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Agnès de Tyssandier revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Agnès,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma, au théâtre ou bien encore en publicité. Que ce soit dans le jeu, l'écriture ou la réalisation. Qu'est ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'apprécie avant toute chose la liberté que l'on a de pouvoir s'exprimer en fonction du désir du réalisateur, d'avancer avec lui pour construire une histoire, de proposer et de trouver les petits détails qui donneront vie à un personnage.

 

J’aime retranscrire en images ou en gestuel au théâtre une histoire, des émotions, tous ces petits moments qui peuvent être très personnels et qui, mis comme cela sur scène ou à l'image, deviennent un peu l'histoire de chacun. Ça me plaît de transmettre des émotions, de permettre à des gens de se retrouver dans ce que l'on peut faire, dire ou parfois juste montrer sans mot. Trouver la justesse des émotions est un travail très pointilleux mais, en même temps, c'est un beau challenge.

 

2/ Retrouvez vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Tout à fait ! Je me suis, par exemple, essayée au web. J’ai écrit des sketchs avec une amie pour m'amuser et j'ai pu développer ce côté auteur auquel je n'avais pas du tout pensé à la base, venant d'une école basée sur le jeu de l’acteur uniquement. J'en suis ainsi venue à apprendre à écrire des sketchs, des pastilles comiques et à travailler pour des productions en tant qu’auteure également. J’ai découvert ce goût pour l'écriture et je développe à présent des projets un peu plus sombres, plus dramatiques.

 

Cela se complète moins entre l’audiovisuel et le théâtre car ce sont quand même des écoles différentes. Mais pour tout ce qui est imagination et créativité, le lien est là !

 

3/ Spontanément, retenez vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

J'étais partie en tournage aux Philippines il y a cinq ans, pour un long métrage un peu chaotique qui ne s'est jamais fini. J'ai passé trois semaines là bas, nous avions commencé un film avec caméra à l'épaule notamment. C'était un tournage un peu infernal, avec tellement d'aléas que nous n'avons jamais fini.

 

Le réalisateur m'a rappelé pour tourner l'année suivante, toujours aux Philippines. Nous avons tourné « 4.08 », un thriller psychologique, pendant trois mois, nous l'avons fini mais il n'est toujours pas sorti ! Ce tournage m'a également marqué, j’y ai fait de superbes rencontres, tant dans l’équipe technique qu’artistique.

 

4/ Êtes vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est ce la diversité qui vous attire davantage ?

 

C'est la diversité qui m'attire. Le métier de comédienne en tant que tel est un métier que j'aime beaucoup, je n'arrêterai jamais de jouer parce que c'est quelque chose qui me nourrit, qui me fait vibrer, qui me fait me lever tous les matins. Mais j'ai aussi envie de réaliser donc cela va prendre du temps, je commence seulement à m'y mettre. Sans oublier l'écriture, quelque chose que j’adore et que j'ai déjà pratiqué et, même si beaucoup de projets très personnels sont enfouis dans des gros cahiers empilés les uns sur les autres, j’ai bon espoir d’en sortir quelque chose de bon pour un ou deux d’entre eux. J'ai toujours besoin de m'échapper dans l'écriture, dans l’imagination de comment réaliser tel projet ou alors d'avoir une pièce de théâtre dans laquelle je vais juste être un petit élément qui va apporter son savoir faire à un metteur en scène.

 

Ce sont tous ces visages là que j'ai envie de continuer à garder et à exploiter. Peut-être qu'il y en a un qui va plus sortir du lot à un moment mais, petit à petit, je fais mon bonhomme de chemin. On peut avoir plein de vies dans une vie paraît-il et je compte bien coller à cet adage !

 

5/ Vous serez à partir de mi septembre sur la scène du théâtre Clavel pour la pièce « Des perles pour les corbeaux ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

J'en suis enchantée, c'est une pièce qui a été écrite par Natalia Fintzel, mise en scène par Régis Herbuveaux, lui-même assisté de Fabien Le Moüel. C'est une création, une comédie de boulevard, c'est quelque chose d'assez léger, de marrant. Qui n'est pas forcément facile à mettre en scène parce qu'il faut beaucoup de rythme pour qu'il n'y ait pas de longueurs.

 

C'est l’histoire du retour sur scène d'une diva d'une autre époque. Elle veut revenir chanter et se espère se produire dans le cabaret d’un jeune gigolo d'une trentaine d'années qui, lui, espère tirer profit de cette diva sur le retour. Mais c’est compter sans cette journaliste véreuse que j'incarne, Irène Vogel, qui vient interviewer Georgina Bubbles, la diva en question. Pourquoi vient-elle l'interviewer et quel sera le fin mot de l'histoire ? Je vous laisse le découvrir au théâtre Clavel.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Je vais tourner pendant trois jours dans une série chinoise, « Ton ancien toi » . J'ai aussi un court métrage qui sort fin septembre sur France 2 dans « La nuit du court ». Ce film, « L'Ambassador », a été réalisé par Shane Atkinson, un jeune réalisateur américain de talent. C'est une comédie grinçante à l'anglaise que nous avons tournée cette hiver avec Adastra Films à Nice et à Menton.

 

C'est l'histoire de trois duos qui vont se retrouver dans un hôtel à transvaser des corps d'une chambre à l'autre, suite à deux meurtres qui ont eu lieu. Ils vont essayer de les cacher, de les sortir de l’hôtel. Ce sont des gens qui se connaissent mais qui ne savent pas qu'ils sont tous dans le même lieu, donc ils vont se croiser. C’est très marrant, très rythmé, un peu rocambolesque, c'est de l'humour anglais.

 

Je continue en parallèle à mener mon petit projet, une série de pastilles sur les drames du quotidien que je souhaite réaliser à la rentrée.

 

 

Ce fut un plaisir, Agnès, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Camille Bertrix : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Camille,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

 

1/ Vous êtes une jeune artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en tant que modèle. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois que c'est de vivre une vie différente chaque jour, de changer de peau, de changer de ville. Pour être quelqu'un de différent à chaque fois.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Non, surtout pas. Il ne faut pas reprendre par exemple pour le théâtre des choses que l'on a apprises devant une caméra. Je l'ai constaté à mes dépens.

