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television

Ilys Barillot évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ilys,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous venez d’achever le tournage de la saison 4 de « Sam », la série de TF1. Pour ce que vous pouvez en dévoiler, quels thèmes y seront abordés ?

Il va y avoir des histoires de famille. Sur les liens, sur l’amour dans la famille et en dehors. Des révélations vont aussi être faites. On touchera à la vie de tous les jours, à la vie de la société. Certains personnages un peu plus secondaires verront leurs histoires personnelles davantage mises en avant.

Concernant votre personnage, quelles sont ses principales évolutions ?

Chloé, dans cette saison, grandit. L’année dernière, elle était en conflit avec sa mère, dans une relation dure, ce qu’elle va garder. Elles ont toujours une relation peu stable ni agréable mais elle va croiser de nouvelles personnes qui vont l’aider à s’épanouir un peu plus. Pour avoir à nouveau envie d’aimer des gens, en s’ouvrant notamment aux adultes. J’ai vraiment l’impression qu’elle rentre un peu plus dans le monde adulte, les étapes de la vie la faisant grandir.

Cette saison, on l’a verra un peu plus dans sa vie personnelle, ce qui m’a permis notamment d’apprendre à mieux la connaitre. On va dire qu’elle tourne bien, son évolution est positive. Elle prend conscience de certaines choses.

De près ou de loin, vous retrouvez-vous parfois en elle ?

On n’est pas du tout pareil. C’est une vraie ado, elle a 15 ans dans la série, alors que j’en ai 20 dans la vie. Je me suis beaucoup inspirée de ma petite sœur pour ce genre de rôle. Car je ne pense pas avoir eu de vraie crise d’adolescence, étant partie un an au Canada à cette période-là. J’ai pu m’épanouir ailleurs, quitter ma vie, ça fait du bien. Je dirais que j’ai beaucoup appris et grandi grâce à la vie, comme Chloé, mais cela a été moins dur pour moi que pour elle.

Elle n’a pas reçu assez d’amour quand elle était petite, elle ne sait pas qui est son père, elle ne s’est construite qu’avec sa mère, qui est instable émotionnellement et qui se laisse vite dépasser. Alors que j’ai eu une enfance remplie d’amour. On part donc d’une base très différente toutes les deux.

En parallèle, toujours à l’image, on pourra vous retrouver à l’automne sur 13è Rue. Que dire que cette autre actualité télévisuelle ?

« Trauma » est un thriller, c’est complètement autre chose, j’ai adoré tourner sur ce programme. C’est une enquête qui va changer de face à un moment donné, lorsque l’enquêteur va se retrouver dans la position d’accusé, sans se souvenir de ce qui s’est réellement déroulé. Son passé va alors ressurgir.

Je suis un fantôme, il n’y a que lui qui me voit. Il s’est passé quelque chose de traumatisant dans son enfance, en lien avec mon personnage. Je vais l’aider à grandir, à répondre à des questions, à prendre des responsabilités.

J’ai vu quelques images, je pense que ça va être vraiment top.

Il s’agit là de deux registres différents. A titre plus personnel, l’un des deux vous attire-t-il un peu plus encore que l’autre ?

J’adore pouvoir jouer les deux. Sur TF1, des séquences sont plus dramatiques que l’année dernière, ce sont ces scènes-là dans lesquelles je m’amuse le plus. J’ai adoré aussi faire ce fantôme flippant. Il me plait de jouer des méchants, des gens bizarres. Je pense que c’est parce que je suis un peu dans mon monde. J’adorerais jouer une fille complètement à côté de la plaque ou quelqu’un de fou.

Un mot sur un court-métrage que vous avez tourné et qui part en Festival ?

« Chloé » est un court-métrage de Bastien Solignac, intégralement en plan séquence. Ce sont 15 minutes dans une voiture, c’est quasiment fixe et on ne voit que moi. En tout cas, au début, on voit d’autres personnes rentrer mais, ensuite, l’image est sur moi.

 

 

J’y joue une jeune fille qui se fait exclure de son lycée parce qu’elle est violente. Son père vient la chercher et il est en fait la raison pour laquelle elle se comporte ainsi. Le système scolaire est ainsi fait qu’elle est renvoyée chez elle, là où est l’origine de tous ses problèmes, un peu comme si on la renvoyait dans la gueule du loup. Le court métrage présente ainsi le chemin du retour avec son père, il y a beaucoup de silences et le plan séquence permet de ressentir le malaise du personnage.

Ce fut un tournage très émotionnel, c’est un très beau film.

Pour terminer, vous allez enregistrer votre premier EP. Vous chanterez, vous jouerez sur ce projet qui vous tient particulièrement à cœur.

J’enregistre effectivement fin aout mon premier EP, de 6 titres. 4 au Ukulélé et 2 au piano, je les ai intégralement écrits et composés. Je suis pressée parce que mes chansons sont un peu comme mon journal intime. Je suis pressée de pouvoir développer tout l’univers que j’ai en tête autours de ces chansons. Ce sera simple et pur.

C’est important pour moi de m’exprimer avec plein de formes artistiques différentes, ce sont autant de moyens de voir le monde différemment. La musique m’aide aussi beaucoup pour le jeu d’acteur, les émotions sont fortes et cela est complémentaire pour moi. Ça me permet également de ne pas me lasser.

Ce fut un plaisir, Ilys, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Isabelle Leprince évoque son personnage dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabelle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil ». Ce programme est un véritable carton d’audience depuis son lancement il y a un an. Selon vous, quelles raisons principales expliquent la jolie fidélité des téléspectateurs ?

Je crois que c’est l’équipe avant tout. Les gens qui ont été choisis ont tous des traits de caractère en commun, la bonne humeur, la gentillesse, l’enthousiasme, l’envie de bien faire. J’ai rarement tourné avec des équipes aussi sympathiques. Je pense que cela se ressent à l’image. C’est à chaque fois un bonheur de descendre sur Montpellier, c’est aussi un chagrin de les quitter.

Je suis heureuse d’avoir le fils que j’ai, joué par Folco, que j’adore. Les réalisateurs sont aussi bienveillants et tout cela fait que la mayonnaise prend. Les spectateurs ont, je crois, envie de savoir ce qui va arriver à tous les personnages.

Il y a un peu un esprit de troupe de cirque, c’est vachement bien, j’aime beaucoup.

Vous y êtes la maman de Ludo, aussi la gérante d’un food truck. Après ces quelques mois sur le plateau, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage ?

Elle m’a plu tout de suite, elle est nature, elle ne compose pas vraiment, elle ne fait pas semblant. « Oui », elle a  fait des conneries dans sa vie, « oui « elle s’est parfois loupée mais elle le reconnait. Au départ, elle commence par refaire une bêtise mais elle va faire son mea culpa. Elle est tellement humaine, tellement proche de la vraie vie, c’est une héroïne de la vie ordinaire pas une héroïne de film historique. Elle est comme tous les gens que l’on peut rencontrer dans la vie.

Elle vend ses frites, elle discute avec tout le monde mais elle parait toute simple et pourtant on s’aperçoit qu’elle a fait l’Amérique du Sud et la Chine.

Elle n’a pas forcément été une super maman je pense qu’un jour on comprendra pourquoi. Elle a bon cœur, ce n’est pas une méchante ni une égoïste, c’est une grande gueule.

De près ou de le loin, vous retrouvez-vous en elle ?

Complètement ! Dans tous ses traits de caractère. Même si je suis différente, on a forcément un canevas commun. Déjà, elle est dans mon enveloppe physique, elle a mes yeux, ma bouche,… Et j’ai son franc parlé. On s’est donc échangé quelques éléments elle et moi.

