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Koh Lanta : François se remémore son aventure aux Fidji, dans l'équipe de l'Ouest !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour François,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

Vous avez dû quitter l’aventure « Koh Lanta » pour raisons médicales au bout de cinq jours seulement. A froid, quelques mois plus tard, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Tout d’abord, ma rencontre avec Denis Brogniart et la découverte des quatre équipes. Egalement la première épreuve et première victoire de mon équipe, avec les grosses performances de Dorian et Brice. Ensuite, la découverte de notre campement, de notre île, qui nous a émerveillés, qui nous a fait de suite plonger dans le bain et, enfin, ce côté paradisiaque des iles Fidji.

A l’annonce de Denis, au premier jour, de cette répartition des équipes, du jamais vu, quelle avait alors été votre réaction ?

J’ai été agréablement surpris de cette nouvelle formule, parce qu’inédite. Ensuite, étonné, je m’étais même posé la question d’une éventuelle erreur de casting. Il faut savoir que l’on voyage par petits groupes et j’ai eu la chance de voyager avec Aubin qui est, quelque part, un peu de la même région que moi. Quand j’ai vu qu’il était dans l’équipe du Sud et moi dans celle de l’Ouest, je me suis dit qu’il y avait un problème. Normalement, vu que l’on est par région, j’aurais dû être avec Aubin. Ça a été ma première surprise. Mais, après, en discutant avec mon équipe, je me suis bien rendu compte qu’il n’y avait pas d’erreur, que j’étais bien avec l’équipe de l’Ouest, avec des gens de l’Ouest et, bien évidemment avec Diane qui est, quelque part, ma voisine de département.

A ce titre, avez-vous retrouvé, dans votre équipe, certaines des valeurs de votre région ?

Des valeurs de convivialité, comme vous avez pu le voir. Des valeurs aussi de famille. Je suis très très très famille et j’ai retrouvé une famille là-bas, c’est d’ailleurs ce que je voulais. J’y allais pour la compétition, j’y allais pour un esprit individualiste pour aller jusqu’au bout mais, malgré tout, on joue en équipe et, à aucun moment, je n’ai pensé qu’à moi ni à n’avancer que pour moi. J’ai beaucoup fonctionné en équipe et en famille.

Représenter ma région a été une fierté. Comme je le dis dans le portrait, je suis tellement fier d’être basque. J’étais tellement fier de représenter cette région avec mon équipe. Bien sûr que ça nous motive davantage, on a envie de montrer que le positif, avec cet élan que l’on a tous pour défendre notre région.

Comment qualifieriez-vous votre rôle et votre place dans votre tribu, de l’Ouest ?

J’étais le papa. Dès le départ, mon surnom a été le Padre, le papa. J’étais un peu, même si on ne l’a pas trop vu, la voie de la sagesse. En même temps, j’étais la personne qui amenait la bonne ambiance et une part d’humour car c’était très dur. Vous l’avez vu, on n’a pas réussi à faire le feu, la cabane a été compliquée à faire, la pêche je n’en parle pas. Malgré tout, même si c’était très dur, j’ai essayé d’apporter ce côté jovial que j’ai en moi.

Comparativement à l’image que vous vous en étiez faite avant, certaines choses ont-elles été plus ou moins compliquées à supporter ?

C’est réellement ce que l’on voit, ce que l’on vit et ce que j’avais pu un peu voir avant quand je suivais les épisodes. C’est très dur, il faut se démener pour trouver de la nourriture, pour gagner des épreuves, pour gagner du confort, pour aller le plus loin possible. C’est vraiment très très dur. On a, bien évidemment cette vision du paradis, de ces plages paradisiaques mais, à côté de cela, l’aventure est très très difficile moralement, parce que ma famille me manquait dès le départ. Je ne suis pas quelqu’un de très sportif, voire pas du tout sportif donc c’était physiquement très très dur pour moi. Il y a ces deux côtés : le côté excitant parce que l’on est aux Fidji, c’est magnifique et le côté difficile de l’aventure tel qu’on le voit à la télé.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

 Vous évoquiez l’absence de feu. Comment avez-vous vécu les repas froids et les nuits sans chaleur ?

J’ai envie de dire que, dans les premiers jours, on a faim mais on a cette excitation d’être là, qui nous permet de passer au-delà. On avait eu la chance, en plus, dès la deuxième épreuve d’être arrivés deuxièmes et d’avoir eu de la nourriture chaude. Donc c’est vrai que, au bout de trois jours, on avait commencé à manger. Moi, la faim, je ne l’ai pas forcément ressentie sur ces cinq jours. Je l’ai eue mais l’excitation et la joie d’être là-bas avaient pris le dessus.

Dès la première nuit, on n’avait pas de cabane, on dormait les six resserrés les uns aux autres, ce qui a créé de suite cette ambiance qu’il y avait. La deuxième nuit a été la pire que j’ai pu passer sur place, avec l’orage, la pluie, le froid et la cabane qui n’était pas terminée. Cette deuxième nuit a été une épreuve plus grande que celles que l’on pouvait vivre sur des jeux sportifs. Pour moi, ça a été le pire moment de mon aventure « Koh Lanta ».

Comment aviez-vous vécu la diffusion des images de votre élimination ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Sur le moment, quand j’ai quitté l’aventure, je l’ai très très mal vécu. J’ai passé vraiment quelques semaines compliquées à la maison, même mon épouse ne reconnaissait pas mon état d’esprit. J’étais renfermé, je n’étais pas bien du tout. J’ai réussi à surmonter tout cela avec le temps. On avait créé des liens tellement forts au niveau de l’équipe que de ne pas leur dire au revoir a été très très compliqué à vivre moralement. J’avais cette frustration, et c’est le pire qui pouvait arriver hormis la blessure. Je n’avais pas pu les serrer dans mes bras une dernière fois, je n’avais pas pu leur apporter mon soutien pour la suite. C’était très frustrant.

Quand j’ai revécu, il y a quelques semaines, cette élimination, j’ai senti en moi à nouveau ces sensations-là, même si elles ont été estompées rapidement, dès le lendemain ou le surlendemain. J’ai eu cette frustration et ce mal-être qui sont réapparus, j’avais cette sensation, même si mon départ était dû à une blessure, de ne pas avoir abouti quelque chose.

Quel regard portez-vous sur la suite déjà diffusée de l’aventure ? Avez-vous certains coups de cœur parmi les aventuriers encore en jeu ?

Mon coup de cœur est, forcément, pour mon ancienne équipe des Vakara, pour les trois qui restent, Jody, Dorian et Brice. Forcément, ce n’est pas une surprise de vous le dire, j’ai mon fiston qui est encore dans l’aventure, c’est Brice. Avec qui on a tissé des liens très très forts dès les premiers jours, où il me surnommait son « Padre » et où je l’appelais mon « fiston ». On discutait beaucoup tous les deux, il restera mon fiston d’aventure et j’ai envie qu’il aille le plus loin possible, je croise les doigts.

Ce fut un plaisir, François, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Les Effervescentes : Charlotte Boimare et Cybèle Villemagne évoquent leur web série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte, bonjour Cybèle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Vous avez mis en ligne, il y a quelques semaines, la web série « Les Effervescentes » sur Youtube, que l’on peut aussi retrouver sur les réseaux sociaux. Comment vous sont venues cette envie et cette idée de proposer ce programme ?

Charlotte : On peut déjà parler de notre relation à toutes les deux ?

Cybèle : On se connait depuis vingt ans, on est amies inséparables.

Charlotte : On s'est rencontrées au cours de théâtre, on a joué ensemble une de nos premières pièces pendant trois ans, "Orgasme adulte échappé du Zoo" de Dario Fo et Franca Rame. Il y a eu plus de deux cent représentations.

Cybèle : Ensuite, on a essayé de travailler ensemble à chaque fois que l’occasion se présentait. Je suis aussi réalisatrice et Charlotte joue dans tous mes films. ça faisait très longtemps que l’on avait envie d’avoir notre projet de web série. On cherchait un sujet inépuisable dans la durée. Comme on est toutes les deux curieuses et hyperactives, l’idée est née de faire découvrir des activités coup de cœur dans des lieux qu'on aime à Paris.

Charlotte : On est toutes les deux amoureuses de Paris et on envie de faire découvrir nos trouvailles à travers notre enthousiasme, notre curiosité, notre joie de vivre et notre grain de folie ! On écrit et on tourne nos vidéos avec beaucoup de légèreté et d'amusement. On ne perd pas une occasion de se marrer, ça compte autant qu'un steak.

Cybèle : Surtout qu'on ne mange pas de viande toutes les deux, ça nous permet d'avoir notre dose de protéine

 

 

Cinq épisodes sont déjà en ligne. Comment vous viennent les envies et comment se font les choix des sujets abordés ?

