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Cyril Aubin, comédien, met en avant son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Cyril Aubin, comédien, met en avant son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour Cyril,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous étiez, en juillet dernier, sur les planches du Festival d’Avignon pour la pièce « Pourquoi faire simple ? », aux côtés de Fabienne Galloux, Laurent Hugny et Fabrice Donnio. Comment présenteriez-vous ce vaudeville moderne mené à cent à l’heure ?

La pièce met en avant un directeur artistique dans l’édition, à la vie plutôt tranquille, qui va connaitre une succession de péripéties dans la même journée.

Commençant par un problème téléphonique qu’il tente de réparer avec son fournisseur, en même temps qu’arrive un plombier sans gêne pour s’occuper d’une fuite d’eau dans la chambre dans laquelle vient juste d’être posé un parquet norvégien.

Sa maitresse choisit ce même moment pour débarquer et lui annoncer que son mari, qui est en l’occurrence son meilleur ami, est au courant de leur liaison.

S’enchainent alors les quiproquos, les non-dits et les cachotteries, dans la plus pure tradition d’un vaudeville. L’intimité des personnages y est progressivement dévoilée et l’on comprend mieux notamment l’origine de la relation d’adultère. Ajoutons que, à cause d’une porte qui ferme mal, les personnages vont même se retrouver enfermés.

2/ Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Il faisait très chaud (rires). La forte température de 40 degrés reste l’un des premiers souvenirs de ce festival. S’agissant d’une création, nous avons passé aussi beaucoup de temps à distribuer des tracts, ce qui fut l’occasion d’échanger avec le public et d’engager de belles conversations.

Nous sommes ainsi allés chercher les spectateurs au travers d’autres moyens que ceux traditionnellement utilisés, comme internet, la télévision ou bien encore la presse.

C’est un super souvenir, une expérience forte et riche en rencontres promettant un bel avenir à la pièce. Nous avons un très bon et agréable festival.

En outre, quelle suite aimeriez-vous y donner : des dates parisiennes ? une tournée provinciale ?

Les démarches semblent parties dans ce sens. Notre producteur souhaite en effet effectuer une représentation exceptionnelle, un show case, pour justement promouvoir la pièce et trouver un coproducteur ou du moins un théâtre qui finance le spectacle.

Nous attendons actuellement des réponses pour des dates sur scène au mois de novembre.

3/ La pièce « Piège à Matignon » se poursuit en tournée. Comment se passe cette belle aventure théâtrale ?

Cela se déroule vraiment très bien. Il faut d’ailleurs noter que j’ai rejoint l’équipe à l’issue de ma participation à la pièce « Le repas des fauves » au théâtre Michel. D’un contexte lourd, l’histoire se déroulant pendant la guerre, j’avais l’envie de m’amuser à présent dans un genre plus léger.

C’est une comédie politico-boulevardesque avec Nathalie Marquay, Philippe Risoli, Jean Lenoir et Marie-Laure Descoureaux. Le public passe, je crois, un agréable moment de rigolade sous couvert de politique. Nous faisons une très bonne tournée et c’est toujours un plaisir de signer des dédicaces.

La pièce met en avant un homme politique sur le point de devenir ministre, voire premier ministre. Mais une machination, dont je fais d’ailleurs parti, se met en place contre lui. Il est en fait découvert habillé en femme au bois de Boulogne, compromettant ainsi son avancée professionnelle.

4/ De façon plus générale, quels sont vos autres envies et projets artistiques du moment ?

Je retrouve, à 46 ans, l’envie d’émouvoir et de ne pas avoir peur de mes sentiments. Aussi, vous pourrez me retrouver, en novembre prochain, dans le téléfilm « Meurtres à La Rochelle ». Où j’y interprète un homme de mon âge, mais qui est resté bloqué mentalement à 12 ans, suite à un accident cérébral.

Il m’a fallu travailler ce rôle de façon très simple et pas du tout caricaturale. J’ai, pour cela, longuement échangé avec ma partenaire Dounia Coesens.

Même si j’adore faire rire et jouer la comédie, cette expérience m’a donné l’envie de développer des interprétations plus sentimentales.

Ce qui rejoint d’autres projets, aussi au théâtre, que je poursuis actuellement. Notamment une pièce avec une amie, Emilie Deville, dont le compagnon écrit beaucoup. Dernièrement « Les pieds dans le vide », qui évoque la rencontre de deux personnes le jour où elles veulent toutes deux se suicider.

Cette histoire, très subtilement écrite, est pleine de rebondissements : d’abord dans le rejet, les personnages vont ensuite voir leur relation évoluer. La solitude actuelle dans les grandes villes, la maladie ainsi que la difficulté de communiquer sont autant de thèmes mis en avant.

Cette interprétation serait l’occasion d’une remise en cause personnelle, me plongeant dans des domaines artistiques moins connus du public et qui font souvent appel à des faiblesses ou des blessures personnelles. Dépasser cet état et les rendre publiques permettent, de façon générale, une pièce plus forte en émotions et, bien souvent, les gens s’y retrouvent et sont alors dans l’empathie.

5/ Revenons quelques instants à ces derniers instants au théâtre, juste avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que vous entendez le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine en vous : l’excitation de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? ou l’inquiétude et le stress, bien compréhensibles, d’avant spectacle ?

Tout dépend, je pense, du nombre de représentations déjà effectuées. La première est un mélange d’excitation, d’envie, d’interrogations et de perditions.

Inversement, après de multiples dates, il faut veiller à rester vigilant et concentré. Personne n’est en effet à l’abri d’un incident ou d’un décalage.

A titre plus personnel, bien qu’un mélange de sentiments soit présent, l’excitation prédomine. J’ai appris, avec le temps, à me faire confiance pour surmonter autant que possible mes inquiétudes. Même après dix jours sans représentation, lorsque la crainte d’avoir oublié son texte revient. Le travail fait en amont m’aide à dépasser cette angoisse naissante.

Chaque soir étant différent, l’excitation d’une nouvelle représentation est encore plus accentuée.

6/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision et des doublages. Qu’est-ce qui vous plait tant dans ces différents arts ? D’ailleurs, quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le doublage nous apprend énormément car nous n’avons pas toujours connaissance de l’ensemble de l’histoire ni même d’un contexte explicite et détaillé. Parfois seules les scènes concernées nous sont présentées. Il est donc nécessaire d’être excessivement attentif à ce que fait l’acteur pour être le plus pertinent dans l’imitation. L’extériorisation, l’instantanéité et la spontanéité qui en découlent sont très importants.

Ces aspects critères sont très utiles, notamment lors de castings car il faut très vite y maitriser une situation et un personnage.

A l’inverse, le théâtre permet un réel approfondissement, le temps étant laissé pour travailler le personnage. Quant à la télévision, j’y suis sur les plateaux comme un poisson dans l’eau. Etant tombé dedans dès l’âge de dix ans. J’adore discuter avec les techniciens car j’envisage aussi de me diriger vers la réalisation.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre actualité et notamment à venir vous voir sur scène ?

Soyez curieux ! Le théâtre ne cesse de nous réserver de belles surprises. J’ai, par exemple, découverts des talents émergeants au travers de « La troupe à Palmade ». Ils apportent richesse, nouveauté et sang neuf. Bref, allez au théâtre !

Ne vous laissez pas aveugler par trop d’images qui vous sont imposées, prenez le temps de vous balader, notamment en forêt, et de faire votre propre sélection.