Pour la suite, aimeriez-vous défendre et aborder certains thèmes bien spécifiquement ?

Elle a plein de suites de vie possibles. Elle materne tous ceux qu’elle croise, son fils, Manu, Lucille. Mais il ne faut pas toucher à ceux qu’elle aime car, sinon, cela peut la rendre folle furieuse. On a en commun aussi ce côté-là.

Ses problèmes avec Ludo, ça arrive à  tellement de mamans qui se sont pliées en douze, en vingt-cinq pour leurs enfants, mais qui n’ont pas réussi à trouver les bons mots au bon moment. Elles vivent ces tensions comme une souffrance. Elles vivent dans l’espoir que les choses s’améliorent. Elle est tellement une maman comme j’en connais plein.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Aussi, avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

Un comédien doit être 100% disponible. Normalement, il a travaillé, il a fait ses devoirs. A chaque fois, c’est une expérience différente car on travaille avec des réalisateurs différents. C’est un vrai plaisir d’être à leur disposition, d’essayer de faire au mieux. Il y a d’ailleurs encore certains réalisateurs avec lesquels je n’ai pas travaillé. En tout cas, j’ai adoré tous ceux avec qui j’ai joué, ça s’est super bien passé.

Je trouve que l’exercice est plutôt jouissif, de passer d’un réalisateur à un autre, de garder son fil conducteur en étant souple. C’est enrichissant pour son travail de comédien, c’est enrichissant pour le personnage, je trouve ce rythme de travail très positif. On n’a pas le temps de se poser de fausses questions. On va à l’essentiel, donné par le réalisateur.

Quand on sait un texte à la virgule près, on peut vous demander de l’improviser car vous savez où vous allez. Il n’y a pas de routine, ce n’est jamais deux fois pareil. Parfois, on croise son partenaire à l’hôtel et on en profite pour répéter le texte, parfois on n’a pas le temps de le voir avant.

Il y a également un cadre de tournage très sympathique, à Montpellier, avec une équipe dans laquelle l’ambiance est particulièrement familiale et chaleureuse.

C’est une ambiance exceptionnelle. Tout le monde est attentionné, tout le monde est délicat, tout le monde est heureux de se retrouver. Du chauffeur qui vient nous chercher à l’hôtel, au coiffeur et à la maquilleuse. Chacun est bien attentionné, c’est le bonheur.

Très simplement, en conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

De travailler avec les réalisateurs avec lesquels je n’ai pas encore travaillé, de retrouver ceux avec qui j’ai déjà travaillé.

Merci Isabelle pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Alban Aumard évoque avec nous son personnage, Gary !

Publié le par Julian STOCKY

Photo Aurelien Leduc

 

Bonjour Alban,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

La série de France 2 « Un Si Grand Soleil » connait un franc succès depuis son lancement en août dernier. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous sa réussite ?

D’abord, je pense que ce sont les histoires. Il y a plein de thèmes différents qui touchent un peu toutes les strates de la société. Je crois que les gens peuvent se reconnaître dans plein de sujets. Après, il y a aussi des personnages très dessinés, comme le mien, qui est presque poétique.

Je prêche pour ma paroisse, je dirais que les comédiens jouent très bien, il y a quelque chose de vraiment chouette.

Vous interprétez le personnage de Gary, dont la vie a connu pas mal de rebondissements, d’un point vue personnel mais aussi professionnel. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Je m’éclate à le jouer. Je pense avoir beaucoup de chance, on m’a écrit des histoires très différentes mais, en même temps, toutes assez folles. Ça part de choses qui peuvent arriver à tout le monde mais ça va ensuite toujours hyper loin. Son histoire d’amour, par exemple, aurait très bien pu se passer mais il a commencé à psychother. C’est marrant, l’histoire va toujours au bout des choses, ce qui m’amuse beaucoup.

Je suis très content, j’espère que ça va être encore plus fou la prochaine fois, j’attends systématiquement avec impatience la suite. Je ne demande rien, j’attends de découvrir ce qui va m’arriver. Je suis assez content de ce que Gary est devenu, qui était à la base un personnage un peu satellite et qui a pris du poids au fur et à mesure.

De près ou de loin, vous retrouvez-vous dans ses traits de caractère et sa personnalité ?

Pas dans ses traits de caractère. Mais, quand on incarne ce genre de personnage, on met forcément de soi à un moment donné. Pour autant, le personnage est quand même assez composé et donc assez loin de moi. Simplement, c’est tellement quotidien que c’est un personnage que je ne compose pas totalement.

Je ne pense pas être arrogant de la vie mais ça m’amuse de le jouer ainsi. De temps en temps, quand on me dit que Gary est insupportable, je suis plutôt content, cela veut dire que j’ai touché quelque chose.

Je m’inspire de tout. La musique par exemple, pour sa manière de bouger. J’aime qu’il y ait du rythme dans son corps. La politique, l’actualité, les gens dans la rue, tout m’inspire. Bref, la vie de tous les jours. Il faut savoir choper les choses au bon moment, je suis toujours à l’écoute, mes oreilles sont en permanence en éveil.

En ce moment est diffusée l’intrigue autours du poker. C’est un milieu que je ne connaissais pas, que j’ai découvert et cela m’a beaucoup amusé. J’ai regardé pas mal de vidéos pour m’inspirer.

Tout est possible. Je trouvais le Dab curieux mais j’ai saisi le bon moment pour le faire. A Bilal en l’occurrence. Trouver ce genre de choses m’amuse.

Vous nous disiez adorer être surpris. Justement, dans les étonnements à venir, seriez-vous heureux de défendre certains thèmes en particulier ?

L’écologie ! On en parle beaucoup en ce moment, ce qui passe m’angoisse énormément. J’ai peur, j’ai l’impression que personne ne bouge. Je suis inquiet pour mes enfants. Allez savoir, peut-être qu’un jour Gary fera de l'associatif, comme une lubie. Cela pourrait m’amuser. Pour moi, tout est source de jeu, même entraîner des jeunes dans un sport. Plus généralement, j’attends que l’on me propose pour rebondir.

Je mets un point d’honneur à trouver quelque chose pour chaque scène. Souvent, je cherche à mettre du décalage, je n’aime pas trop quand tout va tout droit. Nourrir son personnage est important pour ne pas faire la même chose en permanence.

Un vrai esprit d’équipe et de famille s’est créé sur la série.

C’est indéniable. Le casting a été rondement mené par Joanna Delon, qui connait bien le milieu des comédiens. L’ambiance et l’entente sont sereines, c’est hyper agréable. C’est très joyeux, on s’amuse, on a l’impression d’être en tournée perpétuelle.

Nous avons la chance d’avoir un super cadre de tournage, à Montpellier, une très belle ville.

On le sait, le nombre de minutes utiles jour est élevé. Quelles sont vos petites astuces pour y parvenir ?

Il y a trois équipes en parallèle et même une quatrième maintenant, qui s’occupe des entre-scènes et des séquences non dialoguées. Cela permet de faire de belles choses, on a le temps. Mais il faut bien préparer en amont.

J’ai besoin d’avoir le texte parfaitement en bouche, je le répète très tôt, avec un coach notamment. Sur le plateau, il faut être réactif aux demandes du réalisateur. Il est important d’être ouvert.

 

Ce fut un plaisir, Alban, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Auguste Yvon évoque Arthur, son personnage dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Auguste,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous interprétez le rôle d’Arthur dans la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil », diffusée chaque soir à 20h 45. Quelles sont, selon vous, les principales clés de la réussite de ce programme ?

