Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

television

Jeanne-Marie Ducarre évoque son parcours, ses projets et envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jeanne-Marie,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au théâtre, mais aussi en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Au théâtre, j’aime le contact avec l’équipe, j’aime créer un spectacle, j’aime passer du temps à construire un personnage pour voir ensuite naitre des représentations avec plein d’autres personnes. J’adore le contact avec le public, qui est très important et qui apporte beaucoup je trouve.

En tournage, un autre exercice, je suis attirée par le côté naturel et spontané que l’on attend. Il y a très peu de préparation en amont, les répétitions sont rares. Nous n’avons souvent que 15 minutes seulement avec le réalisateur et les autres comédiens, en amont, pour voir ce que l’on fait et que l’on nous indique nos places. Cela demande du coup un travail personnel énorme en préparation, qui se fait de manière beaucoup plus solitaire. Ensuite, il faut arriver à se connecter et à se mettre en lien très très vite avec l’autre. C’est très chouette. Les tournages permettent aussi parfois de jouer des scènes d’action, mais aussi de connaitre des décors absolument sublimes dans lesquels je n’aurais jamais pensé être.

Depuis peu, je me suis mise aussi au doublage. Cela me plait beaucoup. C’est encore un autre exercice parce que là il faut se mettre dans la peau d’un autre comédien, il faut rentrer dans sa respiration pour jouer un peu à la manière de. Tout cela doit être fait très vite car il n’y a pas beaucoup de temps. Cela m’amuse énormément.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Je trouve que ces trois exercices sont différents mais complémentaires. De toute façon, plus l’on a de cordes à son arc, plus l’on va être compétent dans tous les domaines. Le doublage va apporter au tournage car il faut parfois se post synchroniser donc il est important de savoir le faire bien.

Le théâtre apporte à l’image et inversement. Je vais reprendre, fin avril, le rôle d’Angélique dans « Le malade imaginaire », au théâtre Fontaine. Cela fait 3 ans que je ne suis pas montée sur scène et cela fait encore plus longtemps que je n’ai pas joué de théâtre classique, un exercice très particulier. J’arrive avec un petit peu mon expérience de télévision que je n’avais pas du tout avant. Ce qui m’apporte un œil nouveau et des réflexes qui ne sont pas les mêmes. Je trouve que cela me donne plus de naturel et de spontanéité. Des choses ont été apportées et tout se nourrit.

Je trouve d’ailleurs très dommage que, en France, il y ait une espèce de clivage. Quand j’ai quitté Strasbourg pour arriver sur Paris, j’avais fait principalement du théâtre et que peu de tournages. Lors de mes castings, en énumérant mon parcours, les directeurs de castings attendaient davantage d’expérience dans l’image. Heureusement quand même certains on la curiosité de nous rencontrer et nous laisse la chance de passer des castings sur de très beaux projets. Mais de manière générale tout est cloisonné, ce qui est embêtant. Cela ne se passe pas comme ça au Canada, aux Etats-Unis ou bien encore en Belgique. En France, il y a les directeurs de castings images, les directeurs de castings théâtre et il y a les directeurs de plateaux de tournage. C’est bien cloisonné et il faut pouvoir, à chaque fois, y rentrer, ce qui demande une grande énergie. Se faire un réseau nécessite un travail énorme. Il faudrait que les domaines puissent se recouper un peu plus.

3/ Vous avez commencé un peu à en parler, face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Par exemple, pour « Plus Belle la vie », je savais que ça allait être très dense. Plus qu’un téléfilm, 27 minutes utiles sont tournées chaque jour. Je n’avais jamais travaillé aussi vite donc j’ai fait appel à ma coach Ariane Schrack avec qui je travaille régulièrement. Pour me préparer pour le rôle de Maud.

J’avais déjà commencé à apprendre le texte avant de la voir pour décortiquer absolument toutes les scènes. Nous avons créé l’histoire du personnage, avec des parents, une enfance. Cela m’a beaucoup aidé, je savais à chaque scène en plateau exactement où j’en étais. Ce qui m’a permis de passer un tournage vraiment très serein et très agréable. Tout le monde était très content, nous avons même fini une fois avec deux heures d’avance.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent alors en vous ?

J’ai toujours le trac, mais c’est un bon trac, il me booste. Quand je sors ensuite de scène, j’ai une énergie folle. C’est comme une drogue, une vraie poussée d’adrénaline très agréable.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

J’ai un rôle récurrent de doublage, je suis la  voix française d’un nouveau personnage dans «Amour, gloire et beauté». Cela devrait être un travail sur le long terme, ce qui est toujours plaisant.

Comme je vous le disais, je reprends Angélique dans « Le malade imaginaire ». Elle est la fille du personnage principal, elle est amoureuse de Cléante, elle veut l’épouser mais son père, comme dans beaucoup de pièces de Molière, veut la marier à un autre. Avec Toinette, la servante, elles vont essayer de contrecarrer ce mariage prévu. C’est un rôle assez frais, de jeune première. Elle est drôle, a des propos assez féministes car elle est affirmée dans ce qu’elle veut. Il y a pas mal de couleurs différentes, de la fraicheur, de la colère, de la tristesse. Je m’amuse bien.

Je viens de rentrer dans la troupe, ce qui devrait aussi me permettre d’interpréter d’autres rôles dans des pièces classiques.

Je vais prochainement tourner dans un court-métrage, un pilote pour une série. J’espère que cela aboutira.

6/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

J’adorerais avoir un rôle récurrent sur une série, pour travailler en longueur le personnage, pour intégrer une famille, pour connaitre un peu de stabilité et de confiance. Sans oublier le cinéma qui m’attire beaucoup.