Laissez-vous surprendre, n’hésitez pas à aller voir des acteurs dans des registres dans lesquels vous ne les attendez pas.

Si vous le souhaitez, foncez prendre des cours de théâtre pour découvrir l’envers du décor et les sensations qui y sont associées.

Merci beaucoup Cyril pour votre gentillesse et votre disponibilité.

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Diane Duquesne nous dévoile son actualité théâtrale et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Diane Duquesne nous dévoile son actualité théâtrale et évoque ses projets !

Bonjour Diane,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, depuis le début du mois d’octobre, de retour à Lille pour la pièce de théâtre «Adopte un jules . com». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ? Quelle est l’histoire racontée ?

L’histoire met en avant trois amies, Kitty, Clara et Marie, aux personnalités bien différentes et détonantes. Elles vont expliquer au public, de façon très drôle, comment trouver un petit ami à travers les réseaux sociaux et réussir en autre, à le mener au mariage.

Le spectacle de présente sous forme de tableaux, de l’épilation par exemple, en passant par la redoutable belle mère.

La pièce se rapproche de l’ambiance des one-man shows. Nous pourrions presque parler d’un three women show.

2/ Vous y interprétez le personnage de Kitty. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Kitty est, si je peux dire, la caricature même de la blonde, à savoir un peu légère et sans filtre. Elle est très naturelle et spontanée dans ses réactions.

Très sexy, elle se rapproche un peu du personnage de Samantha dans la série américaine « Sex and the city ». Aguicheuse, elle parle de sexe de façon assez débridée.

Ce rôle est très agréable à jouer aussi car il est le pendant de celui de Marie, une jeune catho plutôt coincée. Créant ainsi de nombreuses situations rocambolesques !

La mise en scène assez libre nous a donné la chance de pouvoir apporter des petites touches personnelles dans l’interprétation de nos personnages. C’est pourquoi j’ai rajouté à Kitty cette faculté de chanteuse, aussi parce que j’adore chanter et que cette particularité apporte une couleur très pétillante au personnage.

3/ Cette comédie va à cent à l’heure et les rires s’enchainent. Quelles en sont selon vous les principales clés artistiques ?

La pièce s’adresse et parle à tout le monde, pas uniquement à un public jeune qui serait habitué aux réseaux sociaux. La dynamique tient sur une rythmique réglée au millimètre et les vannes sont nombreuses et efficaces.

Elle pourrait même paraître clownesque car nous, comédiennes, allons loin dans l’interprétation de nos personnages respectifs. Nous poussons volontairement la caricature au maximum.

Il est facile, pour chaque spectateur, d’y retrouver l’image d’une amie ou d’une sœur ayant une personnalité proche d’une des trois filles de la pièce. D'ailleurs les hommes comme les femmes en prennent pour leur grade, personne n’est épargné!

Nous avons eu la chance, lors de notre première programmation lilloise, d’accueillir un public très large, des plus jeunes aux seniors. Il y en a pour tous les goûts et toutes les générations.

L’interactivité du spectacle aide aussi sans doute à cela. Les gens ont plaisir à participer à la pièce et à donner leur avis. Amenant de l’improvisation et des surprises sur scène. Chaque soir est ainsi différent, ce qui procure un réel plaisir !

4/ Le fait de jouer à plein temps dans une grande ville de province implique-t-il une adaptation particulière sur scène, comparativement à un public parisien connu pour être très exigeant ?

Nous avons profité de la possibilité - voire la nécessité - de pouvoir étirer les vannes et aussi d’en rajouter selon nos inspirations. Jusqu’à ajouter presque quinze minutes de spectacles en plus par rapport à la version originale. Il faut toutefois trouver le juste milieu pour ne pas perdre en pertinence.

Le public lillois est extrêmement chaleureux et participe de bon cœur. Ce qui est aussi le cas à Paris. La pièce est tellement fraiche et jeune qu’elle permet d’obtenir un retour exceptionnel du public, presque amicale vu l’engouement de leur participation sur la page Facebook par exemple.

5/ En parallèle, vous serez à l’affiche, à partir du 15 octobre, toujours à Lille, de la pièce «Les femmes sont folles». Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette autre belle aventure théâtrale ?

C’est une pièce d’Eléonore Bauer, auteure de la pièce à succès « Ma sœur est un boulet ». Voici sa deuxième création, également joué à Paris depuis 1 an et demi.

Adrien et Charlotte sont frère et sœur. Lui compte se marier avec Sarah. Hélas pour lui, Charlotte déteste cette dernière et va construire un plan pour éviter à tout prix leur union. Pour se faire, elle recontacte Camille, l’ex grand amour d’Adrien pour essayer de les remettre ensemble. Lors d’une soirée, et à l’aide de Marc, un beau gosse un peu simplet qui va devoir se faire passer pour son nouveau petit ami, ils vont tout mettre en œuvre pour rendre jaloux Adrien. Hélas pour elles, la soirée va tourner au vinaigre quand Marc va prendre son rôle un peu trop au sérieux…

J’y interprète Charlotte, trentenaire adulescente, au caractère bien trempé, chroniqueuse sur une radio rock pour ados. A l’opposée de son frère Adrien, jeune PDG, sérieux, représentant le futur mari idéal.

Ajoutons que les thématiques de la religion et de la tolérance y sont aussi évoquées car Adrien et Charlotte sont de confession juive, alors que Camille, est catholique. Différence qui fut la cause première de leur séparation.

Vous passerez vraiment un très bon moment, les péripéties et les rebondissements étant nombreux !

6/ D’un point de vue personnel, comment appréhendez-vous le fait d’enchainer deux pièces dans la même soirée, à 20h puis à 21h30 ? D’ailleurs, une méthodologie particulière sera-t-elle nécessaire pour passer plus facilement d’un personnage au suivant ?

En fait, j’ai accepté ces deux pièces pour un défi personnel. C’est très stimulant de pouvoir me produire autant sur scène même si j’ai pleinement conscience de la difficulté physique que cela va impliquer. D’autant plus que j’y campe deux personnages extrêmement différents. Une bonne hygiène de vie sera alors indispensable pour tenir la cadence et me protéger de l’extinction de voix par exemple.

Il me faudra donc pleinement profiter des quelques minutes de repos entre les deux représentations pour être efficace. Notons que « Les femmes sont folles » sera le premier des deux spectacles. Ce qui est une bonne chose car l’énergie à fournir pour le second personnage est encore plus importante.

Je passerai ainsi d’une pièce de boulevard assez conventionnel à un rôle de “stand up” cumulant aussi le chant et la danse. Cet ordre-ci sera plus simple à mettre en œuvre, je préfère que cela soit crescendo en terme de demande d’énergie.

7/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine : l’excitation de retrouver le public ou l’angoisse d’avant représentation ?

Les deux, parce que ça dépend du moment ! Concernant “Adopte une jules.com” c’est l’excitation qui prime, la fierté et la jubilation de savoir que je vais faire rire les gens avec cette pièce que je joue depuis 1 an et demi et qui n’a plus de secret pour moi. Le trac est ici infime, mais il est toujours présent car j’ai l’envie constante de plaire au public et de lui offrir ce qu’il est venu rechercher, à savoir du divertissement et une bonne soirée. Avec le temps qui passe, ce sentiment est de moins en moins paralysant avec l’accumulation de l’expérience. Je suis aujourd’hui beaucoup plus sûre de moi et consciente de ce que je vais pouvoir donner sur scène chaque soir.

