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Camille Della Torre : parcours, passions, projets - elle nous dit tout ! (1/2)

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Camille,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Jeune artiste, votre parcours est déjà riche, principalement devant la caméra mais aussi pour des clips. Comment vous est venue l'envie de faire ce métier ?

 

Depuis que je suis toute petite, une succession d’événements a tracé ma voix automatiquement vers ce métier. Contrairement aux autres petites filles de mon âge qui rêvaient d'autres métiers, je répondais déjà vouloir devenir comédienne. Même si je ne savais pas précisément en quoi cela consistait.

 

Je suis amoureuse de Molière depuis le CM2, où j'ai joué ma première scène de cet auteur. Cela m'avait marqué. Ma maman m'avait offert également un CD avec, en audio, l’œuvre de Molière et je l'ai tellement écouté que, sans les apprendre par cœur, je connaissais tous les textes. Je les ai d'ailleurs murmurés lors d'un spectacle auquel j'ai assisté. Même au Baccalauréat, je suis tombée sur le théâtre et j'ai étayé mes propos grâce à la première scène des "Fourberies de Scapin". Par la suite, je suis allée au conservatoire de Brive-la-gaillarde où j'ai fais la rencontre d'Anton Tchekov qui fut pour moi le véritable amour de ma vie (théâtrale bien sûr). 

 

Après deux écoles de théâtre Parisienne rempli de belle rencontre autant théâtrale qu'humaine, j'ai décidé cette année de me lancer pleinement dans ce métier. C'est comme cela que j'ai commencé à participer à des clips. Mon rêve prend forme. 

 

2/ Au quotidien, pourquoi prenez-vous tant de plaisir à l'exercer ?

 

C'est difficile à expliquer, c'est quelque chose qui est en moi depuis toujours, c'est un rêve de gosse. Je dirais que ce métier évite la monotonie, il y a souvent une bonne ambiance, on retrouve régulièrement des copains de tournage, on rencontre toujours de nouvelles personnes aussi enrichissantes les unes que les autres, c'est varié, on peut faire plein de métiers différents, même quand on n'a pas forcément le physique de l'emploi. 

 

Typiquement, dans le court-métrage où j'ai interprété une adolescente délinquante, j'ai été choisie aussi parce que je n'ai pas du tout le physique attendu. 

 

J'aime beaucoup être et incarner des personnages variés, leur donner vie pour les faire exister. C'est super excitant. Les horaires changent chaque jour et, c'est tout bête, mais j'apprécie, ce n'est pas routinier du tout. C'est un métier incertain, ce qui peut être inquiétant mais cela lui donne aussi un certain intérêt. 

 

J'apprécie aussi le fait de pouvoir m'oublier tout en restant moi, c'est en quelque sorte créer une histoire pour la rendre réelle. On oublie ses propres tracas et il en va de même pour le public qui regarde, au travers des émotions qu'il va ressentir. 

 

Travailler en équipe est très plaisant, l'ambiance est bien souvent géniale. Quand j'ai joué à l'Opéra ou même dans le cours métrage temps mort par exemple, j'ai vraiment retrouvé cet esprit de groupe et c'était juste magique. 

 

Je fais aussi de l'animation, une autre facette de mon métier. Le contact avec les gens me plaît, ce que je retrouve aussi dans le métier de comédien. 

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine ? A l'inverse, quels autres axes aimeriez-vous découvrir ?

 

J'ai envie de dire oui et en même temps non. J'ai envie de toucher à tous les domaines, c'est notamment pour cela que j'ai participé à des clips. 

 

D'un autre côté, je suis fortement attirée par les rôles tragiques car beaucoup de choses s'y passent. J'ai le souvenir d'une scène de ce registre que j'avais jouée au cours Florent pendant laquelle j'avais pu exprimer des choses du quotidien que l'on ne voit pas forcément. C'est aussi une sorte de moralité à donner, qui nécessite beaucoup d'énergie mentale et physique. Justement, j'adore travailler avec mon corps. 

 

Il me plairait d'avoir un rôle récurrent dans une série pour qu'il puisse ensuite évoluer. Pourquoi pas un rôle tragique qui cache bien son jeu au début avant ensuite d'évoluer, avec toute la compréhension qui y est nécessaire. Pour que je puisse découvrir mon personnage, que je puisse l'aimer, sans le juger, il faudrait alors que je lui trouve des raisons à son comportement. Il ne faut pas s'arrêter au script mais imaginer tous ce qu'il y a derrière.

 

Comme je l'avais fait dans «  Temps mort  », où j'interprétais une fille dont la mère avait tué son père quand elle n'avait que six ans. Mais mon personnage ne savait pas que son père battait sa femme. Jouant une scène ayant lieu dix ans plus tard, il a fallu que je me créé tout un historique, basé sur plein de recherches. 

 

J'aimerais bien découvrir d'autres axes, notamment en faisant davantage de publicités. Il me plairait aussi d'être chargée de figurants, car j'aime bien gérer, organiser. C'est un aspect que je souhaiterais découvrir. 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Camille Della Torre : parcours, passions, projets - elle nous dit tout ! (2/2)

Publié le par Julian STOCKY

4/ Avez-vous été plus marquée par une expérience que toutes les autres ?

 

Toutes les expériences sont différentes et je pense que chacune laisse un petit quelque chose en nous. J'ai été complètement bouleversée lors de ma première année à Florent, où je devais faire un monologue d'une femme noire racontant pourquoi et comment son mari a été tué. Justement à cause de sa couleur de peau. Avant qu'elle explique que ce serait bientôt son tour à elle aussi, pour les mêmes raisons. 

 

Au moment où j'ai raconté une anecdote le jour de l'examen blanc, j'ai pleuré et souri en même temps. Parce que, sans que je sache l'expliquer, j'ai vu devant moi les yeux bleus de mon grand-père. Cela m'a à la fois chamboulé et aussi m'a fait du bien. Mais, finalement, ça m'a aidé jusqu'au bout de ma scène. J'ai appris ce jour-là à jouer avec mes émotions pour mieux les gérer et les exploiter. 

