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Stana Roumillac nous parle de son personnage dans Un Si Grand Soleil, sur France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Stana,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver sur France 2, dans la série à succès « Un Si Grand Soleil », où vous interprétez le rôle de Prune. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles raisons expliquent la fidélité sans faille des téléspectateurs ?

Je pense que ça traduit un peu la vie au quotidien de différentes personnes et personnalités. Les gens se retrouvent énormément dans ces différentes tranches de vie et dans ces histoires. Il y a une véritable qualité, à tous les niveaux, que ce soit la mise en scène, la production, les acteurs. Il y a aussi un véritable attachement aux histoires, aux personnages.

Un an après le démarrage de ce programme, quel regard portez-vous à présent sur Prune ?

Pour l’instant, mon personnage est assez régulier. C’est une personne qui aime toujours autant son métier, qui est toujours dans l’empathie, qui a une relation de complicité assez importante avec son patron, Monsieur Bastide, joué par Jérémy Banster, qu’elle apprécie énormément. Il y a quelque chose d’enraciné dans leur complicité, au fur et à mesure du temps.

De près ou de loin, sur certains aspects de sa personnalité, vous retrouvez vous en elle ?

Oui, tout à fait. Le but aussi, lorsque l’on est comédien, est de ramener le personnage à soi, d’avoir sa propre vérité à travers son personnage. Pour être vrai, ce qui permet aux gens d’y croire et de s’attacher.

Pour la suite, aimeriez-vous pouvoir défendre des thèmes en particulier ?

Il y en a tellement. Pour l’instant, c’est un personnage qui est là et qui a plein de possibilités diverses. On peut tout faire, c’est tellement génial. Elle pourrait avoir une histoire compliquée de famille. Prune aurait pu avoir une vie cachée avant ou un passé familial lourd avec son père, qui la rattraperait. Elle serait alors obligée de se défendre pour sauver sa vie. Après, on reste une quotidienne, on parle de sujet familiaux, ce n’est pas non plus un thriller noir mais pourquoi pas…

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Affinez-vous votre méthodologie dans ce sens, au fur et à mesure du temps passé ?

Il faut être simple, efficace et quotidien. Comme le rythme de tournage est assez rapide avec beaucoup de contenu en peu de temps, il faut aller à l’essentiel, très rapidement. Au fur et à mesure du temps, j’ai pu affiner mon jeu dans ce sens-là.

Le cadre de tournage est aussi très sympathique, à Montpellier, dans des lieux très agréables.

Oui, c’est vrai. Pour l’instant, je suis encore en studio, je n’ai pas encore de vie en dehors de L Cosmétiques, je ne vois donc pas beaucoup Montpellier, à part dans ma vie personnelle. Je n’ai pas eu la chance d’apprécier les lieux magiques de la ville. Mais je la connais bien et tout le monde se régale. Même les regards des habitants sur les comédiens sont très gentils, très bienveillants, ils apprécient beaucoup la série. Ils ont, pour le coup, un regard plein de soleil, c’est le cas de le dire. J’ai donc hâte de pouvoir expérimenter les tournages en extérieur.

Nombreux sont les comédiens qui l’ont dit, vous êtes une vraie famille, avec une ambiance très sereine.

C’est un peu comme une partition de musique. Un bon morceau est aussi lié à sa tonalité, qui est, pour moi, un ensemble, entre le directeur de casting, la production, la mise en scène. Donc merci Joanna et merci à la chaine J. Tout le monde est génial, on s’entend tous bien, c’est super.

En parallèle, le film « Tourments d’amour » de Caroline Jules termine sa tournée des Festivals, avec de très nombreux prix remportés. Quel regard portez-vous sur cette aventure ?

Je suis très fière. C’est la deuxième réalisatrice guadeloupéenne à faire un film. La première avait été Mariette Mompierre, qui avait réalisé le film « Elza », dont j’avais eu le premier rôle. C’était d’ailleurs mon tout premier premier rôle. Je suis très heureuse de toutes ces aventures.

« Tourments d’amour » est un très beau film, la réalisatrice est partie quasiment de rien et, au final, elle a participé pendant près de deux ans à environ 80 Festivals, en remportant 51 prix. C’est magnifique, cela donne du courage à tous ceux qui ont envie de le faire.

Ce fut un plaisir, Stana, d’échanger avec vous !

On peut d'ailleurs vous suivre sur le lien suivant : 

https://www.instagram.com/stanaroumillac/?hl=fr

Publié dans Télévision

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Julien Masdoua évoque Enric, son personnage sur France 2, dans Un Si Grand Soleil !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julien,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver dans la quotidienne de France 2, « Un Si Grand Soleil », diffusée du lundi au vendredi à 20h 45. La série est très suivie des téléspectateurs, avec 3,5 millions de fidèles. Justement, vous qui faites partie de cette belle aventure, comment expliquez-vous ce chouette succès ?

Je pense que la première raison est le format, le type même du programme, à savoir la quotidienne. Le fait que les gens puissent suivre comme cela la vie de personnages tous les jours crée une proximité avec les téléspectateurs, qui est quasiment de l’ordre de la famille. Je ne me trompe pas en disant que la plupart des gens qui nous regardent assidûment nous voient plus souvent qu’ils ne voient leur propre famille.

L’horaire est adapté, généralement on est alors plutôt décontracté chez soi, dans une sphère familiale. On rentre vraiment dans l’intimité des gens.

Les sujets abordés dans ce programme, mis à part bien sûr le coté purement romanesque de certaines enquêtes policières ou le coté vraiment très romantique de certaines histoires d’amours, sont des thèmes sociaux de fond. En ce moment, en diffusion, on parle beaucoup du problème de la prostitution, de celui du trafic des êtres humains, on évoque la religion également. Ce sont des sujets dans lesquels les gens peuvent se reconnaître, des sujets auxquels on est confrontés. Tout le monde est concerné, personne ne peut y être insensible.

Ainsi, le mélange des deux, ce côté familial ainsi que la variété et la profondeur des sujets abordés, fait que ça devient quelque chose que l’on va suivre, j’espère et j’imagine, avec plaisir.

Vous interprétez le personnage d’Enric. A présent, quel regard portez-vous sur lui ?

J’ai la sensation d’avoir vu un vrai changement, un vrai bouleversement, dans la vie de ce personnage. Je ne parle pas des événements en eux-mêmes, je parle plus d’un bouleversement intérieur. C’est d’ailleurs très intéressant car, lorsque l’on interprète un personnage, on adore le nourrir de l’intérieur.

Je suis parti avec un rôle plein de convictions, plein d’assurance sur ce qui est bien, sur ce qui est mal, sur ce qu’il faut faire, sur ce qu’il ne faut pas faire. Il voyait le monde en noir et blanc, de façon manichéenne. Avec ce qu’il a vécu, avec ce à quoi il a été confronté, avec ce qu’il a pu découvrir sur lui-même, avec ce qui s’est passé dans son rapport avec les gens, notamment avec Julien Bastide, avec Inès, avec sa femme, il est passé au travers de péripéties qui lui ont appris que, finalement, peut-être ses convictions ne sont pas si inébranlables que ça, que, peut-être ses points de vue ne sont pas toujours si bons que ça, peut-être que certaines fois, il vaut mieux appréhender une situation en fonction de celle-ci et non pas en fonction de grands principes. Il a appris que tout n’est peut-être pas si simple dans la vie.

De près ou de loin, vous retrouvez-vous en lui ?

Oui, complètement. Je pense que le casting a été relativement bien fait sur cette série, on ressemble tous un petit peu à nos personnages. Depuis très jeune, j’ai eu besoin de me fixer des règles morales, des règles de vie. C’est vrai qu’une règle est théorique et, quand on la confronte à la pratique, souvent on a des surprises.

Il n’y a pas si longtemps encore, j’avais moi aussi des idées assez arrêtées sur certaines choses. La vie nous apprend que, dès fois, on a tort, que, dès fois, ce que l’on croit être des règles sont en fait des préjugés. Donc, oui, je me retrouve assez dans cette progression du personnage, je suis sûr que, à l’heure actuelle, j’ai encore des croyances ou des convictions qui, demain, me paraîtront peut-être ridicules.

Votre personnage a vécu, en un an à l’image, pas mal d’aventures. On pense notamment au décès qu’il a pu causer lors d’un accident de la route. Quelles avaient alors été vos sources d’inspiration pour interpréter avec autant d’émotions ces séquences ?

