tous sont différents, aussi chaque femme peut se retrouver dans l’un d’entre eux. Je crois même pouvoir dire que nous formons, à nous six, La Femme, avec ses défauts, ses coups de gueule mais aussi ses qualités et ses confidences.

Les hommes, pour leur part, ont alors l’occasion de découvrir par le trou de la serrure ce qui se passe, en leur absence, dans un salon de coiffure pendant une heure trente. Ce qui leur plait généralement beaucoup et les fait rire par la même occasion.

4/ Avez-vous l’envie de prolonger l’aventure la saison prochaine, soit à Paris, ou bien en tournée en province ?

Nous adorerions ! Les représentations s’arrêteront à coup sûr le 29 août, le théâtre Michel ayant déjà défini précédemment sa programmation de rentrée. Nous avons aussi toutes des projets pour septembre.

Toutefois, la salle est remplie et les retours sont positifs, les gens trouvant original d’être sur le fil entre rire et émotion. Il n’est donc pas impossible que nous reprenions l’aventure l’année prochaine.

5/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter, lorsque le rideau est encore fermé mais que l’on entend le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors? Quel est en vous le sentiment prédominant entre l’excitation de retrouver le public et le stress préalable à la représentation ?

C’est un mélange global ! Nous entendons effectivement les spectateurs derrière le rideau qui sont plus ou moins bruyants selon les jours.

Cela est toujours très motivant, nous incitant à donner le meilleur de nous-mêmes. S’ajoute aussi une petite pointe de stress, malgré le nombre grandissant de représentations. Nous avons systématiquement le souhait et l’envie d’accrocher le public pour l’emmener dans notre salon de coiffure de Paimpol au milieu des années 80.

L’enjeu est présent, dans une pièce très chorale et donc dynamique. Les six personnages sont sur scène presque en permanence, les répliques fusent de tous côtés, l’ennui est donc quasiment impossible !

6/ En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Plus Belle la Vie », où vous y interprétez depuis quelques années le personnage de Barbara. Une jeune femme qui, au gré des difficultés de la vie, familiales notamment, a su trouver un équilibre affectif et professionnel. Racontez-nous cette belle aventure. Qu’en retenez-vous principalement ?

Il s’agit effectivement d’une superbe aventure artistique et humaine. Qui m’a permise de faire de très belles rencontres, parmi les techniciens et les comédiens. Beaucoup sont devenus de vrais amis.

Je cherche systématiquement à imaginer les réactions de mon personnage, que j’aime plus que jamais interpréter, en y apportant un petit plus. Je m’éclate réellement sur les plateaux de tournage. D’autant que les auteurs sont d’une grande inspiration, générant de multiples rebondissements dans la vie de Barbara. Ce qui est très agréable.

Le plaisir reste le même sept ans après mes débuts, ce qui est fortement appréciable, aux côtés de partenaires talentueux et sympathiques.

7/ Si vous en aviez la liberté, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Les auteurs sont d’une telle créativité que les bouleversements mis en avant diffèrent souvent de l’imagination préalable de chaque comédien. Avec le temps, j’aime me laisser surprendre par leur écriture.

Ce qui sera encore très certainement le cas à la rentrée. L’année écoulée fut l’occasion de nombreux chamboulements dans la vie de mon personnage, en amour et dans le cadre professionnel. Barbara a notamment fondé sa propre entreprise, « C’home un chef » et s’est séparée d’Abdel pour vivre son amour avec Francesco. J’ai donc hâte de découvrir la suite de ses aventures.

Une fois la pièce terminée, je démarrerai une nouvelle grosse intrigue, qui sera probablement sujet à de nouveaux scoops.

8/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous orienter plus particulièrement sur un art ou bien préféreriez-vous mener de front théâtre et comédie ?

Faire les deux en même temps est une réelle source d’épanouissement. C’est aussi une chance incroyable. Ces deux arts sont, je trouve, très complémentaires dans le jeu mais aussi d’un point de vue artistique.

Les auteurs de la série « Plus Belle la Vie » sont plein de ressources, je pense que l’avenir de Barbara s’y inscrit pleinement. Je vous le disais précédemment, l’aventure « Coiffure et confidences » se poursuivra peut-être. Ajoutons que d’autres projets sur les planches sont en cours.

Ma belle collaboration cette année avec la marque de vêtements « Jalucsyin » fût également un réel plaisir. J’adore en effet la mode et le travail de la créatrice Lucie Jacquot. Les nombreuses séances photos effectuées furent de vrais moments de découverte, de partage et de joie.

Enfin, ma participation associative, notamment pour « Ela », « Tout le monde chante contre le cancer » et le « syndrome Moebius » me tient toujours autant à cœur et je garde systématiquement de la disponibilité dans cette optique.

De façon générale, cette diversité me plait. Plusieurs projets pourraient se concrétiser, mais rien n’est encore confirmé pour le moment. Quelles qu’en soient les réponses, je continue d’avancer.

9/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène, mais aussi à vous suivre dans vos différentes interprétations ?

Je m’efforce d’être présente et réactive sur la toile, au travers de mon site www.leafrancois.fr mais aussi des réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram. Où vous pouvez y retrouver toute mon actualité.

Ce lien avec le public est important. C’est aussi l’opportunité d’ajouter quelques messages et photos des coulisses, notamment en tournée. D’ailleurs, je rejouerai « Bonjour ivresse » le 16 septembre prochain à Saint-Raphaël.

N’hésitez pas à me suivre, ce sera un vrai plaisir ! Si vous passez par Paris avant fin août, venez faire un détour par le théâtre Michel. C’est une chouette pièce où se mélangent beaucoup de rires et d’émotions. Si vous le souhaitez, nous pourrons échanger quelques instants à l’issue de la représentation.

Ce fut un plaisir, Léa, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Jenny Del Pino nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Jenny Del Pino nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jenny,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement en tournée avec la pièce de théâtre « Scooop ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire l’histoire racontée dans la pièce ?

C’est une pièce écrite par Marion Dumas, qui est aussi présente sur scène. Accompagnée par Vincent Azé et moi-même.

D’une durée d’une heure, l’histoire se déroule en temps réel, où deux comédiennes se retrouvent dans les loges d’un Zénith, juste avant de monter sur scène pour jouer leur centième représentation. Elles en profitent pour se raconter des anecdotes personnelles et, en même temps, vivent des situations incongrues en lien avec leur travail.

Nécessitant alors l’intervention de Jérôme, le producteur, pour veiller à ce que les préparatifs se déroulent dans de bonnes conditions. Il est important pour lui, financièrement notamment, que le spectacle ait lieu.