 

C'est complètement différent, cela n'a rien à voir. Je me mets dans la bulle théâtre pour le théâtre, dans la bulle cinéma pour le cinéma et dans celle de la photo pour la photo.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience en particulier ?

 

J'ai envie de dire un peu toutes. Que ce soit le théâtre, le cinéma ou les séries télé, toutes les expériences m'ont marqué, je n'en oublie aucune. Pour moi, c'était important à chaque fois. Que ce soit une petite série ou une grande pièce.

 

Une fois j'ai tourné un court métrage avec Jean-Claude Dreyfus, ce fut très important. Mais à chaque fois, je prends ce que j'ai à prendre.

 

« Star 80, la suite », qui sortira en décembre au cinéma m'a quand même particulièrement marqué. Ce fut trois jours de tournage très intenses. Par contre, c'était génial, il y avait les Gipsy Kings, Jean-Pierre Savelli de Peter et Sloane. Sans oublier mon ami Phil Barney. Le tournage est parti, quant à lui, dans tous les sens. Ce fut tellement agréable que je n'ai pas ressenti la fatigue. C'était super sympa.

 

Je n'oublie pas non plus « Les mystères de l'amour » car c'est un tournage que j'ai fait pour ma fille. Elle est ma première fan, elle suit tout ce que je fait. Je ne lui avais pas dit, je lui ai fait la surprise. L'équipe est très accueillante et cette expérience fut touchante car je regardais déjà la série quand j'étais gamine.

 

Je pense aussi au tournage très chouette pour M6 dans « Scènes de ménages ». Une belle expérience également.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Je suis une insomniaque, je dors plutôt la journée. Du coup, quand je dois me préparer pour un tournage, je sais que je ne vais pas me coucher avant 3 heures du matin alors que je vais devoir me lever à 5 heures.

 

Une fois arrivée sur le tournage, c'est machinal, il y a une bulle qui se forme. Je ne saurais pas l'expliquer d'ailleurs. J'apprends mon texte, je m'isole et je ne parle à personne.

 

A l'inverse, au théâtre, comment te sens-tu juste avant de monter sur scène ?

 

Je suis une grande angoissée, je regarde les gens rentrer au travers du rideau, mon cœur s'emballe. Par contre, dès que la lumière noir fait effet, c'est parti, je ne suis plus moi, je ne suis plus stressée, à fond dans ce que je dois faire.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je n'aime pas dire à l'avance ce que je vais faire, cela porte la poisse. J'annonce simplement le jour J.

 

Je joue de temps en temps aussi avec un ami à moi, dans un presque seul en scène. Je fais un peu la blonde, quand bien même je sois brune. Il s'appelle Stéphane David, il joue un peu partout en France « Je suis presque prêt ».

 

Je me laisse assez portée par le vent mais j'aimerais bien m'essayer à plus de baston. Car, à la base, je viens des sports de combat. Pourquoi pas une flic un peu dure ou en effectuant quelques cascades. Cela me plairait bien.

 

 

Merci Camille pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Charles Schneider évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charles,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples expériences, notamment en télévision et au cinéma. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois que c'est le côté mythomane, mensonge qui me plaît. Prendre une personnalité, pouvoir être faux, faire un peu ce que l'on veut avec l'excuse de dire « ce n'est pas moi, c'est écrit ». Je joue beaucoup de niais, de gentils gars, ça m'excuse car je ne suis pas l'auteur, ça reste un personnage.

 

C'est pas mal, c'est un bon équilibre intellectuel je trouve, je dirai que c'est une bonne thérapie. Ça s'appelle « jouer la comédie », je suis payé pour et ce n'est pas désagréable.

 

Ça change beaucoup en plus, on alterne les journées chargées et les journées plus calmes. Ce n'est jamais la même chose, même lorsque l'on fait un personnage récurrent ça évolue. Je fais beaucoup de séries, « PJ » et «Plus belle la vie » et ce n'est pas comme au théâtre où, tous les soirs, c'est la même chose.

 

2/ Spontanément, quelle expérience vous a le plus marqué ?

 

C'est « PJ », cela a été douze ans de ma vie, cela m'a amené une notoriété que je n'avais pas avant et, à partir de cette série, j'étais vraiment considéré comme comédien. Ce fut le véritable coup d'envoi.

 

J'avais peur de l'après mais, même quand la série s'est arrêtée, j'ai fait du théâtre tout de suite, au Marais. J'ai enchaîné, j'ai fait pas mal d'apparitions aussi. Cela ne me dérange pas de tourner un à deux jours, dans plusieurs programmes. D'autres n'accepteraient pas, moi si.

 

Je suis un second rôle, j'ai beaucoup fait le copain de, l'ami de. Cela fait partie de ma carrière mais ça me convient tout à fait.

 

3/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Je prépare vraiment beaucoup en amont, pour que le texte soit su au mot près. A la limite, quand j'arrive sur le plateau, je sais ce que je vais faire, j'ai déjà joué la scène cinquante fois. Ça me rassure, je suis encore un traqueur.

 

Sur les plateaux, il me reste à découvrir seulement les mouvements, les déplacements. On me demande parfois de me calmer car j'ai tendance à en rajouter un peu. Mais je trouve que c'est plus facile d'enlever à quelqu'un qui propose que de rajouter. Les metteurs en scène aiment bien les comédiens qui amènent quelque chose.

 

4/ Vous incarnez actuellement le Proviseur Rochat dans la série à succès « Plus belle la vie ». Que dire sur cette belle expérience ?

 

Je le fais depuis quatre ans, je ne suis pas présent depuis le début. Je venais tout juste de quitter « PJ » lorsque la série a commencé, je sortais donc d'un récurrent de douze ans, j'ai alors refusé d'enchaîner avec France 3 car je voulais changer un peu. J'ai alors fait du théâtre et d'autres choses en télévision.

 

Quand, il y a quatre ans, on me l'a reproposé, j'ai accepté ce rôle d'un personnage qui ne devait durer que deux mois. Mais l'aventure continue toujours. Rochat est agréable à jouer, il est à côté de la plaque, c'est un beau couillon et ce type de rôle est un peu mon fond de commerce. C'est un bon gars, même s'il se fait avoir par tout le monde, ses élèves, ses professeurs, qui lui parlent mal. Il a des phobies, son lycée doit être exceptionnel, il aime quand il y a des journalistes, il aime que l'on parle de lui.