Malheureusement, j’ai une réponse très précise. Je dis malheureusement parce que c’est un peu tragique. Il se trouve que, quand j’ai tourné cette arche, je revenais d’un congé pendant lequel j’étais parti en vacances en Indonésie. Où je m’étais retrouvé coincé au moment des tremblements de terre qui ont été très meurtriers. J’étais en plein milieu de toute cette tragédie. J’avais vécu des choses assez dures, j’avais été confronté à la mort de plein de gens autour de moi, il avait fallu que je fasse des choix, que je me protège mais que, en même temps, j’essaie d’aider les autres.

Tout ce que l’on peut vivre comme foi, comme peur et comme moments de grâce dans la situation à interpréter avec mon personnage, je l’avais vécu quelques semaines avant d’avoir à tourner les séquences. D’ailleurs, la production avait été super, ils ont été très prévenants, ils m’ont suivi psychologiquement après ce drame, ils m’ont beaucoup soutenu, les réalisateurs étaient au courant de ce que j’avais vécu.

En même temps, j’avais échangé avec des collègues comédiens qui, eux aussi, par le passé, avaient vécu des choses difficiles. Ils m’ont tous dit qu’il ne fallait pas que j’ai peur d’utiliser ce que j’avais pu vivre et de m’en servir dans les scènes de cette arche. Quelqu’un avait eu une très belle phrase et m’avait dit : la meilleure façon de rendre hommage à ces gens que j’ai vu mourir devant moi est d’utiliser l’émotion qui avait alors pu naître pour la retranscrire dans mon travail. C’est vrai que cette phrase-là m’a beaucoup fait déculpabiliser. J’avais un peu de remord, j’avais un peu ce sentiment de ne pas avoir le droit de me servir de ce que j’avais vécu là-bas car c’était la vie d’autres personnes et, finalement, je me suis rendu compte que mon amie comédienne avait raison.

Le maquillage et le jeu avaient rendu la scène de l’accident très réaliste, c’était du coup très intense pour moi, j’avais eu l’impression de me retrouver quelques semaines plus tôt sur l’ile de Bali. C’était difficile à gérer mais j’ai le sentiment que, au final, les gens ont aimé la performance.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous pouvoir défendre d’autres thèmes encore au travers de votre personnage ?

Oh oui. J’ai tellement envie de faire de choses avec Enric. Pour l’instant, on a surtout vu de lui des remises en question. De grands principes ont été bousculés et il finit toujours plus ou moins par dire, à Inès, à Mo ou à Gary, qu’ils avaient raison et que lui avait été un peu crétin de penser le contraire. J’aimerais pouvoir développer chez lui le fait qu’il n’y a pas que des mauvaises choses dans les convictions, qu’il n’y a pas que des mauvaises choses non plus dans le fait d’avoir des règles de vie et d’être intègre.

Il me plairait de le voir aussi « avoir raison ». Ce serait bien que, dans une situation donnée, il se retrouve à nouveau face à des gens qui vont lui dire que ses convictions ne sont pas les bonnes mais que, au final, celles-ci fonctionnent. Pour montrer que, quelque fois, le fait d’avoir des règles de vie, d’avoir un avis tranché, peut être quelque chose de positif. J’aimerais pouvoir défendre un beau principe sur une arche, un principe de partage, d’altruisme, de courage.

Pour terminer, on le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie de préparation et de travail ?

Bien sûr, c’est un exercice très particulier, même quand on a une longue carrière derrière soi de téléfilms, de cinéma, de théâtre. La quotidienne est vraiment quelque chose à part, du fait du rythme que vous évoquiez. Donc, oui, il y a une méthode à adopter. Les nouveaux, aussi expérimentés soient-ils, sont toujours, au début, un peu paniqués par la vitesse à laquelle on tourne, par la rapidité à laquelle il faut apprendre les textes. Je leur dis souvent qu’il faut surtout ne pas viser ni une performance artistique, ni l’excellence. Dans une quotidienne, ce n’est pas cela l’idée, il faut en fait viser l’efficacité.

On raconte des histoires qui sont puissantes, il y a énormément de personnages, on passe d’une séquence à une autre, il faut donc que ce que l’on produise soit efficace. Il faut que le jeu le soit aussi, que l’on comprenne bien les intentions, que les personnages soient clairs. Une fois que cette efficacité est acquise, on peut alors revenir à une recherche d’excellence. Mais, avant tout, visons l’efficacité : le mieux est l’ennemi du bien.

Au niveau de ma méthodologie, ayant déjà tourné dans des quotidiennes, je connaissais le rythme de travail. Mais je ne l’avais jamais porté comme cela, sur un personnage récurrent, pendant si longtemps. Cette année, j’ai appris à passer d’une méthode de sprint à une méthode de course de fond. J’ai appris à économiser mon souffle pour travailler sur la longueur.

Ce fut un plaisir, Julien, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Rencontre avec Mathieu Alexandre (comédien dans Demain Nous Appartient sur TF1)

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathieu,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

On peut vous retrouver sur TF1, à 19h 20, dans la série à succès « Demain Nous Appartient ». Qui vient de fêter son 500è épisode. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment en expliquez-vous son succès ?

Je pense que le feuilleton de TF1 est bien fait. Je trouve que, dans ce format-là, ça fonctionne vraiment bien. Je parle de « format » car je pense que c'est important de comparer les séries en fonction de cela. DNA est un feuilleton, qui  a un épisode par jour, cinq jours par semaine tout au long de l'année. C'est une production incroyable quand on y pense. Dans ce rythme effréné, chacun fait en sorte de sortir la meilleure qualité possible, le meilleur cadre, le meilleur son, la meilleure interprétation, la meilleure figuration, la meilleure mise en scène, le meilleur décor, le meilleur accessoire, le meilleur costume, raccord maquillage, coiffure, production, etc etc, je ressens très fort que chacune et chacun a envie de faire au mieux. Tourner autant par jour, avoir ce rythme si soutenu, travailler aussi rapidement, c’est un exercice quand même très particulier. Je sens cette énergie de bien faire et j’aime cela. C’est vraiment très important pour moi, je dirais même que cette implication est nécessaire et qu'elle reste ma motivation principale. Le fait que ces centaines de personnes font au mieux chaque jour pour sortir un épisode, doit se ressentir. Je pense que c'est ça qui fait que le feuilleton a autant de succès.

Vous y interprétez Tristan. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Comme je le disais, c’est un programme qui va vite, du coup, au début, je me suis dit qu’il fallait que je le rapproche le plus possible de moi. Donc de mes attitudes, de mes manières de faire des blagues, de ma manière de parler. Si on résume, Tristan ça reste Mathieu qui dit les phrases, et qui vit les situations que les scénaristes ont écrites pour Tristan. Je sais pas si c'est très clair :-).

Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec ce qu'il dit ou ce qu'il pense ; par exemple l’intrigue où ma mère arrive et couche avec plein d’hommes. Personnellement, je m’en moquerais, contrairement à mon personnage.

J’aime bien Tristan, c’est un bon gars, j’aime qu’il soit sympa, drôle, touchant. Même si, parfois, il peut être naïf, limite un peu… bêta (pour rester poli), ça me parle, car c’est un côté que je peux avoir dans la vie.

Vous avez eu l’occasion de défendre des thématiques singulières, notamment dans sa relation naissante avec une escorte. C’est aussi un choix fort, juste avant la grande messe du 20h, de la première chaine d’Europe de mettre en avant des sujets aussi lourds.

Oui effectivement j'ai eu à jouer avec Laura Mathieu une intrigue sur les amours d'une prostituée. Je ne pense pas que cela soit une thématique singulière, c'est assez vu dans le cinéma par exemple (on se souvient tous de Pretty Woman), mais cela dit, jouer dans le genre « comédie romantique », jouer l'amoureux, le gars gauche qui va découvrir le grand secret de son amour, a été un très grand plaisir pour moi. Outre le fait que ma partenaire est vraiment top, j'ai bien aimé les différentes références aux scènes mythiques de ce genre (Love actually par ex), et j'ai trouvé que les scénaristes et dialoguistes nous ont donné de belles choses à dire et à défendre. J’ai bien aimé cette intrigue, car ça pose des questions : est-elle obligée d’arrêter ce qu’elle fait pour être avec quelqu’un ? Est-ce que c’est dans la logique ? C’est un métier qui, pour elle, est respectable. Tristan l’incite à arrêter, elle, à l’inverse, n’a pas envie d’être dépendante de son compagnon. Parfois je croise des spectateurs qui me disent que cela lance des débats chez eux, et ça c'est très enthousiasmant.