Cette pièce représente donc les coulisses de la réalité des échanges entre comédiens et producteurs, dans le cadre d’une pièce de théâtre. Typiquement, il arrive que certains artistes soient plus connus que d’autres, ou que des comédiens soient davantage valorisés et mis en avant. Pouvant alors générer des jalousies non dévoilées, du fait d’un mélange d’humiliation, d’orgueil mais en même temps d’amitié.

L’auteur a donc voulu montrer ses relations superficielles, avec un fond de sincérité dans les rapports humains. Marion a souhaité faire une comédie de mœurs avant une comédie de boulevard. Le rire, s’il a lieu, est agréable mais il n’y est pas la recherche première.

2/ Quel personnage y avez-vous interprété ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

J’interprète la comédienne la moins médiatisée et qui connait donc quelques difficultés notamment pour les heures d’intermittence du spectacle. Nombreux sont les artistes, dans la réalité des faits, à connaitre pareille situation. Tournant alors des publicités ou participant à des spectacles ne leur plaisant pas forcément, pour s’accrocher à leur passion.

Mon personnage est une bonne comédienne ne travaillant que peu. Par la force des choses, elle doit animer une émission pour enfants, sur une chaine internet peu valorisante. Mais elle n’assume absolument pas ce rôle et a d’autres ambitions artistiques.

Elle est notamment à l’origine de l’adaptation de la pièce de théâtre que s’apprêtent à jouer les deux personnages féminins de l’histoire. Ce dont elle est très fière. Sa partenaire, quant à elle, est l’héroïne de séries à succès et, en conséquence, est adulée.

La reconnaissance du public diffère donc fortement entre les deux artistes. Le producteur, pour sa part, n’a d’autre objectif que la capitalisation financière mais rencontre des difficultés dans cette quête, d’autant qu’il a vécu une histoire personnelle avec l’une d’entre elles.

3/ Quatre représentations ont eu lieu sur Paris, au théâtre Montmartre Michel Galabru, suivie d’une tournée. Quels souvenirs gardez-vous de ce démarrage ?

Nous venons de terminer la tournée à Vittel, à la mi-juillet, dans le cadre du festival « La cure de théâtre ». Ce qui fut très symbolique pour nous car nous avions démarré nos représentations en province dans cette même ville.

Premier du genre, ce regroupement artistique propose des pass, pour assister librement pendant cinq jours à plusieurs spectacles de genres différents. Ce fut une très belle expérience, enrichie par de belles rencontres et des échanges non moins agréables. Sans la prétention des gros festivals du genre d’Avignon, Patrick Jorge l’organisateur a su, chaque jour, réunir le public et les artistes avec un programme complet où toutes les occasions étaient bonnes pour partager la passion du théâtre et des spectacles dans la joie et la bonne humeur. J’espère déjà que nous pourrons être présents l’année prochaine !

Il est fort probable, mais non encore confirmé pour le moment, que nous reprenions la pièce à la rentrée au théâtre Montmartre Michel Galabru à Paris.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore baissé. Quelles sensations et quels sentiments ce moment si particulier procure-t-il ?

J’éprouve alors réellement un sentiment de mal-être physique. Au travers principalement de nœuds dans l’estomac et de hauts le cœur. M’interrogeant systématiquement sur l’origine de ma volonté de faire ce métier de comédien. Bien au-delà d’une simple appréhension, j’ai surtout le sentiment d’avoir la peur de ma vie.

Bien qu’ayant déjà joué la pièce à de nombreuses reprises, cette angoisse reste présente car, à chaque fois, un nouveau public nous attend. La peur de ne pas les satisfaire, mais aussi celle d’oublier une partie du texte ou de la mise en scène se font alors pleinement ressentir.

Bien qu’étant douloureux, ces instants sont très vite oubliés la représentation débutée. Comme si un poids se détachait alors. Générant ensuite des moments de plaisir sur scène tellement généreux que, une fois le spectacle fini, seule une envie existe alors, celle de recommencer. Tel un saut en parachute.

5/ En parallèle, nous pourrons aussi vous retrouver dans le film de Dominic Bachy « Des amours, désamours ». Pouvez-vous nous raconter cette belle aventure ?

Dominic est un réalisateur très talentueux, qui a eu l’audace d’écrire un film inspiré de sa propre vie. Je crois qu’il n’y pas meilleure condition pour rendre le contenu sincère et délaisser le superflu.

Son authenticité m’a touché et son histoire m’a beaucoup plu. Sur fond dans un premier temps de célibat, puis de rencontre vers l’amour fou, en passant par la routine s’installant ensuite avant de laisser place d’abord à l’infidélité puis à la séparation.

C’est une histoire universelle de l’amour qui nous ressemble tous, à un moment ou un autre. Plusieurs petites histoires y sont racontées, différents couples mettant en avant la grande histoire du film. Ce qui est très original !

Un vrai sens se dégage et nous regroupe dans ce que l’on croit de l’amour, ce qui nous déçoit et ce qui nous donne de l’espoir en lui.

Personnellement, j’ai été ravie de prendre part à ce long-métrage et mon rôle est différent de l’habitude. L’émotion et la face cachée sous-jacentes à mon personnage m’ont grandement plu.

Le film, à voir sans doute cet hiver 2015, est une comédie d’amour réaliste et romantique et où tous les acteurs sont fiers et heureux d’être liés à cette aventure et à l’histoire de Dominique. Les deux vont de paire. J’espère d’ailleurs qu’une suite en sera donnée.

6/ Vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique, vous avez aussi notamment participé à plusieurs émissions de télévision ainsi qu’à des séries. Aussi, quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Les cours de théâtre auxquels j’ai pu prendre part dans ma jeunesse étaient initialement des activités extra scolaires, avant d’y trouver une vraie passion à but professionnel. Ma seule envie était alors d’interpréter des personnages sur scène, face à un public.

Pour autant, ma participation ultérieure à des cours de cinéma m’a permis de me rendre compte que les coupures y sont beaucoup plus nombreuses, contrairement au premier art cité, où l’effort est continu. Finalement au cinéma, il y a le travail sur le tournage et la surprise du résultat qui dépend principalement du montage et du travail technique. C’est une autre expérience passionnante, c’est une histoire que l’on raconte ensemble et l’émotion est tout aussi forte quand on l’a découvre plusieurs mois après.

Des rencontres m’ont ensuite offert la possibilité, via Dominique Farrugia, d’être en direct à la télévision, sur la chaine Comédie. A la différence du cinéma où il joue un rôle, l’artiste est lui-même face à des centaines de milliers de téléspectateurs. Aucun retour en arrière n’est possible et cela représente, je trouve, une vraie adrénaline. Pour ces mêmes conditions, l’expérience, quatre années durant, du « Morning live » a été extraordinaire.

