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Koh Lanta : Béatrice revient pour nous sur son parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Béatrice,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions.

 

Quelques mois après votre participation à la vingtième saison de «  Koh Lanta  », quels souvenirs en gardez-vous spontanément  ?

 

Déjà mon arrivée sur place, dans cet endroit magique.  Les poteaux aussi et ma victoire. Également la composition de mon équipe car c'est ce qui a déterminé la suite de mon aventure.

 

Vous évoquiez votre rôle de capitaine de l'équipe jaune. Votre expérience plus personnelle de joueuse de football à Saint-Malo vous y a-t-elle aidée  ?

 

Je pense que, pour ce rôle-là, le fait d'être dans une équipe, dans la vie de tous les jours, m'a beaucoup aidé. Je savais déjà ce que je voulais et ce que je ne voulais pas, en termes d'état esprit. Je voulais vraiment une grosse cohésion d'équipe, je sais que c'est ce qui mène un peu plus à la victoire et que c'est ce qui est important, déterminant pour la suite de l'aventure. Donc, oui, je peux dire que cela m'a aidé.

 

Comment décririez-vous Béatrice, la capitaine  ? Quelles étaient ses principales caractéristiques  ?

 

J'étais moi-même, comme dans la vie de tous les jours. Je sais que, pour avancer, il faut être tous liés et que se soutenir est important. Donc j'essayais vraiment d'encourager. Si certains avaient moins de confiance, je faisais tout pour leur en donner, ce qui est nécessaire pour réussir. J'étais vraiment dévouée pour mon équipe, je faisais mon maximum pour qu'ils se portent le mieux possible.

 

Parmi les nouveautés, en tant que chef, vous aviez la main finale pour faire gagner ou non votre équipe sur les jeux. A titre personnel, cette responsabilité-là était elle stimulante  ? Ou plutôt source d'appréhension ?

 

En fait, j'ai essayé de ne pas trop réfléchir. Parce que, dans tous les cas, dans ma tête, je me disais qu'il fallait que j'y arrive. Donc je n'ai pas trop stressé, je ne voulais pas me mettre la pression non plus. Donc j'ai essayé de gérer et de transformer tout cela en ondes positives pour terminer du mieux possible l'épreuve. Je savais que c'était important pour toute l'équipe.

 

Toujours parmi les spécificités de cette saison, les deux capitaines des équipes dispensées du conseil assistaient à celui des vaincus. Comment avez-vous appréhendé ces moments-là ?

 

La première fois, nous ne savions pas trop ce qui nous attendait. Lorsque nous sommes arrivés et que nous avons vu ce qui se passait, on a alors compris qu'il s'agissait d'une nouvelle surprise. Mais nous n'appréhendions pas forcément, dans le sens où on était là pour observer, écouter, voir ce qui se passait chez les autres. Nous étions donc dans une situation plus confortable que nos camarades assis face à Denis.

 

C'était avant tout une prise d'information pour voir comment les autres vivent, comment ils se portent.

 

Pensez-vous que cette présence des deux autres capitaines a évité certaines langues de se délier, qui auraient pu dévoiler trop d'informations ?

 

Ce n'est pas simple à dire. Je crois que, autres chefs là ou pas, quand des problèmes doivent être réglés, ils ne peuvent pas tout le temps être cachés. Je pense notamment aux rouges. Au contraire, le conseil aide à remettre les choses à plat pour repartir ensuite sur de bonnes bases. Malheureusement, d'autres personnes étaient là pour écouter mais je ne pense pas que cela ait changé des comportements.

 

Un peu plus tard, parmi les étapes marquantes de cette saison, retenons la réunion à trois des ambassadeurs. Comment avez-vous justement vécu ces instants ?

 

Quand nous sommes partis, nous n'étions pas au courant qu'il s'agissait des ambassadeurs. On pensait plus à une épreuve entre chefs. Même si l'hypothèse des ambassadeurs était quand même présente dans un coin de notre esprit. Il y avait du coup beaucoup de questionnements. Lorsque Denis nous a annoncé ce qui se passait, je me suis dit alors que je n'avais plus le choix.

 

Cette réunion n'était pas quelque chose qui m'attirait, je trouve cruel de devoir éliminer une personne. C'est dur de mettre fin à l'aventure de quelqu'un car, à ce niveau-là, tout le monde est quand même assez méritant. Du coup, nous n'avions pas le choix. J'ai donc essayé d'être lucide et de sortir de vrais arguments. J'ai aussi tenté de trouver quelqu'un, ailleurs que dans mon équipe, qui pouvait être potentiellement désigné pour partir. Donc cela n'a pas été une épreuve facile.

 

 

Au moment de votre élimination, vous attendiez-vous à partir ? Aviez-vous capté des signes annonciateurs ?

 

J'étais très étonnée, je n'étais pas du tout au courant. Tout s'est déroulé apparemment en fin de journée, donc j'ai eu peu de temps pour essayer de me rendre compte qu'il s'était passé quelque chose derrière mon dos.

 

J'ai eu un gros choc lors de mon départ, à tel point que je ne me rappelais même pas de ce qui s'était passé au conseil. Tellement j'étais ailleurs, tellement je n'en revenais pas.

 

Oui, ils ont bien joué leur coup et non, je n'étais pas du tout au courant.

 

A froid, comprenez-vous malgré tout cette stratégie ?

 

Je peux comprendre dans le sens où c'est le jeu et que, eux, préféraient m'éliminer à ce moment-là. Car j'avais un collier et que je me débrouillais pas mal sur les épreuves. A leur place, peut être que j'aurais été d'accord avec eux.

 

Après, je comprends moins le vote de personnes avec lesquelles je m'entendais plutôt bien. S'ils avaient été à ma place, je pense que j'aurais tout fait pour qu'ils soient au courant de ce qui se passait. Mais bon, on est tous différents. Je m'entendais bien avec Maxime et, avec le recul, je ne lui en veux pas, dans le sens où on est dans un jeu, dans lequel plein de gens viennent nous proposer plein de stratégies différentes. A tel point que l'on ne sait plus qui on peut croire. Ce jour-là notamment, il y en avait énormément. Maxime s'est peut être dit que la stratégie de son équipe de base était la meilleure. Il l'a peut être suivie pour essayer d'aller le plus loin possible.

 

Il y a tellement de choses, du coup, avec le recul, on comprend mieux.

 

Au moment de votre sortie, selon vous, certains aventuriers vous semblent ils plus à même d'aller loin dans le jeu ?

 

Je voie bien Steve, quelqu'un qui est tout le temps là pour nous, une épaule sur laquelle se reposer, une personne qui se démène pour les autres, qui essaye d'aller pêcher. Il a des connaissances, de l'expérience.

 

Je dirais aussi Maxime, même si, sur le moment, je lui en voulais car je ne comprenais pas pourquoi il avait fait le choix de m'éliminer. Avec son expérience, lui qui nous a appris énormément de choses, lui qui a partagé avec tout le monde toutes ses connaissances, pourrait gagner cette aventure.

 

Je pense aussi à Maud, qui a beaucoup d'expérience. Une ancienne mais qui se donne, sur le camp, sur les épreuves et qui ne lâche vraiment pas l'affaire.

 

Ce fut un plaisir, Béatrice, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Julie Bernard évoque son actualité et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions.

 

On vous retrouve actuellement sur France 2, dans la série à succès «  Un Si Grand Soleil  ». Spontanément, quelques semaines après le tournage, quels souvenirs en gardez-vous  ?

 

C'est une colonie de vacances, c'est très agréable. J'ai surtout été très impressionnée, j'avais déjà fait quelques gros tournages et j'avoue que, là, c'est vraiment une grosse machine. Il faut imaginer qu'il y a quand même trois plateaux simultanément, deux en studio et un généralement en extérieur. Il y a donc beaucoup de monde et une grosse logistique. Je plains certaines personnes, comme le planner, je ne sais pas comment il fait pour dormir.

 

Donc, voilà, j'ai été très impressionnée par cette énorme machine mais, en même temps, c'est très décontracté, les choses se font avec simplicité, avec facilité, avec calme. En tout cas, de mon point de vue. Chacun fait ce qu'il a à faire, ça roule, on sent qu'il y a déjà pas mal d'expérience.

 

Avant d'intégrer les plateaux, comment vous êtes-vous appropriée votre rôle  ? Vous êtes-vous par exemple plongée dans les épisodes  ?

 

J'ai voulu rester asse neutre, même si j'ai quand même regardé certaines choses en rapport avec le personnage de Gary, interprété par Alban Aumard, avec qui je devais travailler. Mais, en fait, très vite, j'ai reçu un message de sa part pour que l'on se voit, lui qui est adorable d'ailleurs, une personne humaine, gentille et hyper pro. Afin de préparer nos textes ensemble. J'ai préféré cette approche là en fait, directement dans le travail. J'ai, du coup, la sensation que nous nous sommes vraiment appropriés cette histoire. Nous sommes allés droit au but.

 

Ce fut une très belle rencontre, aux niveaux humain et professionnel. On se ressemble beaucoup, on aime bien le travail bien fait, on aime bien apprendre nos textes, les travailler puis refaire, on est de vrais bosseurs tous les deux et, en même temps, de bons vivants. Donc c'était vraiment parfait, je ne pouvais pas mieux tomber.

 

On peut imaginer que ce travail préparatoire ainsi que vos précédentes expériences vous ont aidée à appréhender le rythme soutenu de tournage ?

