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Juliette Tresanini évoque Sandrine, son personnage sur TF1, dans Demain Nous Appartient !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

 

La série de TF1 « Demain Nous Appartient » fête ses deux ans. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles raisons expliquent, selon vous, cette fidélité sans faille des téléspectateurs ?

Il y a une alchimie très forte entre les comédiens, une complicité qui se ressent à l’écran… on vient tous d'horizon très différents le théâtre, le cinéma, Youtube et ça matche ... Le fait aussi de passer du temps ensemble en dehors des plateaux aide.. On est tous un peu voisins, on a réussit à recréer l'ambiance colo mais avec beaucoup de boulot....

Ceux qu'il faut remercier, ce sont nos scénaristes, ils sont très forts dans les intrigues, ils arrivent constamment à nous surprendre … et puis il y a comme un vent de fraîcheur, de modernité sur les sujets traités... la série est très progressiste, humaniste, engagée, elle fait réfléchir, et fait bouger les lignes … . C’est d’ailleurs pour ça que j’ai accepté le rôle …. 

Vous interprétez le personnage de Sandrine Lazzari. Qui a vécu bon nombre de choses, dans sa vie personnelle et dans sa vie professionnelle. Comment la caractérisez-vous à présent ?

Elle est une femme forte, une femme courageuse, une femme qui a le sens de la famille. L’amour qu’elle porte à ses enfants dépasse tout, elle est prête à tout pour eux. Elle est aussi une amie fidèle, elle est en effet très proche de Chloé Delcourt, jouée par Ingrid Chauvin. Elle est également un pilier au lycée , avec un côté très psy. Et puis, c’est une amoureuse, une passionnée comme on a pu le voir avec Morgane.

Après, on ne s’attache pas aux personnages parfaits. Alors je remercie encore une fois les scénaristes de lui avoir donné cette année cette part d’ombre et de contradictions… Elle a traversé des tempêtes et des naufrages qui ont révélé certains côtés obscurs... Cest ce qui m’a permis, en tant que comédienne, d’exploiter une autre palette de mon jeu d’actrice, d’aller chercher en moi des émotions sincères dans des drames forts. Je viens de la comédie, c’était donc un beau challenge. Je pense notamment au moment où la femme de Sandrine est en prison, au moment où son fils perd un bras. Cet été, vous le verrez, ce sera encore plus fort. Les événements s’enchaînent pour elle, pour mon plus grand plaisir. 

Avez-vous des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Dans la vie, des actrices me portent et m’inspirent. Pour n’en citer qu’une: l’inégalable Meryl Streep !

Pour Sandrine, en fait, je suis partie de moi, même si j’ai beaucoup de différences avec le personnage. Je suis hétérosexuelle, j’ai quelques années de moins dans la vie, je n’ai pas d’ado à la maison mais un petit garçon de six ans. Je me sens beaucoup plus bohème et excentrique, mais j’ai apprécié que, au fur et à mesure, elle se soit rapprochée de moi : j’ai mis de l’excentricité dans Sandrine, elle a mis du sérieux dans ma vie … Une forme d’échange de bons procédés . Là où on se rejoint elle et moic’est sur les valeurs fortes, comme l’amitié et l’amour de la famille… Je suis d’origine Italienne et croyez moi, la famille et la loyauté, c’est sacré ! 

Et puis j’adore mes partenaires: Ingrid Chauvin, Solène Hebert, Marie Catrix, Charlotte Valendrey, Théo Cosset, Véronique Jannot, Bernard Menez et Mayel Elhajaoui… Sandrine interagit avec tous les ados aussi que je kiffe de ouf !!!!

 

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur la série. Au fur et à mesure des heures que vous passez sur le plateau, avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

Le fait d'être voisins, notamment avec Solène Hebert et Théo Cosset, fait qu'on peut se faire répéter le soir mais attention autour d'un bon repas, toujours joindre l'utile à l'agréable.. C’est vrai que l’on peut avoir de vraies « tartines ». Par exemple, je suis au cœur de l’arche d’été et, depuis un mois, j’ai en moyenne sept à huit séquences par jour. Il me faut, le week-end, apprendre tous les textes de la semaine, sinon on est ensuite trop collé à ce qui est écrit et on n’a pas alors la liberté de jeu sur le moment. Attention, je ne me plains pas ! J’adorerais avoir 8 séquences par jour tout au long de l’année : je suis un peu une boulimique de travail… ou plutôt une passionnée de ce métier. Alors, si je tourne moins sur DNA, j’écris des courts-métrages pour ma chaîne Youtube qui porte mon nom, abonne-toi :-) 

Vous l’avez dit, vous aurez le rôle principal de l’arche de l’été. Quelles en seront les thématiques ?

L’un des rôles car c’est toute la famille Lazzari qui est concernée puisque, « c’est un secret de famille »mes parents, joués par Bernard Menez et Véronique Jannot, reviennent du Japon  pour vendre la propriété familiale et là …Stop, je ne veux rien spolier :-) !

Pour Sandrine, cette intrigue est orientée sur son passé, sur son enfance avec Chloé et Victoire, sur ses parents et sur ce qui s’est déroulé quand elle était petite. C’est très personnel, c’est la genèse de Sandrine. On comprendra mieux alors le personnage et son histoire. Ce sera très touchant, enfin j’espère !

J’avais tourné déjà deux films avec Bernard Menez, dont un qui est toujours sur ma chaîne Youtube. J’étais donc ravie  de le retrouver. Véronique a été une grande découverte, on s’est complètement comprises dans le jeu et humainement, ça a été un bonheur. 

Pour la suite, quelles autres thématiques aimeriez-vous pouvoir défendre au travers de votre personnage ?

L’aspect professionnel va se développer à la rentrée, avec l’arrivée d’un nouveau personnage qui vient d'être annoncée. Frédéric Diefenthal sera le proviseur Adjoint. J'ai hâte de savoir ce qu'ils ont écrit pour le binôme , on s'est rencontré une fois et on s'est bien entendu...je trouve qu'on a la même énergie...Alors qu'on s'adore dans la série ou qu'on soit comme chien et chat me va, du moment qu'on a de jolies scènes ensemble...  la nouveauté est toujours réjouissante pour un acteur

Mon histoire d’amour avec Morgane est très intéressante aussi. J’aimerais beaucoup qu’elles se marient. Ce serait important aussi de parler des agressions de plus en plus fréquentes envers les personnes transgenres. Morgane pourrait subir ça, cela toucherait les gens. Son personnage est très aimé, très populaire et, à travers cela, ce serait l’occasion de faire bouger un peu les mentalités. Je pense que l’on a cette responsabilité-là. Pareil pour la PMA ou l’adoption ! Depuis ma chaîne "Parlons peu mais Parlons", je suis très soutenue par la communauté LGBT, et j'ai envie de parler de tous ces sujets. 

 

 

Enfin, j'adore jouer avec les ados, les intrigues qui se passent au lycée sont mes préférées ... Je suis également très concernée par l'état de la planète et je pense que Sandrine pourrait sensibiliser ces élèves à l'écologie.

Beaucoup d'envies comme vous pouvez le voir,  mais si ça se passe autrement, je serai encore une fois ravie, car être surprise par les scénaristes est très agréable, du moment qu'ils ne coupent pas le deuxième bras de mon fils (lol).

 

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Steeve, éliminé sur les poteaux, se remémore son aventure!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Steeve,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

Vous finissez troisième de cette vingtième saison de « Koh Lanta », vous avez été éliminé après l’épreuve des poteaux. Quel bilan général tirez-vous de votre aventure ?

Je pense que mon parcours est bon. Dans le sens où, déjà, la sélection est très difficile. Ensuite, j’ai la chance de me retrouver sur l’île, au milieu de 20 autres aventuriers. J’ai un profil qui n’est pas le plus préparé à me départager de tous ces jeunes loups autours de moi. Finalement, je suis avec les jaunes et ça se passe très très bien. J’arrive à avoir une place importante au sein de la tribu. De là, je vais à la réunification, c’est déjà une première victoire énorme pour moi.