 

En ce moment, il délire complètement. Passionné de musique classique, il joue le chef d'orchestre pour punir certains élèves. Il a un côté allumé, il a même fait un rap pour la fête de l'école. Bref, je m'y plais.

 

Je ne connaissais pas cette façon de travailler. Lors de mes premières expériences, la pellicule était encore utilisée. La préparation n'était pas la même, elle était bien plus longue. Sur « PJ », on faisait sept minutes utiles par jour, là nous en sommes à vingt deux. Avec le numérique, nous faisons une scène en quarante cinq minutes, contre deux à quatre heures avant. Nous effectuons une à trois prises à présent. C'est un exercice de style qui, au début, m'a choqué mais qui, maintenant, me plaît.

 

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'ai l'impression qu'il va évoluer parce qu'il a, à présent, des scènes en extérieur. Il n'est plus uniquement visible au lycée. Il a une maison, un neveu, la production le sort. Sans doute que sa vie extérieure va être davantage dévoilée.

 

5/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que ça continue, avec d'autres projets complémentaires. J'ai une petite notoriété qui me convient. J'espère aussi quelques nouveautés qui puissent me choquer, me faire rire, me faire pleurer.

 

Ce fut un plaisir, Charles, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Odile Martin évoque ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Odile,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Blancs Manteaux, de la pièce «Le criquet russe». Comment présenter l'histoire ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

On retrouve plusieurs thématiques dans cette pièce. Je dirais que le thème principal est la rencontre  puisque l'on a trois protagonistes qui vont être amenés à vivre ensemble pendant un moment. C'est un peu l'auberge espagnole, d'un seul coup trois personnalités complètement différentes se retrouvent à vivre sous le même toit. Avec évidemment ce que cela engendre en termes de quiproquos, d'effervescence, d'incompréhensions aussi parfois.

 

Jim est un personnage bourré de tocs, de craintes, de peur, il va être amené à accueillir sous son toit son copain Jules et Olga, une étudiante étrangère. Et évidemment, cela ne va pas être de toute repos.mais je laisse le soin aux spectateurs de venir découvrir la pièce.

 

C'est une comédie vraiment tendre, évidemment on rit mais il y a aussi un côté très touchant parce que, justement, avec trois personnalités très différentes, on est amené à découvrir un peu l'histoire de chacun, les raisons pour lesquelles ils sont comme ils sont.

 

2/ Comment décririez vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques  ?

 

C'est un personnage très attachant. Elle est passionnée, elle vit tout à 300%, elle déteste l'à peu près, elle est entière, elle vit l'instant présent. C'est en cela que moi, comédienne, je me suis retrouvée dans ce personnage car, finalement, j'ai beaucoup de traits de personnalité qui sont similaires. En fait, dès qu'elle arrive dans une pièce, ça tourbillonne, ça part dans tous les sens, elle pousse un peu les autres dans leurs retranchements mais avec beaucoup de bienveillance et elle est attentive à tout ce qui se passe.

 

C'est une bouffée d'oxygène, un tourbillon d'air frais qui arrive et qui fait du bien. C'est très plaisant et jouissif de jouer un personnage comme cela. Cela demande de lâcher prise. Olga n'est pas calculatrice, ce n'est pas quelqu'un qui va anticiper, qui va se dire j'agis comme cela pour obtenir quelque chose, elle est vraie, elle est nature et c'est en cela qu'elle est très touchante.

 

3/ La pièce est un beau succès, elle plaît aux spectateurs. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite ?

 

C'est une comédie bien écrite. Il y a vraiment une histoire de fond. L'auteur, Morgan Laquerre, à mon sens, n'est pas parti sur un objectif de faire rire toutes les deux ou trois secondes mais il avait vraiment envie de raconter une histoire. C'est un point important parce que ce n'est pas forcément le cas dans toutes les comédies. Il a insisté justement sur ces personnalités très différentes et cest ce qui fait que le spectateur peut se retrouver dans l'une des trois. Ça aide à se projeter et à s'attacher à ces personnages.

 

On découvre la vie de chacun au fur et à mesure, on n'a pas toutes les clés au départ, les indices arrivent progressivement et des informations vous sont transmises vraiment du début à  la fin, jusqu'au bout du dernier acte. Les spectateurs sont donc vraiment surpris jusqu'aux derniers instants.  Le public est ainsi tenu en haleine tout au long de la pièce.

 

La mise en scène réalisée par Alan Aubert- Carlin est vraiment très dynamique, bien pensée. Ce mélange de jeu, de mise en scène et d'écriture fait que lensemble prend assez vite.

 

4/ En parallèle, «Une femme banale» est sur le route des Festivals. Notamment en septembre au Festival International des Arts Féminins de Tunis. Que dire sur cette belle aventure ?

 

C'est une aventure commencée il y a quelques temps déjà. On a tourné il y a deux ans, on a mis du temps à monter le film notamment parce que nous souhaitions être convaincus de la version que l'on voulait présenter aux spectateurs et dans le cadre de festivals. C'est une aventure aussi humaine parce que ce projet a démarré avec un ami comédien que j'ai rencontré dans le cadre de mon cours de théâtre, Vincent Diolot. Les autres rencontres se sont ensuite faites au fur et à mesure.

 

Je suis très fière d'aller le défendre à Tunis. Aller le présenter dans un autre pays, où la culture est différente, où le regard sur la femme est particulier me tient particulièrement à coeur. On rentre dans lunivers international où des spectateurs ayant une approche différente de l'univers artistique vont je lespère s'y retrouver. Je suis vraiment très contente et j'espère qu'il y aura derrière d'autres festivals qui s'annonceront. 

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de terminer l'écriture d'un court métrage qui est prévu normalement pour début 2018. J'ai changé un peu d'univers, nous sommes sur un huit clos familial assez intense. Ce projet se réalisera avec l'un des deux comédiens de la pièce que je joue actuellement. Cela va être une nouvelle aventure humaine.

 

J'essaie de combiner, dans ma vie artistique, le jeu et l'écriture. Je ne suis pas encore passée à la réalisation mais je pense qu'à un moment donné, cela va me titiller.