 

J'ai aussi été marquée, à un degré moindre, dans « Temps mort ». Avoir créé mon histoire m'a enrichie.

 

Quand j'ai joué à l'Opéra de Lille, ce fut une expérience humaine, enrichissante, magique. Je n'avais pas grand chose à dire mais j'étais très active sur scène. Le travail, l'énergie et la cohésion d'équipe m'a beaucoup marquée. C'était magnifique de jouer devant autant de monde. 

 

En plus, il s'agissait alors de l'une de mes premières activités pour laquelle j'ai été rémunérée, ce qui n'est jamais négligeable. 

 

5/ Le rythme sur les plateaux est généralement soutenu. A ce titre, comment vous préparez vous en amont ?

 

Je commence par me familiariser avec mon personnage, je lui invente une vie, un passé, une histoire. Pour chercher en moi les choses mais aussi pour le comprendre. Une amie comédienne m'a appris une technique intéressante dans ce sens au travers de questions clés. Cela permet de mieux cerner les émotions que le personnage a ailleurs en lui, même si toutes ne se retranscrivent pas. 

 

C'est tout bête mais je surligne mon texte, pour mieux réussir à l'apprendre. Sans oublier de mettre des petits traits pour trouver les coupures et mon souffle. Je me l’approprie, je l'assimile, je l'oublie pour mieux le retrouver. J'ai besoin de laisser aérer et je trouve aussi une musique à mon personnage que j'écoute en bloc. 

 

Sur le plateau, j'ai besoin de fermer les yeux, de m'isoler, de me concentrer. La préparation avant de jouer est toujours forte et intéressante. Je cherche l'énergie physique mais il faut veiller à ne pas trop s'épuiser pour autant entre les prises. 

 

6/ Pour finir, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

 

Des projets sont en cours de discussion, j’espère qu’ils se concrétiseront prochainement.

 

J'ai envie de jouer, comme je vous le disais, des rôles poignants qui nécessitent beaucoup d'énergie à la fois physique et mentale. Dans une série notamment. Il me plairait également de faire davantage de clips, et j'aimerais y raconter une histoire. 

 

Vous pouvez également me suivre sur Instagram : 

http://www.instagram.com/delta_dor/?hl=fr 

 

Merci beaucoup Camille !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Caroline Riou évoque son parcours, son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en publicité. Qu'est-ce qui vous attire tant dans l'exercice artistique ?

 

Que ce soit en l'audiovisuel, cinéma, TV ou au théâtre, cest le même métier, juste sous une forme différente... ce qui mattire dans lexercice artistique cest lappropriation du personnage ... ce que jappelle « ma mayonnaise interne » pour retranscrire au plus juste, au plus sincère, les textes à interpréterque ce soit dans des registres multiples ...être au plus proche de ce que lon me demande, de ce que je ressens, de ce que je donne et ce qui doit être perçu et reçu!!!

 

Au final que tout simplement le public soit touché, embarqué 

 

Depuis que je suis gamine, jai toujours été attirée par les artistes, le spectacle. J'ai toujours eu envie de faire partie de cet univers.

 

J'ai eu une éducation assez stricte, ce qui ma permis d'avoir des valeurs qui font ce que je suis aujourdhui Avec le théâtre, jai très vite ressenti, compris que je pouvais exister davantage : repousser mes limites dans un espace scénique, pourtant lui aussi délimité, mais où là tout est possible

 

2/ Vous arrive-t-il de retrouver certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Bien sûr, même si pour moi le travail est identique dans le fond, il nest évidemment pas abordé de la même manière dans la forme.

 

Ce sont en quelque sorte des plaisirs différents qui salimentent mutuellement et qui nourrissent lexpérience et lenvie.

 

Au théâtre, on est en connexion directe avec le public, il vous porte, le retour est instantané, il n'y a pas droit à lerreur et quoiquil arrive ça doit avancer dans un sens ou dans lautre !

 

A limage, on travaille avec une trentaine de personnes autour de nous, les équipes techniques sont omniprésentes, la concentration nest pas la même, la gestion du temps est permanente, il y a les contraintes techniques, il ny a de retours directs du travail...(parfois je suis tellement dans mon truc que dailleurs je ne sais pas où sont ces caméras je ne sais pas comment je suis filmée et je men fous, il y a un réalisateur pour ç😊).

 

Le top cest de pouvoir alterner les plaisirs 😊. Mais c'est une vraie organisation dans les plannings.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que n'importe quelle autre ?

 

Petit à petit, les expériences se sont succédées, un projet en a amené un autre, puis un autre puis des rencontres...

 

«Plus belle la vie» est pour moi le graal pouvoir interpréter un personnage régulièrement et sur la durée, ce nest pas tous les 4 matins que ça se présente.

 

 Alors quand vous décrochez le rôle, vous vous donnez à fond ! Ça ma permis de gagner en assurance, je peaufine le personnage sur la longueur ...(je rajoute des couches de jeu). Nous avons la chance sur cette série d'avoir des auteurs qui écrivent vraiment pour nous, qui regardent les diffusions et nous avançons ensemble.  

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

Ahhhh... Déjà, j'ai juste envie de dire qu'un comédien qui travaille sur «Plus belle la vie» est un comédien capable de sadapter à tous types de tournages, il est dune efficacité redoutable. Le rythme est extrêmement soutenu.

 

On reçoit les textes en amont, semaine par semaine. Je les lis forcément et jisole toutes mes scènes, séquence par séquence.

 

J'ai besoin de les travailler en plusieurs fois. Dans un premier temps, je regarde les tenants et les aboutissants, l'enjeu, ces obstacles, comprendre d'où le personnage vient et où il va, son état, son humeur, pour moi cest indispensable... ce qui me permet de ne pas jouer la même note sur des séquences qui se ressemblent dans les propos.

 

Je mets en général trois à quatre couches et je fonctionne beaucoup par images. Quand japprends mon texte, j'ai déjà des idées de déplacements, des images de la situation .(qui ne sont dailleurs pas toujours celles que lon me demande au final) (rire).