Dans votre question vous dites que DNA arrive avant la grande messe du 20h, c'est vrai. DNA parle de sujets de société, parfois de sujets violents, parfois d'amour et d'amitié, parfois, effectivement de thématiques peu développées en fiction. C'est peut-être un choix fort de la part de la chaine que de parler de sujets, mais je ne sais pas si se sont « des sujets lourds », ou des sujets qui peuvent déranger certains avant le 20h. Je dis que je n'aime pas le mot « lourds » pour les sujets de DNA, parce que pour moi, les sujets lourds sont justement dans le 20h : les guerres, les atrocités du monde, les injustices, les abus de pouvoir etc etc. DNA reste une fiction. Alors oui, elle aborde des thématiques parfois dérangeantes et violentes, mais je me dis que cette violence n'atteindra jamais celle du 20h.

Pour la suite, à moyen terme, aimeriez-vous défendre encore d’autres thèmes au travers de votre personnage ?

Je n’ai pas d’envie particulière. Il y a trop de causes qui méritent d'être entendues. Je fais confiance aux auteurs. Je sais simplement que j’aimerais faire de la comédie. Il me plairait que ce genre soit plus mis en avant. Faire rire les gens est quelque chose qui me tient à cœur.

Vous évoquiez le rythme soutenu sur le plateau. Avec votre expérience grandissante, affinez-vous votre méthodologie de préparation ?

Cette série est un énorme stage d’acteur. Je n’avais jamais joué à la télévision, et ces deux années sur DNA m'ont permis d'acquérir des compétences et des techniques, comme se mettre plus facilement dans ses marques, ne pas avoir « peur » de la caméra, jouer en faisant attention au son, à la lumière. Je ne connaissais pas ces choses-là et, maintenant, je commence à maitriser quelques « techniques ».

Lorsque je reçois une scène, j’essaie de comprendre où elle me mène. J'essaye de faire en sorte que les mots de Tristan deviennent les miens. Avec le texte j'essaye de comprendre la logique de la pensée de Tristan, comment et pourquoi il passe d'une idée à l'autre, comment rendre tout cela le plus naturel possible. Dans l'idée j'ai envie qu'on se dise « le comédien vient d'inventer ce qu'il vient de dire, et il l'a inventé devant la caméra ». Ce n'est pas toujours évident car dans DNA les personnages s'expriment beaucoup, un peu plus que dans la vraie vie, alors il faut parfois batailler, et travailler pour rendre cela naturel. Mais c'est un chouette exercice.

En ce moment, je suis dans une réflexion, je me dis qu’il faudrait peut-être que je trouve un coach sur Paris pour m’aider, pour m’améliorer.

En parallèle de ce programme, vous écrivez aussi, vous montez sur scène régulièrement. Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ? Ou les considérez-vous comme autant de métiers différents ?

Je ne pense pas qu’il y ait des métiers différents, il y a simplement des techniques différentes. Effectivement, j’ai fait beaucoup de théâtre avant et, en arrivant sur DNA, comme je le disais, il m’a fallu surtout appréhender, techniquement, le bon positionnement et le bon regard. Le métier reste le même et c’est pour cela que je ne suis pas d’accord avec les personnes qui font une sorte de catalogage entre comédiens (de théâtre) et acteurs (d'image).

J’aime le théâtre, j’ai envie de continuer, et j'aime l'image, j'ai envie de continuer :-).  Ces arts sont complémentaires, jamais je ne quitterai ni l’un ni l’autre. J’ai très envie de faire du cinéma et même de réaliser (je réalise déjà des courts métrages). L’image me plaît énormément, devant et derrière la caméra.

Vous êtes un habitué du Festival d’Avignon et vous préparez déjà l’édition 2020. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le projet que vous y défendrez ?

Je travaille depuis très longtemps avec la compagnie Les Moutons Noirs, que j’aime beaucoup. C'est un groupe de personnes incroyables. Avec eux, nous montons une adaptation du « Titanic », avec notamment de la danse et du chant. Nous serons 12 ou 13 sur scène, ce sera drôle, burlesque mais pas que. Ça va être super. Je suis content de faire partie de ce projet.

Pour la suite, quelles sont vos envies artistiques ?

J’ai très envie de faire des films. Je suis en train d’écrire un long métrage de comédie, que je vais tourner, je l’espère, très vite.

Un court métrage est aussi prévu en septembre, sur le thème de l’enfance.

Et je réalise une web série Happy Baby disponible sur You tube.

Ce fut un plaisir, Mathieu, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Frédérique Kamatari évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Frédérique,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

On peut vous retrouver sur France 2, chaque soir de la semaine, à 20h 45, dans la série à succès « Un Si Grand Soleil ». Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous la fidélité sans faille des téléspectateurs ?

Je ne pourrais pas l’expliquer, je le constate surtout. Je pense que les gens sont friands de séries de toute façon, c’est un peu le postulat de base. Ce programme ci est particulièrement bien fait et je ne dis pas cela parce que je joue dedans☺. Au niveau de la forme, c’est un produit soigné, plaisant à regarder. On se laisse vite séduire par les intrigues. Les décors, la lumière, les images sont particulièrement travaillés. Et il y a d’excellents comédiens.

Nous proposons une diversification de l’offre au niveau des séries quotidiennes, cela dynamise sans doute aussi le public.

Vous interprétez le personnage de Monette Real, professeur d’histoire-géographie. Qui a vécu, en un an, pas mal de choses, personnellement et professionnellement. Comment la caractérisez-vous à présent ?

C’est assez étrange. Au départ, je pensais qu’elle était vraiment proche de moi, au travers notamment du rapport à sa fille dans la série, aussi des bons rapports avec son ex-mari. Il y a, dans cette famille, une espèce de bienveillance et d’intelligence du cœur. Je ne suis pas en train de me passer de la pommade, je dis juste que c’était assez facile pour moi de m’identifier à elle. Même au travers de son travail d’enseignante, où il y a quelque chose de l’ordre de la transmission. Elle travaille avec de jeunes gens, ce que j’ai beaucoup eu l’occasion de faire. Donc ça me parle.

Cela fait maintenant un an que je la vois évoluer, que je la fais évoluer, et j’arrive un peu plus à différencier ce qui est proche de moi dans Monette et ce qui est peut-être un peu plus éloigné.

Je me rends compte, en verbalisant ma réponse, que Monette est vraiment en train de prendre une consistance plus personnelle. En tout cas, dans la façon dont je la ressens maintenant. Elle a un petit côté rigide dans le fond que l’on ne voyait pas vraiment au début. En tout cas, j’aime bien la découvrir et l’interpréter.

 

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie de travail en amont ?

Oui, probablement. Mais ce qui s’affine, je pense, c’est la réactivité quand on est sur le plateau, plus que la préparation. J’ai même envie de dire que cette dernière va plus vite. Le fait d’apprendre des textes régulièrement permet au cerveau de s’entrainer.

Une fois arrivée sur le plateau, des mécanismes, des habitudes, des réflexes se sont mis en place et s’actionnent beaucoup plus rapidement. Je ne dis pas que c’est plus facile, ce n’est pas ça mais il y a comme une dextérité qui grandit, un peu comme un musicien qui répète ses gammes.

Nous le disions, votre personnage a participé, de près ou de loin, à des intrigues lourdes et fortes. Pour la suite, quels sont les autres sujets que vous aimeriez pouvoir défendre ?

Je suis prête à défendre des tas de choses, même tout ce que l’on me proposera de défendre. Nous, comédiens, sommes en dernière ligne, nous ne décidons pas de nos intrigues, nous ne savons pas du tout où nos personnages vont aller. Je n’ai pas une vision ne serait-ce qu’à moyen terme de ce que va vivre Monette. Je sais ce que je vais tourner demain et la semaine prochaine mais je ne vois pas plus loin.

Cela ne me dérange pas du tout, j’aime bien me laisser surprendre, j’aime bien que le vent m’emmène là où il a envie de m’emmener. Je suis assez confiante de nature et j’ai un petit côté contemplatif. J’ai une tendance à toujours trouver du bon de n’importe quelle situation. J’adore les surprises et, quoiqu’il arrive, je les défendrai. Car toutes les intrigues sont intéressantes, il y a toujours quelque chose à défendre.

Revenons quelques instants sur l’intrigue de Monette liée au viol qu’elle a subi plus jeune. C’est un thème fort, sur une chaine du service public, juste avant le prime. On peut penser que c’était une fierté pour vous de défendre ce sujet ?

Oui, tout à fait. Là, pour le coup, il y avait aussi quelque chose d’utile, avec un message à transmettre. Cette intrigue était faite de façon à ce qu’elle fasse un peu polémique, avec le ressenti de l’homme qui sait bien, dans le fond, qu’il a tort mais qui se dit que, sur un malentendu, ça peut passer. Avec aussi la femme qui ne s’est pas rendue compte que c’était un viol ou qui se perd dans le déni.

Je trouve vraiment intéressant que ce soit arrivé à Monette, qui a l’impression d’être une femme forte, une femme de caractère, qui s’est battue en tant qu’étudiante pour l’égalité. Ce n’est pas parce que l’on se sent fort que l’on est à l’abri d’être démuni et désarçonné par quelque chose que l’on n’attend pas.