Pour autant, je vais retrouver le trac, celui qui fait mal au ventre, quand je vais commencer la nouvelle pièce “Les femmes sont folles”. J’ai l’impression que ce trac vient plutôt de l’inconnu et se restreint à mesure que le spectacle se rôde.

8/ De façon plus générale, quels sont vos autres envies artistiques du moment ?

J’adorerais faire plus de cinéma. Mais cet objectif nécessite du temps avant d’être atteint. Je ne suis pour autant pas pressée, je prends les opportunités telles qu’elles se présentent.

Être devant la caméra, en plus des représentations théâtrales, est extrêmement important pour moi. Grâce aux castings que je continue à passer, j’ai eu l’opportunité de jouer dans des publicités mais aussi dans « Les Mystères de l’Amour » ou bien encore « Petits secrets entre voisins ».

En parallèle, j’ai aussi eu la chance de recevoir récemment une proposition de one-woman show. Cette discipline m’attire depuis longtemps. Aussi, je profiterai des quatre mois sur Lille pour soit finaliser le contenu de ce futur spectacle potentiel ou débuter l’écriture d’une série web voire d’un film. Il est temps pour moi que je m’occupe d’un projet personnel, qui me tienne à cœur, dans laquelle je puisse raconter un peu mon histoire.

Mes envies sont donc diverses mais très complémentaires. Je souhaite avant tout prendre du plaisir, raconter des histoires, interpréter des personnages forts, si possible à l’opposé de ma personnalité, faire rire et émouvoir les gens.

9/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène mais aussi à suivre votre actualité ?

Si vous avez l’opportunité de venir à Lille, ne passez pas à côté des deux pièces que je vous ai précédemment présentées, je vous garantis que vous passerez un excellent moment! Quant à la télé ou le cinéma, guettez mon arrivée, car vous m’y retrouverez bientôt!

Ce fut un plaisir, Diane, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Sarah-Laure Estragnat, artiste aux multiples talents, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Sarah-Laure Estragnat, artiste aux multiples talents, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Sarah-Laure,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste à plusieurs casquettes, au travers notamment de la comédie et de la photographie, sans oublier l’écriture et la réalisation. Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

L’artistique est le dénominateur commun de tous ces projets. L’art, je trouve, n’a pas de limite et nécessite donc une recherche permanente et une curiosité sans limite. A titre personnel, tout m’attire et j’aime gouter aux différents thèmes cités.

Avec une personnalité hyperactive, j’ai plusieurs cordes à mon arc, à l’image du personnage de Leeloo dans « Le cinquième élément » ; je me sens « multipass ». Je serais d’ailleurs bien triste de ne pas pouvoir évoluer dans ces différents domaines ni de les approfondir au maximum, cela devient un challenge au quotidien pour moi.

L’art n’ayant pas de limite, je pense, par extension, qu’il n’a pas non plus de fin. C’est pourquoi aller plus loin est toujours intéressant et plaisant.

2/ Avez-vous une préférence particulière pour l’un de ces arts en particulier ? Ou est-ce justement leur diversité qui vous attire ?

Ce sentiment est très évolutif car mes préférences et mes attirances varient avec l’âge et le temps. Les expériences et les rencontres font avancer et incitent à tendre vers des chemins et des horizons changeants. Mes envies sont plus fortes à certains moments qu’à d’autres. Tous ces arts se nourrissant, je n’ai aucun regret à les alterner.

Mes vingt-six années d’expérience de comédienne m’ont permises de développer mon art et de m’intéresser également à ce qui se passe derrière la caméra. A l’âge de quinze ans, j’ai souhaité travailler comme régisseuse sur un film plutôt qu’au mac Do ! Ce sont ensuite mes études de graphisme qui m’ont poussé à aborder l’illustration et la photographie.

Dans ce cadre, j’ai eu la chance de collaborer avec le renommé photographe italien Paolo Roversi qui m’a été d’une grande aide. J’ai même pu participer au livre « Studio » qu’il a vendu en édition limitée. J’ai donc tout naturellement développé cet art en parallèle de mon métier de comédienne.

Par ce biais, je me suis ensuite davantage spécialisée dans les books pour comédiens, avant d’aborder la mise en scène ainsi que le cadrage.

C’est donc grâce à la photo que j’ai sauté le pas pour passer à l’image animée, au travers de mon premier court-métrage « Soleil noir ». Alexandra Ansidei et Tom Hygreck, les deux acteurs, m’ont accompagné au Maroc dans cette démarche. L’écriture, la mise en scène, le cadrage et une part importante du montage étaient ainsi sous ma responsabilité sur ce projet.

Mon court-métrage a ensuite été repéré pour un concours organisé par le Festival de Cannes et la région Ile de France, avec Julien Dray.

Je poursuis depuis mon parcours de jeune auteur réalisateur, avec cinq courts-métrages à mon actif. Yohann Zveig, formidable producteur, m’a permis de continuer dans cette voie, avec sa sensibilité artistique semblable à la mienne.

3/ De nombreux et très sympathiques de vos clichés sont visibles sur internet, notamment sur des sites qui y est consacrés. Quelles sont, selon vous, les principales clés d’une photo réussie ?

Le rapport que l’on peut avoir avec sa propre image et celle que l’on croit retranscrire est un sujet sensible.

Aussi, je travaille plutôt dans l’esprit d’images volées, comme pouvait le faire Doisneau. J’adore dérober une partie de l’âme des acteurs et des modèles. Le supplément d’âme qui se dégage alors ne se retrouve pas forcément dans une image que l’on veut contrôler.

Les photos au naturel, en instantané, sont ainsi mes préférées.

4/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur un plateau. Comment vous y préparez-vous en tant que comédienne ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont?

Un comédien doit être malléable, c’est pourquoi je travaille beaucoup à l’instinct. Mon adaptation à la lumière et au contenu est liée à l’instant vécu et aux éléments qui me sont donnés. Tant en comédie qu’en photographie.

Il est important, dans cette optique, d’avoir confiance en l’équipe de travail. L’envie de réussir, d’être généreux et de prendre du plaisir est aussi nécessaire pour être efficace.

Les rôles de composition que j’ai pu interpréter jusqu’à présent ont tous été d’enrichissantes expériences. De la jeune femme de bonne famille à la gitane, en passant par une fille de la jeunesse dorée fortement droguée. Sans oublier une demoiselle gothique. Ces personnalités étant très éloignées de la mienne, je me suis systématiquement renseignée pour être pertinente en plateau.

5/ Avez-vous d’ailleurs été plus particulièrement marquée par une expérience artistique plutôt qu’une autre ? Le cas échéant, quelles en étaient les principales raisons ?

Etant moi-même en perpétuel mouvement, je suis très curieuse. J’aime découvrir et observer l’art en général. Mes déclics sont souvent liés à des coups de cœur pour d’autres artistes, m’incitant, face à cette capacité constatée de l’âme humaine, à développer mes propres projets.

Je me nourris davantage de la réalité de tous les jours que de références artistiques passées. Disons Iñárritu pour sa sensibilté, X.Dolan pour son culot et sa force, Bunuel pour sa folie, Tim Burton pour son univers, M. Scorsese pour sa mise en scène.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai l’envie forte de persévérer dans l’écriture et la réalisation. Effectuer des clips et publicités m’aiderait à m’enrichir un peu plus encore, au contact des équipes artistiques, dans le cadre d’un travail très intensif.