Ce sentiment d’une première et unique fois qui, par définition, ne peut être reproduite, est superbe ! La télévision me plait donc beaucoup dans le principe des émissions tournées en direct, de part la spontanéité qui y est apportée. En cela mon apprentissage du théâtre m’a donné la confiance nécessaire pour maitriser cet exercice.

7/ Quelles sont vos projets et vos envies artistiques pour la suite ? Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ?

Continuer la pièce de théâtre « Scooop » dans laquelle je me suis investie et que j’adore est l’un de mes souhaits. L‘équipe est géniale, l’aventure humaine est aussi superbe.

En parallèle, j’adorerais travailler en télévision sur des émissions aux thématiques qui me passionnent. Typiquement, les faits divers m’attirent. Sans me limiter à la présentation, j’apprécierais mener un réel travail d’enquête et de fond. Pour citer un exemple : je ne rate jamais un « Faites entrer l’accusé » sur France 2 !

Des programmes comme « Les maternelles » ou, dans un registre autre, « C à vous » me plaisent aussi, les thématiques associées m’intéressant beaucoup. Dans le premier, ma vie personnelle, (je viens d’avoir un petit prince) me fait me sentir très concernée par les sujets abordés et dans le deuxième programme, l'idée de la recherche et de l’investigation nécessaires en amont, pour poser les bonnes questions aux invités, m’intéressent.

En outre, prendre part, pendant plusieurs mois, à un long métrage me donne aussi envie. Etre choisie par un réalisateur est très appréciable, pour ensuite se donner au maximum afin qu’à l’écran transparaisse le vrai aux yeux du public.

8/ Pour terminer, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je les incite tout d’abord à continuer la lecture de vos interviews qui sont très intéressantes et pertinentes.

Pour ma part, j’effectue mon travail avec passion et l’envie de le partager. J’espère pouvoir annoncer prochainement de nouvelles dates pour la pièce. Ce pourrait être l’occasion, pour vous lecteurs de ce blog, de venir nous voir sur scène puis d’échanger librement tous ensemble, à l’issue de la représentation, sur votre ressenti.

Nous sommes là et nous avançons grâce à vous ! Je ne vous en remercierais jamais assez.

Un grand merci Jenny pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté ce nouvel entretien pour notre blog !

1/ Au sortir d’une saison footballistique riche en émotions pour le Psg, que retenez-vous de l’équipe de la capitale ? Le triplé historique dans l’hexagone ? Ou l’élimination en quart de finale de Ligue des Champions ?

Je suis généralement très optimiste, retenant surtout les aspects positifs. Mais il est vrai que l’équipe de la capitale n’a pas eu un tirage facile en Ligue des Champions. Typiquement, celui de la Juventus Turin était beaucoup plus simple.

Cette compétition est très longue et représente un vrai périple. Finaliste une saison, un club peut tout à fait être éliminé dès les huitièmes de finale l’année suivante. Remporter cette compétition est compliqué et je ne crois pas que Laurent Blanc soit l’entraineur pour y arriver. Aussi, je retiendrais surtout cela de la saison du Psg.

Pour autant, de magnifiques moments, notamment au Parc des Princes, restent dans les mémoires. Ils sont toujours très agréables à vivre dans ce stade magnifique.

2/ Globalement, leur saison est-elle réussie ? Peut-on dire que l’équipe a encore progressé?

Un progrès évident est à mentionner. Le seul petit bémol est à lier au géant suédois Zlatan, de part ses blessures, sa baisse de condition et ses coups de gueule. Il a les défauts et les qualités d’une grande star ! Il est une star, il se comporte en star, il vit en star et parle en star. L’équipe en a connu les avantages et les inconvénients tout au long de l’année.

La saison, dans sa globalité, est très réussie. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

3/ Laurent Blanc a été confirmé pour un troisième exercice sur le banc parisien. Est-ce, selon vous, le bon choix ? Ou fallait-il le remplacer ?

Laurent Blanc est, selon moi, excessivement bon en championnat. Il l’avait déjà été avec Bordeaux, avec la capacité de faire jouer mieux que quiconque Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff. Savoir bien faire jouer les techniciens ensemble est une réelle force.

Il est aussi capable de dominer ses joueurs par un palmarès exceptionnel de footballeur, ce qui est très important ! Ajoutons qu’il les domine aussi physiquement, notamment Zlatan Ibrahimovic d’un ou deux centimètres. A priori sans importance, ce détail est en fait loin d’être négligeable.

Inversement, j’ai toujours été, pour le moment, déçue par son recrutement. Exception faite de David Luiz la saison passée, les arrivées qu’il a suscitées restent, selon moi, ras de plancher.

4/ Le Paris Saint-Germain n’a, pour le moment, annoncé que très peu de recrues pour la saison à venir. Considérez-vous cela comme inquiétant ? Ou est-ce trop tôt ?

Cela est, somme toute, assez logique. L’arrivée imminente d’Angel Di Maria, en plus d’être une réussite, vient étoffer le mercato parisien et surtout l’effectif pour la saison prochaine. Il est parmi les vingt meilleurs joueurs du monde, capable de gagner la Ligue des Champions et d’aller en finale de la Coupe du Monde. Angel est, je crois, d’un niveau encore supérieur à la star suédoise du Psg.

Ajoutons qu’il reste encore de longues semaines avant la clôture des transferts. Mais je ne sais pas si Laurent Blanc est l’homme de la situation pour savoir bien choisir les joueurs. Contrairement à Leonardo et Carlo Ancelotti avant lui.

Plutôt que des recrues comme Benjamin Stambouli, qui possède des statistiques plus faibles que d’autres joueurs français au même poste, je préférerais l’arrivée de joueurs actuellement sur le banc de grandes équipes européennes.

5/ Quels seraient selon vous les apports idéaux ?

A l’image du recrutement de Maxwell il y a quelques années, les remplaçants de clubs comme le Real Madrid, Barcelone ou bien encore le Bayern Munich seraient de très bons profils à intégrer au club de la capitale.

Nombreux sont les noms présents actuellement sur le marché. Comme l’avait été le défenseur central brésilien Alex à Chelsea lorsque Leonardo l’avait convaincu de rejoindre Paris.

Stambouli n’est pas de ce profil. Ce qui m’inquiète un peu.