Tout simplement, nous avons une équipe de comédiens formidables, tant au niveau des récurrents que des guests. La méthode de travail fait ses preuves, elle marche très bien, avec un bon rendu. Au-delà de ça, l’équipe technique nous suit, elle est à notre écoute. La lumière, l’image, le son sont au top. Les prises de vues sont chouettes, dans une magnifique région. Cela aide à développer la beauté de l’image et du programme.

Les scénaristes ont réussi à faire quelque chose de viable, qui intéresse les gens. Par le biais d’histoires qui peuvent arriver dans la vraie vie, on fait découvrir une jolie ville et on incite à la fidélité pour découvrir la suite.

Un an après le début du programme, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage ?

Il est très sensible, il ressent tout ce qui se passe autour de lui, il ressent tout ce que ressentent les autres. Il est un peu comme moi, il veut que tout le monde soit content, il veut que tout le monde aille bien mais il n’aime pas parler de ses propres problèmes. Il préfère s’occuper des autres plutôt que l’on s’occupe de lui. Même quand lui ne va pas bien, il se préoccupe davantage de sa sœur, pour qu’elle aille mieux, quitte à aggraver sa propre situation. Il prend pour tous les autres, il essaie de dépasser leurs problèmes pour qu’ils se sentent mieux. Il aime être dans son coin mais, si les autres ont besoin de lui, il est toujours là.

Vous avez commencé un peu à en parler, vous retrouvez-vous en Arthur, dans certains aspects de sa personnalité ?

Sur le fait d’être toujours là pour les autres, oui. Je suis comme ça, je ne vais pas vers les autres mais s’ils ont besoin de moi, s’ils ont besoin notamment de parler, je suis à l’écoute, sans porter aucun jugement. Arthur et moi sommes très similaires là-dessus, nous sommes à l’écoute mais on n’aime pas parler de ce qui ne va pas en nous. On protège ceux qui nous entourent, on est bien dans notre cocon familial.

Pour la suite, certains sujets vous tiendraient-ils à cœur ?

Il y en a plusieurs. Je pense notamment au harcèlement au collège ou au lycée, pour en avoir fait les frais. Aussi la relation entre père et fils.

 

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Affinez-vous votre propre méthodologie de préparation et de travail ?

J’ai complètement changé ma façon de travailler, c’est sûr. Avant, j’apprenais mes textes un mois à l’avance. En arrivant sur le plateau, je les connaissais à la ligne près et il était très difficile de me faire changer de phrase.

Aujourd’hui, j’ai appris que l’on travaillait vite et que l’on réfléchissait vite. Donc, bien sûr, j’apprends mes textes mais partiellement, pour toujours pouvoir moduler. Il arrive en effet, sur le plateau, avec la coach, avec le script, que l’on se rende compte qu’une phrase ne passe pas. Il faut alors très vite l’oublier et apprendre la nouvelle. J’ai appris à le faire, dans un rythme soutenu. Il m’arrive parfois aussi de changer moi-même certains mots pour que la phrase passe mieux.

De façon plus générale, la manière de réfléchir le texte, de réfléchir ce qu’il faut faire passer, n’a pas changé. Je le fais toujours en amont, je lis les textes, je me remémore ce qui s’est passé avant, ce que le personnage est en train de vivre, pour que ça puisse paraitre le plus logique possible. Par exemple, si on revient sur l’intrigue de Manon, quand elle se fait enlever, j’avais beaucoup de scènes dans lesquelles je devais être au plus mal, en larmes, sans sourire, en colère. En même temps, je devais avoir une scène de rigolade au lycée avec mes potes. L’écriture était étrange, j’y ai réfléchi, on en a parlé avec la coach, on s’est dit qu’il ne pouvait pas être souriant à ce moment-là. Nous avons alors réussi à transformer la scène, sans changer le texte, juste avec les intentions, les émotions, le ressenti et la façon de s’exprimer. Trouver le lien entre les scènes est, je trouve, quelque chose d’important.

Vous l’avez dit, vous avez la chance d’être dans un cadre de tournage très agréable, à Montpellier, dans une équipe soudée.

Oui, c’est ça, on est tous une bande de potes, des liens forts se sont créés. J’appelle certains comédiens ou comédiennes « tata », « sœur », « maman », « papa », on est très proches. Il en va de même avec l’équipe technique. Il n’y a pas de clan, on est tous dans le même bateau, figurants, comédiens, techniciens. On rigole tous ensemble et chaque tournage est une fête. On arrive avec le sourire, on passe une journée à rigoler et on repart avec le sourire.

Merci Auguste pour toutes vos réponses !

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Nadia Richard évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nadia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

A l’automne prochain, nous pourrons vous retrouver sur Slash, la plateforme de France TV, dans le nouveau programme « Mental ». Comment présenteriez-vous cette série ?

C’est une série qui parle de quatre jeunes adultes, qui ont des troubles du comportement, de l’alimentation,…en tout cas qui ont un problème mental. On les voit évoluer dans un hôpital psychiatrique. C’est tout simplement une série normale mais qui se déroule enfin dans un nouvel univers. On suit ces quatre jeunes dans leurs péripéties, dans leurs histoires d’amour, dans leurs problèmes et surtout dans leur combat contre la maladie.

Qui y serez-vous ? Quelles seront les principales caractéristiques de votre personnage ?

Je joue une aide-soignante qui connaissait une des quatre jeunes, de leur période lycéenne. Forcément, il se passe quelque chose entre ces deux ex camarades de classe, il se trouve que cette patiente a un petit peu peur de me retrouver car je n’ai pas été très sympa avec elle par le passé.

Les évènements avanceront de façon surprenante.

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour incarner votre personnage ?

Je connais bien Slimane-Baptiste Berhoun, le réalisateur puisque nous avions déjà tourné ensemble sur « Le secret des Balls ». En fait, il a tendance à rigoler de mon côté petite fille gentille et, parfois, je fais de grands rires qu’il trouve diaboliques. Il m’a incité à jouer de cette dualité gentille/ méchante. Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, pour ne pas spoiler l’évolution de mon personnage.

En tout cas, j’ai évidemment travaillé avec le réalisateur pour mon jeu. Maintenant, je dois le dire, c’était assez naturel.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire dans ce programme ?

La fraicheur ! C’est quelque chose que l’on n’a jamais vu. Généralement, on a toujours des jeunes gens qui ont des histoires d’amour au collège, dans un lycée, à la Fac, c’est bien mais c’est vu et revu. Là, on est enfin dans quelque chose de nouveau. On est dans un hôpital psy, on pourrait penser que ça va être « dark » mais pas du tout, c’est très frais et vrai. Ce sont simplement des jeunes qui ont des troubles mentaux ou des troubles autres mais ils continuent de vivre.

Dans une série lambda, les problèmes sont souvent des disputes avec les copains ou les parents, alors que, ici, ça peut être une difficulté à manger depuis trois jours. Je trouve cela plus profond, il y a peut-être un peu plus de sincérité.

 

 

Il s’agira là d’une première saison. Une deuxième pourrait-elle être envisagée ?

Je suis convaincue que cette série a vocation à avoir plusieurs saisons car il y a vraiment de la matière. Nous avons quatre personnages principaux donc quatre troubles de la personnalité ou autre. Oui, il y a la place à plus. Il faudra simplement voir si le programme plaît mais je n’ai pas trop d’inquiétude sur ce point.

De mon côté je serais ravie de poursuivre l’aventure même si, malheureusement, la fin de mon personnage me laisse penser qu’il y a peu de chance que je revienne. Mais je rêve de revenir s’il y a une saison 2, bien sûr.

En parallèle, vous animez votre chaine Youtube « Utile Futile ». Quel en est le principe ?

