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television

Pascal Légitimus évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo Pascal Ito

 

Bonjour Pascal,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre livre "L'Alphabêtisier" cartonne, c’est une idée de cadeau de Noël idéale pour passer les fêtes avec humour. Vous avez d’ailleurs reçu de la part du Lion’s Club le Grand prix de l'humour pour ce premier volume. Très simplement, comment présenteriez-vous cet ouvrage ?

Tout simplement, comme un livre philosophiquement drôle. Parce que ce n’est pas que drôle, il y a aussi des points de vue, il y a de la réflexion et il y a beaucoup de sens. C’est-à-dire que, à travers l’humour que nous avons édité, Gilbert Jouin et moi, nous avons essayé de mettre un point de vue personnel sur la société, sur les évènements. Du coup, il y a plusieurs niveaux de lecture : il y a un premier niveau, un deuxième niveau et même un troisième degré, pour ceux qui ont les éléments nécessaires pour décrypter tout ce que l’on a pu écrire.

En tout cas, quand je fais des salons (j’en ai fait beaucoup entre les deux confinements et même avant), les gens me demandaient si j’avais écrit ma biographie et je leur répondais que non, pas du tout, que je suis encore trop jeune pour écrire mes mémoires. A la question « mais ça parle de quoi ? », comme je n’avais pas envie de leur raconter car ce n’est pas un livre qui se raconte, je leur conseillais de le lire. Donc les gens faisaient la queue, lisaient des extraits devant moi et riaient, souriaient ou réfléchissaient. Le livre se vendait comme des petits pains, une centaine en deux à trois heures. C’était très agréable de voir que le but était atteint. C’est-à-dire que les gens puissent jouir et jouer en même temps parce que, dans ce livre, on peut jouer aussi. On peut, avec des enfants et des adultes, se réunir le soir et faire deviner des expressions, entre autres.

Si l’on revient à la genèse de ce projet, comment vous en est venue l’envie ?

L’envie et l’idée ne sont pas de moi au départ, pour être honnête. Elles sont de Gilbert Jouin, journaliste assez connu dans le milieu artistique, qui est habitué des mots, qui a écrit beaucoup de livres sur des scénaristes. Il avait écrit sur Johnny et, là, il vient de terminer l’histoire de TPMP. C’est quelqu’un que je connais depuis quelques années maintenant et, comme il me connait bien, il m’a dit qu’il avait une belle idée, toute simple : on prend un mot et on se rend rendu compte que, quand on rajoute ou qu’on enlève une lettre, ça donne un nouveau mot, un néologisme. Il m’a donné l’exemple du mot dépôt-vente, on ajoute une lettre et ça donne dépôt-ventre, avec la nouvelle définition de femme porteuse. Du coup, je lui en ai proposé une : banqueroute, on rajoute un « p » et ça fait banqueproute : une banque qui sent le gaz. Du coup, cela avait du sens…

Au final, on a refait tout l’alphabet, ça nous a pris un an. On a pris les mots les plus intéressants évidemment puis on s’est dit que Baffie et de Groot avaient déjà changé des définitions dans l’alphabet, du coup, pour que ce soit un peu plus original pour le lecteur, on a rajouté des rubriques supplémentaires. On est allés très très loin, on a détourné, on a créé et ça donne de nouvelles épitaphes. Ça donne aussi des chansons, des points de vue, des sketchs, il y a une lettre à Monsieur Edmond Santo contre les pesticides, il y a des mots d’enfants…Du coup, ça fait un bouquin de 288 pages. On s’était rendu compte que, si on coupait en deux, on aurait pu faire deux tomes mais on s’est dit que, par les temps des courent, il fallait être généreux, que ce serait utile et nécessaire. Ça donne un livre assez complet. Le but n’est pas forcément d’aller aux toilettes, on peut le lire n’importe où, on l’ouvre à n’importe quelle page, il n’y pas d’histoire, c’est à l’improvisation.

J’ai mon livre sous les yeux, je tombe sur « maux croisés : déclenchement simultané de différentes maladies qui oblige le patient à adopter une position horizontale ». « Une mayoniaise : sauce à l’aspect si pitoyable que l’on hésite à la consommer ». Après, il y a des maximes : « dire du mal, ça fait du bien ». « L’horreur est humaine… ». « Qui va à la DDASS perd sa race ». « Toute pine mérite sa paire ». « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle me les brise ». Oui, oui, c’est costaud… « Un glandestin : migrant assez porté sur la flemmardise ». Voilà… en fait, c’est logique. Pour conclure, si vous avez une situation où vous ne trouvez pas le mot, il est dans le bouquin.