Merci Jeanne-Marie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Baptiste Fache évoque son parcours et son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 Crédits photo : Aurélien MELAN

Bonjour Baptiste,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment modèle et comédien. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Je dirai que c’est quelque chose qui m’a attiré assez jeune, j’ai commencé le théâtre vers l’âge de 10 ans. J’ai arrêté quelques années plus tard, étant alors davantage attiré par les jeux vidéo et les sorties avec les copains. Mais, après le bac, en première année de fac, j’ai repris le théâtre amateur.

Je suis actuellement dans une compagnie 100% amateur. Les metteurs en scène sont eux aussi amateurs, ce qui est très intéressant. C’est une association étudiante où chacun peut amener un projet de théâtre ou de mise en scène. Une présentation des projets a lieu en octobre, suivi de castings pour les comédiens.

Ce qui permet souvent de tomber sur des metteurs en scène vraiment passionnés, qui ont leur projet vraiment bien en tête et qui donc savent nous guider avec précision. C’est très enrichissant pour le jeune comédien que je suis.

En parallèle de mes cours, je suis aussi mannequin, depuis 4 ans. Cela me prend pas mal de temps et j’en suis très heureux. Je suis aussi beaucoup intéressé par la sculpture et l’architecture. Je trouve l’art d’envergure très intéressant.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités artistiques entre ces différents exercices ?

C’est très compatible ! Il existe, dans le mannequinat, différents profils et le mien est davantage commercial. Je fais des publicités et des catalogues notamment mais pas que, je fais également de la mode. Dans ce métier, avoir des notions de comédie apporte une aisance à parler avec les gens mais aussi face à l’objectif.

Le mannequinat aide aussi à la comédie car on apprend à se placer, à avoir plus confiance en soi, ce qui est important. La photo est un exercice figé, alors quand dans la vidéo la démarche est plus longue.

Mais je pense que c’est plus la comédie qui apporte au mannequinat que l’inverse.

3/ Selon vous, quelles sont les clés de réussite d’un cliché ?

Principalement la lumière. Même la plus belle des personnes doit être mise en avant par la lumière.

J’aime échanger avant de shooter avec le photographe, pour mieux connaitre la personne et cerner ses attentes. C’est important de capter vite son idée pour pouvoir ensuite s’adapter à ce qu’il veut mais aussi proposer. L’échange est primordial.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Il faut, au minium, apprendre ses répliques. J’aime avoir un texte et m’en séparer un peu. Pour l’adapter et l’interpréter. Il est important également d’être à l’écoute du réalisateur.

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je termine actuellement mes cours et j’ai décidé de me lancer pleinement en tant que comédien et mannequin. Mais je souhaite accentuer beaucoup plus le côté comédien. Je vais me constituer une bande démo et je recherche de bonnes collaborations pour participer notamment à des courts métrages. J’ai des idées que je souhaiterais développer avec des amis.

J’adorerais aussi faire des petits stages pour finaliser mon apprentissage. J’aimerais bien partir à l’étranger un peu. Dans le mannequinat, il me plairait de faire une publicité pour un parfum.

Je fais aussi de la radio étudiante, dans mon université où je suis chroniqueur pour une émission qui parle de l’entreprenariat social. C’est un sujet un peu sérieux sur lequel nous essayons d’apporter une certaine pédagogie, pour vulgariser le terme. J’aimerais d’ailleurs, dans le futur, combiner une activité entrepreneuriale et une activité artistique.

Ce fut une joie, Baptiste, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Olivia Gotanegre : parcours, projets, envies - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Olivia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes comme en témoignent vos expériences notamment au cinéma, en télévision, mais aussi au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

J’adore raconter une histoire au sein d’une équipe et entrer dans un univers. J’aime rencontrer un réalisateur, confronter nos points de vue sur un scénario, être dans l’échange autour du personnage. La collaboration sur un projet artistique est ce que je préfère.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités artistiques entre les différents domaines évoqués ?

Ces domaines sont quand même un peu différents. Je fais moins de théâtre maintenant. Je fais du cinéma, de la télévision et des voix pour des documentaires, des publicités et des jeux vidéos. Je ne réfléchis pas forcément en termes de complémentarités, je me questionne davantage sur l’envie de travailler avec telle ou telle personne ou sur un projet particulier. Parce que c’est une question d’engagement.

 

Ce sont surtout la richesse et la diversité qui me plaisent et c'est assez sympa, c’est vrai, de pouvoir se balader parmi les genres.

 

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre préparation en amont?

Ca dépend du type de rôle. Dans la série politique irlandaise « Charlie » interprétée par Aidan Gillen, je jouais Anne Pingeot, la maîtresse de François Mitterrand. Il était évident qu’il fallait que je sache qui elle était et, en 1981, ce qui s’était passé précisément en Irlande, au niveau historique et politique. Il y a eu une énorme recherche en amont de qui a fait quoi, de qui était qui, pour comprendre ce qui se joue entre les personnages, et aussi à quel point Anne Pingeot était présente auprès du chef d’état dans le cadre de leur relation cachée du grand public.

 

J’ai donc travaillé là-dessus et sur ce qu’il était possible de faire ou pas à cette époque pour cette femme qui était dans l’ombre. Je me suis aussi demandé quels étaient les enjeux de mon personnage au milieu de ces joutes politiques. Il y avait énormément de choses à jouer, ce qui était très jouissif.

 

Dans « Versailles », je me fais tuer dans une scène. C’était tout une succession d’émotions extrêmement fortes qu’il fallait jouer puisqu’en l’espace de quelques secondes, on passe de la joie à l’inquiétude, puis on tue devant ses yeux son mari, son fils, puis elle reconnait le tueur… Bref je me suis plutôt préparée émotionnellement.