Cette intrigue pointait aussi du doigt que ce n’est pas parce que l’on a un moment de faiblesse à un instant donné que l’on est quelqu’un de faible. Je pense que c’est vraiment important de le rappeler à tout le monde. Par extension, ce n’est pas parce que l’on rate quelque chose que l’on est un raté, ce n’est pas parce que l’on a fait une connerie que l’on est un con, ce n’est pas parce que l’on a fait une méchanceté que l’on est un méchant, ce n’est pas parce que l’on a fait une fois une bonne action que l’on est un gentil. Ce n’est pas si facile, rien n’est tout noir ni tout blanc, il y a toujours des contextes, des histoires, de nombreux paramètres  à prendre en compte.

 

 

J’ai aimé le traitement de cette intrigue, ainsi que le bon accueil reçu des jeunes. Le fait de libérer la parole des femmes est d’actualité, les actions qu’elles mènent le sont aussi. Il est temps que les femmes arrêtent de se laisser enfermer dans des cases de faibles créatures. Elles le savent mais, parfois, l’oublient. Les hommes le savent également mais, parfois, ça les arrange de l’oublier.

En parallèle, dans un autre registre, vous êtes sur les planches de façon ponctuelle avec un spectacle jeune public, qui avait remporté le prix du meilleur spectacle jeune public aux p’tits Molières en 2017. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C’est un registre différent parce que, là, c’est un spectacle que j’ai écrit, que j’ai en partie mis en scène et que j’interprète. Donc c’est beaucoup plus personnel. C’est aussi beaucoup plus créatif pour moi. C’est toujours agréable de créer et d’écrire.

Je veux garder en moi ce côté théâtre, ce côté planches parce que le rapport avec le public est direct. Du coup, la sanction l’est aussi. Il y a quelque chose d’authentique, de frontal et d’angoissant également. L’adrénaline ne monte pas aux mêmes moments.

Je jouerai « La sorcière Latrouille » à la Toussaint en Moselle et sans doute ailleurs aussi prochainement. Pourquoi pas également à Montpellier. Je trouve intéressant de toujours garder en tête que ce que l’on voit à la télé n’est qu’une petite partie de ce que l’on est. Nous sommes nombreux à faire plein d’autres choses et c’est fascinant d’ailleurs. J’adore le jeune public, il me tient à cœur. Il y a quelque chose de très fort qui se passe entre les enfants et moi.

Merci, Frédérique, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Lou Bonetti évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lou,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous  !

 

Nous pouvons vous retrouver depuis quelques mois dans «  Un Si Grand Soleil  », en access prime time, sur France 2. Vous qui vivez cette aventure de l'intérieur, qu'est-ce qui fait le succès de ce programme  ?

 

La caméra ne ment pas, jamais, en général elle vole des choses. Quand l'ambiance n'est pas bonne, ça se sent. Ici, c'est tout l'inverse. Quand on rassemble autant de monde, venant d’univers parfois très différents, ça n’est pas toujours simple de créer une vraie cohésion. Les producteurs ont réussi ce pari, et tout le monde a, je crois, beaucoup de plaisir à travailler sur ce projet.

 

D’autant qu’on ne va pas se mentir, ça va très vite. Il faut être encore plus précis et, malgré le rythme, je n'ai jamais ressenti de réelles tensions. On travaille ensemble, on cherche ensemble et sincèrement, on s’amuse beaucoup aussi. Je suis convaincue que ça joue sur le résultat.

 

Il y a une quête de qualitatif dans le temps imparti, une quête de réalisme, aussi. C’est important dans une quotidienne, dont un des objectifs est de raconter aux gens des histoires de « gens » qui pourraient être eux.

 

Vous le disiez, le rythme est soutenu sur le tournage. A titre plus personnel, avez-vous une méthodologie particulière de préparation  ?

 

Quand j'arrive sur le plateau, j’essaie surtout d’être disponible. C'est vrai dans tous les projets et, qui plus est, dans quelque chose qui va vite. Chacun a sa méthodologie mais, en tout cas, il est sûr qu'il faut être dans le plaisir, dans la détente et dans la disponibilité.

 

Assez étonnement car je suis une grande traqueuse, cela a été plutôt immédiat sur ce plateau pour moi. Cela revient à ce que je disais tout à l'heure, les gens bienveillants vous amènent à vous lâcher et à être dans la détente. C'est hyper important pour un acteur.

 

Ma manière de travailler a évolué au fur et à mesure du temps. Je n'apprends plus mes textes dès que je les reçois, je les lis surtout, beaucoup, histoire de comprendre l’enjeu de chaque séquence et de voir si je peux amener en sous texte un petit truc en plus qui serait caractéristique de mon personnage, tel que je le défends.

 

 

 

Vous allez fêter bientôt votre première année de tournage. Avec le recul, après tout ce qu'a vécu votre personnage, comment le voyez-vous à présent ?

 

Je n'ai pas l'impression qu'il y ait une grande différence avec ce que j'avais anticipé d'elle. Dès le début, j'ai aimé l’idée qu’avec Adèle, on évoque un phénomène récurrent, aujourd’hui, à savoir qu'est-ce que c'est que d'être une nana de 40 ans, qui n’a pas construit de famille, pas toujours par choix de vie, et de la difficulté de rencontrer quelqu’un. A cela s’ajoute, forcément, la question de la maternité.

 

Adèle me ressemble dans l’idée qu’elle a de l’amour, et du fait que quand il se présente, elle tente de se battre pour le faire exister, car ça n’arrive pas tous les jours. Après, elle est beaucoup plus « border line » que moi dans la gestion de ses émotions et de sa sensibilité. Du coup, pour la défendre à l'image, j’ai essayé d’en tenir compte pour ne  pas tirer le personnage vers quelque chose de juste puéril.

 

C'est quelqu'un de bien, de seule, qui a envie d'être amoureuse, qui a eu envie d'avoir un enfant et, comme elle le dit, de garder cet enfant, d’abord parce qu’elle a aimé Victor. Elle perd simplement pied quand elle est sous l'emprise de l'émotionnel.

 

Pour la suite, quels autres thèmes aimeriez-vous pouvoir défendre au travers de votre personnage ?

 

Les scénaristes travaillent dessus. Je ne sais pas, à l'heure qu'il est, ce qui adviendra du bébé. Mais si l'enfant existe, je pense que c'est dans le désir des scénaristes que Victor l’assume.

 

Pour le reste, si vous posez la question à n’importe quel acteur, en général, nous avons tous des envies de choses à défendre et à interpréter. Pour autant, dans chaque projet, il y a un sens de l’histoire à respecter. On ne peut pas faire faire n’importe quoi à un personnage.

 

Pour Adèle, j’espère simplement qu’elle va pouvoir sortir de cette quête d’amour à l’égard de Victor, parce qu’il arrive un moment où quand ça n’est pas partagé, il faut savoir lâcher l’affaire !!

 

En parallèle, toujours à l'image, sur M6 cette fois-ci, vous serez à l'antenne à partir du 24 juin dans la huitième saison de la série « En famille ». Comment présenteriez-vous votre personnage ?

 

Entre les deux saisons, la famille a fait un bond de cinq ans. Les personnages ont donc changé. Cette année, Antoine s'émancipe, prend son autonomie, vit dans le garage et est en couple. Je joue Émilie, sa petite amie.

 

Elle est particulière, elle est plus âgée que lui, elle est journaliste, elle est un peu perchée, elle a la tête un peu ailleurs, elle est extrêmement frontale mais avec une grande naïveté dans ce qu'elle dit et fait, elle parle avant de réfléchir. Elle a une forme de candeur aussi, ce qui engendre des situations qui peuvent être très drôles à jouer. Elle fait des choses qui sont hors des codes. En plein déjeuner de famille, elle est capable de dire, à voix haute, qu'elle serait mieux dans son lit.

 

C'est très chouette à faire, on s'autorise des choses que l'on n'a pas le droit de faire dans la vie, ce qui est plutôt jouissif.

 

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d'inspiration pour vous approprier ce personnage ?

 

Pour aborder Emilie, j’ai travaillé sur l'enfance. C'est un des moteurs importants de mon travail, en général, mais pour elle, il m’a semblé que c’était la clé. La candeur, la naïveté, l'inconséquence, sans penser à mal, sont des caractéristiques très proches de celles d'un enfant. Et J'ai re regardé «  All about Steve  », une comédie où Sandra Bullock incarne une fille fantasque, mais tellement sincère, qui vit chez ses parents et qui tombe amoureuse d'un homme en deux minutes de temps, croyant, sur un quiproquo, que ce sentiment est réciproque… Alors que pas du tout !