C’est une chaine sur laquelle j’essaie de faire une sorte de développement personnel. Je fais du « Docteur Love », en conseillant les gens sur leurs problèmes de cœur dont ils me parlent. Je parle d’amour mais l’idée est surtout de se sentir mieux dans sa vie, mieux dans son couple, mieux dans ses chaussures. J’ai fait des vidéos par exemple sur comment avoir confiance en soi.

Mon but est vraiment d’aider les gens à oser aller vers les autres. Parce que je me rends compte que, petite, mon soucis numéro un était de savoir comment dire au garçon que j’aimais que j’étais amoureuse de lui. Sauf que je n’avais pas d’élément de réponse. Pareil, comment savoir si celui que j’aimais avait aussi des sentiments pour moi ? Il n’y avait pas la réponse sur internet. J’essaie de donner des éléments de solution, évidemment je ne peux pas tout savoir parce que je ne suis en face de la personne mais, par mon expérience, par les informations que j’ai recueillies, j’essaie d’aider.

Des échanges sont-ils ensuite possible ?

Oui, absolument. J’organise mes vidéos de cette façon, je numérote généralement les questions pour permettre aux gens de réagir. Je ne cesse de le dire, je n’ai évidemment pas la science infuse. Même si, parfois, tous les éléments me laissent penser qu’une personne est clairement à fond sur une autre, je ne peux pas savoir à coup sûr car je ne suis pas cette personne-là. Donc j’adore avoir des retours sur mes conseils, sur ce que j’ai dit. Même, parfois, je peux dire des énormités encore plus grosses que moi, et tous mes abonnés me disent alors avec bienveillance que je me suis trompée en commentaire. J’adore le mettre en lumière car eux sont contents de me montrer que je me suis trompée quelque part, c’est un petit jeu entre nous. En même temps, j’en apprends moi-même tous les jours grâce à eux aussi.

C’est comme un échange en fait, j’ai l’impression d’être toujours un peu plus calée sur les histoires d’amour et eux m’envoient en retour des messages pour me dire par exemple qu’ils ont enfin osé aller parler à l’homme ou à la femme dont ils sont amoureux. Ils m’envoient même parfois des photos, il n’y a rien qui me rend plus heureuse que cela.

 

 

Comment se passe le choix des questions et des thèmes que vous abordez ?

Evidemment, les vidéos qui fonctionnent le mieux sont celles qui parlent des relations, où on se demande comment plaire, comment être sexy. Je me rends compte que je suis face à une audience jeune qui manque d’information, qui n’est pas éduquée sexuellement, qui n’est pas éduquée sentimentalement. A l’école, on nous apprend notamment l’histoire-géo mais pas comment être heureux dans la vie. C’est bateau comme phrase mais c’est la vérité.

J’ai le sentiment d’être heureuse par rapport à la moyenne des gens et je me dis que, si je peux donner des petits conseils pour aider, c’est toujours ça de gagné.

Quelles sont les fréquences de mise en ligne ?

Chaque lundi, je publie une vidéo sur le concept « Ça veut dire quoi ? #Demande A Nad ». Mes abonnés me racontent leurs histoires de cœur sur Instagram, et j’y réponds en vidéo, sur YouTube. J’en suis à l’épisode 24, c’est cool.

Un mercredi sur deux, je fais plus ou moins le même concept mais, pour le coup, juste sur des questions sexo. Et, après, je fais avec les idées qui me passent par la tête, ça dépend donc de ce que je vois autours de moi, potentiellement des propositions de mes abonnés.

Pour la suite, avez-vous des envies particulières pour le développement de la chaine ?

Récemment, Youtube a mis en place une option de souscription payante. J’ai organisé cela de façon à ce que les gens qui y souscrivent soient des abonnées de diamant. J’ai créé un groupe Facebook où je discute avec eux, je leur fais des live exclusifs. Ils peuvent aussi venir me parler de leurs problèmes d’amour en one to one, via Messenger.

J’en ai plus d’une centaine maintenant, je n’ai presque plus le temps de leur répondre tellement ils sont nombreux. C’est passionnant, j’en suis très contente mais je me suis dit qu’il faudrait que je trouve un moyen de faire cela encore différemment. Donc, en septembre, j’ai prévu l’ouverture de la chaîne Twitch, où je compte faire du « Docteur Love » en live.

Ce fut un plaisir, Nadia, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Hubert Benhamdine nous présente Christophe, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hubert,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint depuis quelques semaines le casting de « Un Si Grand Soleil », la série à succès de France 2. Justement, quelques temps après votre arrivée, comment expliquez-vous la fidélité sans faille des téléspectateurs ?

J’ai découvert la série assez récemment, j’ai donc un regard assez neuf et frais dessus. Ce qui m’a frappé, c’est la beauté. Il y a une volonté esthétique, il y a des partis pris visuels de réalisation, qui sont assez nets, assez affirmés. En plus, je me suis rendu compte, sur le plateau, que les réalisateurs avaient une vraie marge d’invention sur leur façon de filmer la série, mais qu’il y a aussi une direction artistique très affirmée qui veille aux moindres détails… C’est très pro. Ce côté esthétique est lié aussi à l’identité des réalisateurs, qui ont des parcours extrêmement différents les uns des autres et donc des sensibilités artistiques riches et différentes.

Plusieurs d’entre eux ont des parcours dans le cinéma, je pense à Julien Seri, Chris Nahon, Fouad Benhammou. Et je n’ai travaillé qu’avec  de très bons réalisateurs sur la série : Christophe Barbier est un formidable directeur d’acteur qui fait de très beaux plans séquences,  les sœurs Barbault, Sarah et Emilie, ont une sensibilité rare et un formidable état d’esprit, Benoit d’Aubert est excellent, et j’en oublie… Ce sont des artistes très inventifs, qui ont plein d’idées et ça se voit à l’image. J’ai été très agréablement surpris par cela.

J’ai été bluffé par le niveau du casting, je trouve que les acteurs sont très très bons. Il y a vraiment une belle équipe, je pense que ça fait partie des ingrédients qui font la qualité de la série.

C’est aussi très riche en termes de scénario, il y a plein d’intrigues, beaucoup de personnages. J’aime bien également le petit mélange de tonalités, des intrigues sont plus légères que d’autres et je trouve que c’est un atout. Typiquement, le personnage de Gary est très drôle et les scénaristes mettent très bien cet aspect en avant.

Vous y interprétez le personnage de Christophe. Comment le caractérisez-vous ? Comment le décrivez-vous ?

Christophe Lemeur, vétérinaire de profession, est un personnage très passionné, qui vit son métier comme un engagement. On le voit très vite empêcher le vol d’un guépard. Il a un côté militant et n’hésite pas à prendre des risques, même inconsidérés.

Je pense que c’est un personnage très positif, j’espère sympathique. A travers les séquences et les dialogues que l’on me confie, je perçois aussi qu’il n’est pas dénué d’humour. Cela me plait particulièrement, mon parcours à l’image et même théâtral va dans ce sens. J’aime beaucoup la comédie.

Il est très amoureux de sa femme, Johanna, la terrible avocate, très bien interprétée par Aurore Delplace. Qui est, pour le coup, un personnage assez différent, très incisif, très ambitieux, très dur en affaires. Il y a une sorte de contraste dans ce couple, même si, dans l’intimité, elle peut être très douce. On n’en est qu’au début de nos pérégrinations et il va se passer bien des choses.

 

 

Vous retrouvez-vous en lui sur certains aspects de sa personnalité ?

Oui, déjà sur la cause animale. Je fais partie de ces acteurs qui pensent qu’un rôle n’arrive jamais complètement par hasard. C’est vrai que j’ai remarqué cela un nombre de fois incroyables dans mon métier. Souvent, quand un rôle me tombait dessus, il y avait un aspect important du personnage qui était complètement en écho avec ma vie personnelle. C’est assez étrange mais c’est comme cela.