 

5/ Vous interprétez actuellement Laetitia Belesta dans la série à succès de France 3 «Plus Belle la Vie». Que dire sur cette belle aventure ?

 

C'est le top, il y a une chouette ambiance, mes partenaires de jeu sont extras. Je suis heureuse de partager cette aventure avec mes partenaires Théo Bertrand (Kévin dans la série) et Laurent Orry (Jérôme Belesta).

 

Les équipes sont attentionnées et je veux absolument tirer mon chapeau aux partenaires de lombre qui font un travail absolument dingue. Sans comédien, pas de tournage mais sans technicien non plus 😊.

 

Jadore l'appartement de cette famille, vous voyez le décor du dehors mais moi je le vis du dedans. Des casseroles dans les placards, des verres dans la vitrine... Il y a même de la nourriture dans le frigo. J'ai été scotchée par un petit chien en coquillages sur une étagère et des sentons sur une autre. Je me raconte encore plus dhistoires pour nourrir mon personnage.

 

Jinterprète ce personnage depuis deux ans et demi et je suis toujours autant excitée quand je mengouffre dans le train en direction de Marseille.

 

Je reçois beaucoup de courriers via ma page Facebook et le plus beau cadeau, ce sont les messages de sympathie que madressent les téléspectateurs. Je gère dailleurs personnellement cette page et je mets un point dhonneur à répondre à tout le monde.

 

6/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

Je me laisse bercée par le désir des auteurs. Les scénaristes sont bourrés didées et de part le concept de la série, qui colle énormément à lactualité et à la réalité, je suis tout simplement curieuse dattendre la suite et je me laisse guider. La force de la série, cest cette identification du public avec les personnages.

 

Parfois les gens viennent me voir et mexpliquent que, grâce à la série, ils arrivent à aborder des sujets avec leurs enfants, des amis, la famille qui étaient cristallisés ou tabous. Ça ouvre le champ des discussions. La série a un effet miroir.

 

Jaime Laetitia Belesta pour son coté populaire, brute de décoffrage, généreux et parfois étriqué desprit, peu importe son évolution ce sera de toute façon une évolution.

 

7/ Enfin, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

 

J'aimerais bien remonter sur les planches. Ça me manque.

 

Aujourdhui, jai trouvé mes marques sur «Plus belle la vie», ce qui ne mempêche pas davoir toujours la boule au ventre avant de tourner. (Le tournage se déroule «en plan séquence», la scène est filmée dun trait sous 3 angles différents)mais s il y a un problème, on recommence. Jai une sensation de sécurité.

 

Au théâtre, cest du sans filet. J'ai donc à la fois les chocottes de remonter sur scène mais aussi très envie. Cest important de sortir de sa zone de confort. 

 

Ce fut un plaisir, Caroline, d'effectuer cette interview avec vous  !

Publié dans Télévision

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Marion Trémontels : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : @ MoHo Pourazizi

 

 

Bonjour Marion,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, sur grand écran ou bien encore au théâtre. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime le fait qu'il y ait de nombreuses matières à exploiter. C’est avant tout la curiosité je crois. La découverte de certains textes et l’envie de travailler avec des gens venus d'univers très différents, tous avec des regards créatifs poussés sur ce qu'ils ont envie de dire. On rentre alors dans des univers sans savoir parfois du tout à quoi s'attendre. D'autres fois, on rentre dans une écriture. 

 

J'aime bien l'idée d'avoir des découvertes permanentes. 

 

2/ Ponctuellement, remarquez-vous quelques complémentarités entre ces différents exercices ?

 

Oui, je trouve même que cela navigue plutôt bien de l'un à l'autre et que c'est porteur de pouvoir doubler une recherche. Par exemple, jouer le soir au théâtre laisse souvent pas mal de temps dans la journée et la nourrir d'une activité artistique, que ce soit un autre projet ou de la lecture, est très enrichissant. Cela aide à changer chaque jour, à se renouveler en permanence. 

 

3/ Une expérience plus que toutes les autres vous a-t-elle marquée ? Pour quelles raisons ?

 

La première ! Je n’avais pas tout à fait 18 ans, j'étais en train de préparer mon Bac de français, ce fut un premier tournage, qui s'est fait avec Manuel Poirier, un réalisateur que je chéris. J'ai découvert un artiste de cinéma, ce fut une plongée dans le grand bain, une expérience formidable. J'avais ce désir de jeu depuis longtemps, mais surtout c'est arrivé au moment où je m'y attendais le moins, d'une façon que je n'aurais même pas pu imaginer moi-même. 

J'ai commencé avec ce film puis je me suis retrouvée peu à peu à faire du jeu mon métier. 

 

4/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

Je crois que c'est la diversité qui m'attire. Je n'ai pas de préférence. Le théâtre reste une passion absolue, je m'y suis formée. Au travers de trois écoles qui, chacune, m'ont montrées à quel point il y a des théâtres différents,  et à quel point la recherche du jeu est infinie pour un acteur.

 

J'ai commencé avec le conservatoire municipal du septième arrondissement. Ensuite je suis rentrée au Théâtre-studio d'Asnières pour une année. Puis j'ai été prise en 2010 au conservatoire national. J'ai rencontré beaucoup de copains avec lesquels je travaille encore actuellement et j'espère que cela durera longtemps. Ces rencontres sont formidables, nous nous sommes connus dans l'enfance, sans savoir les chemins artistiques que chacun prendrait, on en perd certains, on en retrouve d'autres et c'est à chaque fois le bonheur de les redécouvrir. 

 

Nous avons créé un festival avec certains d'entre eux, le Festival PAMPA, il se passe chaque été, en août, à la frontière entre la Gironde et la Dordogne. Venez ! Nous sommes un collectif d'une vingtaine de metteurs en scène et comédiens, avec comme point commun un amour de la diversité. On y retrouve du théâtre, de la création vidéo, sonore, de la musique, de l'écriture, des lectures, du clown. Ça se passe dans un cadre en plein air, populaire. C'est assez représentatif de ce que j'aime, travailler avec les mêmes gens sur des choses totalement différentes. 

