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television

Section de recherches : Elise Tielrooy évoque la nouvelle saison à venir de la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elise,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra prochainement vous retrouver dans la nouvelle saison de « Section de recherches » sur TF1. On peut imaginer, pour vous, la joie que cela a été de retrouver vos camarades et toute l’équipe de tournage ?

C’est sûr. A chaque fois que l’on se retrouve après plusieurs mois d’interruption, c’est vrai que c’est très sympathique. C’est comme une réunion familiale lorsque l’on n’a pas vu les gens pendant longtemps et que l’on fait le point sur tout ce qui s’est passé. Le reste de l’année on reste un peu en contact mais ce n’est pas pareil que de se voir tous les jours. Donc c’est très agréable, surtout que l’on s’entend très bien.

Sans tout en dévoiler, peut-on s’attendre, pour cette nouvelle saison, à quelques nouveautés pour votre personnage, la capitaine Ariel Grimaud ?

Oui, il y a des changements, c’est aussi pour cela que j’ai hâte que la diffusion puisse se faireJ. Je me suis beaucoup amusée et il me tarde d’avoir le feedback du public. C’est toujours marrant quand on le tourne, quand on le joue mais, contrairement au théâtre, il faut attendre la diffusion pour savoir ce que les téléspectateurs en auront pensé.

On découvrira un peu plus la vie personnelle d’Ariel, j’ai trouvé cela très marrant, ça a été bien écrit, j’étais ravie de pouvoir jouer cela, ce fut très plaisant.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources d’inspiration particulières pour son interprétation ?

Au départ, (avant de rencontrer le reste de l’équipe) je voulais en faire un personnage très froid. Je m’étais fixé ça toute seule dans mon coin, et finalement ce n’est pas exactement ce qui s’est passé. Le personnage s’est tricoté avec les partenaires et les réalisateurs, avec le texte, avec les accessoires, avec aussi la perception des autres sur qui elle est, ce qu’elle apporte, et la ligne de départ s’est adaptée. C’est très bien comme cela.

Ça arrive que l’on parte avec quelque chose et que, en réalité, le personnage prenne vie un peu malgré nous par moment. Tout d’un coup, ces petites briques les unes après les autres font un personnage plus complet, plus complexe et, souvent, plus riche que ce que l’on avait imaginé.

 

 

La série existe depuis bientôt quinze ans. Justement, selon vous qui avez rejoint l’équipe en 2018, qu’est-ce qui explique cette fidélité du public ?

Je pense qu’il y a un mélange de choses. D’abord, et c’est le plus important je pense, l’attachement aux personnages. Il y a aussi le fait que ce soit joliment tourné et dans une région somptueuse. C’est beau, les décors sont magnifiques. Les intrigues aussi sont bien ficelées et sont possibles à regarder en famille. Ça permet aussi certainement de discuter de certains sujets. Voilà, je pense que c’est un ensemble. La fidélisation est clé, je crois que c’est important d’avoir des personnages à retrouver régulièrement, pour les voir évoluer. On s’attache, on les voit bouger, changer un peu. Je pense que ça joue aussi.

A titre plus personnel, avant de rejoindre le programme, le regardiez-vous ? Sinon, vous étiez-vous plongée dedans en amont pour bien en maitriser le contexte et les enjeux ?

Je la regardais ponctuellement, je ne me suis pas plongée dedans avant de la rejoindre car je ne voulais pas trop être influencée par ma prédécesseure. Je voulais proposer quelque chose de radicalement différent. Elle était très très bien, il fallait que je me démarque. Ce n’était pas facile, elle était là depuis le début, son personnage était très aimé donc je voulais justement prendre de la distance pour proposer quelque chose de différent.

En revanche, j’ai dû prendre un peu de champ par rapport à mon esprit comédie de « Mes amis, mes amours, mes emmerdes », esprit qui m’habite de toute façon. J’aime m’amuser avec un texte. Donc c’est plus à cela que j’ai pensé, à m’inscrire comme une pièce dans un puzzle. Il fallait apporter sa particularité mais qu’elle s’imbrique bien dans l’ensemble. J’ai dû penser au fait que c’est une série policière sérieuse, que j’avais un personnage sérieux. Une scientifique ! Et sur le plateau, je garde toujours cela en tête.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. On imagine que vos précédentes expériences, notamment à l’image, vous ont beaucoup aidée à vous adapter sereinement ?

Absolument ! D’autant plus sereinement que sur une série, on peut justement donner des nuances au personnage au fur et à mesure. Quand on fait un unitaire, on a envie de tout mettre tout de suite mais, dans une série, on a le temps d’installer, on a le temps de prendre sa place, d’étoffer, de complexifier, c’est toujours très agréable.

Ce rythme de tournage est une bonne chose, on n’a pas le temps de s’ennuyer, on est sur le grill, c’est très agréable.

 

 

En complément, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

De reprendre l’écriture. J’ai publié deux romans, j’en ai écrit un troisième mais qui est encore en chantier, du coup je me concentre sur mon quatrième qui sera la suite des deux premiers. Par ailleurs, le premier devrait être adapté, mais je ne sais pas très bien où ça en est. Avec cette crise sanitaire tout est bouleversé ! Bien entendu les tournages aussi. Cette année la reprise est un peu étrange.

En conclusion, on l’a dit, vous possédez différences cordes à votre arc artistique. Les considérez-vous comme complémentaires ou comme autant de métiers différents ?

C’est absolument complémentaire. L’une nourrit l’autre. Dans tous les cas, c’est une projection dans de la fiction, c’est créer des personnages, que ce soit dans l’écriture, au théâtre ou sur les tournages. Ce que l’on apprend d’un côté va aider pour le reste.

Merci, Elise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Téléfoot : Jimmy Algerino évoque ses premiers jours à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photos : Sindy Thomas

 

Bonjour Jimmy,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques jours sur « Téléfoot », la chaine du football. Avant de rentrer plus en détails dans le contenu de vos interventions, on imagine déjà la joie et la fierté que ce doit être d’avoir rejoint cette belle famille du football, dès la naissance de la chaine et des programmes ?

Content de rejoindre le monde de la télé et du journalisme. Le monde du foot, je le connais, pour y avoir été pendant plus de vingt ans. Oui, je suis très content d’avoir été retenu pour intégrer l’équipe et de rejoindre ce monde des médias, du visuel, du journalisme, tout ce domaine que je voyais de l’autre côté de la barrière. Surtout, c’est le fait de faire partie d’un projet qui commence de zéro, c’est comme une naissance. Il sera intéressant, en fin de saison, de voir tout le chemin parcouru.

A titre personnel, comment se sont passés les premiers jours ? Avez-vous déjà pris vos marques ?

Oui. Il y a d’abord eu la rencontre avec Jean-Michel Roussier, Marc Benoit et Johnny Séverin puis, après, avec l’équipe un peu administrative et le directoire de la chaine. Après, les autres consultants et journalistes lors de la présentation et lors des essais. Ça s’est fait très naturellement. J’allais dire, entre footballeurs ou personnes travaillant dans le monde du football, ça s’est fait assez rapidement.

Dans quels programmes intervenez-vous du coup ?

J’interviens le samedi soir dans l’émission « Night Club », l’après début de journée de Ligue 1 et l’après journée de Ligue 2. Avec des images des matchs, des interviews, des échanges avec des joueurs et des entraineurs.

Il y a aussi l’émission du dimanche matin, « Ligue 2 Exclusif », où avec Saber Desfarges, je me retrouve à débriefer la journée de championnat de Ligue 2, avec toutes les images et tous les buts et, là aussi, des intervenants.

Egalement un autre programme fort passionnant et fort intéressant, « Le Multi Vintage », en retrouvant les précédentes saisons de Ligue 1, aux côtés de Smail Bouabdellah. Avec les commentaires des journalistes de la chaine, pour se remémorer ce fabuleux championnat qui a débuté il y a bien des années. On commence par la saison 2001/2002 qui, je pense, s’appelait encore la D1.

Pour ce programme-ci, avez-vous une méthodologie particulière de préparation, peut-être en vous remémorant le contexte de l’époque ?

Ça se fait plus spontanément, je connais les joueurs, je me rappelle bien du contexte, j’étais encore en activité et, à la mi saison, je revenais à Sochaux. J’ai une mémoire sur le moment qui me permet d’y aller plus décontracté.

Pour les deux autres émissions, surtout celle du dimanche, c’est vrai que ça me demande un peu plus de travail de recherche, d’information. Beaucoup de choses ont changé, les coachs, les joueurs et même les stades. Aussi le contexte. Il y a un travail de recherche qui est un peu plus prépondérant.

 

Crédit photo : Sindy Thomas

 

Lorsque vous regardez un match avant de le débriefer à l’antenne, quel œil essayez-vous d’avoir ?

Une partie bienveillante, en essayant de comprendre ce que peut vivre le joueur, même si les mentalités ont changé depuis mon époque. J’essaie de voir plutôt l’information positive, plutôt que le côté négatif ou encore l’aspect buzz pas très bienveillant vis-à-vis du championnat et des joueurs.