Ayant le souhait de faire mille choses, j’ai parfois, je dois bien le reconnaitre, du mal à me canaliser. J’aime faire également des expositions ou bien encore des photos painting.

Je suis aussi actuellement en postproduction de deux courts métrages produits par Yohann Zveig au travers de Boburst Productions.

En parallèle, j’ai récemment été choisie pour être l’une des trois égéries de la marque de lingerie féminine Bestform. Plusieurs clips promotionnels ont ainsi été tournés sur Paris il y a quelques semaines, avec des scénarii cocasses, nous baladant en tenue légère dans les rues de la capitale.

Les orientations et les chemins pris sont en fonction, comme je vous l’expliquais, d’envies et de découvertes de l’instant présent.

7/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour l’écriture de scénarii ?

C’est une très bonne question. En effet, ma dernière écriture est, si je peux le dire ainsi, un ovni à la fois musical et de fiction. Je travaille en fait sur un court-métrage composé, en partie, de clips. C’est un exercice de style très singulier.

Le travail sur les voix off étant important, je me suis pour cela beaucoup inspirée d’écrits de Claire Castillon, dont l’univers rock, déjanté, sexué et ironique m’attire beaucoup. Ainsi que de travaux de Delphine de Vigan, qui possède une écriture plus soutenue et plus raffinée.

Le mélange des deux styles découle d’une sorte d’écriture automatique de plusieurs parties de leurs ouvrages.

8/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je souhaite surtout vous dire que tout est possible, si l’on fait les choses avec envie, conviction et générosité. Le travail paie toujours ! Il faut y croire.

N’ayez pas peur, proposez, innovez, créez et foncez !

Un grand merci Sarah-Laure pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Le comédien Raphaël Hidrot nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Céline Bliss
Crédit photo : Céline Bliss

Bonjour Raphael,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Quelques mois après la fin des représentations, au théâtre Clavel, de la pièce « Émotionnellement restreint », quels souvenirs gardez-vous de cette belle expérience ?

Cette aventure n’est peut-être pas terminée car la pièce pourrait reprendre en 2016. L’équipe de production recherche actuellement un théâtre dans cette optique. Je suis plutôt confiant, à en juger par le succès qu’avaient connu les représentations précédentes.

Ce fut réellement une superbe expérience. Les rencontres furent riches et intéressantes. Ma nouvelle collaboration avec les metteurs en scène Stéphane et Christophe Botti fut, une fois encore, très agréable.

Cette comédie est en fait une pièce québécoise écrite par Side et ce fut, à titre personnel, l’opportunité de découvrir une autre forme d’humour, d’ailleurs très drôle.

Ce fut une jolie aventure humaine et artistique. Le public a répondu présent et nous en sommes très heureux.

2/ Revenons quelques instants sur ces derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est certes encore fermé mais que vous entendez le public. Comment vous sentez-vous alors ? Animé par l’excitation de retrouver les spectateurs ? Ou anxieux d’être sur les planches ?

C’est, je crois, un mélange des différents sentiments évoqués. Nous avons tous une manière différente de nous concentrer.

Concernant la pièce précédemment évoquée, nous nous entendions très bien. Aussi, nous avions tendance à échanger entre nous quelques blagues et à rire pour essayer d’évacuer le stress. Cette méthodologie me convient tout à fait. J’ai en effet connu d’autres contextes où je restais dans ma loge. L’angoisse survenait alors plus facilement.

L’excitation ressentie est importante car une représentation théâtrale est assimilable à un saut dans le vide. Le texte, le rythme et l’énergie doivent être infaillibles pendant une heure trente environ. Nous n’avons alors pas le droit à l’erreur. Contrairement au cinéma ou à la télévision.

Pour cela, il est nécessaire de faire abstraction des évènements plus personnels survenus au cours de la journée. Cet état d’oubli et ce sentiment d’être quelqu’un d’autre pendant le spectacle est, je trouve, très appréciable.

L’adrénaline et la peur ressenties expliquent aussi pourquoi le théâtre est un art si passionnant, qui en devient presque une drogue. A peine une représentation terminée, je me languis déjà de la suivante.

3/ Votre CV met en avant aussi les autres cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma ou bien encore de la publicité. Quelle complémentarité retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

La caméra, l’appareil photos et les yeux des spectateurs sont tous liés. La mise en danger de notre image, par rapport aux chois faits, est permanente.

Cette diversité rythme aussi chaque journée différemment de la précédente. J’aime passer, du jour au lendemain, d’une répétition à un tournage tout en sachant que, la semaine suivante, des photos sont déjà programmées.

Ces différentes casquettes permettent aussi de rencontrer des gens d’univers et d’horizons différents, ce qui est toujours enrichissant.

4/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

La maitrise de son texte est un élément clé, qui permet de se concentrer sur l’énergie et l’humeur du personnage. Pour être efficace au moment de l’action.

J’aime travailler mes textes et mon personnage en fin de journée, une fois la famille couchée et la vie plus calme. Je peux alors imaginer et inventer plus sereinement.

La connaissance et les affinités avec les partenaires aident aussi à se projeter efficacement, facilitant d’autant le travail.

5/ Vous interprétez actuellement le personnage de Monsieur Ern dans le film de Terry Misseraoui « La maison au bord des larmes ». Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur ce beau projet ?

Terry envisage en fait la réalisation d’un long-métrage. Dans ce cadre, le tournage effectué est à lier à une version raccourcie de l’œuvre, demandée par la société de production, pour ensuite trouver des financements complémentaires. Quarante minutes ont ainsi été proposées.

C’est un film d’époque, se déroulant après la seconde guerre mondiale. Ce projet m’intéresse car il diffère fortement de mes autres expériences. J’ai notamment dû me laisser pousser la moustache.

L’excitation, si le format court plait, de renouveler l’expérience sur un long-métrage cette fois est forte.

6/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos autres projets artistiques actuels ?

Je partirai, au mois de décembre, effectuer une tournée sur l’Ile de la Réunion. Une trentaine de dates du spectacle « Black Christmas », destiné au jeune public, sont déjà prévues.

Ces spectateurs si particuliers sont très sincères et nous nous devons de leur donner envie, plus grands, de continuer à aller voir des spectacles. C’est aussi l’une de mes motivations à participer à cette aventure.

Nous alternerons les grandes salles, notamment à Saint-Denis avec les interventions directement dans des salles des fêtes ou des écoles. Typiquement, il existe, dans les montagnes de l’île, des regroupements scolaires d’une cinquantaine d’élèves n’ayant peut-être jamais vu de spectacle. Nous avons tous hâte d’y être !

Je suis actuellement aussi en répétition d’une autre pièce, écrite par Françoise Levesque et Benjamin Castaneda, que nous espérons présenter au public en 2016. Cette comédie, qui devrait s’appeler «Dis-moi que je rêve », est actuellement en démarchage d’un théâtre et serait pour moi l’opportunité de travailler à nouveau avec Benjamin.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’aime la diversité de mon métier. Ce serait ainsi l’occasion, pour vous, de me retrouver dans des exercices artistiques différents, de la comédie à des spectacles plus sombres.