Petit à petit, je m’aperçois que le feeling passe avec l’ensemble des aventuriers, que presque personne ne veut voter contre moi. Au fil de l’eau, je me retrouve à une épreuve mythique, celle des familles, que je gagne avec mon fils. C’est MA victoire. Ca s’enchaine, j’ai la chance de gagner l’orientation, avant de me retrouver sur les poteaux. Donc une aventure dingue. Je suis parti sans être parmi les favoris et je me suis retrouvé aux portes de la victoire. Cette aventure est bluffante, exceptionnelle et, quelque part, je suis fier de mon parcours, même si j’aurais aimé l’emporter.

Vous l’avez évoqué, parmi les faits marquants des derniers épisodes, vous avez remporté l’épreuve des familles. On peut penser que la journée passée avec votre fils fait partie des meilleurs moments de ces 40 jours d’aventure ?

Ah oui, vraiment. On m’aurait dit que j’allais gagner l’épreuve, que j’allais partager ce moment avec mon fils et que l’aventure allait s’arrêter là, j’aurais signé, tellement c’était unique. Déjà voir arriver Hugo était fou, je ne m’attendais pas à ce que l’un de mes fils vienne, ils sont mineurs tous les deux. Gagner cette épreuve était alors assez évident, il m’a donné un shoot d’adrénaline assez exceptionnel, je voyais les statuettes éclairées tellement c’était évident pour moi.

On l’a tous vu, la récompense est quelque chose que l’on ne vit qu’une seule fois. Je l’ai vécue après 38 jours de fatigue, avec mon fils, c’était exceptionnel. Du coup, il m’a reboosté pour la fin de l’aventure.

Justement, cette adrénaline vous a sans doute aidé à être particulièrement efficace aussi lors de l’orientation, épreuve que vous avez remportée ?

C’est ça. L’orientation me faisait peur, notamment après l’épreuve sur l’ile avec Cyril où on cherchait les amulettes, dans laquelle j’avais été très très nul.

J’ai un manque de confiance en moi et, du coup, quand je perds un peu mes moyens, je m’énerve, je tourne en rond et je suis assez nul. Hugo m’a énormément conseillé là-dessus, on s’est posé, il m’a suggéré de m’organiser un peu plus. A cela s’ajoute la motivation qu’il m’a apportée en me parlant de son frère. Grâce à cela, je ne me suis pas énervé. Pourtant, je me suis retrouvé en galère d’entrée, je n’ai pas trouvé mon repère de suite. Une fois celui-ci détecté, c’était une zone très très dense, je me suis dit que, si je commençais alors à m’énerver, j’allais péter un câble. Du coup, je suis resté calme et ça a marché. Je me suis bluffé moi-même. Cela a bien fonctionné, je dois cette victoire à ma récompense avec Hugo et à ce moment où on s’est posé tous les deux, qui m’a assagi.

Le lendemain, lors de votre deuxième passage sur les poteaux, qu’est-ce qui vous a manqué ?

Pas grand-chose. Comme à l’orientation, je suis arrivé sur la deuxième épreuve des poteaux un peu stressé, dans le sens où je n’avais pas été une seule seconde à l’aise le premier jour, même si j’avais tenu une heure dix. Je me suis dit que ça allait être compliqué mais, en fait, j’étais super bien. Je pensais même pouvoir tenir la journée.

Je crois que j’ai connu un excès de confiance. J’étais sûr de ne pas tomber et, du coup, j’ai mal positionné mes pieds sur la deuxième clavette, de quelques millimètres. J’ai tenté de me re-stabiliser, j’ai bougé une nouvelle fois, en avançant un peu et je suis tombé. C’est un manque de concentration car, franchement, j’étais bien. Ce type d’épreuve ne pardonne pas.

Quand je suis tombé, tout s’est écroulé. Je savais que, en finissant troisième, mon aventure s’arrêtait là. Même deuxième d’ailleurs. Du coup, c’est une déception, accentuée par ces premières minutes dont je vous parlais. Je ne tremblais pas, j’étais à l’aise, il faisait chaud mais je me motivais. Et puis je suis tombé…

Au moment de votre chute, dans votre tête, vous le disiez, vous saviez que c’était fini pour vous ?

Je sais déjà en montant sur les poteaux que, si je ne finis pas premier, ni Cindy ni Maud ne me choisira. On était conscient que j’avais quasiment l’unanimité du jury final. Du coup, ce n’était pas une surprise, on en avait même parlé entre nous.

Je suis content quand même, dans le sens où je perds tout seul. A l’inverse, je savais que je devais choper la victoire tout seul aussi. Je le savais d’entrée. En voyant la fin des poteaux, je râle encore plus, quand je vois que Maud fait une erreur technique et tactique, à tirer son fil trop tôt. Je me dis que j’aurais pu être à la place de Cindy et gagner. Mais je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même, vraiment.

 

 

Comment s’est passé, à titre plus personneL, le visionnage du dernier épisode ? Cela a-t-il généré en vous une petite frustration ?

Forcément, cela a réveillé un peu ce qui s’est passé là-bas, même si nous sommes rentrés depuis un moment. Il y a un peu de déception car je me suis aperçu, une nouvelle fois, que je suis passé vraiment près de la victoire. Surtout quand je pense aux votes potentiels du jury final.

Revoir Cyril rigoler largement et grâcement lors de mon élimination m’a fait aussi un peu mal. Je me suis demandé si je méritais autant cet éclat de rire de sa part. Tout cela a été un peu blessant. Mais je me dis que l’aventure est belle, qu’elle s’est bien terminée.

Evidemment, j’ai déçu mes proches, les gens qui m’ont soutenu et qui y ont cru jusqu’au bout. Après, Cindy et Maud sont des aventurières qui méritent largement leur place. Je n’en veux pas une seconde à Cindy, dans le sens où c’était ce qu’il fallait qu’elle fasse. Maud, en plus, finit vainqueur, c’est quelqu’un d’exceptionnel, elle n’a pas volé sa victoire.

Quant à la diffusion, c’est un peu, pour nous, comme une deuxième aventure, nous qui avons vécu 40 jours là-bas. On vit 14 émissions résumées en 2 heures, forcément il y a des moments où j’aurais aimé voir autre chose. J’ai chassé 2 heures et demie par jour dans l’eau froide, non-stop pendant 40 jours et rien n’a été montré. Je tiens le feu 40 jours aussi non-stop, la nuit, sans relâche et on ne me voit pas non plus. Forcément, j’aurais préféré me voir un peu plus en action sur le camp que voir certaines disputes entre les uns et les autres. Mais cela fait partie du jeu et c’est ce qui fait que cette émission tient en haleine tout le monde.

Sur le résultat final, sur l’expérience finale, c’est une aventure de fou, je ne regrette pas une seule seconde ce qui s’est passé sur place.

Les retrouvailles avec les autres aventuriers ont-elles été chaleureuses et ont-elles permis de refermer ensemble le livre ?

Oui, complètement. C’est très puissant entre nous. On dirait, dès fois, qu’entre les uns et les autres, c’est tendu. Les relations là-bas sont démultipliées, c’est dingue. On est une famille. Même avec Victor, avec qui je n’ai pas eu le plus d’affinité, tout le monde le sait. On était ravis de se retrouver tous les deux, il a fait la connaissance de mes enfants, moi de sa femme. On s’est pris dans les bras.

On est tous vraiment potes, on a l’impression d’avoir tissé un lien entre nous assez magique. Tous ces moments où on se retrouve sont puissants, vraiment, et sincères. C’est le plus important.

Pour terminer, on ne pouvait pas passer à côté, on a pu voir à plusieurs reprises que vous portiez un caleçon à l’envers sur la tête, au bord de l’eau. Comment vous est venue cette idée ?