Après quelques jours à l’antenne, quels premiers retours avez-vous pu avoir ?

Les retours sont bons. On essuie les plâtres, il y a tout un travail à faire et un feeling à trouver avec les journalistes, ce qui se fait petit à petit, dans de bonnes conditions. Pour moi, je retrouve la Ligue 2, je trouve le niveau très intéressant, les joueurs sont de qualité, ils sont bien préparés, ils ont un niveau physique et technique très intéressant. Je me familiarise avec les joueurs et les visages, notamment les jeunes joueurs.

Concernant la Ligue 1, à quoi peut-on s’attendre ? Les favoris seront-ils au rendez-vous ?

Ils devraient l’être à partir du moment où il n’y a pas de problématique liée au Covid. Paris a des cas, Marseille aussi, Lyon n’a pas eu ces problèmes et est bien entré dans la compétition. Je pense que ce sera un championnat plus serré, avec des matchs intéressants. Les prétendants aux places européennes seront beaucoup plus en concurrence. Peut-être, on l’espère, que ce sera aussi le cas vis-à-vis du Psg, qui truste les titres depuis pas mal d’années maintenant.

Dans un autre registre, vous intervenez aussi sur Europe 1. Sur cet autre support, tout passe par la voix. Du coup, abordez-vous l’exercice différemment ?

On analyse les matchs en direct, on a les ralentis, on commente pleinement le match ou, du moins, ce qui se passe. Alors que, à la télé, on débriefe ce qui s’est passé une heure voire une journée après, ce qui nécessite davantage de travail de recherche et d’informations. A la radio, ça demande un travail plutôt d’observation et de ressenti footballistique, qui est très intéressant pour les auditeurs, quel que soit le consultant. On peut voir l’action, on peut ressentir le but,  on peut se demander pourquoi tel geste a été fait à ce moment précis.

Les gens ne voient pas ce qui se passe, ils sont dans la voiture, dans le train, au travail ou ailleurs. C’est la voix qui compte. Je ne sais pas si la mienne peut être reconnaissable et appréciée mais, effectivement, tout se passe dans le ton, dans les expressions - toulousaines, parisiennes ou footballistiques, qui peuvent apporter un plus aux commentaires des journalistes sur place.

Ces deux médias sont, du coup, très complémentaires ?

Oui, ils sont complémentaires. D’ailleurs, les deux entités n’ont pas vu de problème à ce que je puisse le faire. C’est complémentaire, c’est intéressant. Sur « Téléfoot », je suis sur de la Ligue 2 et du Vintage, à Europe 1, je suis sur de la Ligue des Champions, une belle compétition que je connais et que j’apprécie. Je suis multi tâches et multi cartes. Qui sait, après, je pourrais faire du commentaire de match ? En tout cas, ce sont de très bonnes expériences à vivre et à peaufiner.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

Pour la télé, souhaiter que les gens adhèrent pleinement à la philosophie de la chaine « Téléfoot ». Il y a vraiment de bonnes intentions, des gens vraiment compétents. Je n’oublie pas non plus Jérôme Revon, qui fait cela depuis l’époque Canal, aux côtés de Charles Biétry. J’espère que les gens viendront voir une approche différente de ce qui a été fait jusqu’à présent. Aussi que nous ayons une belle saison, avec pas mal de rebondissements. Ce serait une belle première année pour la chaine.

Ce fut un plaisir, Jimmy, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Radio

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Un Si Grand Soleil : Elsa Maure évoque son arrivée dans la série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». A titre personnel, on peut imaginer le plaisir, la joie et peut-être aussi la fierté que cela représente d’intégrer cette belle famille ?

Oui, oui, oui. C’est une super équipe, vraiment. Que ce soient les comédiens, les techniciens, la production. Il y a vraiment une très très bonne audience. C’est d’ailleurs assez surprenant quand on arrive de voir à quel point tout le monde est vraiment content de travailler dans cette ambiance-là. Tout le monde est très bienveillant les uns envers les autres, c’est très agréable comme cadre de travail. Donc c’est très chouette, oui.

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est une nouvelle journaliste, qui arrive dans la série. Il y en avait déjà une auparavant, qui était d’une ancienne école de journalisme on va dire, un peu plus fourbe dans la manière d’aborder son travail. Alors que ce personnage est de la nouvelle école de journalisme, c’est-à-dire vraiment frontal, qui n’a pas froid aux yeux, qui va farfouiller là où ça fait mal.

Concernant son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pas particulièrement, non. Je me laisse porter par l’écriture des scenarii et par aussi les indications des réalisateurs. Je me suis construit ce personnage mentalement et ça s’enrichit un peu plus à chaque fois que je reçois de nouvelles informations.

 

 

En amont de votre arrivée sur les plateaux, vous êtes-vous plongée ou replongée dans la diffusion des épisodes pour bien vous imprégner du contexte ?

Oui, tout à fait. C’est très important. Je regarde peu la télé, c’est un peu étrange pour mon métier. Donc, du coup, à partir du moment où j’ai su que j’étais prise pour ce rôle, je me suis mise à regarder cette série pour savoir dans quoi j’atterrissais.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à produire chaque jour. Vos précédentes expériences, notamment « Plus Belle La Vie » sur France 3, vous ont-elles aidée à appréhender cette organisation ?

Oui, bien sûr, c’est une très bonne école, qui nous apprend à travailler dans l’urgence. De par mon parcours, j’ai souvent eu à travailler dans l’urgence, même au niveau du théâtre. J’étais pendant plusieurs années dans un café-théâtre, où les créations se faisaient très rapidement, en quinze jours à trois semaines. On continuait à créer et on affinait nos personnages sur scène, devant le public et avec lui. Ce travail dans l’urgence fait vraiment partie de mon parcours professionnel et, je le redis, c’est une très très bonne école.

Du coup, quelle est votre méthodologie de préparation en amont du plateau ?

Déjà, il y a un travail en amont sur le personnage, sur ce que l’on sait de lui. Souvent, l’écriture n’est pas forcément finie, on n’a pas tous les éléments de notre personnage, on doit établir une sorte de premier canevas avec les informations que l’on nous donne, pour dessiner les grands traits de notre personnage. Ensuite vient l’apprentissage du texte, qui se fait de manière assez plate, sans intention, comme on dit, pour pouvoir changer son interprétation plus facilement en fonction des directions des réalisateurs. Enfin, on essaie de trouver tous les enjeux, les sous enjeux de chaque phrase : que veut dire le personnage ? Qu’y a-t-il derrière chaque mot ? Afin de trouver les trajets émotionnels.

 

 

Pour la suite de ce personnage, quelles couleurs aimeriez-vous pouvoir lui donner ?

Je ne sais pas encore, on verra. C’est très frais, le personnage vient d’apparaitre. J’ai hâte de savoir aussi comment il va être développé. Pour l’instant, la couleur me plait bien, cette espèce de tête brulée qui rentre dedans et qui n’a peur de personne. Je trouve cela très chouette à jouer, j’espère que ça va continuer dans ce sens. Jusqu’à quel point ? Je ne sais pas, on verra selon l’imagination des auteurs.

En parallèle, vous l’avez dit, vous avez déjà eu de nombreuses expériences sur scène. Des projets sont-ils en développement dans ce sens ?

Je suis entre le Sud et Paris, au niveau de mon travail. Dans le Sud, j’ai une troupe de théâtre avec laquelle j’ai joué pendant huit ans, « La troupe du théâtre des 3 T », qui est le plus grand café-théâtre de France, situé à Toulouse. Que j’ai quittée pour monter à Paris et faire de l’audiovisuel. Mais je suis restée avec eux pour une comédie musicale, « Les Clotildes », que l’on a montée, avec mon metteur en scène et deux amies comédiennes très proches, à Avignon l’année dernière. Elle a eu un gros succès, je continue à jouer cette pièce qui ne cesse de remplir les salles. Le metteur en scène a d’ailleurs récemment écrit la suite.

Merci, Elsa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Marie France revient sur son élimination au premier conseil !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Marie France,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

On a vu, lors du premier épisode de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », que quatre équipes s’affrontent cette année, chacune défendant une des grandes régions de France. Quelle a été votre réaction à l’annonce de Denis ?

Dans un premier temps, j’ai été assez surprise parce qu’on ne savait pas que ce serait nord, sud, est, ouest, on ne savait rien en fait. La seule chose que j’ai comprise tout de suite, ça a duré une fraction de seconde, est qu’il n’y avait pas de candidat belge. Il faut savoir que je ne suis pas belge mais que j’y habite depuis trente ans. J’ai eu un petit coup de stress quand même, me demandant si je ne partais pas déjà perdante parce que j’habite en Belgique, me demandant aussi si je ne serais pas mise de côté. Mais bon, ça n’a pas duré très très très longtemps parce que, quand Denis nous a expliqué que nous étions tous des gens du Nord, on s’est tout de suite rapprochés avec Fabrice. Il m’a dit qu’il venait, comme moi, des alentours de Maubeuge. Toutes mes craintes étaient dissipées et, sur le coup, je me suis dit que le concept est vraiment génial. J’avais l’impression d’avoir fait un bond de trente ans en arrière et d’avoir retrouvé en Fabrice par exemple un copain d’école que je n’avais plus revu. Car il faut savoir que, hormis ma famille, je n’ai revu personne, aucun de mes copains d’enfance ou d’adolescence. Donc, voilà, c’est le sentiment que ça m’a procuré à ce moment-là.