 

Crédit photo Pascal Ito

 

On imagine que, au travers des sources d’inspiration que vous avez pu avoir, les heures d’écriture ont été très intenses, très animées et très joyeuses, pour aboutir à ce résultat aussi drôle ?

C’est le but ! Aussi bien avec « Les inconnus » qu’avec les autres personnes avec lesquelles j’ai travaillé, notamment Mathilda May, Anthony Kavanagh, Stéphane Rousseau, Pierre Palmade ou Laurent Ruquier, le but est le partage et l’amusement. Evidemment, le fait de s’amuser crée une émulation. Ce qui est paradoxal, c’est que l’on ne fait pas rire avec du bonheur mais, en faisant cette adéquation, on arrive à en rire. Par les temps qui courent, on a besoin de joie, d’ondes positives et de bonnes énergies. Parce que l’on s’est rendu compte que le rire crée des synapses, ça enlève certaines maladies, à l’inverse du stress et de la peur qui en créent. Donc, en faisant ce métier, je me sens utile.

Un volume 2 est-il déjà en cours d’écriture ou en projet ?

J’ai une autre idée, dans un autre genre, qui n’a rien à voir avec celui-ci mais qui serait plutôt dans la transmission. Je ne peux pas trop en parler parce que c’est une très bonne idéeJ. Ce serait dans la transmission, avec humour, de choses que j’ai apprises tout au long de ma vie.

Dans le livre actuel, on a balayé tout l’alphabet, j’y ai mis aussi des points de vue, des choses que je pense, c’est un peu comme un testa-« ment » de vérité. Comme à chaque fois que j’écris, je donne un avis pour éclairer un peu, en toute modestie, et surtout divertir. Tout en traversant ce livre, j’ai fouillé un petit peu et je suis tombé sur la langue des oiseaux, que je ne connaissais que de nom. J’ai rencontré une personne férue de cela et spécialiste, j’ai fouillé un peu plus le monde des oiseaux et c’était très approchant du travail que nous avons fait avec Gilbert. Aucun mot n’est anodin : sur une porte, vous avez un verrou, « vers où » et, à l’envers, ça fait « ouvert ». Le mot précieux veut dire « près des cieux ». Pour terminer, la lettre M a été écrite parce que c’est une femme qui accouche : il y a la jambe, la cuisse, la cuisse, la jambe. D’où maternel, maman, mother et ainsi de suite. Il y a une logique, la langue et les mots sont des codes, des symboles, comme dans beaucoup de choses. Savoir décrypter les choses est intéressant.

 

Crédit photo Pascal Ito

 

En parallèle, on peut continuer à vous retrouver dans « Vestiaires », le programme à succès de France 2. On imagine que c’est à chaque fois une joie de retrouver l’équipe ?

Ca fait neuf ans que je travaille avec toute l’équipe de cette série, qui existe depuis dix ans. C’est un programme qui a du sens, c’est un programme qui fait avancer la problématique du handicap. En France, on est très en retard sur l’accompagnement du handicap parce que l’on a peur de la différence, on a peur de l’autre. Mais comment peut-on reprocher à quelqu’un ce qu’il n’a pas choisi d’être ? Ces gens-là n’ont pas choisi d’être handicapés, aveugles, sourds, muets, blancs, noirs, arabes, juifs, portoricains, espagnols…En fait, cette série n’aurait pas dû exister si tout se passait bien. Si cette série existe, c’est qu’il y a un manque et qu’elle est utile. Il faut continuer à faire bouger les lignes, aussi bien sur le racisme que la différence car, en France, il y a encore des personnes qui sont susceptibles et qui ont peur de l’autre.

C’est sans doute également une fierté d’évoquer le sujet du handicap, sur une chaine du service public, à une heure de grande écoute, avec le succès d’audiences que l’on connait ?

Oui, et c’est surtout grâce à Perinne Fontaine qui était directrice de la fiction à l’époque, qui a eu les « cojones », disons-le, d’initier cette série. Je lui tire mon chapeau. Sachant aussi que Mme Macron est venue faire un sketch car, pour elle, le handicap est quelque chose d’important. Donc ça avait d’autant plus d’importance et de sens. Il y a une espèce de fierté, encore aujourd’hui, à participer à cette série. Avec, en plus, des gens qui sont adorables, gentils, créatifs. De plus en plus d’acteurs commencent à venir s’inscrire dans cette série. Il y a eu Thierry Lhermitte, Patrick Braoudé. Patrice Leconte a réalisé quelques épisodes. Cette série commence à aimanter un peu l’extérieur.