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

 

Je viens de finir un téléfilm pour France 3, «Saignac circus», réalisé par Eric Duret qui sera diffusé à la rentrée. J’y joue une jeune circassienne, il a fallu que je me forme au tissu aérien, une discipline de cirque assez particulière, qui se rapproche du trapèze. Cela demande un soutien musculaire que je n'avais pas du tout. Mais du tout ! Pour le coup, ça a été un vrai travail de préparation pour mes deux partenaires et moi. J'aime quand on arrive avec quelque chose sur un plateau de tournage, cela veut dire qu'un bagage s'est un petit peu construit. 

 

Au fur et à mesure de mes expériences, je découvre que j'aime bien travailler de plus en plus en amont. Au début j'arrivais un petit peu comme ça, mais à présent, il me plaît d'avoir rêvé autour de la chose pour ensuite jouer le jeu du direct. En fonction de ce qu'apporte un partenaire. Surtout, on ne sait jamais quel sera le lieu de tournage, quels seront les décors, quelle sera l'envie du réalisateur donc c'est un art orienté sur le ici-et-maintenant. C'est un trac monstrueux, j'aime bien cette excitation là. 

 

6/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

 

Beaucoup de trac, une envie d'y aller, mais qui n'arrive généralement que dix secondes avant de commencer. Je suis assez silencieuse, j'ai un peu des tocs de préparation qui pourtant ne servent pas à grand chose. Souvent, si justement j'ai du temps, j'aime bien me poser dans la salle. Là où le public va être assis. Me mettre à sa place et relire un bout de mon texte en regardant l'espace du décor qui est prêt, qui est impeccable, en me disant que tout cela va tellement bouger. J'adore l'idée que quelque chose de propre va se salir, que l'on passe d'un espace vide à un espace habité...par un public et une mise en scène. 

 

Je me refais aussi parfois une sorte de parcours mental des déplacements, du coup c'est très concret, ce n'est plus du tout angoissant. Comme un petit voyage personnel. 

 

7/ Pour finir, quels sont vos projets et envies artistiques ?

 

Je suis en train de commencer les répétitions du Festival PAMPA dont je vous parlais. Notre festival populaire aura lieu du 11 au 20 août à Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, à côté de Bergerac. Je travaille avec ce collectif depuis quatre étés. Cette année, nous répétons Ivanov de Tchekhov, une adaptation des Trois sœurs appelée «J'ai su que je ne vivrais plus que pour me souvenir », une mise en scène de « Démons » de Lars Noren et un Cabaret Gainsbourg. Les metteurs en scène de cette édition sont Benjamin Porée, Matthieu Dessertine et Antoine Sarrazin. 

 

A la rentrée, le téléfilm Saignac Circus que j'évoquais sera diffusé, et je vais reprendre des dates de tournée d'un spectacle jeune public en langue des signes, créé par Angélique Friant, une marionnettiste dont la compagnie Succursale 101 est basée à Reims. C'est un spectacle avec lequel je tourne depuis maintenant deux années et qui continue son parcours. Ce sera jusqu’à Noël. 

 

L'année prochaine, je remonterai sur scène avec une pièce de Sarah Kane, « Blasted », mise en scène par Christian Benedetti au Théâtre-studio d'Alfortville. Nous avons créé la pièce en Janvier et nous la reprendrons en avril et mai prochains. 

 

Merci Marion pour votre gentillesse et votre disponibilité   !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jean-Luc Porraz évoque son parcours, ses actualités et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jean-Luc,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquette et aux nombreuses expériences. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu'à présent ?

 

Je suis heureux d'avoir choisi ce métier et heureux de pouvoir le faire dans de bonnes conditions Parce que je pense que, en fait, c'est une véritable course de fond. Ce n'est pas une science exacte ni même un long fleuve tranquille. Ça n'est pas comparable à un cursus traditionnel, comme tout métier artistique.d’ailleurs Chaque parcours est unique . Il n'y a aucune garantie du lendemain même si l'on peut imaginer que l'accumulation des expériences donne un semblant de sécurité, mais elle reste très relative.

 

Je suis content d’être présent au théâtre, au cinéma et en télévision. De faire aussi de la mise en scène. J'ai juste une petite frustration sur l'écriture que j'essaie de combler . J’ ai actuellement une pièce que j'ai coécrite qui, je l'espère, va se monter. Et je suis en train d'en terminer une autre avec le même coauteur, Eric Prat. Je serais pour le coup très heureux si ces pièces en question voyaient le jour.

 

2/ Spontanément, une expérience a-t-elle été plus significative que toutes les autres ?

 

Le théâtre a été quand même un fil conducteur permanent ou presque. Mais j’ai aussi beaucoup tourné. Il y a eu quelques moments très forts, notamment le spectacle « André le magnifique » que nous avons créé il y a une vingtaine d'années. Il est ensuite devenu un film. Sans oublier « Thé à la menthe ou t'es citron ? » qui a été un énorme succès. J’ai aussi des compagnonnages réguliers avec certains metteurs en scène comme Pierre Pradinas ou certains auteurs comme Gérald Sibleyras . Ces fidélités sont très importantes pour moi.

 

3/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine en particulier ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

C'est la diversité. La pièce de théâtre nécessite un rythme de coureur de fond, parce qu'il faut assurer souvent sept représentations par semaine, qui peuvent se prolonger sur une saison entière voire sur plusieurs saisons parfois . Alors que sur un tournage, on est dans un sprint, il faut savoir tout donner entre le moment où l'entend « moteur » et celui où la scène est coupée.

 

Il y a vraiment deux rythmes, deux énergies et j'aime beaucoup les deux parce que l'on travaille différemment. Au théâtre, on a vraiment le temps de construire pendant les répétitions mais aussi au fil des représentations. C'est un travail permanent. Au cinéma, il y a quelques prises et c'est déjà dans la boite, on ne peut plus rien changer par la suite.

 

Je prends du plaisir dans les deux cas vraiment.