 

Quand on lit un scénario, on a des images, des émotions et une envie de faire aller notre personnage dans un certain sens. Evidemment on en discute avec le réalisateur mais on ne sait pas ce qui va se passer sur le plateau. Il faut donc venir avec sa proposition et pouvoir la moduler pour s’adapter à ce que le réalisateur veut aussi à ce moment-là sur le plateau. Il peut avoir l’envie d’essayer des choses que l’on ne gardera pas forcément et il faut être en mesure de pouvoir les proposer. Il faut aussi croiser les doigts pour que sa vision et la notre se rejoignent.                                                                                                                

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

Le trac. Le mélange d’une énorme envie d’y aller et en même temps une peur farouche. J’adore quand la salle gronde, cette vie, cette attente. On sait que ça va commencer dans peu de temps, que c’est imminent. Notre job est de faire voyager le public, de l’emmener dans l’univers de la pièce.

 

En fait, il y a beaucoup d’attente des deux cotés du rideau et c’est palpable dans l’air.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

Je travaille souvent sur des projets internationaux et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. J’aime ces différentes manières de travailler et notamment celles anglo-saxonnes. Je souhaite vraiment aller davantage dans ce sens.

 

D’ailleurs, il y a de plus en plus de coproductions internationales et ça c’est fantastique parce que ça apporte de la richesse à tous les niveaux.

 

Ce que l’on peut me souhaiter, ce sont de jolis rôles au cinéma et j’aimerais beaucoup aussi jouer un personnage important dans une série courte d’une dizaine d'épisodes, pour avoir tout simplement l’opportunité de le travailler en longueur un rôle. Ces formats permettent de raconter énormément de choses, de voir évoluer son personnage, d’être au cœur de l’humain et de sa complexité. C’est ce qui m’intéresse.

 

6/ Enfin, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

De continuer à travailler sur des projets intéressants, avec des gens talentueux, parce que c’est un pur bonheur et que l’on apprend beaucoup.

 

Ce fut un plaisir, Olivia, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Mélissa Silveira Sanchez évoque ses actualités et projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mélissa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur scène mais aussi en télévision. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? D’où vous vient cette passion ?

Je crois que je ne pourrai pas faire autre chose. Je ne sais faire que cela. A la base, j’ai commencé le théâtre car, à la maternelle, je ne parlais pas. A l’école, ils pensaient que j’étais muette. Du coup, ma maman m’a inscrite à des cours de théâtre, j’ai eu peur, je me suis enfuie. J’avais trop peur de parler. Même à la boulangerie, c’est dire à quel point j’étais une timide maladive.

En fin de primaire, une professeur a monté une pièce de théâtre, un Molière, « Le bourgeois gentilhomme ». Ce fut une révélation, je me suis dit que je voulais en faire toute ma vie. Je ne me suis pas arrêtée et je ne peux pas m’arrêter.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités ou des singularités entre les différents domaines évoqués ?

Une chose est sûre, jouer au théâtre ou jouer face à une caméra n’est pas le même exercice. Sur les planches, il y a, pour moi, beaucoup plus d’investissement en amont. Dans le sens où l’on ne compte pas les heures de répétition, pendant plusieurs mois. En étant devant un public, le quatrième mur n’existe pas.

Au cinéma, la caméra voit tout, même le moindre mouvement de sourcil. C’est peut-être un travail plus psychologique. Plusieurs méthodes existent d’ailleurs pour le jeu. Mais il faut tout additionner pour, à la fin, prendre ce dont nous avons besoin pour jouer.

Récemment, j’ai joué un homme, sur scène, dans une pièce de Victor Hugo. Ce fut un exercice bien différent d’un texte plus contemporain. J’ajouterais que le cinéma permet d’être plus proche de soi-même.

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Il faut avoir travaillé son texte et son personnage, c’est très important. Il en va de même lors d’un casting, je travaille le rôle comme si je l’avais. Il y a quelques fois des répétitions, comme au cinéma, qui permettent de se préparer et de mieux se concentrer. Le plaisir est aussi un facteur important. Faisons les cons sérieusement !

Le scénario inspire quelque chose qui est propre au comédien, chacun a sa propre interprétation. L’artiste apporte donc une partie de son intimité. C’est très plaisant.

J’aime aussi me faire guider pour être sur la bonne route. L’acteur n’est qu’un élément, une petite partie du puzzle, d’un film mené de bout en bout par un réalisateur qui, lui, projette l’ensemble.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

Mais qu’est-ce que je fais là ? Cependant, une fois que je suis montée sur scène, je vis le moment présent et, même si le public ne parle pas, je l’entends, je le vois, je le sens, c’est un réel plaisir !

Le trac est toujours là, même au bout de nombreuses représentations car chaque soir est différent.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais de plus en plus me tourner vers le cinéma, vers les courts et les longs métrages. Je viens d’ailleurs de co-écrire avec la talentueuse comédienne et metteur en scène, Eliza Calmat, un court-métrage, « Diego ».

C’est l’histoire d’un jeune mec handicapé qui vit avec sa soeur ultra protectrice. Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts. Une jeune femme borderline fait irruption dans leur vie, Ella. Diego tombe sous le charme de cette inconnue et avec l’accord de sa soeur décide de l’héberger. Une histoire d’amour naît entre Diego et Ella. Cette rencontre va pousser Diego à se dépasser. A eux trois, ils vont oser vivre et peut être, retrouver une forme d’espoir.