Merci, Pascal, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Loïc, éliminé sur les mythiques poteaux, fait le bilan de son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Loïc,

Merci de répondre à nos questions !

La diffusion de la saison de « Koh Lanta, les 4 terres » s’est achevée il y a un peu plus d’une semaine. Même si le contexte (sanitaire et émotionnel) était sans doute particulier, on peut quand même imaginer le plaisir que cela a dû être de vous retrouver ?

C’est vrai que, là, quand on s’est retrouvés à Paris, c’était top. On a pu revoir toutes ces personnes avec qui on a passé des moments magnifiques. C’est vrai que c’était un pur moment de plaisir mais aussi un moment assez fatiguant. Car il y a tout qui retombe un peu. Donc c’était super cool mais fatiguant à la fois.

Avec le recul, quelles principales sensations prédominent en vous : la joie d’avoir été sur les mythiques poteaux ? Ou la déception de ne pas avoir franchi la dernière marche ?

C’est qui est certain, c’est qu’il n’y a aucune déception. Tout au long de mon parcours, je suis super content de tout ce que j’ai pu faire. Que ce soient les rencontres que j’ai pu faire, les victoires en équipe, les victoires individuelles que j’ai pu avoir. Donc, même si je n’ai pas été le grand vainqueur de cette saison, je suis content de mon aventure. Toute mon aventure est déjà une victoire pour moi. Il n’y a que de la joie et que des bons souvenirs.

Vous remportez brillamment l’orientation en à peine un peu plus d’une heure. Quels ont été les secrets de votre efficacité ?

Déjà, je pense qu’il y a une petite part de chance. Sur une orientation, il y a toujours un petit côté chance. Mais il y a aussi de l’entrainement. Je fais de l’orientation, j’en ai fait en lycée, en classe sport tous les mercredis, j’ai aussi un très bon sens de l’orientation parce que j’ai l’habitude d’être beaucoup en forêt. Quelques fois, je rentre aussi de nuit donc c’était un peu inné chez moi ce sens de l’orientation. Surtout, il fallait garder un peu son sang-froid. Oui, je pense que c’est ça : un mélange d’entrainement, de sang-froid et une petite touche de chance qui font que j’ai réussi l’orientation en une heure.

Racontez-nous ces longues minutes sur les poteaux le lendemain : comment avez-vous tenu ?

Justement, il n’y a pas grand-chose qui m’a aidé à me concentrer. Je ne savais pas trop à quoi penser, j’étais là, sur mon poteau. J’appréhendais cette épreuve parce que la patience et la concentration ne sont pas mon point fort sur les épreuves statiques. Je me demandais à quoi j’allais penser, ce que j’allais faire. J’ai pensé un peu à tout finalement : je suis passé par l’étape famille, par l’étape nourriture, par l’étape potes…j’ai pensé un peu à toute ma vie en France. Je n’ai pas pensé à quelque chose de fixe pour rester concentré.

Lors de votre arrivée devant le jury final, on voit beaucoup de déception chez vos camarades, lorsqu’ils comprennent que vous n’êtes « que » troisième. On imagine que cela vous a fait chaud au cœur ?

C’est sûr ! Je revois encore leurs têtes un peu déçues lorsque je suis arrivé. Ça faisait toujours chaud au cœur. J’ai eu droit à des compliments, c’est toujours valorisant et toujours sympathique à entendre. Je me rappelle encore du visage de Beka qui, direct, baisse la tête, en ayant compris ce qui s’était passé. Après, voilà, c’était l’aventure, ça s’est joué comme cela mais ça fait toujours plaisir d’entendre des compliments de personnes que l’on aime bien.

 

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Quels resteront vos plus beaux souvenirs sur place ?

Déjà toutes les rencontres que l’on a pu faire. C’est une part très importante de « Koh Lanta ». Voilà, on rencontre des gens que l’on ne connaissait pas et, quarante jours plus tard, on est une famille et on a 100% confiance en eux. Il y a aussi le côté voyage, les paysages, avec des souvenirs plein la tête parce que l’on n’a pas notre téléphone. Du coup, c’est vraiment notre mémoire qui se rappelle un peu de tout cela. C’était magnifique et magique. Et puis de pouvoir tout simplement faire « Koh Lanta », c’est déjà un super beau souvenir…les épreuves sportives, les victoires, les défaites aussi, la survie de manière générale…C’est vraiment assez complet.