Cybèle : Chaque vidéo présente une activité qui nous plait. Par exemple, pour le premier, au Balajo, je suis vraiment fan de rock et de rockabilly jive, je pratique cette danse et j’adore cette musique.

Charlotte : Et comme on se situe entre le reportage home made et le sketch, il faut aussi trouver un thème à traiter dans la partie fiction.

Cybèle : On joue des personnages de fiction mais qui expérimentent pour de bon l’activité présentée. L'histoire a l'air improvisée, mais en réalité tout est écrit. Lorsqu’on a besoin de guests, on fait appel à deux comédiens qu’on adore et qui nous font beaucoup rire : Onna Clairin qui joue tous les rôles de femmes et Jérémie Graine qui joue tous les rôles d’hommes.

Charlotte : Même si on se laisse une petite part de liberté, le tournage est très préparé.

Cybèle : C'est souvent sur les fins de séquences qu'on se lâche sur l'improvisation.

Charlotte : On a l’habitude de faire les pitres ensemble.

Cybèle : Ce que l’on ne peut pas maitriser, c’est ce qui va se passer dans le lieu qui n’est pas privatisé, et qui n’est pas un décor de tournage. Pour contrebalancer ça, on se prépare en ayant balisé tout le reste.

Charlotte : On a envie de proposer une identité visuelle. Cyb est toujours en rouge et Cha toujours en bleu.

Quels sont les principaux retours des internautes ? Qu’est-ce qui leur plait dans cette web-série ?

Charlotte : Beaucoup de gens nous disent que ça leur donne la pêche, que ça leur fait du bien, que ça leur a donné envie de pratiquer l’activité, et ça c’est notre meilleure récompense !

Cybèle : On est convaincues qu'une vidéo sur le rock à Paris peut déclencher une envie de danser le tango à Montpellier. Nous essayons de donner l’envie de sortir de chez soi et d’insuffler un peu de dynamisme et d'entrain aux gens qui nous suivent.

D’autres épisodes sont-ils déjà prêts ? Ou en préparation ?

Cybèle : Oui, il y en a trois déjà tournés qui sont en cours de montage. Un autre est écrit et sera bientôt tourné.

Charlotte : On voudrait vraiment que ce soit varié, qu’il y ait des activités sportives, artistiques, culturelles, des activités gratuites... On voudrait aussi proposer des épisodes sur des thématiques solidaires.

 

 

Quelle suite aimeriez-vous pouvoir donner à ce programme ?

Cybèle : Le long-métrage « Les Effervescentes » (rires). Non plus sérieusement on pourrait imaginer des épisodes hors-série dans d'autres villes de France ou dans d'autres pays.

Charlotte : Les Effervescentes n'ont pas peur de tourner à l'international ! (rires)

Cybèle : Mais pour l’instant, on est loin d'avoir fait le tour de Paris et on voudrait continuer avec ce format-là. On aime bien que les gens puissent regarder nos vidéos à tout moment. Quand ils font une pause au boulot, à la récré, dans les transports, quand ils ont un petit coup de cafard… On est là !!

Pour terminer, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre la série ?

Charlotte : Une des raisons pour lesquelles on a créé cette série est de montrer qu’on peut s’autoriser à faire des choses pour lesquelles on n’est pas forcément doué,  juste parce qu’on a envie de les faire et de s’amuser.

Cybèle : Dans une société où il faut toujours se montrer sous son meilleur jour, avec une obligation de résultat, l’idée avec Les Effervescentes, c’est d’arrêter de se juger. On a le droit d’être débutant, de se planter, rien n’est grave !

Charlotte : Le but c’est de rester curieux, de garder l’exaltation de la découverte, d’avoir plein d’envies!

Cybèle: C’est aussi une série interactive. Les internautes peuvent nous suggérer des activités dans les commentaires.

Charlotte : En parlant de commentaires, sur une de nos vidéos, quelqu'un nous a écrit : « C’est un hymne à la vie». Quel beau compliment, ça nous a touchées en plein cœur !

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

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Les rencontres Marguerite Duras, Les Mystères de l'Amour, Petits secrets en famille : Maud Andrieux évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maud,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver le week-end du 3 et 4 octobre à Trouville-sur-Mer pour les 25è rencontres Marguerite Duras. Comment présenteriez-vous ces animations ?

Ces rencontres Marguerite Duras n’ont pas toujours eu lieu à Trouville, elles ont eu lieu aussi à Duras,  village du Lot et Garonne, où Marguerite Duras revenait quand elle rentrait d’Indochine enfant. C’était le village de son père. Elle s’appelait Marguerite Donnadieu et a pris le nom de Duras, en hommage à son père décédé alors qu’elle n’avait que 4 ans, en souvenir de ce lieu de l'enfance.

Ces Rencontres Marguerite Duras initiées et présidées par l'auteur Alain Vircondelet, prennent place depuis de nombreuses années à Trouville-sur-Mer, le premier week-end d’octobre, avec au programme une exposition photographique, 3 artistes viendront exposer cette année, du théâtre, des lectures et conférences et la projection d'un film. Le thème de cette année est la Maison. Les lieux qui ont inspiré Marguerite Duras, ses lieux de vie aussi. Trouville en est un, elle avait un appartement aux Roches Noires, qui donne sur la mer. Chaque année, le spectacle a lieu dans ce hall, un endroit magnifique. Cause Covid, tout aura lieu à l’hôtel de ville cette fois-ci, c’est pourquoi il est important de réserver car, malheureusement, la jauge sera restreinte.

L'exposition proposera des photos des Roches Noires, de Neauple-le Château, lieux de vie, d'écriture et de tournage de ses films, et du Platier à Duras où Marguerite Duras rentrait l’été. Maintenant, c’est une sorte de domaine laissé à l'abandon car la maison s’est déconstruite. C’est devenu une sorte de jungle. C’est aussi très intéressant vis-à-vis de son œuvre, elle qui a grandi dans une jungle au Cambodge et au Vietnam. J’ai eu l’occasion de voir ces photographies, elles sont très émouvantes et inspirantes. Elles sont un fort référent à l’œuvre de l’auteure.

La comédienne Judith Magre interprètera Ecrire publié en 1993 et je ferai, quant à moi, des lectures du roman lauréat du Prix Marguerite Duras qui sera décerné le samedi midi à l'Ouverture de ces deux journées de Rencontres Durassiennes. Je participerai également à la table ronde du dimanche matin, sur les lieux d’écriture et sur les lieux d’inspiration de Duras. J’y ferai des lectures qui étaieront les interventions des spécialistes de son œuvre. J’y apprends toujours plein de choses, ce sont des mines d’or pour la jeune passionnée de son œuvre que je suis depuis 20 ans.

 

 

On imagine votre joie de participer à ce bel événement ?

Ça me tient à cœur d’être là, pour la sixième année. L’année dernière, j’avais présenté un spectacle que j’avais créé au Cambodge avec la violoncelliste Cécile Lacharme, recueil de plusieurs textes qui suivent le parcours de la mendiante de Battambang le long de la plaine des Oiseaux. J’ai l’habitude de jouer depuis plus de quinze ans dans les Instituts français et Alliances françaises partout dans le monde, particulièrement au Cambodge, au Vietnam, en Inde et au Népal. Je m’intéresse principalement à l’œuvre Indochinoise de Marguerite Duras, son enfance, son adolescence, toute sa construction intime et personnelle. On y retrouve souvent des ressorts intrinsèques à son passé. Je pense notamment à un personnage que je travaille depuis une dizaine années, celui d'Anne Marie Stretter. Une femme qu’elle a croisée quand elle était enfant. C’était la figure féminine pour elle, libre, maternelle, à l’opposé de sa mère. Personnage à la fois sulfureux et d’une beauté inimaginable, dont le Vice-consul, interprété par Michael Lonsdale, qui vient de nous quitter, dans le film India Song de M. Duras, disait: Certaines femmes rendent fous d'espoir, celles qui ont l'air de dormir dans les eaux de la bonté sans discrimination... celles vers qui vont toutes les vagues de toutes les douleurs, ces femmes accueillantes.MD

Je crée mes spectacles en France depuis plus de quinze ans, j’adapte les romans de Marguerite Duras et non pas ses textes de théâtre dont je me sens moins proche. Je les adapte sous la forme de monologues pour la scène, je suis donc seule, avec une bande sonore cinématographique très importante, qui vous plonge dans le Saigon des années 20, avec les bicyclettes, les bruits, les vendeurs ambulants de soupe… Je me sens extrêmement concernée par cette période-là, par la guerre d’Indochine aussi après. Ça m’intéresse de les jouer en France auprès d’un public français mais ça m’intéresse aussi beaucoup d’aller questionner les étudiants qui apprennent notre langue dans les Instituts et Alliances françaises dans les pays que j’ai évoqués. Je leur parle aussi de ma passion pour l’écriture de Marguerite Duras. On évoque ces histoires qui nous lient. Je suis toujours émerveillée, depuis quinze ans, de leurs retours.