En fait, mon frère et ma sœur sont atteints d’une maladie génétique rare, le CDG syndrome, c’est une atrophie du cervelet. Ma soeur c’est la romantique. A 36 ans, elle rêve d’avoir un amoureux et collectionne les poupées. Diego, lui c’est le jeune philosophe, il a conscience de son handicap, et ça le révolte. Il nous demande d’ailleurs souvent, quand il va guérir. Cela est impossible, c’est injuste mais il faut vivre avec. Le handicap est un sujet dont j’ai envie de parler car, en France, si on n’y est pas confronté, on en est assez détaché. On a soit peur d’approcher, soit pitié. On ne voit que le handicap et pas la personne. Etre handicapé c’est pas une identité.

Merci Mélissa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Hanna Castera : parcours, actualités, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Hanna,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment chanteuse, comédienne et réalisatrice. Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

C’est vrai, j’ai plusieurs casquettes mais je dirais même que je suis assez autodidacte. Cela gêne un peu en France. Je suis surtout très passionnée, j’aime mon métier, j’aime chanter, j’aime faire la comédie, j’aime créer des choses et j’aime faire ça pour le partager avec les gens car c’est un métier de partage avant tout.

2/Quelle suite logique retrouvez-vous dans votre parcours pour ces différentes casquettes?

J’ai débuté très jeune, avec la chanson. Ensuite est arrivé le cinéma, j’ai fait de la comédie car j’aime cela. A force de ne pas avoir en fait des rôles que j’aurais aimé jouer, j’ai créé afin de faire des choses que j’avais envie de faire.

3/ Quelles sont vos sources d’inspiration musicales ?

Je n’ai pas spécialement de source, je chante ce que j’aime. Je ne peux pas chanter une chanson si je ne la ressens pas. Il faut que cela me fasse vibrer, c’est très important.

En qualité d’appréciation de chanteurs qui existent, j’ai plusieurs personnes. C’est vrai que les gens ont tendance à me qualifier de Johnny féminine. Je ne le fais pas exprès, j’ai une voix dans le style mais c’est mon chanteur préféré en France.

J’aime aussi d’autres voix, Florent Pagny, Céline Dion, Whitney Houston ou bien encore Mariah Carey. Ce sont des styles différents. Je n’aime pas toutes leurs chansons mais j’apprécie quand l’émotion passe. Faire passer ces émotions est très important pour moi.

On me considère un peu comme une révolutionnaire, je suis très provocante dans les textes. Il y a 4 ans de cela, un ami malheureusement décédé aujourd’hui m’avait écrit « Le droit des hommes ». C’est un appel à la révolution mais je l’ai interprétée. Je ne suis jamais rentrée dans les cases, je n’y arrive pas, ce n’est pas dans mon style et je suis plutôt partisane d’être libre tant que l’on reste bien sûr dans le respect des autres.

Quel souvenir retenez-vous dans votre carrière de chanteuse ?

Cela n’a pas toujours été facile, je me suis battue toute seule mais j’ai fait de belles rencontres et de belles scènes. J’ai quand même chanté devant 18 000 personnes. Mais, que je chante devant 10 personnes ou devant 18 000 personnes, c’est pareil pour moi car je chante avec passion.

C’est un partage avec les gens, j’ai besoin du contact avec le public. Le rapport de proximité est différent bien sûr selon la taille de la salle.

4/ Selon vous, quelles sont les clés pour bien réaliser un film ?

Je dirai qu’il n’y a pas de bien ou de pas bien. C’est très typique français de faire des choses comme les autres. Je ne veux pas faire comme tout le monde, je n’ai pas envie de ressembler à qui que ce soit, je veux que lorsque l’on regarde mes films on puisse dire que c’est du Hanna Castera.

Je ne dis pas que le travail des autres est mauvais, je dis juste que je n’ai pas envie de faire comme tout le monde, je n’ai jamais vécu comme tout le monde, je ne suis même pas née comme tout le monde. J’ai mes idées et je suis quelqu’un qui aime faire un film pour montrer la vérité, la réalité, qu’elles soient dures ou pas. Je vaux que les gens soient devant un fait accompli lorsqu’ils regardent mon film.

Toutes les personnes à qui j’ai montré mon film « Ames sœurs » ont pleuré, que ce soient les hommes ou les femmes. Ils m’ont dit que c’est violent psychologiquement, que c’est dur mais que c’est vrai. On sent la vérité.

Quand je fais travailler des comédiens qui tournent dans mes projets, je les amène à vivre la situation, pas à la jouer. Je ne veux pas que les gens jouent parce que, quand on joue, ca sonne faux. Le film est touchant, il sonne vrai car les gens vivaient le moment présent, ce qui est vraiment important.

5/ Devant la caméra, quel genre vous attire le plus ?

J’aime tout jouer, j’ai fait des styles différents, j’ai fait pas mal de choses assez violentes, que ce soit d’un point de vue psychologique ou physique. Mais j’aime tout jouer. Par exemple, dans « Ames sœurs », je fais le rôle de la malade, c’est vraiment très dramatique, cela m’a énormément touché quand j’ai tourné.

Mais je peux passer d’une veuve noire à une tueuse, en passant par une femme malade. J’aime faire tous les rôles, je trouve que l’on ne doit pas être limité dans un style. Ce qui est un souci en France. Il faut pouvoir avoir un éventail de rôles à faire.

6/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je suis en finalisation du film « Ames sœurs » dont je vous parlais. J’ai un deuxième long métrage que j’avais déjà commencé mais qui prend plus de temps car il y a beaucoup d’action dedans. Les combats d’arts martiaux me prennent du temps. C’est un film sur le monde de la prostitution, de la drogue et de la mondanité. Il y a une belle histoire d’amour. Il me reste encore un jour ou deux à tourner dessus. On peut citer Pierre Santini, Didier Roustan, Jean-Pierre Bernard, ils ont joué le jeu et ont apprécié.