6/ Nous avons pu constater l’année passé la justesse, au moins en nombre, du banc parisien. Plusieurs joueurs semblent pourtant avoir obtenu leur bon de sortie, notamment Van Der Wiel, Digne ou bien encore Lavezzi. Cela signifie-t-il que le Psg devra recruter massivement pour étoffer son banc, quitte à être moins regardant sur la qualité ?

La qualité est plus importante que la quantité ! Des joueurs de qualité attirent d’autres joueurs du même standing. Si Paris venait à s’orienter davantage sur un recrutement de masse, cela retarderait d’autant la possibilité de gagner la plus belle des compétitions européennes.

D’où mon inquiétude car, exception faite d’Angel Di Maria, aucun des noms évoqués comme recrues potentielles du Psg ne semble être à la hauteur des ambitions du club. Même le lyonnais Lacazette qui, malgré une très belle saison écoulée, n’a pas encore l’expérience d’un très grand club ni même des phases finales de Ligue des Champions. Le recruter serait un gros risque.

Je préférerais, quitte à être plus sélective en nombre, privilégier la qualité à la quantité. La victoire potentielle en coupe d’Europe en serait certes retardée, mais moins qu’en cas d’un recrutement de nature inverse.

7/ Zlatan Ibrahimovic possède encore une année de contrat. Quelle stratégie les dirigeants doivent-ils aborder : le conserver ? le prolonger comme il l’aurait demandé ? profiter de la saison à venir pour préparer sa succession ?

Il est nécessaire de préparer sa succession. Je suis étonnée que cela n’ait pas déjà été fait. Il est un joueur difficile à mettre sur le banc, de part son caractère. Il est une attraction géniale pour notre championnat mais aussi pour la vente de maillots. Pour autant, même si je peux paraitre un peu pressée, j’aimerais voir de plus grands joueurs rejoindre la capitale. Comme par exemple le brésilien Neymar.

Au-delà de son cas personnel, le nombre de stars de l’effectif est insuffisant. D’un ordre de grandeur de treize à quatorze au Real de Madrid, ce chiffre est au moins divisé par deux au Psg. Il est important d’avoir des joueurs exceptionnels en nombre, ce qui n’est pas encore le cas à Paris. Actuellement, tout repose sur les épaules de Zlatan Ibrahimovic. Il serait nécessaire que cette charge soit partagée avec d’autres grands noms.

Il est donc primordial que le club de la capitale recrute des profils similaires, à d’autres postes.

8/ Pour conclure, quel serait un objectif réaliste et réalisable pour les parisiens la saison prochaine ?

Je pense que le Psg gagnera le championnat de France. Je ne vois pas d’autres équipes capables de rivaliser. Bien que certains adversaires possèdent des qualités intéressantes. Je suis par exemple très impatience de découvrir la nouvelle composition monégasque. De même, la future équipe olympienne me rend curieuse.

A l’inverse, je n’aimerais pas que la participation à la Ligue des Champions soit un échec. Il faudra au moins atteindre le même échelon que la saison passée. Il est important qu’une progression soit constatée. Pour autant, les recrutements ne sont pas assez exceptionnels actuellement pour y parvenir.

Ces objectifs correspondent-ils selon vous aux attentes des qataris ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils semblent avoir le temps. Ils en donnent à Laurent Blanc et lui font confiance. Il est clairement le directeur sportif, comme l’a montré son choix de recrutement de Benjamin Stambouli. Il devra par contre montrer aux dirigeants que ses choix sont bons, sinon je crains pour son avenir en fin de saison.

Même si je ne considère pas le champion du monde français comme un bon recruteur. C’est un métier qui ne s’invente pas, de part toutes les qualités qu’il nécessite. Bernard Lacombe est, selon moi, le meilleur dans ce rôle en France. J’avoue ne pas bien comprendre les choix du technicien parisien.

J’espère que l’arrivée potentielle d’Alexandre Lacazette restera au statu de rumeur. Il a en effet un profil similaire à celui de Thierry Henry, fait pour le championnat anglais.

L’aspect psychologique est primordial à Paris. La pression y est excessivement forte, il est donc nécessaire de disposer de joueurs capables d’y résister. A l’image de David Luiz, qui est un vrai guerrier ne tremblant jamais, même lors de son retour en Ligue des Champions après une embêtante blessure.

Plus Paris possédera, dans son effectif, de joueurs ayant remporté la Ligue des Champions, plus le niveau de l’équipe sera élevé. Ce qui attirera davantage d’autres compétiteurs du même standing ! Ce nombre est actuellement insuffisant pour mener le Psg au plus haut.

Ce fut, une fois encore, une joie d’effectuer cette interview avec vous Marion !

Publié dans Télévision

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Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Agata,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Comme en témoigne votre parcours, vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Vous êtes rédactrice, journaliste, animatrice mais encore comédienne. Comment vous présenteriez-vous et vous définiriez-vous ?

Il est vrai que j’ai un parcours assez atypique. J’ai intégré l’Académie Audiovisuelle de Richard Joffo en 2008, me donnant un premier avant-goût du métier mais j'ai trouvé grâce à cette expérience l'envie et surtout la certitude de vouloir évoluer dans le monde des médias.

Au début, j’effectuais des interviews des artistes, en créant "Les Rendez-vous d'Agata", (l'exercice qui est d’ailleurs mon préféré dans ce domaine!) Par la suite, j’ai eu l’opportunité, une année durant, d’être chroniqueuse sur la chaine IDF1, ce fut une expérience passionnante! Sans oublier l'expérience de la radio (sur la web radio: Fréquence Orange), une année encore très riche de belles échanges humaines avec des personnalités, que j’aurais aimé poursuivre ailleurs, dans une autre radio, j'espère un jour!

Quant à mon expérience de comédienne, (mais je ne suis qu'une débutante dans ce domaine) J’ai eu récemment quelques opportunités intéressantes (comme un rôle dans un court- métrage "La vie qui désarme" d'Aurélien Réal, ou encore une petite apparition dans la série "Les Mystères de l'amour") C'est évidemment flatteur que les réalisateurs pensent à moi même si je ne possède pas d'expérience, en tout cas je me prête au jeu car c'est toujours intéressant de "se mettre en danger" et découvrir de choses en soi qu'on ignore totalement...

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? En quoi vous aident-ils mutuellement ?

Je crois que ces domaines sont bien différents les uns des autres. Ainsi, à la télévision, bien que je sois en direct, ce qui n’est pas un exercice facile, une part importante de liberté et d’expression nous est offerte (en tout cas dans les émissions mode sur M6 Boutique dans lesquelles j'interviens en qualité de "spécialiste mode") Contrairement à un court-métrage ou un film, dans lesquels nous devons suivre avec précision un texte et incarner un personnage. C'est un exercice fascinant en tout cas. Il faut beaucoup de concentration, de rigueur , être à l'écoute du réalisateur, et savoir apprécier travailler en équipe, c'est peut-être ça les points communs entre ces deux professions!

