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television

Hubert Roulleau évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hubert,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous  !

 

Vous êtes actuellement sur scène, en alternance, au Funambule Montmartre, avec la pièce «  Polar, comment écrire un polar suédois sans se fatiguer  ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

C'est une pièce complètement hybride, je n'ai pas vraiment de points de comparaison tellement elle est atypique. En gros, un metteur en scène et comédien extraordinaire, Marc Riso, que j'avais rencontré aux cours Simon, est tombé sur une BD suédoise du même nom. Celle ci est entrecoupée de petits tableaux pour mettre en scène les situations, ce que Marc a trouvé génial, au point d'en faire une pièce de théâtre.

 

On oscille entre la leçon d'écriture, en s'adressant au public, et le polar en lui-même, comme si nous menions vraiment l'enquête. On y retrouve l'inspecteur, la vieille dame, un peu les personnages caricaturaux des polars comme le vendeur de hot dog. On est vraiment dans les caricatures totales mais c'est très drôle. Je joue le rôle du boss de l'inspecteur, qui chapeaute un peu l'enquête.

 

C'est très chouette, les effets de mise en scène sont sympas, on passe d'une scène à une autre en quelques secondes. Personnellement, j'ai 18 changements de costumes. Il y a aussi des chorégraphies, c'est complètement barré. Le public participe un peu également.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage  ? Comment le décririez-vous  ?

 

Il est grossier, il est sans compassion, il est sale. On est vraiment dans la caricature et, pour le coup, c'est un vrai rôle de composition. Vu qu'il s'agit d'une caricature, il faut vraiment le construire dans les grosses lignes. Mais c'est rigolo à jouer.

 

Selon les retours que vous avez pu avoir des spectateurs, qu'est ce qui leur a plu  ?

 

L'originalité. Généralement, les gens sortent en se disant qu'ils n'ont jamais vu cela ailleurs. Il y a un côté assez jouissif dans cet enchaînement de petites scénettes et d'intrigues qui se faufilent au fur et à mesure. Du coup, les spectateurs se laissent porter.

 

En parallèle, vous êtes en phase de développement et d'écriture d'une web série, pour un premier tournage espéré cet été, «  Casting sauvage  ». Comment présenter ce projet  ?

 

C'est un format court, 3 minutes, avec un côté hyper efficace. En m'inspirant de ma vie, l'exercice du casting est, je pense, l'une des choses les plus ridicules que j'ai pu vivre. Je me suis parfois retrouvé dans des situations très surprenantes, notamment pour les castings pub.

 

Dans les 30 premières secondes, un producteur donne une mission à un directeur de casting et à un réalisateur. Mais les deux sont très mauvais, ils vont développer des suites de classique absurdes et en organiser le casting.

 

 

Où en êtes-vous dans le développement  ? Quelles sont les prochaines étapes espérées  ?

 

Au début ! J'espère pouvoir décliner le concept sur une cinquantaine d'épisodes. Il faut à chaque fois trouver une originalité, ce que je m'efforce à faire.

 

L'objectif, dans un premier temps, est d'écrire une dizaine d'épisodes bien différents, mais avec le même esprit et la même structure autour du producteur, le directeur et le réalisateur, et d'essayer d'en tourner idéalement trois d'ici la fin du mois d'août. C'est l'objectif affiché et on va faire le maximum pour. J'ai envie en tout cas d'en faire un pilote pour l'envoyer aux producteurs intéressés.

 

Toujours à l'image, on a pu vous voir récemment sur France 3, dans deux épisodes de la série «  Crimes parfaits  », aux côtés notamment d'Isabelle Otero. Quels souvenirs gardez-vous de ces tournages  ?

 

Un souvenir absolument extraordinaire. Je connaissais le réalisateur, Emmanuel Rigaut, avec qui je m'entends très bien, avec qui j'adore tourner. J'apprécie sa manière de faire, il est très précis, très méticuleux, très organisé. Il a une préparation qui est extraordinaire et il nous met dans les meilleures conditions.

 

Tourner sur la Côte d'Azur en octobre est toujours agréable. L'équipe était vraiment sympa. Avec Isabelle, ça s'est vraiment super bien passé. L'entente était très bonne, nous avions trouvé notre équilibre. Cela passait par des échanges de textes, des adaptations de scènes pour qu'elles soient encore plus efficaces selon nous. Une super script nous a aidé dans ce sens. Nous nous sommes beaucoup amusés, avec une vraie recherche. 

 

La production et France 3 sont très contents de ces deux épisodes d'un point de vue artistique. Les audiences ont été excellentes, du coup je pense qu'ils veulent reconduire le duo sur deux nouveaux épisodes. Ce n'est pas signé, ce n'est pas acté mais, normalement, début 2020, il devrait y avoir une suite.

 

Enfin, vous aviez tourné dans «  Meurtre à Brides les Bains  », toujours pour France 3. Un nouveau tournage, dans la même région, est programmé pour la fin de l'été.

 

On repart en tournage avec Line Renaud, Patrick Catalifo, toujours en Savoie mais cette fois ci un peu plus haut.  Cela s'appellera «  Meurtre dans les trois vallées  ». Ça va être super  !

 

Merci Hubert pour toutes vos réponses  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Caroline Anglade évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

C'est un plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange.

 

Vous avez une belle et riche actualité en ce moment. Prochainement sera diffusé le premier long métrage produit par Netflix, «  La grande classe  ». Très simplement, comment le présenteriez-vous  ?

 

C'est réalisé par Julien War et Rémy Four, qui sont aussi les co-auteurs. Des anciens lycéens se retrouvent quinze à vingt ans après et les anciennes querelles de l'époque ressurgissent. On y voit notamment que l'on ne se dégage jamais totalement de ses tares ni de ce que l'on a été.

 

Cette comédie est pleine de scènes très drôles. Je joue Linda, je suis l'ancienne petite peste du lycée, qui était amoureuse transie d'un garçon qu'elle retrouve. Elle va vouloir revivre sa passion de l'époque mais il va y avoir un chamboulement... On va découvrir que la fille mignonne qui se la jouait à l'époque n'a pas forcément beaucoup changé.

 

A titre plus personnel, avez-vous déjà été amenée à vivre pareille situation de retrouvailles d'anciens camarades  ? Le cas échéant, cela vous a-t-il aidé pour ce rôle  ?

 

Je n'ai pas forcément travaillé le rôle comme cela. Pour autant, j'ai retrouvé avec ma meilleure amie, il y a quelques années dans un bar, une dizaine d'anciens camarades de CE2. C'était marrant. On a échangé de vieux souvenirs et ce qu’on avait gardé de cette époque.

 

Je m'aperçois que l'on oublie les noms de ses collègues de lycée, même de collège mais, souvent, qu'on se souvient de ceux de l'école primaire. Ce qui est mon cas. C'est assez marrant. Je me souviens de chaque nom de famille, comme les noms de mes professeurs d’ailleurs.

 

Au delà de l'aspect nouveauté de cette première production, qu'est ce qui pourra attirer dans ce programme  ?

 

Je pense que l'on a tous une nostalgie de l'époque, de l'école. Je trouve que c'est marrant de faire comme cela des petits retours dans le passé. Pour toute une génération de trentenaires, quarantenaires, regarder d'anciens élèves se retrouver dans leur ancien lycée pourrait plaire.

 

Au delà de l'histoire même, je pense que ce casting très intéressant peut attirer. Je suis entourée de Jérôme Niel, Ludovik, Nicolas Berno, très connus sur Youtube, mais aussi Joséphine Drai, Claire Tran, Lætitia Chambon, Marc Rizo, Johanna Dionnet, Romain Lancry, Nicolas Lumbreras qui viennent un peu plus du théâtre et du cinéma. Bref, un casting divers et varié qui va séduire plein de générations et de supports différents. J'ai hâte de voir le résultat en tout cas.

 

 

En parallèle, vous serez à l'affiche de «  Divorce Club  », le prochain long métrage de Michael Youn. Sans tout en dévoiler, que pouvez-vous déjà nous en dire  ?

 

Cela parle d'un homme, interprété par Arnaud Ducret, qui va se faire lourder de façon un peu brutale par sa copine et qui, du coup, va se retrouver seul. Il va alors retomber sur un ancien coloc, joué par François-Xavier Demaison, avec lequel il avait beaucoup ri et partagé une époque de folie. Celui-ci va lui proposer de venir habiter chez lui. Ils vont alors reformer un peu leur duo. Le personnage de François-Xavier va ainsi avoir l'idée de créer un Divorce Club, qui organisera de grandes réunions avec tous les gens qui se sont faits quitter et qui en souffrent. Plutôt que de pleurer sur leur sort et de se plaindre, ils vont fêter la séparation.

