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Caroline Marx évoque son parcours et ses beaux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci pour ces instants en votre compagnie pour échanger autour de vos projets.

 

Vous êtes une magicienne aux multiples talents. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire de la magie ?

 

Mon père était magicien, j’ai souvent vu mes parents répéter dans la cuisine. Quand j’étais petite, j’ai vu ma mère coupée en 4 ! Je les ai suivis en tournée dans le monde, je jouais dans les boîtes d’illusion ! J’ai eu la vie d’artiste.

 

A 6 ans, ils m’ont monté mon premier numéro. A 8 ans, j’ai fait ma première télé dans « Les marches de la gloire » avec Laurent Cabrol. Vers 12 ans, j’ai voulu arrêter pour tester les parents en quelque sorte. Mais je suis vite revenue à la scène ! J’ai alors commencé les concours de magie et à gagner des prix. Un metteur en scène très connu dans le milieu de la magie, James Hodges, m’a repérée à mes 16 ans. Nous avons travaillé ensemble 2 à 3 ans, sur « ET ».

 

En parallèle je faisais beaucoup d’activités : chant, théâtre, danse, sport etc…A 18 ans, j’ai commencé le close-up, en passant de table en table. Je me suis rendue compte que j’avais le contact facile. Ensuite, j’ai fait du cabaret, puis du Music Hall, de la grande illusion. Je travaillais 6 heures par jour. Je faisais aussi les émissions à la télé. Nous donnions des fausses explications, c’était drôle. J’ai fini Bobino vers 25 ans, j’ai repris les comités d’entreprise, les théâtres etc…

 

Aujourd’hui , qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien ?

 

J’aime les gens. C’est une passion. C’est comme un médicament. J’oublis tout, c’est l’endroit où je me sens bien. Si je ne fais pas de spectacle, je me sens mal.

 

Il y a plusieurs « registres » dans votre spectacle. Y a-t-il un domaine que vous préférez ?

 

Je préfère faire rire. Dès les premiers éclats, je me détends et, avec l'interactivité, je m’amuse beaucoup. Après, globalement, j’aime partager sur scène, je recherche l’osmose.

 

En moyenne, combien de temps mettez-vous à préparer un tour ?

 

Ça dépend, car on peut acheter des tours. Pour une création, c’est assez long. Une fois qu’on a eu l’idée de base, on rencontre plein d'embûches. On va chercher des aides auprès d’autres personnes. Ça peut prendre 4-5 mois. Ensuite, il faut l’apprendre : 2 mois toute seule pour avoir la technique.

 

Puis je soumets le tour en public. Je teste beaucoup avec les enfants parce qu’ils n’ont pas de filtre. Une fois que j’ai rodé le tour avec les enfants, je vais voir les adultes. Ce qu’il faut, c’est avoir la fluidité, la mise en scène, le timing. Là, c’est purement de l’entrainement. Il y a ainsi des tours que je travaille pendant un an.

 

Quelles sont vos inspirations ?

 

Ça peut être un rêve, ou à force de voir des spectacles, des congrès de magie. J’ai la chance d’avoir mes parents dans la magie, et mon compagnon qui est créateur de magie. Il a énormément d’idées !

 

Récemment, nous avons pu vous voir dans un numéro de "Diversion" sur TF1. C’est un peu nouveau que la magie soit proposée en prime time ?

 

Pour nous, c’est la récompense, bien sûr. Cette émission a eu une excellente audience, plus de 3 millions de téléspectateurs.

 

 

Vous êtes 6 grands noms de la magie. Comment est l’ambiance pendant le tournage ?

 

Nous ne sommes que des jeunes, nous nous entraidons et il n’y a pas vraiment de concurrence parce que nous avons tous notre spécialité. L’ambiance est très bonne. Bien sûr, nous avons un gros stress parce que nous avons peu de temps, nous sommes très concentrés.

 

Est-ce une base pour d’autres spectacles ?

 

Oui, c’est vrai. Nous devons être efficaces. On ne peut pas prendre autant de temps que lorsqu’on est en live. C’est une nouvelle habitude. Il y a aussi des différences d’intimité, on doit par exemple favoriser la caméra plutôt que le public présent sur le plateau. C’est très enrichissant pour la suite.

 

Vous avez aussi des activités en entreprise et vous préparez un nouveau spectacle parisien ?

 

Oui, je cherche une salle à Paris. C’est nouveau pour moi car, dans une soirée privée, les gens ne m’ont pas forcément demandée. Là, les gens vont payer pour me voir, alors je prends mon temps pour les effets, l’histoire, la mise en scène…

 

Je vais faire plusieurs univers, du close-up, du mentalisme, de la grande illusion. Je compte montrer ce que je sais faire, dévoiler ce qui existe et mon potentiel. Ce sera diversifié et large.

 

Que peut-on vous souhaiter ?

 

Du succès. J’aimerais que les émissions de "Diversion" continuent, que le spectacle soit une réussite. Et puis je voudrais aussi aller à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Je suis pleine d’envie et de projets, mais il ne faut pas perdre de temps !

 

Nous vous remercions pour ces très intéressants échanges, et ne manquerons de suivre vos projets.

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Caroline Munoz évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci de partager avec nous ce nouveau moment, nous sommes ravis de cette occasion.

 

Nous pouvons vous retrouver sur C8 de 12h45 à 14h tous les jours dans « William à midi ! », dont laudience ne cesse de croître. Comment se passe cette aventure quotidienne depuis un an et demi ?

 

Cest la deuxième année de cette émission. Nous commençons à prendre nos marques. Cest une famille, une harmonie qui se développe au sein de cette émission, avec des sujets qui sont très complémentaires. Je parle de consommation, mais il y a des sujets comme le droit, l'économie, la médecine, la diététique. Nous abordons les sujets de la vie, de la famille, du quotidien. Nous avons un public de plus en plus nombreux avec de plus en plus de communiqués de presse, de relais. Nous sommes très fiers de cette émission. Nous sentons que ça prend ! Quel plaisir de travailler avec William, qui est à la tête de cette émission !

 

Au travers de ces mois d’émission, comment avez-vous fait évoluer votre chronique, notamment sur le jardinage ?

 

William recherchait un jardinier, mais il a décidé dexploiter le fait que jai travaillé sur «  Silence ça pousse  ». Au début, jai un peu paniqué, parce que je n'étais pas une professionnelle même si ça me passionne et que jai la main verte. Mais, finalement, ça se passe très bien. On peut découvrir, par exemple, comment entretenir son bonsaï, son orchidée, comme bouturer les plantes grasses à la mode, comme les multiplier, comme faire un terrarium etc. Ce sont des sujets très simples, accessibles je fais des ateliers sur l'émission pour aider les gens à réaliser les mêmes choses chez eux, cest très ludique.

 

Comment se définit le programme ? Est-ce votre inspiration qui dicte les choix, vous fondez-vous sur les retours des téléspectateurs ?

 

Cest moi pour linstant qui trouve les sujets. Car je suis comme tout le monde, jaime certaines choses, mais je crains parfois de ne pas y arriver, je souhaite alors apprendre à les faire. Je soumets toujours lidée à William qui valide et je me mets au travail.

 

Bien entendu, si les téléspectateurs nous font des suggestions, nous serons ravis dy répondre.

 

En terme de temps de préparation, quel investissement représente une chronique ?