 

Un comédien travaille tout le temps presque inconsciemment, même entre deux tournages ou deux pièces. Au travers des émotions que l'on vit, des joies ou des coups durs, des gens que l'on rencontre, des observations que l'on peut faire. Nous sommes des éponges. Tout cela construit aussi un comédien, on se bonifie avec l'âge.

 

4/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets du moment ?

 

Je fais une expérience assez particulière d'écriture et de jeu, avec une association qui s'appelle l'AAFA (Actrices Acteurs de France Associés), qui est à l'origine notamment du fameux débat sur le tunnel de la comédienne de 50 ans. Nous venons de présenter notre premier chantier, « Les anonymes de la guerre », aux Feux de la rampe. Une lecture aura lieu en Avignon le 11 juillet à 10h, en partenariat avec la SACD. Et je vais mettre en scène une pièce sur les féministes historiques du 19è siècle qui va s’appeler «Les frondeuses». 

 

Je vais aussi tourner dans « Les Tuches 3 ». Nous allons faire la captation de « Thé à la menthe ou t'es citron ? » que beaucoup de gens attendent. Ensuite, je vais participer au tournage d'un film qui va se situer à l'intérieur d'un spectacle qui va s’appeler « Dans la peau de Don Quichotte » pour une compagnie avec laquelle j'ai déjà travaillé, La Cordonnerie. Ils font un travail merveilleux qui mêle cinéma et théâtre.

 

J'ai aussi un projet de long métrage avec Alexandre Charlot et Franck Magnier, je jouerai le mari de Josiane Balasko, dans une comédie très drôle sur la politique.

 

5/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Des beaux rôles, de pouvoir continuer à essayer d'être présent effectivement sur un certain nombre de beaux projets comme j'ai eu la chance de l'être. Mais aussi que mes projets d'auteur aboutissent.

 

Merci Jean-Luc pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marc de Panda : parcours, passions, projets - tous les sujets sont évoqués !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marc,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comédien sur scène, au cinéma, en télévision ou bien encore notamment en publicités. D'où vous est venue l'envie de faire ce métier ?

 

C'est très rigolo car c'est en fait mon père qui m'a poussé à devenir comédien. Parce que, au départ, j'ai fait des études de finance et c’était mon travail pendant 5 ans. Les diverses crises économiques m’ont mis sur la paille. Du coup bah, pour voir autre chose, je suis parti faire un tour du monde, histoire de mieux comprendre les autres cultures.

 

De retour de voyage, mon père, qui en avait un peu marre de me voir oisif dans le monde du travail, m'a suggéré de faire des castings pour voir si ça pouvait me plaire. Il me voyait depuis petit dans ce métier.

 

Formation au cours Galabru à Paris et au côté d’un acteur brillant à Los Angeles, ça a été une très belle expérience, surtout avec deux approches différentes.

 

Personnellement, contrairement à mes parents, je n'ai pas vu de suite cette passion qui sommeillait en moi, en revanche j'ai vraiment mis le cadre pour essayer de la mettre en valeur. Mais comme ce sont les personnes qui sont censés nous connaître le mieux, bah, on prête l’oreille:)

 

2/ Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien ?

 

J'adore divertir. Même moi, je me surprends. Parce que je trouve que l'on n'est pas du tout responsable de ce que l'on peut retranscrire.

 

Ce métier évoque et réveille une émotion chez le public. On est certes responsable de ce qu'on donne mais pas du choix des prises retenues par le montage. De la même manière, on ne sait pas comment les spectateurs vont réagir. C'est en cela aussi que ce métier est formidable, il nous pousse en permanence à nous enrichir nous-même. C'est très dur comme métier mais c'est tellement beau quand on le réussit.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

Oui, j'en ai même plusieurs. Notamment les « Golden moustache ». Le cinéma, contrairement au théâtre, propose un rythme très hétérogène sur le plateau, très saccadé. On peut être inactif pendant plusieurs heures avant, ensuite, de devoir être efficace en trente secondes. Au théâtre, il faut être à fond dès le départ et il y a une construction de personnage continue.

 

Sur les « Golden moustache », c'était tellement intense, pour dix minutes seulement de séquences, mais j'ai été mis à l'aise et avec de très bonnes directives.

 

Il y a aussi le film de Christophe Barratier, «  L'outsider  ». C’était juste en tant qu’intervenant dans la finance au départ, car le film est orienté sur l'ancien trader Jérôme Kerviel. Au fur et à mesure, comme le réalisateur savait que j'étais un jeune comédien, il m'a demandé à plusieurs reprises d'avoir quelques répliques devant la caméra. J'étais du coup très excité et fasciné par la non préparation. Ça faisait peur mais, en même temps, c'était vibrant.

 

Je suis un gosse, j'adore tout ce que je fais. Le théâtre est formidable aussi. Ma première expérience sur scène, à coté de République, au «  Passage vers les étoiles  » a été géniale. Incompréhension de ce qu’il m’arrivant. On m'a dit « tu sais, la première fois au théâtre, c’est comme un accident, on se souvient avant, on se souvient après mais, pendant, on ne sait pas ce qui se passe ».

 

C'est un métier magnifique où l'on rencontre énormément de monde et dans lequel on est forcé à s'améliorer chaque jour, à se bousculer quelque part.

 

4/ Quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous sur un plateau de tournage?

 

Très honnêtement, avoir fait de la finance avant m'a aidé. Pour l'aspect rigueur, un peu stakhanoviste, un peu acharné sans avoir peur du retour des autres et sans avoir le besoin de reconnaissance. Mon précédent job de financier me permet aujourd'hui d'approcher mon métier avec beaucoup de froideur et d'excitation. Cette dualité dans les émotions est très enrichissante.

 

5/ Vous êtes comédien bilingue. Ressentez-vous une différence, notamment d'un point de vue artistique ?

 

Il y a plusieurs écoles. Mais il y a une caractéristique qui reste, l'adaptabilité. L'adaptabilité à chaque équipe et à chaque projet.

 

Comme la performance vient de nous, il faut faire attention à ne pas être une éponge. Même si l'on reçoit des directives, le réalisateur, en France, attend quand même, quelque part, que l'on reste nous-même. C'est complètement différent aux États-Unis et en Angleterre, où la construction du personnage est davantage prononcée.