 

Au théâtre, je souhaiterais remonter la pièce que javais écrite «Trains de vie» et que jai jouée en 2012. J'y interprétais une dizaine de personnages. Reste encore la partie financière à calculer mais j'adorerais pouvoir la présenter à nouveau l'année prochaine.

 

Il y a aussi un projet de show case pour fin 2017, Je n'en dis pas plus, c'est vraiment nouveau, j'ai découvert cela il y a quelques jours. Ce sera aussi une autre aventure parce que convaincre sur quelques dates est très différent que de convaincre sur la durée. Il faut être performant de suite. Mais j'aime, dans cette vie artistique, pouvoir faire des choses complètement différentes et ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot. Cette prise de risque est, pour moi, essentielle pour avancer.

 

Ce milieu est très riche humainement et artistiquement, il permet de belles rencontres et chaque année est différente. C'est génial.

 

6/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas encore le cas, à venir vous voir sur scène ?

 

C'est une pièce qui fait du bien, rafraîchissante, pendant laquelle vous ne vous ennuierez pas. Vous partirez à la découverte de personnages qui pourraient être vos amis ou des voisins bien sympathiques. Venez passer un bon moment avec nous !

 

Nous avons tous les trois le même plaisir à jouer et la même envie que le spectateur passe un très bon moment. Donc venez vous faire du bien.

 

Cet échange fut un plaisir Odile !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Julia Gourand : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julia,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes une jeune artiste avec déjà de nombreuses expériences très variées. Notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en courts métrages. D'où vous vient cette passion pour l'exercice artistique ?

 

J'ai commencé le théâtre à 7 ans. Ma maman, qui en faisait déjà en amateur, voulait en fait que je pratique une activité d'enfant. Au début, j'ai essayé la danse mais je me suis vite tournée vers le théâtre et j'ai de suite vu que les gens rigolaient de mes prestations. Je m'amusais, avec le déguisement, à être une autre personne, à changer de vie pendant quelques minutes.

 

Je ne voulais pas forcément en faire mon métier, c'était surtout mon loisir du mercredi après-midi. Le déclic a sans doute eu lieu alors que j'avais 12 ans, lorsqu'une jeune femme étudiante en cinéma, d'origine coréenne, est venue m'aborder à la sortie d'un spectacle de ma maman.  J'ai attendu que tout le monde sorte de la salle pour m’asseoir sur la scène, regarder les gens partir et m'imaginer que j'étais là depuis le début. Cette femme m'a proposé de participer à son court métrage.

 

Dans ce programme muet, je devais faire une ado ayant un frère jumeau un peu instable et seuls le regard et le corps devaient donner les émotions. Ce fut ma première expérience caméra, un moment très chouette. Ce qui m'a donné l'envie d'en faire mon quotidien. Mes parents étaient d'accord pour me soutenir à la condition que je mène des études en parallèle. J'ai passé mon premier casting un an plus tard. La directrice a incité mes parents à me faire continuer dans cette voie.

 

Malgré l'échec à quelques castings, j'ai toujours persévéré, étant convaincue d'une sorte de hasard bienheureux qui m'accompagne, comme cette jeune étudiante qui m'avait abordé quelques années auparavant.

 

2/ Qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien ?

 

J'aime le plaisir de rentrer dans la peau de quelqu'un d'autre. C'est schizophrénique de dire cela, mais cette envie d'être autrui attire.

 

Je pense que le personnage part forcément de nous. Même pour un rôle à contre emploi de notre personnalité, on se raccroche à des sentiments intimes et propres. Je trouve fascinant le lien entre les goûts du personnage et nos propres sensations. Se raccrocher à ce que l'on aime fait ressurgir l'émotion et, ensuite, le spectateur recolle les morceaux.

 

C'est aussi l'occasion de découvrir des sentiments jamais vécus. Dans le théâtre classique, j'ai joué Phèdre et le contenu est impensable. Personne n'a envie de vivre cet amour qui se consume de l'intérieur au point de vouloir se tuer. Il a fallu que je puise au plus profond de moi.

 

J'aime ce moment où l'on est sur scène, ou en train de tourner, et que l'on oublie tout. On ne sait alors plus qui on est. Une connexion totale est faite avec le personnage. On sent alors le silence des spectateurs ou des techniciens. On peut parler d'une perte de contrôle, c'est un lâché prise.

 

3/ Êtes-vous plutôt attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous plaisent ?

 

Je n'aime pas m'ennuyer, j'aime tout. Je pense que le théâtre et le cinéma ne peuvent pas rentrer en concurrence. Sur les planches, on a les résultats de suite dans le public, il y a plus d'adrénaline, j'ai d'ailleurs une petite préférence pour cet art. Contrairement aux plateaux, on ne peut pas couper pour recommencer.

 

Dans les deux cas cependant, on n'est pas tout seul. Ce n'est pas une passion qui doit être vécue individuellement. L'ambiance d'un plateau est proche de celle de la troupe, une sorte de bienveillance collective où tout le monde essaie de porter un projet en commun et de le valoriser au maximum. J'aime ces ambiances.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Tout dépend de l'exigence du rôle. Par exemple, pour « Alice Nevers », je jouais une jeune fille qui se convertissait à l'Islam et qui voulait faire le Djihad. Je ne pouvais clairement pas arriver sur le plateau sans préparation. Je me suis renseignée, j'ai regardé des documentaires, j'ai essayé de comprendre pourquoi ces filles sans histoire veulent partir en Syrie. Pour ensuite me raccrocher à des expériences personnelles, afin d'avoir des points de connexion entre les scènes et ce que j'ai déjà vécu.

 

Dans ma préparation, je me fais aussi un diaporama d'images. Je me rattache à des souvenirs ou des expériences, je fais ma petite cuisine personnelle pour, sur le plateau, rentrer dans l'émotion grâce à ces images lorsque j'entends « action ! ».

 

L'apprentissage du texte se fait plutôt facilement, j'ai une bonne mémoire. Je le révise en faisant autre chose, pour gagner en naturel. Il faut aussi travailler à plusieurs pour apporter du concret, du contexte, de la pertinence. C'est important pour être efficace de suite sur le plateau.