 

Ce sont des personnages que tout le monde considère comme « fous » simplement parce que, sans jamais le calculer, ils cassent les codes du comportement « politiquement correcte », à tenir. Il faut donc simplement essayer de recréer cette vérité, en y croyant soi-même !

 

Merci Lou pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Clara Cantos nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Tout au long de ce mois de juillet, vous êtes au Festival d’Avignon, à l’affiche chaque soir à 21h, au théâtre Alizé de la pièce « Oreste ». Comment la présenteriez-vous ? Quels thèmes y sont abordés ?

Cela raconte une toute petite partie de l’histoire de la famille des Atrides, qui est bien connue dans la mythologie grecque. Plus précisément, le passage où Oreste et sa sœur Electre, qui ont tué leur mère il y a cinq jours, se retrouvent confrontés à la cité, qui va les juger. Se posent alors plein de questions : que vont-ils faire ? Quels moyens vont-ils mettre en œuvre ? A qui vont ils faire appel pour s’en sortir et comment justifier leurs actes ?

Je trouve que c’est une belle histoire, malgré tout. Un peu dramatique mais qui évoque l’humain, les relations entre les personnes. Les passions, la loyauté, l’imperfection. C’est l’âme qui parle.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Je joue le rôle d’Electre, qui est donc la sœur d’Oreste, le personnage principal. C’est elle l’instigatrice du meurtre, qui est le point de départ de la pièce. Je pense que c’est un personnage profondément intègre, elle a des principes qui ont été bafoués et, du coup, il y a une énorme rancœur et une énorme haine qu’elle n’arrive pas à maîtriser. Elle a ainsi poussé son frère à commettre cet acte horrible.

Sa faille est d’être trop inflexible, c’est ce qui la perd.

Pour l’interpréter, pour l’incarner, quelles ont été vos sources de travail ?

Au tout début des lectures, je me suis replongée dans la mythologie pour mieux comprendre cette famille. Ma formation m’incite en effet à construire les personnages au travers de ce qui a fondé leur personnalité. La psychologie d’un être, son vécu, sa biographie déterminent la qualité de l’énergie qu’il dégage et de ses mouvements.

Du coup, j’ai essayé de plonger à l’intérieur d’Electre, dans les événements qui ont marqué sa vie pour comprendre pourquoi elle en veut tellement à sa mère, pourquoi elle est tellement attachée à son père imparfait qu’elle met sur un piédestal. De là, j’en ai fait un petit cocktail pour en faire découler ses motivations, ses mouvements et son énergie, avec bien sûr différents niveaux de profondeur.

Quels sont les premiers retours que vous avez pu avoir des spectateurs ?

Nous avons déjà joué trois fois la pièce à Avignon et deux fois avant le festival : les gens ont été touchés par les émotions fortes et les relations complexes qui se tissent à vue entre les personnages, ce qui leur permet de s’identifier et en même temps se laisser porter par ce récit plus grand que nature. Globalement, ils ont trouvé le spectacle formidable. Ensuite, nous avons aussi des compliments sur l’esthétique globale : costumes, maquillages, mise en scène… Tant mieux car nous avons vraiment voulu en faire un beau spectacle dont les images font penser au Japon et à « Game of Thrones ». Notre affiche, avec son Oreste en origami sur fond bleu, vient d’être présélectionnée pour le concours de meilleur visuel du OFF !

 

 

Au-delà de ces premières dates en Avignon, on peut penser que vous avez tous l’envie de prolonger l’aventure, en proposant ce spectacle à Paris et en province ?

Absolument, c’est le but. Pascal, notre diffuseur, travaille avec vigueur pour atteindre les professionnels. Afin de les faire venir et de leur donner l’envie de diffuser notre spectacle.

Ce qui est chouette, c’est que la compagnie Fox qui monte le spectacle joue régulièrement au Festival. Du coup, il commence à y avoir un public fidèle, qui connaît le style proposé. C’est un théâtre exigeant, riche mais, en même temps, populaire et démocratique. On propose des pièces qui sont accessibles, avec de beaux textes, des maquillages artistiques et des costumes travaillés.

Je me permets d’ajouter qu’en parallèle de Oreste, je participe ce mercredi 8/7 de 10h à 13h à la manifestation PREMIERE APPROCHE au cours de laquelle 3 metteurs en scène ont choisi 3 auteurs avec 3 textes afin de proposer une séance publique de travail à froid, une sorte de première étape de déchiffrage du texte de théâtre. Excellente occasion de se glisser dans les coulisses de notre métier ! (Au Conservatoire du Grand Avignon).

En parallèle, on vous retrouve actuellement sur France 2, dans la série à succès « Un Si Grand Soleil », où vous incarnez le personnage d’Emilia. Que dire sur cette autre aventure artistique, dans un registre bien différent ?

C’était une extrêmement bonne surprise car cela faisait un petit moment que j’étais castée pour des rôles plutôt dramatiques. Quand Joanna Delon m’a appelée pour passer les essais d’Emilia, j’ai trouvé ce personnage vraiment drôle, romantique, 100% comédie. Depuis, je suis devenue accro à la série.

Face au rythme soutenu de tournage, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont ?

J’ai travaillé exactement comme je le fais d’habitude. Bien sûr en apprenant le texte, en réfléchissant sur les enjeux, le passé, les objectifs du personnage, la relation qu’a Emilia aux gens qui l’entourent. Ensuite, je dois dire que c’était une expérience de tournage fantastique. Même si c’est une énorme machine de production, chaque personne de l’équipe fait son travail au mieux et dans les meilleures conditions. C’est vraiment un travail d’équipe. Faire son métier dans ces conditions est incroyable.

Il y a forcément une pression de temps mais, du coup, cela se fait dans la bienveillance, dans le respect, dans la bonne humeur. Tout le monde est concentré mais d’une façon positive. C’est top.

 

 

De près ou de loin, retrouvez-vous une part d’Emilia en vous ?

Ah oui, oui, bien sûr. C’est aussi un exercice que je fais d’entrée de jeu, je me demande en quoi on se ressemble et en quoi on ne se ressemble pas. Donc, oui, je suis une petite espagnole, pétillante, dynamique, qui est passionnée, qui a envie de faire plaisir aux autres, d’être aux petits soins pour que tout le monde soit bien.

Ce qui nous sépare, c’est qu’Emilia va un peu loin. Elle est tellement fleur bleue, passionnée, romantique qu’elle vit un peu dans un film, en tout cas c’est comme cela que je l’ai travaillée. Elle voit l’amour partout. Quand le personnage de Julien lui dit que sa femme est souvent absente, elle pense qu’elle a le feu vert pour aller plus loin avec lui, alors que ce n’est pas du tout le cas. Cela m’a fait rire, cette espèce d’innocence et de naïveté à toute épreuve était drôle à travailler.

Le cadre de tournage, dans cette magnifique villa, devait être quelque chose de plaisant et d’agréable ?

C’est super. Ce qui est fantastique dans « Un Si Grand Soleil », c’est que la production met un point d’honneur à ce que tous les décors soient réels et beaux. En studio, tout est fait avec qualité, avec un détail à la virgule près. Le centre équestre où j’ai tourné est aussi un vrai lieu, avec des chevaux, avec la nature autour. Les villas sont de vrais foyers où des gens habitent. Du coup, je pense que ça donne aussi à la série une richesse et des images super belles.

Si le scénario le permet, aimeriez-vous prolonger l’aventure au-delà de cette arche qui se terminera fin juillet ?

Ce n’est qu’un point de suspension. Je reviendrais avec grand plaisir. Avant de quitter mes derniers jours de tournage, j’ai bien mené ma petite enquête pour savoir si Emilia disparaît, si elle est écartée de la famille et de la série ou, à l’inverse, s’il y a une porte ouverte. Il s’avère que la porte est ouverte…

Merci Clara pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Anaïs Parello évoque sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

Photo de Jacob Dao

 

Bonjour Anaïs,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Bonjour Julian, c’est une joie pour moi aussi !

On peut actuellement vous retrouver dans une nouvelle série, « Kiffe aujourd’hui », pour France Télévisions, diffusée sur la plateforme France Tv Slash et sur Youtube. Comment la présenter ?

C’est une mini-série humoristique en dix épisodes, réalisée par Aurélien Sallé. On y suit notamment Fahd El, un Youtubeur qui fait des vidéos drôles.

Dans la série, son personnage quitte ses parents pour aller à la Fac. Il découvre pour la première fois ce que c’est que de se retrouver éloigné de sa famille. Il a évidemment quelques copains, notamment son meilleur ami, Ichem, très drôle et un peu fou, qui le suit partout et fait n’importe quoi. Son frère également vient lui rendre visite. Il se passe plein de choses. Ce sont de courts épisodes racontant des petits moments du quotidien d’un jeune étudiant.