En parallèle, aux mêmes dates, on pourra vous retrouver dans un tout autre registre, à l’image, dans « Les Mystères de l’Amour », la série à succès de TMC. Comment caractérisez-vous votre personnage ? Dans quel contexte apparaît-il ?

Mon personnage, Ange, est très différent de tout ce que je viens de raconter. C’est un personnage de maman, qui a eu son enfant en prison, condamnée à une peine lourde, suite au meurtre d’un policier lors d'un braquage. Elle purge une peine, on peut imaginer, d’une vingtaine d’années. Elle est à la fin de celle-ci mais la relation avec sa fille, Lou, qu’elle n’a pas pu avoir ailleurs que lors de certains parloirs, lui manque terriblement et elle décide de s’évader, avec l’aide de personnages de la série. Il y a une sorte d’urgence à la retrouver et elle sait qu’elle va en reprendre pour quelques années de plus. Mais peu lui importe, elle est dans ce courage-là de maman qui a besoin d’être avec sa fille quelques heures, quelques jours.

Donc, évidement, le personnage est très éloigné de moi et de ce que j’ai fait jusqu’alors. Mais, pour moi, c’est passionnant. Justement, c’est l’occasion de me mettre dans une psychologie complètement différente. Les scènes que j’ai eues à jouer jusqu’à présent sont des scènes très touchantes d’une maman qui retrouve sa fille, qui avait besoin de le faire charnellement et qui a besoin de lui dire des choses. C’était très agréable et très fort à jouer. Je suis aussi maman de deux enfants qui sont plus jeunes mais, évidemment, je peux ressentir le manque par exemple quand je pars en tournée en Inde. Je me suis servie de cela pour nourrir ce personnage. Je crois qu’elle a surtout envie de voir sa fille vivre, de voir si elle va bien, malgré le fait qu’elle ne l’ait pas élevée et qu’elle soit passée de foyer en foyer, de famille d’accueil en famille d’accueil.

En tout cas, c’est très excitant pour moi d’avoir cela à jouer à l’image.

 

 

On le sait, le rythme de tournage est très soutenu. Avez-vous une méthodologie spécifique de préparation en amont ?

En général, quand je reçois un texte, j’aime être très à l’aise pour avoir une large possibilité de jeu. Donc je veux vraiment qu’il fuse et que je n’ai pas à réfléchir pour le dire, afin, justement, de m’amuser et de pour pouvoir créer et proposer au réalisateur plusieurs optiques. Ce sont aussi nos propositions qui vont faire le personnage, qui lui donnent de la profondeur dans ce que l’on transmet à l’écran.

Donc j’apprends mes textes en m’enregistrant, ce que je fais aussi pour le théâtre. Je m’enregistre, je m’écoute en faisant la vaisselle ou mon jogging. J’envoie le texte avec plusieurs nuances pour voir ce qui pourrait être intéressant à l’image, en tout cas mon travail d’actrice est de proposer des choses différentes au réalisateur qui a très peu de temps pour mettre en boîte.

Pour terminer, toujours à l’image, vous sortez récemment d’un tournage d’un unitaire de la saison 4 de « Petits secrets en famille ». Que dire sur cet autre projet pour TF1 ?

Ça se passe dans un haras bordelais, au milieu de chevaux de compétition qui valent très chers. Je suis la propriétaire du lieu, j’ai une fille  que j’ai eue très jeune, je suis un peu une self made woman, je me suis débrouillée toute seule, il n’y a pas de papa. Je veux donner le meilleur à ma fille et je veux qu’elle fasse de bons choix dans ses fréquentations.

Ma fille, qui est le rôle-titre, la comédienne Roxanne Gilet,  va me présenter pour la toute première fois son amoureux, qui est un jockey de courses. Mais il se trouve que je vais vouloir les séparer parce que je le connais et que je ne pense vraiment pas du bien de lui. Comme, dans cette ambiance-là de haras, il y a des vols de chevaux, mon personnage est très angoissé pour une jument, Esméralda, qu’elle adore. Sa meilleure amie,  commissaire de police, enquête justement sur les vols de chevaux, ce qui lui permet de la tenir au courant chaque jour de l’avancée. On va, du coup, se demander si le jockey n’a pas quelque chose à voir avec toutes ces manigances….

Merci, Maud, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Sophie Gemin évoque son personnage dans Les Mystères de l'Amour sur TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sophie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis quelques épisodes, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». On imagine le plaisir que ce doit être, pour vous, de retrouver régulièrement cette belle bande historique de la télévision ?

Oui ! Avant de la retrouver à intervalles réguliers, j’ai même eu l’impression, la première fois que j’y suis allée, de la retrouver tout court puisque je suivais la série assidûment quand j’étais petite. Bien sûr, maintenant que j’y suis, je commence à créer des liens un peu plus approfondis avec les comédiens. Tout cela est très progressif parce que l’on se voit peu finalement. Les tournages se passent super vite et les moments que l’on a pour faire connaissance à titre personnel sont souvent un peu rares et rapides. Mais je suis toujours super contente de les retrouver, il y a une super équipe, une super ambiance. J’ai été très bien accueillie, comme tous les nouveaux je crois. Donc c’est toujours un plaisir de monter à Paris et de venir tourner.

Avec vos mots, comment caractérisez-vous votre personnage ?

Clémence est l’infirmière qui s’est occupée de Nicolas quand il a eu sa crise cardiaque. Un lien s’est créé entre eux, dans un premier temps pas très charnel, plutôt très affectueux. Je pense que Nicolas s’était retrouvé dans une situation de faiblesse et que quelque chose s’est créé entre eux. Par la suite, les choses vont-elles évoluer ou pas, on verra bien…

Pour l’instant, vous verrez Clémence surtout à l’hôpital, et seulement très très ponctuellement dans un autre décor.

A titre personnel, avez-vous des sources particulières d’inspiration, en complément du scénario et des indications sur le plateau ?

Non, pas spécialement. Je me suis basée sur les descriptions que l’on m’en a faites, sur les textes en eux-mêmes et, bien sûr, sur la direction du réalisateur. Mais pas spécialement sur une personne ou un personnage que j’avais en tête.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur ce programme. Affinez-vous votre méthodologie au fur et à mesure ?

C’est un bon challenge. C’est un peu angoissant, c’est vrai, quand on n’y est pas encore. On se pose plein de questions : comment ça va se passer ? est-ce que je vais me souvenir de mon texte ? est-ce que je vais avoir suffisamment de propositions pour que le réalisateur puisse y trouver son compte, en trois prises ? De toute façon, on n’a pas le choix, il faut s’y mettre et, évidemment, il y a des moments où l’on aimerait refaire, peaufiner. Ce n’est jamais parfait dès le départ et, à chaque fois, on essaie de s’améliorer pour être plus réactif, pour avoir plus de force de proposition, pour faire passer peut-être mieux ce que l’on avait envie de faire passer et qui n’est passé comme on l’aurait aimé.

En général, une semaine avant, je lis plusieurs fois les textes, je me mets en tête le pitch, le contexte. Tous les jours, je les relis un petit peu et, quatre à cinq jours avant, je commence à les apprendre par cœur. Après, ça dépend du nombre de scènes que j’ai à tourner sur place. Si je n’en ai que deux, je peux m’y mettre trois jours avant seulement. Mais je le fais un peu tous les jours, j’en ai besoin, car je n’ai pas leur entrainement. Ils font cela depuis presque trente ans. Même quand je chantais, comme je faisais beaucoup de télés en direct, avec beaucoup de changements, il était impossible d’apprendre tout par cœur, tellement on nous demandait trop de modifications à la dernière minute. Donc j’ai été mal habituée, j’ai eu des prompteurs. Je n’ai pas travaillé ma mémoire, j’ai du boulot à ce niveau-là mais ça commence à bien venir.

C’est une très bonne école, on n’a pas le  temps de s’apitoyer sur soi-même. On ne peut qu’être dans des conditions plus faciles dans d’autres circonstances. Ce n’est pas facile ici mais, en même temps, je pense que ça laisse aussi une place à la spontanéité. A force de travailler une scène, on rentre dans des mécanismes qui, parfois, peuvent être un peu moins naturels. Ici, ça laisse la place à plus de naturel.

Vous avez différentes cordes à votre arc artistique, l’image et la chanson notamment. Considérez-vous ces deux domaines comme autant de métiers différents ?