Le fait de représenter une région, le Nord pour vous, est-il une fierté et une motivation supplémentaires ?

Ah oui, ça crée une motivation, on a des liens quand même. On sait que l’on vient du Nord et on est vraiment dans le truc au moment présent. On a envie de se battre pour que le nord gagne. « Le nord, on est les meilleurs, le nord, on va gagner ». On est vraiment dedans, quand Denis nous propose cela, on est tous à fond dedans.

Plus généralement, comment avez-vous vécu vos premières heures et vos premiers jours d’aventurière ?

J’ai adoré tout de suite. Je me suis sentie bien tout de suite. Je ne savais pas à quoi m’attendre, évidemment, parce que je ne l’avais jamais fait. J’avais même jamais dormi dans une tente de toute ma vie donc ça vous situe un petit peu. Mais j’ai adoré tout de suite, je me sentais en confiance. Durant les six mois de casting, on a vraiment été épaulés du début à la fin, on a vraiment été bien encadrés, on s’est vraiment occupé de nous psychologiquement. Je me suis sentie bien tout de suite, avec une équipe comme ça je ne pouvais me sentir autrement que bien.

Comparativement à l’image que vous vous étiez faite de certaines choses, avez-vous été surprise de vos réactions et de votre adaptation ?

En fait, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais déjà regardé « Koh Lanta » à la télé donc je connaissais un peu certains jeux, je connaissais bien le principe, ça c’est sûr. Pour le reste, honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais lu des choses sur internet, oui, ils ne dorment pas dehors, on leur donne à manger, c’est faux, je peux vous le dire, on dort dans notre cabane et on ne nous donne rien à manger. Là aussi, pour le coup, j’étais rassurée, je me suis dit que ce n’est pas une émission bidon. Cela a encore plus conforté la confiance que j’avais donnée dans toute cette équipe très chouette.

Lors des premiers jours passés ensemble, aviez-vous déjà pu lier certaines affinités avec des camarades de votre équipe ?

Beaucoup avec Lola. La première personne vers qui je suis allée et qui est venue vers moi était Lola. Beaucoup Fabrice aussi. Adrien également. Même s’il s’est passé ce qui s’est passé, je vais dire que c’était le jeu. Adrien est un chouette gars. Sinon, je ne suis pas beaucoup allée vers Angélique ni Samuel. Mais si je devais citer une seule personne, ce serait Lola.

 

Copyright : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Au moment de vous rendre au conseil, vous sentiez-vous déjà en danger ?

Je n’y suis pas allée confiante du tout, je savais qu’ils avaient décidé de m’éliminer. Mais il faut savoir que, même avant d’avoir perdu le jeu, je m’étais dit que, en cas de défaite, je sauterais, selon ma logique. Elle était quand même juste. Les deux petites nanas sont copines, chose qui est tout à fait normale, elles ont à peu près le même âge. Ensuite, vous avez les trois gars, il faut construire une cabane, il faut faire du feu, ce n’est peut-être pas Marie-France, à 50 ans, qui va faire cela. Donc, s’il y en a une que l’on va éliminer, c’est moi. Maintenant, voilà, je n’étais pas du tout partie dans le but de me prendre la tête avec des stratégies, j’étais partie là pour me prendre la tête avec personne. Je trouve que le monde dans lequel on vit actuellement est déjà assez prise de tête donc si c’est pour partir à « Koh Lanta » et se prendre la tête, ce n’est pas la peine. Donc je me suis dit que je n’allais emmerder personne et que j’allais chercher mon collier d’immunité, et puis voilà. Maintenant, j’ai cherché pendant des heures, c’était long et pénible, je peux vous dire que c’est un moment qui m’a gonflée parce que je n’en trouvais pas. Après, Adrien est venue me voir pour me proposer une alliance. Là, je me suis dit que, même si ce n’est pas dans ma philosophie, il faut quand même que je sauve mes fesses. Je ne suis pas venue là pour rester deux ou trois jours. J’ai essayé de rallier Fabrice à ma cause, ça n’a pas fonctionné, Fabrice est tellement gentil que s’il avait pu mettre son nom sur le morceau de papier, il l’aurait fait, c’est sûr et certain. Adrien a vraiment essayé et m’a dit après qu’il pensait que ce serait mon nom qui allait sortir. Le « je pense » a été mis pour ne pas me clasher complètement mais je savais que c’était fait.

Si c’était à refaire, changeriez-vous certaines choses pour aller plus loin dans le jeu ?

Non, je ne ferais rien différemment parce que je me dis que ça devait se passer comme ça. Je suis repartie vexée, ça c’est sûr, mais la conscience tranquille. On m’attribue un fort caractère, ok je veux bien mais je ne me suis pris la tête avec personne, je n’ai emmerdé personne, je n’ai pas été non plus le boulet dans les épreuves. Donc je repars, c’est sûr, triste et vexée mais j’ai montré cette image de moi qui est celle de tous les jours, c’était vraiment moi, je n’ai pas joué un personnage. On n’a pas montré de moi non plus un autre personnage. Donc je ne changerais rien, non.

Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Vous ont-elles remémoré certains souvenirs ?

Complètement ! Je ne savais pas comment j’allais aborder le fait de me voir, de m’entendre, c’est sûr que l’on se trouve moche, l’accent mélangé belge et chti n’est pas top. Mais bon, c’est comme ça, il faut faire avec. Mais j’avais vraiment vraiment l’impression de retourner dedans une deuxième fois et de revire ces moments. C’était magique.

En conclusion, quel sera le plus beau des souvenirs que vous conserverait de votre aventure ?

Je n’ai pas de moment précis et particulier. Parce que, même si je ne suis pas restée longtemps, j’ai quand même réussi à trouver cette sérénité. Je suis partie, comment je peux vous expliquer cela, avec la tête remplie des problèmes du monde dans lequel on vit. J’avais une rage sur tout, sur tout le monde, il ne m’a pas fallu une journée complète pour arriver à m’apaiser l’esprit. Je pense que personne ne peut me comprendre, c’est un truc, si on ne l’a pas fait, on ne peut pas le comprendre. J’avais vraiment l’impression d’avoir lâché prise. Je me dis, si c’est ça le lâché prise, alors j’ai lâché prise car j’avais vraiment réussi à me vider la tête. Voilà ce que j’en retiendrais. Je n’ai rien en particulier, les trois jours que j’ai vécus étaient vraiment merveilleux.

Ce fut un plaisir, Marie France, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Alex Hugo sur France 2 : Marilyne Canto nous en dit plus sur la nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marilyne,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, en ce mois de septembre, dans la nouvelle saison de la série de France 2 « Alex Hugo ». Très simplement, on imagine la joie que cela a été, pour vous, de retrouver cette belle équipe et de prolonger cette belle aventure ?

Oui, parce que c’est assez heureux comme aventure. Que ce soient les partenaires, le cadre de cette fiction ou son succès. C’est très joyeux de travailler et de voir que ce que l’on fait est apprécié. Ce sont des équipes d’autant plus joyeuses que la plupart des gens viennent de Marseille, ce sont vraiment des gens formidables. Je les aime beaucoup, j’aime beaucoup travailler avec cette équipe, elle est très professionnelle et engagée. Du coup, il y a vraiment une ambiance de travail très agréable. Humainement et artistiquement.

Globalement, quels sont les retours que vous pouvez avoir des nombreux et fidèles téléspectateurs ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme ?

Le cadre des montages et la splendeur des paysages jouent énormément. Je pense que ça propose une forme d’évasion pour les téléspectateurs. En plus, avec ces temps de Covid, on en a d’autant plus besoin et je pense que les gens sont à la fois très sensibles à la force d'un tel environnement mais aussi au fait que le personnage de Samuel soit assez humain, assez proche des autres, d’une grande simplicité. C’est un acteur très physique aussi. Chaque personne prend des risques, la montagne représente un danger supplémentaire, cela marque l'identité de la série. Ce ne sont pas des enquêtes citadines, ça change tout, ça ouvre et ça offre plein plein de possibilités.

Sans tout dévoiler de cette nouvelle saison, quels thèmes et quels sujets seront traités ?

Comme ce sont des enquêtes, il y a évidemment des meurtres. Dans l’épisode « Les racines du mal », le premier de la saison, il s’agit d’une mère qui a perdu sa fille et dont on n’a jamais retrouvé le corps. J’étais chargée de l’enquête il y a quinze ans. Je vis cela comme un échec puisque je n’ai jamais réussi à rendre le corps de cette fille à sa mère. Un nouvel habitant à Lusagne et meurtre similaire vont être au coeur du film et relancer les recherches. 