 

Cest assez long pour trouver le thème. Je prends le temps d'écrire ma chronique, ce qui peut prendre une bonne demie-journée. Ensuite, nous voyons les possibilités pour faire latelier en plateau, nous commandons les objets. Puis, je fais valider ma chronique par la rédaction, William ajoute lhumour, linteraction, le dialogue. Jaffine enfin la chronique en fonction de ces éléments. Je lapprends par coeur pour finir.

 

Quelle durée s'écoule entre le moment de lidée et le jour de l'émission ?

 

Environ 3 semaines en amont. Nous nous adaptons aussi à lactualité et travaillons vraiment e équipe. Il faut alors parfois modifier la chronique et sadapter.

 

Ces idées vous servent-elles également pour vos vidéos Youtube ?

 

Oui ! Je men sers évidemment car japprends énormément de choses et je souhaite les partager. Sur ma chaîne, je développe aussi la décoration, avec des visites de lieux. Jessaye de répondre à des questions comme de savoir comment éclairer sa cuisine ou comment aménager son studio. Je refais mes ateliers, ce qui permet aux téléspectateurs de revoir les sujets toute lannée, sils ont raté « William à midi ! ».

 

Le fait de sadresser à des internautes sur Youtube suppose-t-il une adaptation par rapport à la façon dont vous travaillez sur C8 ?

 

Oui, tout-à-fait, ce nest pas le même ton. A la télévision, nous utilisons le vouvoiement, une certaine distance. Sur Youtube, au contraire cest une interpellation directe. Je peux avoir du mal à faire la passerelle dailleurs, car jai pris les habitudes de la télévision. Je mimagine parler à des amis, avec une plus grande connivence et complicité.

 

Avez-vous des sujets qui vous tiennent à coeur et que vous aimeriez développer ?

 

Oui, jai de très beaux reportages en tête, notamment par rapport à l'hôtel Lutecia que je vais pouvoir faire découvrir bientôt. Je déniche des petits produits ou conseils, comme des germoirs pour tous ceux qui aiment manger des graines. Je fourmille didées.

 

En fait, Youtube cest le partage.

 

Avez-vous également déjà des projets pour la rentrée ?

 

Oui, je suis en train d'écrire un livre dont le but est de faire découvrir aux gens des produits éco-responsables, bons pour la santé, par exemple la déco « green ». En effet, jai découvert une entreprise en Bretagne qui récolte les algues et en fait des peintures non nocives.

 

Le livre sortira aux éditions Mango, en septembre 2019. Il sera donc disponible pour Noël cette année  !

 

Ces différentes activités vous ont permis de vous voir décerner un prix récemment, le Best Award : femme de lannée. Que retenez-vous de ce vote ?

 

Jai été très impressionnée car c'était un public très sélect. Le prix était particulièrement honorifique, des stars internationales lont reçu. Le lieu choisi pour cet événement, organisé par Massimo Gargia, était somptueux. Jai ressenti beaucoup d'émotions et de fierté, j'étais aussi intimidée. J’étais plus que ravie de le recevoir.

 

Que pouvons vous souhaiter en conclusion ?

 

Que ça continue ! Je travaille dur pour, comme quoi le travail paye. Cest aussi une lueur despoir pour toutes les personnes qui peuvent se désespérer un peu, il faut y croire.

 

Merci pour cet interview, nous suivrons vos projets avec le plus grand intérêt.

Publié dans Télévision

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Maylis de Poncins évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maylis, merci de me recevoir. 

 

Vous avez récemment mis en ligne votre deuxième court métrage, réalisé pour le festival Nikon : «  Je suis donc tu es  ». Très simplement, comment présenter ce film ?

 

J’ai réalisé ce court-métrage pour le festival Nikon, avec la contrainte d’une durée de 2 min 20 maximum et d’un thème ; cette année, c’était «  le partage  ». J’ai voulu traiter du partage des ondes négatives et du stress.

 

Quelles ont été vos inspirations pour le thème de cette année ?

 

Quand j’ai découvert ce thème du partage, j’ai eu plein d’idées. J’ai d’abord eu envie de parler des réseaux sociaux, du temps qu’on « passait dessus ». Mais j’ai préféré garder ce sujet pour un court métrage plus long de 15 minutes  environ et je suis revenue à ma première idée : le partage du stress qu'on vit tous les jours.

 

Vous jouez dans ce court-métrage que vous réalisez par ailleurs. Qui vous accompagne également dans la distribution ?

 

Husky Kihal, Laurence Porteil, Pierre Rochefort et Marlène Veyriras jouent dans le court-métrage.

 

Vous avez tourné en décembre, durant combien de temps ?

 

Nous avons tourné pendant deux jours. Mais c’était deux journées intenses car il y a avait beaucoup de décors : rue, magasin primeur, terrasse de café, appartement

 

Le festival Nikon est un gros festival. D’après vous, qu’est-ce que ce court-métrage peut proposer de différent par rapport à la concurrence ?

 

J’ai testé quelque chose. J’ai utilisé une allégorie (les boules noires) pour symboliser le stress et les mauvaises ondes, comme l’an dernier pour « je suis assouvi », court-métrage dans lequel j’ai utilisé les cadeaux pour représenter nos désirs. J’aime bien mêler poésie et quotidien.

 

 

Avez-vous d’autres envies de tournage ?

 

Oui j’ai envie de continuer à tourner en tant que comédienne mais je continuerai à réaliser aussi.

J’ai envie de raconter des histoires, de montrer comment je vois les choses et je peux me le permettre grâce à l’écriture et la réalisation.

 

J’écris notamment un court-métrage d’une quinzaine de minutes qui parle du temps qui passe, du rapport à la vieillesse, etc. J’espère le tourner d’ici juin prochain.

 

Une autre envie serait de tourner une série courte. Je suis assez admiratrice du concept de la série « Bref » par exemple. Ca parle du quotidien, de ce qu’on vit tous les jours et c'est ça que j’aime aborder dans mes projets.

 

Plus généralement, avez-vous d’autres envies ?

 

Je prends des cours de « one man show » une fois par semaine. Je commence à écrire mes premiers sketchs. Je garde l’envie d’écrire une pièce de théâtre, bien que ce ne soit pas tout-à-fait précis en l’état. Je chante, et danse aussi.  Affaire à suivre !

 

Je vous remercie pour ces quelques instants. C’est avec joie que je suivrai vos prochaines créations.

Publié dans Télévision

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Loic Lefebvre revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Loïc,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences. On peut vous retrouver sur différents supports. Plus généralement, qu'est-ce qui vous attire aujourd'hui dans votre quotidien d'artiste ?

 

Je crois que ce qui m’a séduit et qui était la motivation du début, c’est la richesse et la multitude de personnages que l'on peut interpréter. On a l’opportunité de devenir quelqu'un d'autre. Jouer un personnage, sur les planches ou dans un film, c’est la liberté de pouvoir agir en fonction des caractéristiques du rôle. Ce n’est plus notre parcours, notre enfance ou encore notre éducation qui gèrent nos actes mais ceux du personnage inventé par un auteur. On peut bien sûr y ajouter notre part d’imagination. Et cette liberté d'action n'est alors plus liée à la loi, à la politesse ou encore au milieu dont on fait partie mais uniquement aux réactions et aux limites du personnage. Elle doit néanmoins rester au service de l’histoire.

 

On peut aussi s’initier à des métiers ou à des situations riches et diverses : un médecin accompagnant un malade, un pompier intervenant sur un accident, un skinhead inculpé d’un meurtre. La liberté de créer est infinie. La possibilité de faire des choses inhabituelles voir même interdites dans la réalité m’emballent totalement. C’est comme un monde parallèle ou une deuxième vie. Et pour composer ses situations, on s’inspire de tout ce que l’on a vécu, vu, lu et entendu.