Je pense que, pour l’instant, comme le côté comédien est encore un peu neuf pour moi, je considère cela comme très différent. J’ai plein de choses à apprendre. Quand j’aurais développé des automatismes, je n’aurais pas forcément le même discours. Certainement, je me dirais que c’est pareil, que, quand on est sur scène et que l’on chante, on joue finalement un rôle aussi, on est en représentation. J’ai joué également la comédie mais sur scène. Actuellement, je trouve que c’est complètement différent. Dans quelques temps, je me dirais que ce n’est peut-être qu’un tiroir à ouvrir, qu’une clé à tourner et que, au final, j’y prends autant de plaisir, j’y ai autant de lâché-prise. Pour l’instant, je suis encore très dans la réflexion, dans la technique.

 

 

En tout cas, que ce soit sur LMA ou sur d’autres projets, j’aimerais continuer en ce sens. Chaque contrat que l’on a est une étape supplémentaire et permet de se sentir légitime. Avant, je me considérais uniquement comme chanteuse et pas du tout légitime à la comédie, même si j’avais fait une école pluridisciplinaire et que j’avais joué dans des comédies musicales. Comme je faisais beaucoup de studio en tant que chanteuse, je me suis mise à faire de la voix off. Le fait d’être à l’aise derrière un micro pour chanter m’a donné une légitimité pour me sentir à l’aise derrière un micro en tant que comédienne en voix off. Ce qui m’a permis de me sentir légitime à être comédienne tout court. Maintenant que j’ai ce pied là-dedans, ça m’aide et ça m’ouvre des portes, à l’intérieur de moi-même, vers, effectivement, d’autres possibilités, d’autres perspectives, auxquelles je ne pensais pas forcément il y a un an.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours artistique ?

De continuer comme je l’ai fait jusqu’à présent. Cela m’a très bien convenu, je suis très contente de mon parcours. Je n’avais pas de prétention extraordinaire mais j’ai plutôt fait des choses sympas. J’ai toujours pris beaucoup de plaisir. J’espère que ça continuera comme cela, sur scène et à l’image.

Merci, Sophie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique, Télévision

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Koh Lanta : Adrien revient sur son élimination lors du dernier épisode!

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Adrien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé vendredi dernier de l’actuelle saison de « Koh Lanta », en diffusion sur TF1. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? A-t-il été finalement compliqué de revivre votre départ ?

Ce fut très compliqué. J’ai attendu ce moment toute la semaine avec un petit peu d’inquiétude. Le fait de revoir son élimination est un peu comme se faire éliminer une deuxième fois en fait. Depuis le début de la saison, je regarde tous les épisodes soit en famille, soit entre amis et, là, j’ai préféré le regarder tout seul chez moi. Ça n’a pas été un super moment, après je reste quand même, on va dire, content de ma sortie donc ça a un peu atténué ma peine. Mais, voilà, ça n’a pas été mon épisode préféré.

Au moment de vous rendre au conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous réellement en danger ?

J’y vais en me disant que j’ai fait le boulot, que j’ai fait le maximum de ce que je pouvais faire pour créer une alliance de cinq. Alors, je ne dirais pas que je suis confiant à 100% mais quand je vois mon nom qui apparait sur les bulletins, je reste quand même un peu surpris. D’ailleurs, je le dis, je ne m’y attendais pas. Je m’attendais à avoir quelques votes parce que je savais que j’avais un jeu à risque où je m’étais exposé, mais de voir que je n’ai pas du tout réussi à fédérer, que je n’ai vraiment qu’un allié avec moi, à savoir celui du début, Fabrice, je reste quand même assez surpris. Donc je me méfiais, on n’est jamais serein à 100% mais je ne m’attendais quand même pas à sortir si tôt.

En plus, votre défaite sur le jeu d’immunité ne se joue pas à grande chose, avec un fantastique retour dans les dernières minutes…

Oui, en plus…C’est ce qui est encore plus cruel. Finalement, peut-être qu’à cinq secondes près, je n’étais pas au conseil. Peut-être que ça m’aurait laissé justement ces 48 heures de plus pour fédérer autour de moi cette alliance. Dès fois, c’est ça « Koh Lanta », ça se joue à des détails, comme on dit dans le sport parfois. Voilà, ça s’est joué à quelques secondes…

On l’a vu vendredi dernier, les quatre équipes ont été regroupées sur deux camps, celui des rouges et celui des jaunes. Comment avez-vous réagi à cette annonce ? Etait-ce là une nouvelle opportunité pour vous ? Ou, à l’inverse, la crainte d’être remis en question ?

Ça a été un sentiment partagé. D’un côté, j’étais très très excité à l’idée de rencontrer de nouvelles personnes, de se lancer dans une nouvelle phase de jeu. Avec ma façon de jouer, je me disais que j’allais avoir plein d’opportunités pour faire les choses, pour jouer le jeu. Et j’étais aussi content de retrouver Marie-France, une ancienne du Nord, une complice potentielle. Finalement, je me suis bien trompé sur elle, on a vu que, tout de suite, elle ne me faisait plus du tout confiance et qu’elle est allée répéter mes manigances aux verts, ce qui a précipité ma chute. Donc j’étais très content, très excité à l’idée de pouvoir jouer mais, avec le recul, en fait, ça n’a pas été une bonne chose du tout.

D’ailleurs, comment se sont passées les premières heures des rouges ?

Ce nouveau camp des rouges était l’ancien camp des violets, donc je le connaissais très bien, après dix jours sur cette plage. Il s’agissait surtout de faire les présentations avec les autres candidats, de leur faire la visite des lieux. Très rapidement, on l’a vu, j’ai commencé à me rapprocher de Marie-France et de certains autres personnes, pour les sonder un petit peu. C’est comme cela que je voyais l’aventure : je voulais, dès le début, m’assurer un petit noyau dur avec moi et ne pas attendre le dernier moment avant le conseil pour commencer à jouer. J’ai donc mis en place de suite les grandes manœuvres.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

En amont, comment qualifieriez-vous votre place et votre rôle dans la tribu du Nord ?

On va dire que j’avais un rôle assez central au final, volontairement ou pas. Je n’avais pas voulu prendre trop le leadership de cette tribu, parce que ça ne me plaisait pas et que je n’étais pas venu pour ça. Oui, j’avais un rôle assez central, entre Fabrice, Lola et Angélique. Je m’étais la bonne ambiance, j’avais le rôle du mec sympa, tout simplement.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Mon beau plus souvenir, tout simplement, est le moment où la partie commence. On est sur notre bateau, on arrive sur la plage, on découvre nos futurs coéquipiers. C’est vraiment alors le lancement du jeu, je me dis que ça fait plusieurs années que je rêve de faire « Koh Lanta ». Quand on voit Denis arriver sur la plage et qu’il nous explique le jeu, on se dit que l’on y est. J’ai vraiment ce sentiment de plénitude, d’avoir accompli quelque chose déjà d’énorme en étant ici. Je me mets dans une bulle, je suis vraiment sur mon nuage. Pendant toute mon aventure, j’ai eu ce sentiment de planer.

Avez-vous réussi à mieux appréhender certaines choses que ce que vous aviez pensé avant le début ? A l’inverse, avez-vous ressenti plus de difficultés sur d’autres points ?

Je n’ai rien trouvé de difficile ou de compliqué en fait. Que ce soient la faim, le froid, la fatigue, le manque des proches. J’étais tellement dans ma bulle, conditionné, que plus c’était dur, plus j’étais content. J’étais heureux d’être là, je n’ai rien trouvé de difficile, je m’étais préparé mentalement et physiquement, en prenant du poids avant de partir dans l’aventure pour avoir mes réserves. Donc je n’étais surpris de rien, si ce n’est des quatre équipes ou de la beauté des paysages. Mais rien concernant la difficulté de l’aventure. Je m’y attendais et ça m’a plu.

A ce stade-là du jeu, quels sont vos coups de cœur parmi les aventuriers encore en lice ?

Forcément, je vais ressortir Fabrice, le doyen du Nord, qui était mon complice tout au long de l’aventure. Même si, au final, il n’était pas très intéressé par les stratégies, il me faisait confiance et on a vraiment passé de supers moments. Je vais citer en fait mes coéquipiers du Nord, avec qui j’ai passé beaucoup de temps, à savoir Lola et Angélique également. Bien sûr qu’il y a eu des tensions et des manigances entre nous avant d’arriver au conseil mais, à côté de cela, on a partagé de supers moments, parfois difficiles. Il y a eu beaucoup de complicité entre nous. Pour ressortir une personne d’une autre équipe, je vais dire Bertrand-Kamal. Tout de suite on a vu, sur les jeux ou pendant les quelques jours sur notre camp rouge, que c’était une super belle personne.

Merci, Adrien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Scènes de ménage sur M6, un seule en scène,... : Aurore Sellier évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurore,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques temps maintenant dans le programme court à succès de M6 « Scènes de ménage ». Comment y présenteriez-vous votre personnage ?