Je suis en train d’essayer d’organiser un concert et je souhaite m’inscrire dans des festivals. La scène me manque, j’ai fait un concert il y a peu de temps à « L’étage » et ce besoin de scène, ce rapport de proximité avec les gens me manquent.

Merci Hanna pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Musique

Partager cet article
Repost0

Mickaël Winum évoque sa passion pour son métier ainsi que son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mickael,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Artiste aux multiples casquettes, vous êtes expérimenté sur scène notamment et sur les plateaux de tournage. Pourquoi prenez-vous autant de plaisir dans l’exercice artistique ?

Certains comédiens ont tendance à faire ce métier pour de « mauvaises » raisons, une certaine notoriété, un besoin d’exister aux yeux du public, d’être connus, reconnus.

Personnellement, je pense que la plus belle des choses pour un comédien est d’exercer ce métier par nécessité. J’entends par là que l’on a un besoin absolu de transmettre ou de dire des choses, d’avoir des idées, des histoires à raconter.

Je pense à mon professeur qui disait qu’il faut avoir cette capacité à se raconter à travers les rôles qu’on interprète. Comme j’avais beaucoup de choses à dire, je pense que c’est le plus beau des métiers que j’ai pu choisir.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ?

J’irai même plus loin, chaque expérience de vie, chaque rencontre, chaque moment peuvent interférer avec d’autres et avoir une certaine utilité.

A partir du moment où on le fait, cela doit apporter quelque chose et ça doit même apporter quelque chose aux autres. Car il doit être aussi jouissif pour le comédien de jouer que pour le spectateur d’écouter ce que l’on a à dire.

Je suis sûr que les choses sont liées, il n’y a pas de hasard. Même des moments vécus il y a 15 ans ont parfois une résonnance des années plus tard.

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Tout dépend du rythme et du cadre. Contrairement au théâtre où nous avons un peu plus le temps de travailler en amont, la télévision a un rythme plus condensé. Je pense que mon expérience dans « Plus belle la vie » m’a bien secoué dans ce sens.

Il y a bien sûr l’apprentissage du texte, mais il faut aussi connaitre ses points A et B. Plusieurs questions sont importantes : d’où je viens ? Vers où je vais ? Quel est mon objectif ? Quel chemin dois-je emprunter ?

Ensuite, je commence à travailler avec mes propres mots, pour avoir une note juste au niveau du ton. Avant ensuite de l’accorder aux mots de l’auteur.

4/ Vous serez présent à Cannes, au Festival Short Film Corner, avec « Quand vais-je te revoir », de Raphaëlle Jean-Louis. Quelle histoire y est racontée ?

Cela m’a beaucoup touché. Raphaëlle est, à la base, infirmière et, il faut le dire, elle a beaucoup investi pour ce programme. Elle a quelque chose à faire, à raconter, c’est une belle personne.

Il s’agit avant tout, pour ce court-métrage, d’une très belle histoire d’amour. Mais il y a des obstacles et des écueils qui viennent s’intercaler par ci par là. Ma compagne a peur en effet de s’engager pour une raison que l’on ignore au début mais qui est très touchante, comme vous le verrez.

Comment présenteriez-vous votre personnage ?

Armand est quelqu’un de simple, de doux, d’aimant, de très gentil. Il aime la vie, la simplicité, il a besoin de vivre les choses, il ne se pose pas trop de questions.

5/ En parallèle, quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je vais tourner dans le moyen-métrage d’Aliaume Giret, « Prévan». Le personnage, le Vicomte de Prévan, est tiré des « Liaisons dangereuses », il mène un peu une existence similaire à celle du Vicomte de Valmont. Il incarne le vice, la séduction, l’adultère, le jeu de l’amour et du hasard.

C’est un film d’époque, du XVIIIè siècle. Nous avons commencé les essayages, avec de magnifiques costumes sur mesure.

En parallèle, je travaille sur un seul en scène, au théâtre et ce sera cette année, c’est une certitude. J’ai la validation de mon agent, j’y crois, j’y travaille. Il s’agit d’un magnifique texte philosophique du XVIIIè siècle sur le bonheur.

« On a rien à faire dans ce monde qu’à nous y procurer des sentiments et des sensations agréables » sont les premiers mots du texte, on ne peut donc que tomber amoureux de ce dernier. C’est un texte que j’avais envie de réactualiser, de dépoussiérer. Ce projet me tient vraiment très à cœur.            

C’est une heure et quart de plaisir. Il est dit qu’il faut « pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter, avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion et malheureux est celui qui l’a perd. Loin donc de la faire disparaitre par le flambeau de la raison, tachons d’épaissir le vernis qu’elle met sur la plupart des objets. Il leur est encore plus nécessaire que ne le sont nos corps, les soins et les parures ». C’est magique, merveilleux !

Je suis aussi sur un projet de film, dans lequel je jouerai le fils d’un danseur de claquettes. Mais c’est encore un peu tôt pour pouvoir vous en dire davantage.

J’aimerais avoir un parcours rock’n roll, intense, surtout pas monotone.

Merci Mickael pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Charlotte Eisbrenner évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment sur les planches, mais aussi au cinéma, en télévision et en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est une passion que j’aie depuis l’enfance, j’ai commencé le théâtre à l’âge de 12 ans. Jouer et être sur scène m’a toujours rendu heureuse et apporté plein d’énergie.

Au théâtre, on est porté par le public, on reçoit son énergie, ce qui est génial ! En tournage, toute une équipe est présente autours de nous, une complicité se créé.