 

5/ A l'inverse, juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

La peur ! Là encore, cela dépend du type de rôle et de la nature de la pièce. J'avoue, je me sens très à l'aise dans la comédie. Généralement, je saute partout, je dynamise mon corps pour arriver avec une énergie au taquet.

 

Inversement, pour un rôle dramatique, tout en nuance, j'essaie au contraire de ne pas courir partout pour ne pas dépenser mon énergie. Je récite mon texte, je revoie mes images et il ne faut alors pas m'embêter. C'est une sorte de préparation mentale. Il y a aussi la méthode des actions physiques pour connecter le cerveau aux émotions attendues.

 

Je fais aussi du chant. J'ai beaucoup plus peur avant de monter sur scène. Non seulement je me prépare dans l’énergie mais je travaille aussi ma voix pour qu'elle ne tremble pas.

 

Je crois qu'il est important aussi de connaître les besoins de préparation de ses partenaires pour mieux encore les respecter le moment venu. Chacun a son propre métabolisme et donc ses propres besoins pour se concentrer efficacement.

 

6/ Enfin, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

J'attends des résultats de castings et je finalise aussi ma bande démo chant pour pouvoir postuler dans ce domaine. Je passe en 3eme année du cours Florent et je vais préparer le concours au CNSAD. Je suis prête à moultes aventures artistiques !

 

Cet échange fut un plaisir Julia !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marie Legault évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une hyper active, à la fois comédienne, mannequin mais aussi coach sportif. Pour quelles raisons votre quotidien vous plaît-il tant ?

 

J'adore cette variété, tout se complète énormément. Il faut avoir la même énergie sur un tournage qu'en animant une séance de sport. Pour être une bonne animatrice sportive, je me sers de mes expériences de comédienne. Inversement, lorsque j'ai été rubriquarde chez Dechavanne dans « Coucou c'est nous ! », il fallait avoir aussi cette spontanéité et cette énergie. Même chose en tournant des caméras cachées pour Ardisson dans le cadre du « Bar de la plage ».

 

Le fait d'être en super bonne forme physique me permet, au théâtre, de proposer au metteur en scène quelque chose de dynamique. Cela donne aussi une certaine endurance, une certaine présence et une capacité à pouvoir emmagasiner un maximum d'informations pour ensuite les restituer pleinement.

 

Je trouve que tout se complète vraiment bien.

 

Comment parvenez-vous à gérer un emploi du temps aussi rempli ?

 

Pour moi, la semaine dure 7 jours sur 7. Il n'y a rien qui m'épuise car tout me passionne, chaque activité se nourrit d'une autre. C'est varié justement. Ce n'est jamais usant mais tout le temps surprenant. Il n'y a pas de routine.

 

J'aime tout ça, c'est une passion.

 

2/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la complémentarité et la diversité qui vous plaisent ?

 

Je suis une touche à tout, il y a des moments où je peux décrocher plus de pubs, ce qui m'éloigne un peu des autres domaines et ils finissent par me manquer aussi. Mais les choses se combinent bien généralement. C'est aussi un cercle vertueux, une publicité en entraîne une autre. De même dans les autres thématiques.

 

J'ai récemment fait une audition pour «  Plus belle la vie  » et cela m'a fait bien plaisir. Par choix, je n'avais pas fait de casting depuis un petit moment pour des séries télé. Ce serait pour six jours de tournage, dans un rôle qui me correspondrait bien, une maraîchère bio pétillante pleine de charme. J'espère que cette fois ci sera la bonne. J'aime jouer et les rôles plus profonds, plus tragiques, plus dans l'émotion m'attirent aussi.

 

3/ Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

 

Je ne conçois pas les choses autrement. Je suis pluridisciplinaire. Je peux surprendre avec un court métrage à contre emploi, où je ne suis pas mise en valeur physiquement, mais avec beaucoup d'émotions et d'intériorité.

 

Je suis aussi coach sportive, diplômée, avec une clientèle qui me suit fidèlement depuis plusieurs années. On peut donc parfois avoir du mal à me cerner, mais c'est tout moi aussi. Sans oublier que j'ai gagné l'année dernière le concours de Madame France. A l'étranger, les gens trouvent cela super, jusqu'au Québec où des amis m'ont félicité, alors que les français ne sont pas très branchés concours. Je suis fière néanmoins de ce titre.

 

4/ Retenez-vous spontanément une expérience plus que toutes les autres ?

 

J'aime tout ce que je fais. Disons qu'il y a des activités qui sont plus alimentaires que d'autres. j'avoue qu'avoir donné la réplique en anglais à Tony Richardson dans une série pour la BBC, « Le fantôme de l'opéra », m'a énormément marqué. Le fait de me retrouver devant un acteur de ce prestige là donne des frissons.

 

J'ai joué aussi dans « Highlander », un rôle en anglais. Quel bonheur ! A la fin du tournage, on en pleure, on ne veut pas que ça s'arrête. Seul le jeu de l'actrice m'a procuré ces sensations aussi fortes.

 

J'aime la comédie aussi, j'ai joué dans un Feydeau avec Martin Lamotte et Chantal Ladesou pendant plus d'un an au théâtre de la Michodière. J'ai une palette de jeu assez large. Je me suis même posée la question de m'écrire un one woman show, être sur scène et partager un moment fort, privilégié avec le public me plaît.

 

5/ Quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

Une publicité « Newfeel » est sortie pour Décathlon, pour la marche nordique. J'ai fait la femme du double champion du monde et triple recordman du monde Olivier Capelli, il fallait que je sois à la hauteur de ce pas si particulier.

 

J'ai aussi une page couverture beauté pour un magazine belge, « Plus Magazine », qui sortira fin août. Des jolies pages mode et j'en suis très contente. C'est la deuxième fois que ce magazine fait appel à moi et nous avons fait des choses encore plus jolies.

 

Dans une autre publicité qui sortira fin août également, j'ai fait une jeune maman pour le site Calor. Sur internet toujours, vous pouvez me voir dans une publicité pour Actimel. On m'y a demandé de faire plein de postures de Yoga en buvant un Actimel, c'était acrobatique et amusant. J'aime relever des défis.

 

L'automne s'annonce riche en diverses activités, notamment pour de beaux tournages à venir.