Je n’ai eu que des retours et des commentaires sympas. Après, c’est un style. J’habite dans le sud, je n’ai pas trop de cheveux, j’avais un chapeau en paille qui me faisait plus mal qu’autre chose, avec le sel et le sable. Du coup, je me suis dit que je n’avais pas grand-chose en coton à me mettre sur la tête, j’ai pris la première chose qui venait, c’était mon caleçon. Je m’en fous un peu de mon image, tant que je suis à l’aise, tant que je suis bien.

Ca me permettait un peu de me garder au sec pour la nuit. C’est un style comme un autre mais je n’ai pas trop réfléchi à cela. Mais c’est un nouveau style, à Nice sur la plage il y en a quelques-uns qui ont un caleçon en coton sur la tête maintenant J

Ce fut un plaisir, Steeve, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Aurélien, finaliste, évoque son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurélien,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé à l’issue de l’épreuve de l’orientation, sur cette nouvelle saison de « Koh Lanta ». A froid, quel bilan tirez-vous de votre aventure ?

Je n’ai aucun regret, déjà. C’est une bonne chose je pense. J’ai passé une super aventure, très riche en émotions, j’ai eu les victoires qu’il fallait donc je suis super content de moi et de mon parcours.

On l’a vu sur les derniers épisodes, vous vous êtes davantage révélé en gagnant plusieurs épreuves individuelles. La fin d’aventure a été très riche pour vous.

Oui, tout à fait. On ne me voyait pas beaucoup au départ, j’étais discret, c’est mon caractère, c’est comme ça, c’est grâce à cela aussi que je suis arrivé loin. Je suis monté en puissance, il vaut mieux cela que l’inverse. C’est très bien ainsi, je suis très content de moi.

Revenons quelques instants sur l’épreuve de l’orientation. Qu’est-ce qui vous a manqué pour trouver ce fameux poignard ?

J’ai tout fait comme il fallait, j’avais toutes les couleurs et les directions en tête, je savais me servir de la boussole. Mais, voilà, on était à deux sur le même couteau, c’était compliqué et il était certain que l’un des deux ne trouverait pas. C’est tombé sur moi… Cindy a eu le coup d’œil qu’il fallait, elle a regardé en l’air au moment où il fallait. C’était tendu, cela s’est joué à rien.

Pour le deuxième couteau, on était à trois dessus, c’était encore pire, sachant que les filles étaient en train de chercher depuis deux heures et demie. Il a fallu, en arrivant, que je recommence tout. J’ai quand même trouvé la balise, je suis content de moi mais, encore une fois, ça ne s’est pas joué à grand-chose avec Maud. Mais bon….

Vous évoquiez ces instants où vous êtes deux ou trois à chercher la même chose. On peut penser que la tentation est forte de surveiller l’adversaire, plutôt que de se concentrer uniquement sur sa propre recherche ?

Exactement ! Steve, lui, était tout seul, il avait donc moins cette pression. A deux, ce n’est pas pareil. Je pense que, si j’avais été seul, ça aurait pu le faire.

A plusieurs, on a peur que l’autre trouve avant donc on le surveille un peu, c’est sûr. C’est obligatoire je pense, on ne peut pas faire autrement. On est tellement stressé que l’autre soit là qu’on le scrute au cas où.

De façon plus générale, quels sont les principaux souvenirs qui vous viennent à l’esprit de ces 40 jours d’aventure ?

Les proches, souvenir le plus récent. Aussi les conforts gagnés avec l’équipe jaune, la cérémonie avec la tribu notamment ainsi que le plateau de fromages. C’était assez fou. Manger une pizza sur l’aventure est dingue également.

Comment avez-vous géré la longueur des nombreuses journées sur le camp ?

On essaie de s’occuper au maximum mais, au bout d’un moment, on n’a plus rien à faire. Une fois que l’on ait allé chercher de l’eau, du bois, à manger, il ne reste plus grand-chose. Du coup, dès fois, les journées sont longues. On faisait ce que l’on pouvait mais ce n’était pas évident.

 

 

A titre plus personnel, comment avez-vous vécu le visionnage de votre élimination ?

Comme tout au long de la diffusion, à chaque épreuve, j’avais les mains moites, comme si j’étais dans l’aventure. C’était assez bizarre, j’étais à fond dedans alors que je savais très bien comment cela se finissait à chaque fois. Je revivais la chose.

Le fait que ce soit la finale, qu’il y ait eu tous les copains autours m’a aidé à mieux faire passer la diffusion. Comme je n’ai aucun regret, cela ne m’a pas blessé non plus.

Vous évoquiez les retrouvailles avec les autres aventuriers. On peut imaginer que tout le monde était content de se revoir et de boucler ensemble la boucle de cette belle et grande aventure ?

Oui, c’est vrai. J’avais déjà revu certains aventuriers pendant la diffusion, on avait regardé certains épisodes chez les uns et les autres. C’est là aussi que l’on voit qu’il y avait l’aventure, qu’il y a pu y avoir des embrouilles, des malentendus mais que, maintenant, avec le recul, tout le monde s’entend bien. C’est cool.

Un mot sur Maud, la gagnante ?

Maud était mon alliée de fin d’aventure, avec Cyril. La voir gagner est forcément une grande joie pour moi. Elle le mérite, elle est toujours restée fidèle à elle-même, c’est une aventurière hors pair et une femme très impressionnante. Elle m’a beaucoup inspiré.

Elle apportait énormément de bonne humeur, elle était une sorte de maman. Sa présence m’a fait du bien pendant l’aventure. C’est quelqu’un de sincère, on peut compter sur elle.

Si l’opportunité venait à se présenter, aimeriez-vous refaire votre sac et repartir à l’aventure ?

J’essaie, pour le moment, de reprendre le fil de ma vie. Je n’ai que 23 ans, si on me le propose d’ici deux à trois ans, peut être que je repartirais. Mais, pour l’instant, j’ai d’autres projets en tête.

En 40 jours, beaucoup de choses ont changé en moi, je n’ai plus le même regard sur la nourriture, ni sur le confort que l’on peut connaitre dans la vie quotidienne. Tout cela m’a fait grandir, j’ai appris plein de choses et, maintenant, d’autres projets vont se présenter à moi.

Merci Aurélien pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Clo se rappelle son beau parcours jusqu'en finale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clo,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

Vendredi dernier a eu lieu la finale de « Koh Lanta ». Comment se sont passées les retrouvailles des 21 aventuriers ?

Nous étions, c’est vrai, assez excités de tous se retrouver. C’est la première fois que ça arrivait depuis l’avant-première en février. Forcément, on était un peu nostalgiques, se retrouver les 21 ensemble nous a fait remonter pas mal de souvenirs. On s’est dit que c’était la fin d’une grande et belle aventure. Nous avons vraiment apprécié cette soirée. Nous avons réalisé aussi à quel point nous avions de la chance d’être là. Ce n’était que du kiff.

C’était aussi assez impressionnant de se retrouver sur le plateau, moi qui le voyais à la télé depuis des années.

A titre plus personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces dernières épreuves ? Notamment l’orientation, qui a causé votre élimination ?

Forcément, c’était un épisode qui n’était pas simple à regarder puisque c’était celui de mon élimination. En revanche, je me dis que je préfère être éliminée à l’orientation plutôt que de voir mon flambeau éteint parce que tout le monde vote contre moi au conseil. Au final, si je regarde en arrière, on n’a quasiment jamais voté contre moi. Donc c’est plutôt très positif.

En revanche, revoir cette épreuve de l’orientation qui a été difficile pour moi n’a pas fait, c’est vrai, ressurgir mes meilleurs souvenirs de l’aventure. Mais, en tout cas, je ne tire de cette dernière que du positif. J’ai tout donné, je suis arrivée en finale, c’est juste super pour moi, c’est top.

Justement, à l’orientation, qu’est-ce qui vous a manqué pour trouver l’un des trois poignards ?