Je me sens bien, cela me fait du bien.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices cités ?

Pour moi, ce sont des exercices assez différents. Je ne travaille pas de la même manière au théâtre et devant la caméra.

C’est complémentaire, oui, parce que ce n’est pas la même chose. Maintenant, je ne dirai pas qu’il y a un exercice qui va m’apporter quelque chose que j’utiliserai pour une autre manière de travailler.

3/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent alors en vous ?

Forcément le stress, un peu d’angoisse et de l’impatience. Je sais aussi que, dès le rideau levé, le stress va s’effacer instantanément, pour laisser place au plaisir.

Ce stress est le même depuis le début de mon parcours mais il n’est pas le même sur le long terme. L’appréhension diminue progressivement au fil des représentations, avec un rodage et une maitrise du texte de plus en plus grands. Même si l’on n’est jamais à l’abri d’une bêtise, d’un oubli d’accessoire ou d’un évènement pouvant mettre en danger le show.

A chaque nouveau spectacle, c’est pareil : ce stress revient au début puis s’estompe un peu au milieu. Mais il demeure malgré tout, même à la fin car, d’un soir à l’autre, le public n’est pas le même.

Typiquement, quand je faisais des spectacles pour enfants, je ne pouvais pas me tromper, les gamins sont sans filtre et renvoient directement ce qu’ils reçoivent. C’est un public encore plus intransigeant.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

J’essaie de me mettre un peu dans une bulle, souvent j’apprends mon texte plutôt à la dernière minute, volontairement. Parce que c’est dans un sentiment d’urgence que je l’imprime et que je l’intègre le mieux.

Une fois sur le plateau, le moment est plutôt à la complicité avec l’équipe présente, à la disponibilité de chacun, en passant par le maquillage et par l’habillage. Avant d’être équipée du micro pour ensuite répéter le texte très rapidement, puis d’entendre les indications du réalisateur. Tout s’enchaine très rapidement.

Pendant les moments de prise, je reste très concentrée et j’essaie de donner un jeu avec les autres comédiens.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Des choses se dessinent actuellement, mais j’attends encore quelques confirmations. Les journées de tournage tombent généralement d’une semaine à la suivante.

J’ai un projet personnel indépendant du milieu artistique, qui me prend beaucoup de temps aussi.

Tous les domaines m’intéressent, je suis à l’écoute des propositions. Tout en restant sur l’univers du théâtre, du cinéma et de la télévision. J’écris un peu également et peut-être qu’un jour je m’essaierai à la mise en scène, cela me plairait bien.

6/ Pour finir, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

Que la vie continue de me réserver de jolies surprises. Cela fait toujours plaisir de participer à de beaux projets, à des journées de tournages sympathiques ou à des choses plus sérieuses comme des pièces dramatiques.  

Merci Charlotte de nous avoir accordé un peu de votre temps.

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Eglantine Eméyé évoque son actualité en radio et en télévision !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Eglantine,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Les auditeurs de RTL peuvent vous retrouver chaque week-end, à 9h 40 le samedi et le dimanche, dans « Maison Jardin Cuisine Brocante ». Comment décririez-vous ce programme? Quel en est le contenu?

C’est un programme animé par Bernard Poirette, dans son émission du matin, qui invite quatre chroniqueurs dans des domaines tous différents mais qui sont ce que les gens font le week-end.

Nous sommes tous les cinq autours d’une table et chacun apporte son expertise, ses suggestions d’idées.

2/ Vous êtes en charge de la rubrique Brocante. Quelles sont vos petites astuces, votre petite touche personnelle pour captiver les auditeurs ?

Nous avons deux présences dans le week-end, je propose donc deux chroniques. Quand il y a des grandes brocantes qui me semblent importantes ou des évènements plus petits que j’ai pu repérer, je conseille aux auditeurs d’y aller.

Parfois je vais faire aussi une chronique sur un objet que l’on trouve souvent en brocante, pour raconter un peu son histoire, son intérêt et le prix auquel on peut le chiner.  Aussi pour expliquer comment éventuellement le restaurer et l’entretenir.

J’aime beaucoup, et je pense que cela plait aux auditeurs, la petite histoire derrière les objets, l’anecdote un peu amusante dont on va se souvenir et qui marque.

3/ Comment préparez-vous le contenu de vos interventions ? Quelle est votre méthodologie en amont ?

Personnellement, je fais beaucoup les brocantes le week-end. Malheureusement, comme tout professionnel, lorsque l’on se spécialise, on a alors moins le temps d’y aller. Mais je suis abonnée à pas mal de revues, j’ai beaucoup d’amis qui chinent eux-mêmes, cela me fait un petit réseau.

Comme tout journaliste, j’appelle le service communication ou l’organisateur de la brocante. Si j’ai le temps, j’y passe. Je peux aussi solliciter un artisan qui a l’habitude d’entretenir certains objets.

4/ En parallèle, vous animez, le samedi après-midi sur France 3, « Trouvez l’intrus ». Que dire sur ce chouette programme ?

C’est un jeu produit par Nagui, ce qui est assez amusant puisque j’ai retrouvé l’animateur avec qui j’ai débuté à Canal +. Tout le monde ne m’attend pas forcément dans cet exercice mais cela nous amusait. Je suis assez joueuse naturellement.

Le programme est pour France 3, nous avons donc une exigence de culture générale, au travers des questions posées. J’apporte un complément, des précisions pour que l’on apprenne quelque chose. Cela reste ludique avec une cagnotte à gagner.

5/ Sans oublier une participation à « Midi en France » sur cette même chaine. Comment parvenez-vous à vous organiser ?