Dans le second, des détenus vont s’évader du fourgon qui les transporte. Il y aura une course poursuite avec la police rurale.

Plus généralement, quel regard et quelle vision avez-vous à présent de votre personnage du commissaire Dorval ?

C’est assez touchant justement dans cet épisode, elle est assez entière, directe, pour la première fois elle reconnait ses erreurs. Je trouve que c’est une dimension, du coup, qui lui donne une très grande conscience de son travail et une grande honnêteté. Elle est bosseuse, obstinée, acharnée dans la façon de faire ses enquêtes et, en même temps, si elle se trompe, elle le reconnait et sa lucidité est un aspect nouveau et inattendu de son caractère qui est très intéressant à jouer, qui la rend à la fois fragile et plus sensible.

Pour son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Elles sont multiples. J’ai été voir certains commissaires, j’en ai suivis quelques-uns. Sinon, je m’inspire à la fois de moi et de l’écriture, c’est une sorte de mélange entre ma personnalité, la personnalité du personnage tel qu’il est décrit et puis certaines choses du réel. Notamment le regard qu’ont pu me donner certains commissaires sur leur façon de travailler. Mais, là, c’est particulier, c’est à Marseille et je me déplace dans la montagne, ce n’est pas du tout les mêmes codes qu’à Paris ou en ville. 

De toute façon, on s’inspire toujours un peu de soi, on met un peu de soi dans les personnages, c’est sûr.

Pour la suite, au-delà de ce que feront très bien les scénaristes, avez-vous des envies particulières d’évolution professionnelle et/ou personnelle pour votre personnage ?

Oui, je pense que plus on ira sur des choses un peu plus intimes et personnelles, plus je pense que ça enrichira le personnage. Il faut toujours faire attention à ce que les personnages ne soient pas des fonctions. Quand on joue un policier ou un juge, il faut veiller à ce qu’ils aient quand même une vraie personnalité. Je pense que plus on est un peu dans l’intimité du personnage, dans ce qu’il vit à côté, plus c’est passionnant. C’est ce que j’aime dans cette série, à la fois l’enquête mais aussi la personnalité profonde du personnage. D’ailleurs, on y va de plus en plus. Plus cette part sensible est présente, plus je trouve qu’une fiction est passionnante.

Merci Marilyne pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France Télévisions : Alexandre Pasteur évoque les premiers jours du Tour de France 2020 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandre,

Merci de nous accorder un peu de votre temps en ce début de Tour de France cycliste.

La Grande Boucle a repris ses droits depuis samedi dernier, avec le départ à Nice. A titre personnel, on peut imaginer la joie et peut-être aussi le soulagement de voir cette épreuve se dérouler dans cette période sanitaire particulière ?

Oui, oui, complètement ! C’est quand le Tour de France devient fragile que l’on se rend compte à quel point il est indispensable. Il y avait une grosse attente, on a longtemps cru que le Tour de France n’aurait pas lieu, ce qui aurait été un trou béant dans le calendrier sportif national et international. On voit que le Tour résiste à tout, heureusement. Donc, oui, un immense soulagement parce qu’une année sans Tour de France est une année sans repère, sans jalon. On voit que, pour l’instant, tout se passe à peu près bien donc pourvu que ça continue.

Avec le décalage de date, avec aussi d’autres courses en parallèle, vous attendez-vous, sportivement parlant, à une épreuve légèrement différente, comparativement à une édition plus classique ?

C’est l’environnement qui change mais, sportivement, le Tour de France reste le même. On a les meilleurs coureurs du monde au départ. Le Tour de France s’est fait une place de choix dans ce nouveau calendrier en évitant la concurrence frontale avec d’autres courses. C’est là que l’on voit aussi toute l’importance de cette épreuve. Quand l’UCI a dû reformater son calendrier, on voit que le Tour s’est taillé la place du roi. C’est le premier grand Tour cette année, les meilleurs sont là parce que le Tour de France est la vitrine du cyclisme mondial et son poumon économique. Donc il fallait que le Tour de France ait lieu.

Sportivement, on s’aperçoit que rien ne change, on a l’impression d’assister à un remake du Tour de l’an dernier, avec Alaphilippe en jaune dès le deuxième jour (c’était au troisième jour en 2019). Je ne vois pas de différence, le Tour de France va trouver sa place naturellement, même en cette fin d’été. Je ne me fais aucun souci, le mois de septembre est un mois ensoleillé, on a souvent de belles arrières saison maintenant. C’est la fin de l’été mais ça reste quand même l’été. Certes, le contexte n’est pas le même, il y a moins de monde sur les routes, les gens vont reprendre le travail, il y aura peut-être un peu moins de monde devant la télé en semaine mais les audiences de ce week-end montrent que l’engouement est toujours le même. On fait un démarrage exceptionnel au niveau des audiences. Dimanche, il y a eu un pic à 6,2 millions à l’arrivée de la deuxième étape. On voit donc qu’il y avait une énorme attente, les français avaient besoin du tour et les audiences le prouvent.

Justement, vous avez commencé à l’évoquer, quel regard portez-vous sur les premiers jours de ce Tour 2020 ?

Sportivement, je trouve que l’on a déjà vécu des émotions très contrastées. Samedi était une étape douloureuse à commenter et surtout à vivre pour les coureurs évidemment. Nous n’avons commenté, j’ai l’impression, que des chutes. Après, c’est la fatalité. Il n’y a personne à incriminer, ni les organisateurs ni les coureurs. C’est comme ça. C’était une patinoire, c’est ça le vélo, c’est un sport d’extérieur, on va d’un point A à un point B avec, au milieu, plein d’aléas, du vent, de la pluie. Du coup, on a eu une étape quand même animée, même si on aurait préféré qu’elle le soit autrement.

Dimanche, on a eu une étape un peu lancinante mais avec un final explosif, on s’y attendait. Avec Julian Alaphilippe qui gagne et qui prend le maillot dès le deuxième jour. Pour nous, c’est un démarrage idéal. Sportivement, je trouve que ce Tour de France, pour l’instant, tient parfaitement la route. Et encore, on n’a rien vu.

Quels sont vos favoris pour cette édition 2020 ? Peut-on s’attendre à un français à minima sur le podium à Paris ?

S’il y en a un, ce sera Thibaut Pinot parce que je pense que les autres n’ont pas la capacité de monter sur le podium. Même Julian Alaphilippe qui clame depuis plusieurs semaines qu’il ne vient pas sur le Tour pour jouer le général mais pour animer la course. Il l’a montré dimanche. Il n’a pas non plus l’équipe pour le soutenir en haute montagne. Donc, voilà, il ne faut pas rêver, Julian Alaphilippe ne va pas gagner le Tour de France, en revanche Thibaut Pinot en est capable. C’est vrai que la première étape a été douloureuse pour son équipe puisque lui et ses coéquipiers sont tombés. On a vu David Gaudu, son meilleur soutien en montagne, très touché également, on a même pensé qu’il allait abandonner ce dimanche. Voilà, j’espère qu’il est sevré de malchance pour ce Tour de France 2020 et que la suite va être une montée en puissance progressive pour l’amener au top en troisième semaine. Il s’est préparé pour ça, c’est son objectif. Aussi bien physiquement que mentalement, il est armé maintenant pour supporter la pression. Le Tour de France qu’il a réalisé l’an dernier doit l’aider à croire que c’est possible, qu’il peut gagner le Tour, en tout cas monter sur le podium. J’y crois, sincèrement. Je pense que, en montagne, il n’y aura personne pour lui mettre deux minutes. Je crois qu’il est au niveau des deux ou trois meilleurs grimpeurs de ce Tour et le parcours est taillé sur mesure pour lui, avec un seul contre la montre, en plus, lors de l’avant dernière étape, chez lui, à la Planche des Belles Filles. Oui, j’y crois, je pense qu’il peut monter sur le podium.

Avec les conditions sanitaires que l’on connait tous, des adaptations ont été nécessaires pour tout le monde. Au quotidien, à l’antenne et même dans la préparation de vos interventions, qu’est-ce que ça change ?

L’adaptation principale est le fait de se résoudre à commenter le Tour de France à Paris. C’est une première pour moi, c’est mon dixième tour, c’est la première fois que je reste à Paris pour le commenter. Donc ça change quand même pas mal de choses dans l’approche de la course. Alors, techniquement, ça ne change pas grand-chose, je commente les images depuis des moniteurs avec les images que nous renvoient nos différentes sources, à savoir les hélicoptères, les motos,… Je fais pareil quand je suis sur place. Je dirais que ça dégrade mon travail dans le sens où je ne peux pas reconnaitre les étapes le matin. Quand je suis sur le Tour, tous les matins je fais les 80/100 derniers kilomètres en voiture pour m’imprégner du parcours, pour me nourrir de sensations qui vont ensuite apporter du contenu à mes commentaires. Donc c’est très important. C’est ce que je disais tout à l’heure, une course de vélo va d’un point A à un point B avec, au milieu, des forêts, des châteaux, des églises, des villes, des villages, du vent, des routes, des montagnes… Ca, malheureusement, je ne peux pas m’en imprégner. C’est un regret. Ce n’est pas ma décision, évidemment. C’est une décision qui m’a profondément déçu parce que je trouve que ça dégrade mon travail et donc ça dégrade un peu le produit que l’on va proposer à l’antenne. Voilà, c’est aussi une année exceptionnelle, on doit s’adapter, on doit être exemplaires donc je n’ai pas d’autre choix que de me plier à la décision de mes dirigeants. Mais j’espère que ce ne sera qu’un one-shot et que, l’année prochaine, nous serons de retour sur les routes parce que c’est quand même plus facile de vivre le Tour de France quand on est à l’intérieur, qu’en restant à Paris.