De la réussite lors de cette épreuve. Je me suis mis beaucoup de pression, j’étais très stressée avant. Ce qui me ressemble aussi, je suis comme cela dans la vie de tous les jours. J’ai cherché cette balise en vain pendant environ deux heures. J’ai, ensuite, forcément réalisé que Maud avait une longueur d’avance lorsque j’ai vu qu’elle cherchait le poignard. Je me suis dit que ma seule chance serait d’en faire de même à ce moment-là.

Tout simplement, il m’a manqué de la réussite et un peu de sang-froid peut être aussi.

De façon plus générale, quels sont les plus beaux souvenirs que vous gardez à l’esprit ?

Je retiens de cette aventure les relations que j’ai pu créer et forger avec les autres aventuriers, à commencer par mes coéquipiers bleus. A mon sens, j’étais dans une superbe équipe, dans laquelle je me suis sentie vraiment à mon aise. J’étais à ma place, j’étais moi-même. Je retiens vraiment l’humain. J’ai vraiment créé des relations très fortes avec certains, c’est aussi ce qui m’a permis d’avancer dans le jeu et c’est beau.

Il faut savoir que, quand on est comme cela, sur une ile déserte, coupés du monde et de tout, on n’a que l’humain sur lequel se reposer. Cela m’a fait beaucoup de bien.

Au moment de sauter du bateau le premier jour, envisagiez-vous alors d’aller aussi loin dans l’aventure ? L’orientation était-elle, à ce moment-là, un objectif réaliste ou plutôt utopique ?

Clairement, pour moi, être sélectionnée était déjà une étape énorme. Il faut voir tout le parcours que l’on fait, de 25 000 candidatures au départ pour n’être que 21 à sauter du bateau. C’était une grosse victoire à mon sens.

Aller jusqu’en finale est juste génial. Vous n’avez pas idée à quel point je suis heureuse de mon aventure, que j’ai vécue pleinement, sans aucun regret. Ce n’est que du bonheur. Quand je vois les retours de mes proches et la fierté qu’ils ont, je me dis que ce que j’ai vécu est vraiment chouette.

 

 

A l’inverse, qu’est ce qui a été le plus compliqué à gérer pendant l’aventure ?

Je dirais que, au début de l’aventure, ça a plus été l’ennui, que je n’avais pas anticipé. C’était vraiment compliqué, les journées étaient extrêmement longues et je ne m’étais pas préparée à cela.

Au fur et à mesure que l’on avançait, notamment à partir de la réunification, le plus compliqué pour moi, on le voit d’ailleurs à l’image, a été d’éliminer des personnes, tout simplement. On passait tellement de temps ensemble, on était de moins en moins, ça devenait de plus en plus difficile de s’éliminer. Je suis une personne plutôt humaine et sensible, ça n’a pas été une mince affaire.

Vous évoquiez les journées un peu longues au début du jeu. Que faisiez-vous du coup face à cela ?

Principalement, des échanges avec les autres. On s’est beaucoup parlé, de tout et de rien mais aussi beaucoup de nourriture. On fantasmait énormément là-dessus. Aussi, forcément, on se laissait pas mal de moments dans la journée pour aller chercher à manger, dès que l’on en avait l’énergie. Egalement pour se reposer, pour améliorer un peu la vie du camp, pour s’occuper du feu, pour aller chercher du bois.

Si l’on revient sur la finale, Cindy, votre binôme de l’aventure, finit deuxième. Quel regard portez-vous sur sa performance ?

Je suis super contente que Cindy soit allée en finale, évidemment. Parce que c’est la fille avec laquelle j’ai vraiment passé le plus de temps dans mon aventure et avec laquelle j’ai vraiment eu des liens assez forts. Maintenant, la victoire se joue à pas grand-chose, à un vote près. Elle a fait un super parcours, elle peut en être très fière en tout cas.

Pour terminer, cette aventure vous a-t-elle changée à titre plus personnel ?

Oui, évidemment. Je ressors de cette aventure avec un peu plus d’assurance, de confiance en moi et moins d’appréhension de l’avenir je dirais. Je pense que, quand on a fait une aventure aussi difficile que « Koh Lanta », ça nous forge un sacré mental et ça nous prouve qu’on est quand même solide.

J’ai aussi renforcé les liens avec mes proches, avec mes amis. C’est une aventure qui reste gravée et qui marque aussi une grosse étape de ma vie. A présent, je n’ai plus envie de me poser de questions, j’ai simplement envie de foncer.

Ce fut un plaisir, Clo, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Sabine Perraud nous parle de son personnage sur TF1, dans Camping Paradis !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sabine,

Quel plaisir de vous revoir pour ce nouvel entretien.

On pourra vous retrouver, ce lundi 24 juin, en prime time sur TF1, dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis », Le grand saut. A quelle intrigue allez-vous prendre part ?

Mon personnage, Charlotte, est une jeune femme, infirmière, qui élève seule son fils Lucas, depuis toujours. Grâce aussi à l’aide de ses parents retraités, qui s’occupent de lui comme d’un fils. Elle souffre justement un peu de l’omniprésence de sa mère et décide, du coup, de partir en vacances tranquillement avec son fils, en tête en tête. Mais elle va tomber nez à nez avec….ses parents.

Au camping, elle va alors chercher à annoncer à ces derniers qu’elle veut s’installer définitivement dans la région, à des centaines de kilomètres d’eux. Il lui faudra trouver la bonne forme et le bon moment pour cela.

A titre plus personnel, au-delà des informations du scénario, quelles ont été vos sources d’inspiration pour vous approprier le personnage ?

Je viens d’une famille de médecins, je connais donc bien le milieu hospitalier, même si je n’avais pas forcément grand-chose à traiter en lien avec ce métier dans l’épisode. Le soin est quelque chose que je connais, je n’ai pas eu à aller chercher très loin.

En ce qui concerne le rapport à son fils et le fait d’être maman, ça me parle, étant donné que j’ai un garçon plus petit encore que celui de l’épisode. C’était assez sympathique d’avoir ce rapport avec ce gamin et je m’amusais d’ailleurs à dire le soir, que j’allais dîner avec mon fils et sa maman car je passais pas mal de temps avec eux. Jouer cette facette-là de mon personnage était assez simple.

Pour ce qui est des parents assez étouffants, ce n’est pas quelque chose que j’ai subi. En revanche, j’ai pas mal d’amis qui ont ce genre de mères, un peu méditerranéennes, très protectrices, qui veulent tout contrôler. Je les ai vus réagir, j’avais donc en mémoire cette façon d’appréhender la relation.

 

 

Ce programme existe depuis une dizaine d’années maintenant. Aviez-vous regardé un ou deux épisodes avant le tournage pour vous mettre dans l’esprit et l’ambiance de la série ?

Je connaissais le programme pour avoir déjà tourné dans un épisode six ans auparavant, avec un autre réalisateur. Il n’y avait malheureusement pas de diffusion avant de me rendre sur place mais, par hasard, pendant le tournage, je suis tombée un soir sur un épisode très vieux, l’un des premiers. D’ailleurs, il avait été réalisé par Philippe Proteau, avec qui je tournais au même moment. C’était assez marrant de voir toute l’évolution, des décors, des personnages, du registre. Il y a plein de petites choses qui ont changé.

Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux téléspectateurs lundi soir ?

Je pense que la force de ce programme est l’identification. Dans chaque épisode, on retrouve les récurrents, qui sont un peu les piliers, la stabilité du programme, avec leur sympathie, leur bonhommie et leur capacité à toujours arranger les problèmes, à trouver des solutions,  à se décarcasser pour aider tout le monde. D’ailleurs, j’ai eu la grande joie de tourner avec Candiie, qui joue la seule fille de l’équipe. C’est un amour et ce fut vraiment un bonheur. Elle est mon amie dans l’épisode et on a pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, c’était très fluide.

Ce programme permet à chacun de s’identifier à un personnage ou une intrigue. On a tous soit vécu des choses qui peuvent leur arriver, soit vu de près ou de loin des amis, des gens de la famille vivre des choses similaires. On retrouve également toujours plusieurs générations. J’étais dans le « middle age », mais il y avait aussi des plus anciens, sans oublier une intrigue autours de trois jeunes, avec des problématiques de leur âge. Tout le monde y trouve son compte.