J’interviens en lien avec le dernier couple qui est arrivé dans le programme, celui des petits jeunes qui s’installent.  Je joue un élément perturbateur puisque je suis l’ex de Léo dont Leslie est fortement jalouse. Donc elle ne m’aime pas du tout et, d’ailleurs, elle me nomme « Clara la pute ». Autant dire qu’elle me déteste. Parfois, j’interviens et je me permets de lui donner quelques conseils, qui ne sont pas forcément les meilleurs parce que je ne suis plus avec Léo. Je viens aussi m’expliquer avec eux, parfois je peux également avoir des moments de complicité avec l’un ou l’autre, ça permet de jouer plein de choses, c’est très intéressant.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

D’inspiration à proprement parler, non, ça se crée plus avec les personnages qui existent déjà. On travaille entre nous sur le tournage. La production m’avait dit quel genre de personnage ils voulaient. Ce programme est haut en couleurs, avec de forts caractères, du coup on harmonise nos énergies.

Par définition, les scènes sont courtes, il est important que les téléspectateurs puissent rapidement se projeter. Pour vous, cela implique-t-il une adaptation particulière ?

Ce qu’il y a de très particulier, c’est la façon de tourner. Ce sont uniquement des plans séquence, ce qui engendre des contraintes techniques particulières, on doit par exemple rester au maximum face caméra, ça ne parait pas très naturel au départ quand on joue, c’est déroutant la première fois, mais on prend l’habitude. Et ça marche à l’écran.

Au-delà de ce que vont pouvoir proposer les scénaristes, auriez-vous l’envie de développer certains points particuliers de la personnalité de votre personnage ?

Oui, bien sûr. J’ai vraiment envie de m’amuser avec eux, de creuser les rapports. On a des envies avec les comédiens. Je suis un élément de jalousie, ce que je n’aime pas du tout dans la vie mais c’est tellement drôle de s’amuser avec cela. J’aime bien son petit côté sournois qu’elle peut avoir à s’amuser avec l’un ou l’autre, elle balance des choses, elle est un peu fourbe quand même. Parfois, elle se fait avoir par Leslie, parfois elle aime avoir de la complicité avec Léo, il y a tellement de choses à jouer, c’est juste jouissif d’interpréter le rôle de Clara.

 

 

En parallèle, vous êtes en développement d’un seule en scène. Quels sujets y seront abordés ?

C’est un seule en scène autobiographique, un ascenseur émotionnel avec un message très positif. Il traite notamment de la gestion d’un drame qui peut arriver à tout le monde avec un ton léger et optimiste.

L’envie m’est venue d’un coup, honnêtement. Je ne me sentais absolument pas légitime ni capable d’écrire. Tout le monde me disait que je devrais écrire et monter sur scène, alors que je viens plus du domaine de l’image au départ. En allant voir un seule en scène un jour dans une petite salle à Paris, j’ai eu une admiration pour la comédienne, pour le courage qu’elle a eu d’écrire, de mettre en scène, de se présenter. Pourquoi elle ? Pourquoi ce jour là, je ne sais pas. Je suis sortie de là et je me suis dit : mais pourquoi pas moi ? Ça s’est fait d’un coup. Une productrice, Barbara Zaborny Belin de Antoinette production, m’avait toujours dit qu’elle me soutiendrait, c’était resté dans un petit coin de ma tête et, en sortant de cette représentation, je suis rentrée chez moi, j’ai écrit quatre pages, que je lui ai envoyé. Le retour a été : « fonce, je te suis ».

J’ai écrit pendant un an. Et il y a quelques années, j’avais rencontré un producteur que j’apprécie énormément, David Coudyser de Once upon a team,  je me suis toujours dit que j’adorerais travailler avec lui et, là, c’était l’occasion. A ma grande joie, il a accepté volontiers de nous rejoindre dans l’aventure. J’ai également un metteur en scène, Nikolaus Roche Kresse qui m’a rejoint à la fin de l’écriture. J’ai beaucoup de chance.

Justement, où en êtes-vous dans le projet ? Quelles sont les prochaines étapes ?

L’écriture est terminée. On va entamer les résidences de mise en scène. Deux premières dates sont déjà fixées pour des représentations dans les Vosges, d’où je suis originaire. Il y aura aussi un showcase à Paris et pour le reste, j’attends que ça soit sûr pour en parler, teasing…

 

 

Plus généralement, quels sont vos autres projets du moment ?

J’aurai un second rôle dans un long métrage l’année prochaine. J’ai vraiment hâte, c’est un rôle magnifique qui me tient vraiment à cœur.

Mes envies ? J’ai envie de continuer à prendre du plaisir dans ce que je fais. A partir du moment où c’est le cas, tout me va. Que ce soit sur scène, à l’écran. Je suis heureuse quand je joue, c’est ce moment que je préfère. J’adore les rencontres aussi, on rencontre toujours des gens différents dans ce domaine, que ce soit les comédiens, l’équipe technique. Et pour avoir fait d’autres métiers avant, j’ai été comptable, j’ai été esthéticienne, j’aime particulièrement maintenant le fait que chaque projet artistique soit différent, le rôle est différent, l’ambiance est différente, l’équipe est différente. C’est fou, on a l’impression de changer de métier à chaque fois et l’humain m’anime vraiment.

Merci Aurore pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Ronde de nuit sur France 3 : Samir Boitard nous présente ce téléfilm et nous en dit plus sur son personnage!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Samir,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver ce samedi 26 septembre, sur France 3, en deuxième partie de soirée, dans « Ronde de nuit ». Comment présenteriez-vous ce programme ? Quel en est le pitch ? Quels thèmes y sont abordés ?

Les sujets abordés sont avant tout la famille, les non-dits, les secrets de famille, les retrouvailles. Mon personnage est un homme politique, qui va retrouver sa sœur, qui était flic à Paris et qui revient sur Marseille, la ville de ses origines, d’où mon personnage n’était jamais parti. Il y a la disparition du père, sur laquelle elle enquête et ça va se resserrer vers la famille.

C’est une histoire politique, familiale, confidentielle, à Marseille.

Sans tout en dévoiler, comment caractérisez-vous votre personnage ?

C’est quelqu’un qui veut réussir, qui a de l’ambition. Il va devoir cacher des choses, qui vont réapparaitre malgré lui. Donc c’est quelqu’un de complexe, hanté par son passé qui va ressurgir et sur lequel il ne pourra pas faire l’impasse.

Au moment de son interprétation, avez-vous eu des sources complémentaires d’inspiration à celles données dans le scénario ?

Non, non, j’ai surtout essayé de m’inspirer de mes ressentis privés. Il ne faut jamais oublier d’où l’on vient, malgré le fait que l’on évolue. Il y a toujours cette source-là. En fait, je crois que le point commun avec ce personnage est simple, c’est le fait de se raccrocher à l’enfance, de voir comment on a évolué, de voir où on en est arrivé, grâce ou à cause de l’enfance, comment on a géré les différentes épreuves jusqu’à l’âge adulte.

 

 

Les deux cases du samedi soir de France 3 cartonnent. Justement, vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, qu’est-ce qui pourra plaire, selon vous, aux sans doute nombreux téléspectateurs de ce programme ?

Déjà, il y a la réalisation d’Isabelle Czajka, une femme avec une sensibilité particulière. Qui vient du cinéma et qui a une vision bien à elle de la réalisation et de la direction d’acteurs. Ensuite, c’est un sujet assez fort, autours de la famille. Et puis, c’est Marseille, qui est d’ailleurs ma ville d’origine, une ville que j’adore, pleine de soleil, dans tous les sens du terme, hyper complexe aussi, très cosmopolite. Ce sont aussi les destins différents des membres d’une même fratrie. Nous verrons comment chacun a fait sa vie avec un point de départ commun à tous.

A titre personnel, on peut donc imaginer le plaisir que ce fut pour vous de tourner sur Marseille ?

Oui, c’est toujours un plaisir de tourner dans le sud de la France, à Marseille et ses environs. Ça m’est très familier, je me sens chez moi quand je tourne là-bas. J’y ai mes références, je me sens à l’aise dans cette ville et ses alentours, c’est vrai que c’est toujours chouette et agréable d’y tourner.

Pour terminer, en parallèle de cette diffusion, quelles sont vos autres actualités du moment ?

Je viens de finir un film avec Julie De Bona, une amie avec laquelle j’avais tourné « Le secret d’Elise », d’Alexandre Laurent. On vient de faire un téléfilm pour M6, « Coma idyllique », une comédie romantique de Gabriel Julien-Laferrière. Ce sera un très beau film, j’en suis hyper fier, je me suis éclaté. J’ai été ravi de retrouver Julie, une super partenaire, de rencontrer ce réalisateur qui a été vraiment parfait, avec qui j’ai eu une très belle entente. Je suis heureux de défendre ce super projet, différent de ce que je fais habituellement. J’ai adoré interpréter ce personnage sensible, maladroit, qui se retrouve dans des situations burlesques.