Comparativement à l’image que vous en aviez avant le début du jeu, certaines choses ont-elles été plus ou moins évidentes à supporter ?

Ce qui a été le moins évident à supporter, c’était la nourriture. Je ne pensais pas que ça allait être aussi dur. Au niveau du confort, de la vie sur le camp, je savais que j’étais prêt pour cela, que j’étais prêt à dormir dehors. Je savais que j’étais fait pour cette survie un peu à la dure. Je savais qu’il n’y aurait pas de soucis et ça s’est confirmé pendant l’aventure. Je dormais bien la nuit, sauf vers la toute fin où ça commençait à être un peu plus dur. Sinon, pendant le reste de l’aventure, ce n’est pas moi qui souffrait le plus du sommeil ni du confort du camp.

Sur le camp, quelles étaient vos occupations et vos tâches « favorites » ?

La tâche sur laquelle je me sentais le plus à l’aise et que je faisais régulièrement était de casser des gros troncs d’arbre. Parce que j’étais assez lourd et assez costaud, du coup c’était un peu ma tâche assignée. Casser des troncs d’arbre, ramener du bois et, bien évidemment, aller chercher de l’eau. Voilà, les tâches ménagères que l’on se partageait un peu tous.

Vous avez été en prime, le vendredi soir sur TF1, pendant quasiment quatre mois. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certaines émotions et certains souvenirs ?

C’est sûr que, quand c’est revu à la télé pendant plus de trois mois, ça nous rappelle tous les souvenirs. Tous les souvenirs reviennent. On a la trace en image. Ca ravive l’aventure. On revit l’aventure que l’on a déjà vécue une première fois, mais d’une autre façon je dirais.

Pour terminer, comment s’est passé le retour à la vie « normale » ?

Pour ma part, je n’ai pas vraiment eu de soucis quand je suis rentré. Le plus dur a été les premiers jours où j’ai commencé à remanger, à la maison du jury final. Là, ça a été très dur de se ré-acclimater à la nourriture. Mais, sinon, pour mon retour en France, physiquement, je n’avais pas de soucis de santé, de chose particulière. Je suis à nouveau entré dans la vie active assez facilement. Mes parents me disaient quand même que j’avais le regard un peu vide, un peu fatigué, pendant un petit mois. Je pense que c’était dû aux quarante jours et à l’épuisement. Mais, en gros, je n’ai pas eu de réel souci de santé à mon retour.

Ce fut un plaisir, Loïc, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Lola revient sur son aventure et son élimination lors de l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Lola,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminée à l’orientation, la veille des poteaux, de cette saison de « Koh Lanta » dont la diffusion vient de s’achever. Racontez-nous ces un peu plus de cinq heures de fouilles et de recherches en pleine forêt.

Avec le recul, j’en garde toujours un mauvais souvenir, pour être honnête. L’orientation a été la pire des épreuves selon moi. Je n’en garde que du négatif, c’était vraiment vraiment difficile. Je me dis que j’aurais pu plus me battre c’est vrai mais, au moment où j’étais en train de le vivre, non, j’étais au bout du bout et je ne pouvais pas plus donner.

On était, à la fin, à trois à chercher la même chose, ça met une pression supplémentaire, on se dit qu’il n’y a qu’un poignard pour trois personnes. Après, j’étais vraiment décidée, je me disais que, si je ne le trouvais pas, peu importe, il fallait que quelqu’un le trouve très vite. Si ce n’était pas moi, ce n’était pas grave, tant que quelqu’un le trouvait.

Avec le recul, quel sentiment prédomine en vous : le fait d’avoir atteint la finale à cinq ? Ou le regret de ne pas être allée jusqu’au bout ?

Quand je suis rentrée de « Koh Lanta », j’étais vraiment satisfaite et fière. Je me disais que, même si je n’étais pas allée aux poteaux, j’avais fait un parcours remarquable et je ne pouvais qu’être contente de celui-ci. Mais là, avec le recul, quand on voit vraiment les épisodes, je me dis que c’est quand même dommage que je ne sois pas allée jusqu’aux poteaux. Mais je n’ai aucun regret, à refaire je referais exactement pareil. C’est vrai que, en regardant les images, je me dis « dommage ».

Quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette formidable aventure aux Fidji ?

Mes plus beaux souvenirs resteront vraiment les relations humaines que j’ai pu créer là-bas. En fait, c’est inexplicable, on a tous vécu la même chose, c’était très dur mais, en même temps, très beau. On a créé des liens entre nous. C’est peut-être ce côté-là, ce côté humain, que je garderais de « Koh Lanta ».