 

Jusqu'au jour où le personnage d'Arnaud rencontrera une fille, ce qui va bouleverser tout ça, notamment sa relation avec son colocataire. Je joue justement ce nouveau coup de cœur.

 

C'est une comédie vraiment très drôle qui tire aussi vers la comédie romantique. Parce qu'il y a le parallèle entre cette vraie histoire d'amour et ce Divorce Club, où tout part en vrille. C'est très très drôle, avec de superbes sketchs. Une très belle distribution est à noter. En plus de ceux déjà cités, ajoutons Audrey Fleurot, Grégoire Bonnet, Youssef Hajdi, Frédérique Bel. Donc ça va partir dans tous les sens et je pense que ça va être chouette. J’ai hâte de vous le présenter.

 

Nous venons d'évoquer deux longs métrages, un pour le petit écran, un autre pour le cinéma. En termes de méthodologie, vous adaptez-vous en fonction du support  ? Ou restez-vous assez classique et standard  ?

 

Je crois que je me prépare de la même façon, peu importe le support. Je lis d'abord à plusieurs reprises le scénario, pour comprendre le personnage, pour le faire évoluer dans ma tête. Ensuite, selon les difficultés que le rôle va m'apporter, ma méthode peut légèrement différer.

 

A présent, j'ai tendance à préparer encore plus mes rôles en amont et à me faire une sorte de topo sur le passif. Je le fantasme, je m'en fais ma propre histoire, en plus des informations du scénario.

 

Afin que, lorsque j'arrive sur le tournage, je sache qui ils sont, comment ils ont vécu, ce qui fait que, aujourd'hui, ils en sont là. Pour rentrer directement dans leur vie à ce moment-là de l'histoire. J'ai fait beaucoup de séances de travail comme cela, notamment avec Julie de Bona, pour «  Une mère sous influence  ». Nous avions beaucoup travaillé en amont la relation entre nos deux personnages. Cela m'a donné envie de m'orienter encore plus dans ce sens pour l'avenir car j'étais arrivée chargée de quelque chose sur le plateau. J'ai trouvé hyper intéressant d'avoir déjà décortiqué le personnage pour lui donner une dimension supplémentaire.

 

Je travail avec le réalisateur ou la réalisatrice qui ont eux aussi une vision bien claire de ce qu'ils souhaitent. Si, en plus, ils sont à l'écoute, c'est l'occasion de faire grandir encore plus notre imagination.

 

 

Par ailleurs, vous finirez le 26 mai prochain le tournage d'une mini série en 6x52 minutes, «  Pour Sarah  », qui sera diffusée sur TF1. De quoi s'agira-t-il  ?

 

C'est réalisé par Frédéric Berthe et c'est l'adaptation d'une série québecoise, elle même adaptée d'une histoire vraie. Sur l'accident de deux adolescents et sur l'enquête associée. En fait, deux adolescents prennent la route, ont un grave accident, tombent tous les deux dans le coma et la jeune fille, elle, a malheureusement beaucoup plus de complications. Une enquête est menée mais, au delà, ce sont aussi les dommages collatéraux autours de cette histoire qui sont évoqués.

 

Comment deux ados, qui sont amis, et leurs familles, elles aussi amies, vont se disloquer à la suite de cette histoire  ? Comment des meilleurs amis, tout d'un coup, pour défendre leur progéniture, vont se séparer  ? J'ai aimé aussi cette partie là, où les dommages associés poussent les gens à devenir ennemis. J’espère ne jamais être confrontée à cela.

 

C'est assez sombre mais très intéressant. J'ai eu la chance de tomber sur une équipe incroyable. Je pense notamment à Thomas Jouannet, l'un des deux papas dans l'histoire. Je joue sa compagne, la belle mère de l'enfant. J'ai dû me créer ma propre histoire avec ce dernier, ce n'est pas mon fils mais je l'aime tel quel. Ma rencontre avec Thomas fut magnifique, c'est quelqu'un de très généreux et de très rieur. Ce qui nous a permis de désamorcer des scènes pas évidentes à jouer. Il y aussi Audrey Dana, Francois-Xavier Demaison dans le rôle des parents, Aure Atika, Frédérique Bel, Bruno Sanchez et un superbe casting de jeunes gens dont Eden Ducourant et Clement Rémiens qui sont formidables !

 

 

Nous évoquions précédemment votre préparation. Justement, avez-vous regardé la série diffusée outre manche  ?

 

J'ai préféré, comme tous mes collègues je crois, ne pas regarder cette série pour ne pas être influencée par des personnages déjà existants. Nous nous sommes davantage reposés sur le scénario et sur l'histoire. Pour ne pas faire de copier coller, j'ai préféré rester neutre et en donner ma propre interprétation. Peut-être que, lorsque le tournage sera terminé, j'aurai la curiosité de regarder.

 

En tout cas, je me suis bien préparée pour ce joli rôle. On découvrira plus tard que mon personnage a du mal à avoir ses propres enfants, elle a donc un dilemme en plus dans sa vie. Ce qui l'oblige à devoir tout gérer en même temps.

 

Enfin, deux tournages sont prévus, un en juin, l'autre en août. Voulez-vous déjà nous en parler  ?

 

«  Tout simplement noir  » sera tourné en juin, de Jean Pascal Zadi et John Waxxx. Ce film évoque sur fond de comédie, la place des noirs dans notre société. En l'occurrence, JP n'en est pas du tout content et, du coup, va vouloir créer une marche avec toute sa « communauté » pour faire bouger les choses.

 

Il va alors faire appel à tous les noirs un peu connus en France pour pouvoir se faire entendre ! C’est sur fond de comédie que ce sujet de société est traité, avec du contenu certes mais beaucoup d'autodérision aussi. Je jouerai la femme de Jean-Pascal Zadi, qui va tenter de lui remettre les idées au clair et de le calmer dans sa frénésie de défendre sa place à tout prix. Ça va remettre en question leur couple. J’ai énormément ri en lisant le scénario et il y a un casting assez fou, Jean-Pascal Zadi, Fary, Tahar Rahim, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Aissa Maiga, Leila Bekti, Fabrice Eboué, Jonathan Cohen, … entre autres.

 

Et à la rentrée, nous commencerons le tournage de « La Scala » de Bruno Chiche. Un très joli film sur la relation entre un père et son fils dans le monde de la musique classique.

 

 

En conclusion, si l'opportunité se présente, avez-vous l'envie de revenir sur les planches  ?

 

Oui, tout à fait. J'ai un projet qui me tient à cœur. Nous essayons actuellement de monter «  Les survivants  » d'Alain Teulié, mise en scène d'Aline Gaillot, où je jouerais avec Soufiane Guerrab. Il faut trouver le théâtre et la programmation adéquats. Nous travaillons dessus. Je rêve que cette pièce se monte parce que la scène me manque beaucoup depuis deux ans.

 

Merci Caroline pour toutes vos réponses  !

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Adeline Zarudiansky nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Adeline,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

Vous êtes actuellement à l'affiche de la comédie « Jamais le deuxième soir » qui se joue au théâtre Le République, Comment la présenteriez-vous ?

 

C'est une comédie à trois personnages. Mirabelle, que j'interprète, est une jeune femme très déçue par les hommes qu'elle rencontre, auxquels elle s'attache très vite mais qui la larguent juste après avoir couché avec elle. Quand la pièce commence elle vient justement de se faire quitter une fois de plus par un garçon qu’elle aimait bien et avec qui elle était seulement depuis douze jours.

 

Elle appelle donc à la rescousse sa meilleure amie, Cynthia, avec qui elle décide de se venger et de s'inscrire sur un site de rencontre, afin d'appâter les hommes et de faire comme eux, les larguer après avoir couché avec. Elle y rencontre Lorenzo, le cliché de l'italien dragueur et séducteur, qui lui fait son grand jeu d'italiano-romantico mais qui, contrairement à ses attentes, refuse de coucher avec elle le premier soir. Mirabelle se fait donc prendre à son propre jeu. Elle essaie alors de tout faire pour qu'il cède, à l'aide de Cynthia qui a plus d'un tour dans son sac…

 

C’est une comédie haute en couleurs et en rebondissements où les femmes s'amusent à inverser les rôles et à prendre le pouvoir, du moins à essayer…

 

 

Cette pièce tourne depuis deux ans. Du coup, comment avez-vous procédé pour vous approprier votre personnage  ?

 

Il faut dire que je connais déjà la pièce, ses auteurs et ses comédiennes qui jouent en alternance depuis 2 ans. Je suis allée les voir jouer plusieurs fois, j'ai donc répété en m'inspirant de leur jeu, tout en apportant ma touche personnelle.