 

Je participe aussi à des Escape Games « live », qui me permettent d’être une autre personne (sourire). Ce n'est pas tout à fait comme au théâtre, il faut trouver une vraie interaction avec les gens.

 

De façon ponctuelle, retrouvez-vous des liens et des complémentarités entre ces différents domaines artistiques ? Ou les dissociez-vous totalement, en considérant que ce sont deux métiers différents ?

 

Je pense qu'ils sont intimement liés. Au cinéma ou au théâtre, les décors sont parfois très réalistes – l’atmosphère favorise notre immersion et celle du spectateur - ou au contraire très minimalistes voir même inexistants comme sur un fond vert. Quant à l’interprétation, quel que soit le personnage, les ingrédients sont les mêmes avec des doses modulables : texte, costume, maquillage, histoire, souffrance, joie.... Même si chacun a, je pense, sa spécialité, certains sont plus à l'aise dans l'impro, d'autres dans un jeu plus fin à la caméra ou d'autres encore dans un jeu plus prononcé sur scène.

 

 

A titre plus personnel, êtes-vous davantage attiré par un art en particulier ? Ou est-ce leur complémentarité qui vous attire ?

 

J'aime faire des choses différentes tous les jours. Avant d’être acteur, j’ai travaillé chez un éditeur de jeux vidéo. J'ai eu des habitudes de travail et un rythme régulier. Et bien que mon travail de directeur artistique fût très agréable, maintenant que j’ai goûté à la liberté du travailleur indépendant, je suis pleinement heureux.

 

Pour revenir à la question, la semaine dernière, j'ai fait un tournage et j’ai participé à un événement. J'ai aimé les deux et je ne saurais pas vous dire dans lequel j'ai pris le plus de plaisir. J'ai quand même une plus forte attirance pour l'audiovisuel. Mon parcours de graphiste me donne un rapport assez fort à l'image. D’ailleurs, j'adore les films où l'on sent la minutie des couleurs, de la lumière et des décors…si bien entendu, ils sont au service d’un bon scénario (sourire).

 

Spontanément, parmi vos différentes expériences, en retenez-vous une plus que toutes les autres ?

 

Oui ! Quand j'y pense, cela me donne à chaque fois le sourire. Cette fois là, j'ai fait exactement ce que j'avais envie de faire. C’était un unitaire pour France 2 sur lequel j’avais une vingtaine de jours de tournage. J'étais à l'aise avec tout le monde, je me suis senti comme un poisson dans l'eau. Dès qu’il y a des moyens, la liberté du comédien est décuplée. On se repose sur l’équipe et on se concentre sur son travail. J'avais juste à penser à mon jeu et à la situation. Je jouais un skinhead accusé de meurtre. Tourner pendant plusieurs semaines, c’est une vraie immersion. C'était hyper jouissif.

 

Quand on a le temps, on a une richesse de situations à vivre. J'ai même cassé 8 voitures à coups de batte, je sautais de toit en toit, de capot en capot. C’était une séquence très grisante, je me suis éclaté. Au sens propre et figuré… les vitres n’étaient pas en sucre, ce n’était pas une si grande production (rire). Je me suis amusé parce que j'ai eu la liberté de faire des choses « extraordinaires » voir même défendues.

 

 

J’ai néanmoins aussi travaillé avant le tournage, on m’a initié au langage, à la gestuelle et même aux habitudes vestimentaires de cette communauté radicale et extrémiste.

 

C'est vraiment exaltant d'être présent longtemps sur un tournage, on a alors le loisir de donner de la dimension au personnage, on a le temps de prendre conscience de toutes ses facettes et de son potentiel d’actions.

 

Pour terminer, quels sont vos projets et envies artistiques pour la suite de votre parcours ?

 

D’abord, je finis mes travaux et bien installé, je me remets à 100% sur la recherche de projets. Je vais aussi chercher un nouveau partenaire, un agent, cela fait trop longtemps que je suis parti de l’agence Babette Pouget. C'est indispensable d’être accompagné.

 

Dans les jours à venir, je vais jouer pour le théâtre du Chaos. On joue de courtes pièces sur des sujets sociaux afin de délier les langues, de parler des problèmes et d’envisager des solutions. C'est une immense satisfaction de lier le plaisir du jeu et la sensation d'être utile dans la vie des gens.

 

Et j'ai rejoint il y a peu une équipe qui organise des escapes games « live ». J’adore jouer en immersion totale dans le public. Parfois, certaines personnes n'arrivent pas à faire la différence avec la réalité. J'ai même vu des gens avoir peur de mon personnage, j'ai alors adapté mon jeu car j'avais senti à quel point la frontière entre la réalité et la fiction pouvait être infime.

 

Ce fut un plaisir, Loïc, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Jessica Rock évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jessica,

 

Merci de vous recevoir aujourdhui. Vous êtes une jeune pianiste aux multiples talents, interprète compositriceQuest-ce qui vous plaît dans votre quotidien dartiste ?

 

La liberté. La créativité, la spontanéité, la diversité, le partage… Tellement de choses ! Le fait que mon métier soit en rapport direct avec mon développement personnel. J’essaye d’être toujours en accord avec moi-même.

 

Voyez-vous des complémentarités entre vos différentes « casquettes » ?

 

Évidemment, pour moi, tout est lié. J’interprète les œuvres des autres, j’arrange également des morceaux existants, j’accompagne beaucoup de chanteurs, j’enseigne et parfois même je me retrouve comédienne ! Je suis de plus en plus amenée à chanter en tant que pianiste/choriste ou au sein de mon propre groupe. Je compose aussi beaucoup depuis toujours et c’est d’ailleurs ce qui me plaît le plus !

 

A cela s’ajoutent des activités audio-visuelles comme le montage vidéo, photo ou la création de site web, car, comme beaucoup d’artistes, je suis en totale auto-prod pour mon projet personnel.

 

Quelles sont vos sources dinspiration et les thèmes que vous aimez ?

 

Il y en a beaucoup mais je parlerais tout d’abord de surréalisme et de musique cinématographique. Deux termes qui définissent totalement mes compositions.

 

Sinon, plus concrètement, j’ai fait de nombreuses années de piano classique et, dans ce que je propose, on retrouve des influences de Chopin, Debussy… Dans la musique répétitive, j’aime bien Steve Reich. Sinon,  dans un tout autre style, j’adore les Pink Floyd, Radiohead, Zappa… Dans le jazz, je suis fan de E.S.T., Tigran Hamasyan, Brad Mehldau. J’ai oublié Cinématique Orchestra ! J’aime aussi Daniel Elfman (le compositeur des films de Tim Burton).

 

(Ces derniers temps, je me suis arrêtée sur Max Richter. Je l’ai découvert parce que je suis allée à l’Opéra et parmi les chorégraphes rencontrées, l’une a travaillé sur une musique de Max Richter, un arrangement fou des 4 saisons de Vivaldi.)

 

Toutes ces influences m’ont permise de définir mon propre style que j’ai nommé : le Jazz Fantasmagorique ! 

 

Parmi vos expériences sur scène, avez-vous été marquée par un moment en particulier ?

 

La première fois que j’ai joué avec ceux qui devinrent les musiciens de mon trio ! Il s’agit de Maurizio Congiu à la contrebasse et Thomas Doméné à la batterie, deux musiciens aussi généreux que talentueux.