C’est un peu la course. Cela nécessite une organisation très précise, j’ai un agenda que je gère à la minutes près, qui ne laisse du coup pas la place au retard.

Sur cette émission, nous sommes deux chroniqueuses à nous répartir la rubrique sur les animaux. L’organisation des tournages a aussi évolué depuis quelques mois, nous ne partons plus que tous les quinze jours.

6/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes activités ?

Chacun de ces exercices reste de l’animation. Le plus différent de tous est l’animation d’un jeu. Dans les trois autres, c’est du journalisme, notre travail est de mettre en valeur quelque chose et de vulgariser un propos. Savoir parler, savoir intéresser les gens, c’est savoir trouver l’information qu’ils vont retenir. Que ce soit « Midi en France » ou RTL, c’est le même travail.

Le jeu, c’est tout autre chose. Je suis seule avec aucune matière autre que la personnalité des gens face à moi avec laquelle il faut que j’arrive à créer du liant, une humeur, une atmosphère. Cela demande finalement beaucoup plus d’énergie et ce n’est clairement pas le même travail. Je sors celui-là du lot.

7/ Quels sont vos autres actualités, projets et envies du moment ?

Je suis présidente d’une association qui s’occupe de familles touchées par l’autisme. Je viens d’ailleurs d’embaucher quelqu’un pour m’aider.

Mon métier est un travail dans lequel il faut toujours avoir des idées, des envies, où il faut oser les proposer. Nous n’avons pas de garantie. Maintenant les contrats se signent de septembre à décembre, puis de janvier à juin quand ils sont renouvelés. Donc il faut être à l’affut de ce qu’il se passe, il ne faut pas hésiter à rencontrer des gens, à aller frapper aux portes, à proposer en permanence des choses. Cela nécessite une curiosité permanente sur tout.

Oui, j’ai encore des tas d’envies. Je songe toujours à la comédie, parce que j’ai fait des pièces de théâtre pour France 2 avec Francis Perrin, parce que j’en faisais déjà beaucoup avant. Je m’amuse aussi avec un groupe d’amis à faire un peu de musique, nous nous éclatons.

Ces multiples activités demandent effectivement beaucoup plus d’énergie que d’avoir une seule émission qui marche. Une seule, c’est trop dangereux car si cela s’arrête, vous n’avez plus rien mais si je pouvais n’avoir que deux activités au lieu de quatre, ca serait pas mal. Donc deux activités qui sont un petit plus prenantes au lieu de courir partout.

Merci Eglantine de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Radio

Partager cet article
Repost0

Jérémy Garnek évoque pour nous sa passion et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jérémy,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un jeune artiste et nous avons déjà pu vous voir notamment en télévision mais aussi pour une publicité. Comment vous est venue l’envie de devenir artiste ?

J’ai toujours aimé l’acting, j’ai toujours aimé jouer des rôles. Je suis dans un mouvement de jeunesse depuis tout petit, j’apprécie de faire rire les autres. Interpréter des émotions me plait.

Un ami ayant obtenu un petit rôle dans un film, cela m’a incité à tenter moi aussi l’aventure, je me suis alors inscrit en agence. Il y a 4 ans, cela a fini par payer. Au bout de 5 castings, j’ai eu la chance de décrocher un rôle dans une publicité pour la Française des Jeux, aux côtés notamment de Bixente Lizarazu. J’étais ravi d’obtenir cette opportunité aussi tôt, d’autant plus que je n’avais pas pris de cours.

Le tournage m’a beaucoup impressionné, je ne connaissais pas grand-chose alors du milieu. Je tremblais même pendant le maquillage. Au final, tout le monde m’a mis à l’aise et j’ai aimé faire ce que je faisais dès la première minute devant les caméras.

Cela m’a alors donné l’envie de faire de la télévision, je me suis tourné cette fois-ci vers des agents de comédiens et non de publicités. Il m’a fallu 4 mois pour obtenir une première réponse favorable, une sorte de mise à l’épreuve en fonction des retours que feraient ensuite les directeurs de casting. Ce qui m’a permis de décrocher un premier petit rôle sur TMC.

C’est une passion et j’ai vraiment envie d’en faire mon futur métier. C’est comme cela que je serai le plus heureux.

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

J’aime bien interpréter les choses et j’aime bien jouer des choses que j’ai envie de jouer. Comme je le disais, je suis dans un mouvement de jeunesse et j’y étais même animateur. Souvent, avant les activités proposées aux enfants, je devais faire des petites scènes d’introduction. Pendant trois semaines, nous devions chaque jour faire quelque chose de différent, j’aimais cela, je faisais rire les enfants, je me faisais aussi rire moi-même. Je suis plus dans l’humour que dans le sérieux.

Cette expérience m’a vraiment donné l’envie de jouer des choses dans la vie de tous les jours, de changer d’humeur.

3/ Revenons sur vos premières expériences. Qu’en retenez-vous ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

J’ai eu la chance, dans mes deux premières expériences, d’être entouré de gens extrêmement sympathiques. Je ne connais pas encore, mais je sais que cela existe, l’antipathie du cinéma.

Ce qui m’a plu, c’est le milieu, c’est la sympathie des gens, c’est la passion qui s’y dégage. On fait ce métier par passion. Tout le monde aime ce qu’il fait.

Le milieu du cinéma m’attire, pas uniquement en tant qu’acteur. Je fais une Fac de cinéma et d’audiovisuel. J’ai envie, plus tard, de filmer, de réaliser, de produire.

Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Je ne suis pas quelqu’un de stressé. Même la veille du Baccalauréat ou du permis de conduire. Sur le tournage pour TMC, j’étais très détendu, y compris au maquillage. J’ai bien appris mon texte mais j’ai surtout cherché à profiter de l’instant. Je ne veux pas trop réfléchir à ce que je vais faire pour justement ne pas être angoissé.