 

Après quelques jours dans la peau du personnage, comment vous sentez-vous  ? Avez-vous déjà digéré toutes les attentes  ?

 

Je me sens bien, l'entente est très bonne avec mes différents partenaires. La complicité est là. J'ai l'habitude de rejoindre des aventures et des équipes en cours et je me sens à l'aise et bien intégrée. Je m'amuse déjà beaucoup.

 

En parallèle, dans un autre registre, vous venez de tourner à Montpellier pour «  Un Si Grand Soleil  », où votre personnage de Julia Rumi arrivera à l'antenne en juillet. Que dire sur cette autre aventure  artistique  ?

 

J'ai eu en effet le plaisir de tourner 5 jours dans la quotidienne de France 2 : UN SI GRAND SOLEIL. Mon personnage, pour l'instant, n'est pas récurrent mais il pourra peut-être le devenir si les retours sont positifs. Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que je ne joue pas une gentille…

 

 

J’ai adoré tourner avec les équipes de France Télévisions qui sont vraiment super. L'ambiance est top, C'est une grosse machinerie très bien huilée. Les studios sont gigantesques et plusieurs équipes de réalisateurs différents se relayent. Il faut alors vraiment bien connaître son personnage pour rester dans une certaine cohérence d'une session de tournage à l'autre.

 

En complément de ces deux actualités, quels sont vos autres projets en ce moment  ?

 

J'ai tourné un pilote d'une série : JEUX DE MAINS, dans laquelle je joue une braqueuse et que l'on souhaite vendre à OCS.

 

 

En parallèle, j'ai intégré l'équipe de «  Gang of Paname  », une bande de comédiens qui se sont tous rencontrés sur la série «  Le Bazar de la charité  », qui sera prochainement diffusée sur TF1. Ils se sont inspirés de leurs personnages de gangsters de 1900 pour en développer leur propre web série. J'y joue un membre de leur gang, une sorte de Casque d'Or, qui tient la maison close qu'ils aiment fréquenter. Pour l'instant, nous sommes visibles sur Instagram et travaillons à d'autres développements.

 

 

Et, surtout, je prépare mon seule en scène, mon one woman show Un show case aura lieu à la rentrée au Mélo d'Amélie.

 

Merci Adeline pour votre disponibilité  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marie Catrix évoque Morgane, son personnage dans Demain Nous Appartient

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous  !

 

Vous interprétez Morgane, depuis quelques mois, dans la série à succès de TF1 «  Demain Nous Appartient  ». Après de nombreuses semaines de tournage et d'immersion dans ce programme, comment présenteriez-vous à présent votre personnage  ?

 

On a évidemment compris que c'est une femme transgenre, mais ce n'est pas seulement cela qui la définie, même si ce changement d’identité a son importance. Je pense aussi que ce que l'on choisit de faire dans la vie, exprime certains traits de notre personnalité. Morgane est infirmière, c'est une personne bienveillante qui aime prendre soin des autres, qui est à l'écoute. Elle est aussi douce et entière.

 

Elle a quand même passé des périodes très compliquées, ce n'est pas rien de changer son identité physique. Elle a subi beaucoup de malveillance et d’agressions verbales et physiques. Elle a dû dépasser cela mais elle a aussi eu l'envie, elle le dit, de se suicider. Elle est d’abord «  rentrée dans le rang  ». Elle s’est donc mariée mais avec une femme qu'elle a vraiment aimée. Je la trouve courageuse d'avoir été jusqu'au bout par la suite. Elle s'est battue pour être vraiment en accord avec ce qu'elle sentait être au plus profond d’elle-même.

 

C’est une personne qui n'aime pas le conflit. Elle se retrouve au milieu de certaines intrigues à essayer de soutenir et de tempérer. Morgane n'a pas de méchanceté en elle, elle a un bon fond. Mais elle a aussi sa part de complexité, comme chacun de nous. Ce qui laisse aussi de l’amplitude pour les auteurs de présenter différents aspects de sa personnalité dans de futures intrigues !

 

Pour vous approprier le rôle, des sources particulières d'inspiration vous ont-elles aidées  ?

 

Ma timidité fait que je n'ai pas osé, réellement, aller rencontrer des femmes transgenres. En revanche, c'est assez drôle d'ailleurs, lorsque j'ai reçu la réponse positive du casting, le soir-même, j'étais chez mes parents à Dunkerque, nous regardions «  C à vous  » et Inès Rau était leur invitée. C'est une playmate, transgenre, j'avais donc écouté attentivement son témoignage. Je me suis aussi renseignée, par la suite, sur elle, sur son parcours.

 

J'ai aussi régulièrement consulté un site belge sur lequel je suis tombée par hasard lors de mes recherches (http://www.infotransgenre.be) et qui explique beaucoup de choses, notamment sur la vie quotidienne: santé, famille, sexualité, traitement hormonal et même sur les opérations. On y apprend aussi qu’une transition ne signifie pas forcément un changement d’orientation sexuelle. Je ne suis donc pas surprise que mon personnage soit finalement sensible à Sandrine. Sur ce site, les difficultés qui peuvent être rencontrées, par exemple lors de l'annonce à la famille, sont également évoquées.

 

A titre plus personnel, véhiculer des messages aussi forts, aussi poignants, à un public aussi large doit être, on l'imagine, une fierté  ?

 

Complètement ! Je suis fière et honorée de porter ce message. La société doit évoluer et la partie n’est pas encore gagnée. J’espère que ce personnage permettra de contribuer à une meilleure acceptation des personnes transgenres au sein de la société. Je ne me rendais pas forcément compte de l’influence que la série pouvait avoir. J'ai plutôt eu des bons retours donc, du coup, j'étais contente de mon travail.

 

 

En tout cas, ça me ferait vraiment plaisir de rencontrer des personnes de cette communauté. Je crois d'ailleurs que Juliette Tresanini, ma partenaire sur la série, connaît plutôt bien la communauté LGBT, elle a même mis un joli post il y a quelques jours, une belle photo de la série où on s'embrasse, pour la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Je suis fière aussi de porter ce projet avec elle.

 

Face au rythme soutenu sur le tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont  ?

 

Pour l'instant, je n'ai pas encore le rythme effréné qu'ont certains personnages, notamment tous ceux qui travaillent au commissariat. Même si, finalement, je trouve que c'est un bon exercice. J'aime lire mes textes plusieurs fois en amont, je les apprends très vite. Il me plaît ensuite de les laisser mûrir pour imaginer ce qui peut se passer dans la scène. Même si cela est aussi en réaction avec le partenaire et ce que va demander le réalisateur. J’aime bien savoir mon texte pour être libre sur le plateau.

 

Et je fais du sport. C’est important pour la forme physique et mentale!

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre de nouvelles thématiques  ?

 

A la fois, j’adore me laisser guider. Les auteurs sont tellement doués en termes d’imagination. J’espère avoir de belles surprises prochainement ! Après, avec Juliette, nous aimerions, un moment donné, aborder des choses un peu plus légères, avec des touches d'humour. Elle est pas mal dans l'ironie, notamment dans ses vidéos sur Youtube.

 

 

Elle y aborde aussi beaucoup le féminisme avec son conjoint Paul Lapierre avec qui ils ont réalisé une superbe série Youtube, que je recommande et qui s’appelle «  Martin sexe faible  ». J’ai, de mon côté, tourné dans un court métrage sur le même thème pour le Festival Nikon, «  Je suis au Poil  » réalisé par Adeline Anfray, autre figure féministe, qui a aussi sorti son premier livre chez La Musardine, «  Toutes des Salopes  ». Donc, s'il y avait une thématique à retenir, je pense qu’il serait intéressant d’aller vers cela, en plus de l'humour. Mais aussi peut-être aller plus loin dans le thème de la transphobie.

 

A titre plus personnel, je suis également touchée par des sujets comme l’écologie (le recyclage, la surconsommation..) et l’éducation (aussi bien des bébés que des jeunes enfants). En le disant, je me rends compte d’ailleurs à quel point les deux sont liés! Affaire à suivre !

 

Merci Marie pour votre disponibilité  !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Mohamed évoque ses 31 jours d'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mohamed,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

Vous avez été éliminé au soir du 31è jour d'aventure de cette saison de « Koh Lanta ». A titre plus personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de l'épisode de votre départ  ?

 

Cela m'a permis d'évacuer le reste de déception qu'il me restait. Je savais que ça allait arriver, que mon tour viendrait. J'étais préparé, j'étais prêt à regarder cet épisode 11. Donc cela m'a presque fait du bien, ce fut un petit ouf de soulagement car j'avais malgré tout quelques appréhensions.