Je serais aussi ravi d’échanger avec vous à l’issue de la représentation.

Merci Raphael pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marc Leonian, artiste aux nombreuses casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Marc Leonian, artiste aux nombreuses casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Marc,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision, du cinéma, de la publicité ou bien encore du doublage. D’où vous vient cette passion pour l’art en général ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Ayant toujours voulu être comédien, l’idée m’est venue très tôt, dès l’âge de 14 ans. J’apprécie tout particulièrement la communication et l’échange. Ce dernier étant d’ailleurs mon maitre-mot dans la vie. Typiquement, celui au théâtre avec le public est particulièrement magique.

Les nombreuses idées qui me trottaient à l’esprit m’ont permis aussi de me lancer dans l’écriture, allant même jusqu’à créer mon propre one-man show. Une fois encore dans le but d’échanger avec les spectateurs.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Le plaisir de jouer se retrouve dans chaque discipline ! Cette notion de jeu se retrouve également avec le public quand je suis seul en scène et bien sûr avec mes partenaires de théâtre, de télévision ou de cinéma. La joie de jouer est sans doute le dénominateur commun.

3/ Vous êtes aussi auteur de certains de vos textes. Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Le quotidien, la bêtise humaine, le vécu et surtout mon imaginaire sont autant d’inspirations.

J’essaie ensuite de mélanger le tout pour proposer au public un spectacle entre le vécu et l’imaginaire.

4/ Revenons quelques instants à ces derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène. Le rideau est encore fermé et vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous à cet instant précis ? Heureux et impatient de retrouver le public ? Ou inquiet et stressé avant une nouvelle représentation ?

J’ai surtout très peur. Pour tout vous dire, j’ai failli m’évanouir juste avant de monter sur scène à la première de mon one-man-show au Café de la Gare.

Dans la plupart des cas, je suis auteur, interprète et j’ai aussi quelques idées de mise en scène. Face à ce superbe challenge, une forte angoisse existe alors en moi avant la représentation. Mais, une fois sur scène, ce sentiment disparait, fort heureusement.

Je m’efforce, juste avant, de bien me concentrer sur ce que j’ai à faire.

5/ Le rythme de tournage, sur les plateaux, est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous y préparez-vous en amont ?

Savoir son texte sur le bout des doigts est primordial. Ça m’apporte la liberté nécessaire pour être libre sur scène. Tout dépend, pour le reste, du contexte car le rythme diffère selon les situations.

L’apprentissage du texte est aussi le moment de réfléchir aux valeurs ajoutées que je pourrai ensuite apporter au metteur en scène et au réalisateur. À la lecture du scénario, chacun se fait ses propres idées. Ensuite il y a un échange avec le ou (la) metteur en scène pour rendre l’interprétation crédible.

Etant moi-même auteur, mon mécanisme intérieur m’incite naturellement à imaginer comment pourrait être représenté le personnage.

6/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous orienter vers un art plus particulièrement ? Ou leur complémentarité vous plait-elle davantage ?

J’ai l’envie de jouer à nouveau un spectacle, que j’ai déjà eu la chance d’interpréter en décembre et janvier derniers au café-théâtre « Ze artist’s ». Basé sur l’humour, il s’appelle « La beauté intérieure… Se voit à l’autopsie ».

Auteur de ce spectacle, je suis actuellement en train d’y apporter quelques modifications, dans le but ensuite de le présenter au public l’année prochaine.

D’une durée d’une heure, j’y évoque entre autre mon parcours scolaire peu glorieux ainsi que mon ancien métier d’ouvrier. J’y ajoute ensuite une touche imaginaire pour rendre très drôle le contenu. Les comparaisons et les parallèles entre mes expériences sur les chantiers et celles de comédiens sont au cœur de ce spectacle.

Les premières répétitions avec ma fidèle metteuse en scène Corinne Rousseau, permettront de s’assurer de la fidélité de la retranscription des idées, comparativement à mes envies initiales. J’ai d’ailleurs besoin de beaucoup répéter pour me sentir libre sur scène.

De façon plus générale, je ne souhaite pas me focaliser sur un art en particulier. J’aimerais en fait me concentrer sur mon métier de comédien, celui-ci pouvant ensuite m’emmener dans différents domaines que sont le théâtre, la télévision, le cinéma ou bien encore le one-man-show. Le métier Un comédien est très varié et je j’aime trop pour me consacrer à un seul un domaine ou discipline.

Au delà du métier d’acteur, je suis également chanteur et je m’accompagne d’ailleurs à la guitare. J’écris moi-même les textes de mes chansons. Un clip est visible sur Youtube et Dailymotion, au nom de « Ailleurs », que je vous invite à regarder

https://www.youtube.com/watch?v=juq3X-7m5UQ

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien afin de les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à suivre votre parcours et à vous retrouver dans l’une des thématiques que nous venons d’aborder ?

Mon spectacle est construit avant tout sur l’autodérision. Le personnage que j’interprète est toujours en décalage, jamais à sa place, maladroit ce qui provoque son embarras et les rires... Et en prime comme je chante, à la fin, il y a la célèbre chanson réaliste a capella «Nu dans la rue» ! Je vous invite à venir me voir sur scène, nous passerons ensemble un bon moment de détente !

Ce fut un plaisir, Marc, d’effectuer cet entretien avec vous !

Merci à vous. Le plaisir est partagé.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Stéphanie Pasterkamp, comédienne et scénariste, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Nicolas Receveur
Crédit photo : Nicolas Receveur

Bonjour Stéphanie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous avez récemment présenté, avec Katia Doris, votre programme court «Les conjointes» au Festival de la Fiction Tv à La Rochelle. Quelle en est la thématique ? Quelle est l’histoire racontée ?

C’est une histoire d’amour entre deux femmes. Le programme est inspiré de « Un gars, une fille » que nous apprécions beaucoup. Nous voulions même l’appeler « Une fille, une fille ». Notre souhait étant de coller à la thématique actuelle du mariage pour tous.

En tant que comédienne, nous avions l’envie de raconter l’histoire de deux femmes qui s’aiment, ce qui se voit peu à l’écran actuellement.

2/ Laura et Emma sont les deux personnes précédemment évoquées. Qui sont-elles ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Nos métiers respectifs sont en fait mentionnés dans la bible des personnages mais nous n’en parlons pas directement dans aucun des trois épisodes.

J’interprète le rôle d’un professeur des écoles et Katia Doris celui d’une naturopathe.

3/ Vous en êtes interprète mais aussi scénariste. Justement, quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture ?

C’est, je crois, un tout. Katia a été la génératrice de l’idée de base qu’est cette histoire d’amour entre deux femmes. Puis nous avons rebondi chacune sur nos propos et nos idées respectifs. Il faut d’ailleurs noter que la relecture a été très utile car elle a permis de multiples petits ajouts très intéressants.

Nous nous sommes principalement inspirées du programme « Un gars, une fille » qui, comme je vous le disais, est notre référence absolue dans ce domaine.

4/ Intéresser le public et lui plaire au travers d’un programme court n’est pas un exercice facile. Quelles sont, à ce titre, les principales clés artistiques des « Conjointes » ?

Ce programme permet à la fois de s’identifier et même temps de déconnecter complètement le cerveau, au travers d’instants très drôles que l’on ne vit pas à l’identique dans son propre quotidien.

En retenue dans la vie, ces situations sont accentuées sur très peu de temps, dans le but de divertir le public.