 

Au sortir de notre formation au CMDL (Centre des Musiques Didier Lockwood), nous avons eu la chance de nous produire sur la scène mythique du festival Django Reinhardt à Samois-sur-Seine. Concert qui scella notre complicité musicale et eu raison de la création du « Jessica Rock Trio ».

 

 

Quelles sont vos actualités artistiques ?

 

La sortie de mon album - « À 1550 » Jessica Rock Trio - en physique et sur une multitude de plateformes digitales (lien direct ici : https://song.link/album/fr/i/1450959110 ). Nous avons travaillé trois ans sur cet album et tournons actuellement avec, mais j’ai déjà d’autres morceaux en tête et pense impatiemment au prochain album. Il y aura plus d’électro, de voix, et l’arrivée d’un nouvel instrument : le violon. Plus qu’un simple désir d’ajout instrumental, il s’agit d’une rencontre humaine et musicale avec Matteo Gallus, violoniste émérite dont la personnalité musicale me touche tout particulièrement mais aussi fin chercheur en électro-acoustique grâce à ses multiples pédales d’effet qui serviront sans aucun doute cette volonté musicale toujours plus psychédélique. // Prochaine date parisienne le 21 mars au Jazz café Montparnasse ! //

 

Il y a aussi le très beau projet de Vanina de Franco avec qui nous tournons actuellement pour la promotion de son album « Hypercardioïde ».

 

Un groupe féminin de musique groove/funk/pop. Un duo musique/vidéo est tout naturellement en train de naître.  Aussi, un trio musique/danse/slam. J’adore mélanger les arts, pour moi tout est complémentaire.

 

On a aussi fait appel à moi pour une pièce récemment. Je viens d’être contactée pour un rôle qui me colle à la peau apparemment mais je n’ai pas le droit d’en dire plus pour le moment ;-)

 

À ça s’ajoutent un tas de projets éphémères, juste pour une soirée, en fonction des propositions et des rencontres.

 

Quoi qu’il en soit, je prends toujours du plaisir dans tout ce que je fais !

 

Pour moi, la curiosité est le maître-mot, elle est fondamentale. C’est une qualité inépuisable qui ne cesse de nous enrichir. Elle nous élève, dessine notre chemin, ouvre notre esprit, surpasse les préjugés et nous offre une multitude de rencontres insoupçonnées.

 

 

J’ai toujours accueilli avec plaisir les différentes propositions musicales qui se sont présentées à moi, côtoyant le théâtre, la danse, le chant, l’improvisation et même l’œnologie ! Le plaisir que j’ai pris m’a non seulement nourri artistiquement mais a aussi permis à développer mon réseau. Certains disent que j’ai une bonne étoile, moi je ne pense pas. Il n’appartient qu’à nous de nous donner les moyens de nos ambitions.

 

Et je conclurai par un mot qui pour moi est totalement moteur : la curiosité.

 

Merci beaucoup pour ce bon moment. Je vous suivrai avec grand plaisir.

Publié dans Musique, Théâtre, Télévision

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Laurence Breheret met en avant sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurence,

 

Merci de m’accorder ce moment. Je suis enchanté de pouvoir m’entretenir avec vous.

 

Nous pourrons vous retrouver, sur scène, en duo. Pour poser un peu le cadre, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

Il y a un an, je suis partie dans un monastère, faire un enseignement avec un moine bouddhiste, au Népal. Il y a eu un « avant « et un « après ». Je crois que l’énergie qu’il y a à Katmandou, ces gens que j’y ai rencontrés, l’enseignement dont j’ai bénéficié, m’ont permis d’accepter mes peurs et de vivre plus sereinement. J’ai été très marquée par le fait de côtoyer des gens qui n’ont pas d’ego, notamment ce moine qui avait une humilité exceptionnelle alors que c’est un véritable puits de sciences. Le vieux moine qui nous a reçus le dernier jour nous a rappelé de cultiver notre esprit, quelques soient notre vie et nos possessions matérielles.

 

De retour, j’ai eu envie d’écrire sur notre rapport au monde, à l’autre, l’ego, le manque, le personnage que l’on se créé dans la vie et auquel on finit par croire. On dit qu’il faut de l’ego sur scène, je dirais qu’il faut surtout de la confiance. J’ai eu envie d’écrire aussi sur l’humilité, j’ai eu envie de parler de l’attachement, de la relation à l’autre, de l’amour, de l’armure des hommes, de celle plus insidieuse des femmes. Le spectacle s’appelle «  Satsang! ou la femme du chevalier à l’amour rouillé  », co-écrit et joué avec Marie-Eve Dufresne.

 

L’idée était d’écrire un spectacle plutôt « drôle » sur le bonheur, qui pose la question de savoir si c’est réellement à l’autre de nous rendre heureuse ou si le bonheur est ailleurs...

 

Cela parle d’une femme qui n’est pas heureuse dans sa vie de couple et qui tente, par les méthodes types méditation, yoga, sophrologie, communication non violente etc… de trouver une issue à sa quête.

 

Cette pièce est une expérience, par rapport aux autres pièces que j’ai pu écrire. J’espère que les gens qui viendront la voir y verront un écho avec leurs propres questionnements…

 

Vous avez commencé à l’évoquer mais pourriez-vous nous en dire plus sur votre personnage ? Comment le présenteriez-vous ?

 

Hélène croit avoir trouvé les clés du bonheur. Elle pense être la meilleure version d’elle-même, et elle accuse l’autre, elle veut changer l’autre. Comme dit le second personnage : «  on ne change pas l’autre mais parfois il s’améliore à mon contact  ». On rencontre la bonne personne (ou pas)  quand on est un être complet. Le voyage est intérieur, personne à l’extérieur ne pourra faire ce chemin à notre place.

 

D’après vous, qu’est-ce qui pourra attirer le spectateur ?

 

Lorsque j’en parle autour de moi, les femmes surtout j’avoue…  disent se reconnaître dans ces propos. Elles m’avouent souvent qu’avec leur conjoint, ils n’ont plus rien à se dire... elles se mettent à détester tout ce pourquoi elles l’avaient aimé.  Ce qui n’est pas étonnant si on attend de l’autre qu’il comble ses propres failles.

 

J’essaie de transmettre ce que j’ai appris depuis 30 ans. J’essaye de réconcilier le « féminin et le masculin » Je crois que l’homme est coupé de la nature et qu’il a besoin de s’y reconnecter.

 

 

Par ailleurs, vous avez aussi des activités dans le doublage. Quelles sont vos actualités dans ce domaine ?

 

J’ai fait deux belles séries avec Ivana Coppola. Elle m’avait mise en scène au théâtre Bastille dans « Courts-circuits ».

 

«  Tin Star  » avec Tim Roth, une série plutôt  trash, sur un couple. Les deux personnages vont au bout d’eux-mêmes. Pour ce doublage, nous devons contacter nos parts obscures avec Nicolas Marié , qui doublent mon mari, et Ivana ne lâche rien…

 

Je double également une autre série : «  The man in the hight castle  », sur la deuxième guerre mondiale. Il y a également «  The Crown  » avec Helena Bonham Carter, sur la reine d’Angleterre. Je reprends «  Games of Thrones  », pour la dernière saison. Je double également Sylvanas Coursevent dans «  World of Warcraft  », une guerrière.

 

Voyez-vous des complémentarités entre ces deux métiers ?