 

A froid, dans quel état esprit d'esprit êtes-vous ? Reste-t-il de la déception de ne pas être allé encore plus loin dans le jeu ? Ou retenez-vous surtout votre beau parcours ?

 

Je dirais que c'est un mix des deux. Je suis fier d'avoir fait cette aventure et fier d'avoir tenu 31 jours. Mais je suis un compétiteur donc, forcément, il reste un petit regret de ne pas être allé plus loin car je pense que j'en avais les moyens. J'avais, je crois, un boulevard pour aller en finale. Mais ce ne fut pas le cas. C'est aussi ça, « Koh Lanta ».

 

Justement, selon vous, quelles raisons expliquent que ce boulevard que vous évoquez se soit refermé devant vous ?

 

C'est notamment ce qui s'est passé avec le courrier. Il faut aussi prendre en compte beaucoup de facteurs. Cela faisait 31 jours que je ne mangeais pas. J'ai perdu 14 kilos, je suis le seul à avoir eu quasiment 0 confort, j'étais vraiment dans le dur et, même si je ne le disais pas tous les jours, je souffrais de la faim.

 

Aujourd'hui, c'est facile de dire que j'aurais pu faire ci ou ça mais, sur le moment présent, j'étais à bout. Dans cette aventure, tous les sentiments sont décuplés. Donc, oui, il reste des petits regrets.

 

Si l'on revient plus en détails sur votre élimination, on peut imaginer la surprise que ce fut pour tout le monde de voir Cyril présenter son collier d’immunité ?

 

Clairement, tout le monde était surpris et sous le choc. Ça se voit sur les visages. On a vu Clo pleurer, Nicolas être sans voix... Personne ne s'imaginait que Cyril avait un collier. Moi le premier.

 

Dès qu'il a sorti son collier, j'ai réalisé que c'est moi qui sortirait. J'ai repensé à l’altercation que l'on avait eue et j'ai commencé à accuser le coup. Je me suis dit rapidement que c'est le jeu et qu'il fallait l'accepter.

 

De façon plus générale, quels principaux souvenirs gardez-vous de votre aventure ?

 

En premier, je pense à quelque chose qui ne m'a pas rempli le ventre, notre victoire avec les bleus sur un confort qui nous avait permis de visiter l'école des enfants fidjiens. J'avais certes besoin de manger à ce moment là mais ce fut un moment très fort émotionnellement, qui m'avait fait beaucoup de bien au moral quand même. Je m'étais rempli le cœur, cela m'avait permis de me re-booster. Voir tous ces enfants m'avaient rappeler les miens. Ils s'étaient collés contre moi, c'était très fort.

 

Je pense aussi au collier que j'ai gagné sur une épreuve d'immunité. Lorsque je suis passé sous le rondin de bois, personne n'aurait misé sur moi, du fait de mon gabarit. Ce fut une grosse satisfaction personnelle.

 

 

On le sait, les journées peuvent être parfois longues sur le camp, surtout le ventre vide. Quels ont été du coup vos moteurs pour tenir aussi longtemps dans le jeu ?

 

Tous les soirs, je souffrais avant de dormir car j'avais très faim. Mais je me disais que, quelques semaines après, je retrouverais la vie réelle, j'aurais une assiette pleine. Je pensais, à contrario, à tous ces gens qui sont dans le besoin toute l'année, qui sont dans une situation de famine extrême, qui n'ont rien. Cela me permettait de tenir le choc et d'avancer. Je positivais, pour tenir, jour après jour.

 

Les portraits l'ont montré, vous êtes père de famille et chef d'entreprise. Ce rapport à la nourriture a-t-il impliqué quelques changements dans votre vie personnelle depuis votre retour ?

 

Clairement, je suis devenu un anti gaspilleur. J'en fait une obsession dès fois, c'est devenu presque maladif. Je dis à ma femme de ne rien jeter, je suis capable de manger le plat trois jours de suite s'il le faut. Je réchauffe le lendemain, je réchauffe le surlendemain, je n'ai plus envie de gâcher de la nourriture. J'ai tellement souffert de ce manque que je me dis que je n'ai plus le droit de gaspiller.

 

Dans mon restaurant, cela s'est aussi ressenti. Je suis tout le temps derrière mes cuisinier à vérifier les assiettes, les gaspillages alimentaires dans la cuisine aussi. C'est la première leçon que j'ai apprise sur l'île.

 

Par ailleurs, comme je l'avais dit dans le portrait, je n'ai plus de contact avec mon père depuis bientôt dix ans. Je faisais aussi « Koh Lanta » pour ça. Depuis, mon papa a essayé de reprendre contact avec moi via quelqu'un de la famille. Mon père m'a découvert dans ce jeu, il est fier de ce que je suis devenu semble-t-il et il aimerait renouer le lien. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai pas encore rétabli le contact, je préfère attendre que la diffusion se finisse pour sortir de ma bulle. Mais je pense que je vais réussir à faire l'effort par la suite. C'est là la deuxième leçon de vie pour moi.

 

Dans les jours qui suivent l'élimination, en attendant le conseil ultime, tous les aventuriers éliminés vivent dans la résidence du jury final. Comment ça se passe sur place ?

 

Je suis passé par deux phases. D'abord, un gros ouf, j'ai eu besoin de me reposer, de manger car ce n'était plus possible autrement. Bizarrement, on pourrait presque parler d'un soulagement sur ces deux premiers jours. Ensuite, dans un second temps, j'ai connu quelques regrets, me disant qu'il ne restait plus grand chose, que j'aurais pu continuer, que j'aurais pu être plus fort. Mais je pense que c'est le fait de manger et d'être de nouveau bien physiquement qui font dire que l'on aurait pu aller plus loin.

 

Au moment de votre sortie, quels aventuriers vous semblent favoris ?

 

Steeve a un profil similaire au mien, avec simplement quelques années d'écart. On avait tous les deux un capital sympathie assez important dans l'émission, nous n'étions jamais en danger. Lui a, en plus, un collier d'immunité. Je le vois aller loin, je pense qu'il en a les moyens.

 

Je vois Cindy aller loin aussi, elle est très forte en stratégie et elle a un collier, ce qui est très important à ce stade-là du jeu.

 

Merci Mohamed pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Aurélie Bargème évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurélie,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

Il y a quelques jours a été diffusé sur TF1 l'épisode de «  Joséphine, Ange Gardien  » un peu spécial, en ambiance western, que vous aviez proposé, coécrit et dans lequel vous avez joué. Avoir autant de casquettes en même temps fut une première pour vous. A froid, quels souvenirs en gardez-vous ?

 

D'abord, le souvenir d'un tournage absolument exceptionnel, sur les terres de Sergio Leone, là où Audiard a tourné «  Les Frères Sisters  ». Donc une ambiance incroyable, complètement désertique, c'était absolument dingue. Beaucoup de cohésion entre les comédiens, nous avions l'impression d'être des enfants en train de jouer aux cow-boys et aux indiens. C'était formidable.

 

Ensuite, l'écriture a été extrêmement intéressante parce que c'est compliqué d'écrire un «  Joséphine, Ange Gardien  », beaucoup plus qu'il n'y paraît. Il faut plaire aux parents et aux enfants, il faut aborder de vraies thématiques tout en restant très politiquement correct. Cela a été un processus long, d'un an et demi. J'ai découvert le plaisir de la co-écriture avec Virginie Parietti, grâce à laquelle j'ai vraiment beaucoup appris. Donc c'était tout à fait passionnant.

 

Enfin, quel plaisir de proposer quelque chose qui sort de l'ordinaire, et de le voir diffuser en prime time sur TF1, en intéressant 4,4 millions de téléspectateurs ! Et tout a commencé sur un coin de la table du salon… Donc, vraiment, je ne retire que le meilleur. Après, il y a eu des moments un peu compliqués, dans les relations entre les différents interlocuteurs : auteurs, producteur, chaîne. Beaucoup d’allers-retours, de péripéties. Mais, pour moi, cela a surtout été un énorme apprentissage de ce qu'est le métier de scénariste à la télévision. On se fait beaucoup de fantasmes mais, finalement, la réalité n'est pas simple. La position du scénariste en France n'est pas du tout la même qu'aux États-Unis, elle est beaucoup moins valorisée.

 

J'ai beaucoup appris aussi sur l'écriture, en pratique, ce qui est absolument génial. Donc que du bon... :)

 

Vous évoquiez ce long processus de co-écriture. Avez-vous eu des sources particulières d'inspiration  ? Notamment en lien avec le côté western.