Il y a une trame aussi. Il tombe amoureux, essaie de séduire la fille qu’il aime -Sonia- que j’interprète. Il vise aussi à réussir ses partiels, pour cela il tente de travailler un maximum, malgré les tentations d’Ichem, qui passe son temps à lui proposer plein de trucs farfelus.

Vous jouez, vous le disiez, la fille de laquelle tombe amoureux le personnage principal. Quelles sont vos principales caractéristiques dans ce programme ?

Sonia est une fille intelligente, elle aime étudier, c’est une bosseuse. On fonctionne un peu par binôme, donc elle est tout le temps accompagnée par sa meilleure amie, Leila, la rigolote.

Elle est d’origine espagnole et elle a du caractère. Chaque fois qu’elle s’énerve, elle emploie des mots de sa langue natale.

Et bon, son prétendant lui plaît bien aussi.

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour incarner votre personnage ?

Je voulais être le plus naturelle possible. À la lecture, j’ai vite vu que tout le monde était un peu clown autour de moi dans la série, que j’étais la sérieuse de la bande. Du coup, je suis en quelque sorte l’œil du spectateur. Donc je me suis dit que c’était bien de rester nature, et de me laisser surprendre par l’absurdité de ce que font mes partenaires pendant le tournage.

Selon vous et selon les premiers retours, qu’est ce qui plaît dans cette série ?

Je pense que beaucoup de gens peuvent s’identifier à la situation, celle d’un jeune homme qui a vécu toute sa vie dans un quartier populaire et qui se retrouve catapulté à la Fac, où il grandit et doit faire ses preuves.

Ce sont des thématiques courantes, qui peuvent plaire au plus grand nombre.

Dix épisodes composent cette première saison. Si les retours sont positifs, une deuxième saison pourrait-elle être envisagée ?

Oui ! Je pense que ça pourrait aller dans n’importe quel sens, rien n’est exclu. Le héros pourrait rester à la Fac ou, au contraire, décider de faire autre chose. Cette deuxième saison a été évoquée, mais cela dépendra de la réceptivité du public à la première. En tout cas, j’aimerais bien, et l’équipe est partante.

En parallèle, vous participez indirectement au Festival d’Avignon, au travers de voix que vous avez faites pour la pièce « Le journal d’Audrey ». Que dire sur cette autre aventure ?

Oui, enfin directement mais pas physiquement ! La pièce a été créée par Gala Vinogradova et mise en scène par Ivan Cori. C’est un spectacle sur Audrey Hepburn et Anne Frank. Audrey Hepburn a toujours été fascinée par Anne Franck dont elle a lu le journal très jeune. Elles avaient le même âge, ont vécu à la même époque et au même endroit.

Elle s’est toujours demandé pourquoi Anne Frank était morte si jeune, de façon si tragique et surtout pourquoi elle, avait survécu. Cette sensation de culpabilité l’a obsédée une bonne partie de sa vie.

La pièce regroupe ainsi ces deux icônes.

Je prête ma voix à Anne Frank, je lis des passages de son journal. Je l’interprète donc vocalement.

 

Affiche du Journal d’Audrey

 

Pour cet exercice-ci, un peu singulier, est-il important de bien connaître la pièce ? Les personnages historiques ? Les intentions de l’auteur ?

Dans ce cas-là, on m’a simplement donné les extraits du journal d’Anne Frank. C’est un texte que j’avais lu étant plus jeune et que j’avais beaucoup aimé. Il m’avait beaucoup marquée, beaucoup touchée, et j’avais encore des images plein la tête, dont je me suis servie pour raconter ces moments-là.

Je n’ai pas lu la pièce complète, elle était encore en construction et j’avais plutôt envie de la voir finie. Je le ferai en Avignon en juillet. Elle se joue à l’Archipel Théâtre, à 22h 40.

A la rentrée, vous interpréterez un guest dans la saison 2 de « Balthazar », pour TF1.  Qui y avez-vous joué ?

J’y étais la fille d’une victime, un rôle plein d’émotions.

Je connaissais le programme, pour en avoir regardé quelques épisodes. J’aime bien, je trouve le concept assez sympa, surtout avec ce côté paranormal.

Toujours à la rentrée, vous serez en tournage d’un court-métrage, « The House of Gaunt ». De quoi s’agira-t-il ?

C’est un film en anglais, basé sur l’univers de « Harry Potter », on y racontera les origines de Voldemort. Il est réalisé par Joris Faucon Grimaud. Il y a déjà eu quelques sessions de tournage, et un trailer qui a beaucoup plu sur internet. Et j’ai hâte qu’on tourne ma partie dans laquelle je serai ! C’est chouette de pouvoir travailler avec des jeunes plein d’ambition et de prendre part à cet univers magique qui m’a bercée toute mon enfance et qui m’a même presque donné l’envie de faire du cinéma.

 

Sur le tournage de The House Gaunt avec Antoine Musy

 

Pour terminer, plus généralement, quelles sont vos envies pour la suite de votre parcours ?

J’ai fait beaucoup de télé cette année, j’ai adoré mais j’aimerais faire davantage de cinéma, où l’on peut prendre plus le temps de se poser, de chercher des choses. Un film d’horreur en anglais est d’ailleurs à mon programme.

J’ai aussi co-écrit un court-métrage avec Ivan Cori, qui sera réalisé par Joan Borderie et dans lequel je vais jouer, j’espère bientôt ! C’est sur les Miss, sur la compétitivité et la relation entre une mère et sa fille, obnubilées par cet environnement. Nous sommes en recherche de financements et j’ai hâte que l’on puisse le tourner.

Merci Anaïs pour ce bel échange !

Merci Julian !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Florence Coste nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

C’est une joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes sur scène, en ce mois de juillet, au Festival d’Avignon, avec la pièce « Les Passagers de l’Aube ». Ce spectacle avait déjà été à l’affiche l’année dernière et avait connu un franc succès. Comment le présenteriez-vous ?

C’est une pièce basée sur des faits scientifiques réels et qui traite des liens entre science et spiritualité. Elle parle des EMI, les Expériences de Mort Imminente.

Elle suit l’histoire d’un jeune interne en neurochirurgie, Noé, extrêmement brillant, qui prépare sa thèse. Toutes ses certitudes vont être remises en cause le jour où son mentor va faire une EMI. Il va faire des recherches et réaliser que des milliers de personnes à travers le monde témoignent d'expériences similaires. Il va également s'intéresser à la physique quantique et être bouleversé par ses découvertes. Dans la pièce, je suis Alix, une photographe, petite amie de ce neurochirurgien. Il y a donc aussi une belle histoire d’amour.

C’est une très belle pièce, elle touche beaucoup les gens. L’année dernière, nous avions régulièrement des spectateurs qui nous attendaient en larmes à la fin. La pièce aborde nos questions existentielles: pourquoi est-on là ? Se passe-t-il quelque chose après ? Evidemment, ça ne donne pas les réponses mais c’est source de débat. Chacun a son point de vue et peut en discuter.

Ces thèmes effrayent parfois mais la pièce est pleine d'espoir. Elle est totalement en accord avec mes croyances. Ceux qui sont plus sceptiques peuvent aussi être troublés. C'est un sujet passionnant je suis très fière de défendre ce spectacle.

Un an après, abordez-vous différemment ce nouveau Festival ?

Il n’y a pas eu de modification dans la mise en scène. Les tournées de l’année ont permis de mûrir notre jeu. Je pense notamment au travail sur la relation de couple entre Noé et Alix qui doit être très belle et très forte. Elle se construit sur la durée, pour donner l’illusion d’une intimité.

Tout ce sur quoi j’ai travaillé cette année, tout ce que j’ai vécu en tant que personne m’aideront aussi. Enchainer sur trois semaines permet une certaine continuité, on trouve chaque soir des choses nouvelles. On creuse de plus en plus les possibilités de la pièce.

Ce Festival est très riche, très dense. Est-il possible de se différencier facilement ?

On est à La Luna, un super théâtre, bien connu des habitués du Festival. La programmation y est sûre, les gens y vont de bon cœur. C’est rassurant pour les spectateurs.

J’avoue aussi que c’est une pièce facile à tracter car les EMI intriguent facilement les gens. J’explique aussi que chacun ressortira touché, de manière positive. La pièce ne plombe pas, comme certains pourraient le croire. C’est impactant mais on ressort avec de l’amour et de l’espoir. Je me souviens de l’année dernière, trois jours seulement de tractage avaient été nécessaires pour être complets jusqu’au bout. Ce qui était un luxe. Cela ne m’était jamais arrivé. Je croise les doigts pour que ce soit la même chose cette année. Bien qu’il soit toujours agréable d’aller à la rencontre des gens et de leur présenter la pièce.