 

Si je ne retourne pas au théâtre, j’oublie mes racines. Au doublage, nous devons être vigilant pour ne pas perdre l’écoute, chercher sans cesse la sincérité, être dans la pensée du personnage.  Du fait de la technique si présente, nous pouvons perdre cette liberté. Les contraintes du doublage (même émotion, même rythme, même ouverture de bouche, même attitude etc… que l’acteur original) n’existent pas au théâtre. Il faut sans cesse veiller à ne pas « faire de la voix ». C’est vraiment un travail d’acteur ! L’un nourrit l’autre.

 

Pour la suite, avez-vous des envies artistiques ?

 

J’aimerais peut-être plus tourner, mais je suis vraiment dans le moment présent. J’ai toujours eu des envies et c’est ce qui m’a fait me lever le matin. Il y a parfois des moments magiques, tout peut arriver dans ce métier mais aussi rien ne peut arriver.

 

C’est un vrai travail quotidien de se sentir prêt à recevoir ce que la vie a à nous offrir…

 

Merci beaucoup pour cet entretien, nous viendrons vous voir et vous écouter avec un grand plaisir !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Laurent Bateau évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurent,

 

Merci de nous accorder ce moment, c’est un vrai plaisir de partager avec vous.

 

Nous pourrons vous retrouver dans un format 6 fois 52min, dans la série « Philharmonia ». Comment présenteriez-vous cette série ?

 

C’est une série sur un univers, celui de la musique, qui a été peu exploité jusque là à la télévision. On s’imagine des personnes guindées, cérébrales, alors qu’en fait ce sont des personnes qui vivent exactement ce que chacun vit à son travail : les jalousies, les engueulades, les questions de paye etc…

 

Ce n’est pas une série sur la musique, ce n’est que la porte d’entrée pour traiter d’autres sujets.

 

En ce qui concerne mon rôle de directeur, l’état parachute dans mon orchestre une jeune chef, ce qui est gênant pour les finances du Philarmonia.

 

Êtes-vous mélomane et quelles ont été vos sources d’inspiration ?

 

J’écoute un peu de musique classique de temps en temps .

 

J’ai notamment regardé des documentaires, entre autres avec le directeur de l'opéra, duquel je me suis inspiré. J’ai regardé tout ce qu'il pouvait y avoir comme soucis et rapports de force.

 

J’ai aussi rencontré la directrice de l’orchestre national d’Île-de-France à qui j’ai posé de nombreuses questions. Enfin, j’ai essayé de ne pas être qu’une fonction mais aussi un être humain : ça, c’est le travail normal d’un comédien.

 

D’après vous qu’est-ce qui va plaire au téléspectateur ?

 

Les décors : totalement inhabituels, la Philarmonie, les salles de répétitions… ça change du milieu des flics ! Ces personnages de la série ont les mêmes problèmes que tout un chacun.

 

L’écriture aussi est intéressante. Il se passe beaucoup de choses , c’est très riche. Enfin, la réalisation est très élégante, assez peu conventionnelle et avec de bons acteurs en plus.

 

En terme de composition d’orchestre, y a-t-il également des musiciens de métier ?

 

Il n’y a pas assez de comédiens de ce niveau musical. Nous avons été aidés par les musiciens de l’orchestre national d’Île-de-France justement. Ils ont été tout le temps bienveillants, très patients et très sympas !

 

Si la chaîne venait à prolonger cette aventure au delà des 6 épisodes prévus, est-ce que vous seriez motivé pour reprendre votre rôle ?

 

Oui, bien sûr !

 

Vous serez également à l’affiche, au mois de février, d’un téléfilm « Une vie après » sur ARTE. Comment présenter ce projet ?

 

L’histoire est tout à fait simple : une séparation. Le casting est composé d’Emilie Dequenne, Frédéric Pierrot, Marilyne Canto et c’est réalisé par Jean-Marc Brondolo.

 

Deux situations parallèles vont se relier accidentellement. C’est un très beau film, qui a eu quelques prix, notamment à La Rochelle.

 

Le réalisateur a fait un travail magnifique, touchant, sublime. Jean-Marc Brondolo a une telle sensibilité qu’il a donné une autre dimension à ce texte.

 

Est-ce que les différences de temps de tournage ont influencé votre jeu ?

 

Le travail est strictement le même, on a simplement plus le temps de s'installer dans le rôle sur une série. C’est pour cela que je préfère ce format

 

Quelles sont vos projets et actualités ?

 

Il y a « Les grands » sur OCS, qui est l’un des plus grands espaces de liberté actuellement. Je joue le directeur de l’établissement et, dans la troisième saison, on m'a offert une très belle partition.

 

 

Ce fut une joie, Laurent, de partager avec vous !

Publié dans Télévision

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Hélène Degy évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hélène !

Je suis enchanté de pouvoir partager ces quelques instants avec vous et vous remercie du temps que vous avez accepté de me consacrer.

 

Nous pouvons vous retrouver actuellement sur scène, au théâtre Michel, jusqu’à fin avril en alternance dans « La peur ». Comment présenteriez-vous cette pièce ?

C’est une adaptation d’une nouvelle de Stefan Zweig, un thriller amoureux.

Une femme au foyer des années 50, dépendante financièrement, amoureuse certes mais délaissée par son mari qui fait carrière en tant qu’avocat. Elle prend un amant et se fait surprendre très rapidement par la compagne de celui-ci, qui lui fera du chantage. L’héroïne, victime de harcèlement, va s’enfoncer dans le mensonge pour sauver son couple. L’engrenage va prendre des dimensions incroyables.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une mère bourgeoise, sensible à l’art, à la musique, artiste à ses heures perdues, amoureuse de son mari.

 

Qu’est-ce que le public apprécie dans ce spectacle, d’après les retours que vous avez pu avoir ?

Chacun apprécie des choses différentes. Ça ouvre de nombreux débats : faut-il tout se dire dans un couple ? Comment peut-on défendre un coupable ?…on peut y trouver les problématiques d’un couple universel.

J’imagine que beaucoup se reconnaissent dans cette pièce.

 

Est-ce que le fait d’être en alternance vous apporte quelque chose ? Ou travaillez-vous de façon totalement indépendante l’une de l’autre ?

C’est ma « metteuse » en scène, Elodie Menant, qui joue à présent avec moi en alternance, donc c’est elle évidemment qui m’a essentiellement apporté des choses en tant que directrice d’actrice…

Concernant l’alternance en tant que telle, la trame de l’histoire ne change pas mais, par contre, selon la personne qui interprète le rôle, nous formons des trios et des couples très différents. D’autant plus que ce sont aussi deux comédiens, en alternance, qui jouent le mari (Aliocha Itovich et Arnaud Denisel). Et deux autres comédiennes pour Elsa : la maitre chanteuse (Ophelie Marsaud et Muriel Gaudin). C’est fou comme, un soir sur l’autre, l’univers de chacun peut faire ressortir des problématiques différentes.

 

En fonction des personnes qui vous donnent la réplique, avez-vous donc des adaptations de jeu à opérer ?

Je reste évidemment moi-même mais je m’adapte aussi à l’autre. La création d’un couple repose sur les deux corps, les deux énergies, ce qui va impliquer nécessairement des changements.

 

Le spectacle s’est joué plus de 400 fois, avez-vous encore le trac ? Ou est-ce l’excitation de retrouver le public qui l’emporte ?