A noter aussi une belle, grande et fidèle amitié avec votre camarade Angélique, à qui vous aviez même donné l’un de vos deux colliers d’immunité, pour qu’elle puisse se sauver.

Oui, c’est vrai que, dans le jeu, c’était mon amie et, à l’extérieur, c’est toujours mon amie et ça restera mon amie, en tout cas je l’espère.

 

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Vous êtes l’aventurière ayant remporté le plus d’épreuves. Quels ont été vos petits secrets pour y parvenir ?

Je ne sais pas si j’ai un secret ou une astuce, après, je me donnais un maximum, je voulais vraiment gagner. Je partais sur les épreuves en me disant que j’allais remporter le jeu. Je pense que, dans « Koh Lanta », c’est vraiment le mental qui joue et aussi un peu de stratégie. J’ai gagné des épreuves également parce que j’ai réfléchi. Je pense que c’est l’alliance des deux qui a fait que j’ai gagné pas mal d’épreuves.

Au quotidien, sur le camp, quelle place pensez-vous avoir eue ?

Sur le camp, j’étais quand même la personne assez discrète. Je me souviens, on me disait que j’étais une bonne commerçante, je parlais quand il fallait parler. Oui, je pense que j’ai été discrète, sans déranger les gens mais j’aidais quand il le fallait. J’étais là, je me mettais en avant exactement quand il le fallait. Je pense que c’est ça ma place.

Qu’est-ce qui a été, pour vous, le plus compliqué à supporter ? A l’inverse, avez-vous été plus positivement surprise de votre capacité à réagir à certaines choses ?

Le plus compliqué pour moi a vraiment été le manque de nourriture. Après, dormir a été compliqué mais la nourriture a été le plus difficile, vraiment.

Avant d’aller à « Koh Lanta », je me disais que je n’arriverai pas à dormir par terre, à dormir sans couverture ni rien. Ça, j’ai été plutôt agréablement surprise parce que je dormais bien. Il y a des nuits où je rêvais même. Je pense que dormir par terre et dans le froid ne m’a pas autant dérangée que ce que je pensais avant.

Comment avez-vous vécu la diffusion des images chaque vendredi soir ? Ont-elles ravivé en vous certaines sensations et certains souvenirs de ce qui s’était passé quelques mois avant, à l’autre bout du monde ?

Totalement ! J’ai du mal à l’expliquer mais quand je le regardais à la télé, je ressentais le même stress que celui que j’avais aux épreuves. Je ressentais aussi la tension. C’est comme si on revivait une deuxième fois l’aventure, on est autant stressés en fait.

Pour terminer, comment s’est passé le retour à un quotidien plus traditionnel et plus classique ?

Le retour à la vie réelle, c’est vrai, a été assez compliqué. On rentre mais on ne peut en parler à personne. Garder le secret est quand même un poids. Après, au niveau de l’alimentation, pendant trois semaines, j’ai dû me réhabituer à manger comme je mangeais avant. Donc le retour n’a pas été très très simple mais on s’acclimate vite quand même. Il faut laisser un bon mois avant de retrouver vraiment nos sources et notre vie quotidienne.

Merci, Lola, pour toutes vos réponses !

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Téléfoot, la chaîne du foot : Michael Ciani nous parle de son rôle de consultant !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Michael,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint la grande famille « Téléfoot la chaîne » depuis quelques mois maintenant. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle aventure, en plus dès son commencement ?

Oui, effectivement. Une nouvelle aventure avec une nouvelle chaîne, tout est à créer. Il y a une très bonne équipe. Cela me permet de revenir dans le championnat de Ligue 1, moi qui ai beaucoup joué à l’étranger aussi ces dernières années. La France m’avait manqué.

Voilà, revenir dans le bain, pouvoir rester dans le monde du football, entouré de joueurs avec qui j’ai pu jouer ou que j’ai pu côtoyer, un nouveau métier…je reste complètement dans ce que je sais faire : parler football.

Pour bien repréciser les choses, pouvez-vous nous rappeler vos domaines d’interventions ?

Pour l’instant, j’effectue beaucoup de commentaires de matchs, j’interviens aussi en tant que consultant, ça m’arrive également de faire des apparitions sur les plateaux, c’est un exercice que j’apprécie aussi.

A titre plus personnel, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont des rencontres ?