 

Bien sûr  ! J'ai regardé des tonnes de westerns, j'ai relu plein de «  Lucky Luke  » parce que, dans «  Joséphine, Ange Gardien  », il y a de la comédie. C'est donc important de mettre des personnages qui sont un peu hauts en couleurs pour retrouver les codes. Quand on travaille sur une écriture de genre comme celle-ci, c'est nécessaire. Il faut les identifier pour pouvoir les placer de façon intelligente.

 

Ce goût pour l'écriture se prolonge. Vous sortez d'une résidence pour «  Mauvaises filles  », une nouvelle pièce de théâtre dont vous êtes l’auteur, qui sera proposée au Festival d'Avignon en juillet. Pour poser un peu le cadre, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

Cela se passe au début des années 2000. C’est l'histoire de Maud, une jeune femme qui a une vie un peu étriquée. Elle vit sous la coupe de sa mère autoritaire et a un boulot sans intérêt à la Poste. Un jour, elle tombe sur une lettre qui s'est perdue au courrier, qui date de 1989 et qui a été écrite en Irlande par une religieuse dans un couvent. Cette lettre annonce à Chris Roberts, habitant aux États-Unis, qu'il a été adopté.

 

Maud, avec l'aide de sa meilleure copine Vava, décide de retrouver cet homme, pour lui révéler la vérité sur sa naissance. Tout au long de cette enquête, nous allons nous replonger dans les années 50, en Irlande, là où la religieuse a écrit cette lettre.

La pièce est donc conçue selon une double temporalité.

 

On explore, dans les années 50, le destin de Rose, une fille mère qui arrive au couvent et qui est séquestrée, maltraitée par les bonnes sœurs, jusqu’à ce qu’elles lui fassent vivre la pire des épreuves… Je n’en dis pas plus. Et l’enquête que Maud, dans les années 2000, fait sur toute cette histoire, va l’aider elle-même à se révéler en tant que femme, à comprendre des choses sur sa féminité, sur la vie qu'elle veut. Cela lui permettra de faire un choix décisif pour son avenir…

 

On a donc deux destins qui s’entremêlent, autour de cette thématique assez universelle de la liberté de la femme à disposer de son corps.

 

 

Sans indiscrétion, qu'est ce qui vous a donné l'envie de mettre en avant ces thèmes-là sur scène  ?

 

Cette histoire absolument abominable est connue sous le nom des «  Couvents de la Madeleine  ». Entre 1922 et 1996, 30 000 femmes ont été séquestrées et leurs enfants volés ou maltraités. C'est seulement en 2013 que l’état irlandais a reconnu sa responsabilité, qu'il a beaucoup minimisée, ne parlant «  que  » de 10 000 femmes. Il y a quelques années aussi, on a retrouvé 700 cadavres de petits enfants morts, dans une fosse commune sur un terrain ayant appartenu à l'un des couvents.

 

Coup sur coup, je suis tombée sur deux articles. Ce fut un déclic pour moi, je me suis dit que c'est une histoire bien sûr horrible mais qui ferait un très beau sujet de théâtre. Je me suis beaucoup documentée sur le sujet, j'ai regardé les rares films qui en font état, deux en l'occurrence, j'ai relu pas mal de témoignages, ce qui m'a renforcée dans ma conviction théâtrale.

 

Mais je n'ai pas eu envie de traiter ce sujet de façon complètement premier degré, réaliste car, trouvant cela tellement horrible, je n'avais pas le souhait de plomber l'ambiance ! Cette problématique étant incroyablement actuelle, je me suis dit qu'il serait intéressant, pour davantage toucher le public et aussi pour donner une sorte de légèreté que le sujet ne peut pas avoir par essence, de faire une double histoire. J'ai alors cherché à lier les deux, d'où l'idée de l'enquête.

 

Cette double temporalité me permet de donner, dans les scènes modernes, des touches de comédie, avec des personnages très drôles. Cela permet d'autoriser le côté ultra dramatique et terrifiant de cette histoire, sans que l'on soit submergé par le pathos.

 

A deux mois des premières en Avignon, dans quel état d'esprit êtes-vous  ?

 

Je suis hyper impatiente, hyper enthousiaste, hyper contente, hyper excitée et aussi hyper flippée ! Parce que c'est ma première vraie mise en scène. Je saute à pieds joints dans l'inconnu.

 

Je suis entourée de gens absolument formidables, j'ai donc envie d'être à la hauteur. Ce qui me fait le plus peur, ce n'est pas tant la direction d'acteurs qui viendra, je pense, assez naturellement grâce à mes quinze ans d'actrice. C'est plus au niveau de l'écriture car j'écris mes pièces comme j'écris des épisodes télé. Je suis un peu lassée par le théâtre qu’on propose dans la plupart des salles, avec l’unité classique de lieu et d’action, le canapé au milieu du salon, la chambre à cour, le couloir à jardin… Je m'ennuie souvent et parfois même je m'endors ! Je trouve qu'aujourd'hui, avec les systèmes de vidéo, et l’habitude qu’on a pris, à l'écran, de voir des séries au rythme effréné, on peut se permettre des narrations beaucoup plus dynamiques.

 

C'est dans cette direction que je vais, avec presque des scenarii de films, mais au théâtre. Ce sont donc des scènes courtes, on change très vite d'un personnage à un autre, d'un décor à un autre. Ça rend, je pense, la pièce extrêmement dynamique, ludique et facile à suivre. C'est génial, je l'ai déjà vu à la lecture. Par contre, pour la mise en scène, c'est un enfer. Un vrai casse-tête chinois. Il va donc falloir que je réussisse à faire tenir la route à tout cet équilibre mécanique très instable, entre les scènes, le jeu, les décors, les personnages multiples. C'est ce côté très mécanique de la pièce qui va me donner beaucoup de fil à retordre.

 

Donc aussi cette appréhension mais, avant tout, beaucoup de plaisir et d'excitation. Heureusement, mon équipe artistique est géniale ! Les comédiens sont vraiment talentueux et de bonne composition, et l'équipe technique très expérimentée, je peux leur faire entièrement confiance.

 

Vous démarrerez en Avignon en juillet prochain, on peut imaginer que vous souhaitez emmener cette pièce plus loin encore  ?

 

Oui, bien sûr. De toute façon, il est probable qu'une tournée sera organisée ensuite. On l'espère très belle. Éventuellement une programmation à Paris sera envisagée plus tard mais cela dépendra avant tout des retours du public.

 

Pour terminer, en conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à venir voir la pièce  ?

 

C'est une pièce qui est assez haletante au niveau de la tension. Elle donne envie d'aller jusqu'au bout. Je pense que j'ai une équipe de comédiens absolument hallucinante. C'est un spectacle émouvant, prenant mais, en même temps, qui fait sourire souvent. Et surtout la thématique parlera à tous, et surtout à toutes les femmes…

 

Merci Aurélie pour toutes vos réponses  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Rebecca Truffot évoque son actualité et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Rebecca,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous  !

 

On peut vous retrouver, depuis quelques mois, dans la série de France 2 «  Un Si Grand Soleil  ». A présent, après plusieurs semaines de tournage, comment présenteriez-vous votre personnage  ?

 

Pour le moment, c'est un personnage qui est, je pense, centré sur son travail. Stéphanie essaye de faire ce dernier au mieux. C'est une jeune brigadière qui apprend de ses supérieurs à les regarder travailler.

 

Je ne sais pas encore quelles sont ses envies pour les scénaristes. Mais cela ne m'empêche pas de me raconter des choses, c'est important de le faire en tant que comédienne, d'avoir un fond, de savoir ce qu'elle aime, ce dont elle a envie, je me raconte plein de choses ! Mais je garde cette cuisine personnelle pour moi car, comme c'est moi qui l'invente, ça n'est pas une réalité scénaristique.

 

Pour l'appropriation du personnage, avez-vous des sources particulières d'inspiration  ?

 

Non, pas particulièrement. J'essaye, au contraire, de la chercher un peu proche de moi mais, en même temps, éloignée. Car je n'ai pas envie de me jouer, cela n'aurait pas d'intérêt. J'aime bien aussi chercher des choses éloignées pour creuser, pour tenter. C'est aussi plus intéressant en termes de jeu.

 

Dans la vie, j'adore rire, je suis très blagueuse, je fais souvent le clown, et je suis très maladroite. Benjamin Bourgois (Alex Lévy) me surnomme Pierre Richard…

 

Dans la série, Stéphanie n'a pas vraiment de scène où elle montre son caractère, mais elle est désireuse de faire son travail au mieux, d'avancer, de progresser. Quand elle interroge des suspects, elle n'est pas particulièrement rigolote et n'a pas à l'être. Elle doit être impartiale, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'est pas empathique, mais elle doit rester dans un juste milieu. Et elle n'est pas du tout maladroite…

 

Le rythme de tournage est généralement soutenu sur ce genre de programme. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont  ?