 

J'avais déjà tourné dans «  Section de recherches  », je savais donc que je pouvais le faire et, en fait, ce rythme me va plutôt bien. Parce que j'ai une manière de travailler où je mets mon moteur en marche assez tôt le matin, sans jamais le débrancher ensuite. Je suis assez constante, ce qui me demande énormément d'énergie, du coup, le soir, en général, je m'écroule.

 

Au cinéma, il y a quand même beaucoup plus d'attente, il y a vraiment des temps morts et, là, c'est vraiment très difficile de garder son moteur en marche. Ce sont plus des vagues qu'autre chose, c'est difficile, quand le moteur redescend, de le relancer. J'ai, à l'inverse, cette manière de maintenir mon moteur en marche en permanence.

 

Du coup, une quotidienne comme celle-ci qui tourne non stop me convient bien, par rapport à mon rythme intérieur.

 

De près ou de loin, vous retrouvez-vous dans votre personnage de Rebecca ?

 

Oui, nous sommes assez proches. Je vais me lancer des fleurs, elle est fraîche, joyeuse, assez solaire et, j'avoue, ce n'est pas très éloigné de moi. Elle a vécu des choses un peu difficiles, un peu comme moi aussi. Du coup, elle a cette envie de croquer la vie à pleines dents, de ne plus chercher les complications mais de ne prendre que les bonnes choses.

 

C'est quelqu'un qui prend le bon, qui enlève le mauvais. Le personnage de Gary est attachant, il lui offre des bons moments, il est drôle, il est présent, il est attentif, il est plutôt prévenant, c'est tout ce qu'elle demande. Donc évidemment qu'elle y va.

 

Vous serez à l'image jusque fin mai environ. Si le scénario le permet, vous plairait-il de revenir, même ponctuellement, dans ce programme  ?

 

Oui, ça me ferait plaisir surtout de retravailler avec Alban et avec cette chouette équipe. Mais ponctuellement car je ne sais pas si je tiendrais le rythme des récurrents, bien que je me rende compte que eux aussi ont des pauses. Ce n'est pas non plus du non stop.

 

On verra bien, je fais confiance en la vie.

 

En parallèle, il y a quelques jours, vous avez été jury du Dinard Comedy Festival. Comment avez-vous vécu cette expérience-ci d'être de l'autre côté  ?

 

Ce sont des stand ups, ce que je ne pratique pas. Le fait d'être jury donne des sensations bizarres. Je me suis demandée qui je suis pour me permettre de juger. C'est vrai que c'est impressionnant mais, au final, ce n'est que notre appréciation. Comme quand on va au théâtre ou au cinéma.

 

Il n'y a pas de jugement suprême, quelque chose nous touche ou ne nous touche pas. On peut aussi ne pas être d'accord avec les autres, même si, là, il s'est avéré que nous étions plutôt en harmonie. Deux artistes sont vraiment sortis du lot, Charles Nouveau et Romain Barreda. Ils étaient drôles, brillants, avec de belles écritures.

 

Le rôle de juge revient avant tout à partager sa sensibilité avec un groupe pour, au final, donner des ailes à un ou deux artistes, le temps d'un Festival.

 

En plus de cette sensibilité que vous évoquez, quelles ont été vos clés face au jugement et surtout à la comparaison inévitable que requiert le rôle de jury  ?

 

Il faut tout prendre. Ils étaient huit, sur deux soirées. Franchement, cela s'est fait assez rapidement, ces deux artistes sont vraiment sortis du lot, avec quelque chose de plus mature, avec un fond plus construit et un bout de spectacle mieux intégré.

 

Notons que c'est très difficile de faire un choix judicieux pour les trente minutes présentées, tout en y gardant un fil rouge. L'exercice est quand même très compliqué pour eux.

 

Pour moi, le résultat a été d'une grande évidence. Parce que je vis et que je travaille comme cela, je me fie à mon instinct, à ce que je ressens.

 

Avec, en plus, un cadre très sympathique...

 

J'adore Dinard, c'est une ville sublime. Nous avons été accueillis pour toute l'équipe de manière fabuleuse. Ces cinq jours étaient super agréables.

 

Nous étions tout le temps entre membres du jury, c'est très chouette de pouvoir échanger, du travail mais pas uniquement, aussi de nous, de ce que nous sommes. On a parlé également des choses de la vie.

 

Pour terminer, quelles sont vos envies artistiques pour la suite de votre parcours  ?

 

J'ai une envie très forte, celle d'atteindre des rôles qui font partie du domaine du témoignage. Cela m'importe beaucoup. Je me rends compte que je fais ce métier pour donner voix à des personnages, à des histoires ou à des points de vue. Il me manque cela aujourd'hui dans mon métier.

 

Ce fut un plaisir, Julie, d'échanger avec vous  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Charles Clément évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Thomy Keat

 

Bonjour Charles,

 

C'est un réel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

On pourra vous retrouver, en mai et en juin, sur une tournée en cinq dates, de remerciement à destination de vos fans de la série «  Hero Corp  ». Comment en présenteriez-vous le principe  ?

 

Cette tournée a vocation à remercier nos fans, grâce auxquels la série a pu perdurer sur dix ans. Leur soutien nous a été précieux aussi pour réaliser le cinquième opus, grâce au montant récolté sur le site de financement participatif. Les fans de la série sont, pour nous, une vraie famille, ce programme devient une institution.

 

Des séances de dédicaces et sûrement des projections seront programmées. Je fais confiance à Simon Astier pour organiser quelque chose de sympa, afin de remercier nos fans. Les lieux exacts seront sans doute dévoilés au dernier moment, pour garder une certaine émulation. Il n'y a rien de mieux que l'attente... Je peux déjà vous dire que nous serons le 24 mai à Lyon, le 25 à Paris, le 31 à Toulouse, le 1er juin à Bordeaux et le 2 à Nantes.

 

Vous le disiez, cette série connaît un grand succès, nombreux sont les fans qui la suivent depuis dix ans.

 

Oui, c'est ça. Pour ma part, j'apparais en fin de saison 2 jusqu'à la saison 5. Deux années ont été nécessaires entre chaque saison, il a fallu prendre le temps à Simon Astier afin de présenter quelque chose de parfait, que ce soit dans l'écriture ou le jeu. Simon insiste sur le plaisir et l'efficacité des grands films de super héros. Il s'agit là d'ailleurs de la première série française de ce genre.

 

J'y interprète Eraste, le lieutenant du mal.

 

De façon plus générale, quels souvenirs gardez-vous de ce programme  ?

 

Des souvenirs incroyables. J'étais présent 8 ans, j'ai vu tout le monde grandir, vieillir, prendre en maturité. Il n'y avait pas de consanguinité dans notre travail, nous avions tous des orientations différentes, télé, cinéma, théâtre. On devient bon acteur à partir, je vais le dire, d'un certain âge. Parce que l'on n'est plus, alors, dans la séduction, on ne fait plus semblant pour faire semblant, on est vraiment dans le fond. C'est comme un bon jazzman, qui oublie les notes, qui oublie la partition, qui dès fois ne la regarde même plus, qui prend simplement son verre de scotch sur le piano en souriant pour continuer à jouer. Cela permet d'être vraiment sur l'instant, dans le jeu, ce qui est important.

 

Retrouver le public génère, on peut l'imaginer, de la fierté mais aussi de l'impatience  ?

 

Oui, parce que l'on n'existe pas sans le public. Un acteur ou une actrice, c'est chouette mais sans une équipe technique, sans une caméra, sans le scénariste, sans le public, il n'est rien. C'est un tout. Là, c'est pareil, une série, si elle existe, c'est qu'elle est au niveau des attentes et des surprises, c'est aussi que, en face, il y a un public.

 

Donc il faut le remercier, il faut être là pour lui. Il nous le rend bien. On a même vu des familles se construire, dont les parents se sont rencontrés il y a quelques années lors d'un rassemblement autours de la série. Je trouve cela incroyable, ça me rend dingue.

 

En parallèle, on peut vous retrouver sur Canal +, dans le court-métrage «  L'hypothèse de la Reine Rouge  ». Quel est le contenu  ?

 

J'ai rencontré Florian Thomas, le réalisateur, sur une précédente série. C'est un passionné de Maurice Leblanc, l'auteur d'Arsène Lupin, il m’a fait découvrir ce magnifique auteur. Il m'avait alors avoué que, à ses yeux, j'étais le seul crédible à incarner ce héros. Je peux le dire, d'autant que je fais redondance avec le rôle de Bruno Serrat dans «  Un Si Grand Soleil  ». C'est vrai que les rôles de gentlemen cambrioleurs me vont assez bien. L’élégance et le panache me plaisent souvent, même dans le quotidien. J’ai rencontré les bonnes personnes pour me le transmettre et l’apprendre.

 

Florian m'a donc fait découvrir Maurice Leblanc qui, lorsqu'il fait sa première apparition en juillet 1905 dans "Je sais tout", à la demande de Pierre Laffite, directeur du journal et qui sera ensuite le principale éditeurs des aventures du célèbre voleur, à la fin de journaux, dessinait en quatre à cinq petites cases les aventures d'Arsène Lupin. Les gens en étaient friands. Il s'agissait là de la première série de super héros français. Super héros qui est en lutte permanente contre Fantomas entre autres. Cet auteur est un puits de richesse incroyable.