3/ Votre pluridisciplinarité nécessite très certainement une organisation très minutieuse. Justement, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’adapte vraiment ma préparation à l’activité que j’effectue. Pour intervenir sur l’antenne de M6 Boutique, dans le cadre des émissions de télé-achat, j'essaye de suivre scrupuleusement les tendances, j'assiste aux défilés durant la fashion week, pour être toujours au mieux informé, c'est qui me permet ensuite à l'antenne de pouvoir conseillée nos téléspectatrices.

Inversement, en tant que rédactrice pour le Blog Tendance de la chaine, l’organisation est différente. Je prends d’ailleurs beaucoup de plaisir dans cet exercice car j’adore l’écriture. J’ai la liberté de choisir les thèmes qui me plaisent, les tendances du jour ou bien encore les vêtements que j’ai pu découvrir, puis j’essaie d’en raconter une histoire en illustrant avec les photos.

J’aime revenir aux origines de la mode, au commencement d'un vêtement, la naissance d'un style, à travers une référence dans l’histoire, une figure emblématique de l'époque etc...La Mode on peut la raconter de tant de manières!

En parallèle, comment parvenez-vous à passer aussi facilement d’une thématique à une autre ?

Les deux exercices que je viens de vous présenter sont complémentaires au sens où ils mettent en avant le milieu de la mode, mais sous une forme différente. Je m’y retrouve donc facilement.

S’il m’est proposé d’intervenir dans d’autres cadres, en tant que chroniqueuse culturelle par exemple, je m’y sens aussi à l’aise, car la mode n’est pas l’unique intérêt dans ma vie. Elle fait certes partie de moi et représente une de mes passions, mais j’ai aussi d’autres centres d’intérêt au quotidien. J'adore notamment le théâtre, j'aime découvrir les expositions, je m'intéresse à l'art, et je suis une incoditionnelle amoureuse de la nature et des animaux!

Je n’ai donc aucun problème à basculer d’une activité à une autre!

4/ Vous avez démarré récemment une nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup. Où l’on peut y retrouver chaque trimestre votre interview d’une personnalité. Comment se passe le démarrage de cette nouvelle aventure ? Quel sera le thème d’un prochain entretien ?

Je suis tout d’abord ravie de cette nouvelle opportunité qui me permettra de revenir à mes premiers amours, à savoir les interviews intimistes.

Le rédacteur en chef m’a contacté, via mon agent, et nous sommes rapidement parvenus à un accord. L’univers du magazine me correspond et me plait, même si j’ai été étonnée à premier abord de sa spécialisation à savoir "l'esprit du café et du thé". Mais cela signifie tout simplement qu'on aborde l'art de vivre au quotidien et l'on peut facilement y associer un entretien intimiste. Ma chronique s'intitulera "Les Rendez-vous gourmands d'Agata"

est l’idée est simplement de prendre une pause avec un invité de marque, d'une manière simple et conviviale, (comme chacun est amené à le faire dans son quotidien), autours d’un thé ou d’un café, pour se raconter des choses. La première interview, qui sera prochainement publiée, a eu lieu lors d’un voyage de presse, en Belgique, encore dans l’univers de la mode, où j’ai eu l’occasion de rencontrer le styliste Jean-Paul Lespagnard. Un artiste très talentueux et populaire, avec une belle personnalité.

J’ai déjà plein d’idées pour la suite, car l’univers et l’ambiance de ces entretiens me plaisent énormément. D'ailleurs mon prochain l'invité sera Antoine de Maximy, que j’apprécie à travers ses émissions "J'irai dormir chez vous". J'ai hâte de bavarder avec lui et partager ce moment avec nos lecteurs. Vous pouvez d'ailleurs trouver ce magazine dans les coffee shops parisiens!

5/ L’année médiatique touche à sa fin. Quel bilan en faites-vous ? Quels principaux souvenirs en retenez-vous ?

Je viens d’effectuer ma troisième année au sein d'M6 Boutique, ce qui me ravit. Je suis désormais à l’aise dans cet exercice. Ma participation cette année au Blog Tendance de la chaine m’a également enchantée, je pense continuer à la rentrée.

Je qualifierais mon année d’intéressante même si je reste encore sur ma faim. Je ne suis pas encore là où j’aimerais être! J’ai d’autres envies que j’essaie d’assouvir. A ce titre, j’ai eu quelques rendez-vous récemment pour lesquels j’attends des réponses...

6/ Aura-t-on la chance de vous retrouver à la rentrée dans ces mêmes exercices ? Avez-vous, en outre, d’autres projets et envies artistiques ?

Puisque je suis en attente de certains retours, je ne peux pas encore vous confirmer mon agenda pour la rentrée de septembre. J’adorerais faire partie d'une émission télé ou radio dans une "bande" de chroniqueurs, j’ai d’ailleurs sélectionné quelques émissions qui me correspondent. Certaines pour lesquelles des contacts sont déjà engagés grâce à mon agent Laure Rebois.

Si j’avais le choix, ce serait l’émission de Stéphane Bern, « Comment ça va bien ! » car j'aime l'esprit positif de cette émission, les chroniqueurs présentes leurs sujets d'une manière ludique mais éducative à la fois et dans une ambiance très conviviale.

Sinon, je me verrais bien, en télévision ou en radio, mener des interviews dans un cadre intimiste, à l’image de ma nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup.

7/ Enfin, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre et à s’intéresser à votre travail ?

Je suis très touchée par ce petit noyau de fidèles lecteurs et téléspectateurs qui me suivent pour certains, depuis IDF1, il y a six ou sept ans!

Je suis ravie des témoignages qu’ils m’envoient et de leurs encouragements. Bien sûr, si ce noyau venait à croitre encore davantage, j’en serais encore plus heureuse. Mais je suis déjà très contente du contexte actuel. Il n’est pas facile en effet de se faire une place dans ce métier et surtout de perdurer!

J'essaye de rester la plus sincère possible dans mes interventions, que ce soit en interview, dans une émission télé ou radio, ou encore dans l'écriture, c'est important à mes yeux. Si j'arrive à apporter un peu de bonheur aux gens et qu'ils passent un bon moment ou s'ils se retrouvent notamment dans mon écriture, c'est déjà une belle récompense!

Ce fut un plaisir d’effectuer cet entretien avec vous Agata.