Ce spectacle sera aussi à l’affiche, début 2020, à Paris.

Oui, au Théâtre 13, métro Glacière. Une trentaine de dates sont déjà prévues.

 

 

Nous évoquions le théâtre de La Luna, en Avignon. Dans ce même lieu, la troupe des Funambules que vous connaissez bien sera aussi à l’affiche. On imagine que cela vous fait très plaisir ?

J’ai eu, cette année, la chance de rejoindre le collectif pour une deuxième session. Créé par Stéphane Corbin, il lutte contre l’homophobie. Stéphane fait un travail incroyable depuis de nombreuses années, il s’investit énormément. Je ne saurais même pas vous dire combien de chansons ont été écrites. Récemment, à l’Alhambra, nous étions 50 artistes sur scène. Ce sont des moments de communion assez fous. C’est toujours chargé d’émotion.

Grâce à Stéphane, j’ai compris à quel point il était encore difficile, aujourd’hui, pour les homosexuels, de s’aimer librement, d’être acceptés, d’avouer leur situation à leur famille. Il partage beaucoup de témoignages dans son spectacle et il le fait avec humour, ce qui est bien. Les bénéfices sont reversés à diverses associations et je suis très heureuse de faire partie de cette aventure.

En Avignon, c’est une version réduite qui est à la Luna. Avec de magnifiques chansons toujours. Les artistes sont incroyables, ils chantent magnifiquement bien, je vous invite donc chaudement à aller les voir. D’ici deux ans sans doute, le prochain projet prendra forme, sur les droits des femmes cette fois-ci.

En parallèle, dans un autre registre, vous avez et vous allez participer à plusieurs tournages. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

J’ai tourné dans la série policière « Tandem » pour France 3, où mon personnage travaillait à l’office du tourisme d’Aigues-Mortes. C’était génial, nous avons tourné sur les remparts, c’était très beau. J’étais amie avec la personne qui est décédée au début de l’épisode, j’ai donc aidé à la résolution de l’enquête.

J’ai également joué dans « Balthazar », pour TF1. C’était vraiment très chouette. J’avais beaucoup aimé la première saison, de qualité. Ce légiste a une capacité à parler avec les morts. Du coup, mon personnage est décédé mais on se parle. J’ai bien aimé jouer cette situation un peu « surnaturelle ». C’était cool.

Juste après le Festival, j’enchaîne avec un gros tournage, de trois mois, sur un 8x52 minutes. Pour l’instant, je ne peux pas en dire plus mais je suis très heureuse d’incarner l’un des rôles principaux. Ce sera l’occasion de travailler un personnage en profondeur et de le faire évoluer. C’est assez excitant, c’est un gros défi que j’ai hâte de relever.

 

 

Le Festival d’Avignon 2020 se prépare déjà. Vous êtes en préparation d’une adaptation musicale et déjantée de « Titanic ».

Cela va être très drôle. J’ai déjà commencé à travailler dessus avec la compagnie des Moutons Noirs, bien connue des festivaliers. C’est vraiment un travail familial, c’est très agréable. Je débarque dans une troupe formée depuis longtemps car ils cherchaient une jeune première qui soit chanteuse pour le rôle de Rose. Je suis ravie de les rejoindre, ils ont hyper accueillants et bienveillants. Tout s’est fait naturellement, on cherche ensemble, avec de vrais ateliers. Il y a une vraie cohésion, c’est très plaisant. C’est un beau projet, très prometteur. Je suis ravie de renouer avec la comédie.

On l’a vu, vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Voyez-vous certaines complémentarités entre ces différents exercices ?

J’ai commencé par le chant. Petite, mon rêve était d’être chanteuse, moi qui suis de la génération « Star Academy » et des comédies musicales. J’étais assez timide, le chant était mon moyen d’expression. Très tôt, j’ai été engagée dans « Aladin » au Palais des Congrès. Je chantais, certes, mais je n’avais alors jamais joué. Je me suis retrouvée à apprendre sur le tas, dans ce spectacle pluridisciplinaire où tout se complétait.

Je pense que c’est vraiment la même base. L’expression, l’émotion passent soit par le texte, par l’incarnation d’un personnage, de son histoire, de ses enjeux, soit par la voix, le chant, qui sont, je trouve, plus intimes. Aujourd’hui, pour moi, c’est presque plus facile de jouer que de chanter. Je trouve assez passionnant en tout cas de pouvoir passer de l’un à l’autre.  

En ce moment, je mets la comédienne plus en priorité. Mon envie est de me développer en tant qu’interprète et que comédienne, sur scène et à l’image.

Merci, Florence, pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Lakshan Abenayake évoque sa belle actualité à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

Photo Jean-Michel G

 

Bonjour Lakshan,

C’est un plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

Cet été va être riche en projets pour vous puisque vous allez tourner un long et un moyen métrages au Sri Lanka. Comment avez-vous rejoint ces deux belles aventures ?

J’ai toujours gardé en moi mes origines sri lankaises, même si j’habite en France depuis très longtemps. C’est une des raisons qui m’ont incité à accepter ces projets. J’ai attendu les bonnes opportunités et les bonnes personnes avec lesquelles travailler.

Sur le long métrage, que je coproduis aussi, j’aurai la chance de travailler avec l’un des plus grands chefs opérateur du pays. Il a déjà amené ses films à Cannes et ailleurs, il a remporté de nombreux prix, notamment la Caméra d’Or. J’ai de suite accepté sa demande.

Ce sera un joli rôle de gangster, dans un pays que je n’ai jamais oublié, où je garderai quand même ma simplicité et ma sincérité. Il aura un côté un peu élégant. Ce sera une mise en danger et j’ai hâte de surprendre les gens. J’aurai aussi les cheveux plus longs et je porterai la barbe. Nous tournerons à partir de fin août, sur trois semaines, avec uniquement des locaux.

Dès que j’aurai fini, j’enchainerai avec le moyen métrage. Avec un réalisateur, on va dire, assez provocant, du pays. Il avait, dès le début de sa carrière, obtenu de beaux prix. Je suis ravi qu’il ait pensé à moi pour le rôle principal. Dans lequel je devrai m’investir mais aussi me travestir. Je devrai perdre pas mal de kilos. Je serai même habillé en femme. Ça va être quelque chose. Ce sera très touchant.

 

A quelques semaines des tournages, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis très excité. Ce sera la deuxième fois seulement que je tournerai au Sri Lanka. J’incarnerai des personnes qui vivent là-bas, il faudra que je m’adapte et que je sois à la hauteur des attentes. Mais je n’ai pas peur.

J’ai envie de découvrir ces deux rôles que je travaille en même temps. En plus, mon personnage de Rudy sur TMC est encore très présent dans ma tête. Il faut que je le quitte quelques temps pour être pleinement investi.

 

Ces deux expériences pourraient-elles vous donner l’envie de retenter l’aventure plus tard ?

Oui, complètement. Je vais sortir de ma zone de confort, à tous points de vue et, même si ça peut être compliqué, c’est vers là que j’ai envie d’aller. Pour exister autrement, pour surprendre aussi les gens. J’ai conscience du danger mais je me prépare pour.

 

Vous l’évoquiez précédemment, tourner aussi longtemps et aussi loin de Paris va vous obliger à faire une petite pause dans la série « Les Mystères de l’Amour » ?

Déjà, vous l’avez vu dans le dernier épisode, mon personnage a été victime d’un terrible accident. Donc il y a un petit suspense…. J’ai, ainsi, cette liberté de m’éloigner.

C’est vrai que, dans ma carrière, on ne peut pas m’enlever cette série. J’y suis depuis 20 ans, elle est tatouée dans mon CV. Malgré l’amour que j’ai pour elle, dès fois, il faut que j’en sorte. Je me suis dit que ce serait le bon moment. Mais je n’ai aucun souci à la reprendre par la suite. Simplement, pour l’instant, il faut que je m’éloigne, que je me laisse le temps de voir aussi ailleurs. Ce sont des occasions pour moi de changer mon style de travail, d’aller chercher artistiquement d’autres personnages.

Ainsi, travailler ailleurs va m’apporter, me permettra aussi de voir autre chose et de ramener ensuite ce que j’aurais appris au personnage de Rudy.

 

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur l’évolution de Rudy depuis toutes ces années ?