Je suis végétalien pour plein de raisons, des raisons de bien être, de santé mais aussi pour des raisons de conscience écologique et de souci de la cause animale. C’est quelque chose qui me tient à cœur, sans que je monte au créneau dans les manifestations, c’est plus dans ma vie de tous les jours que ça s’inscrit tout simplement. Le fait que ce personnage soit vétérinaire, qu’il adore les animaux, qu’il ait un côté un peu militant me parle beaucoup forcément.

Sur sa personnalité, j’aime bien son côté bienveillant et son humour. Ce sont des qualités que j’espère développer dans ma vie. Donc, oui, je me sens assez proche de lui.

Pour la suite, quelles thématiques vous tiendraient à cœur ?

Je me laisse forcément porter et c’est super sympa de voir un personnage évoluer au fur et à meure. Il faut savoir que nous n’avons pas une très grande visibilité sur les arches et sur l’avenir. On a deux mois d’avance peut-être, à peine, sur les téléspectateurs. On découvre donc au fur et à mesure ce qui va nous arriver, c’est assez passionnant, c’est très intriguant aussi.

J’aimerais que l’on continue à le voir dans l’action, à le voir monter au créneau. J’ai beaucoup aimé l’intrigue autours du vol de guépard, il y avait un côté film d’action mené par des non flics, ce qui rendait les choses assez amusantes aussi. C’était très sympa et très agréable à jouer. J’adorerais donc que son côté véto « de terrain » se développe encore, je trouverais cela super à faire.

Personnellement, j’aime beaucoup la comédie, j’aime beaucoup aussi les comédies romantiques, les comédies sentimentales. En plus, Aurore, ma partenaire de jeu, est très à l’aise aussi dans la comédie, tout comme l’excellent Folco Marchi, qui joue Ludo et avec qui nous formons un trio mouvementé… J’espère que l’on pourra développer de plus en plus de choses autour de ce couple et de ce trio. Si on pouvait développer encore une tonalité de « dramédie » ou de comédie sentimentale, comme cela en prend parfois le chemin, ce serait chouette. Car il y a plein de choses à dire sur ce thème, il y a plein de belles valeurs à défendre à travers les histoires de couples. Ce sont toujours des sujets qui touchent énormément.

Quoiqu’il en soit, j’aime toutes les tonalités et mon métier est de faire éventuellement rire et pleurer.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie pour être encore plus disponible et efficace sur le plateau ?

Oui, tout à fait. C’est vrai que, sur ce type de format et ces modes de tournage, ça va très vite. On a très peu de prises, il faut donc être efficace dès la première. Je dirais que ça ne révolutionne pas ma façon de travailler, je suis quelqu’un qui a l’habitude de beaucoup travailler en amont, je prépare énormément mes séquences et mes textes. J’ai hérité cette méthode de ma formation à Paris, où j’ai réalisé l’importance du travail sur le texte. Il est riche et peut permettre de créer un personnage avec un nombre impressionnant de nuances. Cela ouvre de nombreuses portes et ça peut nous rendre très libres ensuite sur le plateau.

Du coup, j’aime beaucoup ce travail-là, j’aime mâcher, remâcher mes répliques, trouver les meilleurs appuis de jeu, le bon rythme, les bonnes ruptures. Cela m’amuse énormément. Donc, généralement, quand j’arrive sur le plateau, je suis déjà très préparé et ça se passe bien. Après, il ne faut pas être obtus, il ne faut pas complètement verrouiller son travail en amont. On a des intuitions mais le réalisateur peut avoir une autre vision que la nôtre sur la séquence.

Je travaille donc énormément, tout en gardant en tête qu’il faut rester souple et ouvert à ce qui peut se passer sur le moment. Il peut aussi y avoir une routine à intégrer par rapport aux décors, aux accessoires de mise en scène, aux caméras qui font que ce que l’on a imaginé n’est pas possible. Il est donc important de garder cette souplesse en soi, tout en sachant son texte à la perfection.

Vous êtes aussi dans un cadre de tournage très agréable, à Montpellier, avec une équipe où l’ambiance est très familiale et chaleureuse.

C’est une découverte incroyable. Trois plateaux tournent en permanence, cela représente donc beaucoup de monde. Récemment, une quatrième équipe s’est greffée, tournant des choses précises en extérieur. J’ai été extrêmement impressionné.

A mon arrivée, tous les autres acteurs m’ont dit que c’était super sympa, que c’est une vraie grande famille. C’est vrai, malgré tout ce monde, malgré les cadences soutenues, l’atmosphère est super agréable. Pourtant, on fait plusieurs plateaux, il y a trois réalisateurs par épisode, ça change à chaque session, il y a du coup un gros turnover. Cette super ambiance se transmet. Comme on la constate, on a envie qu’elle continue, donc chacun essaye de se responsabiliser et d’être garant de cela, pour ne pas gâcher la fête.

En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques en ce moment ?

J’aimerais bien faire du cinéma, même si je connais peu d’acteurs qui ne disent pas cela. J’ai bon espoir que la télévision, dans les années à venir, devienne encore plus passionnante. J’ai l’impression qu’elle est déjà amenée à se réinventer. Il y a maintenant une telle concurrence avec toutes les plateformes de VOD qui sont très inventives que ça amène du travail mais aussi d’autres façons de produire et de créer des programmes. Il me plairait de collaborer à une série Netflix. J’adorerais cela.

Peu importe le support, pour moi l’essentiel est évidemment la qualité du programme, son originalité et l’intérêt du rôle. C’est vrai que j’adore le format série car on a l’opportunité de faire évoluer le personnage dans la durée, ce qui est un plaisir énorme. Il y a aussi tellement de genres que j’aime, j’adore la science-fiction, j’adore la comédie sous toutes ses formes, j’ai donc plein d’envies. Même le film historique. J’avais d’ailleurs joué pour France 3 dans une mini-série, « 1788….et demi ». Il y avait un ton très décalé, très drôle avec, en plus, une très belle image. Je jouais un personnage très fou, je n’ai jamais autant poussé à l’image ce que je peux faire dans la comédie que sur ce rôle-là. Il était un peu dans la démesure. J’y avais pris beaucoup de plaisir, ça me plairait de retrouver ce genre d’emploi.

Parallèlement, je fais beaucoup de théâtre, j’écris et mets en scène pour ma compagnie qui s’appelle L’Enfant Bleue. Nous avons des projets passionnants à venir dont la création d’un spectacle de science-fiction comique et musical…

Merci Hubert pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Charlie Nune revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

Vous êtes actuellement en plein tournage d’un long-métrage chinois, un blockbuster. Pour ce que vous pouvez en dire, comment le présenteriez-vous ?

C’est un gros film d’action, avec d’énormes moyens. Autours d’argent volé, de mafias françaises, de mafias chinoises. Un groupuscule d’agents chinois va aller chercher une taupe qui s’est infiltrée dans un réseau de mafias françaises, dirigé par le personnage de José Garcia. J’y joue, pour ma part, sa femme.

Justement, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

La bourgeoise française, dans toute sa splendeur. D’ailleurs, quand le réalisateur m’a vue, il m’a fait comprendre que j’étais parfaite pour ce rôle. Je l’ai bien pris J.

Je n’ai pas une façon de parler qui fait très bourgeoise, du coup je me tiens très droite, je fais beaucoup de langage de corps. Je fais attention à ma diction aussi.

Un mot peut-être sur la distribution alléchante pour ce film ?

C’est avec une méga star chinoise, Tony Leung, sans oublier José Garcia ni Olga Kurylenko. Cette dernière joue l’avocate de José.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire dans ce long-métrage ?