C’est le bon trac. Mais ça se déplace : il s’agit de reproduire quelque chose que nous avons fait beaucoup de fois, de retrouver des enjeux forts, d’arriver à la fin à cet état émotionnel assez puissant. Cela demande de la préparation sans anticipation, d’être en pleine conscience, de trouver l’intimité avec le partenaire et le public… chez moi, ça provoque effectivement un petit trac.

 

 

En parallèle de cette belle et riche aventure théâtrale, nous avons pu vous retrouver sur France 2, à 20h45 dans la nouvelle quotidienne «  Un si grand soleil  ». Quelques semaines après les tournages, quel souvenir gardez-vous de cette expérience à Montpellier ?

Ce sont des souvenirs très forts et très intenses. Humainement pour commencer, parce que j’ai rencontré de très belles personnes, de très bons comédiens, avec qui j’ai partagé des contraintes liées à un rythme de tournage très particulier. Ça nous a demandé beaucoup d’efforts à tous. J’y ai rejoint une équipe unie dans cet exercice.

J’en garde le souvenir d’une expérience très riche.

 

Face à ce rythme soutenu, quelle était votre méthodologie pour être efficace et disponible ?

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’adapter et affiner ma méthode au fur à mesure. J’y suis restée seulement deux mois et demi.

Mais j’ai tout de même changé ma façon de travailler, c’était ma première fois dans un quotidien. J’ai donc bien entendu évoluée entre le début et la fin du tournage, le travail s’accumulant : j’avais eu quelques jours pour me préparer lorsque j’ai commencé, mais plus ça allait et moins j’avais le temps de préparer quoique ce soit. J’ai eu des moments de panique intérieure ! (rires)

Je suis arrivée avec ce que je savais faire, avec mes précédentes expériences de tournage, ce n’était donc pas quelque chose d’inconnu pour moi. Mais c’était, en revanche, une première de devoir être aussi efficace, aussi rapide. A la fin des trois mois, malgré le fait d’avoir appris le texte presque la veille, cela m’a permis d’être encore plus dans l’instant présent, en réaction avec mon partenaire de jeu…, une vraie gymnastique.

Si c’était à refaire, je le referais… en connaissance de cause (rire).

 

 

Avez-vous eu des sources d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ? Avez-vous étudié votre personnage avant, ou votre ressenti était-il votre principal moteur ?

C’est un rôle de lieutenant de police. J’avais déjà expérimenté un rôle de femme de la BRI, au cours duquel j’avais manipulé des armes.

J’ai aussi pu poser quelques questions à des gendarmes qui faisaient de la figuration sur le tournage.

Je suis arrivée sur ce dernier en sachant uniquement que mon personnage était une super flic et qu’il allait vivre une histoire d’amour avec l’autre lieutenant : j’y ai donc apporté toute l’humanité que je pouvais. Un personnage sain, lumineux…

Benjamin Bourgois, qui interprète le rôle du lieutenant Levi, est un partenaire formidable, un excellent comédien. Les auteurs de la série, nous ont écrit de belles scènes de comédie. Et nous nous sommes vraiment bien amusés…

C’est au fur et à mesure que j’ai découvert toute la noirceur de mon personnage, à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Les auteurs aiment garder des surprises pour les comédiens et cela m’a au départ un peu désorientée. J’avais construite « Gaëlle » selon des fondamentaux qui devenaient obsolètes. Les raisons pour lesquelles Gaëlle Lestrac était venue à Montpellier n’étaient plus du tout celles qu’on m’avait annoncées.  Et c’est là où le comédien doit être capable de revoir l’ancrage de son personnage.

J’ai voulu la défendre jusqu’au bout en tous cas !

 

Avez pu regarder des épisodes pour corriger votre jeu ?

J’avais arrêté de tourner quand mes épisodes ont été diffusé… par contre oui, j’ai voulu « capitaliser » cette expérience, j’ai tout regardé.

J’ai pu me rendre compte des techniques utilisées aussi dans la réalisation pour valoriser les relations entre les personnages : comme le fait de mettre en valeur des plans « d’écoute » et ne pas rester focalisé sur celui qui parle, ou « cliper » des scènes pour apporter de la respiration dans l’épisode. La musique aussi y est pour beaucoup !

 

 

Toujours dans l’univers audio-visuel, vous avez tourné dans un unitaire avec Samuel Le Bihan. Vous avez certainement abordé votre rôle différemment ?

Je l’ai tourné en hiver 2017, ça a été diffusé quasiment en même temps que la série. C’est un téléfilm réalisé par Denis Maleval. C’était la deuxième fois que nous travaillions ensemble.

La préparation fut un peu rapide aussi, mais ce n’est pas comparable car le rôle et le texte étaient si différents. J’ai adoré tourner avec Samuel Le Bihan, Frédéric Diefenthal et Alika Del Sol, mes  talentueux partenaires de Jeu.

C’était passionnant : de nouvelles exigences, au sein d’une ambiance de thriller, ce que je travaillais un peu au théâtre.

 

Considérez-vous que le travail devant la caméra et sur scène se complètent ?

C’est différent. Dans «  La peur  », je ne quitte quasiment pas la scène. J’éprouve du plaisir d’être là du début à la fin et de jouer dans la continuité.

Le tournage suppose aussi d’être très à l’écoute. La sincérité doit être la même. Mais, en termes de préparation, nous ne sommes pas du tout sur les mêmes choses : en théâtre, on a le temps de s’habituer à l’autre, d’apprendre à se connaître, à s’apprivoiser. Nous pouvons créer un esprit de troupe. En revanche, au cinéma ou à la télévision, nous n’avons pas ces étapes. Nous devons nous imprégner mais de façon plus solitaire.

Une autre différence est due à la proximité de la caméra dans un cas et à la présence du public dans l’autre. La projection n’est pas du tout la même.

 

Quels sont vos projets et vos envies pour la suite ?

Je prépare, avec un ami comédien et metteur en scène, Pierre Hélie, un seul en scène. Nous sommes à l’étape de la constitution de l’équipe. Ça parle d’éducation sexuelle, en suivant le parcours d’une femme réalisatrice. Elle va résoudre ses problèmes au travers de son film et s’émanciper.

Je serais en tournage ces cinq prochaines semaines à Marseille, pour un téléfilm France 3, « L’archer noir » réalisé par Christian Guérinel.

 

Je vous remercie pour cet échange et ne manquerai pas de suivre votre parcours. A très bientôt.

Publié dans Théâtre, Télévision

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Benoit Michel évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benoit,

 

Je suis ravi d’avoir l’occasion de passer ce moment avec vous et vous remercie du temps que vous avez bien voulu m’accorder.

 

Vous êtes sur France 2 dans ce nouveau programme quotidien « Un si grand soleil », dans le rôle de Maxime. Comment présenteriez-vous Maxime, du moins pour ce que vous pouvez en dévoiler ?

 

C’est un personnage qui a une personnalité assez particulière. Il va interagir avec la famille Bastide, et notamment Manon, jouée par Mélanie Robert et Alice, jouée par Maëlle Mietton.

 

C’est un mec qui aime assez l’argent, un petit voyou. Il va utiliser Manon dans le cadre de ses magouilles. C’est profondément quelqu’un de bien mais égoïste et prêt à tout pour arriver à ses fins.

 

L’aventure de cette quotidienne a commencé il y a quelques semaines maintenant. Comment avez-vous fait pour préparer votre interprétation ? Vous êtes-vous imprégné du contexte, de l’ambiance de la série ? Ou au contraire avez-vous cherché à rester neutre ?