 

Mais les deux techniques restent très intéressantes, car elles nous laissent le choix.

 

6/ Enfin, plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Tout ce que je ne sais pas faire m'intéresse. Je suis très heureux car pas mal de projets se profilent. Notamment le théâtre à la fin de l'année. Plusieurs films sont aussi en préparation. Sans oublier une série américaine qui est en train de se profiler, «  The Daily Morin  », avec deux semaines de tournage mi septembre.

 

Merci Marc pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Tony Bodin revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Tony,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, en publicités ou bien encore pour des courts métrages. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Ce métier me rend fier. Mon envie remonte il y a fort longtemps en fait. Avant, j'étais géomètre topographe et je sentais que cela ne me correspondait pas. Je suis un homme de terrain, pas quelqu'un qui passe sa journée derrière un ordinateur.

 

J'adorais déjà regarder les films, décortiquer les histoires. J'adorais déjà la transmission des émotions par l'acteur. Du coup, je ne me sentais pas très bien dans mon métier, qui ne faisait pas le lien avec ma passion. J'ai décidé de tout abandonner pour devenir comédien. Je suis rentré dans une école et j'ai senti réellement que la comédie m'enrichissait personnellement.

 

Pour incarner quelqu'un, il faut connaître la personne, il faut vraiment la vivre. Même le plus salaud des personnages doit être aimé du comédien. Cette «humanité» dans le procédé de l'acteur me plaît. 

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Tout sert. La façon de se positionner à  la caméra est très proche par exemple. Ce qui est vrai dans un court métrage est vrai aussi en publicité ou dans une série. Mais le jeu sera différent, une publicité est très visuelle, avant d'être jouée. C'est le produit que l'on met en avant, contrairement à un court métrage qui est centré sur le comédien et sur l'histoire.

 

3/ Une expérience vous a-t-elle plus marqué que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Oui, un court métrage, «Le petit Cyrano», le premier professionnel auquel j'ai eu la chance de participer. Je faisais une silhouette parlante.

 

C'était du théâtre dans le cinéma. Dans l'histoire, le personnage principal de la pièce doit être remplacé au pied levé pour la dernière date. L'un des techniciens plateau, machiniste, qui est passionné par l'oeuvre et qui la connaît par coeur va alors prendre sa place. Toutefois, il est réellement amoureux de l'interprète de Roxanne et il va profiter de la pièce pour lui avouer ses sentiments. J'ai trouvé ce contenu génial et j'y ai vu un symbole car la pièce « Cyrano de Bergerac » est mon oeuvre préférée.

 

Cette première expérience professionnelle m'a définitivement convaincu de ma volonté de pousser dans ce métier. Ces cinq jours ont été une révélation, m'ont enrichi et fait apprendre plein de choses.

 

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

 

J'ai tourné en mai dans deux courts métrages. Dans quelques jours, j'en tourne un autre, «Une fin en soi».Où je serai le petit ami du personnage principal, une jeune comédienne qui est prête à tout pour percer dans son métier. J'aurai peur pour elle.

 

J'écris beaucoup aussi. Notamment un court métrage qui me tient à coeur. Il est original, on s'interroge sur l'évolution des acteurs dans un futur proche. Je travaille le scénario vraiment à fond.

 

Avec des amis, nous avons envie de développer une chaîne Youtube pour promouvoir des courts métrages. Pas forcément humoristiques d'ailleurs.

 

A l'inverse, le théâtre me fait peur, dans le sens où c'est un one shoot. Jadorerais en faire mais il faut trouver la bonne pièce qui me plaise. J'ai encore du mal, pour le moment, à y cerner mon univers. Mais si, un jour, je trouve le déclic, je foncerai.

 

Ce fut un plaisir, Tony, d'effectuer cette interview avec vous  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Anouk Hamel : parcours, passions, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Anouk,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une jeune artiste, mais déjà aux nombreuses expériences notamment en télévision et dans le mannequinat. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique  ?

Les expériences sont toutes différentes. Jouer au théâtre, jouer devant une caméra ou encore faire le modèle touche plusieurs choses et l'on ne ressent pas forcément les mêmes sensations. Je mélange depuis petite, grâce notamment à mes parents, la pratique de la danse et du théâtre -au Conservatoire de Paris puis au cours Florent-, le sport, les études ainsi que les castings. Cela a toujours fait parti de ma vie et c’est ce qui me plait tant.

Dans le jeu, j'aime interpréter, j'aime vivre et retranscrire des émotions que l'on ne connaît pas forcément dans sa vie de tous les jours. On peut aussi être quelqu'un d'autre, ressentir des choses vraiment puissamment à l'intérieur de ses entrailles. Tout est exacerbé, on a le droit d'aller vraiment au fond, au bout des choses, notamment au théâtre. A chaque fois que je monte sur scène, cela me pousse au delà de mes retranchements, c'est vraiment quelque chose que j'ai hâte de retrouver d'ailleurs si l'occasion se présente.

Devant une caméra, c'est la même chose, il y a ce plaisir de pouvoir jouer un personnage. Même s'il y a un côté un peu plus joué, c'est le cas de le dire. Car on peut couper, reprendre, recommencer, c'est parfois moins naturel. C'est forcément un autre style de plaisir.

Concernant le mannequinat, je ne saurais pas trop décrire ce que cela procure, mais j'aime bien poser, c'est aussi simple que cela. C'est amusant, sympathique. 

2/ Ponctuellement, retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces deux exercices ?

Oui, absolument. Par exemple, une mannequin qui n'est pas comédienne ne réagit pas de la même façon lors d'un shooting. La polyvalence aide forcément.

Il arrive que, lors de tournages de publicités, je puisse avoir besoin de mes talents d'actrice. Notamment pour vivre des émotions, car la publicité ce n'est pas uniquement devoir sourire. J'ai par exemple tourné dans une publicité pour les assurances Axa, où je devais jouer la douleur et pleurer, j'ai vécu des émotions singulières où mon jeu sur les planches m'a aidé.