On le sait, deux soirées au camping sont proposées dans chaque épisode. Comment avez-vous appréhendé ce rythme de tournage ?

La production fait les choses bien. En général, on commence sur des horaires normaux et, au fur et à mesure de la semaine, ça peut se décaler. Ou l’inverse. Cela est fait de telle sorte que l’on puisse se recadrer. Mais, en réalité, je ne me recale jamais. J’ai un enfant, je me lève tôt tous les matins et c’est difficile de se reposer sur les horaires décalés.

Je ne suis pas une grande amatrice des tournages de nuit, j’ai plutôt une énergie de la journée. Mais comme j’ai joué au théâtre toute l’année, j’avais quand même ce rythme décalé en moi, cela m’a du coup moins posé de problèmes. En plus, nous n’avons pas fait, cette fois-ci, de grosses nuits. On avait simplement froid car, lorsque l’on tourne en mars et avril dans des petites tenues d’été, on souffre un peu, du fait du vent. Hormis cela, c’est hyper confortable, les gens sont adorables sur le plateau, on nous amène des manteaux et des bouillottes entre chaque prise. En tout cas, on est bien soigné.

 

 

En plus, le cadre est magnifique…

Le lieu est effectivement très beau. C’est un vrai lieu de vacances et, au fur et à mesure du mois, on a vu de plus en plus de monde arriver. C’est plus vrai que nature.

La vue sur la mer est très belle, c’est calme. Même l’endroit où nous sommes logés, en dehors du camping, est calme lui aussi, c’est très plaisant.

On ne l’a pas citée, un mot sur la distribution que l’on pourra retrouver à l’image, en plus des récurrents que l’on connait ?

Il y a une belle distribution. Véronique Genest joue ma maman, Patrick Raynal mon père. Honoré Berrier interprète mon fils, un amour. Je le disais, mon personnage est proche de celui de Candiie et je croise aussi rapidement chacun des membres de l’équipe.

En synthèse, comment définitivement convaincre les lecteurs à suivre l’épisode ce lundi soir ?

C’est un épisode qui va surfer entre le rire et les larmes. Je pense que c’est une belle comédie dramatique. On a voulu traiter avec un peu de légèreté un sujet profond qui peut parler à tout le monde, quel que soit l’âge. Que ce soit un jeune ayant besoin de s’émanciper ou un ancien qui veut garder un peu sous son aile sa progéniture, je pense que l’on peut s’identifier. J’espère que ce sera drôle et touchant. On a essayé de tout faire pour en tout cas...

Merci pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Brigitte Aubry évoque sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Brigitte,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne à l’image, sur scène, directrice artistique, écrivaine, vous faites aussi du doublage. Si l’on prend un peu de recul sur tout cela, qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien artistique ?

C’est justement tout ce mélange des genres car je trouve qu’ils se nourrissent les uns des autres. Ils sont des supports pour comprendre. Par exemple, quand j’ai commencé à faire de la direction artistique en doublage, j’ai mieux compris ensuite, en tant que comédienne, ce qui m’était demandé dans cet exercice.

J’aime, au théâtre, l’émotion intense et différente que l’on ressent chaque soir avec le public. C’est juste phénoménal. Quand je tourne, c’est la rencontre avec un réalisateur, avec des partenaires de jeu. C’est aussi la petite excitation que l’on ressent lorsque la scène commence. J’aime tout, je crois que je n’ai pas de préférence. J’écris aussi, depuis trois ans, en collaboration avec une amie, Colette Kraffe et on est actuellement sur notre deuxième scénario, que l’on aura bientôt terminé. Cela me nourrit, me séduit, me fait rechercher, me fascine.

J’oscille entre tout cela. J’ai commencé, la semaine dernière, le tournage de « Sam » pour TF1, où je serai la maman de l’une des héroïnes. Parallèlement à cela, j’écrivais aussi. J’ai fait récemment une lecture d’un recueil de textes. La semaine prochaine, je serai en doublage, sur des comédiennes que j’aime retrouver et sur d’autres que je vais découvrir. La semaine d’après, j’écris et la suivante, je tourne à nouveau pour TF1. C’est un enchevêtrement, le lien se fait naturellement pour moi. Je suis ravi et heureuse le matin de me lever et d’accomplir ce que j’aime par-dessus tout.

Parmi vos différentes expériences, certaines d’entre elles vous ont-elles encore plus marquée ?

J’ai un premier souvenir, d’une première expérience au théâtre, j’avais 20 ans et j’étais partie avec mon professeur de théâtre, Jean Périmony, en tournée dans le Sud pour jouer « Les troyennes ». J’y étais chef de choeur, ce fut une expérience magique. Nous avions joué notamment dans les arènes d’Orange. D’un seul coup, la pluie était arrivée, nous étions partis nous protéger une dizaine de minutes et, le public étant resté, sous l’eau, nous étions revenus, trempés et nous avions terminé le spectacle. C’était un moment grandiose, en communion totale avec le public et le lieu.

Au théâtre, justement, dans quel état d’esprit êtes-vous dans les premières minutes précédant une nouvelle pièce ?

Je n’ai pas d’angoisse, c’est comme quand je tourne. Ce que je n’avais pas au début de ma carrière mais je ne travaillais pas de la même façon qu’aujourd’hui. Entre temps, j’ai fait des stages avec des américains et des anglais, dans lesquels j’ai vraiment travaillé la construction d’un personnage. Cette dernière me comble énormément aujourd’hui.

Je n’ai plus d’angoisse, on a travaillé, on est prêt, on donne et on y va. Le don au public est fort, il nous rend ce que l’on propose. C’est génial.

Le trac vient uniquement si on ne se sent pas en confiance ou si on est entouré de gens avec lesquels on n’a pas forcément envie d’évoluer.

 

 

A l’image, votre méthodologie est-elle similaire, très en amont du tournage ?

Pour moi, c’est la même préparation. Je construis mon personnage, je lui donne une antériorité, il a ensuite une situation à jouer, je la regarde et j’en parle aussi sur le plateau, si possible au réalisateur. J’aime également lui proposer des choses. Mais, même dans le cas où elles ne lui conviennent pas, je ne suis pas bloquée car j’ai travaillé à fond donc je suis hyper libre de partir dans une direction ou une autre.

Concernant l’écriture, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Je suis assez néophyte, je ne suis pas experte. Avec Colette, on part d’une histoire que l’on connait bien, soit que l’on a vécue et qui nous a touchées, soit qu’a vécue un ami proche. Après, on invente, on recherche des personnages, on s’amuse, on les fait exister.

Plus généralement, quels sont vos actualités et vos projets en ce moment ?

Je vais continuer le tournage de « Sam » pour TF1. Dès la rentrée, je vais tourner dans une nouvelle série, « Cheyenne et Lola », qui va durer trois ans normalement et pour laquelle j’ai été choisie afin d’interpréter un rôle très intéressant. L’histoire va se passer dans le milieu des docks, entre les migrants, la mafia, la drogue. C’est génialement bien écrit et ce sera diffusé par OCS. J’ai hâte d’attaquer.

Je vais tourner aussi pour Olivier Dahan, sur un biopic de Simone Veil. Là aussi, je suis ravie, l’écriture est superbe. Je suis fière de faire partie de ce projet. J’espère, entre temps, être rappelée pour tourner dans « Un Si Grand Soleil » car j’y adore mes enfants.

Fin décembre, j’attaque les répétitions d’une création sur les dernières heures de Van Gogh, où je jouerai sa maman. C’est un auteur magnifique, Emmanuel Fandre, qui a écrit cette histoire incroyable, qui parle de peinture bien sûr, mais aussi d’art, de relation à l’amour, à la mort, de relation à l’argent également. Le spectacle est magnifique, Van Gogh, joué par le remarquable acteur belge Tomas Coumans, fait intervenir tous les personnages de sa vie sur son lit de mort, son père, sa mère, la femme qu’il a aimée, son frère bien sûr, Gauguin évidemment et le docteur Gavhet. Sans oublier deux journalistes qui permettent des respirations et qui vont faire des interviews pour parler de sa vie. Je crois beaucoup à ce spectacle, il me tarde d’y être. Je suis gâtée, j’ai beaucoup de chance. Nous serons sur scène en janvier et février au petit Hébertot.