Merci, Samir, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil et Dieu habite Düsseldorf : Renaud Danner revient sur son expérience sur France 2 et évoque son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Renaud,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On a pu vous retrouver pendant plusieurs mois dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine le plaisir et la joie que ce fut de faire partie de cette belle famille artistique ?

Et comment ! On m’a proposé de jouer un rôle qui était vraiment passionnant. On ne rencontre pas souvent, dans des feuilletons, des personnages aussi complexes et ambigus. C’était, pour moi, une joie, forcément.

Je n’avais jamais tourné dans ce type de programme  mais on m’avait dit que l’ambiance était très bonne. Je le confirme. J’ai été accueilli de manière extrêmement chaleureuse, avec une équipe vraiment très présente et très proche des comédiens. Les gens sont très concernés, très pros, il y a à la fois cette gentillesse et ce côté professionnel, hyper bien huilé, qui va très vite. Oui, cela m’a plu, cette production met vraiment à l’aise les acteurs, du coup on  a envie de donner notre maximum.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je savais que j’avais à faire un travail de rupture entre un moment où on voit un personnage souriant, décontracté et celui d’un personnage qui se fige et qui devient tout autre. A la fin, j’avais en tête le personnage de Nicholson dans « The Shining », un type en apparence très sympathique qui, petit à petit, devient extrêmement inquiétant et dangereux. D’ailleurs, la fin d’Hugues se passe en forêt, c’est un peu un cauchemar, comme dans ce film. (rires…)

Mais bon, je ne crois pas trop non plus à la notion de personnage, je suis plus intéressé par les situations. J’essaie de me concentrer dessus. Sur un feuilleton, et c’est une chance, on travaille sur la durée (même si ça tourne très vite.) On a le temps de se voir à l’image, pour améliorer les choses.

Avec ma partenaire, Chrystelle Labaude qui joue Elisabeth Bastide, on était obsédé par le texte et sa signification. Par le sous-texte aussi d’ailleurs. Comme on s’entendait  bien, on échangeait beaucoup en amont sur nos scènes, pour les approfondir, essayer de se prémunir des clichés.

Je jouais une forme de séducteur, qui s’avère être un escroc et finalement un personnage assez effrayant. Un fan de la série a lancé une interrogation en demandant si mon personnage d’Hugues a, à un moment donné, vraiment été amoureux d’Elisabeth. En tout cas, on a essayé de travailler là-dessus, sur quelque chose de sentimental, sur une vraie relation, avec un personnage qui n’est pas que perversion et dissimulation. En même temps, il y a de la manipulation et de la perversion dans beaucoup de relations amoureuses.

 

 

Quels principaux retours avez-vous pu avoir des téléspectateurs ? Certains ont-ils réussi à prendre un peu de recul sur votre personnage ?

Oui, et heureusement. Il y a eu, à l’inverse, des gens qui m’insultaient littéralement, qui se sont attaqués à mon physique, qui pensaient même que j’avais besoin d’argent pour accepter un tel rôle (rires…) J’avoue que ça m’a un peu énervé au début. Quand on joue un personnage négatif, les gens ne se rendent pas forcément compte que l’on essaie de développer quelque chose de moche aussi dans ses expressions, dans ses réactions, quelque chose  de maladif et je dois l’avouer, j'ai adoré ça.

Heureusement, plein de gens ont vu des choses formidables, ont été très intéressés par la relation entre nos deux personnages (Elizabeth et Hugues) et ont dit des choses bien plus intelligentes que ce que j’aurais pu penser moi-même. C’est gratifiant pour les comédiens, j’étais très surpris. Des tas de gens m’ont envoyé des choses hyper touchantes et hyper gentilles sur mon travail d’acteur. Au bout du compte, je n’ai retenu que du positif. J’ai préalisé que les gens sont proches de la série et que l’on fait partie de leur propre famille. C’est marrant, c’est incroyable.

Sur une quotidienne, le rythme de tournage est particulièrement soutenu. Au fur et à mesure, avez-vous peaufiné et affiné votre méthodologie de travail ?

Bien sûr ! J’avais déjà travaillé dans des conditions encore plus drastiques. J’ai été le héros d’une série de France 2, il y a dix ans, « Préjudices », dans laquelle je jouais un policier, un personnage vraiment positif, à l’opposé d’Hugues. On tournait plus de vingt minutes utiles par jour, ce qui est dingue.

J’avais donc l’habitude de tourner très vite. Au début, ma première scène a été quand même un baptême du feu. J’étais en équipe 1, en studio, tout le monde virevoltait autour de moi…mais, au bout d’une journée, j’avais retrouvé le rythme. Je suis un laborieux, je travaille en amont, comme je le disais, j’apprends le texte au cordeau car il faut être précis et fluide en télé.

Evidemment, on aimerait passer plus de temps, on est un peu frustrés parfois, il y a des séquences que l’on aimerait peaufiner. J’ai le syndrome de l’escalier en moi, j’ai toujours envie de refaire, même si je me suis un peu soigné par rapport à celaJ. Mais il faut accepter, c’est un mode de production, c’est le jeu du feuilleton. On fait confiance, les séquences qui ne conviennent pas sont refaites. Et puis on travaille avec des réalisateurs talentueux et des coachs « aux petits oignons » avec nous, ça rassure.

 

 

En parallèle, dans un autre registre, on pourra vous retrouver d’avril à juin 2021, au Lucernaire, pour une pièce que vous avez déjà jouée l’année dernière. Pièce aux multiples personnages à interpréter. Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

On touche du bois car plus rien n’est sûr avec cette pandémie. Ça s’appelle « Dieu habite Düsseldorf », un titre assez évocateur. C’était l’un des premiers textes de Sébastien Thierry, l’auteur à succès connu pour ses pièces caustiques et grinçantes. Là, c’est vraiment un festival, si j’ose dire, de noirceur mais aussi de rire. Ce ne sont que des situations où deux personnages n’arrivent absolument jamais à leur fin. Ce spectacle est un catalogue d’incapacités. Les personnages sont incapables de sortir de leur névrose et, en plus de cela, incapables de communiquer entre eux. Ça donne des quiproquos à n’en plus finir et des situations extrêmement comiques et pathétiques. Ça parle du monde du travail, de l’amitié, ça parle de la famille, de la sexualité, de la vie de tout un chacun en somme.

C’est un spectacle que je joue avec un acteur formidable, Éric Verdin, avec qui on a fait la mise en scène. On a créé un univers de déglingue un peu années 70,  faussement futuriste et ringard en même temps. Qui est un peu une métaphore de notre société aussi. Ça nous a particulièrement amusé de faire un spectacle où les gens ne font que rater, alors qu’il y a aujourd’hui cette obsession permanente de la performance dans tous les domaines. Là, ce sont en quelque sorte des antis performants. L’écriture date d’il y a quinze ans mais elle entre en résonnance de façon extraordinaire avec l’époque que nous traversons. C’est un spectacle assez jubilatoire, on passe d’un personnage à l’autre, ce sont souvent des relations dominant-dominé, ultra réaliste et burlesque à la fois .Il y a par exemple un personnage qui veut acheter un zizi chez un vendeur comme ceux de la Fnac. Un autre est soudainement reçu chez un médecin car il a été dénoncé comme étant un imbécile. Sans oublier un employé de banque qui va dans une émission de télé parce qu’il a fait perdre des milliards à son entreprise. On est dans un univers à la fois de cauchemar et de poésie, ultra contemporain. C’est un spectacle qui nous tient à cœur, qui a eu beaucoup de succès quand on l’a monté à Paris.

 Passez-vous « facilement », dans le jeu, d’un personnage à un autre ?

C’est la complexité de ce type de spectacle, ça demande une énorme concentration car, justement, il faut jouer à fond des situations complètement opposées, en l’espace de dix minutes. C’est un gros travail de lâcher-prise, pour passer d’une énergie à une autre. C’est un défi, c’est ultra fatiguant. Il faut de suite se reconcentrer, surtout qu’il y a tout un travail sur l’espace et la scénographie, pour créer des univers différents. Mais, à force de répéter, on a réussi à le conceptualiser et à se rapprocher de ce que l’on voulait.

Merci, Renaud, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Dominique Grimault évoque "L'Equipe d'Estelle" et fait un tour d'horizon du début du championnat de Ligue 1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Dominique,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver régulièrement, sur la chaine L’Equipe, dans « L’Equipe d’Estelle ». On imagine le plaisir et la joie pour vous d’être entouré de cette belle bande ?

Oui, bien sûr. Ça vient comme une continuité de la carrière que j’ai entamée il y a bientôt cinquante ans. Surtout, si je réponds à l’invitation, c’est parce qu’Estelle est présentatrice de l’émission. Avec elle, au fil du temps, j’ai tissé des liens d’amitié très forts, depuis quinze ans maintenant, quand on a débuté « 100% Foot » sur M6.