 

Je viens du théâtre, j'avais une méthodologie de travail totalement différente. Je suis arrivée novice sur la série. Au début, j'apprenais mon texte comme au théâtre, avec l'idée de la répétition. Au bout de deux jours, je me suis rendue compte que ça ne fonctionnerait pas et j'ai revue totalement ma méthode. Je travaille vraiment en amont, j'apprends les textes dès que l'on me les envoies, sans trop les fixer non plus. Pour ne pas qu'ils deviennent trop fermes, pour garder un peu de fraîcheur.

 

Même si je n'ai qu'une ou deux phrases, ce qui peut être le plus traître, j'apprends mon texte avant pour y mettre de l'ampleur, pour le mâcher, le triturer dans tous les sens. Afin d'être à l'endroit le plus juste sur le tournage.

 

 

Comment se passent les tournages avec, justement, ce rythme intense ?

 

L'équipe est très gentille, très sympa, on y retrouve ce que j'ai toujours recherché au théâtre, à savoir l'idée du collectif et de la troupe. Le bonheur de jouer, au sens le plus littéral, ensembles. C'est si agréable quand on voit l'œil du ou de la partenaire qui pétille !

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre d'autres thèmes avec votre personnage  ? Aimeriez-vous que sa vie privée par exemple soit développée  ?

 

J'aimerais bien. Ça donnerait à jouer encore plus. J'adorerais que l'on découvre un peu sa vie personnelle, pour enrichir le personnage et pour explorer des choses dans le jeu.

 

Nous n'avons pas une grande visibilité là dessus, c'est une volonté de la production de ne pas nous dévoiler trop tôt les informations pour que l'on soit aussi aux moments de nos vies. J'en ai en tout cas la sensation. On découvre mois après mois ce que l'on devient, c'est très beau et on est souvent étonnés par ce qui se passe. J'ai l'impression, même moi, de découvrir la série au fur et à mesure. C'est excitant car on a toujours des surprises.

 

 

De façon plus générale, quelles sont vos envies artistiques pour la suite de votre parcours  ?

 

Au théâtre, j'aimerais bien découvrir un metteur en scène que j'apprécie beaucoup, Jean-François Sivadier. J’adore son travail depuis longtemps et il me plairait de connaître sa façon de travailler.

 

D'autres rôles à la télévision, pourquoi pas au cinéma ! Je suis très ouverte à tout, je n'ai pas d'interdit. Comme si je voguais un peu sur une rivière, je me laisse porter par les courants. Pour l'instant, ça a plutôt pas mal fonctionné pour moi. J'essaye de sentir là où ça m'attire, les familles de théâtre, de jeu et, parfois, j'adore me confronter à des choses que je n'aime pas particulièrement. Comprendre une œuvre de l'intérieur permet de l'appréhender différemment. Ça me plaît donc de me laisser surprendre.

 

Merci Rebecca pour toutes vos réponses  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Clémence Camus nous présente sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

 

Quelle joie de vous revoir pour ce nouvel échange  !

 

Nous pouvons vous retrouver depuis le 21 mai dernier, en access prime time sur France 3, dans la série à succès «  Plus Belle la Vie  ». Vous y incarnez, on l'a vu, le rôle de Stéphanie. Comment présenteriez-vous cette nouvelle professeur de SVT  ?

 

Stéphanie a fait son entrée au lycée en tant que professeur de Sciences Naturelles, elle a pris ses fonctions il y a quelques mois et on la découvre à présent. Elle a une relation amoureuse avec le personnage de Nathan, interprété par Thibault Vaneck. Elle est un peu fou fou, très drôle, elle pense que la vie est un jeu et donc se dit que ça vaut le coût de s'amuser pour vivre des émotions.

 

Elle va entraîner son amoureux dans sa folie de jeu, ils vont bien bien bien se marrer. Elle va lui faire faire tout et n'importe quoi. Ils vont aussi emmener d'autres personnages avec eux.

 

Sans tout en dévoiler, vous êtes présente pendant une dizaine d'épisodes. Pour bien comprendre, votre arche et votre intrigue ne sont pas orientées sur son rôle de professeur mais sur sa vie personnelle  ?

 

Complètement  ! C'est vraiment axé sur son histoire d’amour avec Nathan, qui a un peu de mal à se trouver une copine de manière fixe. Pour ce dernier, il s'agit là d'une nouvelle romance.

 

De près ou de loin, vous retrouvez-vous dans certains aspects de la personnalité de Stéphanie  ?

 

Oui, c'est un personnage très léger, hyper pétillant, un peu dans son monde, qui ne se prend pas la tête. C'est vraiment quelqu'un qui donne la joie de vivre, en tout cas c'est l'objectif. Stéphanie tend à montrer que la vie mérite d'être vécue et qu'il faut s'amuser, sans s'enquiquiner avec des problèmes annexes du quotidien.

 

Le temps entre le casting et la validation du rôle a été assez court. Du coup, comment vous êtes-vous préparée  ?

 

C'est vrai que ça a été assez rapide. Décrocher ce rôle fut une belle et grande surprise. Je passais des castings depuis quatre ans pour la série, que je n'avais pas, pour différentes raisons. Ma joie en fut d'autant plus grande.

 

J'ai eu un peu de temps quand même pour essayer de comprendre le personnage, pour trouver mes marques avec Thibault. Ce qui est normal car il faut le temps de se chercher.

 

Je suis arrivée dans une série qui existe depuis quinze ans, avec des gens qui sont là depuis très longtemps. Mon partenaire en est à sa douzième année. Tous ont leurs petites habitudes, il a fallu d'abord que je trouve ma place en tant que personne puis en tant que personnage. Mais on est très bien entourés, des coachs géniaux sont là pour nous aider et nous orienter sur les différentes séquences et sur l'attendu autours du personnage.

 

Ce temps d'adaptation se fait donc aussi sur les scènes car, bien sûr que nous, en tant qu'acteurs, nous sommes préparés à différentes couleurs de jeu. Mais, après, c'est aussi le rôle du réalisateur et des coachs de jauger et d'adapter. Ce partage est permanent, pour trouver le juste équilibre du rôle.

 

 

Face à un rythme intense de tournage, vous êtes-vous sentie rapidement à l'aise  ?

 

Oui, effectivement. J'avais déjà eu une expérience similaire, voire plus rapide encore, sur la série de TMC «  Les Mystères de l'Amour  ». J'avais donc connaissance du rythme, je m'étais préparée en amont mais, en fait, on n'est jamais complètement prêts. On reste des humains. Pour autant, on arrive tous à se mobiliser, à se concentrer.

 

Au delà de la dizaine d'épisodes que nous avons évoquée, seriez-vous tentée de revenir  ?

 

Oui, j'aimerais bien que Nathan vive une longue histoire d'amour avec Stéphanie. Ce serai top. Je pense qu'il a aussi envie de se poser dans une relation. Après, ce n'est pas nous qui décidons mais ça me tenterait bien.

 

En parallèle, dans un autre registre, vous êtes en phase de développement d'un nouveau spectacle, pour lequel vous endossez une nouvelle casquette, celle de directrice artistique. Très simplement, comment le présenter  ?

 

C'est mon premier vrai gros bébé, je suis excitée, effrayée, ravie. C'est un spectacle pour 4 danseurs et une chanteuse lyrique qui va mêler la danse et le chant lyrique, qui sont vraiment les deux arches de ma carrière d'artiste. C'était une vraie envie de les mêler, eux qui peuvent se sublimer.

 

Ce spectacle questionne la Femme amoureuse et ses choix par amour et pour l’Amour.

Comment se sacrifie-t-elle pour sauver son amour, son rang ou bien l’être aimé …

Une femme, plusieurs destins amoureux possibles. Lequel va-t’-elle choisir ?

 

L’idée est de découvrir le destin de chaque femme face à l’amour. L’amour qu’elle porte, l’amour qu’on lui porte, l’amour réciproque…

 

 

Au travers des airs d’opéras que j'ai choisis, en accord bien sûr avec la chanteuse Valentine Martinez, nous parlerons donc d'amour. La chanteuse représentera toutes les Femmes. Les danseurs représenteront les divers destinées possibles. On se demandera ce qu'elle choisira. Va-t-elle choisir comme destinée de devoir se sacrifier pour sauver l'autre  ? Va-t-elle tomber dans un amour non réciproque, qui aboutira à la trahison de l'être aimé  ?