5/ Où et comment sera-t-il possible de voir ce programme ?

Nous sommes actuellement en démarchage. Nous sollicitons la participation à des festivals tout en recherchant une chaîne et un producteur.

Sinon, nous le mettrons très certainement en ligne sur le web, pourquoi pas pour une chaine féminine.

6/ Quelle suite aimeriez-vous lui donner ? D’autres épisodes ? Une adaptation en long-métrage ?

Notre souhait serait d’effectuer de nombreux autres épisodes. Les idées pour la saison 2 sont déjà prêtes, les bibles associées également. Avec l’idée d’élargir aux amis et à l’environnement du couple féminin.

Ecrire, produire et s’amuser à tourner ces autres épisodes sont réellement nos envies premières pour la suite de cette belle aventure.

7/ En parallèle, vous serez prochainement en tournage de la saison 3 de la série « Kaboul kitchen » pour Canal +. Pourriez-vous déjà nous en dire davantage ?

Le tournage devrait avoir lieu en mars prochain, à Casablanca, avec notamment Stéphane de Groodt. Trois mois sont au programme et l’écriture est en phase de finalisation.

En parallèle, je me plonge actuellement pleinement dans d’autres projets d’écriture de programmes courts. C’est un exercice que j’apprécie vraiment beaucoup ! Me développer en tant qu’auteur est ma principale envie du moment.

8/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à regarder vos différentes prestations ?

Les deux projets évoqués sont bien différents l’un de l’autre. La série de Canal + est vraiment un produit rare. J’ai été sidérée, à la lecture du scénario, par sa qualité. C’est en fait ce que l’on appelle une dramédie : le fond est dramatique et la forme est comique.

La réalisation est excellente, le casting très bon et le jeu des comédiens à la hauteur. C’est toujours un plaisir de retrouver toute l’équipe !

Regarder la série vous permettra de passer un moment de détente mais aussi d’enrichissement culturel.

Quant au programme court, j’espère que vous prendrez plaisir à voir une histoire moderne et avant tout d’amour.

Ce fut un plaisir, Stéphanie, d’effectuer cette interview en votre compagnie.

Publié dans Télévision

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Alan Sorano, comédien, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Alan Sorano, comédien, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Alan,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre CV met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers principalement du théâtre et de la comédie en télévision. Quelles expériences vous ont le plus appris ? Pour quelles raisons ?

Je retiens, pour commencer, ma formation théâtrale au cours Simon, qui m’a vraiment appris le jeu et m’a donné le plaisir d’être sur scène. J’ai aussi eu l’opportunité ensuite d’effectuer une tournée, entouré de comédiens avec qui j’ai pu acquérir de belles notions.

D’un autre côté, mes expériences face à la caméra m’ont été très utiles. Je pense notamment aux séries de scripted reality diffusées le matin, qui m’ont appris à être rapidement efficace face à la caméra. C’est grâce à cela que j’ai pu appréhender mes tournages sur la série « Plus belle la vie » de façon plus sereine et pertinente.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le théâtre est un art nous permettant notamment de maitriser la prise d’indication. En apprenant en fait à retranscrire les souhaits du metteur en scène.

Ce qui aide, sur les plateaux de tournage, à être très réactif face aux désirs de l’équipe technique. Dans cette optique, les comédiens expérimentés en théâtre sont des profils de plus en plus appréciés par la production en charge de séries télévisées.

3/ Vous avez tourné cette année dans la série à succès de France 3 « Plus Belle la Vie », où le rythme de tournage est généralement très soutenu. Quelle est alors votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont du plateau ?

Je m’efforce de connaitre et de maitriser mon texte à la virgule près. Ce qui permet alors de l’oublier pour le réinventer. Même si ce n’est pas toujours simple car nous recevons parfois le texte seulement quelques temps avant le tournage.

Bien évidemment, je n’oublie pas la situation. Je n’apprends pas simplement des phrases pour les connaitre. Je cherche à les placer dans un contexte. Ce travail en amont facilite notre aisance sur le plateau, ce qui est très important !

Selon la situation, si du temps est disponible, il peut m’arriver de faire des propositions au réalisateur. L’implication associée plait généralement à ce dernier. L’échange et les dialogues n’en sont alors que plus instructifs.

4/ Revenons sur ces derniers instants au théâtre, juste avant la représentation, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous ? Dans l’excitation et le plaisir de monter sur scène ? Ou dans le stress, compréhensible, d’avant représentation ?

Dans pareil moment, je pense souvent à mon grand-père, Daniel Sorano, qui, lorsqu’il jouait devant 2 200 spectateurs au Théâtre de Chaillot, expliquait qu’il avait alors l’impression de tomber du septième étage.

Je partage pleinement ce sentiment car je crois toujours perdre pied avant de démarrer une nouvelle représentation. Il est alors génial de ressentir, dès l’ouverture du rideau, le changement radical de sensation, pour laisser place à une certaine magie, peu évidente à expliquer.

5/ De façon plus générale, quelles sont vos envies et vos projets artistiques du moment ? Par la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art plus en particulier ? Ou la complémentarité des deux vous attire-t-elle davantage ?

Il est important, je crois, de se diversifier. Se mettre des barrières serait dommage. Avoir plusieurs cordes à son arc est toujours intéressant et important. Aussi, j’aimerais beaucoup continuer à pratiquer les deux arts évoqués précédemment.

La caméra permet de grandir et de se faire connaitre, ce qui est fabuleux. La scène, quant à elle, procure d’autres sensations complémentaires.

Je travaille actuellement sur un spectacle en lien et en hommage à mon grand-père, que j’aimerais beaucoup pouvoir présenter au Festival 2016 d’Avignon. Ce projet me tient particulièrement à cœur.

En parallèle, j’espère multiplier les tournages pour des séries de télévision. Passer du temps sur un plateau m’attire grandement. Mon objectif étant d’y obtenir un rôle récurrent.

Notons que j’ai eu l’opportunité de tourner deux nouveaux épisodes, en tant que policier, pour la série de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Je me suis vraiment très bien entendu avec l’équipe, qui est très sympathique. A l’image de « Plus Belle la Vie », la volonté d’intégrer les nouveaux comédiens, quel que soit le nombre de jours de tournage, est particulièrement marquante. Ce qui facilite beaucoup notre travail.

6/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je suis particulièrement touché par votre soutien car je n’en suis encore qu’au début de ma carrière. Votre accompagnement aide à monter les marches et à avancer. Merci à vous !

Si je peux me permettre un conseil aux jeunes comédiens démarrant dans le métier, ne lâchez rien car le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Merci beaucoup Alan pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marion Ossent, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Marion Ossent, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la comédie, de la publicité ou bien encore des voix-off et du mannequinat. D’où vient votre passion pour l’exercice artistique ? Qu’est-ce qui vous y plait ?

J’apprécie la diversité des rencontres permises au travers de ces différents arts. Même s’il peut y avoir une part importante de stress, j’en retiens surtout l’amusement.

Je n’ai pas l’impression de travailler mais plutôt de me faire plaisir !

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes thématiques ?

Mon parcours est, je crois, une suite logique. J’ai démarré avec le mannequinat, où les ressentis s’expriment en façade. Voulant ensuite aller davantage dans la profondeur de l’art, je me suis orientée vers la comédie. Où l’exercice se prolonge au travers d’un personnage.