Même aux castings, je cherche à être à l’aise d’entrée de jeu. Je me dis que si ça ne fonctionne pas, tant pis, ce n’est que partie remise. Et, pour l’instant, c’est encore une passion, il est trop tôt pour parler de métier. Peut-être que le jour où j’en vivrai les choses seront différentes. A date, cela reste un plaisir.

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

Au-delà des castings que je continue à passer pour avoir des rôles de plus en plus importants, mon projet principal est de faire de la scène. Pourquoi pas même d’écrire mes textes.

L’an dernier, je m’étais intéressé à faire des cafés théâtres dans Paris, des scènes ouvertes le mercredi soir ou le dimanche soir. Faire rire les gens est, je pense, ce qui me plait le plus. Dans l’idéal, j’aimerais suivre un parcours comme celui de Kev Adams.

5/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Du bonheur, que mes projets et mes rêves se réalisent. Ce sont des choses auxquelles je pense tous les jours mais je ne fais pas cela pour être célèbre. C’est une vraie passion avant tout. C’est un plaisir d’être dans un milieu que j’aime et que je regarde depuis tout petit avec des grands yeux.

Ce fut une joie, Jérémy, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Benoit Denis revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Benoit,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes un jeune artiste mais déjà aux nombreuses expériences, notamment sur scène. D’où vous vient cette passion ?

J’ai commencé le théâtre à 12 ans, dans un atelier amateur dans ma ville natale, Vichy. “Euphoric Mouvance”, C’est une compagnie assez grande avec des groupes de tous les âges. Nous étions 150 membres.

Le créateur a réussi à nous transmettre une réelle passion, et un réel enjeu de la scène, elle était sacré. Nous avions un spectacle par an, comme toute compagnie. Mais aussi, en janvier, un système nommé « Trace ta route », où la scène nous était laissée libre. Nous avions le droit de préparer une scène de 10 minutes avec n’importe quel autre membre de la compagnie. Nous choisissions les comédiens, la mise en scène et la musique.  C’était une chance incroyable, un espace de liberté total.

Vers mes 18 ans, ma passion avait pris tellement de place que je suis monté à Paris, suivre des cours de théâtre professionnel. J’ai commencé par n’être que comédien, j’ai eu quelques expériences dans ce sens. Mais, rapidement, je me suis rendu compte que cela ne me suffisait pas, que ce qu’il y avait autour du théâtre et du spectacle vivant m’intéressait aussi. J’ai donc élargi à ce moment-là mes ambitions professionnelles.

 

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Chaque métier est différent. Au théâtre, ce qui me plait le plus est de choisir un thème qui n’est pas forcément proche de moi. Puis, tout d’un coup, de s’y plonger et de s’y intéresser. Que ce soit en tant que comédien, metteur en scène ou assistant metteur en scène, un sujet devient d’un coup le centre de ma vie et va être source de recherches et de discussions.

Tout va s’imbriquer petit à petit pour comprendre, avant d’être même dépassé et de sortir de là où je suis et de qui je suis. Ce genre d’activité est assez rare. Je ne sais même pas si c’est ce que j’aime ou ce qui me manque lorsque je n’en fais pas. En tout cas, je ne suis plus totalement moi-même dans ce manque.

 

3/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre les différents domaines abordés ?

J’ai aussi une activité moins artistique, dans l’administratif, c’est une autre partie de moi. Dans la gestion administrative d’une boite de création lumière et vidéo pour les concerts. J’accompagne des amis techniciens qui ont monté leur entreprise. D’abord dans la compta, alors que je n’y connaissais rien. Avant, petit à petit, de gérer un peu d’administratif.

Cela me plait énormément aussi, c’est l’occasion de découvrir tout un milieu de la technique, de la lumière, de la scénographie et de la musique. Et, en même temps, un milieu très administratif donc très mathématique. De logiques et de choses que je ne gère pas du tout dans ma vie personnelle. Ce côté très terre à terre et cartésien m’intéresse.  

 

4/ Quelles sensations prédominent chez vous juste avant de rentrer sur scène ?

C’est assez marrant car ce sentiment a beaucoup évolué. Au tout début, c’était toujours un énorme stress et une panique totale. Je me demandais à chaque fois pourquoi je faisais ce métier. Petit à petit, au fur et à mesure des projets et de l’expérience professionnelle, je sais où je vais; je connais le parcours, le chemin du rôle. Je me connais mieux, je suis dans une concentration différente car je sais où mon personnage commence et je sais où il va finir. Je connais tout le chemin intérieur que cela va prendre donc il y a un stress qui n’est plus absurde. Ce n’est plus un saut dans le vide.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

De l’écriture et de l’assistanat. L’écriture parce que c’est quelque chose que j’ai toujours fait, qui permet de lancer de nouveaux projets. Qu’ils se concrétisent ou pas, ce n’est pas le plus important. Créer des envies, inventer des histoires et des personnages compte plus.

De l’autre côté, être assistant me plait énormément. Je travaille en ce moment avec une metteur en scène qui m’a fait souvent jouer par le passé. Je peux être créatif, inventif et complètement libre. C’est elle qui tient la baraque, moi je ne fais que rebondir. Nous traitons ensemble des thèmes que je n’aurais jamais abordés seul en mise en scène.

A (très) long terme, je pense à la programmation, ou à la direction d'un théâtre. Je vais tout le temps au  théâtre et j'aimerais, plus tard, mettre en avant des spectacles qui me touche et accompagner de jeunes talents  dans lesquels je crois.

Ce fut un plaisir, Benoit, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0