Tout est complémentaire, on peut trouver des inspirations dans chaque domaine.

3/ Retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ? Pour quelles raisons ?

Non, pas forcément une. Ce sont vraiment plusieurs choses qui m'ont marquée de manière différente. L'investissement à 100% est attirant, notamment dans le jeu. C'est surtout cela qui me reste, qui me donne envie, qui me manque.

4/ Selon vous, quelles sont les clés d'un cliché réussi ?

Cela dépend vraiment de la finalité. En publicité commerciale, le sourire est souvent recherché, on doit être heureux pour que la personne en face qui reçoit l'information soit heureuse elle aussi.

Il faut être à l'aise, bien dans sa peau, naturelle. Cela se ressent à travers la photo.

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Je connais mon texte sur le bout des doigts, pour m'en débarrasser et ne pas avoir à chercher mes mots. Cela peut vraiment nous enfermer sinon dans quelque chose de négatif, où l'on n'est pas soi même.

Il est important de bien se concentrer, de faire le vide avant pour être professionnel et efficace. C'est aussi une source de respect pour les équipes.

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous découvrir d'autres domaines ?

Ces derniers temps, je fais surtout des shootings photos pour différentes marques. Souvent pour des vêtements et des lookbooks. J'ai dû arrêter les cours de théâtre, notamment par manque de temps à cause d’autres études entrepris, et cela me manque énormément.

Le jeu me manque et chaque tournage me le rappelle, cette ambiance me parle et c'est vraiment dans cette voie que j'ai envie de pousser dès que j'en aurai l'occasion. Cela passera par la reprise des cours de théâtre.

7/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

De pouvoir avoir cette chance de continuer dans le milieu artistique, un milieu passionnant mais très difficile. D'avoir des opportunités au cinéma, en télévision, au théâtre, toutes plus excitantes les unes que les autres et qui me feront vibrer.

Vous pouvez me suivre sur Instagram :

https://www.instagram.com/anoukhml/

Mon book : https://anoukhamel.book.fr

 

Ce fut un plaisir, Anouk, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Patrick Paroux évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Patrick,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma ou bien encore sur les planches. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Depuis peu, je mesure davantage le plaisir qu'éprouvent les spectateurs au théâtre ou devant l'écran. Le mien est d'être sur scène ou devant la caméra de faire passer des textes, des histoires, des émotions, c'est un partage qui me convient pleinement.

 

Cela répond a un besoin, a une envie, c'est quelque chose que j'avais toujours voulu faire depuis l'âge de huit ou neuf ans. Tout d'un coup, le réaliser, je prends cela presque comme un cadeau. C'est un plaisir d'aller au bout de son désir.

Il y a eu des périodes délicates, j'apprécie d'autant mieux le fait en ce moment de jouer au théâtre et d'être à la télévision.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents exercices?

 

C'est très différent, je fais une sorte de grand écart en ce moment entre la série «Camping paradis» et le rôle d'Arnolphe dans «L'école des femmes» sur une mise en scène de Philippe Adrien. Cela n'a rien à voir, d'un côté des alexandrins de Molière, de l'autre des dialogues plus contemporains.

 

Mais c'est un exercice qui me plaît beaucoup, ce n'est d'ailleurs même pas un exercice, c'est une complémentarité. Je reste sincère quelque soit le personnage que je défend, je cherche quelque chose de juste, de vrai, pour faire passer des situations tantôt invraisemblables ou parfois très proches de la réalité.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marqué que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Toutes les choses m'ont marqué au moment où je les vivais. Mais, clairement, Arnolphe est un rôle très important. Cette expérience me marque. Je vais interpréter ce rôle encore en novembre et décembre en tournée. Après près de 200 représentations, celles ci seront sans doute les dernières et je sais très bien que j'aurai certainement un petit coup de blues. Parce que c'est vraiment quelque chose de merveilleux.

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

L'envie de retrouver des partenaires avec qui je pouvais discuter de n'importe quoi dans les loges pour, tout d'un coup, être projeté avec eux au XVIIème siècle. Aussi le plaisir de jouer ensemble.

 

Naturellement la conscience de la présence du public qu'il va falloir capter, séduire. La première scène de «L'école des femmes » est bien sûr en alexandrins mais elle est surtout très complexe. Avec des informations capitales qui y sont livrées, il faut avoir le souci que les gens les comprennent tout en apprivoisant les alexandrins. Je veux déjà que, tout en jouant, tout en étant concret dedans, les spectateurs captent ces informations.

 

Sans oublier bien sûr, lors des premières, la présence naturelle du trac. 

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

 

J'essaie de bien connaître mon texte même si je sais que je vais quand même me planter dedans. Alors je tente d'autant plus de me le mettre en bouche, de le dire le plus concrètement possible. Tout en pensant au partenaire en face.

 

J'ai davantage le trac quand j'entends «action» que lorsque le rideau se lève devant 800 personnes. Je suis plus intimidé par ce moment-là même si je sais pertinemment que l'on va pouvoir le refaire.

 

6/ Vous interprétez, depuis plusieurs années, le personnage de Christian Parizot dans la série à succès de TF1 « Camping paradis ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

J'ai un vrai plaisir à retrouver tout le monde. Il y a une vraie équipe, ce qui me plaît beaucoup. Une équipe aussi bien artistique, que technique, qu'administrative. Chacun, à son poste, essaie de faire son boulot.

 

Nous sommes dans des conditions qui sont quand même pas mal, au bord de la Méditerranée, ce qui compte aussi certainement, avec aussi une bonne cantine, ce qui est toujours bien. Il y a plein de choses pour faire du bon travail.

 

Même si le scénario se répète parfois un peu et que j'aimerais alors quelques nouveautés, c'est très agréable de faire partie de cette aventure. Je suis très content de retrouver ce personnage parce qu'il râle, certes, mais pour des bonnes raisons. C'est pour cela sans doute qu'il accroche au près des gens, il ne râle pas pour râler, il a toujours des vraies raisons.