 

Ce court-métrage est la rencontre entre deux super héros qui ont pris de la bouteille, qui boitent un peu. Entre Arsène Lupin et Sherlock Holmes, qui font la paix et s'associent pour tenter de choper Fantomas. Chacun va aussi raconter ses états d'âme, Lupin notamment a fait la guerre 14-18, en a vu les horreurs associées qui lui ont laissé de grandes traces affectives et psychologiques. Ses vieux héros se retrouvent, font la paire et c'est génial. Dans un décor merveilleux, comme par hasard dans le musée de la médecine de Montpellier, ville dans laquelle j'ai tourné la série pour France 2.

 

Justement, vous avez été Bruno Serrat dans «  Un Si Grand Soleil  ». Que retenez-vous de cette expérience  ? Avez-vous amené une touche personnelle à ce personnage  ?

 

Je tiens à dire que c'est une grande aventure. Un mois et demi intense avec, en moyenne, de 6 à 8 scènes par jour. Avec un temps imparti très stricte, ce qui crée une intensité énorme. J'en ai joué, je l'ai intégré au personnage, comme une horloge biologique. Si mon personnage a été tué, c'est bien que cette dernière s'est mise en route. C'est l'amour qui lui a donné le bon moment de partir. Il n'a d'un côté pas profité du fruit de ses exploits, à l'inverse il n'avait plus d'amour mais il l'a retrouvé et, encore mieux, il a trouvé une passion avec le personnage joué par Emma Colberti.

 

D'ailleurs, ça, c'est Bruno Serrat. Tout est excessif, passionnel, sensuel, charnel, c'est un félin. C'est cela que j'ai amené. Et une intensité permanente, avec toujours ce calme en parallèle. Autant, à l'intérieur, ça bout et c'est chronométré puisqu'il va mourir dans un délai proche, autant ce qu'il fait paraître est intemporel et calme. Comme un bon drink, comme de bons glaçons qui tapent une bonne vodka au fond d'un verre, tout est cool.

 

Je me rappelle de la scène tournée avec Chris Nahon où ça tire dans tous les sens, même à ce moment là c'est cool. D'ailleurs, l'équipe technique a joué avec l'écho, c'était super. Même aussi pendant la scène de l'évasion dans l'ambulance, Bruno Serrat est cool, il remercie, il est classe. Bon, il est un peu sec car il faut en imposer mais il reste cool et poli.

 

J'ai toujours cherché à ce qu'il soit dans l'écoute active, avant d'agir. Quand il agit, c'est qu'il a cerné, qu'il a scanné. Mais avec honnêteté. Après, il joue, avec les taulards il parle taulard, avec les flics, il parle flic. Il a un grand respect de son chasseur, il veut que ce dernier soit à sa hauteur. De même pour Eve, quelqu'un qui émane un charisme incroyable.

 

Le personnage Bruno Serrat n'a rien, mais va dans des grands hôtels, incognito, porte des peignoirs en satin et, le lendemain, cela ne le dérangera pas d'être habillé comme un clochard. Les moments intenses qu'il choisit sont toujours classes, il descend au Carlton, va à la piscine et, le soir, il peut très bien s'échapper, manger un kebab et observer la banque dans une poubelle. Cela ne le dérange pas. Il rentre à l’hôtel, prend une bonne douche, met du Guerlain et puis voilà. C'est là tout le paradoxe de Serrat que je me suis inventé.

 

J'ai eu la chance d'avoir sept réalisateurs, Nicolas Houres, Marion Lallier, Benoit d'Aubert, Amir Shadzi, Chris Nahon, Julie Lipinski et Fouad Benhammou. Du coup, sur place, on n'a pas le temps de faire semblant. Ce qui est bien, c'est que, à chaque fois, on veut se plaire, on se cherche. Donc, tout le temps, je devais être Serrat, je devais être en mobilité pour m'adapter. Peut-être qu'il y a déjà une part de lui en moi, de part mon parcours. Je me retrouve dans cette mobilité à s'adapter, dans le fait aussi que rien n'est acquis et que l'instant est primordial. J'ai mis du temps, mais c'est venu avec l'âge. Cela pourrait d'ailleurs être l'adage de Serrat, «  on construit demain aujourd'hui  ». Un autre adage pourrait être  : «  Il est quelqu'un qui donne de l'importance à ses absences pour faire comprendre à ceux qui n'ont pas compris l'importance de sa présence  ».

 

Pour terminer, ce tournage vous a aussi permis de jouer un éventail très large de sensations....

 

Merci à Joanna Delon la directrice de Casting qui à pensé à moi pour le rôle, à Sophie Gigon la Productrice de France TV Studio, qui m'ont fait confiance. C'est un rôle extraordinaire, j'ai joué toutes les palettes d'un personnage, cela pourrait être un rôle de cinéma. C'est à dire que cet homme a un début et une fin, et on le comprend. En un mois et demi, j'ai pu montrer toutes les couleurs que je pouvais donner. D'habitude, un tournage dure dix jours et on ne donne qu'une parenthèse, là il ne manquait qu'un flash-back sur ma jeunesse et on avait tout. Donc bravo aux scénaristes.

 

C'est pour cela que cette intrigue a plu. Parce que Serrat est non seulement un personnage à part entière avec de multiples facettes, une qui brille comme la lune et une autre très obscure mais aussi parce qu'il a été un pont. On peut en croiser dans la vie des personnes comme ça, qui aident à travers des rivières. On les comprend, on les écoute ou pas mais, au moins, elles seront passées. Qui de nous deux inspire l'autre  ? Serrat réveille les Fantômes de tous ceux qui l'entourent. Chaque personnage qu'il rencontre se voit interroger  : «  eh, tu viens d'où  ? C'est quoi  ? Tu l'aimes vraiment  ? C'est vraiment ton fils  ? Il est vraiment pervers  ? Oui ou non  ? Virgile, tu n'oublies pas des choses  ? Comment tu fais pour ta paillote  ? Il sort d'où le fric  ?  Manu, t'es un bon flic ou t'es pas un bon flic  ? Jo, qu'est ce que tu veux  ? C'est l’appât du gain  ? T'es une vraie journaliste  ? T'es pervers en fait toi, tu aimes bien le sensationnel, tu as besoin de reconnaissance  ? ». Tout est comme ça avec lui. Quand Serrat part, tout le monde ressort décoiffé. C'est ce qui est génial. J'adore jouer des rôles comme celui ci avec un côté impactant très fort. Il a été d'une telle intensité que je ne pouvais pas être en dessous du personnage. Peut-être que, sur la durée, par contre, je n'aurais pas tenu. Et c’est pour cela que Bruno Serrat a été impactant, parce que c’était fort et court.

 

Merci beaucoup Charles pour toutes vos réponses  !

Publié dans Télévision

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Romain Ogerau nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Romain,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous êtes depuis peu, sur France 2, en access prime time, dans «  Un Si Grand Soleil  », où vous interprétez le prêtre Corentin. Très simplement, comment présenteriez-vous ce nouveau personnage  ?

 

C'est la première fois à l'écran que je joue un prêtre. Le personnage n'a pas quelque chose d'extrêmement caractéristique dans les situations qu'il joue, il est plutôt dans l'accompagnement d'Inès, jouée par Maeva El Aroussi, qui souhaite se faire baptiser. Il est dans l'écoute, il essaie d'apaiser, il répond aux questions spirituelles et aux doutes d’Inès. Il est aussi médiateur avec les parents de cette dernière, l'un étant assez réfractaire, l'autre étant dans le questionnement.

 

C'est vraiment la ligne que j'ai défendue pour ce personnage. Dans l'écoute, dans l'accompagnement, dans le non jugement. J'ai demandé à un prêtre que je connais les différences entre un enfant et un adolescent. C'est très différent, pas dans le sacrement mais dans le lien qui se créé entre le prêtre et le futur baptisé car, dans le cas joué, c'est une démarche personnelle, et non pas celle des parents.

 

La spiritualité, pour moi, n'a pas de religion. Au delà de la connaissance des rituels et de la symbolique, les points d'appuis sont les mêmes. Ce qui est très chouette.

 

 

On sait que le rythme de tournage est plutôt soutenu sur une série quotidienne. A ce titre, avez vous eu une méthodologie particulière de préparation  ?

 

Oui et non. C'est soutenu mais ce n'est pas l'enfer. Il y a trois équipes de tournage en même temps, ce qui sépare le temps utile et la quantité. Mais, de toute façon, je travaille pas mal en amont, d'abord sur le texte, pour l'apprendre le plus vite possible, pour en être débarrassé et ainsi pouvoir travailler en dehors de celui ci.

 

Ensuite, il est important de faire son travail de comédien en amont, en se demandant ce que l'on peut proposer, ce que l'on peut amener qu'un autre n'amènerait pas. Pour choisir des directions assez précises. L'aide d'amis comédiens peut être très utile à ce moment-là.

 

Plus le travail en amont est important, plus cela est libérateur sur le tournage ensuite. On peut alors mieux rentrer en contact avec ses partenaires et les écouter plus facilement.

 

Si le scénario le permet, aimeriez-vous prolonger l'aventure  ?

 

Carrément  ! C'est un plaisir à chaque fois. Si la production veut faire revenir le prêtre, je suis partant. Ce qui est sympa aussi, c'est que ce programme permet une grande latitude aux personnages. Même si je ne pense pas que l'on s'oriente sur son histoire plus personnelle mais pourquoi pas, je suis à l'écoute.

 

En parallèle, la saison 3 de la série «  Les engagés  » est en cours d'écriture. Quel regard portez-vous sur ce programme, vous qui aviez déjà participé aux deux premières saisons  ?