En amont du programme, avez-vous une méthodologie particulière de préparation, en fonction des thèmes et thématiques prévus à l’image ?

Oui, dès lors que le rédacteur en chef établit un programme, avec des questions qui sont soulevées au grès de l’actualité, je fais en sorte de répondre en fonction de mes humeurs, de mes « connaissances », de mon expérience. L’émission est en direct mais nous la préparons évidemment un peu en amont.

La fidélité des téléspectateurs ne se dément pas et ne cesse de grandir. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les principales clés du succès de ce programme ?

Je crois que c’est une question de fidélité. Je crois qu’une émission de télévision réussie, comme une émission de radio, c’est un casting. Dès lors qu’il est réussi, dès lors que l’on sent un fil d’amitié et d’affection entre les participants, je pense que le téléspectateur, quel qu’il soit, le ressent et revient quasi systématiquement devant le programme, dès lors qu’il peut regarder l’émission qui commence à la fois tardivement et de manière un peu précoce dans la soirée. Puisque, à 17h 30, chacun travaille encore. Notre courbe monte progressivement, on peut commencer parfois à 30 000 téléspectateurs, pour finir à 500 000, en fonction aussi des heures. Le téléspectateur est forcément plus réceptif à 19h, puisqu’il est disponible, qu’il ne l’est à 17h 30. Donc ce qui est intéressant, ce sont aussi les courbes. On ne part pas à 300 000 pour finir à 50 000, on fait le contraire.

Plus généralement, le championnat de France de Ligue 1 a redémarré depuis un mois maintenant, avec les perturbations que l’on connait. Quel regard portez-vous sur ce début de saison ? Les performances rennaise et stéphanoise peuvent-elles durer ?

Je pense que les performances rennaises dureront plus que celles des stéphanois. Mais ce qui est indéniable, c’est que les deux défaites initiales du Psg ont « relancé » notre championnat. On a l’impression, en ce début de saison, que le championnat est un peu plus équilibré, encore que l’on a vu, avec le match du Psg face à Nice, que l’issue était déjà dores et déjà connue et que les parisiens seront à nouveau champions.

Il est toujours très sympa de voir des équipes émerger ou ré émerger, comme Saint-Etienne. Rennes et Lille sont des clubs qui se sont stabilisés et qui travaillent bien. On voit effectivement des résultats qui sont prometteurs. Pour le reste, on ne va pas faire semblant de croire que le Psg peut être battu au final, non, le Psg sera champion et, après, on s’intéressera comme d’habitude aux places d’honneur, en sachant qu’il faudra attendre les coupes européennes pour savoir exactement où en sont les meilleurs clubs français. Ce sera un test de vérité, il viendra très vite avec la Ligue des Champions et la Ligue Europa.

 

 

Les deux Olympiques, Lyonnais et Marseillais, quant à eux, démarrent poussivement, avec des hauts et de bas. A quoi peut-on s’attendre pour leurs saisons respectives ?

Je pense que l’OL, à condition de gérer son effectif d’ici au 5 octobre, date de fin du mercato, à condition de garder quelques-uns de ses meilleurs joueurs, finira par se stabiliser dans le haut du classement. Pour viser ce qui est l’objectif de l’année, c’est-à-dire une place sur le podium, une qualification pour la Ligue des Champions la saison prochaine. Je le crois vraiment, bien que Rudi Garcia n’ait pas montré par le passé que la deuxième saison qu’il effectue avec ces clubs soit la plus bénéfique.

Quant à l’OM, je suis personnellement un peu inquiet. Je trouve qu’il y a une profondeur de banc qui n’est pas suffisante, je trouve qu’il y a des joueurs qui sont en deçà de leur valeur intrinsèque, je pense au milieu de terrain notamment, Rongier et Sanson. L’attaque ne vaut que par Payet et surtout Thauvin. Ils recherchent un numéro 9 qu’ils n’ont toujours pas trouvé. Par ailleurs, l’OM est engagée en Ligue des Champions et on sait que, sur la durée, cette compétition use les organismes, les gomme et que l’OM peut perdre des points en route. Un peu comme Lyon la saison dernière, quand bien même le club est arrivé en demi-finale.

Donc je suis plus optimiste pour l’OL que pour l’OM, à moins que l’OM, d’ici le 5, ne se renforce avec deux à trois éléments forts derrière et devant, voire au milieu. Pour le moment, je me pose des questions, beaucoup, sur l’OM.

A quelques jours de la fin du mercato, vous attendez-vous à une fin très agitée ?

En règle générale, ça s’accélère beaucoup dans les derniers jours. Le problème est que les prix grimpent, qu’ils montent. Quand on n’a pas fait de bonne affaire au début du mercato, c’est toujours très difficile de la faire dans les derniers jours. Il y a une surenchère, il y a une compétition entre tous les clubs et les meilleurs joueurs sont déjà en place. On peut avoir de bonnes mais surtout de très mauvaises surprises. On parlait de l’OM juste avant, souvenez-vous de Mitroglou il y a deux ou trois ans. Il a été une très mauvaise surprise pour l’OM et il y en a d’autres dans ce cas. On joue un peu à pile ou face sur les derniers jours et c’est toujours un peu dangereux pour les clubs.

Pour terminer, pensez-vous que l’absence totale ou partielle de supporters impacte réellement certains clubs, à domicile notamment ?

Oui, cela va impacter en priorité l’Olympique de Marseille. Il est clair que si l’OM avait joué ses derniers matchs dans un Vélodrome plein, quand bien même un public n’a jamais marqué un but, l’équipe aurait eu un atout évident et très fort en plus. Pour le reste, oui, c’est forcément un peu impactant. Une fois de plus, quand on est une équipe solide, bien structurée, qui maitrise son sujet, ce n’est pas le public qui fait les résultats.

Donc, à mon avis, ça va impacter davantage des clubs comme l’OM que des clubs comme le Psg, comme Rennes, comme Lille, qui me paraissent être mieux en place que la plupart. Mais bon, c’est vrai que c’est gênant aussi pour le spectacle en général, c’est une évidence. Il y a des astuces pour que l’ambiance puisse être maintenue avec des enregistrements, des audios, mais ce n’est pas du tout le même sel que lorsque les stades sont pleins. D’un autre côté, on a aussi vu en Ligue des Champions, avec le tour final, que l’on peut jouer également sans public sans que ça n’affecte les grosses équipes. En fait, ce sont celles sur un fil, qui ne sont pas parfaitement structurées, maitrisées ou équilibrées, que le manque de public affecte en priorité.

Merci, Dominique, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Samuel évoque son aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Samuel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

L’épisode de « Koh Lanta » diffusé vendredi dernier a été le théâtre de votre départ, pour raisons médicales. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui, oui, évidemment, même si ça fait dix à onze mois que l’on avait fini de tourner. J’avais, on va dire, digéré un petit peu ce qui m’est arrivé mais c’est vrai que le fait de le revoir en live a été extrêmement compliqué, je ne vais pas mentir. Beaucoup de frustration, en fait, est revenue. Quand tu te blesses de l’intérieur comme ça et que tu ne vois pas trop l’avancée des autres équipes, ce qui va se passer juste après,… tu n’arrives pas vraiment à contextualiser l’ensemble. Donc c’est douloureux, c’est difficile mais, de toute façon, je ne pouvais pas aller plus loin. Je n’ai malheureusement pas eu trop le choix. C’est vrai que quand tu replaces les choses dans le contexte, au fur et à mesure des épisodes, que tu voies l’avant et que tu voies l’après, notamment dans la fin du troisième épisode, dans le quatrième et dans ce qui va se passer là dans le prochain, c’est toujours très rageant. Au fond de moi, je ne peux pas  m’empêcher de me dire qu’il y avait de la place.

J’ai eu une carrière quand même assez riche dans l’armée, une carrière sportive aussi très intense, je n’ai jamais eu de blessure de ce type, qui m’a contraint à l’abandon. C’est un mot que je ne connais pas. A 40 ans, je me suis relancé avec cette aventure : j’avais fait beaucoup d’autres aventures et ça me relançait après quatre à cinq ans de vie parisienne un peu plus calme et une vie de papa, donc oui, c’est très très frustrant.

Quelques mois plus tard, physiquement parlant, comment allez-vous ?

C’est encore un peu, on va dire, fragile. Pour être honnête, j’arrive à recourir normalement mais calmement. Je ne fais pas de séance de vitesse,  je ne peux pas faire ni de sprint, ni de côté appuyée, j’arrive à refaire de petits footings depuis un bon mois et demi. Donc, finalement, c’est quand même très récent.

Sur le camp violet, on a vu, au travers des images, que vous aviez repoussé autant que possible l’échéance de l’appel au médecin. Tout comme d’ailleurs à l’infirmerie, comme l’a rappelé Denis.