 

C'est ce que je cherche quand je vois qu'il va encore râler, je me demande comment faire pour effacer ce «encore». Je fais en sorte qu'il ait toutes les raisons d'être mécontent et de se présenter devant le directeur du camping avec quelques récriminations.

 

7/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

Il y a eu quelques épisodes où l'on prenait le contre pied. Par exemple, dans celui que j'interprète en ce moment, le troisième épisode de la nouvelle saison, il est obligé d'être très très sympathique avec les gens, mais il a du mal. C'est bien je trouve, c'est un effort pour lui.

 

J'aimerais bien dès fois qu'il devienne végétarien ou vegan, pour prendre quelque chose apparemment très loin de lui, et que, tout d'un coup, il ne comprenne pas pourquoi les gens se mettent à manger du boeuf. Pour qu'il engueule tous les campeurs en train de faire des barbecues avec des merguez alors qu'ils pourraient manger plus sainement. Que ce personnage que l'on peut penser bas de plafond ait des revendications que l'on puisse tout à faire comprendre. J'aimerais bien qu'il y ait un petit épisode là dessus.

 

8/ Pour finir, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

J'ai beaucoup de sympathie pour le personnage de Christian Parizot. Naturellement, j'aimerais prendre le contre pied.

 

Je suis aussi curieux de travailler avec d'autres personnes, avec d'autres réalisateurs. Sans oublier d'autres pièces de théâtre. J'ai récemment d'ailleurs fait une lecture d'une pièce à deux personnages.

 

Merci Patrick pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Dan Simkovitch évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Dan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous jouez actuellement votre dernier seule en scène « Moi ? Je vais bien ! ». Quelles thématiques y sont abordées ?

 

Tout ce que je fais pour aller bien. Aussi bien au niveau alimentaire qu'au niveau énergétique. Bien sûr, je raconte cela de façon humoristique, je mets en avant surtout les galères mais pas uniquement.

 

A la fin, je donne des petits papiers où j'ai référé les sites internet qui parlent de ce que j'ai dit et les gens sont très contents. Même mon frère qui est venu me voir a voulu un papier.

 

J’aborde aussi bien le crudivorisme qui est mon dada, c'est le cas de le dire, que le fasting, c'est à dire faire un jeûne partiel quotidien de seize heures. Bref, tout ce qu'il faut faire pour ne pas avoir affaire ni à la médecine ni aux diététiciens.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour son développement ?

 

Ma vie  ! C'est aussi simple que cela. Je l'ai écrit il y a deux ans et demi, j'ai voulu parler de ce qui me passionne. Au début, le spectacle aurait pu durer trois heures donc j'ai dû réduire. Ma fille m'a beaucoup aidée pour cela. Je me suis rendu compte que certains détails me plaisaient mais qu'ils n'auraient certainement pas intéressé le public.

 

L'inverse est vrai aussi, notamment une anecdote où j'ai failli devenir bio quand j'avais vingt ans, quand un homme m'a proposé de faire exulter mon corps par l'alimentation. Je me suis donnée une totale liberté de création, d’invention et de choix dans mes souvenirs… (rire)

 

3/ Selon vous, pourquoi plaît-il au public venu vous voir ?

 

C'est extrêmement original, personne ne parle de ce qu'il faut faire pour aller bien, et encore moins en expliquant vraiment les choses. Ça peut parler à tous, cela ouvre des horizons que chacun est libre d'appréhender ou non. Et puis, bien entendu c’est drôle !

 

4/ Quel développement aimeriez-vous pouvoir lui donner ?

 

Clairement, je n'ai plus envie de jouer dans les théâtres parisiens. Il y a 450 spectacles dans la capitale et , sans hyper médiatisation, à la fin, c'est l'artiste qui paie le théâtre. Chose que j'ai faite.

 

Donc, maintenant, je joue chez les gens et cela fonctionne très bien par le bouche à oreille. Je joue face à un public certain, ce qui n'est pas forcément le cas au théâtre, évitant ainsi une certaine angoisse.

 

5/ Vous êtes, depuis quelques jours, sur TMC dans la série à succès « Les Mystères de l'Amour ». Que dire sur ce retour aussi étonnant qu'apprécié ?

 

J'ai été la première surprise. J'étais à Perpignan, en résidence théâtrale, quand l'on m'a appelé pour un rôle. J'ai appris par la suite que ce n'était pas un casting mais que j'avais directement le rôle. Jean-Luc Azoulay avait tout de suite pensé à moi.

 

Cela m'a fait rire, C’est Madame Bellefeuille, vingt ans plus tard, ayant changé de vie, de nom et de look .

 

6/ Comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'aimerais bien que Rosa Sanchez soit un peu avec tout le monde car, pour le moment, elle fréquente toujours les mêmes personnes. Si le rôle venait à prendre de l'importance, j'en serais la première ravie.

 

Mais je ne m'y attendais tellement pas que je prends les choses comme elles viennent.

 

7/ Enfin, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Il y a pas mal de choses. J'ai un autre spectacle, «  Mamies Boum  », que nous avons coécrit avec l'une des deux autres comédiennes. Que sommes nous devenues nous les baby-boomeuses  maintenant que nous sommes mamies  ? Nous l'avons joué cet hiver, chez les gens aussi. Nous l'aimons beaucoup, il marche bien aussi, c'est à la fois drôle, féministe et un peu politiquement incorrect.

 

J'écris aussi. J'ai fait la signature la semaine dernière d'un recueil de nouvelles, «  Des nouvelles des autres  », chez Edilivre. A acheter pour 1,99 euro en virtuel ou à 14,50 euros en version papier.

 

Je viens de finir un roman, « Confessions d'une ingénue de 50 ans », l'histoire d'une cinquantenaire plaquée par son mari. C'est un journal sur un an, plutôt drôle, mais pas uniquement.

 

J'ai réalisé plusieurs courts métrages. Jusqu'à présent, je les ai financés sur mes propres deniers mais le prochain propose une course poursuite la nuit dans Paris. J'ai donc besoin d'un peu d'argent pour le matériel. Je suis ainsi à la recherche d'un producteur pour réaliser cela.

 

Ce fut un plaisir, Dan, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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