 

J’ai regardé la réalisation, le format etc… Pour le jeu, je me suis basé sur ma réflexion, j’aime bien garder de la spontanéité, au gré des rencontres avec les partenaires comédiens. Je crois que si on se prépare trop et qu’il y a des surprises sur le tournage, on peut être perturbé. Je tâche donc de rester ouvert. J’ai défini les lignes directrices de mon personnage, et ensuite j’ai laissé faire les choses sur le plateau. Je m’amuse davantage comme cela, et je crois que ça se ressent dans les images.

 

Sur un format comme celui-là, dont le rythme est très soutenu, quelle méthodologie adoptez-vous ?

 

Il me semble que, pour être satisfait et juste dans ce que tu proposes, tu es obligé de travailler en amont. Ce qui est bien, c’est que tous les acteurs sont proches en terme géographique, ce qui permet de se voir et de préparer un peu les choses pour le lendemain.

 

Je ne connaissais pas ce rythme, que je voulais découvrir. Il faut le voir comme un exercice, sans quoi il est possible de ressentir un peu de frustration : il y a 3 metteurs en scène, beaucoup de texte, un peu de redites pour permettre aux spectateurs de comprendre le déroulé des évènements même s’ils ont raté des épisodes etc… L’acteur doit prendre en compte l’ensemble des contraintes liées au fait qu’il s’agisse d’une quotidienne.

 

Sur quelle période va-t-on retrouver votre personnage ?

 

Sur 4 ou 5 semaines environ.

 

 

Par la suite, de façon ponctuelle, est-ce que ça vous plairait de revenir sous forme de « guest » comme cela sur la série ou sur d’autres quotidiennes ?

 

J’ai pris du plaisir parce que l’aventure humaine est agréable sur ce genre de production. J’avoue que je prends un peu ma vie au jour le jour, donc je ne sais pas si je pourrais revenir dans ce programme car cela dépend de mes projets. Je souhaite jouer en tout état de cause.

 

Il est certain que c’est assez épuisant, nous commençons très tôt, finissons très tard, nous enchaînons le texte, c’est tout à fait singulier comme façon de travailler et très éprouvant.

 

En ce qui concerne le jeu, sous un tout autre format, vous avez tourné dans un pilote, potentiel pour France 2 sur l’autisme. Comment présenter ce projet ?

 

C’est une création originale de France 2, autour de l’autisme. Nous avons tourné un épisode de 90 minutes. Le principe est que l’on suit des policiers de la Criminelle. Une jeune femme chargée de l’archivage est autiste asperger et se souvient de l’ensemble des informations qui figurent aux dossiers. Cette femme, jouée par Sarah Mortensen, va faire équipe avec la Criminelle, deux partenaires joués par Lola Dewaere et moi-même.

 

J’imagine que nous serons diffusés en février/mars prochain.

 

Vous êtes-vous préparé d’une façon particulière pour ce rôle ?

 

Mon personnage ne connait pas l’autisme, alors pour jouer juste j’ai cherché à garder au contraire des réactions naturelles. Il ne la comprend pas, il n’a aucune information sur cette maladie, et il va essayer de percer le fonctionnement de cette femme. Il est assez intellectuel, dans l’échange, simple et gentil. J’ai donc surtout cherché à bien recevoir ce que Sarah Mortensen donnait dans son interprétation, et jouer avec ce qu’elle proposait, sans doute à cause de ma formation de théâtre.

 

Le théâtre est l’un des arts par lesquels vous avez commencé. Vous continuez de jouer sur les planches grâce à votre troupe, en parallèle de vos projets à la télévision. Vous avez d’ailleurs actuellement une pièce à l’affiche, pouvez-vous nous parler de cet aspect de votre carrière ?

 

La Compagnie File Agathe a été créée en 2002, avec des amis de l’Actor Studio de Bordeaux.

 

Nous avons une création que nous jouons depuis 5 ans qui s’appelle « L’autre white Chapel », une farce autour de Jack l’Eventreur, une satire de société drôle et grinçante. C’est un travail de conteur, il y a deux acteurs, une vingtaine de personnages.

 

Nous avons sorti un deuxième spectacle cet été du nom de « Parade ». Cette fois-ci, nous sommes quatre sur scène. L’idée est de lutter contre le pessimisme ambiant de notre société. Nous imaginons dans un futur proche un monde aseptisé dans lequel nous ferions totalement confiance aux machines qui nous dicteraient les méthodes du bonheur. Cependant, les sentiments humains de colère, d’amour, de jalousie percent. Ce qui nous laisse penser qu’être humain vaut assez le coup ! C’est aussi une satire de société, drôle et émouvante.

 

Nous jouerons au mois de mai en Charentes-Maritimes, à La Rochelle, à Pont, et une petite tournée se prépare pour cet été, dans les villages, l’idée étant de développer l’art théâtral en milieu rural.

 

Considérez-vous que l’art du théâtre et du cinéma sont deux domaines très différents et que cela impacte votre jeu ?

 

Bien sûr ! Au début, je ne trouvais pas qu’il y avait tant de différences, mais maintenant je trouve qu’il n’y a pas la même implication. Avec la caméra, on ne peut pas tricher car tout se voit, on peut donc jouer intérieurement. Le théâtre est un peu différent, ça se joue surtout sur l’énergie et il y a un vrai rapport avec le public en raison du direct. La scène me fait vraiment kiffer !

 

Pour autant, je ne saurais pas dire ce qui me plaît le plus… Au début, je préférais de loin le théâtre, mais j’ai trouvé des choses plaisantes à la caméra qui ont servi mes performances sur scène, notamment dans le fait d’être moins volontaire, de tout jouer sur la « pèche ». Je crois que l’un et l’autre se servent.

 

A moyen, long terme, avez-vous des envies artistiques ?

 

Je suis assez avide d’expériences ! J’aime beaucoup être acteur mais j’ai aussi envie d’ouvrir un lieu, qui mélangerait restauration et rencontres, artistique et/ou social. J’aimerais retrouver les amis du village dans lequel je suis né, et faire quelque chose avec eux. Je suis aussi désireux de contact avec le public, un vrai rapport, savoir ce qu’ils aiment, ce qu’ils désirent… c’est vraiment mon dada, ça me plairait beaucoup.

 

Bien sûr, j’aimerais faire du cinéma, de nouvelles séries… pour le moment, en tout cas, je travaille assez souvent, j’ai fais de belles rencontres, tout va bien !

 

Vous êtes également impliqué dans une association. Depuis combien de temps ?

 

Ça fait un an. Il s’agit d’une association « L’Eyre des Anges », dans les Landes, qui aide deux petites filles, Jade et Lucie, atteintes du syndrome d’Angelman, une maladie orpheline qui touche un chromosome. Cela entraine des crises d’épilepsies, un retard de parole, de motricité etc… Elles ne parlent pas mais elles sentent absolument tout et sont donc très sujettes au stress. Depuis un an, on essaye de les amener en zoothérapie avec des dauphins, les animaux les détendent, atténuent les crises d’épilepsie… Je les ai vues avec des ânes, c’était déjà exceptionnel. Nous avons pu récupérer la moitié des fonds et nous nous impliquons pour compléter le budget.

 

 

Nous travaillons donc à faire connaître cette maladie, soulager les parents et les aider à soigner leurs filles. C’est une maladie qui est peu connue, sur laquelle il y a peu de recherches en raison du faible nombres de personnes atteintes dans le monde.