Donc, voilà, c’est la grande nouveauté. Sinon, ça ne change pas fondamentalement ma manière de vivre le Tour une fois à l’antenne. J’ai toujours la même équipe avec moi, Marion, Laurent, Franck, on a toujours nos deux envoyés spéciaux au cœur de la course. On vit toujours le Tour avec passion, même si les conditions ne sont pas les mêmes.

Avec un nombre d’heures à l’antenne élevé, avez-vous des petites astuces, des petites clés personnelles pour plaire aux nombreux téléspectateurs ?

Non, il n’y a pas de clé. Quand on a la chance de commenter le Tour de France, on vit pour lui toute l’année. C’est mon cas. Il n’y a pas de technique pour préparer le Tour, il faut être passionné de cyclisme, passionné de la France aussi parce que, sur France Télévisions, le Tour de France est beaucoup plus qu’une course de vélo. On a une partie patrimoniale très importante à développer et on le fait très bien, je trouve, avec toutes les images que nous offrent les hélicoptères notamment et à travers aussi les récits de Franck Ferrand qui, je trouve, mettent vraiment parfaitement en lumière le patrimoine historique, architectural, géologique, géographique de la France. Je trouve qu’il est passionnant à écouter.

Je dirais que la clé est d’être passionné et surtout d’avoir une entente, une osmose avec les gens qui partagent l’antenne. S’il y a de la complicité en dehors de l’antenne, forcément ça va rejaillir sur l’antenne et sur le contenu que l’on propose. Avec Marion Rousse et Laurent Jalabert, je ne vais pas dire que l’on est très proches mais on se respecte. On essaie de faire en sorte que ça rejaillisse à l’antenne. Idem avec les envoyés spéciaux sur les motos son, Thierry Adam et Thomas Voeckler. En fait, on est là pour faire passer un bon moment aux français. Il faut être sérieux, il faut être pros mais en essayant aussi d’être légers. C’est du divertissement, le Tour de France est une fête, même si, cette année, elle est peut-être un peu atténuée pour le contexte sanitaire évidemment et par un environnement parfois un peu pesant. Mais, justement, on essaie de sortir de ce contexte un peu lourd pour donner de la légèreté aux français, je pense qu’ils en ont besoin. Je ne sais pas si on y parvient tous les jours mais, en tout cas, c’est le but. D’être pros, d’être sérieux, de donner les bonnes infos, de sentir la course, de la décrypter mais tout en essayant aussi d’avoir un peu de légèreté, on en a tellement besoin, l’année a été difficile. Encore une fois, tous les jours de l’année je pense au Tour de France. Dès que le parcours est dévoilé au mois d’octobre, j’ai le parcours en tête, j’ai le Tour en tête et je me projette. C’est tellement grisant et, même à Paris, ça reste grisant à vivre. Le Tour de France est quelque chose qui vous marque au fer rouge. Aujourd’hui, je ne pourrais plus me passer du Tour de France, c’est quelque chose de tellement passionnant à vivre et j’espère que ça va durer encore longtemps.

Ce fut un plaisir, Alexandre, d’échanger avec vous !

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Fort Boyard : Moussa évoque sa première participation à la célèbre émission de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Moussa,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous participerez, ce samedi soir, pour la première fois, à l’émission « Fort Boyard » sur France 2. On imagine votre joie et votre plaisir de partir à l’abordage de ce monument et de ce jeu historiques ?

C’est un rêve de gosse que je réalise, étant donné que j’ai toujours suivi « Fort Boyard », depuis petit. J’ai une philosophie : je vis mes rêves au lieu de rêver ma vie. Là, je suis en plein dedans.

Avez-vous des phobies particulières ? Autrement dit, avant de vous lancer dans le jeu, redoutiez-vous certaines épreuves plus particulièrement ?

J’avoue que ma phobie est un peu le vide. Si je peux ne pas faire l’épreuve du saut à l’élastique, ça m’arrangerait. A part cela, je n’ai aucune phobie en particulier. Après, c’est vrai qu’en appréhendant les épreuves, j’ai essayé de m’appuyer sur les anciens, comme Camille Lacourt, pour lui demander conseil sur le comportement à adopter par rapport aux épreuves.

A l’inverse, en attendiez-vous d’autres avec impatience ?

Oui, oui, j’attends plusieurs épreuves avec impatience. Comme je l’ai dit, « Fort Boyard », pour moi, c’est réaliser un rêve de gosse. C’est vrai qu’il y a l’épreuve du temple maudit que j’aimerais réaliser. Aussi l’épreuve avec les serpents, qui ne sont justement pas forcément ma tasse de thé. Voilà, il y a plusieurs épreuves que je rêve de faire dans « Fort Boyard », il n’y en a pas une en particulier, elles sont quasiment toutes mythiques, sauf les nouvelles. J’espère me donner à 100%, comme on dit. Pour un aventurier de « Koh Lanta », il n’y a rien qui peut faire peur : machine un jour, machine à jamais. C’est ma philosophie.

 

 

Vous qui êtes un grand sportif, vous vous-êtes préparé de façon spéciale ?

C’est vrai que pour pouvoir préparer ce « Fort Boyard », on s’est appelés entre aventuriers, pour se motiver et s’échanger nos conseils. J’ai eu Claude au téléphone, il m’a donné ses points forts et ses points faibles et Laurent Maistret. Je me suis préparé psychologiquement, le sport et moi, ça fait un. L’idée était d’assurer au max pour l’association que l’on défendait.

Vous étiez entouré, vous l’avez dit, de gens expérimentés de ce jeu. On imagine que, sur place, leurs conseils vous ont aidé ?

Bien évidemment ! Quand je suis arrivé, comme je vous le disais, j’ai demandé à la personne qui avait le plus d’émissions dans les jambes, à savoir Camille Lacourt, des conseils sur l’attitude à adopter avant et pendant les épreuves. L’idée était de se soutenir les uns les autres, on faisait une équipe et l’intérêt était de gagner le plus d’épreuves possibles pour l’association.

 

 

Avec le recul, quelles sont les qualités requises pour être un bon aventurier sur le Fort ?

Pour être un bon aventurier sur le Fort, il ne faut pas avoir de phobie. Sinon on est mal. Il faut aussi aimer les challenges, à n’importe quel prix car « Fort Boyard » est rempli de secrets. Il y a tellement d’épreuves et surtout d’épreuves à sensations fortes qu’il faut être fort psychologiquement. Egalement se serrer les coudes. Enfin, aller le plus loin possible.

Un mot sur l’association que vous défendez, « RoseUp » ?

L’association « RoseUp » est une association qui défend le droit des femmes qui ont eu le cancer. C’est une belle cause. Il fallait, pour cette association, ramener le plus de boyards possibles.

Si l’opportunité se présente, on imagine que vous reviendriez avec plaisir sur le Fort ?

Bien évidemment ! Je l’ai dit, j’ai réalisé un rêve de gosse et une fois qu’on l’a fait, forcément, c’est comme un « Koh Lanta », si on nous rappelle, on y retourne avec hâte et plaisir. Donc, oui, j’espère revivre cette expérience hyper enrichissante. En gros, j’ai kiffé ma première participation au Fort et j’espère y retourner de nouveau l’année prochaine. Et pourquoi pas plus, si affinités.

 

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre l’émission ce samedi soir ?

« Fort Boyard » est une émission mythique, un programme extraordinaire, c’est un ascenseur émotionnel. Retrouvez nous ce samedi pour vivre un « Fort Boyard » pas comme les autres !

Merci, Moussa, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Bertrand Farge évoque avec passion la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bertrand,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil » souffle actuellement sa deuxième bougie. Vous êtes présent depuis le début de cette belle aventure et on peut imaginer la fierté, la joie que vous procure la fidélité des téléspectateurs ?

Oui, surtout que depuis le déconfinement, on a constaté que l’on avait vraiment manqué au public parce que les audiences sont assez incroyables. Même au cœur de l’été, même un 15 août, plus de 3 millions de spectateurs, sans compter ceux qui regardent la série en Replay, c’est tout à fait étonnant.  Je crois aussi que USGS a réussi à convaincre pas mal de gens qui ne regardaient pas forcément les quotidiennes, avant, et qui sont séduits par sa qualité, jour après jour… (j’ai pas mal d’amis qui ont commencé à la regarder - parce que j’y étais au début… ! -  et qui sont aujourd’hui devenus accros à USGS parce qu’ils apprécient la qualité des intrigues, celle de la réalisation, de l’interprétation etc…. avec des séquences, une atmosphère qui se rapprochent plus du cinéma que  d’une ‘quotidienne’). Et je pense notamment à l’épisode récent du jour du confinement, et de la mort d’Hugues où j’avais l’impression d’être dans un pur thriller, même s’il ne durait que 20 minutes.