Publié dans Télévision

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La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment la télévision, la publicité mais aussi l’écriture et la photographie. Simplement, comment présenteriez-vous votre parcours artistique ?

J’ai, comme beaucoup d’artistes, un parcours atypique. Commençant par être danseuse, puis photographe, avant d’être comédienne pour ensuite devenir mannequin. Actuellement, je reviens ponctuellement à la photo, l’un de mes premiers amours.

Depuis toujours, je suis passionnée par l’écriture et cette dernière est devenue ma principale activité.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Tous se complètent, même la danse que j’ai longtemps pratiquée pendant ma jeunesse. Cet art nous apprend en effet le sens du rythme : il faut écouter avant de s’exprimer par le corps. La photo, pour sa part, m’aide au travers de l’impression dégagée par l’image, ce qui devrait d’ailleurs m’apporter beaucoup dans mes projets de réalisation de films.

Enfin, la comédie m’est aussi utile dans mon travail d’écriture puisque, lorsque l’on a été de l’autre côté de la barrière, nous avons alors un certain sens du rythme, notamment pour les dialogues. Il est en général plus facile pour un comédien d’écrire, comparativement à quelqu’un n’ayant jamais joué. Ce dernier va rédiger quelque chose qui sera sans doute logique, mais qui ne sera certainement pas si facile en bouche. A titre personnel, lorsque j’écris un dialogue, je le joue pour essayer d’en trouver la bonne justesse.

Ces différents arts se complètent très bien et m’aident dans mon équilibre personnel.

3/ Vous êtes, cette année, scénariste du court-métrage « 24h/24 » ainsi que d’une web-série. Pourriez-vous nous raconter ces deux beaux projets ?

Le court-métrage fait suite à un long-métrage que j’ai écrit il y a quelques années déjà et qui ne s’est pas encore concrétisé en production.

Forte de cette première expérience axée sur la place des femmes dans le monde actuel, j’ai en fait répondu à un appel d’offre du Ministère des droits de la Femme.

L’exercice du court-métrage est presque plus difficile que celui du film, parce qu’il n’est pas toujours évident de synthétiser les idées et les messages en si peu de temps, quinze minutes dans mon cas.

La web-série, quant à elle, est un projet développé par Richard Pigois. Qui, en plus d’être chanteur, est comédien dans la série de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Il m’a proposé d’en être la scénariste, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Le projet prend forme, nous avons déjà écrit le premier épisode et nous sommes en train de travailler sur les prochains. La première saison devrait être constituée de six opus et, si tout se passe bien, le tournage devrait débuter mi-juin.

Je ne peux pas encore vous dévoiler la thématique mais je vous annonce déjà, en plus du rôle principal tenu par Richard lui-même, la participation du champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck. Nous sommes très contents et très fiers de travailler avec lui.

4/ En parallèle, vous participez aussi activement à l’écriture de trois longs métrages. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec l’aide aussi d’un jeune scénariste, qui m’a accompagné dans cette belle aventure, j’ai en effet terminé l’écriture du troisième long métrage il y a quelques semaines seulement. Il est actuellement au CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée).

Quant aux deux autres, je recherche actuellement des producteurs pour pouvoir avancer. Les premiers contacts n’ont finalement pas abouti, du fait principalement d’une divergence artistique.

Un lien commun et involontaire existe entre les trois scénarii, à savoir la présence systématique d’un personnage politique, sans pour autant représenter forcément la thématique principale.

Je trouve les politiques fascinants, ils sont encore plus comédiens que les artistes. Il est à noter une ambivalence chez eux, car ils peuvent être à la fois très gentils, attentionnés ainsi que charmants et être en même temps rusés et manipulateurs. Je trouve donc que ces personnages très riches sont intéressants à intégrer à des scénarii.

En tout cas, ces écritures ont été, pour moi, un vrai bonheur. Les femmes et leur place dans la société d’aujourd’hui sont le sujet premier de l’une d’entre elles. La deuxième est davantage orientée sur un politicien. Quant à la troisième, je ne peux en dire plus pour le moment, du fait de mes démarches actuelles dont je vous ai parlées.

5/ Quelle est votre méthodologie de travail dans pareille situation ? Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Comme beaucoup d’auteurs je crois, il s’agit d’un mélange de choses vécues ou ressenties. Je m’inspire aussi énormément de gens que je connais. Il arrive en effet que je mélange deux amis pour créer un personnage.

A cela s’ajoute l’imaginaire personnel, sans oublier la part d’inconscience. Typiquement, je me suis aperçue, à la fin de la rédaction de mon premier scénario, que l’histoire que je venais de raconter était différente de celle pensée et souhaitée initialement. Ce qui était assez magique !

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Pour la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ? Ou, au contraire, la complémentarité que vous pouvez retrouver vous attire-t-elle davantage ?

J’aime bien avoir une palette large. Je pense que ma volonté d’être comédienne était liée à mon incapacité à faire un choix parmi les différents et nombreux métiers que j’aurais aimé exercer. Aussi, en tant que comédienne, il est possible de les vivre par procuration.

Il en va de même lors de la rédaction de scénarii, où je peux m’inventer une vie que je ne vivrais jamais. Le panel est ainsi très large.

Sur le plus long terme, j’aimerais réaliser mes propres films. Ce qui serait alors une vraie complémentarité avec toutes mes expériences artistiques.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ?

Danseuse semi-professionnelle, j’ai dû, très jeune, me poser des questions sur mon avenir. Il fallait aussi prévoir un plan b, en cas notamment de problème physique.

J’ai alors eu la chance de visiter la maison de Georges Sand, qui a été, pour moi, une totale révélation. Tout y est parfaitement conservé, même la vaisselle. On y retrouve aussi le piano sur lequel a joué Chopin.

Voyant la maison, j’ai alors eu la volonté de vivre comme ces gens-là, car on y ressentait vraiment l’atmosphère qu’il pouvait y avoir. Avec notamment la table dressée dans la salle à manger. J’ai aussi eu une fascination pour la femme qu’a été Georges Sand, car elle était extrêmement moderne. C’est même elle qui, ponctuellement, faisait bouillir la marmite. Elle a choisi et assumé son destin, ce qui force le respect.

Je m’y suis sentie pleinement dans mon élément, notant en moi une âme d’artiste. Sans pour autant être figée dans une case. Je suis donc allée plus loin que la danse, commençant petit à petit à faire de la photo et des dessins, tout en voulant être styliste mais aussi architecte. Souhaitant faire un peu de tout, je suis alors rentrée aux Beaux-arts.