 

C'est une série écrite par Sullivan Le Postec, un super scénariste. C'est lui qui porte ce projet depuis toujours. Elle est réalisée par Jules Thènier et Maxime Potherat (saison 1) et Slimane-Bapriste Berhoun (Saison 2). C'est un projet important pour moi, c'est la première série LGBT produite en France. Nous sommes diffusés sur Studio 4,Amazone prime, TV5 monde et la plateforme Slashtv.

 

Ce programme évoque la communauté LGBT, dont on parle parfois peu et souvent mal, avec des clichés qui réduisent les personnes à n'être que des membres de cette communauté. Alors que ces personnes ont aussi une vie, avec des sentiments, des sensations, des émotions. Justement, ce programme parle de la vie au sein d'une association, Le point G. Avec toutes les intrigues que l'on peut y avoir parc que, finalement, une association est aussi quelque chose de très politique.C’est vraiment une série chorale avec une super équipe de comédiens : Denis D’Arcengelo, Pierre Cachia, François-Xavier Phan, Nanou Harry, Claudine Charreyre….sur la deuxième saison, nous étions 28 personnages.

 

 

Dans la première saison, il y a pas mal de choses qui sont axées sur cette lutte d'influence. Mon personnage, Laurent Roussel, avocat, est membre de l’association. Il est en conflit ouvert avec un des personnages principaux, Thibault, joué par Eric Pucheu. Ils se battent, entre autres, pour la présidence de l'association.

 

Il y a aussi l'accueil d'un jeune homme, Hakim, beur, qui fuit la banlieue de Saint-Étienne, pour venir vivre son homosexualité à Lyon, en retrouvant Thibault, qu'il avait connu il y a très longtemps. Autours de son parcours initiatique, on y retrouve d'autres intrigues, notamment l'agression d'un jeune homme que l’association va aider à retrouver l'auteur de cet acte.

 

Sur la deuxième saison, un comédien transgenre, Adrian de la Vega, est présent mais il n'est pas là pour être son propre rôle. Il est là parce que le personnage a un combat à mener, des choses à dire et une histoire personnelle.

 

 

Cette série s'attache donc à la vie des gens et non pas aux clichés véhiculés, c'est extrêmement important. Cette deuxième saison s'intéresse aussi à la transphobie qui existe au sein de la communauté LGBT. On évoque également les épreuves, les obstacles, les injustices liés à une transition. Notamment la difficulté de changement de carte d'identité.

 

La troisième saison est en écriture, on ne connaît pas encore les principaux thèmes.

 

Dans un autre registre, toujours artistique, on pourra vous retrouver, à la rentrée, sur scène, au théâtre Lepic, dans la reprise de « La petite sirène ». Comment décrire ce spectacle jeune public  ?

 

C'est la version adaptée d'Andersen, celle qui se finit mal, comme souvent avec cet auteur. Qui joue beaucoup plus sur les peurs des enfants.

 

Cette pièce a été montée par la compagnie «  Parciparlà  », avec laquelle je travaille depuis une dizaine d'années maintenant. Nous faisons beaucoup de choses, principalement du jeune public, avec quatre à cinq pièces différentes. Nous sommes tous les ans sur scène, à Paris, sans oublier de régulières tournées.

 

Sur ce spectacle, nous sommes tous sur scène en permanence, nous alternons entre différents rôles et de la narration. Les changements de costumes se font à vue. C'est un vrai parti pris. La choralité et le rythme de la narration sont hyper intéressants et fonctionnent très bien. Ce code là a été très bien compris par les enfants, ils se l'approprient tout de suite et rentrent immédiatement dans l'histoire.

 

Nous serons à l'affiche de mi septembre à mi novembre.

 

Pour terminer, parmi vos nombreuses cordes artistiques, vous adorez faire de la motion capture...

 

C'est top, il y a plein d'application différentes, pour les jeux vidéos, les publicités, les documentaires notamment. Je travaille surtout avec la société MocapLab pour entre autres Ubisoft. J'adore !

 

Ce fut une joie, Romain, de nous entretenir avec vous  !

Publié dans Télévision, Radio

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Christine Lemler évoque sa belle actualité, à l'image et sur les planches !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Olivier Allard

 

Bonjour Christine,

 

C'est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel échange.

 

Vous êtes actuellement à l'antenne, sur TF1, dans «  Demain Nous Appartient  ». Vous qui avez, par le passé, connu d'autres programmes réguliers, on imagine votre joie de rejoindre cette série  ?

 

J'étais ravie de venir dans cette aventure. Je connaissais un peu Ingrid Chauvin et Thierry Peythieu, l'un des réalisateurs et j'étais très contente de les retrouver. Malheureusement, je n'ai pas tourné avec ce dernier mais c'est une belle aventure. Je me suis sentie portée par cette superbe équipe, on sent qu'il y a une harmonie, une envie d'aller au bout, de porter les guests qui arrivent. Je me suis sentie bien, comme intégrée dans une famille.

 

Mon personnage n'est pas très sympathique mais bon, c'est comme ça, il faut des méchants. Et je préfère jouer le rôle du méchant car je trouve que c'est beaucoup plus riche qu'un personnage sympathique. En tout cas, on se souvient des méchants. Je m'en rends compte sur les réseaux sociaux.

 

Pour cette nature-là de personnage un peu singulier, avez-vous eu des sources d'inspiration particulière  ? Comment et où êtes-vous allée le chercher  ?

 

C'est bien écrit, je me suis laissée porter par le scénario, j'ai fait confiance. Ça m'a fait drôle de jouer une grand-mère, certes jeune. Vous allez encore découvrir plein plein de choses car c'est loin d'être fini.

 

Par la suite, si mon personnage a plu, peut-être qu'il pourra revenir mais c'est selon l'envie des téléspectateurs. En tout cas, j'aimerais bien refaire une arche et être présente ponctuellement.

 

Avant d'intégrer ce programme, le regardiez-vous  ? Ou vous êtes-vous plongée dans quelques épisodes  ?

 

Je ne connaissais pas du tout le programme mais, quand j'ai su que j'allais être prise dans cette aventure, j'ai regardé quelques épisodes. Au fur et à mesure des allers retours sur place, je me présentais à toutes les nouvelles têtes que je rencontrais car c'est une grande famille.

 

La série cartonne, avec plus de 3 millions de téléspectateurs chaque soir. J'ai même vu un pic à 3,6 millions à mon arrivée, j'étais contente. Cela m'a fait plaisir.

 

Face au rythme intense de tournage, vos expériences précédentes vous ont sans doute aidée  ?

 

Oui, c'est bien d'avoir eu ces expériences précédemment. Dans «  Classe Mannequin  », nous tournions un épisode par jour, soit 26 minutes utiles. Dans «  Sous le soleil  », nous faisions de 7 à 10 minutes utiles, ce qui est aussi fait sur «  Demain Nous Appartient  ». J'avais fait une arche de 2 mois et demi sur «  Plus Belle la Vie  », c'était le même format et le tournage allait aussi très vite. C'est pour cela qu'il est nécessaire et important de prendre de bons comédiens, ce qui est le cas sur la série.

 

Si la personne n'est pas efficace, si elle ne connaît pas son texte par cœur pour se lâcher, c'est difficile. Ici, tout le monde s'en sort très bien, ils sont tous formidables.

 

En parallèle, toujours à l'image, on pourra vous retrouver sur France 3, en guest, mi juin, dans «  Tandem  ». Que dire de «  Port d'attache  », l'épisode dans lequel vous jouerez  ?

 

Cette série est menée tambour battant par Astrid Veillon et Stéphane Blancafort, qui forment ce duo assez atypique et attachant je trouve. Ces deux policiers complètement différents plaisent au public, c'est pour cela que cette série fonctionne.

 

J'y joue une maman, qui a un fils de 16 ans. Qu'elle va protéger suite à un drame qui va avoir lieu.

 

En termes d'appropriation du personnage, votre façon de faire a-t-elle été la même, comparativement à la série quotidienne que nous avons évoquée précédemment  ?

 

J'aborde mon travail de la même façon. On a peut être un peu plus de temps dans «  Tandem  » ou dans «  Caïn  », qui a été diffusé en avril, mais pas beaucoup plus. Il faut venir avec sa petite mayonnaise, avec l'idée que l'on se fait du personnage avant, ensuite, de se laisser porter par les indications du metteur en scène. C'est important de venir avec quelque chose en tout cas.

 

Dans «  Tandem  », sur une scène, le texte avait changé au moment du tournage, ce qui m'a fait modifier ma vision. J'ai trouvé cette nouvelle voie plus intéressante et je me suis jetée sans filet. Au final, le résultat me semble encore plus pertinent. J'espère que les téléspectateurs seront conquis par ce que l'on a proposé.

 

Ces différents tournages vous ont permis de jouer dans de belles régions...

 

Oh oui, à Marseille pour France 2 puis en Province. Grâce à TF1, j'ai découvert la ville de Sète, que je ne connaissais pas. C'est un lieu très charmant, je m'y suis bien plu. J'aurais aimé continuer, tellement la vie y est agréable. J'ai eu un bon feeling aussi avec les commerçants. Enfin, le tournage de France 3 s'est déroulé sur Montpellier.

 

En plus, il faisait beau, j'ai eu de la chance à chaque fois.

 

Dans un autre registre, vous repartez en tournée théâtrale, à partir du 5 août prochain, avec une nouvelle pièce, «  L'art n'acoeur  ». Que pouvez-vous déjà nous en dire  ?