D’une manière générale, il y a dans USGS, une attention particulière portée à chaque plan, à l’image, à la lumière….. Il n’y a pas de compromis là-dessus, bien qu’il faille tourner vite. Les ‘préparations’ des équipes permettent sans doute ce résultat à l’écran assez unique dans ce genre.

Bien sûr, je suis heureux et très fier d’être dans cette aventure depuis le début et d’autant plus aujourd’hui, dans cette période si particulière où notre milieu professionnel a aussi pris de plein fouet  la crise sanitaire (annulation des festivals, tournées). J’étais sur des projets de théâtre que je pouvais mener de front avec mon rôle de Victor, tout a été annulé ou reporté… Jusqu’à quand ? On ne sait pas encore. Donc non seulement je suis fier d’être dans cette série, mais, par ces temps si étranges et incertains, c’est aussi un vrai privilège de tourner, de travailler, et on le sait tous.

Après ces deux premières années, quel regard portez-vous à présent sur Victor, votre personnage ?

Mon personnage a été pas mal secoué, par le départ de sa femme, par celui de son petit-fils, auquel mon personnage était très attaché. On s’est retrouvés avec Mélanie (ma ‘fille’, Claire), à se serrer les coudes, dans un univers familial un peu éclaté….Mais les scénaristes avaient eu la bonne idée de me faire rencontrer ‘Adèle’ et de développer notre histoire jusqu’à la naissance d’un petit Olivier... Et il y a quelques mois, j’ai eu l’agréable surprise de lire que mon personnage, un peu solitaire dans son oliveraie, allait reprendre la paillote, abandonnée par ‘Virgile’ et se retrouver dans un nouveau lien social avec d’autres personnages, de nouveaux partenaires avec qui je n’avais jamais joué, dans une toute nouvelle ambiance, et c’est un plaisir…. Les auteurs ont fait ‘bouger’ le personnage et j’en suis très heureux. (Il y a plus désagréable comme décor et comme travail que celui de tenir une paillote sur une plage méditerranéenne…)

Il y a toujours eu une très bonne ‘atmosphère’ sur les plateaux, une vraie attention humaine, et une bienveillance particulière entre nous tous (comédiens, réalisateurs, techniciens) et je suis vraiment très sensible à ce climat de confiance qui se confirme mois après mois.

On vient d’horizons très différents, tout le monde arrive à travailler ensemble, on fait attention les uns aux autres. A ce niveau-là, sur cette durée-là, c’est plutôt rare. Et ces qualités persévèrent et se consolident….

Maintenant, que va-t-il se passer à la paillote ? Peut-être quelque chose dans les jours qui viennent ? Mon personnage va peut-être se retrouver au centre d’une problématique liée à ce que l’on vit aussi dans la vraie vie…. mais je ne peux pas en dire plus….

 

 

Concernant le personnage de Victor, quelles sont vos sources d’inspiration pour son interprétation ?

Je crois que j’ai déjà vécu et traversé tous les ‘sentiments’ de mon personnage dans des pièces de théâtre ou à la télévision, mais jamais dans la durée et la continuité comme maintenant… Victor s’est construit semaines après semaines… je commence à bien le connaître, et j’essaie de le faire évoluer par petites touches, en gardant ses grands traits de caractères (qui sont aussi un repère pour le public) sans routine, et là, ’l’écriture’ m’aide bien. Pour ‘nourrir’ mon personnage, plutôt droit, et aujourd’hui apaisé, qui n’est pas – en ce moment – au cœur d’intrigues policières,  les scénaristes ont creusé autour de la vie privée de cet homme (la séparation d’avec sa femme, les retrouvailles avec sa fille ‘perdue’, la rencontre avec son amante, l’arrivée d’un enfant imprévu,  ses doutes et ses désirs….) tout cela sur des semaines et des mois. Certains événements que peut-être un homme de mon âge a sans doute déjà traversés 😊….Et qui nourrissent aujourd’hui Victor.

C’est mon 1e rôle de grand-père….Des médecins, juges, flics, et des pères, j’en ai faits,  mais des grands-pères, des oléiculteurs, des directeurs de paillote jamais. Donc, là aussi, c’est nouveau….( à défaut de tout connaître sur les olives, il faut au moins apprendre les gestes…).

Victor a pu tromper sa femme, ou se tromper, refuser la grossesse d’Adèle, puis l’accepter, mentir un peu pour ‘arranger’ sa vie, c’est un homme qui, je crois, finit toujours par assumer ses actes, c’est un peu, je pense, la couleur de mon personnage, et il est fondamentalement honnête, jusqu’à preuve du contraire !

Sur une quotidienne, le rythme de tournage est soutenu, avec un épisode par jour. Vos nombreuses expériences précédentes vous aident sans doute à appréhender cela ?

Oui, oui, bien sûr. Je ne suis pas un lapin de six semaines….J’avais déjà fait pas mal de séries, de fictions, et je connaissais un peu ce type de travail. J’essaie d’apprendre les textes bien en amont, puis je les laisse maturer. Si je sens que l’on peut trouver un enjeu au-delà de l’écriture, je le défends ou le propose pour ‘booster’ un peu plus encore la scène. Aujourd’hui l’écriture est de plus en plus proche de nous, les scénaristes commencent vraiment à bien nous connaître.

Et puis c’est ce que je disais tout à l’heure,  il faut se faire confiance, faire confiance aux réalisateurs, à nos partenaires, et aussi confiance aux coachs qui sont là pour nous aider à trouver certaines couleurs, des variations, des précisions aux enjeux que nous n’avons peut-être pas toujours en tête, lorsque nous tournons en ‘cross boarding’ (dans le désordre, en fonction des décors)

C’est un travail d’équipe, et je le connais bien parce que je viens du théâtre. Je me suis fait à cette rapidité, en interaction constante avec toutes les personnes qui sont sur le plateau… Je retrouve un peu le côté tribal du théâtre, son plaisir, sa discipline aussi, et ça j’apprécie vraiment.  

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle et grande aventure de « Un Si Grand Soleil » ?

La suite est encore un secret, détenu par les auteurs. Et je suis comme un enfant, j’attends avec impatience d’ouvrir les cadeaux….de découvrir les textes. J’espère, comme tous les comédiens de la série, les inspirer suffisamment pour que mon personnage continue d’évoluer…Mais ça, c’est vraiment la surprise des ‘chefs’ (Les auteurs). J’ai aussi quelques idées, sont-elles celles des auteurs ? Peut-être … C’est leur travail, ne mélangeons pas tout, nous devons nous concentrer sur nos textes à apprendre, nos personnages à défendre. Gabin disait qu’un comédien devait arriver sur un plateau : « Tête faite, texte su », et c’est ce que je m’applique à faire….

Merci, Bertrand, pour toutes vos réponses !

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Marie Sambourg se remémore son parcours et évoque ses différentes actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

Vous êtes une artiste aux différentes cordes artistiques, du théâtre, de la télé, du doublage, avec un parcours qui a commencé dès l’âge de quatre ans et demi. Justement, d’où vous est venue cette envie d’artistique ?

A la base, ce n’était pas une envie parce que, quand on a quatre ou cinq ans, il faut être quand même très culottée pour dire que l’on a envie de faire cela. En fait, c’était un gros hasard. Une cliente de mon père antiquaire m’a repérée dans sa boutique pour une publicité Herta. J’ai passé le casting, j’ai décroché la publicité, je l’ai faite, ça m’a plu. J’ai une très mauvaise mémoire sur les souvenirs d’enfance mais j’ai quand même des souvenirs de cette pub, de comment on me coiffait mes boucles, de cette grosse caméra. Je sais que c’est quelque chose qui m’a marquée et qui m’a plu.

A partir de là, mes parents ont décidé de m’inscrire dans une agence de publicité et, là, j’ai commencé à enchainer les castings. J’ai fait de la pub, j’ai fait des photos et, très rapidement, des tournages. Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours dit que je voulais être actrice. Mais ça n’a pas été réellement ma propre décision. Je me pose souvent la question de ce que j’aurais fait si ça ne m’était pas tombé dessus comme ça, d’où je serai à l’heure actuelle. Je ne sais pas si j’aurais eu le courage de me lancer dans une carrière artistique car c’est quand même compliqué et qu’il n’y a pas beaucoup de places.

Au début de votre parcours, vous rendiez vous déjà compte des enjeux notamment et de ce qu’impose ce milieu ?