Merci, Brigitte, pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Maxime évoque ses principaux souvenirs !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maxime,

Quel plaisir d’échanger avec vous !

Vous avez été un candidat emblématique de cette vingtième saison de « Koh Lanta », sur TF1. Quels sont les principaux souvenirs qui vous viennent à l’esprit, quelques mois après ?

Spontanément, je dirais la chasse aux araignées avec Brice ainsi que celle aux crabes, toujours avec Brice et avec Mohamed également. Sans conteste. Ce fut de très bons souvenirs. Sur la vie de camp, les premiers plans de tarot, les premiers plans de manioc que l’on trouve, on sait donc que l’on va avoir à manger. Le premier feu en équipe que l’on fait.

Tout cela correspond au début de l’aventure et marque bien la vie de camp.

Justement, vous évoquiez ce début d’aventure. La responsabilité d’être le chef de l’équipe des bleus vous avait alors été confiée. Comment avez-vous vécu ce rôle ?

Je pensais, au début de l’aventure, me mettre un peu en retrait. Ce qui fut complètement raté puisque je me suis retrouvé chef. Moi qui voulait faire un peu le discret, ce n’était pas évident car on est fortement mis en avant sur les épreuves. Mon tempérament d’expédition avec ce côté un peu leadership a pris le dessus et j’ai assumé mes responsabilités à bras le corps pour porter l’équipe aussi bien dans les épreuves que sur le camp. Parce que mes expériences professionnelles et personnelles pouvaient être utiles pour nous tous.

Une fois la réunification passée, lorsque l’aventure devient individuelle, êtes-vous resté, consciemment ou inconsciemment, dans un rôle de meneur ? Ou avez-vous réussi à vous faire une place en tant simplement qu’aventurier ?

La difficulté de cette aventure est liée au fait que je sois passé par plusieurs stades. Par le rôle de chef, puis par le rôle d’ambassadeur pour la tribu blanche, puis par celui d’aventurier parmi tout le monde. C’est vrai que, quand on a été longtemps mis sous responsabilité, pendant presque la moitié de l’aventure, il y a un peu l’effet d’encre. On est encore dans cette dynamique là et ça a été un peu plus compliqué, c’est vrai, de relâcher ces responsabilités à tous les autres aventuriers, qui ont déjà quelques semaines aussi de vécu derrière eux. Je me sentais, c’est vrai, encore en charge d’eux.

C’est pour cela que je parais relativement soucieux et peu souriant parfois dans l’aventure. Parce que je me soucis du reste de la tribu, en termes de nourriture, de campement notamment. Donc ça a pesé forcément un peu.

On l’a vu lors d’un précédent conseil, vos camarades aventuriers vous ont dit en face les choses. Cela a-t-il alors été un déclic pour vous ?

Oui, exactement. Ce conseil là a été hyper instructif pour moi. Comme je dis toujours, la critique est constructive. J’en retire tout de suite des leçons et je laisse mes camarades endosser les responsabilités qu’ils m’ont demandées. Cela m’enlève de la pression, me permet d’être plus moi-même. Les aventuriers le disent après, j’ai changé, je m’améliore. En fait, je suis toujours comme cela, c’est juste que j’ai moins de soucis, moins de pression, que je décharge un peu les responsabilités que je me suis mises tout seul sur les épaules.

 

 

Pensez-vous qu’avec un peu plus de temps et cette nouvelle image de vous, vos camarades n’auraient pas voté de suite votre élimination, dès lors que vous n’aviez pas l’immunité ?

Si j’avais été plus moi-même, plus jovial, plus sociable, comme je le suis normalement dans la vie de tous les jours, peut-être que cela m’aurait aidé. Mais je ne pense pas qu’ils n’auraient pas moins voté contre moi. Je crois qu’ils auraient eu sans doute plus de scrupules à le faire car, pour le coup, ils m’auraient apprécié plus. Mais je suis convaincu qu’ils m’auraient éliminé. Je me suis mis un peu en marge du fonctionnement de toute la tribu, ils étaient tous sur des stratégies d’alliance tandis que j’étais sur une stratégie du totem. Je n’étais pas dans le même mouvement qu’eux, ce qui a fait grincer des dents quelque uns qui ont eu peur que ça fasse une place encore de prise pour la finale.

Plusieurs aventuriers l’ont fait remarqué, ils ont voté contre vous parce que vous étiez « trop fort ». Comprenez-vous à présent cet argument ?

Il faut distinguer deux façons de voir les choses. Il y a la compréhension, je comprends très bien qu’ils aient fait cela pour sauver leur tête et sauver une place de plus sur la phase finale. Il y a aussi l’acceptation et, là, c’est différent. Je suis quelqu’un de sportif, de compétiteur donc c’est plus difficile à accepter de voir que l’on se fait évincer parce que, au final, on remplit ce que les épreuves nous demandent de faire. Elles nous demandent de se dépasser, de se donner à fond, de remporter le totem. C’était forcément frustrant de voir que, en épreuve, certains ne se donnent pas à fond parce qu’ils sont assurés, par une alliance ou par un avantage du jeu, comme un collier, de pouvoir se permettre de moins forcer.

Nous le disions, vos victoires ont été nombreuses, en équipe et en individuel. Quels ont été vos petits secrets pour être aussi souvent au-dessus du lot ?

Je ne sais pas s’il y en a. Je suis très analytique, je sais que j’imagine chaque épreuve, que j’imagine quel va être l’effort physique majeur pour trouver comment le minimiser et, ainsi, économiser un peu mon énergie. On me l’a dit, on m’a fait remarquer que j’intellectualise toutes les épreuves. Mais ce n’est pas de ma faute, j’ai eu des cours en anatomie donc je sais comment fonctionnent mes muscles et je me suis servi de ces connaissances là pour souffrir un peu moins à l’épreuve du trapèze, pour ne pas trop souffrir non plus au mur d’escalade par exemple. Après, il y a aussi le mental qui prend le relai. On a chacun notre vécu.

Lors de l’épreuve des sacs où chaque aventurier éliminé doit transmettre son fardeau à un partenaire encore présent, on a vu qu’un certain équilibre a été respecté. Vous n’aviez pas été surchargé plus que les autres. Cela vous avait-il alors étonné ? Etiez-vous content de voir qu’une certaine équité était respectée ?

C’est une épreuve qui fait suite justement au conseil où on se dit les choses. Comme je l’ai évoqué, je suis devenu moi-même rapidement et je pense que mes camarades se sont rendus compte que je ne suis pas quelqu’un de méchant, de buté, de pas jovial. Au final, ils sont revenus sur un principe d’équité et de sportivité, c’est pour cela que cette épreuve est un très bon souvenir. Alors qu’Aurélien avait déjà 20 kilos, je n’ai pas été plus surchargé que Mohamed, j’ai donc apprécié la sportivité dans cette épreuve en particulier.

Parmi les aventuriers encore dans le jeu, quels sont vos favoris ?

Sur le côté sportif, dans les épreuves, je me dis qu’Aurélien a bien tiré son épingle du jeu, comme on peut le voir dans les derniers épisodes. Il reste encore l’orientation et je ne sais pas comment il s’en sortira car nous n’en avions pas trop parlé. Je verrais plus Maud sur l’orientation puisqu’elle a un passé de scout. Donc, normalement, elle doit savoir se servir d’une boussole.

Dans la détermination, on a vu que Steeve a quand même pas mal changé d’état d’esprit avec la venue de son fils, qu’il est passé en mode guerrier. Peut-être qu’il pourrait s’en sortir.