Passionnée depuis toujours par le cinéma, devenir comédienne était alors une suite logique pour connaitre, comme je vous le disais, plusieurs vies. Me permettant d’être une folle, comme Aline dans « Les Mystères de l’Amour », qui pète les plombs, mais aussi une gentille comme Julie dans « L’école des passions », ou bien encore une naïve, une intelligente ou une jalouse. Ceci dans des univers différents.

Ajoutons que j’ai eu la chance de tourner rapidement lorsque je suis arrivée sur Paris. Ce qui m’a beaucoup aidé !

8/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre carrière ?

J’ai un parcours très atypique, comme j’ai pu l’évoquer dans cet entretien. Ce qui en fait sa richesse et sa particularité ! Je me sens seulement depuis quelques années suffisamment expérimentée pour écrire.

Mon parcours me rend heureuse et me permet un épanouissement personnel que j’essaie modestement de vous transmettre et de vous faire partager dans mon travail.

Un grand merci Virginie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Bonjour Léa,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Vous avez interprété, lors de la saison 8, le personnage de Hermione dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire cette jeune demoiselle ?

Mon personnage est arrivé dans la série pour, quelque peu, perturber les acteurs principaux. Notamment en créant des jalousies et des conflits.

Je pense que les téléspectateurs ne s’accrochent pas forcément à Hermione, de part la nature du personnage. Nous l’avons aussi entendu chanter, du fait de son métier. Mais nous retenons surtout qu’elle est un élément perturbateur.

En tant que comédienne, je préfère, dans le cadre de cette série, jouer ce genre de rôle, avec du caractère, plutôt que d’incarner un personnage qui subit.

2/ Votre personnage a été quelques peu manipulé par le producteur Eric Fava pour rendre jalouse la chanteuse Fanny. Quelles sont alors, en tant que comédienne, les principales clés pour interpréter avec brio ces situations (de naïveté puis de rage) ?

Il faut s’attendre à tout avec le personnage d’Hermione. On ne le connait en fait que peu, son origine reste très floue. Me permettant une certaine liberté dans le jeu. A l’exception évidemment des souhaits et indications du réalisateur.

Il faut avoir une bonne connaissance des textes. Afin de maitriser l’ensemble de l’épisode et ainsi de mieux cerner les réactions des personnages.

Il est aussi important de savoir s’adapter pour être ce que j’appelle une marionnette inspirante. Pour que le producteur et le réalisateur puissent progressivement emmener l’acteur là où ce dernier souhaite aller.

La cohésion est aussi nécessaire entre les acteurs. Ce n’est pas toujours évident lorsque l’on ne les connait pas et qu’on les rencontre uniquement le jour-même du tournage. Une bonne affinité entre tous aide à la qualité de ce dernier.

3/ En fin de saison, accompagnée par Achille, vous tentez de vous venger, en vain, du moins pour le moment. Aussi, aimeriez-vous revenir prochainement dans la série ?

Oui, j’aimerais beaucoup. Pour tout vous dire, lorsque le producteur m’a sollicité pour me demander comment je verrais évoluer Hermione, notamment d’un point de vue sentimental, je pensais alors soit qu’une nouvelle relation allait être créée sinon que le lien avec Achille allait être renforcé.

Même si j’ai le souhait de m’orienter sur d’autres projets que des séries, il me plairait de continuer l’histoire.

Le cas échéant, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Pour que sa vengeance vis-à-vis de Fanny soit efficace, je crois qu’il faut toucher cette dernière dans son rapport avec ses proches. Aussi, j’aurais apprécié qu’Hermione ait une relation avec John, le père de Fanny.

Une autre optique serait de voir sa carrière de chanteuse évoluer et aboutir. Cette évolution serait marrante et intéressante !

4/ Les téléspectateurs ont aussi pu vous entendre chanter. Pouvez-vous nous parler de cette passion ?

Je fais de la musique quotidiennement. J’étudie actuellement au conservatoire de jazz. J’ai interprété, dans la série, une chanson en français. Ce qui n’est pas ma spécialité. Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner la scène.

Je fais aussi partie du groupe Sè’ve, avec une pianiste chanteuse. En parallèle, j’anime chaque deuxième lundi du mois la Jam de Telmah au Café de la presse, de 20h à minuit. Pendant une quarantaine de minutes, un groupe que j’ai sélectionné vient jouer en première partie. Puis, sur le principe de l’improvisation, tous les musiciens souhaitant jouer montent sur scène.

5/ Le rythme de tournage sur les plateaux est très soutenu. Dans ce sens, comment vous préparez vous en amont des plateaux ?

Je commence par apprendre mes textes par cœur, à la virgule près, du début à la fin. Si je me rends alors compte que des phrases me plaisent peu, je ne m’interdis pas de proposer autre chose.

Ce mode de fonctionnement est commun à bon nombre de comédiens sur la série de TMC, d’autant plus qu’une personne est présente sur le plateau pour nous faire répéter avec le tournage.

En fonction de la longueur des textes à apprendre, je commence mon travail jusque 3 jours avant l’arrivée sur le plateau.

6/ En parallèle, quels sont vos envies et vos projets artistiques ?

En parallèle de mon groupe dont je vous ai précédemment parlé, il est possible que je monte sur scène, au théâtre, dans une création originale, avec une autre comédienne de la série de TMC. A termes, j’aimerais beaucoup tourner dans un long-métrage.

De façon générale, j’aime et j’ai besoin d’allier la musique et la comédie. Les deux sont complémentaires. Lorsque je fais de la musique, mon expérience du théâtre m’aide à partager un personnage et à montrer mon univers.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Je vous invite à suivre la page Facebook de la Jam de Telmah, pour connaitre les dates et l’actualité de ce bel exercice artistique. De belles et nombreuses photos sont aussi à découvrir.

Ajoutons que la page de mon groupe Sè’ve sera aussi prochainement en ligne.

Un grand merci Léa pour cette belle et pertinente interview !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Le comédien et auteur Edouard Valette nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien et auteur Edouard Valette nous dévoile ses projets !

Bonjour Edouard,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre CV met en avant la variété de vos compétences, au travers notamment de la comédie mais aussi de l’écriture. Comment décririez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé en tant que comédien, en étant formé au théâtre via les cours Florent. Une année complémentaire d’improvisation avec un professeur m’a beaucoup aidé.

Par la suite, un camarade de promotion que j’apprécie beaucoup, Eric Mazet, animateur de radio, a repris la matinale d’Ado Fm. Me proposant de le rejoindre en tant que chroniqueur, je me suis plu à écrire des sketchs.