 

C'est une pièce écrite par Nicolas Vitiello, qui est accompagné à la mise en scène par Frank Leboeuf. Je les connais depuis 2012, je suis ravie aussi de retrouver Véronique Demonge. Notre quatuor a beaucoup plu précédemment et nous reformons l'équipe, complétée de Georges Beller et de Michèle Kern.

 

 

On se retrouve dans une galerie d'arts, avec de magnifiques tableaux et sculptures. Le personnage de Gilbert, joué par Georges, en est le propriétaire mais il est un peu dépassé par l'art moderne. Du coup, il est criblé de dettes. Pour essayer de s'en sortir, il engage son ami Hugo, interprété par Frank, lui aussi marchand d'art. Travaille aussi la sœur de Gilbert, qu'incarne Véronique, une vieille dame un peu acariâtre, qui est la secrétaire et qui possède aussi 50% des parts.

 

Gilbert est mariée à Jade, jouée par Michèle, une écervelée. Elle n'a pas inventé la poudre mais elle aime le luxe. Gilbert lui passe tous ses caprices. Là débarque une huissier de justice, que j'ai la chance d'interpréter. Elle vient chercher des tableaux pour justement les vendre afin d'éponger les dettes. Pour couronner le tout surgit un individu sorti de nulle part, incarné par Nicolas. Grâce à lui, les langues se délient et l'on découvre quels sont le jeu et l'enjeu de chacun.

 

C'est une comédie à part entière. Elle est encore plus drôle, je trouve, que les autres pièces que nous avions jouées ensemble. Je pense que les gens seront pris, suspendus à nos lèvres jusqu'au bout pour découvrir plein de choses.

 

Les répétitions vont bientôt démarrer, nous sommes en plein apprentissage du texte pour le moment. Environ 80 dates seront proposées jusque juin 2020. En tout cas, nous sommes tous très heureux de retravailler ensemble et une véritable alchimie s'est créée entre tout le monde. Nous sommes ravis de retrouver le public et de rejouer dans beaucoup de théâtres dans lesquels nous avions déjà été et où nous sommes attendus avec impatience. On a hâte, vraiment.

 

Merci Christine pour toutes vos réponses  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marion Aydalot : Il n'y a rien à garder de cette année Tuchel au Psg

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marion,

 

C'est toujours un réel plaisir de vous retrouver pour un nouvel échange.

 

A quelques jours de la fin de saison, quel premier bilan tirez-vous des performances du Psg  et de la première saison de son entraîneur allemand, Thomas Tuchel ?

 

Je n'ai jamais cru à ce Psg germanique, avec Thomas Tuchel, et ce dès les premiers jours. Je ne pense pas que ce soit un mauvais entraîneur mais, comme je l'avais déjà dit ici, le costume est trop grand pour lui. On ne peut pas demander à un coach qui a si peu d'expérience, hormis un trophée en Coupe d'Allemagne, d'arriver à en donner à un club qui n'en a pas. Le Psg n'a pas beaucoup d'expérience, c'est un club jeune, 50 ans, avec un propriétaire qui vient d'un pays jeune, le Qatar. On ne peut pas demander à Thomas Tuchel d'être capable de savoir chercher les grands joueurs et de savoir faire un schéma de jeu cohérent.

 

Pour moi, il s'est planté sur toute la ligne. Il n'y a rien à garder de cette année Tuchel. Je dirais qu'il faut vite un autre entraîneur et même vite un entraîneur expérimenté. Si tel est le cas, je crois que les résultats seront tout autres.

 

Avant le match retour face à Manchester United, Paris était sur une bonne dynamique et l'entraîneur semblait apprécié. Les critiques des médias étaient même plutôt favorables. Quel regard portez-vous sur cette période là  ?

 

Les journalistes ont été très pro Tuchel car il est très charismatique et il communique très bien. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas connu à Paris un coach aussi agréable, aussi clair dans ses réponses, aussi sympathique avec les journalistes. Je crois sincèrement que cela a aveuglé tout le monde. Il a une communication exceptionnelle.

 

Avant même la catastrophe Manchester, je l'avais dit sur Twitter, il y avait eu le match de coupe de la Ligue face à Guingamp. Cela aurait dû alerter tout le monde. Il n'est pas normal qu'avec Neymar, qu'avec cette équipe exceptionnelle, le Psg se fasse avoir de cette manière. On me disait que ce n'était pas grave car cette compétition n'est pas importante. C'est vrai et faux en même temps. Ce n'est pas la coupe la plus importante de la saison mais cela donne quand même une indication.  A l'image des matchs amicaux avant une Coupe du Monde. Quand on regarde par exemple ceux de l'Allemagne, ils n'étaient déjà pas très bons.

 

Je dis qu'il faut être réaliste, Thomas Tuchel a fait venir des joueurs sans intérêt, comme Kehrer, Choupo Moting, Paredes. Bernat a fait sa saison mais il a été, visiblement, plus le choix d'Antero Henrique. Selon moi, sa grande erreur est de mettre ses joueurs ailleurs qu'à leurs places de prédilection. Je pense à Meunier, Bernat, Alves, Marquinhos. Il y a quand même des bizarreries dans cette équipe. On a vu plus récemment la catastrophe totale en coupe de France, M'Bappé et Kimpembe étaient perdus. Le coach l'était aussi puisque c'est Marquinhos qui a demandé à Neymar quelle équipe devait tirer en premier les penalties. Rien n'a été ce soir-là. Je pense aussi au jeune N'Kunku qui est rentré à la place de Diaby, entré en jeu lui-même quelques minutes auparavant. Bref, il n'y a pas de choix et c'est un coach perdu qui n'est pas capable de donner des réponses à la presse quand on lui demande pourquoi.

 

Selon moi, il n'y a rien à garder car il n'y a rien eu de positif cette saison. Je pense que Tuchel aura réussi une seule chose, sa communication.

 

Au-delà de cette débandade face à United, il est à noter aussi une cascade de blessures en cette fin de saison. Quelle en est l'origine selon vous  ? Est-ce un aspect psychologique  ?

 

Généralement, quand il y a beaucoup de blessures, comme c'est le cas aussi à Manchester United ou souvent à Monaco, c'est qu'il y a un problème de staff médical. Il ne faut pas tergiverser plus loin pour comprendre. Souvent, en Espagne, à l'inverse, ça se passe mieux.

 

Ce n'est pas normal que tous ces clubs n'arrivent pas à gérer leur staff médical. Je l'ai toujours dit, depuis des années, que c'est le cas au Psg. David Luiz, Verratti, Thiago Silva, Angel di Maria, il y a toujours eu un problème de staff. Il faudra évidemment vite aussi revenir là-dessus.

 

Je pense qu'un bon staff médical et un grand coach sont les postes les plus importants, avant même un milieu, avant une sentinelle, avant un gardien. C'est là vraiment qu'il faut travailler.

 

Vous disiez qu'il faudrait un entraîneur plus expérimenté pour le Psg. Mais croyez-vous qu'après une telle saison des parisiens, les profils adaptés aient le souhait de venir  ?

 

Le problème des Qataris est d'avoir décidé, depuis Laurent Blanc, de sous payer leurs entraîneurs. On tourne aujourd'hui entre 400 à 500 000 euros par mois. On se comprend, cela représente beaucoup d'argent mais c'est trop peu pour un club qui ambitionne de gagner la Ligue des Champions. Les Allegri, les Simeone, les Zidane sont aux alentours de 1 million d’euros par mois. C'est pour cette raison que le Psg n'attire pas de grand coach. Si le club s'aligne sur les prétentions d'un Mourinho ou d'un Conte, ce sera reparti. Ce n'est pas que les grands coachs ne veulent pas venir à Paris, bien au contraire. C'est un projet magnifique, de l'argent, une ville magnifique, des joueurs exceptionnels. Entraîner Neymar, M'Bappé, Cavani, Di Maria, Alves, c'est quand même très positif. Je ne vois pas un coach qui pourrait dire non.

 

D'après mes informations, Luis Henrique était très intéressé l'année dernière par Paris mais il demandait trop. Il y en a plein qui pourraient venir. Maintenant, j'espère que Mourihno va arriver. Contrairement à tout le monde, je ne dis pas qu'il met le désordre dans un vestiaire, je dis qu'il gagne des titres. Depuis Fergusson, il est le seul à avoir gagné des trophées avec Manchester. Pour moi, il n'a jamais été un mauvais entraîneur, il a été moins bon en Angleterre, c'est une évidence mais, quand on regarde son palmarès, ce que j'invite tout le monde à faire, c'est exceptionnel.

 

On parle régulièrement d'une grande lessive nécessaire au Psg, parmi les joueurs, pour régénérer l'ensemble. Pensez-vous cela nécessaire  ?

 

Je ne pense pas que ce soit si nécessaire que cela. On parle souvent de Draxler, de Dani Alves, de Kimpembe, même parfois de Neymar. Encore une fois, quand il y a un mauvais coach, le problème est que tout le monde régresse. C'est ce qui s'est passé cette année à Paris. Pas un seul n'a progressé, on ne peut pas dire que Tuchel ait magnifié ses stars ni qu'il ait révélé des jeunes. C'est une catastrophe. On reconnaît un grand coach à sa capacité à nous faire croire que des joueurs sont exceptionnels. C'est le cas de Zidane, de Mourinho, d'Ancelotti. Je le crois vraiment.

 

Il faut être très conscient de cela. Le problème, ce ne sont pas les joueurs, c'est la non confiance qu'ils ont. Bien sûr que Choupo Moting était un choix catastrophique, bien sûr qu'un Kehrer ne va pas. Mais un Kehrer qui rentre dans une rotation, qui joue les matchs de début de saison, pourquoi pas, il faut voir. Je ne suis pas pour que l'on vende à outrance des joueurs cette saison, pas du tout.