L’action, c’est sûr ! L’intrigue est sympa aussi, il y a de beaux rebondissements à la fin. C’est un bon film d’action, à la « Mission Impossible » et à la « Taken ».

 

 

L’organisation sur le tournage de cette fiction chinoise diffère-t-elle de ce que vous pouvez connaitre ?

Ce n’est pas du tout la même façon de travailler. En France, tout est prévu à l’avance, on sait exactement ce que l’on va faire, plan par plan, quand on arrive le matin. Eux sont beaucoup plus en free-style. Ils marchent beaucoup plus au feeling, à l’instinct, ce qui est un peu perturbant parce que l’on ne sait pas très bien ce que l’on va faire.

Je m’adapte, je fais ce que j’appelle ma « pâte à modeler » : on me dirige et je me modèle en fonction de ce que l’on me demande. Je suis très psychorigide dans ma méthode de travailler, je suis très bonne élève, je suis à la disposition des gens, ce qui me parait normal.

Sur ce tournage, des traducteurs sont présents partout, nous sommes une grosse équipe, 150 personnes sont présentes au minimum sur le plateau. A noter aussi 70 voitures de luxe pour les figurants, sans oublier les 70 cascadeurs, les hélicoptères et les bateaux.

Nous tournons sur Paris et autours, notamment au Château de Monvoisin, qui est ma maison dans le film. J’invite les lecteurs à voir à quoi il ressemble, c’est magnifique en tout cas, il doit approcher les 2 000 m². Il y a un grand jardin, un élevage de canard, un bateau, je le vis bien J.

En parallèle, vous poursuivez votre collaboration sur la chaine Gulli.

Avant, j’y faisais la voix de la montagne, je fais à présent majoritairement des voix off dans des émissions de la chaine.  J’adore travailler avec eux, ce sont des gens formidables, je m’éclate franchement.

Je fais aussi beaucoup d’autres voix, notamment les campagnes pour Orange, des pubs pour Lanvin, etc.

Retrouvez-vous des complémentarités entre cet exercice de la voix et vos tournages en tant que comédienne ?

Ce sont deux choses complètement différentes. Ca n’est pas du tout le même travail, on ne dégage pas du tout la même chose. Une attitude que l’on va trouver sexy à l’écran en langage du corps, ne veut pas dire que la voix va être sexy à ce moment-là. La voix est un vrai travail, il ne faut pas juste être comédien, il faut avoir une formation.

Les deux exercices me plaisent, m’apportent des choses différentes.

 

 

De façon plus générale, sur l’ensemble de votre parcours jusqu’à présent, certaines expériences plus encore que les autres vous auraient-elles particulièrement marquée ?

En novembre dernier, je suis partie un mois en Espagne. Je pense que c’est un des plus beaux tournages de ma vie, avec une équipe formidable. On s’est tous très bien entendus, ce qui n’est pas forcément évident quand on a des égos de comédiens, des emplois du temps différents, des paies différentes. Il n’y avait vraiment aucun problème avec personne, nous étions complètement en accord avec le réalisateur. On était dans un cadre idyllique, au milieu des montagnes, dans le désert, on est passé par tous les décors possibles. C’était un western, on montait à cheval, on portait des costumes d’époque, c’était une expérience géniale.

Il y a quelques années, j’étais partie tourner au Canada et cela m’avait aussi beaucoup marquée. En fait, je suis bien à partir du moment où l’équipe est bien. C’est vrai que ces deux tournages-là ont été les plus beaux parce qu’il y avait une ambiance fantastique. J’aime être heureuse d’aller travailler, je ne m’imagine pas me lever tous les matins en me disant que je n’ai pas envie d’y aller.

C’est aussi pour cela que je fais très peu de théâtre. Tous les habitués vous diront que chaque soir est différent mais j’ai l’impression quand même que la répétition du même texte tous les jours pourrait me lasser. Du coup, je ne me suis jamais vraiment lancée là-dedans. Par contre, j’étais danseuse et professeur de danse avant et, là, j’ai chorégraphié une pièce de théâtre, « Sous mon aile », écrite et mise en scène par Olivier Maille. Cela me plaît aussi beaucoup, je pense que je vais essayer d’aller creuser ce domaine. C’est ma troisième expérience dans ce sens et ça m’attire toujours autant.

Pour terminer, quelles sont vos envies pour la suite de votre parcours ?

Je suis heureuse avec ce que je fais. Mon rêve serait de tourner quelque chose à la Lara Croft, avec un fond vert, des cascades. Je ne l’ai jamais fait encore et ça me plairait beaucoup. Ainsi qu’un vrai rôle de composition, dans quelque chose qui n’est pas moi du tout, dans un domaine que je ne connais pas.

Merci, Charlie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Milo Djurovic évoque son parcours atypique, ses souvenirs et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Milo,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous avez un profil un peu singulier, un peu atypique. Comment résumeriez-vous votre parcours jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé la comédie à 17 ans par pur hasard. Il faut savoir que, jusqu’à mes 18 ans, je n’avais jamais mis les pieds dans un cinéma. Je ne regardais pas de film, je regardais surtout le foot à la télé. J’aimais suivre les rencontres à la radio, j’aimais jouer au ballon. A la télé, j’aimais « Combien ça coute ? » sur TF1 avec Jean-Pierre Pernaut et « Fort Boyard » sur France 2. Des programmes, si je puis dire, populaires. Je n’étais donc pas initialement un grand cinéphile.

A l’âge de 16 ans, à l’école, je ne faisais que des bêtises. Une élève dont la mère mettait en scène des pièces de théâtre m’avait alors incité à prendre des cours. Mais il s’avère que ce ne fut pas si facile que ça : faire le zouave et jouer au théâtre sont deux choses complètement différentes. Jouer la comédie, c’est être vrai constamment, même quand ce n’est pas vrai. J’ai donc commencé par pur hasard, en faisant une petite initiation une fois par semaine aux cours Florent. Je suis parti au bout d’un an, ne me sentant pas à l’aise. Une année plus tard, j’ai repris grâce à une rencontre avec Dominique Besnehard. S’en est suivi un long parcours, avec des années positives et d’autres qui le furent moins. J’ai beaucoup douté, quand le téléphone ne sonne pas, je me demande si j’ai fait les bons choix. Mais il ne faut jamais, en fait, le prendre contre soi. La réussite dans ce métier est un mélange de travail, d’abnégation et de chance.

Vous faites partie depuis peu du casting de « Plus Belle La Vie » sur France 3. Comment avez-vous rejoint l’aventure ?

Je n’ai plus d’agent depuis trois ou quatre ans. J’avais déjà fait par le passé des castings pour la série. Cette fois-ci, Christophe Louis a suggéré à la chaine de me proposer ce rôle de Bertrand. Cela devait durer sept à dix jours. J’ai été appelé un vendredi soir par Marisa Commandeur et j’ai commencé sur place le mardi suivant. J’ai donc eu la chance que l’on vienne me chercher, alors que j’avais complètement lâché l’idée.

Je joue un gentil médecin, il est positif, il aide Luna. J’ai aussi accepté ce projet de par les caractéristiques de mon personnage car jouer un gentil ne permet pas de défendre les mêmes choses que lorsque l’on interprète un méchant.

Ce métier est donc extraordinaire quand on peut travailler, mais tellement dur et angoissant dans le cas contraire. Il faut avoir l’intelligence alors de ne pas le prendre personnellement, mais ce n’est pas toujours facile.

Cette expérience récente sur France 3 est humainement très enrichissante.