Pour terminer, ces semaines passées dans le jeu ont-elles influencé votre quotidien ?

Oui, au travers de la positivité permanente. Parce qu’on a été 21 privilégiés, parmi des dizaines de milliers de candidats, à pouvoir vivre cette aventure. Beaucoup de gens me disent que j’ai eu de la chance d’avoir fait cette émission mais je leur réponds que la chance doit se saisir et se provoquer. C’est mon discours depuis pas mal de temps maintenant : provoquer la chance et voir, à chaque fois, le positif dans ce qui arrive et se profile.

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Cyril se remémore son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cyril,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » aux portes de la finale. Comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode vendredi dernier ?

Cet épisode était à double titre particulier, évidemment c’était celui de ma sortie et, en plus, c’était mon anniversaire. Je me suis dit que ce serait l’occasion de fêter cela en grandes pompes, de faire quelque chose de sympathique et d’emblématique. Parce que je suis très fier de ma sortie. Quitte à être éliminé, je préfère l’être comme ce fut le cas. Du coup, j’avais hâte de partager cela avec mes amis, surtout que personne n’était au courant, même pas Thomas. Je ne lui avais rien dit de la finalité, il savait que j’avais été au confort mais il n’avait pas d’information sur ce qui s’était passé après. Donc c’était la grosse surprise et j’étais vraiment impatient de lui faire découvrir ma sortie.

A froid, le fait d’être éliminé juste avant l’orientation reste-t-il un regret ? Ou, à l’inverse, est-ce votre beau parcours que vous retenez ?

Je pense que je vais retenir mon parcours global et le fait d’être sorti d’affaires, comme on a pu le faire avec Maud, pour arriver presque jusqu’en finale. C’est ce qui prime le plus, même si je ne cache pas que j’aurais bien voulu faire l’orientation. Cela aurait été la finalité totale de mon parcours.

Mais faire une sortie avec un coup de bluff, où c’est vraiment le hasard qui décide, est plus facile à accepter que pour d’autres qui ont plus de regrets et qui ne sont pas allés au bout de leur aventure. J’ai tout testé, j’ai tout tenté pour rester, je n’ai pas à avoir de regrets, j’ai réussi à faire tout ce que je voulais et, après, seule la chance aurait pu en décider autrement.

De façon plus générale, quels sont les principaux souvenirs que vous retenez de cette aventure ?

Je pense qu’il y a deux gros souvenirs pour moi qui sont très marquants. Le requin que l’on a réussi à libérer en début d’aventure avec les rouges était un moment très fort, très intense, c’est là où j’ai pris conscience que j’étais face à la nature et qu’il n’y avait que moi face à elle, sans filet de sécurité.

Plus que la finalité des lettres, la traversée et la recherche des amulettes sur l’île en face de la nôtre étaient aussi très impressionnantes et très fortes en émotion pour moi.

Si l’on revient aux premiers jours de votre parcours, votre équipe des rouges a vécu un démarrage compliqué. Avec le recul, comment expliquez-vous ces difficultés ?

Pour moi, les rouges, clairement, sont partis bancals à cause de l’alliance qui était préétablie entre Victor, Xavier et Emilie. C’est ce qui a fait basculer toute l’aventure. Puisque, si on ne s’était pas sentis en danger, si on n’avait pas sentis que, de leur côté, ils avaient monté quelque chose de fort, peut-être que les affinités se seraient faites plus naturellement et que d’autres alliances auraient été créées. Mais comme ils ont voulu commencer de suite ainsi et que, à trois, ils se sont trompés dans le calcul car nous étions quatre, cela a amorcé finalement le chute des rouges.

J’ai d’autant plus de regrets maintenant que je les connais tous, et encore mieux Xavier, c’est quelqu’un que j’adore, que j’apprécie énormément, avec qui on passe de très bons moments. Je suis sûr que, dans une autre configuration de jeu, cela aurait été différent pour les rouges.

A titre plus personnel, on peut penser qu’arriver aussi loin était quelque chose que vous n’auriez peut-être pas imaginé, lorsque les rouges étaient aussi peu nombreux, comparativement aux jaunes et aux bleus ?

Clairement, je me suis senti bien dans mon alliance des rouges avec Alexandre et Maud, donc je savais qu’on arriverait à la réunification. Mais, à partir du moment où Alexandre a été éliminé, je voyais mon heure arriver. Je savais que j’avais mon collier pour faire un coup mais je n’étais pas sûr de pouvoir aller plus loin. Je suis donc miraculé dans cette aventure et je pense que Maud ressent la même chose.

 

 

Au moment de votre départ, quel est votre favori pour la victoire finale ?

Pour moi, c’est une évidence, il n’y a même pas besoin de me le demander, c’est Maud. Elle est mon binôme depuis le début de l’aventure, on a vécu des hauts et des bas ensemble, on s’est toujours soutenus. Même pour mon dernier vote, on s’était dit clairement que l’on ne voterait pas l’un contre l’autre, ce qui nous a orientés vers une autre solution, pour éliminer Clo. J’aurais très bien pu essayer de détourner les votes sur Maud mais c’était impossible car on est un binôme inséparable.

Si elle arrive au bout et qu’elle venait à gagner, ce serait une partie de moi qui triompherait aussi.

On l’a vu vendredi dernier, chaque aventurier a pu se découvrir dans un miroir et se peser. Vous faites partie de ceux ayant perdu le plus de kilos. Comment s’est passé le retour à la vie quotidienne ?

En fait, je pense qu’il y a un petit laps de temps où le corps se réadapte, où il reprend un peu forme, où il emmagasine. Mais, après, cela va très vite en fait. J’ai repris tous mes kilos perdus, mais pas les muscles qui allaient avec, ce qui n’est pas grave.

Pour terminer, ces plusieurs semaines sur place ont-elles fait de vous un designer différent ?

Je pense que j’ai envie de plus m’évader maintenant, que j’ai besoin de plus de liberté. Je ressens vraiment ce besoin de laisser exprimer ma créativité différemment que dans un bureau, avec des réunions et des contraintes trop fortes. Oui, j’ai une envie de plus m’exprimer en liberté.

Merci, Cyril, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Hervine de Boodt évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hervine,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous organisez une lecture mise en espace, au Lucernaire, de la pièce «  Sarah et  Nour » de Sandrine-Malika Charlemagne, le 26 juin à 11h. Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

C'est l'histoire de deux sœurs, Sarah et Nour, qui se retrouvent dans l’appartement familial, après la mort de leur père. L’aînée, soumise à l’autorité et à la religion, est caissière dans un supermarché. La cadette, étudiante en sociologie et rompue au punching ball, est la plus brillante des deux…et la plus révoltée aussi ! Surgit Idriss, son petit ami, livreur de pizzas, passionné de photo, animiste auto-déclaré, véritable catalyseur au sein de cette relation fraternelle…Coups de poing sur des différences, des constructions, des souvenirs qui peinent à co-exister et dont ici, Momo, l’oiseau encagé, serait le témoin… jusqu’à sa libération par Nour, la rebelle ! Lueur d’espoir pour Sarah enfin…?!

 

Nous le disions, ce sera une mise en lecture. Quel en sera le principe  ?

 

Nous sommes au-delà de la lecture, c'est une mise en espace, texte à la main, de cette pièce. On n'est pas devant un spectacle abouti mais devant le début d'une réflexion sur la mise en espace d'un texte de théâtre.

 

L'idée, au Lucernaire, est de présenter le spectacle devant l'équipe de direction pour les inciter à le programmer. Seront présents sur scène Fibs, Sarah Layssac et Vincent Vesperant.

 

 

Selon vous, par la suite, qu'est-ce qui pourra plaire aux spectateurs qui viendront voir le spectacle  ?

 

Voir que, dans une même fratrie, on peut avoir deux caractères tellement opposés ! Parfois, on se demande si elles ont été élevées de manière semblable. En même temps, il y a de l'amour entre ces deux sœurs.