C’est vrai que je n’ai pas vraiment de notion, pour être honnête, de combien de temps je suis resté à l’infirmerie. Le fait que l’on soit dans une espèce de cabane, à l’abri des regards, à l’abri aussi de nos regards, ne pouvant pas voir ce qui se passe dehors, me donne du mal à savoir combien de temps exactement je suis resté. C’était un peu long, ça je le sais, mais je n’ai aucune idée du temps exact.

Quand tu es sportif, tu te connais vraiment par cœur et tu sais les douleurs qui sont musculaires, presque normales, et qui passeront vites. Et tu sais faire la différence avec une douleur qui est grave. Pour le coup, quand je me suis blessé sous l’eau, au jeu des pierres, c’est là où j’ai vraiment ressenti l’arc au niveau du tendon qui se déchirait. Je savais que ça allait être une blessure grave. J’ai décidé, du coup, de repousser l’échéance pour deux raisons. La première étant que je n’avais pas envie de partir, il faut être honnête. On se dit toujours que ça va peut-être passer, que l’on se trompe peut-être. Au fur et à mesure, j’ai bien vu que je ne me trompais pas. La deuxième étant pour mon équipe, parce que, déjà que l’on n’était pas super brillants quand j’étais là, sans vouloir être présomptueux, j’avais tout pour croire qu’ils seraient encore moins brillants si je n’étais plus là. Parce que, physiquement, c’est un peu moi qui donnais l’impulsion. Même s’il y a des gens de qualité dedans, c’est vrai que le physique m’appartenait un petit peu. J’étais un peu devenu, sans me la raconter, le leader naturel de cette équipe.

Plus généralement, comment se sont passés vos premiers jours d’aventure ?

Honnêtement, ça s’est plutôt bien passé, mis à part le phénomène météo mais qui est valable pour tout le monde. Où, vraiment, il a fait un temps de « merde ». Moi qui connais bien ce genre d’aventure, ce genre de choses, moi qui dors presque mieux dehors que dedans, c’est vrai que ça me touche généralement peu. Là, honnêtement, sous ce genre de climat, s’attendre à ce qu’il pleuve, à ce qu’il fasse froid comme il a fait froid, c’est compliqué quand même.

L’arrivée n’a pas été géniale géniale. Je pense que, comme beaucoup de gens, je ne connaissais pas le jeu face aux caméras, le fait d’être filmé sans arrêt, c’est vrai qu’il y a une certaine appréhension de cela, une certaine pression que l’on se met peut-être. Donc j’étais plutôt en round d’observation, d’ailleurs ça se voit, je suis plutôt observateur qu’acteur, on va dire que je suis plutôt discret.

En revanche, après, honnêtement, oui ok, je suis du Sud mais j’habite à Paris depuis quatre ans, donc c’est vrai que, au départ, j’étais un peu perturbé, sur le moment, par le fait d’être dans l’équipe du Nord, plutôt que dans l’équipe du Sud. Mais cela est anecdotique. A l’instar de tous les footballeurs ou tous les sportifs pros qui jouent dans des sports co, à partir du moment où l’on te dit que tu appartiens à cette équipe-là, voilà, le but est de défendre ses couleurs. Donc ça ne me posait aucun problème. En revanche, ce qui m’a un peu plus perturbé, c’est le fait que je pensais vraiment que, au départ, on allait créer un groupe très solide, avec une cohésion très forte. C’est vrai que je me suis appliqué justement à essayer de créer cette cohésion parce que je pense que l’on ne peut aller au combat qu’en étant dans cet état-là. Si on n’a pas peur les uns pour les autres et que l’on ne se défend pas les uns les autres, malheureusement, on ne se donne pas à 100% et on a vu ce que ça fait. Même si je pense que l’on était moins forts… Ce qui m’a un tout petit peu gêné au début, c’est de voir qu’Adrien commençait à faire des stratégies d’entrée de jeu. Malheureusement, je savais que ça allait nous puiser d’entrée de jeu et le problème était que, en plus de se battre contre les autres pendant les épreuves, il fallait limite que l’on commence à gérer des batailles aussi chez nous. Ce n’était pas le début d’aventure auquel je m’attendais.

Comment occupiez-vous vos journées sur le camp ? Quelles étaient vos principales activités ?

Pour être honnête, j’étais un peu le Robinson Crusoé, c’est-à-dire que mon job était d’apporter du confort à mon équipe. Sur le premier jeu d’immunité, où je prends la responsabilité de prendre la dernière partie, qui est la plus dure (mais c’est moi qui me plante car je pars deuxième et que je finis dernier), je m’excuse auprès de mes camarades de ma performance. On sait que l’on va au conseil, pour être honnête encore une fois, je pense que je savais que je n’étais pas en danger mais j’ai refusé d’aller chercher un collier d’immunité. Tout le monde a passé sa journée à aller en chercher un et je trouve cela très normal, il n’y a pas de jugement à ce sujet. En revanche, mon but était plutôt d’apporter du confort à mon groupe. Mon truc était plutôt de construire la cabane. C’est vrai que l’on prenait tellement d’eau sur la tête tous les soirs que, du coup, il fallait absolument que l’on arrive à dormir presque convenablement. Du coup, j’ai passé mes journées, pendant mes sept jours, à construire la cabane, à essayer de l’améliorer. Aussi à essayer de trouver à manger. On n’a pas eu trop de chance dans notre coin, on n’a pas trouvé autre chose que de la coco et de la canne à sucre. Mes journées étaient rythmées par cela, en sachant que, chaque jour, il y a un jeu, qui prend déjà une bonne partie du temps. Vu que l’on ne dormait pas la nuit, il fallait bien aussi que l’on se repose le jour. Ce que l’on faisait un petit peu.

Quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Déjà, le fait d’arriver le premier jour, d’aller rejoindre Denis avec les trois autres équipes. On arrive sur la plage, on comprend que l’aventure commence, on arrive dans ce décor de rêve. Il y a tout un mur de caméras devant nous. C’est vrai que c’est un moment hyper fort, en termes d’émotions. Je vie pour cela, je vie pour des émotions et c’est vrai que, pour le coup, ce sont vraiment des émotions fortes. Après, je ne sais pas s’il y a un moment particulier… J’adorais mes moments à moi, qui me permettaient de me ressourcer un peu, de justement relativiser, de rester un peu zen, dans un contexte qui n’était pas forcément très favorable pour nous. C’étaient les couchers de soleil sur l’eau et c’est vrai que c’était top. Autant, la nuit, il faisait un temps pourri, autant on a eu quand même beaucoup de chance avec les couchers de soleil qui étaient sublimes. Je suis quelqu’un de la nature, j’adore cela et me retrouver au milieu de nulle part, au milieu de la jungle était parfait. Quand on cherchait à manger et que l’on partait avec les uns ou les autres, que l’on discutait, en avançant, avec une machette à la main, au milieu de la jungle, ce sont des moments qui sont pour moi hyper importants et hyper forts. C’est ce que j’aime.

Etes-vous resté en contact avec certains camarades d’aventure, de votre équipe ou des autres ?

Oui, oui, bien sûr. Pour être honnête, il m’a fallu un peu de temps pour me remettre en contact avec eux. Parce que j’avais besoin de digérer, parce que j’étais aussi dans une période de ma vie, même quand je suis parti à « Koh Lanta », qui était complexe (ceci peut-être explique aussi la blessure, je n’en sais rien et je ne le saurai jamais). Depuis, je suis en contact effectivement avec d’autres aventuriers. De mon équipe, beaucoup avec Lola parce que c’est une fille que j’ai appréciée sur le camp, tout comme j’ai apprécié Angélique, on était souvent ensemble tous les trois. On est très en contact.

Après, je suis aussi très en contact avec Mathieu, avec Dorian, les compétiteurs. C’est vrai que, finalement, quand on arrive sur les épreuves, et que l’on a fait beaucoup de compétitions, on sait en fait plus ou moins qui est qui dans les équipes. Du coup, c’est vrai que, même si on n’avait pas le droit de se parler, on s’est reconnus un peu comme compétiteurs. Je pense que l’on avait tous hâte de se retrouver ensuite. Parce que « Koh Lanta », c’est « Koh Lanta » mais, dans la vie, on est quand même les mêmes. On reste quand même des compétiteurs, on a pas mal d’atomes crochus donc, oui, je passe pas mal de temps avec eux par téléphone. Avec Alix aussi, pour les mêmes raisons.

Malheureusement, on a dû aussi être là les uns pour les autres et surtout moi pour les autres car je le connaissais moins, suite au décès de Beka. C’est forcément quelque chose qui rapproche puisque l’on avait besoin d’être solidaires. Certains de mes camarades étaient extrêmement proches de Beka et, du coup, je pense que mon rôle était aussi d’être là pour eux.

Merci, Samuel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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