Quand je sais quel match je dois commenter, c’est vrai que, dans la semaine, même si je ne peux pas regarder tous les matchs de Ligue 1, je regarde souvent les deux trois dernières rencontres des équipes et leurs tactiques. On essaie de se familiariser au maximum avec les joueurs titulaires sur les dernières rencontres, avec ceux qui sont rentrés, avec les caractéristiques de chacun, on prend aussi en compte les expulsés, les malades, les blessés. Bref, un maximum d’informations pour savoir de quoi on parle.

Sur le moment, pendant les commentaires, on imagine que vos nombreuses années d’expérience sur le terrain vous aident à apporter de la spontanéité et de la fraîcheur dans vos analyses ?

C’est un peu le but aussi du recrutement de « Téléfoot, la chaîne », d’avoir pris des jeunes retraités qui viennent de quitter le terrain. Ils savent de quoi ils parlent, ils sentent encore le football d’aujourd’hui. C’est vrai que notre rôle est de pouvoir donner ce que les téléspectateurs ne connaissent pas, dans la tactique, dans la technique, pour pouvoir bien accompagner le commentateur avec qui nous sommes. Aussi de pouvoir apporter des précisions via ce que nous avons pu connaitre sur le terrain, c’est un avantage qui n’est pas donné à tout le monde.

 

 

On le sait, le contexte sanitaire actuel impose des rencontres à huis clos. A défaut d’une ambiance réelle de supporters, cela présente l’avantage de mieux entendre les consignes des entraineurs et les réactions des joueurs.

C’est vrai que ce contexte-là est un peu particulier, il y a des avantages et des inconvénients. On entend les entraineurs donner leurs consignes, on entend les joueurs se plaindre, on entend les arbitres aussi, on peut comprendre exactement ce qui se passe sur le terrain. Après, c’est sûr que, pour nous, consultants ou commentateurs, c’est moins évident de s’enflammer sur des actions quand il n’y a pas de supporter. Ca enlève aussi le charme du football, le football de haut niveau est entouré du douzième homme, là il n’est pas présent, c’est vrai que ça donne une ambiance un peu particulière, à laquelle on doit s’adapter. Le football redeviendra, dans quelques temps, ce qu’il était, on l’espère en tout cas, on croise les doigts.

Voilà, il y a, je le disais, des avantages et des inconvénients. C’est intéressant parce que l’on entend ce que l’on n’a pas l’habitude d’entendre mais c’est vrai que les grosses ambiances manquent, ça fait un peu match amical parfois.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur ce début de championnat ?

Intéressant ! Il y a des équipes qui s’affirment, d’autres qui sont un peu plus dans le dur. On arrive à voir déjà les équipes qui commencent à s’imposer. Il y a des jeunes aussi qui découvrent la Ligue 1. Donc très intéressant, en tout cas à suivre. C’est un championnat assez serré.

A l’aube de cette nouvelle aventure télévisuelle, que peut-on vous souhaiter avec celle-ci ?

J’ai pris un nouveau départ, qui me plait et qui me va complètement. C’est quelque chose que je voulais faire. Ce que l’on peut me souhaiter, c’est justement de m’imposer dans ce rôle-là, d’être encore plus présent, d’être encore plus pertinent et d’apprendre chaque jour des choses nouvelles aux téléspectateurs. D’être une personne influente dans le monde du football, techniquement parlant.

Merci, Michael, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Brice fait le bilan de son aventure, qui l'a mené jusqu'à la finale !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Brice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été diffusée, en direct, la finale de « Koh Lanta ». On imagine la joie que ça a dû être de tous vous retrouver ?

Oui, c’est vrai que l’on était super contents de se retrouver. C’était dans des conditions un peu particulières. C’est vrai que, voilà, ça fait quand même quinze semaines de suite que l’on est en prime sur TF1, c’est quand même une page qui se tourne. En plus, on n’était que 23 sur 24, on avait un gros pincement au cœur cette année. En plus avec le coronavirus, ce n’était pas facile mais on était super contents de se retrouver, on a essayé de faire la fête comme on pouvait, c’était une belle soirée, j’étais très content de retrouver tous les aventuriers donc c’était vraiment chouette.

A froid, quelques jours après l’annonce de votre deuxième place, quel sentiment prédomine en vous ? La joie d’avoir atteint la finale ? Ou la déception de ne pas avoir franchi la dernière marche ?