 

L'une est victime de la religion, de l'autorité, de la tradition, l'autre a dit «  merde  » à tout cela, elle se sent libre et pleine d'espoirs malgré ce monde qui va mal…Plus nous avançons dans le travail sur la pièce avec les comédiens, plus nous plongeons dans le goût du passé - à ne garder que s’il n’entrave ni le présent ni l’avenir !- et dans le poids de la religion et de la tradition… Il est préférable de réserver sa révolte au sac de boxe pour ne donner à l’autre que de la bienveillance, tenter de l’accepter dans sa différence et surtout, ne jamais renoncer à ses rêves…pour vivre le plus librement possible, le soleil en bandoulière !

 

C’est une pièce forte et engagée - médaille de bronze du concours Vivons les Mots/L’Harmattan-…avec de belles notes d’humour aussi !

 

En parallèle, dans un autre registre, vous allez tourner en Angleterre le rôle principal d'un court métrage d'une vingtaine de minutes, ‘’Ruby Baby’’ réalisé par Lee Mc Queen. Que dire sur cet autre projet  ?

 

Je connaissais déjà la scénariste et productrice, MH Von Loewenstern, qui a pensé à moi pour interpréter ce rôle. Ce qui est plutôt agréable. Nous avons déjà tourné le trailer en janvier et la production s'est mise en route pour fin juin. On va tourner dans le Kent, dans le sud de l'Angleterre, en pleine campagne.

 

 

Mon rôle est assez mystérieux, un peu lynchien. Quand j'étais jeune, un garçon pour lequel ma mère travaillait dans une ferme, était amoureux de moi. Je retrouve les lettres qu'il m'avait adressées, plus de trente ans après et, vivant maintenant à Londres, je retourne dans la région de mon enfance. Je vais alors tenter de reconstruire le puzzle d'une histoire que j'ai moi même enfouie.

 

Il y a beaucoup de secrets, de choses non dites, peu de dialogues, c'est très visuel. Ce qui laissera au spectateur une interprétation très large de l’histoire. Moi-même, en tant qu’actrice, j’ai une grande liberté sur ce rôle.

 

Toujours à l'image, on pourra vous retrouver dans «  Un Si Grand Soleil  », au mois de juillet prochain, pour une nouvelle intrigue, bien différente de la précédente.

 

C'est une petite affaire, j'ai eu deux jours de tournage en mai et la diffusion est prévue en juillet. Jérémy Banster et Aurore Delplace étaient mes partenaires mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. En tout cas, j'ai hâte de recevoir la prochaine affaire !

 

Plus généralement, retrouvez-vous des complémentarités entre les différentes cordes artistiques que nous venons d'évoquer  ?

 

Elles m'aident à une meilleure compréhension de tous…et de moi-même ! J’aime beaucoup mettre en scène. C'est un vrai plaisir de le faire avec l'équipe de la pièce, il n'y a pas de problème d'ego, on travaille dans la bonne humeur et on a envie de rendre le projet le plus abouti possible. Avec USGS, j’apprécie énormément le professionnel, l’efficacité et la gentillesse des équipes…Quant à ‘’Ruby Baby’’, la team était au top lors du tournage du trailer en janvier et elle reste la même, donc j’ai toute confiance ! Metteure en scène et comédienne me permettent de varier les plaisirs…J’aime autant diriger qu’être dirigée, si c’est fait avec bienveillance !

 

Ce fut un plaisir, Hervine, d'échanger avec vous  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Nicolas se remémore son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nicolas,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous avez été éliminé au 33è jour d'aventure de cette nouvelle saison de « Koh Lanta ». Comment s'est passé, à titre plus personnel, le visionnage de l'épisode de votre départ  ?

 

En regardant cet épisode, j'ai revécu ma défaite. Donc, je l'avoue, j'ai eu du mal à regarder la diffusion.  C'est un moment fatidique pour moi, j'ai eu du mal à le digérer. Mais bon, j'ai quand même vécu une très belle aventure, je suis arrivé au 33è jour, en passant souvent par la petite porte. Donc je reste satisfait de mon aventure.

 

A froid, que retenez-vous justement de votre aventure  ?

 

J'étais près du but, j'avais une alliance qui m'aurait permis d'aller plus loin. Donc mon départ a vraiment été difficile à digérer, à six jours de la fin. J'aurais pu aller, je pense, plus loin si je n'avais pas perdu lors de cette épreuve éliminatoire.

 

Au rayon des souvenirs, je garde la découverte de soi, le dépassement de soi, les superbes rencontres. Ce fut une très belle aventure pour moi, humainement et sportivement. 

 

Dans mon quotidien, je suis revenu avec une vraie découverte de moi-même. Je suis par exemple beaucoup plus patient au quotidien. Je prends les choses moins à cœur, je suis plus à l'écoute des gens.

 

Lorsque Denis annonce à la tribu réunifiée, alors que vous vous attendiez tous à disputer une épreuve d'immunité, que vous allez devoir faire face à une épreuve éliminatoire, on voit de suite votre mou. Y avait-il, dans cette réaction, une part d’intox ou saviez-vous de suite que ça allait être difficile pour vous  ?

 

Quand je vois le puzzle, j'ai directement un coup de pression car je sais que ce n'est pas un domaine dans lequel j'excelle. A l'annonce de Denis d'une élimination directe, on se met une pression, on stresse beaucoup. La fatigue a joué pas mal la dessus et je pense avoir perdu mes moyens.

 

J'avais réussi à en mettre neuf mais, ensuite, j'ai carrément bloqué. J'ai eu du mal à gérer ce stress.

 

Avec un peu de recul, il s'agit d'une sortie singulière, sans que vos camarades n'aient voté contre vous. Cela vous a-t-il aidé à accepter votre départ  ?

 

On ne peut en vouloir qu'à soi-même. Mon départ n'est pas dû à une manigance des autres. La défaite, je la dois à moi-même. Je la ressasse un peu tous les jours, le matin et le soir.

 

 

On l'a vu au fur et à mesure des épisodes, vous avez vécu une aventure en dents de scie. Vous avez particulièrement souffert de l'éloignement et de l'absence de nouvelles de vos proches. Comment cela se traduisait au quotidien  ?

 

C'était surtout le fait de ne pas avoir de nouvelles qui était difficile à gérer. J'étais parti dans des conditions un peu fébriles donc c'était difficile pour moi. J'ai dû gérer mon aventure Koh Lanta mais j'ai dû aussi me battre contre moi-même, contre ce manque. Ce ne fut pas facile. Du coup, maintenant, chaque jour, j'essaye d'en profiter un maximum pour essayer de rattraper un peu le manque que j'ai eu là-bas.

 

Quand je me vois à l'image, j'ai envie de me secouer. Je regrette d'avoir montré mes faiblesses dès le départ, je pense que ça a joué contre moi, on m'a directement mis cette étiquette moins d'aventurier mais plutôt de quelqu'un de faible. La perception que j'ai de moi sur l'île n'est pas celle que j'ai de moi dans la vie de tous les jours.

 

Au moment de votre départ, six jours avant la fin, voyez-vous certains camarades aventuriers se dégager plus encore que les autres pour aller au bout  ?

 

On est alors au 33è jour, donc tout le monde mérite sa place. Certains sont plus stratèges que d'autres et, à six, il faut trouver la bonne alliance pour gagner. Ce sont les bonnes alliances qui comptent maintenant donc, pour moi, tout le monde a sa chance.

 

Pour finir,  comment se sont passés les quelques jours dans la résidence du jury final  ?

 

On est encore dans le jeu à ce moment-là. Avec les autres aventuriers, on en parle tous, on ressasse notre parcours. Mais cela reste une aventure humaine donc on était tous super contents de se retrouver. L'entente était du coup très bonne à la résidence.

 

On était très bien installés, dans une très belle maison. Il y avait de quoi faire, on reprenait aussi les plaisirs de la vie, on mangeait, on dormait, donc c'était vraiment l'idéal.

 

Ce fut un plaisir, Nicolas, d'échanger avec vous  !

Publié dans Télévision

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