 

Vous pouvez me suivre sur ma page Instagram : https://www.instagram.com/marielegault/

 

Ce fut un plaisir, Marie, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Yohann Massa évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Yohann,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes un jeune artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours devant la caméra, en chanson ou dans l'écriture. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime être un magicien, tordre la réalité qui n'est pas toujours jolie, pour en faire quelque chose qui nous plaît mieux. Comme par exemple quelque chose de plus poétique, avec plus d'amitié, avec plus d'espoir lorsque l'on voit les choses un peu en noir, notamment en regardant le journal télévisé.

 

J'apprécie le fait que l'on puisse zapper et que, de cette chaîne là, on puisse tomber sur quelque chose, j'espère un jour moi, qui nous donne de l'espoir. Mais pas seulement quelqu'un qui nous demande quand est le bonheur ou ce qu'il est. Mais plutôt qui nous dit qu'il est possible, qu'il est là, qu'on peut le toucher. Même si ce sont de très jolies chansons dont j'ai parlées.

 

J'aime beaucoup l’optimisme réaliste, pour moi être un artiste c'est réussir à tordre la réalité de manière concrète. Et faire que quelqu'un qui a une journée noire ou un début de matinée pas terrible à cause des nouvelles dans le monde, puisse trouver une lumière, une chaleur, un espoir, une force dans un texte, une chanson ou une interprétation. Pas forcément en les donnant, au moins en les communiquant. Si les gens sont un peu poreux, ils pourront se dire « chiche, moi aussi ».

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Il y a quelque chose de vraiment similaire entre l'écriture d'une chanson et celle d'un livre. A savoir le fait de chanter. J'écris mon livre comme un slam pour qu'il soit poétique, qu'il rime de temps en temps, qu'il y ait une petite musique, quelque chose qui, dans le style, chaloupe un peu pour pouvoir lire les choses difficiles plus facilement. Le fait qu'il y ait une espèce de cadence fait que mon livre ressemble à une grande chanson, avec des pauses.

 

Le mannequinat et la comédie sont complètement différents. Parce que ce n'est pas moi qui choisis qui je suis, ce que je dis ou ce que je vends. Ce n'est même pas moi qui incarne le personnage, je prête simplement quelque chose. Il y a beaucoup moins de création dans le fait d'être mannequin ou comédien, que dans le fait d'écrire un livre ou une chanson. Même si un comédien peut, grâce à son talent ou sa palette d'émotions, transmettre plein de choses. Tant que l'on n'est pas à l'origine du texte, on devient interprète et un petit peu instrument.

 

3/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

J'aime beaucoup l'idée de continuer tout ce que je fais, ces quatre activités là. Le mannequinat permet certes d'avoir du temps de libre car c'est assez rapide, mais il fait surtout le lien avec les gens. C'est incitatif à porter certains vêtements par exemple. Vous allez avoir une émotion en parcourant un catalogue, en voyant quelqu'un qui se sent bien dans sa peau et vous aurez envie d'être aussi bien dans votre peau que le modèle dans la sienne. Lorsque l'on a acheté le produit, inconsciemment on a réalisé le rêve d'être aussi bien dans sa peau que celui qui a fait la publicité. C'est là que le mannequin fait bien son travail, il donne un peu de satisfaction. Même si le consommateur ne sera jamais le modèle, il se sent en lui presque aussi bien que s'il l'était. C'est une vraie mission positive chez les mannequins, qui l'oublient malheureusement souvent.

 

Ensuite, je resterai toujours comédien, chanteur et écrivain. Surtout d'ailleurs les deux derniers.

 

4/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration pour l'écriture ?

 

Les chansons que j'entends et les films que je vois. Aussi les livres que je lis. Je pense notamment aux biopics de certains acteurs ou chanteurs, qui me donnent beaucoup d'inspiration, beaucoup d'espoir et même l'envie de faire ce métier, de continuer, de ne pas abandonner lorsque les choses ne sont pas aussi rapides ou faciles qu'on le voudrait.

 

Mais aussi les gens, qui ont besoin de se sentir bien, qui ont besoin d'aide. Eux me donnent l'envie de continuer, toujours. Sans oublier mon papa et la personne que j'aime. Toutes les personnes que j'aime, qui croient en moi savent que je ne serai jamais bien si j'arrête de chanter, de créer de la musique et des mots. Voir que cela impacte quelques personnes m'aide, même si ce ne sont finalement que des proches ou des contacts qui me suivent.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques ?

 

Il est possible que je tourne à nouveau dans «   Les mystères de l'amour   », suite à quelques réactions du public, notamment sur la page Facebook LMA. Ma mort, qui était supposée encore à l'époque, avait suscité pas mal de commentaires, ce qui fait que la production ne serait pas contre mon retour, en tant que frère jumeau, fantôme, cauchemar ou flash back de l'époque lorsque mon personnage était encore marié avec ce regretté Doumé.

 

Une autre série française m'intéresserait pour faire quelque chose d'un peu plus long. Mais c'est une série dans laquelle on ne recommence pas beaucoup, comme sur TMC. Deux à trois au maximum, donc il faut aller vite. Un épisode y est tourné par jour, car la diffusion est proche du tournage. Cela laisse peu de place aux fous rires, aux ratés. Il faut à tout prix éviter que le téléspectateur sente que la prise a été gardée par manque de temps, alors qu'elle aurait pu être meilleure. J'aime cette notion d'urgence malgré tout.

 

J'apprécie beaucoup le milieu des séries télé, je le préfère à celui du cinéma. Ça me plaît aussi de toucher le public qui est chez lui, qui n'a pas le loisir d'aller au cinéma, qui n'a que la télévision. Je pense notamment aux malades dans les hôpitaux qui n'ont que cette petite lucarne pour s'évader.

 

Ce fut un plaisir, Yohann, d'échanger avec vous  !

Publié dans Télévision, Musique

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Caroline Anglade : parcours, passions, actualités, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences. Quel regard portez-vous sur votre parcours  ?

 

J'ai commencé par le théâtre, c'est vraiment ma formation de base. J'ai pris plusieurs cours dont le plus notoire est le cours Florent, mais j’ai fait plein de cours de quartier, d’autres écoles et quelques stages. J'y ai travaillé le corps, le personnage, je suis rentrée au cœur du travail. C’est indispensable pour moi. J’ai besoin de ça. Encore aujourd’hui, quand j’ai le temps, je continue les stages. Ne jamais cesser de travailler sur le corps car il est notre premier instrument, notre premier outil. C’est assez jouissif tout ça.