Eh bien, c’est un petit peu des deux. C’est vrai que je suis tellement content, on était 24 au début, au final il n’en reste qu’un sur les poteaux et c’est moi. Malheureusement, je ne gagne que les poteaux et pas l’aventure. C’est vrai qu’Alexandra est une super gagnante, je suis très heureux qu’elle ait gagné. Après, je suis très compétiteur aussi donc j’aurais voulu gagner cette aventure, c’est normal. Voilà, je ne garde que des bons souvenirs, je n’ai aucun regret de cet aventure, je suis resté moi-même de A et Z, c’est vraiment ce que je voulais faire, pas de couteau dans le dos, pas trahir les gens, pas faire du mal à des gens, pas avoir de paroles qui peuvent blesser. Rien que pour ça, je suis hyper fier de moi. Quoi qu’il arrive, j’ai gagné les poteaux et rien que ça, à 22 ans, c’est juste dingue, vraiment.

Racontez-nous ces heures passées sur les poteaux : qu’est-ce qui vous a fait tenir ?

C’est tout simplement ma famille, cela a toujours été ma force dans « Koh Lanta », du début jusqu’à la fin. Même avant l’émission, ils ont toujours été là pour moi, ils m’ont toujours soutenu pendant les castings. C’est vrai que c’est assez long, ça dure plusieurs mois, on est toujours dans le doute, on ne sait jamais si on partira ou pas et ils m’ont toujours accompagné. Ils ont été là à mon retour aussi pour m’aider. Car le retour est traumatisant, on revient à la vie normale, on voit son corps transformé, changé. On était certes, sur l’ile, dans la vie réelle, mais c’est un jeu, on avait des conditions extrêmement difficiles. Voilà, ma famille a été ma force, je pense que c’est grâce à eux que je suis allé aussi loin donc c’est pour cela que je les remercie encore aujourd’hui de m’avoir accompagné jusqu’au bout de cette aventure et de m’accompagner encore pour les semaines et les mois qui arrivent.

La veille, l’épreuve de l’orientation fut particulièrement serrée. Comment avez-vous fait pour rester concentré ?

C’est vrai que j’appréhendais énormément l’épreuve de l’orientation. Je suis quelqu’un de très impulsif dans la vie, je ne suis pas calme du tout. Je suis organisé mais j’ai envie de faire tout très vite. C’est souvent un problème et je me suis dit que ça pourrait me porter préjudice. On l’a vu avec la boussole, où j’ai un tout petit peu dévié mais, heureusement, j’ai réussi à trouver ce poignard. Mais c’est vrai que j’ai appréhendé cette épreuve avec le sourire, en me disant que j’avais réussi à arriver dans les cinq derniers, que j’avais eu un parcours extrêmement compliqué, que j’avais failli sortir à de nombreuses reprises. Maintenant que j’étais seul face à moi-même, je ne voulais et ne pouvais pas me faire éliminer. J’avais la rage de vaincre, j’avais, je pense, encore énormément de mental et je m’en suis servi pour être posé, pour être calme, pour bien me diriger, bien me guider. Au final, j’ai été très méthodique et c’est ce qui a payé, je pense, sur l’orientation.

 

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Quels resteront, plus généralement, vos plus beaux souvenirs de l’aventure ?

Mes plus beaux souvenirs sont les victoires que j’ai eues, que ce soit en équipe ou en individuel. Je commencerais par ce premier épisode, où l’on démarre de la meilleure des façons avec l’équipe orange. On ne se connait pas, on remporte la première épreuve de confort avec mon allié Dorian et toute l’équipe orange. Après, 40 jours plus tard, je me retrouve sur les poteaux et je gagne cette dernière épreuve. Donc, voilà, c’est une boucle qui s’est super bien bouclée. Vraiment, je ressors grandi de cette aventure, c’était vraiment incroyable, j’ai vraiment passé de très bons moments là-bas, même si c’était extrêmement difficile, ça reste que du positif. Ce que je garde de « Koh Lanta », c’est la difficulté, oui, mais c’est aussi des rencontres, du dépassement de soi, de la fierté. Je suis tellement fier d’avoir fait ce parcours à mon jeune âge. Juste pour cela, je suis très content d’avoir fait « Koh Lanta ».

Comparativement à l’image que vous en aviez en amont, certaines choses ont-elles été plus ou moins simples à supporter ?