 

Voici un lien qui présente le projet et les artistes : https://vimeo.com/336794061

 

Où en êtes-vous dans le développement de ce projet  ? Quelles sont les prochaines étapes  ?

 

Nous avons fini les dix premiers jours de création, qui se sont très bien passés, avec des artistes qui acceptent de me suivre dans cette aventure. Nous avons désormais des visuels car des amis photographes et une équipe caméra sont venus capter des instants de cette création.

 

A présent, l'objectif va être de démarcher des subventions, des dons, du mécénats ainsi que des structures pour nous accueillir. J'aimerais en tout cas que le spectacle soit fini pour janvier 2020 et j'ai la chance d'avoir déjà un premier partenariat avec une résidence, et même une sortie de résidence, dans une petite ville du Sud de la France, à Quillan à côté de Narbonne. Le responsable du théâtre, Charles Rouger accepte de nous accueillir dans une salle de théâtre, nous en sommes ravis.

 

A titre plus personnel, comment appréhendez-vous cette nouvelle casquette artistique  ?

 

Je suis hyper heureuse, je ne suis pas du tout frustrée de ne pas danser, bien au contraire. J'adore être de l'autre côté. Les artistes acceptent de me prêter leurs corps mais ils sont eux la clé du spectacle, pour illustrer ce que j'ai en tête. C'est hyper nourrissant et c'est cette transmission qui m'intéresse. J'attends de voir ce qu'ils vont faire du spectacle, ce que cela va pouvoir donner sur scène. Je suis pleinement épanouie dans ce rôle. Voir mes artistes sur scène me nourrit.

 

Merci Clémence pour ce bel échange  

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Koh Lanta : Angélique évoque son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Angélique,

 

Quelle joie d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

Vous avez quitté l'aventure «  Koh Lanta  » au 28è jour. A froid, quel regard portez-vous sur votre parcours  ? Est-ce la satisfaction d'avoir été aussi loin qui prime  ? Ou la déception de ne pas avoir poursuivi le jeu  ?

 

Forcément, je suis très fière de mon parcours parce que je suis quand même arrivée aux trois quarts de l'aventure. Certes, oui, je reste sur une déception car j'aurais pu aller plus loin, faute d'une mauvaise stratégie et d'une mauvaise alliance, si je puis dire. Je n'ai pas trouvé non plus de collier. Je sors, à mon goût, prématurément donc je reste quand même sur une petite déception et sur l'envie d'y retourner pour terminer ce que j'ai commencé, en allant plus loin.

 

Mais je suis fière de moi quand même.

 

Quels principaux souvenirs gardez-vous spontanément de votre parcours et de votre aventure  ?

 

Je garde de magnifiques souvenirs. Des souvenirs de difficultés, comme par exemple des sensations que je n'avais pas connues avant. Je pense à toutes ces inquiétudes que l'on a au quotidien sur le camp  : veiller sur le feu, aller chercher l'eau, s'occuper du bois, combattre la pluie,... Ces choses là ne nous préoccupent pas forcément dans notre quotidien, chez nous. Sans oublier le fait de dormir par terre. Ce sont des souvenirs magiques et uniques surtout.

 

Ajoutons les sentiments comme la tristesse lors des défaites sur les épreuves, la satisfaction énorme quand on gagne. Surtout quand on gagne des conforts et que l'on a hyper faim, on attend que ça, manger et se rassasier. Cet ensemble de choses est unique et magnifique.

 

 

On peut penser que le contexte particulier de ce jeu décuple et amplifie aussi chaque sensation  ?

 

Bien sûr, tout est décuplé. On ressent encore plus le manque par exemple, car on a énormément de temps d'ennui. On a le temps de penser, à la nourriture, à nos proches, à tout ce que l'on pourrait faire, à tout ce que l'on a envie de faire. Je trouve que c'est un bon moyen de se recentrer sur soi tout simplement, de se concentrer sur qui on est, sur ce que l'on aime, sur ce dont on a envie. C'est vrai que cette distance et cette souffrance sont en fait un mal pour un bien. Elles nous remettent les points sur les «  i  ».

 

Ce qui veut dire que vous avez, dans votre vie personnelle, changé depuis votre retour  ?

 

J'ai changé, je savais déjà ce que je voulais mais je pense être encore plus intransigeante. Dans le sens où je ne perds plus mon temps. Je suis peut-être moins crue mais je ne tourne plus du tout autours du pot, je vais vraiment droit à l'essentiel. Je n'avais déjà pas peur de dire ce que je pensais mais j'ai peut-être maintenant une autre tournure de phrase.

 

Oui, c'est sur que je suis encore plus à fond sur ce que je fais. Je sais vraiment où je veux aller, je ne suis pas prête à tout pour le faire mais je suis focus.

 

Êtes-vous restée en contact proche avec d'autres aventuriers de cette vingtième saison  ?

 

Bien sûr. On est tous plus ou moins en contact. Il y a certaines personnes avec lesquelles on parle moins, ce qui est normal quand on est 21. Tous ceux qui viennent sur la Côte passent par chez moi et vice versa. Si je pars au Portugal, j'irais forcément voir Sophie. Si je vais à Paris, j'irais voir ceux qui sont là bas. On essaie tous de se regrouper de temps à autre. Après, les métiers et la vie de chacun font que l'on ne peut pas tout le temps se libérer mais on reste plus ou moins proches de certaines personnes.

 

C'est normal, c'est comme dans la vie. Là, nous avons été imposés à vivre ensemble, peut être que, si nous nous étions simplement croisés dans la vie, nous n'aurions pas été amis. En tout cas, on a vécu une aventure unique ensemble donc on a quelque chose qui nous lie les uns aux autres. Après, forcément, on est plus proches de certains que d'autres.

 

A titre plus personnel, comment vivez-vous la diffusion des épisodes chaque vendredi soir  ?

 

Regarder les épisodes est toujours quelque chose de bizarre car on est vraiment replongés. On a une mémoire qui, pour moi, est vraiment impressionnante car je me rappelle exactement de certains moments mots à mots, de ce qui s'est dit et passé. C'est vrai que c'est bizarre, ces épisodes sont de petits résumés de ce que l'on a vécu, c'est un film dans une réalité. On se replonge à 100% dans l'aventure, on a les mêmes émotions. C'est vrai que ça a été plus difficile ce vendredi, forcément. Je n'ai pas assumé de regarder l'épisode entièrement. J'ai vraiment ressenti les mêmes choses pendant le conseil, c'était très bizarre.  Je n'ai pas pu le regarder car, sinon, j'allais fondre en larmes devant tout le monde, ce qui ne me ressemble pas.

 

En tout cas, les prochains épisodes seront l'occasion de découvrir des choses que vous n'avez pas vécues sur le camp...

 

C'est clair. Je vais les découvrir comme si je n'avais jamais fait partie de cette saison. Du coup, j'aurai un autre regard sur les épisodes. Je me verrai quand même arriver au jury final toute sale, j'ai hâte de me voir à ma sortie. Forcément, nous avions tous beaucoup maigri, c'était impressionnant.

 

 

Si c'était à refaire, quels sont les points que vous modifieriez pour aller encore plus loin dans l'aventure  ?

 

Je serais plus à l'aise car, forcément, quand c'est une première fois, avec toutes les caméras, on se méfie beaucoup. C'est vrai que je mets du temps avant de me livrer, je suis très méfiante car je me protège. Là, je pense que je serais plus à l'aise car je sais maintenant à quoi m'attendre.

 

Je serais plus sociable, en me faisant un noyau plus grand, et non pas une seule personne comme ce fut le cas avec Aurélien. Je ferais non pas un binôme mais vraiment une équipe cette fois car j'ai compris que c'était vraiment très dur à deux.

 

Sur les épreuves, je serais aussi plus à l'aise car j'aurais une autre gestion de mon stress. Et il faudrait que je trouve directement un collier. Il n'y a pas à discuter. J'avais passé 4 heures par jour à le chercher, je passerais 6 heures s'il le faut. Il faut absolument trouver un collier dans ce jeu, on est alors garanti d'aller loin.

 

En tout cas, je serais différente dans tout, en mieux. Parce que, là, j'étais vraiment renfermée.

 

Vous qui avez vécu cela de l'intérieur, comment jugez-vous les multiples et instables alliances mises en place depuis la réunification  ?

 

En fait, même si je n'étais pas dans la bonne stratégie, je comprenais ce qui se passait, je savais plus ou moins qui était avec qui, qui suivrait qui jusqu'au bout. Mais j'ai une grosse fierté et, pour moi, il est hors de question de faire semblant pour être appréciée ou pour être avec les bonnes personnes. Je l'avais dit, je savais qu'il fallait se rapprocher de certains aventuriers pour aller loin mais j'ai trop de fierté, ce qui m'a empêché de faire du fayotage. Ce qui, en vrai, aurait été la bonne solution.