Alex, le coach et répétiteur des acteurs et Richard Guedj m’ont accueilli pour mon premier jour, m’ont fait visiter les studios. J’ai senti de suite de la bienveillance. Tout le monde est gentil, personne ne tire dans le même sens. J’ai très vite découvert Avy Marciano, Boubacar Kabo et Anne Decis, deux personnes adorables et d’une gentillesse folle. Ce sont des amours, je les aime à la folie. Même en dehors des tournages, on s’écrit, on se vanne, on s’écoute, il y a de la rigolade, de la compassion, de l’amitié. C’est un peu comme une petite famille qui s’est recréée. Humainement, c’est donc aussi un plaisir. Quand je descends, j’ai presque l’impression à chaque fois de partir en vacances. On est énormément chouchoutés et il faut être reconnaissant de cela.

 

 

Parmi toutes vos expériences, l’une plus que les autres vous aurait-elle particulièrement marqué ?

Une m’a marqué énormément, que j’adorerais relancé. C’est une série dont je vous invite à regarder le trailer sur Youtube, qui s’appelle « Comme des champions ». Ça a été fait en 2007, je sortais de cours de théâtre à ce moment-là et ça raconte plusieurs histoires en même temps, dans le monde du football.

Une journaliste, qui est victime d’une sanction professionnelle, bascule des reportages de guerre au monde du sport. Elle découvre ainsi le milieu du foot. On suit alors le quotidien d’une équipe à travers différents regards, celui de cette journaliste qui vient d’arriver, celui d’un joueur qui vient de signer, celui du capitaine qui gère le tout. Je jouais le rôle d’un dépendant sexuel et c’est le projet, sincèrement, qui m’a le plus motivé. Je n’en ai jamais eu d’autre qui m’ait marqué comme celui-là.

On parlait de faire apparaitre Thierry Henry ou encore Frédéric Michalak. Un footballeur était à l’origine du projet mais il s’est retiré, ce qui l’a fait capoter. Ce projet était fou, on évoquait des courses de Ferrari sur les quais, un passage à Clairefontaine pour les terrains d’entrainement. Tout était dans la démesure et je pense que l’aventure aurait été folle. Une cinquantaine de pays était intéressée pour acheter le programme. Cela aurait pu être une très très belle épopée, sans doute la plus belle série française. Mais on apprend du passé et on vit pour le futur.

Pour la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

Je pense à deux scénarii où je n’ai fait que les trames, que j’aimerais beaucoup développer. Mais j’attends d’être un peu plus installé. Il y a aussi quelque chose qui me tient à cœur pour le théâtre, je ne peux pas trop en parler, ce serait quelque chose d’éphémère mais je suis persuadé que ça pourrait extrêmement bien marcher.

Bien entendu, j’aimerais avoir des projets de comédie, dans lesquels je m’amuserais. Pour cela, il faut que le rôle me plaise, que l’ambiance soit bonne, que je m’entende bien avec mes partenaires. C’est ce qui se passe sur France 3 mais ce n’est pas toujours le cas sur tous les projets.

Vous évoquiez le plateau et les planches. Un de ces domaines vous attire-t-il plus que l’autre ?

Plus jeune, j’avais davantage l’envie d’être vu et mis en valeur. Aujourd’hui, j’aime bien l’idée de défendre un projet. Que ce soit le théâtre ou les plateaux. Sur scène, ce sont d’autres sensations, on joue un match d’une heure et demie, on peut rater deux ou trois petites choses car on nous demande avant tout de la continuité, plutôt que la précision du cinéma. On sort automatiquement beaucoup plus lessivé d’une heure trente de théâtre que de quatre heures de comédie fiction.

Je trouve des choses positives un peu partout. Si je prends l’exemple actuel de « Plus Belle La Vie », on est dans l’entre deux. On tourne nos scènes entièrement, on a trois caméras aux plans différents, le rythme est très rapide, on se rapproche donc vite du théâtre. C’est très plaisant.

Ce fut un plaisir, Milo, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Un Si Grand Soleil : Interview avec Malik Elakehal qui évoque Bilal, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Malik,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

Nous pouvons vous retrouver dans la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil », qui va prochainement souffler sa première bougie. Quelles sensations procure en vous la fidélité croissante des téléspectateurs ?

Je parle pour moi mais c’est sans doute vrai pour tous les acteurs, cette fidélité est quelque chose de très touchant et de plaisant. Parce que, quelque part, notre travail touche des millions de personnes qui sont attirées par ce programme et qui restent fidèles. Cela nous conforte dans l’idée de donner le meilleur de nous-mêmes, de répondre présent.

Lorsque l’on croise des personnes qui nous reconnaissent, elles nous disent souvent que, pour elles, c’est un rendez-vous familial. Toute la famille se réunit pour partager ce moment-là, c’est vraiment incroyable de se dire que nous sommes vecteurs de réunions comme celles-ci, c’est vraiment réconfortant.

Vous y interprétez le personnage de Bilal, qui a vécu pas mal de choses cette année. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Je dirais qu’il a eu une belle évolution, en plus de beaucoup de péripéties. Il a dû faire face à plusieurs confrontations parce que la vie l’a mené à peut-être ne pas pouvoir s’exprimer pleinement sur certains thèmes. Il se sentait sans doute un peu bridé. Je trouve que ce personnage avait atteint un stade de sa vie où il s’était dit que c’était le moment d’affronter concrètement ses difficultés et de les surmonter. Ce que j’aime bien dans l’écriture et dans la réalisation, c’est justement le fait d’avoir abordé ses difficultés de manière sincère et vraie.

Il vit son aventure avec tout ce qu’elle implique, en faisant face à lui-même au final. Il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas vivre juste dans le déni. Il a vécu une sorte de voyage presque initiatique, j’aime cette idée d’évolution chez lui. En tant qu’interprète, c’est agréable d’avoir cette matière-là.

De près ou de loin, sur certains aspects de sa personnalité, vous reconnaissez-vous en lui ?

Pas forcément, à vrai dire. On vient avec toute son énergie et avec tout ce que l’on a vécu dans sa vie, pour essayer de s’en inspirer mais j’aime l’idée justement d’explorer un personnage que je ne connaissais pas, qui n’existait pas, pour lui donner vie avec mes armes. Donc avec ma propre personne, tout en lui amenant sa propre profondeur de son propre relief. En tissant un fil entre qui je suis et qui est le personnage, j’essaye de lui donner pleinement vie et forme. J’aime cet exercice-là.

Bien sûr aussi que l’on amène notre énergie et certaines choses qui viennent de nous, notamment dans des façons d’agir et d’interagir. Mais, vraiment, dans la profondeur du personnage, j’aime cette idée de création, pour s’approprier la matière première qu’est le texte. Quelque part, il est le socle de départ.

Parmi les moments forts vécus cette année, on pense à sa révélation à tous de son homosexualité. Dans quoi êtes-vous allé puiser pour interpréter avec autant d’émotion ces scènes ?

Je trouve que la sincérité est dans l’aveu, dans le lâché prise, dans la quête du bonheur. Après, que ça soit ce thème-là ou un autre, j’ai surtout cherché l’honnêteté d’une personne envers les difficultés qu’elle a.

Ce sujet est très fort, il véhicule de belles émotions. Il y a, je pense, beaucoup de personnes qui peuvent se retrouver dans certaines difficultés d’expression. C’est ce qui m’a permis d’aller vers une sorte d’émotion car un aveu, je crois, est toujours difficile. Pour Bilal, c’était une étape à franchir. Ce fut vraiment génial à jouer, avec de la matière, avec de l’émotion, avec des choses à explorer.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre des thèmes ou des sujets en particulier ?

Dans l’absolu oui. Mais je ne vous cache pas que mon plaisir premier est d’incarner au mieux possible les choses que l’on me propose. J’aime l’idée de m’adapter à l’évolution du personnage. Pour moi, c’est une forme de challenge super agréable, au-delà de ce que je voudrais moi insuffler.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure des mois de travail, parvenez-vous à affiner votre méthodologie de travail ?