De fil en aiguille, j’ai rejoint le monde de la télévision, aux côtés de Bataille et Fontaine, d’abord en production puis ensuite à écrire des projets pour leur société Loribel. Nous avons vécu une très belle aventure ensemble, ce sont tous deux des gens formidables qui m’ont mis le pied à l’étrier et qui m’ont ouvert un carnet d’adresses.

Me permettant ensuite de travailler aux côtés de Cauet ou bien encore Camille Combal. Sans oublier mon apport à des émissions pour France Télévisions ou bien encore Comédie !, avec Anthony Kavanagh, pour « Nous avons les images », concrétisé par deux beaux primes en 2010.

C’est un parcours varié, avec toujours l’écriture en toile de fond.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? A l’inverse, quelles en sont les principales différences ?

C’est une question peu évidente. A chaque fois que j’ai pu mener un projet, je me suis alors retrouvé dans un exercice complètement différent de ce que je faisais avant. Seules les erreurs sont retenues d’une expérience à la suivante pour justement ne pas les reproduire.

Fonctionnant systématiquement avec de nouvelles personnes et donc de nouveaux égaux, l’impression de recommencer de zéro est permanente. Ce qui est très intéressant car elle permet d’apprendre en toute occasion. C’est un peu comme être un enfant dans une cour de récréation.

La complémentarité que l’on croit avoir et connaitre à un moment donné n’est pas avérée, entraînant alors un nouvel apprentissage. C’est très instructif !

3/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je me concentre actuellement davantage sur la fiction. Notamment avec la série de télévision, au travers d’un format qui me tient à cœur mais qui n’est que peu développé en France, à savoir le 26 minutes. Il fonctionne très bien en humour et en comédie.

J’ai eu l’opportunité cette année de développer trois séries avec une jeune boite de production, Darelite 52.

Notamment « Sandrine», reprise d’un projet québécois mené par Aventi, qui possède « Un gars, une fille ». Sans oublier « Brico + », une nouvelle série se déroulant dans un magasin de bricolage.

Enfin, « L’hôtel des bons vivants », que je coécris et coréalise et dont nous avons fini le tournage du pilote vers la mi-juin. Traitant d’un faux documentaire dans un hôtel, ce format de 26 minutes possède un casting et un potentiel importants. On peut citer notamment Daniel Prevost, Marthe Villalonga ou bien encore Jean-Pierre Castaldi. Je pense sincèrement que les projections tests pourront se dérouler à la rentrée.

4/ Par la suite, aimeriez-vous vous consacrer à une thématique en particulier ? Ou la complémentarité des deux vous attire-t-elle davantage ?

Toutes les thématiques m’intéressent à partir du moment où je peux apprendre des choses.

Je suis d’ailleurs en train de développer un court-métrage, nous sommes en recherche de financements complémentaires après la participation collaborative sur Ulule. Du nom de « Claire », c’est un film fantastique qui évoque la Dame Blanche. C’est un art nouveau pour moi que j’ai plaisir à faire. La réalisation aura lieu à la rentrée.

L’écriture a démarré en 2010, nous en sommes actuellement à la huitième version. C’est un court-métrage avec, je tiens à le dire, une réalisation très travaillée et des plans léchés. Le rythme et l’univers sont très différents de l’humour et de la comédie.

Marion Huguenin interprétera le rôle principal, celui de Claire. Avec sans doute une surprise capillaire. Elle sera accompagnée d’un beau casting, avec Didier Mérigou en tant que comédien principal, ou bien encore Patrick Puydebat qui jouera un agent immobilier.

Au-delà d’être mon ami, ce dernier est un comédien fabuleux qui, en plus de ses qualités artistiques, possède des qualités humaines rares de nos jours chez les acteurs nouveaux. Ajoutons que Patrick, comme beaucoup de comédiens de l’époque AB Productions, possède un très bon savoir-faire et une pertinence au travail que n’ont pas de jeunes comédiens plus prétentieux avec pour unique rêve de faire du cinéma.

De façon générale, les premiers profils cités ne sont pas assez exploités et utilisés au cinéma et dans les courts-métrages. Ils ont beaucoup de talent. Heureusement, des réalisateurs de ma génération commencent à s’intéresser davantage à eux pour leur proposer des rôles à la hauteur de leurs compétences.

5/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. A ce titre, comment vous organisez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

L’improvisation n’a pas, selon moi, sa place sur un tournage. Les comédiens dépendant de la réalisation et la mise en scène, qui sont suffisamment calées.

Il est certes bien d’avoir un espace de liberté mais le contraire est encore plus vrai selon moi. Les effets mis en avant lors de l’improvisation peuvent en effet ne pas être captés ou être mal réalisés, ce qui serait alors dommageable.

C’est pourquoi il est préférable, je crois, de se cantonner au texte, quitte à changer quelques mots, quelques virgules voire quelques chutes.

Aussi, j’apprends le texte, mais pas à la virgule près et je cherche surtout à connaitre les intentions du personnage. J’essaie ensuite, lorsque cela ne me convient pas, de modifier quelques mots ou certaines ruptures.

Typiquement, sur le tournage de la série « Les Mystères de l’Amour », où l’on dépend des trois caméras nous filmant, l’improvisation et l’adaptation personnelle ne seraient sans doute pas bien captées et sont donc à éviter.

6/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration en tant qu’écrivain ?

Comme je le dis souvent, l’essentiel en tant qu’écrivain est de ne pas oublier de vivre. Il faut éviter de se mettre de la pression sur la quantité de lignes à écrire par jour. Si pression il doit y avoir, ce doit être celle de savoir profiter de la vie et de ses amis.

Il est important de ne pas aller dans l’habitude. La personne qui connait la routine ne peut pas être un bon auteur. Il faut casser son quotidien, s’impliquer dans sa vie et éprouver des choses.

Ecrire, c’est vivre ! Il faut rencontrer du monde, des personnes les plus traditionnelles aux gens les plus singuliers. Il faut parler aux autres, tous ont des rythmes et des sonorités différents.

Dans ce cas, lorsque l’on se met derrière une feuille, l’inspiration est alors naturelle et vient d’elle-même. Pour écrire juste et avoir des choses à dire, la routine ne doit pas exister sinon l’auteur ne connait en permanence qu’une seule et même musicalité.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs pour les inciter à suivre votre parcours ?

Cassez votre routine, arrêtez de suivre Brad Pitt ou Angélina Jolie. Suivez-moi plutôt ! Cela va casser votre routine et faire de vous des auteurs.

On se rencontre, on va boire un verre ensemble et on voit ce qui se passe. Puis, le lendemain, nous écrivons quelque chose ensemble…

Un grand merci Edouard pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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