 

Je suis passée par plein de choses différentes, le théâtre, la télé, le cinéma, le doublage également même si c’est encore différent du reste. Je n’ai jamais voulu me cantonner dans un seul registre. Il y a tellement de façons de faire ce métier.

 

J'ai fait 10 ans de théâtre puis la télé m’a ouvert ses portes, via quelques publicités au début, ensuite au travers de rencontres avec des réalisateurs, j’ai tourné des mini series, des fictions etc… puis plus tard le cinéma. Je suis contente de pouvoir allier tout cela. Le théâtre est mon premier amour certes mais je prends beaucoup de plaisir à être sur un plateau de tournage. Je suis en euphorie totale.

 

2/ Une expérience vous a-t-elle plus marquée que toutes les autres  ? Pour quelles raisons  ?

 

Je retiens tout un tas de jolies choses et de très beaux moments, je me suis rarement ennuyée dans ce métier. Après, il y a eu évidemment des expériences plus magiques que d’autres. Au théâtre, j'ai un souvenir impérissable de mes premières pièces jouées devant un vrai public ce qui pour moi était déjà fou à l’époque ( par vrai public j’entends autre que la famille ou les potes mais des gens qui choississent leur spectacle et payent leur place quoi ) … quand je travaillais dans un petit théâtre rue Saint-Honoré avec un metteur en scène génial fou et atypique … j’y ai rencontré beaucoup de jeunes acteurs qui, aujourd'hui, continuent leur route aussi et font de superbes parcours. On était vraiment très heureux tous ensemble ! On formait un petite troupe et on jouait plein de pièces du répertoire classique. Ces moments là sont gravés pour toujours !

On commençait, on découvrait le milieu, le théâtre, les textes, les mots, on passait au chapeau après chaques représentations. Nous n'avions pas encore ce soucis d'argent, de réel rapport au métier qui, quand on avance, change forcément. On était plus insousciants et seule la passion nous guidait ! Ces années-là sont, pour moi, vraiment importantes car elles m'ont forgé et me permettent aujourd'hui de vraiment me satisfaire de chaque expériences, de chaque moments et surtout de ne jamais être blasée.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous attirent ?

 

Comme vous le dites, ce sont la diversité et la complémentarité qui me plaisent. Quand je pars sur un an de pièce, les tournages me manquent rapidement et inversement. Alors il est possible d'associer les deux mais le rythme est alors très prenant et parfois cela nous empêche de profiter correctement et pleinement de tout. Et aujourd’hui j’ai aussi envie de passer du temps avec ma famille alors je vais attention de ne pas trop m’éparpiller.

 

 

4/ Vous enchaînez actuellement les tournages. Pouvez-vous nous raconter ces belles aventures  ?

 

Je viens de terminer deux tournages que j'ai effectués en parallèle. Qui sont « Lebowitz contre Lebowitz », la série que je tourne avec Clémentine Célarié et le premier long-métrage de Franck Dubosc, « Tout le monde debout », où je joue la petite sœur d'Alexandra Lamy.

 

Les deux se sont divinement bien passés. La série est devenue pour moi comme une petite famille ou j’ai mes repères, je m'y sens chez moi, accueillie, je connais mon rôle sur le bout des doigts, j'adore le faire évoluer et découvrir de nouvelles facettes du personnage d'Irène. Franck Dubosc a été une découverte magnifique, c'est un réalisateur extrêmement consciencieux, professionnel et un directeur d'acteurs incroyable. Il est très tendre et très à l’écoute de ses acteurs, c’est tellement agréable de bosser des gens comme ça. Deux belles aventures ! Vivement les suivantes !

 

5/ Quels sont, en parallèle, vos autres projets et envies artistiques ?

 

J'ai fait plusieurs lectures de pièces, je suis dans l'attente de la concrétisation de certains de ces projets. Je rêve d’une jolie pièce pour la rentrée 2018. Et puis quelques tournages se profilent … mais bon tant que ce n’est pas concret et officiel … j’attends !

 

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

 

Sur du court terme, de passer de très belles vacances avec ma famille et mes potes. Sur du long terme, d'avoir la chance de pouvoir continuer à vivre de ce beau métier et de faire de belles rencontres. De pouvoir savourer chaque moment, parce qu'ils sont précieux, rares. Vivre de sa passion est une grande chance, pourvu que ça dure !

 

Merci Caroline pour votre disponibilité  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Constance Labbé évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Constance,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre La Pépinière dans la pièce «Le cercle des illusionnistes ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont évoquées ?

 

C’est une multi histoire !

 

On y découvre  l’histoire de Robert Houdain, inventeur de la magie, premier à avoir amené la magie au théâtre, et puis celle de Georges Méliès, créateur quant à lui des effets speciaux au cinéma, et puis celles, fictives, d’Avril et Décembre, que le destin réunit alors qu’ils sont si différents, et qui vont parcourir les différents chemins secrets menant de cette magie d’origine à celle fantastique du cinéma actuel. 

 

Bien d’autres vies s’y croisent, nous sommes six comédiens et jouons 36 personnages… Je vous laisse donc imaginer !

 

Et puis, surtout, au centre de tout ça, le destin, personnage majeur de la pièce !

 

Parce que, finalement, en tricotant les histoires réelles et fictives, Alexis (ndlr : Michalik) nous amène à penser que si l’on rêve vraiment de quelque chose, ça nous arrive…

 

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

J'interprète d'abord Avril, une jeune femme des années 80, très déterminée, qui sait ce qu'elle veut. Rigolote, un peu décalée, elle essaye de retrouver le père biologique de l'enfant qu'elle porte, et le ramener vers ses désirs oubliés.

 

Je joue aussi Suzanne, une comédienne qui tombe amoureuse de Georges Meliès et qui va contribuer, de loin, à sa découverte du cinéma. Ce sont deux personnes fictives, elles n'ont, à priori bien sûr, pas existé.