Même si ces exercices sont différents, ils permettent la découverte et donc l’enrichissement professionnel.

3/ De multiples clichés très agréables sont visibles sur internet. Quelles sont, selon vous, les clés d’une photo réussie ?

La lumière est un élément très important. C’est la base de la réussite ! Sans oublier bien sûr la photogénie, pas forcément en lien direct avec la beauté d’ailleurs. C’est plutôt un côté magique difficilement explicable mais que la lumière aide à mettre en avant.

L’originalité d’une photo peut également attirer ainsi que l’art qui y est représenté.

4/ De même, la publicité n’est pas un exercice facile car il faut attirer et convaincre en peu de temps. Comment y parvenir avec succès selon vous ?

Il faut arriver à donner l’envie au consommateur, notamment en le rapprochant de nous. Pour qu’il se sente concerné et pris dans le spectacle.

L’aspect psychologique est donc loin d’être négligeable, bien au contraire.

5/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous y préparez-vous ?

J’aime vivre l’instant présent, au sens où j’appréhende les scènes les unes après les autres. Dès la fin d’une prise, je l’oublie de façon volontaire pour me focaliser uniquement sur la suivante sans penser immédiatement à celles qui seront à tourner ensuite.

Je cherche à rester au plus proche possible du moment présent.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je continue certes le mannequinat mais ce n’est plus ma cible prioritaire. Je me tourne à présent principalement vers la comédie. Dans cette optique, je suis très régulièrement à Los Angeles où je dispose de nombreux contacts. Mon souhait serait de m’orienter vers des rôles drôles .

En parallèle, des projets en télévision se concrétisent.

7/ Vous alternez les projets entre la France et les Etats-Unis. Constatez-vous des différences marquantes du contenu et du mode de fonctionnement selon le pays ?

L’ouverture d’esprit diffère entre les deux pays. En France, il est nécessaire de se concentrer sur un art en particulier, pour être plus crédible. A l’inverse, aux Etats-Unis, la diversité professionnelle est fortement appréciée.

Les contacts sont plus nombreux à Los Angeles, comme je vous le disais, car c’est un lieu majeur pour les comédiens. C’est la ville où il est important d’être présent !

A titre personnel, la volonté de réussir à l’étranger est sans doute aussi liée à un souhait de me prouver à moi-même que j’en suis capable. Je m’y sens d’ailleurs plus forte.

8/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours et vos projets ?

M’intéressant de plus en plus à la comédie, je pense pouvoir vous proposer, par la suite, des choses encore plus drôles et différentes. Merci aussi pour votre soutien, qui m’est précieux !

Ce fut un plaisir, Marion, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Saverio Maligno, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Saverio Maligno, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Saverio,

Merci d’avoir accepté notre invitation à répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes : comédien, acteur et auteur. Depuis plus de vingt ans sur les planches, vous avez aussi tourné dans plus d’une vingtaine de téléfilms. Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre métier ?

La multiplicité des univers me plait beaucoup. Je prends autant de plaisir à diriger les enfants en atelier théâtre qu’à être sur un plateau de cinéma ou de publicité.

Les énergies y sont partout différentes, ce qui est très plaisant. Typiquement, une publicité ou un téléfilm présentent des rythmes très condensés, de quelques jours seulement. Contrairement à une pièce de théâtre où l’aventure peut durer près d’une année, si l’on prend en compte les préparatifs.

L’éclatement de ces espaces temps m’intéresse beaucoup, ainsi que l’univers de chaque personne et les énergies de chaque art.

2/ Nous l’avons dit, vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

En tant qu’artiste, je suis multiple : je prête mon physique en tant que comédien et ma voix lorsque j’effectue des doublages. Tout se sert et se nourrit : le phrasé du doublage peut m’aider à faire une proposition au théâtre ou sur un plateau de tournage.

Aussi, j’ai récemment doublé, dans le huitième épisode de la saison 3 de "House of cards", l’adolescent de 14 ans qu’était Barack Obama. La petite voix aigue que je suis allé chercher pourra sans doute m’inciter à suggérer un personnage de théâtre. J’emmène les univers les uns dans les autres, j’ai envie que tout se mélange !

3/ Vous avez aussi géré une compagnie théâtrale à votre nom, avec une programmation très riche. Pourriez-vous nous en présenter le principe et le contenu ?

J’ai effectivement réduit ma participation dans cette compagnie depuis quelques mois pour pouvoir réaliser d’autres envies car celles-ci évoluent avec le temps. Même si je continue à mener des projets avec cette compagnie.

Les passerelles ne s’arrêtent pas là. Le théâtre et le terrain me passionnent. Aussi, j’effectue beaucoup d’actions artistiques, culturelles et de sensibilisation avec mon ami Stéphane Ropa. C’est l’occasion de transmettre ce que j’ai pu apprendre et dont j’ai pu profiter.

La compagnie, quant à elle, s’efforce de créer à la fois des œuvres contemporaines ainsi que des spectacles plus classiques mais avec un point de vue et des éléments actuels.

Typiquement, pour la représentation des « Fourberies de Scapin », les deux valets Sylvestre et Scapin étaient bien présents sur les planches, tandis que les maitres étaient en vidéo. Ajoutons que la voix-off était celle d’Homer Simpson.

4/ Intéressons nous à l’artiste que vous êtes. Les rythmes de tournage sur les plateaux sont généralement intenses. Aussi, comment vous y préparez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est une question très intéressante ! En effet, il n’y a pas de petit rôle ni de petite journée. Même si une phrase seulement doit être prononcée en tournage, la préparation et la projection restent intensives. Je m’efforce également de prévoir au personnage un petit passif.

Notamment pour une prestation de bijoutier face à Anne Parillaud, où seulement quelques phrases constituaient mon intervention. Le travail que j’ai pu faire en amont sur la gestuelle a été particulièrement remarqué. Alors que, à l’inverse, les dix journées de tournage d’un professeur aux côtés notamment de Miou-Miou sont restées plus discrètes.

Quel que soit le contexte, je donne systématiquement le meilleur de moi-même.

5/ Vous étiez, avant l’été, en écriture de nouvelles comédies avec Maria Ducceschi. Ces projets avancent-ils selon vos souhaits ?

Nous avons travaillé, il y a peu, une première lecture du texte « Les plongeurs de l’extrême », écrit par Maria Ducceschi. Une mise en chantier va prochainement être faite, au travers de modifications ou bien encore d’ajouts.

La première représentation aura lieu le 21 novembre prochain, à Courrières, dans le Pas-de-Calais. Avant d’essayer de produire ce spectacle dans d’autres théâtres, au niveau national. Nous serons aussi sans doute présents au Festival d’Avignon 2016.

En parallèle d’une autre pièce de théâtre de Maria, « Le miracle », avec Taira Borée et Marie-Borowski, dont je parlerai peut-être plus tard.

6/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

J’ai envie d’images. Art que j’ai découvert bien après le théâtre, au début des années 2000 et dans lequel il faut être le plus naturel possible. Contrairement à la scène, où il est nécessaire de parler très distinctement, à haute et intelligible voix.

D’ailleurs, je vais prochainement tourner une séquence avec Kad Merad pour « Baron noir », une nouvelle série pour Canal +.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours et votre riche actualité ?