C’est un personnage qui reste gentil, qui est plus mature, qui a plus de choses à dire, à jouer et à défendre qu’avant. Je n’aurais jamais pensé rester vingt ans dans la série. Le producteur, Jean Luc Azoulay, ne m’a jamais imposé de retourner mon rôle. Contrairement à José ou Laly par exemple, qui ont beaucoup changé, récemment notamment. A l’inverse, Rudy reste lui-même, magnifique. Simplement, dans sa relation avec Mélanie, j’avais demandé à Jean-Luc de le ramener à ce qu’il était jusqu’à présent. Je l’ai sauvé quelque part.

Il reste dans son amitié frère - sœur avec Hélène, elle est toujours là. J’étais un peu en manque de personnages sensibles aux côtés de Rudy, ce manque a été comblé récemment par Swann Dupont, qui joue Alice. On s’entend très bien, ce qui nous aide à développer le couple. Ce dernier est d’ailleurs bien différent des autres couples de la série.

En tout cas, je suis fier de Rudy et je crois que Rudy peut être fier de Lakshan aussi.

 

Photo Jean-Michel G

 

Pour la suite d’ici quelques temps peut être, aimeriez-vous défendre de nouveaux thèmes au travers de ce personnage ?

Je crois qu’il faut toujours développer, qu’il faut toujours aller sur de nouveaux terrains. Il y a quelque chose qui manque dans la série : on connait bien Rudy mais on ne connait rien autours de lui, de son origine notamment. On ne sait rien de sa famille au Sri Lanka, on ne voit rien de ses voyages sur place. J’aimerais bien que ces aspects-là soient développés. Ce serait aussi l’occasion pour les fans de voyager par procuration, de découvrir un autre pays, de découvrir leurs traditions, leurs rituels. Pourquoi pas au travers d’un mariage local auquel Rudy serait convié, qui lui permettrait d’être habillé aux couleurs traditionnelles.

On peut mélanger cela, comme nous l’avons fait par le passé à Saint-Martin. J’en ai beaucoup parlé sur le plateau et tous les comédiens sont d’accord pour aller tourner au Sri Lanka quelques épisodes, chez Lakshan. Les clés sont dans les mains de la production.

 

Au-delà du développement que l’on vient d’évoquer du personnage, vous plairait-il d’être plus présent médiatiquement autour de la série ? En effet, votre personnage récurrent est moins visible en termes d’images notamment que d’autres à l’antenne depuis quelques mois seulement.

Pour être honnête, c’est une page un peu sensible. Je n’ai pas tellement le choix dans le domaine médiatique. Je peux communiquer au travers de mes réseaux sociaux personnels mais je n’ai pas mon mot à dire quant à ma participation à la promotion de la série. C’est la production qui décide. Tant qu’il ne m’est pas demandé d’être sur une affiche pour une photo de groupe ou dans une vidéo promotionnelle, je ne peux pas m’imposer.

Si je n’y suis pas depuis quelques temps, je vais être sincère, c’est parce que plus rien ne m’est demandé.et je le regrette. Si vous vous souvenez de la première affiche en 2011, même Macha, enceinte, était présente, on était tous dessus, il n’y avait aucun absent. Tous ceux qui avaient envie d’être présent l’étaient. Aujourd’hui, ce n’est plus parce que l’on a envie d’être dedans que l’on y est.

Je ne sais pas pourquoi, Je me suis posé la question. Même sur le générique, je suis de plus en plus à l’écart. Le rôle de Rudy existe depuis 20 ans. Les personnes en charge de la promotion peuvent faire ce qu’elles veulent, en tout cas elles ne pourraient pas enlever cela à Rudy. A l’inverse, si les fans souhaitent me voir partir, je commencerais par les remercier de m’avoir donné 20 ans de plaisir et, pour les satisfaire, je quitterais le programme. Mais je ne le ferais pas vis-à-vis de ces gens qui souhaitent m’enlever de la promotion.

J’en profite pour remercier les fans pour ces 20 ans d’amour. Je suis encore marqué par leur accueil et leur ovation récente lors du concert d’Elsa. J’ai été dépassé par cet événement, c’était trop beau. Cet amour était sincère et je ne savais pas comment leur rendre. J’ai été gâté.

 

Photo Jean Michel G

 

Cette série est un peu comme une famille pour vous. On peut penser que les autres comédiens, notamment les plus anciens, sont plus pour vous que de simples collègues de travail ?

Exactement ! C’est un privilège d’avoir une famille au travail. Tout le monde connait les défauts et les qualités de chacun, à force de travail. Certains réalisateurs, comme Henri Hasbani, sont très à l’écoute. On n’a même plus besoin de se parler, un regard suffit. Il fait tout ce qu’il faut autours pour que l’on soit dans notre confort devant les caméras. Cela n’est possible que lorsque l’on connait très bien les comédiens, pas avec les nouveaux.

Ces liens entre nous sont hyper développés, nous sommes de vrais amis honnêtes, sincères. Je trouve que c’est même plus fort encore que pendant la période à Saint Martin. On est encore plus proches aujourd’hui, par exemple on ne voit pas que les comédiennes sur le plateau, on voit les mères de familles. Avec tous, on a des liens très touchants, on parle des problèmes personnels ensemble. On a beaucoup de beaux échanges. Cette famille est belle à voir, grâce notamment à Jean-Luc. Il avait raison et il continue.

Récemment, dans un tournage en pleine forêt, nous étions une vingtaine de comédiens quand une énorme pluie s’est abattue. On n’avait jamais vu les filles dans un tel état, en ce qui concerne les cheveux et le maquillage entre autres. Jean Luc a contacté l’équipe et a pris la décision de tourner quand même sous ce déluge. On s’est alors tous demandé comment on allait faire. A la fin du tournage, on a vu les visages de ces comédiennes autrement, avec des émotions. On ne cherchait pas leur beauté, on n’était pas obsédé par leur maquillage. J’ai trouvé par exemple Marjorie Bourgeois totalement différente et, honnêtement, beaucoup plus belle encore qu’avec du maquillage. J’ai été touché par cela, par ces changements. On s’est découvert nous-mêmes autrement. Je pense que cet épisode va donner quelque chose de complètement à part. A la fin du tournage, en rentrant, j’ai remercié Jean Luc et je l’ai félicité de nous avoir surpris une nouvelle fois. Vous voyez, il y a toujours des choses à apprendre et à découvrir sur cette série car nous n’avions jamais encore tourné dans de pareilles conditions.

 

Merci Lakshan pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Magloire nous présente Magik, un nouveau personnage pour cette saison anniversaire !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Magloire,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver sur France 2, dans la saison anniversaire de « Fort Boyard », où vous incarnez Magik, un génie libéré par le Père Fouras d’une lampe. A titre personnel, comment le caractérisez-vous ?

Le Père Fouras a trouvé une lampe, qu’il a frottée. En est sorti un génie, qui est devenu son génie corvéable à merci et un brin espiègle.

Magik est là pour protéger une clé et, avec son esprit un peu taquin, invente des épreuves, afin que les candidats se confrontent à quelques difficultés piquantes voire saignantes.

Pour l’aborder, au-delà de ses caractéristiques, avez-vous eu des sources d’inspiration particulières ?

Quand Alexia Laroche Joubert et Guillaume Ramin ont pensé à moi pour interpréter Magik, peut-être ont-ils été inspirés par le personnage que j’incarnais dans « Iznogoud » il y a quatorze ans, où je jouais le rôle de l’eunuque aux côtés notamment de Jacques Villeret. Il faut donc rendre à Patrick Braoudé ce qui lui appartient, il est possible que cela ait eu une certaine influence.

Nous le disions, c’est une saison anniversaire, la 30è. On peut imaginer que c’est une fierté pour vous d’y participer ?

C’est une émission populaire, c’est donc un bonheur d’y participer et c’est un honneur de rejoindre les équipes de ce beau programme, que l’on a tous sans doute déjà regardé au moins une fois. Je pense que je ne pouvais pas mieux faire pour un retour à la télévision. Je suis très heureux, d’autant plus qu’il y a une part de comédie dans ce personnage.

 

 

Sans tout en dévoiler, quels ont été les principaux retours que vous ont fait les candidats ayant affronté cette nouvelle cellule ?

De façon générale, il y a toujours de l’appréhension à participer à cette émission car c’est un moment où il faut se dépasser, où il faut mettre ses peurs et ses angoisses de côté, pour défendre une association.

Magik, je le disais, est piquant, saignant donc, forcément, les candidats se sont posé des questions. Ils en sont tous ressortis le sourire aux lèvres, clé obtenue ou non. Finalement, l’épreuve est quand même une épreuve où l’on garde plutôt le sourire, même si des obstacles sont à franchir.

Vous qui avez été candidat il y a deux saisons, auriez-vous aimé vous retrouver face à Magik ?

J’aurais appréhendé, notamment le passage sur les clous. Mais j’aurais tout de même essayé je pense.

Ce fut un plaisir, Magloire, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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