 

Enfin, mon troisième personnage (petit mais que j’adore!)  s'appelle Mademoiselle Josiane, l'assistante de Charles Pathé.

 

Le jeu des costumes aide beaucoup pour se plonger vraiment dans chaque personnage. Il faut le faire très vite, parfois même à vue, on nous enlève un manteau et on est l'autre ! C'est entré en moi maintenant, le travail s'effectue en fait principalement en répétitions.

 

Hors de ces dernières, il y a aussi un travail personnel sur la façon de parler des personnages, sur l'imagination de leurs quotidiens bien différents. Le travail sur la voix est important, par exemple l'un articule l'autre non, l'une parle vite, l'autre non…

 

3/ La pièce est un véritable succès depuis plusieurs années. Quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite  ?

 

L'auteur, Alexis Michalik, a réussi quelque chose d'assez génial.

 

Parce qu’il nous fait découvrir des personnages historiques majeurs et pourtant assez méconnus. Parce qu’il tricote si bien les histoires qu’il plonge le spectateur dans un univers particulier, aussi léger que profond, aussi magique et poétique que concret et terre à terre. Parce que le spectateur accepte d’être un peu perdu au début pour se délecter de tout comprendre à la fin. Et surtout, parce qu’il arrive à attiser la curiosité tout en permettant aux gens de replonger dans leurs propres souvenirs d’enfants.

 

Et puis parce que c’est sans doute le premier à avoir compris qu’il fallait enfin amener du cinéma au théâtre, et bousculer un peu les codes vieillots pour redonner envie au public de poser leurs derrières devant une scène !

 

4/ Vous avez repris le rôle il y a un an environ. Vous êtes-vous inspirée de la précédente interprétation ?

 

Ça serait complètement mentir de dire que je ne me suis pas inspirée, d’autant plus que la comédienne qui a créé le rôle, Maud Baecker, est absolument géniale. Forcément, c'est inspirant !

 

Mais, évidemment il faut travailler avec soi, et jamais ne chercher à imiter, d’abord parce qu’on ne peut pas, et puis parce que c’est beaucoup moins drôle !

 

Il faut surtout se dire que si le metteur en scène nous choisit, c’est pour ce que l’on est. Alors même si c’est difficile, il faut se détacher de ce qui a été déjà fait (bon, pas complètement complètement hein) et chercher en soi ce que l’on peut amener de différent !

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets artistiques actuels ?

 

J'ai tourné deux films dernièrement qui vont sortir l'année prochaine. L'un s'appelle « L'un dans l'autre», de Bruno Chiche, l'autre «Love addict» de Franck Bellocq. J’ai hâte de les voir !

 

Et puis j’attends avec impatience une série que je viens de terminer , un peu secrète mais qui va être géniale je pense, produite par Studio Bagel. Ca sort en janvier prochain, il faut guetter !

 

Enfin, en septembre, je serai sur France 4 dans «The cell» un super projet de 10 épisodes de 10 minutes qui mélange comédie et fantastique où trois jeunes se retrouvent coincés dans une cellule de prison qui voyage dans l’espace et dans le temps. Ca aussi j’ai hâte.

 

Côté écriture, je continue à travailler sur "Parents Mode d’emploi" sur France 2, et je développe certains projets perso qui j’espère pourront voir le jour cette année…


 

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène ?

 

Si vous avez envie de rêver, de voyager...Et puis d'apprendre !

Si vous avez envie de me voir aussi... zut à la fin !

 

Ce fut un plaisir, Constance, de nous entretenir avec vous  !

 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Candice Ford évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Candice,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au cinéma, en publicité ou bien encore dans les courts métrages. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime le fait d'interpréter un autre personnage. La transformation physique aide beaucoup je pense. Il me plaît d'être quelqu'un qui n'est pas moi dans la vraie vie. Le principal est d'avoir un super partenaire, quelqu'un de cool, c'est comme cela que l'on arrive à un bon résultat. C'est passionnant !

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Oui ! Je fais de la photo, je connais donc un peu la façon dont la lumière est projetée. Du coup, sur un tournage, j'ai déjà pu apporter des petits conseils pour nous mettre en avant. Ce sont des petits trucs tout bête mais qui peuvent aider au résultat final. Mais la photo n'a rien à voir avec la comédie.

 

J'aime la diversité, j'aime faire quelque chose que je n'ai pas encore effectué. C'est à chaque fois un défi, je n'apprécie pas la routine. 

 

3/ Une expérience vous a-t-elle davantage marquée que toutes les autres ?

 

Jouer avec un acteur connu est toujours une chouette expérience, surtout quand on s'aperçoit qu'il est hyper cool, ce qui est encore mieux.

 

Je retiens surtout un court métrage que j'ai fait il y a deux ans et demi. Il y a une séquence apocalyptique dans laquelle je me fais violer puis tuer. J'ai été secouée à plusieurs reprises sur les pierres pour faire vrai , du coup j'étais pleine de bleus. Il y avait aussi une autre prise où je sautais d'une moto pour partir, pour m'échapper. Je m'en rappellerai, j'avais la pression, d'autant que la moto était assez balaise alors que je ne fais pas partie des plus grandes.

 

Sur TMC, j'ai joué avec une équipe qui se connaît depuis 20 ans. Cela met une certaine pression quand on arrive comme un cheveu sur la soupe. Mais, au final, c'est une super équipe.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, comment vous préparez-vous en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

 

Quand je fais un rôle, je le fais à fond. Les répétitions aident énormément, le tournage est plus facile ensuite. Lors d'une journée de tournage, j'essaie de ne rien faire d'autre. Après, il faut se donner entièrement pour aller là où veut le réalisateur.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je suis sur deux séries, l'une d'action où je suis une tueuse, l'autre plus dans la mythologie. Je vais prochainement tourner dans un court-métrage, avec beaucoup de monde. Une piste pour un long-métrage pourrait peut-être se profiler.

 

J'aimerais approfondir certaines domaines, je suis attirée par l'action comme je le disais mais aussi par les scènes humoristiques. La mythologie me plaît aussi. Et je suis souvent la victime donc j'aimerais jouer une méchante.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Je me projette sur le long-terme. De continuer sur ma lancée, pour évoluer et me perfectionner.

 

Ce fut un plaisir, Candice, d'effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Télévision

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