 

Pour terminer avec une vision un peu plus large du championnat, quelques mots sur Lille. Au bord du gouffre l'année dernière, les Dogues de Christophe Galtier sont en passe de finir deuxièmes. Est-il un magicien  ? Cette situation peut elle perdurer la saison prochaine  ?

 

Cela va être très dur car ils vont vendre des joueurs. Sans doute que Pepe va partir, sans doute que d'autres aussi. Je crois que Galtier est un très très bon coach en Ligue 1, je l'ai toujours dit. Je pense qu'il donne une énergie, cela va au delà du tacticien.  Il sait calmer ses joueurs, il sait leur parler, il sait faire des mises au vert reposantes. Il sait être un grand frère, un papa, un gendarme, tout ça en même temps.

 

J'ai peur pour Lille car ils vont devoir vendre énormément et ils vont se retrouver un peu comme Monaco, à une moindre mesure. Il va leur falloir recommencer. Je ne suis pas sure qu'ils arrivent à réitérer ces performances la saison prochaine.

 

Mais bravo à eux. Marseille n'a pas été capable d'être là, Monaco non plus, Lyon tergiverse. Ils ont raison, il y avait une place à prendre, ils l'ont prise. Même en coupe, bravo à Strasbourg et à Rennes d'avoir été capables de jouer sur les failles des autres.

 

Merci Marion pour ce bel échange  !

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Koh Lanta : Alexandre se souvient de cette belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Alexandre,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous !

 

Vous êtes le premier candidat éliminé après la réunification, au conseil. Votre départ était il inéluctable ? Ou aviez-vous encore espoir de vous sauver ?

 

Pendant l'épreuve d'immunité le matin même, je n'y pensais pas du tout. Ce n'est qu'à partir de l'après midi précédant le conseil que je l'ai senti. Cyril est venu me voir car Cindy l'avait informé que mon nom ressortait. Donc j'étais quasiment certain, ce qui explique aussi pourquoi Cyril n'a pas sorti son collier. Oui, cela aurait pu être une prise de risque mais ça ne l'était pas vraiment.

 

A froid, avec le recul, auriez-vous pu faire autrement en aussi peu de temps après la réunification ?

 

Non, c'est le temps qui m'a manqué. Cyril et Maud sont allés voir les autres équipes pour sonder. On a bien vu qu'ils restaient bornés dans leur stratégie contre les rouges. Je pense qu'ils n'ont pas voulu prendre de risque, c'était tout frais, nous n'avions pas eu le temps de faire connaissance. A la rigueur, le plus grand regret est de ne pas avoir gagné le collier sur l'épreuve. Comme l'a dit Denis, sur le papier, j'aurais dû l'emporter. Mais je suis passé à côté.

 

En plus, vous avez tenté de passer sur le ventre plutôt que sur le dos...

 

Exactement ! Je pense que c'est la précipitation, le stress, … j'ai creusé, je suis passé sur le ventre alors que tout le monde sait qu'il faut y aller sur le dos. Mais bon, on ne réfléchit pas trop à ce moment-là...

 

Votre élimination prématurée vous laisse-t-elle des regrets sur ce qui s'est passé pendant les ambassadeurs ?

 

A la réunion des ambassadeurs, je pense que j'ai bien fait d'agir de la sorte. La seule chose que j'aurais pu faire est carrément de m'opposer à n'importe quel prénom. Comme cela, dans le cas où je ne tire pas la boule noire, un chef adverse l'aurait tirée, cela aurait peut être déstabilisé ses camarades et rebattu les cartes. Chez les bleus, Maxime était écouté donc, peut être que sans lui, les autres auraient été approchables.

 

Sur le coup, je n'ai pas pensé au fait que Fred aurait pu être un allié. Maxime a raison au final dans le sens où Fred n'aurait plus été bleu. Donc ça aurait été bon pour nous de le garder. Mais vous savez, quand vous êtes aux ambassadeurs, vous êtes déjà bien content lorsqu'un autre chef veut mettre le nom de quelqu'un de son équipe. On se dit « tant mieux ». Surtout que l'on ne s'attendait pas à ce que ce soit la réunion des ambassadeurs, donc nous n'avons pas beaucoup pu penser à la stratégie en amont.

 

Cela aurait pu rebattre les cartes mais la vraie déception reste le collier. Cyril en avait aussi trouvé un, Maud avait l'immunité donc les trois rouges auraient été immunisés et on aurait pu sortir qui on voulait. Ce qui aurait changé toute l'aventure.

 

Pour en revenir à votre annonce, au début des ambassadeurs, d'être prêt à aller à la boule noire, était elle spontanée ? Ou réfléchie dans les minutes avant ?

 

Ce n'étais pas du bluff, c'est vraiment sorti sur le coup. Lorsque j'ai vu que ce serait une réunion avec Maxime, même si je l'adore, j'ai d'abord pensé au fait qu'il parle beaucoup. Alors que je suis plutôt l'inverse car j'aime aller à l'essentiel. J'ai, du coup, directement dit que j'irais à la boule noire, qu'il n'y aurait pas de débat à avoir avec moi, qu'ils devraient discuter tous les deux entre eux.

 

On a bien vu que Maxime a tenté, avec ses histoires d'entreprise et de part d'actions, de débattre. Ce qui n'était pas mon envie.

 

Donc, non, ce n'était pas réfléchi. Et, j'insiste, on ne savait pas à quoi s'attendre en arrivant. Dix minutes avant, je me donnais encore des petites claques pour m'encourager, pensant que c'était une épreuve physique.

 

Vous avez été le troisième et dernier chef de l'équipe rouge, qui a vécu un début d'aventure difficile. Avec le recul, comment expliquez-vous cette mauvaise passe et surtout le fait qu'il y ait autant de différence dans vos prestations entre les conforts et les immunités ?

 

Je ne l'explique pas trop en fait. C'est vrai que nous n'avons jamais perdu d'épreuve de confort et que l'on perd quatre immunités. Ce n'est pas lié à l'élimination de Victor. On le voit très bien, on, gagne dès après son départ. C'est un super aventurier, il n'y a pas de soucis, il aurait sûrement été très fort sur les épreuves mais, au final, nous n'avons pas trop eu l’occasion de voir ce qu'il valait.

 

Émilie s'est braquée, elle avait dit qu'elle s’opposerait à toute proposition de chef que l'on ferait mais l'erreur que l'on a faite, je pense, est de lui dire le nom de Chloé, sa pire ennemie, auquel elle s'est opposée. Finalement, Chloé a quand même été choisie par les autres chefs. Sur l'épreuve des radeaux, elle n'a rien pu faire et nous n'avons pas pu l'éliminer au conseil d'après car elle était protégée. Ce qui a entraînée le chute d’Émilie. Je ne dis pas que l'on aurait forcément sortie notre chef mais on aurait pu y réfléchir.

 

 

A titre plus personnel, comment avez-vous vécu cette expérience de chef ?

 

Le rôle de chef, pour moi, se ressentait sur les épreuves. Contrairement aux bleus, comme on peut le voir avec Maxime, sur le camp, chacun faisait ses tâches, personne ne commandait réellement. Donc je n'étais pas un chef commandant. Pour un choix de chef stratégique, on pensait que j'étais le plus polyvalent. Je suis plutôt rapide, agile. S'il faut réfléchir, je pense avoir une tête bien pleine quand même. C'était donc plus un choix stratégique qu'autre chose.

 

Spontanément, plusieurs mois après, quels sont les principaux souvenirs que vous gardez de cette belle aventure ?

 

Il y en a pleins. Des beaux, comme l'appel téléphonique. Comme aussi le dernier confort que l'on gagne à trois, qui nous a permis de passer un après midi à la cool, à manger et à se poser. Comme quand je suis deuxième de l'épreuve des bascules, avec une pression énorme car je venais d'être chef. Comme la belle victoire collective sur les flambeaux.

 

Des moins beaux aussi, comme la dernière immunité collective, où l'on a l'avantage. Même de revoir cela a été assez dur. On ne comprend pas. A une seconde près, on perd alors que l'on a de l'avance. En plus, c'était une épreuve très éprouvante donc c'est l'un des pires souvenirs.

 

Pour terminer, au moment de votre sortie, voyez-vous certains aventuriers avoir de vraies chances d'aller loin dans le jeu ?

 

Ce n'est pas forcément, pour moi, ceux qui se démarquent qui ont des chances d'aller loin dans l'aventure. Il y en a que l'on n'a pas beaucoup vus, qui sont discrets, qui ne font pas de vague, qui se cachent un peu derrière Béa ou Maxime. Cela ont des chances d'aller loin car on sait que ce jeu est stratégique.

 

D'autres se démarquent, je pense aux deux chefs qui sont très forts. Sans oublier Maud, comme on a pu le voir. Tout le monde a sa chance.

 

Merci beaucoup Alexandre pour votre disponibilité !

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Koh-Lanta : Frédéric évoque son parcours et ses deux départs de l'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Frédéric,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

A froid, quelques mois après votre participation à la vingtième saison de « Koh Lanta » sur TF1, quels souvenirs en gardez-vous spontanément ?

 

A froid, je garde de très bons souvenirs. J'ai tendance à oublier ce qui était un peu plus difficile, un peu plus négatif, je suis un peu comme cela dans la vie. Ce qui est positif, c'est que ce fut vraiment une charnière dans ma vie. Je voulais participer à cette émission depuis tellement d'années, je m'en étais fait des montagnes, je me disais que cela allait être extraordinaire et cela l'a été encore plus que ce que j'attendais.