 

Il faut se sociabiliser, être apprécié des personnes qui mènent le jeu. Sur le moment, j'étais contre cela et je me disais que je ferais ma stratégie de mon côté. Bon bah voilà, j'ai perdu. Je suis restée moi-même donc je ne peux pas regretter d'être allée dans le sens de ma personnalité et de mon tempérament. Si c'était à refaire, je mettrais mes principes de côté, j'irais peut être à l'encontre de ma nature, je me forcerais à faire des choses que je n'aime pas pour aller loin. Car le but, au final, est de gagner. Sans non plus trahir mes principes bien évidemment.

 

Au moment de votre sortie, selon vous, certains aventuriers se dégagent ils plus encore que les autres pour aller loin dans le jeu  ?

 

Pour moi, il y a Cyril, Cindy et Steve parce qu'ils sont appréciés de tous. Cindy a une très bonne stratégie, personne ne vote contre elle, elle est protégée par son collier. Il en va de même pour Cyril, il est apprécié de tous. Steve est avec et contre personne.

 

Merci, Angélique, pour toutes vos réponses  !

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Koh Lanta : Brice se remémore son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Brice,

 

C'est un plaisir d'effectuer cette interview avec vous.

 

Vous avez quitté il y a peu l'aventure «  Koh Lanta  ». Comment s'est passé le visionnage de l'épisode de votre élimination  ? Vous a-t-il permis de mieux comprendre certaines décisions  ? Ou, à l'inverse, a-t-il généré en vous une certaine frustration  ?

 

A la base, je ne savais même pas si je voulais visionner cette épisode car il me replongeait complètement dans l'aventure. Donc c'est sûr que cela a été très difficile pour moi, surtout que je n'en avais parlé à personne. J'ai regardé l'épisode avec mes parents, mon frère et ma sœur mais aucun n'était au courant. J'avais, du coup, un peu d'appréhension par rapport à leurs réactions.

 

Moralement, la diffusion m'a mis un coup. Se voir partir de l'aventure à travers la télévision m'a remémoré des souvenirs un peu difficiles. Donc, oui, je l'ai mal vécu. Cela va beaucoup mieux à présent mais, sur le moment, c'était très compliqué de revoir les images.

 

J'ai eu neuf votes contre moi, je ne m'attendais pas forcément à en avoir autant.  Je pensais qu'ils seraient mélangés entre Sophie et moi. Quand je suis arrivé au conseil le soir-même, je savais que j'allais sortir. Ma seule chance était de trouver le collier, ce que je n'avais pas réussi à faire.

 

A froid, si c'était à refaire, procéderiez-vous différemment sur ces deux à trois jours critiques  ?

 

Oui, je procéderais différemment au moment de mon arrivée sur l'île de la réunification. C'est vrai que je me suis directement mis à parler stratégies avec beaucoup d'aventuriers. Ma jeunesse m'a peut être un peu stressé aussi à l'idée de rencontrer de nouvelles personnes. C'était très difficile de voir les autres aventuriers parler entre eux, de ne pas être inclus dans certaines conversations. Je me faisais beaucoup de films, une sorte de parano. C'est peut-être aussi à cause de cela que je me suis aventuré dans les stratégies sans vraiment réfléchir, en essayant d'obtenir la confiance de la majorité des aventuriers.

 

Si c'était à refaire, je resterais peut-être davantage comme j'étais sur l'île des ex-bleus, un peu en retrait dirons-nous.

 

On l'a vu à l'image, Cindy a dévoilé par surprise à tous qu'elle possède un collier d'immunité. Pensez-vous que, sans cet élément déclencheur, votre stratégie aurait pu porter ses fruits  ?

 

Je trouvais ma stratégie plutôt intéressante et plutôt logique. Je savais que Nicolas aussi était en danger, que certains ex-jaunes voulaient voter contre lui parce qu'il était un peu en dents de scie les derniers jours. Là où j'ai peut-être mal agi, c'est lorsque j'ai divulgué à Chlo que je voulais voter contre Cindy. J'avais une totale confiance en elle car, sur l'île des ex-bleus, elle avait clairement dit qu'elle suivrait Maxime et moi dans les stratégies. Parce qu'elle était beaucoup plus proche de nous que de Cindy.

 

Lorsque nous sommes arrivés à la réunification, nous les bleus avons essayé d'éviter de rester tous ensemble. Pour ne pas éveiller de soupçons chez les autres aventuriers et ne pas leur monter à quel point nous étions soudés. Je pense que, à ce moment-là, j'ai perdu un peu Chlo et Cindy en a profité pour se rapprocher d'elle. C'est pour cela qu'elle est allée lui dire que je voulais voter contre elle.

 

Mais je ne pense pas que le problème soit le fait que Cindy sorte ce collier et qu'elle le montre à tout le monde. Parce que, si Chlo ne lui en avait pas pas parlé, elle ne l'aurait jamais montré. Ce qui m'a fait défaut, c'est vraiment que Chlo dise à Cindy que je voulais l'évincer avec Nicolas ce soir-là.

 

 

On a vu votre performance, au dernier épisode, sur l'épreuve de la dégustation. Quels souvenirs en gardez-vous  ?

 

J'ai trouvé ça génial, c'est vraiment une épreuve que je voulais vivre sur «  Koh Lanta  » car j'ai un peu l'habitude de manger ce genre de bestioles lorsque je fais des treks en Asie. Donc, pour moi, ce n'était pas du tout difficile, d'ailleurs je suis le seul à en avoir mangé sept, c'était quand même une bonne performance de ma part.

 

On avait une stratégie en place avec Sophie dès le départ. Elle m'avait clairement dit que les tarentules, les araignées, les insectes vivants lui seraient impossibles. C'est pour cela qu'elle n'en a pris aucun. Il faut savoir aussi que la personne qui allait récupérer en premier les vers avait l'obligation d'en laisser au moins deux à son binôme. C'est de ce fait que Sophie est partie la première, et m'en a laissé sept. C'était la meilleure stratégie à adopter.

 

C'est un gros regret car, quand j'ai vu la deuxième partie, j'aurais bien aimé manger cet énorme coquillage. Pour voir ce que je valais durant cette épreuve. C'est une petite déception de ne pas avoir pu prolonger ce jeu.

 

Vous évoquiez à juste titre votre habitude de faire des treks en Asie. Cela vous a-t-il suffit dans votre préparation ou l'avez-vous complétée d'autres aspects  ?

 

Je suis vraiment parti à «  Koh Lanta  » sans préparation car j'étais alors en stage professionnel. Je l'ai peut être payé un peu durant les épreuves. Je n'ai pas été bon en statisme ni en équilibre.

 

Contrairement par exemple à Chlo qui nous parlait beaucoup sur l'île des ex-bleus de sa préparation, où son père lui fabriquait un peu toutes les épreuves dans son jardin. J'étais à l'opposé.

 

De façon plus générale, quels souvenirs gardez-vous de cette aventure  ?

 

Je retiens que, humainement, c'est quelque chose de très très fort à vivre. Je ne m'y attendais pas du tout. Cela a été un gros choc émotionnel pour moi. Je n'étais pas parti dans l'optique de me faire des amis. Mais, en fait, sur l'île, c'est incroyable. Quand on est 24 heures sur 24 avec des personnes, on livre des anecdotes. J'ai parlé à Mohammed et Maxime de choses vraiment personnelles dont même mon meilleur ami n'est pas au courant. Ce sont des sensations très bizarres. Donc je retiendrais énormément ce côté humain. Je me suis fait des amis à vie, je sais que je peux compter sur certains d'entre eux. Ce n'est même pas de l'amitié finalement, c'est quasiment de l'amour que l'on voue à certains aventuriers. C'est très fort en émotions.

 

Pour terminer, au moment de votre sortie, voyez-vous certains camarades se dégager du lot pour aller loin  ?

 

Pour moi, Maxime est au dessus du lot, il fait peur, il commence à en énerver certains, notamment Cindy. Donc je pense qu'il ne va pas tarder à partir. En revanche, je vois les deux rouges être bien positionnés, je me dis qu'ils peuvent aller loin car et les ex-jaunes et les ex-bleus les rallient à chaque fois dans leurs stratégies. Je vois bien aussi Steve aller loin car il est apprécié de tous. Sans oublier Aurélien parce qu'il se met un peu en retrait. Finalement, cette attitude-là est aussi une stratégie de sa part.

 

Merci Brice pour toutes vos réponses  !

Publié dans Télévision

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