C’est ma première expérience d’une quotidienne. C’est vrai que l’on peut avoir de l’appréhension lors de scènes à l’enjeu émotionnel et fort. Pour ma part, je trouve cette expérience super enrichissante et, pour le coup, rassurante car je me suis rendu compte que j’aimais travailler dans ces conditions, que ce n’était pas une gêne, que cela me permettrait presque de rentrer en moi de manière assez concrète pour sortir ce que je voulais sortir.

Cela me permet d’être présent au bon moment, malgré une cadence soutenue. Mais on s’adapte car ce rythme est le même pour tout le monde, techniciens et réalisateur y compris. Le fait d’aller tous dans la même direction m’aide beaucoup dans la concentration et la préparation du personnage. Les appréhensions s’effacent au fur et à mesure. Je dirais que c’est plaisant et réconfortant de voir que l’on réussit à atteindre les objectifs.

Merci Malik pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Alex Goude évoque sa participation à cette saison anniversaire !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alex,

C’est un plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce samedi 27 juillet dans la saison anniversaire de « Fort Boyard », pour votre cinquième participation consécutive. On peut imaginer qu’être présent pour les 30 ans de ce jeu est plaisant et source de fierté ?

Ce jeu est celui de notre enfance, c’est quelque chose de mythique. J’ai, à chaque fois, la chance de beaucoup m’amuser, même si je reviens systématiquement avec plein de bobos. On ne s’en rend pas compte à la télé, où tout parait beaucoup plus facile mais c’est quand même une aventure compliquée. Cela reste toujours un plaisir immense, j’adore Olivier Minne, c’est un ami.

« Fort Boyard » est une émission légendaire, l’une des plus anciennes de la télé, ça tient, ça cartonne encore cet été. C’est cool, c’est pour la bonne cause, on s’amuse, c’est aussi l’occasion de rencontrer plein de gens sympathiques. Contrairement à ce que l’on croit, on ne choisit pas nos coéquipiers, c’est la production qui décide. J’ai ainsi rencontré par le passé Samuel Etienne ou encore Adeline Blondieau et cette année notamment Héloïse Martin.

 

 

Au fur et à mesure de vos participations, affinez-vous votre préparation en amont ?

Le but est quand même d’arriver en forme car, comme je le disais, c’est beaucoup plus physique qu’on ne l’imagine. La télé, par définition, réduit les distances. Même les hauteurs y paraissent beaucoup plus petites. Elle réduit surtout la vitesse, comme lors d’une course de Formule 1. C’est une question de fréquence d’images/seconde. En l’occurrence, cette année, j’ai fait l’hôtel et j’ai fini, très franchement, au bord de l’arrêt cardiaque. J’ai cru que j’allais y passer. Mais, quand on voit les images, on pourrait se dire que j’ai une condition physique très mauvaise, sauf que je suis quand même un ancien sportif professionnel et que j’ai un peu de caisse. C’est donc beaucoup beaucoup beaucoup plus physique et dur qu’il n’y parait. Il faut donc être en forme.

Je pense aussi à l’épreuve de la boue. A l’image, on peut se dire que ce n’est pas si dur que ça mais, en réalité, elle est hyper dense. Ce n’est pas de la vraie boue, au bout d’un pas, on a l’impression d’avoir couru le marathon de New-York.

Il faut ainsi y aller pour jouer, tout en étant prêt. Le principe est quand même d’affronter ses peurs. Sur mes cinq participations, je pense que le pire moment que j’ai vécu fut la cloche il y a deux ans. J’ai vraiment eu la peur de ma vie. Je n’oublie pas non plus la poutre l’année dernière. Encore une fois, j’insiste, on ne s’en rend pas compte à l’écran. Quand on finit, on est fier déjà parce que l’on se bagarre pour une bonne cause mais aussi parce que l’on a affronté certaines de ses peurs.

On souffre, on a mal, on se fait peur, on pleure. Mais c’est toujours un moment fun.

Vous évoquiez ces épreuves compliquées. A l’inverse, certaines cellules vous tiennent-elles plus à cœur que d’autres ?

J’ai envie de dire que non. Je trouve qu’elles ont toutes leur charme, je les aime bien toutes. Evidemment, je préfère celles où il faut juste réfléchir et cogiter. Typiquement, les énigmes du Père Fouras me font toujours marrer. Bon, je suis toujours nul mais ça me fait rire J En fait, j’aime bien tout car, même quand ce sont les autres qui jouent, on participe quand même.

S’il y a une épreuve que je déteste vraiment, et Dieu sait que c’est un ami, c’est la cuisine de Willy. Il y a trois saisons, j’ai été malade pendant deux semaines. C’est vraiment une épreuve horrible.

 

 

Cette année, vous êtes une équipe mixte, 3 hommes et 3 femmes mais surtout avec un mélange d’habitués du Fort et de nouveaux. Cela a sans doute aidé à l’alchimie du groupe ?

On va se le dire, je commence à être un vieux routier, on n’est pas beaucoup à avoir enchainé les participations comme moi, j’ai de la chance.  Du coup, c’est vrai que je connais un peu les mécanismes, je sais comment ça marche. Je connais aussi certaines astuces sur quelques épreuves. Je ne vais pas tout dévoiler mais, cette année, sur le coffre-fort, il m’est arrivé un problème technique. Normalement, on est censé casser un mur à l’aide d’un marteau mais j’ai tapé tellement fort que le marteau est parti dedans, je n’avais donc plus rien pour casser les briques, ce qui était embêtant. Mais disons que, comme j’avais déjà vu l’épreuve, je savais à quoi m’attendre, je n’ai pas été surpris.

 

 

Quand les autres font des épreuves que j’ai déjà expérimentées, j’essaie de leur expliquer très vite les petites astuces que je peux connaitre.

On a tous beaucoup rigolé, même si Philippe Etchebest a été particulièrement sérieux. Avec lui, c’est « Cauchemar à Fort Boyard » J Quand on ratait une clé, c’était comme si on vivait le pire échec de notre vie. Il nous a mis la pression avant de commencer car on jouait pour son association. Il a demandé à toute la production de s’éloigner et nous a dit qu’il fallait tout casser. J’avais l’impression d’être un commis dans sa cuisine J

 

 

Justement, un mot sur l’association que vous défendez, « Les pompiers solidaires » ?

C’est une super association. Philippe fait un voyage par an avec eux. Ils vont partout dans le monde pour aider les gens qui en ont besoin, en leur apportant notamment de l’eau. On est content en tout cas d’avoir joué pour eux.

Vous verrez samedi si nous avons gagné et surtout si je n’ai pas revécu l’échec cataclysmique de l’année dernière où nous n’avions pas trouvé le mot code, ce qui avait été très dur à vivre.

Pour terminer, cette saison anniversaire est aussi l’occasion de prolonger la soirée en deuxième partie. Quels souvenirs en gardez-vous ?

On a fini de tourner très tard et, du coup, nous avons vu le Fort de nuit. C’était magnifique. On a fait des épreuves dans ce cadre et c’était une ambiance complètement différente. J’ai trouvé cela génial, j’espère que ce principe continuera l’année prochaine, même si ce ne seront plus les 30 ans. J’adorerais d’ailleurs évidemment être encore de la partie.

Merci beaucoup Alex pour vos réponses !

En ce moment, « Ménopauses », pièce que vous avez écrite et mise en scène, se joue au théâtre de la Madeleine.

A partir du 8 septembre, « Adri1 » reprend au Grand Point Virgule.

Publié dans Télévision

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