Soyez attentifs à tout ! Aux affiches de théâtre, mais aussi aux voix françaises et aux comédiens des films, téléfilms ou bien encore séries. Ne zappez pas pendant les publicités.

Soyeux curieux de la vie et de tous les artistes en général. Mon rêve, jusqu’à mon dernier souffle, est d’œuvrer dans le milieu artistique. J’ai envie de continuer à vous faire rêver et à rêver avec vous.

Appréciez aussi les livres ainsi que les autres œuvres artistiques ! Et, surtout, parlez-vous et parlez-nous, c’est important de nos jours !

Ce fut un plaisir, Saverio, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Allan Duboux, comédien, met en avant son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Allan Duboux, comédien, met en avant son actualité et ses projets !

Bonjour Allan,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la série à succès « Plus Belle la Vie », où vous y interprétez le personnage de Bryan. Celui-ci vient semer la panique à quelques jours du mariage annoncé de Mélanie Rinato, jeune serveuse au Mistral.

Qui est-il exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Bryan est fortement poussé par l’ambition de réussir et d’avoir une brillante carrière. Au point qu’il accepte d’effectuer un acte machiavélique et méchant pour obtenir un stage dans une entreprise renommée.

Plus précisément, sa cousine Juliette lui offre l’opportunité de travailler pour une société attrayante, à la condition qu’il l’aide à casser le mariage de son cousin Etienne avec Mélanie.

Bryan n’a pas beaucoup de scrupules et le respect s’arrête tôt. Il est aussi égoïste, par sensibilité ou par naïveté. Il est prêt, coûte que coûte, à tout pour satisfaire ses objectifs.

2/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ? D’ailleurs, apprécieriez-vous d’incarner un personnage récurrent de la série ?

J’aime interpréter des personnages intéressants, dans le sens où ils ne subissent pas. Je n’apprécie que peu jouer une personne molle aux côtés « lover ».

C’est pourquoi je ne souhaite pas que Bryan devienne plus sage. J’apprécierais qu’il ait du caractère, avec une sagesse associée. Car il a sans doute un bon fond, c’est un gentil dans l’âme.

Ayant une culture artistique américaine, la récurrence du personnage m’intéresserait car elle serait l’opportunité de continuer à apprendre en travaillant sur un rythme soutenu, avec une équipe technique nouvelle. L’expérience serait très intéressante !

3/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur le plateau. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous ?

Il est excessivement important, pour un comédien, de connaitre son texte et d’en avoir fait une première analyse. Pour, une fois sur le plateau, avoir une disponibilité maximale pour le réalisateur et les autres comédiens.

Connaitre son personnage est nécessaire aussi, au travers de ses motivations, de son passé et des risques associés à sa situation notamment.

Même si j’essaie de réfléchir, en amont, à quelques petites suggestions scéniques et corporelles, l’appréhension sur le plateau, associée au timing, aux aléas de tournage et à la forte affluence technique, inhibe parfois les idées.

Dans ce sens, l’accumulation d’expériences, je l’espère, me permettra d’être plus efficace encore sur la concrétisation effective des astuces trouvées en amont.

4/ En parallèle, vous interprétez Eric Fava, jeune producteur à succès, sur TMC, dans la série culte « Les Mystères de l’Amour ». Votre personnage est actuellement aux Etats-Unis pour accompagner sa chanteuse Fanny Greyson. Serez-vous prochainement de retour à l’antenne ?

Je pense qu’Eric Fava est aujourd’hui très bien installé aux Etats-Unis et qu’il a pour objectif d’y rester. Il s’est acheté une jolie maison sur les routes de Malibu, a rencontré une femme formidable lui ayant permis d’oublier ses multiples chagrins. Il a aussi compris qu’il pouvait s’autoriser à aimer une femme lui donnant la même chose en retour.

Il s’est à présent concentré sur le jazz et le blues. Son bonheur et son épanouissement sont tels que je ne pense pas qu’il revienne en France.

5/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

Je travaille actuellement sur une pièce en anglais. Que j’aimerais pouvoir présenter au festival d’Edimbourg. Ayant fait toutes mes études à New-York, j’ambitionne de travailler à nouveau dans la langue de Shakespeare.

J’avais déjà eu, aux Etats-Unis, l’opportunité de jouer, huit mois durant, dans « Sleep no more ». Cette expérience fut fabuleuse et m’avait donné le goût du jeu en anglais.

Le projet actuel est, plus précisément, un one-man show sous forme d’une pièce de théâtre, d’un auteur que j’apprécie énormément. J’étais, il y a longtemps, tombé sous le charme de cette œuvre avec laquelle j’avais, malheureusement, rencontré par la suite quelques péripéties. Je souhaite à présent renouer ce lien si fort avec cette pièce.

Sous le souffle de Virginie Caren, une web-série avec Richard Pigois est également en projet. L’idée est fabuleuse et me plait énormément. Il nous faut à présent financer la série et créer un intérêt autours de cette dernière pour pouvoir lancer le premier épisode.

L’équipe est très motivée, le travail réalisé autours de cette série est superbe et j’attends celle-ci avec impatience. Je serais d’ailleurs ravi de donner à nouveau la réplique à Richard, avec qui l’échange sur le tournage de TMC avait été très agréable.

6/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Vous avez membre notamment de l’équipe de Suisse de ski Freestyle, participant même à la coupe du Monde 2006. Avant de vous pour les Etats-Unis suivre une formation intensive de comédien. Comment vous est venue l’envie d’exercer ce beau métier ?

La vie est un théâtre ! J’aime et j’ai besoin de me « donner en spectacle », ce qui me remplit de bonheur ! Mettre en scène, faire rire ou pleurer, étonner sont autant de sentiments qui m’attirent.

Né en Suisse, je m’étais des lattes pour aller à l’école. J’ai appris à skier comme un enfant apprend à respirer sur le ventre de sa maman. J’adorais pratiquer ce sport car je le rapproche du cirque. Beaucoup de travail et de concentration sont nécessaires pour plaire et intéresser le public présent.

J’étais d’ailleurs toujours plus performant en compétition qu’à l’entrainement, du fait de la présence de spectateurs et du plaisir que je pouvais leur transmettre. Le soutien de la foule générait aussi une adrénaline très plaisante.

Par la suite, les huit mois passés à l’armée ont été un révélateur car ils m’ont permis, chaque fin de semaine, de me présenter face à un public de plus de deux cents personnes. Il fallait en effet résumer à tous la semaine écoulée, ce que j’adorais effectuer au travers principalement de mimes et d’imitations.

Les rires des gens me rendaient vivant, me procurant alors une sensation de grand plaisir. Ajoutée à cela ma passion, depuis mon plus jeune âge, pour la scène où règne une atmosphère si particulière, tout était alors réuni pour que je me lance dans l’apprentissage du théâtre.

Les Etats-Unis, de part les formations qui y sont dispensées, étaient sans doute le meilleur endroit pour cela. Pour être le plus intéressant, le plus beau et le plus pertinent possible dans l’interprétation de mes rôles.

7/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre vos différentes prestations ?

J’ai simplement envie de leur dire que je n’existerai pas sans eux ni sans toutes les personnes qui me soutiennent. J’en retire énormément de bonheur et je m’efforce d’exercer mon métier aussi pour eux. Votre soutien m’est précieux.

J’espère en tout cas que mon travail continuera à générer de l’enthousiasme, du plaisir et de la passion.

Ce fut un plaisir, Allan, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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