 

Une très belle période avant, pendant et après.

 

Si l'on revient plus en détails sur votre aventure, vous avez eu la chance de revenir dans le jeu quelques heures seulement après votre première élimination, suite à l'abandon médical d'Aliséa. Le Frédéric de votre nouvelle entrée dans le jeu était il différent de celui du début de l'aventure ?

 

C'est différent, à deux titres. Déjà parce que, effectivement, lorsque l'on a la chance de revenir dans l'aventure, on n'appréhende pas cette dernière de la même façon. Et, comme je l'avais expliqué lors de ma première élimination, j'avais très mal supporté le voyage, l'isolement, je n'étais pas moi-même pendant les premiers jours de l'aventure. Quand je suis rentré, j'avais enfin pu être moi-même. Donc ce fut vraiment deux façons différentes pour moi.

 

Comment s'est passée la vie sur la camp des bleus ?

 

Au niveau jeu et stratégie, c'était un peu compliqué. Il y avait déjà des alliances de faites et je n'en faisais pas partie lorsque je suis revenu. Quant à la vie sociale sur le camp, j'ai trouvé cela très intéressant, on a eu des moments très très forts. Lorsque nous avons fait le feu pour la première fois ensemble, ce fut un moment de rêve. C'est le rêve de tout aventurier et nous l'avons réalisé collectivement, nous avons eu une telle montée d'adrénaline que c'est l'un de mes meilleurs souvenirs.

 

Pour l'anecdote, on vous a vu planter un bâton sur la plage pour en faire une horloge solaire. D'où vous est venue cette idée ?

 

Pour beaucoup de personnes, « Koh Lanta » est une aventure pragmatique, où il faut réfléchir beaucoup, ne pas prendre de risque, manger comme il faut. Mais, pour moi, c'est tellement une aventure de fou que c'est l'occasion de faire des choses folles. Cela ne me servait à rien mais c'est ça qui est rigolo, cela a amené un peu de folie dans un monde où tout est souvent terre à terre.

 

Faisons un bond dans votre aventure. Comment avez-vous vécu à titre plus personnel la diffusion des images de votre élimination ?

 

Ce fut assez particulier parce que je l'ai revécue chez des amis, chez Mohammed en l’occurrence, avec Maxime. Nous mangions ensemble avec cinq à six aventuriers. Ce n'était pas la même ambiance, nous avons pris cela avec humour. Au moment où je suis éliminé, je me suis levé, j'ai fait un salut et tout le monde m'a applaudi. Même Maxime. C'était vraiment une ambiance très conviviale.

 

Ce n'est pas pour ça que je ne lui en veux pas dans le cadre du jeu, je lui en voudrais toujours mais, dans la vie, les choses sont différentes.

 

Sur place, dans les heures qui ont précédé l'annonce, vous attendiez-vous vraiment à sortir ?

 

Quand les chefs sont partis, on ne savait pas qu'ils allaient aux ambassadeurs. On ne savait pas du tout que la réunion allait avoir lieu. On ne l'a compris que lorsque la bouteille est arrivée. J'étais alors persuadé que je serais éliminé. J'avais tenu tête à Maxime les jours précédents, je me doutais qu'il ne prendrait pas trop de risques à me garder. Disons que cela l'arrangeait bien que je parte car il savait que j'aurais fait partie d'une alliance autre que la sienne. Donc il a profité des ambassadeurs pour m'éliminer.

 

Je n'avais aucun doute de cela, j'avais, je pense, deux chances sur trois de sortir.

 

Par rapport aux arguments mis en avant, notamment votre côté stratège assumé, les avez-vous compris sur le coup ? Ou s'agissait-il davantage, selon vous, d'un prétexte ?

 

C'était une excuse. Maxime aurait dû dire la vérité, il aurait dû dire « Fred, je t'élimine car, après la réunification, tu vas monter une alliance contre moi étant donné que tu ne fais pas partie de la mienne ». J'aurais alors dit « d'accord, pas de problème, c'est vrai ». Mais trouver une excuse de stratégie assumée, c'est du pipeau. Tout le monde est stratège pour réussir dans « Koh Lanta » mais moins nombreux sont ceux qui l'assument.

 

Pourquoi ne pas dire la vérité ? C'est justement ça que je lui reproche, de ne pas avoir assumé sa stratégie. Je fais partie de ceux qui considèrent la stratégie comme un mérite aussi fort que la réussite dans les épreuves. On n'est pas encore beaucoup mais je crois que cela va augmenter au fur et à mesure des années.

 

A la place des trois chefs qui ont participé aux ambassadeurs, comment auriez-vous réagi ?

 

Si j'avais été ambassadeur, j'aurais, sans aucun scrupule, éliminé une personne de mon équipe. Mais, si j'avais été ambassadeur et chef, en ayant accepté la responsabilité de chef d'équipe, je n'aurais jamais pu mettre le nom de quelqu'un de ma tribu. Ce n'est pas du tout la même chose, quand on accepte la responsabilité, on accepte de prendre des risques pour son équipe. J'aurais été à la boule noire directement.

 

 

Chose nouvelle, la personne éliminée aux ambassadeur fait partie du jury final. Comment avez-vous vécu, à titre personnel, cette période d'une vingtaine de jours sur place ?

 

Je pensais effectivement rentrer chez moi. Quand j'ai appris que je faisais partie du jury final, j'étais hyper content. C'est une deuxième aventure qui a commencé, j'ai pu rencontrer un par un ceux qui sont sortis après moi et nouer des amitiés très fortes. Sans téléphone, sans télévision, à l'écart du monde, on se recentre sur soi-même. J'ai écrit 360 ou 380 pages de ce qui pourrait être un petit bouquin, ce que je ne m'étais jamais permis de faire dans la vie de tous les jours. Donc c'est vraiment une deuxième partie off, qui n'est pas diffusée à la caméra, c'est une aventure extraordinaire à vivre.

 

A ce stade là de l'aventure, qui sont les favoris du jeu selon vous ?

 

Je fonctionne à l'affinité. Je pense notamment à Cindy. Durant les 24 premières heures, j'avais bien accroché avec Cyril et Maud aussi. On avait l'intention, avec Cindy, de rejoindre les rouges pour s'en sortir avec eux. Donc c'était vraiment une question d'affinité plus que de mérite.

 

Pour terminer, si on prend un peu de hauteur, comparativement à votre vision avant de partir, qu'est-ce qui finalement aura été le plus dur sur place ?

 

Le plus dur, on s'en rend compte particulièrement quand on a des enfants, est non pas la faim, ni le manque de confort mais bien le manque de nouvelles des proches. Ce que les gens qui n'ont pas d'enfant ne peuvent absolument pas comprendre. C'est pour cela que, quand Nicolas ou Sophie ont un peu pété un câble en l'absence de nouvelles de leurs enfants, je les ai totalement compris. C'est totalement humain.

 

Ce fut un plaisir, Frédéric, d'échanger avec vous !

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Koh Lanta : Xavier se souvient de son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Xavier,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Quelques mois après votre élimination dans «  Koh Lanta, le combat des chefs  », quels souvenirs vous viennent spontanément à l'esprit  ?

 

Malgré tout ce qui a pu se passer, je voudrais mettre en avant ce phénomène de chance qu'est une participation à ce jeu. C'est ce qui me vient tout de suite à l'esprit, cette chance d'avoir été retenu. C'est une première chose, très positive bien sûr, quand on sait que je m'inscrivais depuis des années.

 

Au niveau de l'aventure en elle-même, j'ai réussi à tenir 17 jours. Au final, pas autant que je voulais car ma priorité absolue était d'aller en réunification. Qui va m'être «  interdite  » car je ne considère pas être entièrement fautif de ma sortie. Je dirais que l'on ne m'a pas autorisé à y aller. De l'eau a coulé sous les ponts depuis mais il y avait de l'amertume, de la colère, de la frustration, de la déception. Car je me dis ne pas avoir mal fait les choses mais que le résultat est ce qu'il est.

 

Donc de la chance mais aussi un mélange de frustration et de déception parce que tout n'a pas été comme je l'aurais voulu.

 

Avec le recul, comment expliquez-vous ce début d'aventure difficile pour l'équipe rouge, qui se retrouve en forte minorité aux portes de la réunification  ?

 

Au départ, sur le bateau, j'ai très vite lié une affinité avec Émilie d'un point de vue sportif parce que c'est une ancienne gymnaste, sport qui reste ma base. Elle avait également eu une discussion avec Victor, qui lui avait alors mis en avant ses compétences dans la survie. De fil en aiguille, en discutant rapidement, on s'est dit qu'il pourrait être bien de rentrer ensemble dans une équipe pour aller le plus loin possible.

 

Nous avions des compétences à faire valoir et c'est à ce titre que nous avons créé ce groupe d'affinité et non pas une alliance. J'insiste sur le fait que, à «  Koh Lanta  », on ne crée pas d'alliance ou de stratégie avant la réunification. Il faut d'abord créer une équipe forte et non pas une stratégie à risque. En l’occurrence, notre ami Victor s'est un petit peu trop manifesté verbalement, cela n'a pas aidé la suite de notre aventure. Les quatre autres aventuriers rouges se sont retrouvés à eux mêmes créer un petit groupe d'alliance pour protéger et emmener le plus loin possible Chloé.