Quand j’étais petite, c’était juste extrêmement ludique. Je ne réfléchissais pas trop au fait que ce soit un travail, pour moi c’était une activité en dehors de l’école, une passion et je m’éclatais. Comme certains font du football ou de la danse, je faisais des tournages. Il s’agissait de “jouer” avant tout. C’était extrêmement instinctif, comme pour plein d’enfants. Je ne me posais pas de question. Celles comme « est-ce que je vais réussir à en faire mon métier ? », « est-ce que je joue juste ? », « qu’est-ce que je fais de mes mains ? », « qu’est-ce que je fais de ma voix ? » sont arrivées, comme les doutes, à l’adolescence. Période où j’ai commencé à me demander ce que j’allais faire plus tard, pensant que ce que je faisais n’était pas quelque chose de “sérieux”. Je commençais à me rendre compte que c’était un métier où on pouvait être souvent dans le creux de la vague, où il fallait tenir, où il fallait savoir endurer. Je ne savais pas si j’en étais capable.

Je ne sais pas si j’aurais persévéré si je n’avais pas eu la chance d’avoir le tournage de « La famille formidable » qui revenait tous les deux ans à peu près et qui était une sorte de piqure de rappel quand je commençais à me dire « bon, je vais être prof d’histoire, ou vétérinaire, ou je ne sais quoi... ». Ça me faisait me dire que, quand même, c’est un gros kiff, que ça fait du bien de tourner, que c’est un métier passionnant et que j’ai envie d’en être. A 16/17 ans, il y a eu une saison compliquée, même quand je la revois aujourd’hui, je me trouve mauvaise. Je sens qu’il y avait trop de questionnements en moi, que je n’étais plus du tout dans le jeu, dans le ludisme. Quand on n’est plus dans l’instinct, c’est très dur pour un comédien d’être bon. Je me voyais jouer. Même si je commençais à avoir vraiment envie d’en faire mon métier, je me disais que ce serait très dur sans bagage solide, j’avais peur d’être mauvaise. Le meilleur conseil que l’on ait pu me donner est venu de toute l’équipe de « La famille formidable », notamment Joël Santoni, Anny Duperey, Bernard Le Coq, Béatrice Agenin et Philippe Khorsand, qui m’ont dit : “c’est un métier, ça s’apprend”. Que ce n’était pas parce que j’avais baigné là-dedans depuis toute petite et que ça avait été jusqu’à présent instinctif que je connaissais ce métier. Ils m’ont incité à m’inscrire en école de théâtre.

Du coup, après le Bac, je me suis inscrite en Fac de théâtre-cinéma et dans ma première école de théâtre, l'Eponyme. Là, ce fut une révélation, j’ai enfin découvert ce qu’était une vraie passion. J’ai découvert des auteurs dingues, des metteurs et metteuses en scène qui m’ont bouleversée, j’ai découvert plein de choses que je ne connaissais pas, tout un monde s’ouvrait à moi. J’ai commencé à aller au théâtre à 18 ans ! C’est comme cela que j’ai appris mon métier.

A présent, qu’est-ce qui vous plait dans votre quotidien artistique ?

Le collectif, le groupe, le fait que l’on ne soit jamais seul. Vivre des aventures collectives, créer des familles, traverser des choses extrêmement intenses pendant quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou quelques années. Ce qui me plait le plus, c’est d’avoir l’impression d’être connectés, de raconter une histoire à plusieurs. Aussi le fait de ne pas s’ennuyer, de faire tout le temps des choses différentes, de ne pas savoir où je serai dans trois mois, d’avoir des choses qui tombent d’un coup. C’est un métier où l’on ne s’ennuie pas. C’est comme si on passait des entretiens d’embauches tous les trois mois. Il faut être fou, être cinglé pour se lancer là-dedans mais, en même temps, c’est hyper excitant.

Considérez-vous le théâtre et la télé comme deux métiers différents ? Ou sont-ils un seul et même art ?

J’aurais tendance à dire que c’est différent. Avant, j’aurais dit que c’est le même métier mais, en fait, tout est si différent. Par exemple, mon compagnon est comédien de télé et de cinéma, il ne fait pas du tout de théâtre, je vois nos vies professionnelles qui sont totalement opposées. Je sais déjà où je serai en 2022, à peu près, lui ne sait même pas quand seront ses prochains cachets. Il a plein de projets cinéma mais pour ce qui est des dates de tournage... Donc il y a cette question de stabilité déjà parce que les projets au théâtre se font un an à l’avance, voire deux. On peut voir sur la longueur. Les répétitions, l’exploitation de la pièce, la tournée (en général la saison d’après) aident à voir sur la longueur.

Au niveau du jeu en tant que tel, j’ai l’impression que ce sont des démarches opposées. Je suis une grosse bosseuse, je suis extrêmement rassurée quand j’ai vraiment un cadre très fixé et que j’ai beaucoup répété. Je pense que je suis meilleure au bout de cinquante représentations qu’à la première avec le stress. Quand je commence à avoir confiance en moi, alors là, je sais que je peux m’envoler et faire exploser le cadre. Le problème des tournages est qu’il ne faut pas être trop sûr de ce que l’on va faire, il ne faut pas être en maitrise, en tout cas pas que, il faut aussi être en lâché prise. Il faut évidemment connaitre son texte mais essayer d’être totalement dans l’instant. Réinventer sans cesse. C’est pour cela que, pour moi, c’est extrêmement différent. Pendant quelques années, j’ai vraiment eu très peur des tournages. Avec l’expérience on apprend à se détendre, à accepter voir même à attendre les accidents.

Parmi toutes les nombreuses expériences artistiques que vous avez pu avoir, en retenez-vous certaines plus que d’autres ?

Oui, oui, bien sûr. Il y en a plusieurs mais on va dire que la chose la plus marquante dans mon parcours est « La famille formidable ». Parce que ça a duré de mes onze ans à mes trente ans, que ce sont eux qui m’ont orienté, qui m’ont dit d’aller faire du théâtre. C’était quand même une approche un peu théâtrale, on était comme une troupe, on se retrouvait régulièrement, on partait en voyages et, au fur et à mesure des années, on a créé de vraies amitiés qui sont encore là à l’heure actuelle. Donc je dirais que c’est la plus belle expérience de ma vie. Ça me manque. Je ne le pensais pas d’ailleurs. Quand ça s’est arrêté en 2018, je m’étais dit qu’il fallait savoir couper le cordon au bout de 25 ans et, moi-même, j’étais alors plutôt sereine par rapport au fait que ça s’arrête, en me disant que l’avenir était à nous et qu’il allait se passer plein de belles choses. Maintenant, je bosse beaucoup au théâtre, ce n’est pas du tout un aspect financier qui me manque, mais les copains, les voyages au Portugal, les amitiés, les engueulades, la famille… C’est ma deuxième famille.

La deuxième aventure qui m’a la plus marquée est encore une histoire de troupe, que je vis toujours à l’heure actuelle avec une compagnie qui s’appelle « Le Birgit Ensemble ». C’est ma promo du Conservatoire National, on traite de sujets politiques et historiques, on s’interroge sur l’Europe et sur la France, nous faisons une sorte de grande épopée théâtrale sur plusieurs années, en faisant différents spectacles un peu dans la même lignée. Pareil, avec le temps, on est devenus très amis, très soudés, on se connait, on adore travailler ensemble.

 

 

Parmi les projets et actualités, vous serez de retour sur les planches, au théâtre de la Pépinière, pour la reprise du spectacle « Intra muros ». Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, comment le présenteriez-vous ?

Déjà, c’est une pièce écrite et mise en scène par Alexis Michalik, le metteur en scène de « Edmond », du « Porteur d’histoire », du « Cercle des illusionnistes », donc de beaucoup de pièces à succès. C’est un spectacle qui est très populaire, qui s’adresse vraiment à un public très large, qui est très touchant. Ça se passe en milieu carcéral, c’est un cours de théâtre qui a lieu dans une prison. C’est un peu un échec, seulement deux détenus viennent mais le cours de théâtre va quand même avoir lieu, permettant à ces deux détenus de pouvoir voyager en dehors des murs, de se raconter, de revivre des choses et des émotions qu’ils n’ont pas vécues depuis quinze à trente ans. C’est la magie du théâtre, comme toutes les pièces d’Alexis qui sont des déclarations d’amour au théâtre, ce que je trouve magique.

 

 

Je joue une jeune étudiante assistante sociale qui est à l’initiative de ce cours de théâtre. Elle a tout mis en place pour que ça ait lieu. Je ne veux pas en dire plus mais chaque personnage a une raison d’être là, on est tous là pour quelque chose, ce n’est pas du hasard.

A quelques jours de ce retour sur les planches, on imagine la joie, l’excitation et l’impatience en vous ?

Oui !!!! Il faut que je revoie mon texte…J’ai juste hyper peur quand même qu’il y ait encore des soucis avec ce foutu Covid. J’espère que ça va se faire, j’espère que les spectateurs viendront malgré le port des masques. Oui, je n’en peux plus, je n’arrive pas encore à y croire, ni à penser que tout va bien se passer. Si ça se fait, je pense que ça va être la fête de la joie, je n’ose même pas imaginer les sensations! En même temps, ça va être hyper beau juste de remonter sur le plateau, de revivre le stress, l’excitation, de revoir dans le noir les têtes des spectateurs. Ça me parait si lointain, le Covid nous a un peu écartés de notre métier, j’ai un peu oublié tout cela.