 

Il y a un site internet sur lequel on peut avoir des informations : https://www.leyredesanges.fr

 

 

On peut y faire un don, avoir les informations sur les nombreux évènements qu’on organise, auxquels je suis présent pour échanger et se rencontrer. Ce sont des soirées où on danse, on mange, on profite de la vie pour apporter du sourire à cette famille. Il y aura des événements à Bordeaux, Angoulême… et je relais évidemment l’information sur mes réseaux sociaux.

 

 

Merci beaucoup pour ces quelques instants de partage, c’était très agréable et nous vous souhaitons évidemment toute la réussite que vous méritez. A très bientôt.

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François Bureloup évoque sa riche et belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour François,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Nous pouvons vous retrouver le vendredi soir sur France dans la 6ème Saison de «  Chérif  », dont les premières audiences sont tout-à-fait prometteuses. Que pouvez-vous nous dire de ce programme ?

 

Il s’agit d’un format de 12 épisodes : 6 soirées de 2 épisodes exclusifs et 2 à 3 épisodes de rediffusion.

 

Après une saison 5 plus sombre, après le départ de Carole Bianic (Adeline), qui a bien évidemment tourmenté le commissariat, et l’arrivée d’Aurore Erguy, qui a modifié le jeu et l’écriture, nous avons redonné un nouveau souffle avec cette nouvelle saison.

 

Nous avons un bon retour de comédie, de rire, nous avons également une romance différence. Nous avons retrouvé du dynamisme : des enquêtes policières décalées (meurtre d’un chat, enquêtes types X-files etc…), des choses costumées, faire tomber le 4ème mur…

 

Le fait que la nouvelle saison ait plus d’épisodes nous a permis de développer la «  choralité  » entre les personnages qui montent tous. Ils s’affinent tous autour des héros.

 

Nous avons aussi repris le rythme. A la fin de la saison, les cartes sont complètement rebattues, et le groupe va se souder. Je crois que les deux derniers épisodes sont probablement les meilleurs des 60 que nous avons tournés.

 

Le pole d’auteurs a été élargi. Ils sont dix dorénavant. Ils apportent une vraie matière, un regard nouveau.

 

 

Sans dévoiler la fin de la saison 6, comment évolue votre personnage, Joël Beaudemont ?

 

Il a décidé de passer un concours et va se révéler très studieux. Mon personnage, un peu rigolo, sympathique, dont les mots dépassent souvent sa pensée, va s’avérer plus profond. On se rend compte qu’il est fiable, solide en amitié et sensible, il est authentique. On voit de plus en plus l’attachement des autres envers ce personnage aussi.

 

Le brigadier chef de Beaudemont est devenu assez visible, depuis 6 ans, et les gens sont sensibles à ce qu’on propose, c’est super !

 

Dans la perspective d’une éventuelle saison 7, y a-t-il des thèmes que vous aimeriez défendre avec votre personnage ?

 

J’aimerais que le rapport que nous avons réussi à installer avec Vincent Primault, qui joue Dejax, perdure car nous formons désormais un duo. J’aimerais avoir l’occasion de développer les relations avec Deborah Atlan (Elodie Hesme) ou Jean-Paul Doucet (Greg Germain), globalement avec d’autres personnages, pourquoi pas aussi une histoire d’amour ! Appel aux scénaristes (rires).

 

Je souhaite surtout pouvoir allier la comédie, le rire, et des moments plus profonds parce que c’est un vrai plaisir.

 

Parallèlement, vous jouez pour France 2 dans la série «  Philharmonia  ». Vous êtes dans deux épisodes, le 1 et le 4, en tant que chef d’orchestre. Que dire de cet autre programme ?

 

La diffusion a commencé le 23 janvier. C’est Marine Gacem, productrice de la série, qui m’a contacté. Elle me connaissait de «  Chérif  » et m’a fait cet immense cadeau, car je n’ai jamais joué d’un instrument et ne suis pas mélomane. Pourtant, j’ai pu participer à cette aventure qui est extraordinaire.

 

Nous sommes dans la collection prestige, le service public qui est exactement fait pour ça offre un programme exceptionnel, qui fait rentrer chez les gens la grande musique. Nous sommes dans un endroit merveilleux : le Philharmonique de Paris. C’est fait de sorte que ce soit abordable par tous. Je crois que c’est aussi ça la culture et le service public. Louis Choquette, le réalisateur, a fait un travail sublime.

 

J’ai eu la chance d’être coaché par un vrai chef d’orchestre, Christophe Dilys, pour diriger dans le film un morceau qui s’appelle «  Ainsi parlait Zarathoustra  » de Strauss, (musique de «  2001 l’Odyssée de L’espace  »). C’est une des ouvertures les plus difficiles et j’ai appris, alors que je n’ai pas d’oreille car je n’ai pas fait de musique, à être le plus cohérent, car je dirigeais 100 musiciens qui étaient réellement des musiciens du Philharmonique ! Il y a eu bien sûr des petits rires.

 

 

Le chef d’orchestre est en fait là pour donner le rythme, bien qu’ils soient des professionnels et donc maîtrisent le rythme, les musiciens ont besoin de lui pour jouer tous ensemble, tout comme un metteur en scène va faire travailler les comédiens ensemble.

 

J’ai pris beaucoup de plaisir, et j’ai de plus retrouvé des amis, notamment François Vincentelli, Charlie Bruneau, Laurent Bateau et Tom Novembre.

 

J’ai découvert une équipe super : ça a été 3 jours de tournage très intense. Je souhaite le plus grand succès à ce programme, qui je crois a très bien démarré : lorsqu’il a été présenté à Paris et à La Rochelle, les gens étaient debout.

 

Pour ces 3 jours de tournage, combien de temps vous êtes-vous préparé ?

 

Indépendamment de mon travail en amont, comme je le fais systématiquement, de lecture et de travail du personnage… les répétitions avec le chef d’orchestre ont pris 14 heures : comprendre le morceau, le maîtriser, avoir la gestuelle…

 

J’adore de plus en plus préparer les choses. (Je pense notamment au coaching pour maîtriser le texte en Allemand que je devais prononcer dans «  Les Tuches 3  »).

 

Pour en revenir à «  Philharmonia  », ce personnage dans la série est plus complexe qu’il n’y paraît, ce qui est très intéressant à jouer. C’est un chef qui est mis sur la touche en raison de l’arrivée d’une jeune chef d’orchestre. Ça lui déplaît d’autant plus qu’il croit qu’à ce niveau de musique, seul un homme qui a de la bouteille peut tenir ce rôle. Il y a donc une aigreur, une jalousie… Bien sûr, en parallèle, c’est un homme profondément passionné.

 

J’avoue avoir aussi pris du plaisir à être bien costumé, en nœud papillon !

 

Nous pourrons vous retrouver sur Lyon, également sur scène, prochainement.

 

Je retrouve ma première vocation : le one man show. C’est mon premier milieu, je n’ai pas fait d’école de théâtre, si ce n’est récemment une semaine de stage avec Nicolas Briançon, un metteur en scène génial.

 

J’ai écrit un spectacle qui s’appelle «  50 ans, toujours rien   ». J’y parle du métier d’artiste, d’un acteur qui raccroche les gants et découvre la vraie vie. J’ai la chance d’être accompagné par Elodie Hesme à la collaboration artistique. C’est une femme qui écrit à la fois des livres, des films, des chansons etc…

 

Je vais jouer en avril, nous sommes en rodage actuellement.

 

Je vous remercie pour ces instants en votre compagnie. Nous ne manquerons pas de suivre votre parcours avec attention et plaisir ! 

Publié dans Théâtre, Télévision

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