 

On l'a vu lors d'un précédent épisode, lorsque l'équipe rouge n'est constituée plus que de quatre membres, la cohésion semble revenue et les prestations lors des épreuves s'améliorent. Typiquement, vous n'êtes pas passés loin d'éviter le conseil.

 

Tout à fait. On peut dire qu'à une demi seconde près, je ne serais pas en train de vous parler, du moins pas aussi tôt. C'est un fait sur l'immunité, nous avons sans doute été un peu en mode fébrilité, à ne pas y croire suffisamment. Alors que, la veille, dans l'épreuve de confort, nous avions fait preuve d'une relative maîtrise. Nous quatre, candidats à part entière, avions réussi à dominer le jeu.

 

Pour en revenir à des moments plus positifs, le coup de téléphone à vos proches fait sans doute partie des instants forts et marquants de votre aventure  ?

 

C'est un moment effectivement fort et marquant lorsque je le revois aujourd'hui, après coup. Parce que, sur le moment, ce fut plutôt compliqué. Le vainqueur du jeu avait le choix entre le riz et le coup de fil, dix jours seulement après le début. Un peu comme les Jaunes, j'avais mis en avant que le riz était une priorité, du fait de notre souffrance au quotidien. Je pensais qu'il fallait faire passer le corps avant l'éloignement de la famille. Peut-être aussi que je suis papa et non pas maman, que mes enfants sont relativement grands donc que j'ai moins de souffrance sur le côté petit enfance mais j'aurais préféré, à ce moment-là, le riz.

 

 

Toutefois, quand je regarde l'émission et quand je sais le bien que j'ai pu apporter aux membres de ma famille, qui m'ont dit que je les ai faits pleurer juste après l'appel dans mes réponses à Denis, j'ai marqué des points d'un point de vue sensibilité. Alors que je me sentais un peu plus décalé. Cette sincérité dans mes réponses à Denis est, du coup, ce que je retiens quelques mois après.

 

Parmi les nouveautés de cette vingtième saison, comme son nom l'indique, un combat entre chefs. Rôle que vous n'avez jamais occupé. Était-ce un choix  ? Est-ce un regret  ?

 

J'aurais aimé l'être, j'y aurais aspiré facilement, simplement pour l'aspect responsabilité de la chose. Mon côté un peu mature m'aurait peut être permis de prendre certaines décisions ou d'être peut-être un peu plus posé dans les phases finales du jeu. Comme j'ai d'ailleurs pu le montrer lorsque Alexandre, à peine intronisé, m'a donné l'opportunité de terminer le puzzle sur le jeu de la tortue. J'ai montré à chacun que j'étais à la hauteur à ce niveau-là.

 

J'aurais donc apprécié ce rôle mais, à partir du moment où Victor est évincé de l'équipe et que, dans la même soirée, on apprend la vraie cohésion-alliance des quatre autres contre Émilie et moi, je me suis dit que ce n'était pas nécessaire de me mettre en avant. Je me suis effacé pour que rien ne me soit reproché, surtout verbalement, moi qui suis sanguin. J'ai tourné ma langue dans ma bouche avant de parler, j'ai calmé le jeu pour passer à travers les gouttes, en espérant aussi que l'on n'aille pas trop souvent au conseil.

 

Mais, plus généralement, le problème vient du fait que nous avons eu une chef d'équipe, Émilie, qui n'était pas à la hauteur. Suivie de Chloé qui ne l'a pas été non plus. Quand on récupère Alexandre, c'est déjà trop tard. On ne pouvait compter plus que sur nous-mêmes. Il y a un phénomène de chance dans tout ça, même si l'équipe rouge a été décimée par des choix stratégiques visant à emmener Chloé. On ne peut pas refaire le jeu mais je pense que nous aurions eu plus de chance d'aller loin en gardant Émilie et Victor.

 

A ce stade-là de l'aventure, comment voyez-vous la suite du jeu  ? Des candidats, de votre point de vue, se détachent-ils plus que les autres  ?

 

Je dirais que les membres restant de l'équipe rouge ont le profil pour aller loin, d'un point de vue compétences. C'est indéniable. Comme je le fais assez durement en partant, le soir de mon élimination, je ne vais pas complètement leur souhaiter bonne chance. J'espère simplement qu'ils vont réussir à passer à travers les mailles du filet. Ce qui ne sera pas simple, à moins qu'ils remportent des immunités individuelles.

 

 

Sur le principe, les anciens rouges ont donc un vrai potentiel. Dans les autres équipes, même si je ne les maîtrise pas plus que cela, avec le visu que j'en ai, je verrais bien Brice et Aurélien aller loin. Ils sont un peu effacés mais ont de vraies compétences et, surtout, ils n'ont pas été trop trop forts. On le sait, dans «  Koh Lanta  », ce n'est jamais bon d'être trop fort, on le paye à un moment donné. Chez les filles, j'aimerais voir Chlo aller loin, je pense qu'elle en est capable.

 

D'un point de vue destin, je pense à Fred qui est sorti le premier jour, qui est revenu ensuite, qui est passé entre les gouttes. J'adorerais qu'il ait l'opportunité de prolonger.

 

Ce fut un plaisir, Xavier, d'échanger avec vous  !

Publié dans Télévision

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Laure Azan évoque sa chouette actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

Merci de nous consacrer du temps aujourd’hui. C’est un plaisir de pouvoir vous interviewer une nouvelle fois.

 

Vous êtes à l’affiche du spectacle « Paroxysme » au théâtre du Nord-Ouest. Comment présenteriez-vous cette pièce ?

C’est une pièce adaptée d’une nouvelle de Tchekhov, qu’il a rédigée en hommage à son ami Garchine, qui s’est suicidé à l’âge de 33 ans, parce qu’il était en profonde dépression,  malheureux de la misère du monde, et qu’il se sentait impuissant face à cela.

L’histoire qu’il y a derrière cette nouvelle est déjà chargée d’une idée très forte. Cette nouvelle est faite pour déranger, elle est politiquement incorrecte.

 

Sans tout en dévoiler, quels sont les thèmes principaux abordés ?

La prostitution et le suicide.

 

Quel est le personnage que vous êtes amenée à défendre ?

J’interprète une des prostituées, dans plusieurs maisons closes. Le personnage principal, jeune premier, étudiant, va être amené par ses amis à faire le tour de celles-ci.

Les personnages féminins évoluent dans ces cadres, prostituées ou patronne. Et, par la suite j’interprète une apparition, que l’on pourrait identifier comme la gente féminine.

 

Comment vous êtes-vous approprié ce personnage ? Avez-vous fait des lectures, vous êtes-vous inspirée de quelqu’un ou de quelque chose ?

Très peu de chose sont indiquées sur les personnages féminins. C’est donc aux comédiennes de créer une histoire à chaque personnage. Bien qu’il y ait quelques indications sur des réactions, c’est à nous d’imaginer, à partir du texte, la personnalité des personnages et leur histoire, leur vie.

Donc, oui, j’ai lu, regardé des films ou des séries, il y a plein de supports et d’histoires qui m’ont aidée.

 

Selon vous, qu’est-ce qui plaira au spectateur ?

L’érotisme. Le thème est sexy, la mise en scène et les costumes aussi. C’est une pièce durant laquelle on ne s’ennuie pas.

 

Ressentez-vous du stress ou de la hâte, à l’idée de jouer ce spectacle ?

Je dirais que c’est un mélange des deux, de l’excitation et du trac car c’est la première fois que je joue au théâtre. Je sais toutefois que ça va bien se passer. Nous avons peu de temps, pour mettre en scène et répéter, c’est évident que nous n’allons pas chômer !

 

Vous aurez des dates jusqu’à fin mai. Au-delà de celles-ci, aurez-vous envie de poursuivre cette aventure théâtrale ?

L’idée serait de se faire produire effectivement, pour prolonger la pièce, et qui sait, peut-être de l’emmener en tournée et dans des festivals.

 

Vous jouez en alternance. Est-ce que le fait de jouer à deux ce rôle vous apporte un truc en plus ?

Oui, ça m’a aidé dans les répétitions en particulier, car j’ai dû prendre le train en marche. Lorsque j’ai commencé, l’équipe répétait déjà depuis plusieurs semaines. L’autre comédienne a pu m’aider à trouver les ficelles du rôle, toute la mise en scène, les déplacements etc. C’était un vrai plus car la mise en scène a été créée et a évolué au fur et à mesure des répétitions. J’ai donc gagné du temps !

 

 

En parallèle de ces actualités sur les planches, quels sont vos autres projets ?

Récemment le long métrage «  De l’amour sous la haine ?  », dans lequel j’ai eu la chance de jouer le rôle principal, a été sélectionnés au FIFP Festival International de Film Panafricain de Cannes, du 17 au 21 avril 2019. Je suis très contente, c’était un très beau festival, très enrichissant durant lequel j’ai vu de beaux films et fait de belles rencontres. Et puis ça fait extrêmement plaisir de voir un film qui a été tourné dans des conditions peu évidentes et avec un budget restreint, recevoir des prix, comme celui que nous avons reçu au mois d’août à Los Angeles. C’est au-delà de nos espérances.

 

Comment définitivement inciter, en conclusion, les spectateurs à venir voir la pièce «  Paroxysme  » en mai ?

Si vous aimez les thèmes qui dérangent, l’érotisme, les mises en scènes travaillées, et la musique, ce ne sera que du bonheur. Nous sommes en train de travailler dur pour de belles surprises !

 

Merci à vous, j’ai été ravi de partager ce moment avec vous aujourd’hui.

Publié dans Théâtre, Télévision

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