A partir de fin septembre, vous participerez aussi à un autre spectacle, dans un registre différent, le jeune public. Que dire sur cette autre pièce ?

Je fais la reprise du rôle d’une amie, Marion Clément, qui est aussi la metteuse en scène du spectacle, sur une création autour de « La Brouille », de Claude Boujon. On jouera à la Manufacture des Abbesses. C’est l’histoire de chamailleries entre deux lapins voisins de terriers.  C’est à partir de 4 ans, c’est extrêmement ludique, j’ai même appris cet été le Ukulélé pour mon personnage, une sorte de Madame Loyale un peu excentrique, déjantée qui va un peu trop loin à chaque fois dans sa folie, par rapport au fait qu’elle s’adresse à des enfants.

Je suis maman depuis deux ans, j’avais vraiment envie de faire du théâtre pour enfants ! Cela va être une chouette expérience. Et j’adore travailler avec Marion, on a une compagnie ensemble, la Lovely Compagnie et on crée des spectacles sur le thème du féminin avec 4 autres amies. Encore une incroyable aventure collective!

 

 

Pour terminer, un autre spectacle est annoncé pour 2021 avec votre compagnie Le Birgit Ensemble ?

On avait déjà fait un spectacle autour du mur de Berlin, un autre sur le siège de Sarajevo, un sur la crise grecque et, là, au lieu de travailler sur l’histoire européenne, nous avons entamé un cycle sur l’histoire de France. Pour la première fois, c’est un roman d’anticipation, on ne travaille pas sur un fait historique ou politique qui a eu lieu, on est dans le futur, on est dans le QG de campagne des présidentielles, dans l’entre-deux tours. Des fantômes de notre histoire vont venir visiter notre candidat, Paul Chazelle. Des fantômes de la colonisation, des fantômes de l’esclavage, qui vont venir mettre à mal la campagne électorale.

C’est hyper excitant, on travaille sur de la matière que l’on est en train d’inventer même si on a dû faire un boulot monstrueux sur nos connaissances des institutions françaises. On crée tout, de A à Z, avec aussi un côté fantastique pour les fantômes, via des effets de son, de lumière. C’est un peu différent de nos créations habituelles. La première aura lieu début février 2021 et nous jouerons un peu partout en France, notamment un mois entier, en mars, au théâtre de la tempête, à Paris.

Ce fut un plaisir, Marie, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Un Si Grand Soleil : Marie Clotilde Ramos Ibanez se remémore les deux premières années de la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie Clotilde,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Après bientôt deux ans d’antenne, la série de France 2 « Un Si Grand Soleil » continue de connaitre un réel succès d’audience. Vous qui participez à cette aventure depuis le début, on imagine la joie et la fierté que ce doit être ?

Complètement ! C’est un kiff, je suis tellement heureuse, c’est fou l’engouement qu’il y a autour de cette série, n’importe où en France. Je croise tout le temps des fans, des gens qui me disent que c’est génial. Je suis très heureuse de faire partie de cette aventure, vraiment ça me met en joie.

Justement, quels sont les retours que vous font les fans ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme ?

Ils aiment voir la vraie vie en exponentielle on va dire. Par rapport à mon personnage, j’ai eu aussi beaucoup de gens, notamment des jeunes femmes, qui m’ont dit merci. Ça leur a ouvert les yeux sur le fait de pouvoir dire qu’elles sont lesbiennes. Mon personnage lesbien a pu faire du bien à beaucoup de personnes parce que c’est encore un sujet tabou. Ça nous fait toujours plaisir quand on nous dit des choses comme cela.

On est près des fans tous les soirs, c’est un peu comme s’ils nous connaissaient donc c’est très drôle quand ils nous abordent. Dernièrement, à Aigues-Mortes, je marchais dans la rue avec un ami et une dame a dit « oh, c’est la comédienne », je me suis spontanément retournée, j’ai vu son grand sourire sur son visage, elle était avec son mari et ses deux enfants, m’a dit que ça lui faisait tellement plaisir de me rencontrer en vrai. Ça fait du bien, j’ai aussi l’impression que l’on fait du bien aux gens, c’est cool. En tout cas, j’ai l’impression que mon personnage fait du bien aux gens, après il y a d’autres personnages plus controversés on va dire.

 

 

En parlant de votre personnage de Sofia, quel regard portez-vous sur elle ? Que ce soit au travers de tout ce qu’elle a pu vivre d’un point de vue personnel mais aussi au travers des changements professionnels ?

Je pense que Sofia est un petit peu déboussolée en ce moment. En même temps, elle continue à aller droit, elle est comme ça dans sa personnalité, très « allez, on y va, on y va à fond ». Mais j’avoue qu’elle est assez déboussolée et ce qui va lui arriver va être encore plus déboussolant pour elle. Voilà, je ne peux pas en dire plus…

Elle reste optimiste mais il lui arrive quand même de sacrés choses. Surtout la mort de Léa qui a été un choc pour beaucoup de gens, pour Sofia elle était un peu comme sa petite sœur donc ça a été très violent pour elle.

En ce qui concerne son interprétation, avez-vous eu ou avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Oui, ma petite sœur qui est lesbienne depuis toujours. D’ailleurs, elle a essayé de faire un enfant avec sa compagne. Le premier essai avant confinement a été un échec, là elle n’a pas encore réessayé parce que ça prend du temps. Je ne suis pas lesbienne dans la vraie vie donc j’ai beaucoup appelé ma sœur, qui m’a beaucoup aidée par rapport à mon personnage.

Pour le reste, concernant le deuil, j’ai pu « m’inspirer » d’amis qui ont perdu des enfants. C’est toujours une épreuve très dure. On trouve toujours dans nos vraies vies des personnes qui ont vécu un peu les mêmes choses, pour un peu pouvoir s’imprégner. Je ne connaissais pas, à titre personnel, les expériences vécues par Sofia donc je me suis fait aider par des tierces.

De façon générale, on le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu, de par le nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Au fur et à mesure de ces deux années d’expérience, peaufinez-vous toujours et encore votre propre méthodologie de travail pour être toujours plus efficace et disponible ?

J’apprends mes textes, je réfléchis à la scène, à ses enjeux. C’est ce que je fais depuis le début. Après, c’est vrai que, au début justement, j’étais beaucoup plus angoissée et stressée, maintenance ça file droit car plus on s’entraine, plus on y arrive. Plus je joue, plus le muscle du jeu se développe.

Oui, j’avoue, c’est intense mais, par contre, on prend vraiment le temps. S’il y a une séquence vraiment compliquée à tourner, avec beaucoup d’enjeux, avec des conditions météo qui peuvent parfois être compliquées, on prend le temps et ça, c’est vraiment génial pour bien faire les choses. Ce n’est pas en trois prises, on peut parfois faire dix prises pour que, vraiment, le résultat soit bon.

 

 

De nombreux autres comédiens et comédiennes de la série l’ont dit, l’ambiance de travail est très familiale, très chaleureuse avec, aussi, des décors magnifiques et un cadre extérieur très agréable. On peut raisonnablement penser que tout ceci participe aussi au bon fonctionnement et au succès de la série ?

Je le pense effectivement, quand il y a une bonne ambiance, une bonne énergie et que les gens s’entendent bien. Après, je ne dis pas, il y a toujours des gens que l’on préfère à d’autres, ce qui est normal mais c’est vrai que j’ai honte de dire cela, je n’ai pas l’impression de travailler, tellement c’est génial. A part quand je dois me lever à cinq heures du mat, ce qui est tôt et que l’on sait que ça va être une très longue journée de sept ou huit séquences. Mais c’est génial, je fais le métier que j’aime, avec des gens qui sont exceptionnels, dans une bonne ambiance, dans le sud, dans un cadre magnifique, donc j’avoue que j’ai beaucoup beaucoup de chance. Tout se passe toujours très très bien, même quand, parfois, on est moins bien réveillé ou que l’on est plus triste ou plus énervé. Ça se déroule toujours très très bien, les gens sont adorables et encore plus avec les comédiens, ce qui m’énerve d’ailleurs un peu. J’essaie toujours de saluer tout le monde en arrivant, en partant, je ne cherche pas à faire ma comédienne, c’est important.

En conclusion, que peut-on souhaiter pour la suite de cette belle et grande aventure « Un Si Grand Soleil » ?

Déjà, pour le monde, qu’il n’y ait plus de virus. Comme ça on pourra continuer la série. Non, mais vraiment, parce que c’est embêtant. Pour la série, on peut lui souhaiter qu’elle continue, que le public continue à regarder, parce que sans public, il n’y a pas de série. Le plus important est que le public continue à nous aimer, que ce soient les méchants ou les gentils, qu’il nous reste fidèle. Aussi que les scénaristes continuent à écrire de jolies histoires car, sans les scénaristes, on n’est rien non plus. Bref, que ça continue, voilà, je l’espère mais je pense que ça va continuer, j’en suis persuadée.

Ce fut un plaisir, Marie-Clotilde, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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