Avant de partir, je savais que « Koh Lanta » allait être une épreuve mais je ne m’attendais vraiment pas à une épreuve aussi compliquée. C’est vrai que c’est extrêmement violent, que ce soit pour le corps ou pour la tête. C’est hyper compliqué, on est livrés à nous-mêmes, on est des naufragés, comme si on arrivait sur une île, avec notre petit sac à dos, que notre bateau avait échoué et que l’on devait s’en sortir. Ça reste quand même un jeu, les autres veulent nous éliminer, on ne sait jamais si c’est 100% sincère. Il y a des caméras, il faut apprendre à vivre avec. On est coupés du monde, on ne mange vraiment plus rien, on doit faire des épreuves physiques, sportives, mentales, pour s’en sortir et gagner des petits conforts ou des immunités. C’est vrai que c’est quelque chose qui met les nerfs à rude épreuve. Après, franchement, ça vaut le coup. Même si je ne m’attendais pas à autant de difficultés (heureusement que personne n’imagine à quel point c’est dur sinon il y aurait beaucoup moins de candidatures), c’est tellement une riche expérience que, franchement, elle mérite d’être faite.

Dans les derniers jours de l’aventure, on peut penser que c’est avant tout la tête, et non plus le corps, qui vous aide à aller de l’avant ?

Clairement, on le voit de toute façon, mon corps est sec depuis le vingtième jour. Je n’ai plus aucune force, je perds du muscle, contrairement aux autres qui perdent de la matière grasse. J’ai tapé dans mes réserves dès le début de l’aventure. Au bout de 15 à 20 jours sur « Koh Lanta », ce n’est que la tête qui m’a fait avancer. Le mental est primordial. Avant de partir, je pensais que c’était 80% de physique et 20% de mental, au final c’est totalement l’inverse.  

On imagine que c’est ce mental qui vous gagner l’immunité quelques jours avant la fin et qui vous sauve sans doute de l’élimination ?

Oui, clairement, ça s’est sûr. J’étais déterminé, peut-être plus que les autres. J’étais lucide plus que les autres, j’étais vraiment déterminé, je voulais rester dans « Koh Lanta » peut-être plus que tout le monde. J’avais une revanche à prendre. Pendant plusieurs jours, on disait que c’est moi qui allais partir, sauf que je suis un combattant, un guerrier, je me suis donné à 100%, je me suis donné au maximum, je me suis concentré au maximum et ça a payé. Rien que pour ça, j’ai bien fait de m’entrainer des semaines et des mois avant l’aventure.

Sur le camp, quelles étaient vos activités favorites ?

La survie est très simple, les trois choses que l’on fait à peu près toute la journée sont : aller chercher de l’eau (une fois ou deux suffisent), aller chercher du bois (il faut savoir que, sur « Koh Lanta », on utilise énormément de bois et que, du coup, on doit avoir des quantités et des quantités de bois, notamment pour la nuit, où on doit faire de grosses réserves et le mettre à l’abri, s’il le faut, au cas où il pleuvrait) et aller chercher de la nourriture (l’ile est grande, il n’y pas beaucoup de nourriture, il faut la chercher, il faut la trouver, il faut se lever pour le faire). En dehors de la survie, plus l’aventure avance, plus on est fatigués, plus on dort, plus on fait des siestes, plus on se repose entre les épreuves. Quand on se repose, on pense un peu moins à la nourriture et notre corps essaie de récupérer, de s’habituer à cette difficulté.

Pour terminer, comment aviez-vous vécu les nombreux prime-times que vous évoquiez ? Avaient-ils ravivé certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, ça s’est sûr. C’est vrai que ça a fait remonter énormément de sensations. Quand je me suis revu sur les poteaux ou sur d’autres épreuves, ça m’arrivait dès fois de trembler, d’avoir les larmes aux yeux, de ressentir la douleur ou la joie que j’avais eue à ce moment-là. C’est vrai que ce sont des moments extrêmement marquants, c’est vrai que, voilà, j’ai adoré partager cela avec ma famille. J’y pensais déjà lors du tournage, je me disais que j’avais tellement hâte d’être devant ma télé, de regarder avec ma famille, de kiffer avec eux. Donc c’était vraiment super. C’est vrai que c’est une page qui se tourne. Là, d’ailleurs, on est tellement mélancoliques que je crois que, vendredi prochain, on va se faire le replay de la finale. On était dans les coulisses, on n’avait pas pu regarder, ça va être notre petit dernier vendredi ensemble devant « Koh Lanta », ça sera en mémoire du bon vieux temps on va dire.

Merci, Brice, pour toutes vos réponses !

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beIN SPORTS : Interview croisée avec Xavier Hamel et Amélie Goudjo pour évoquer le championnat d'Europe de handball féminin !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photos : Catherine STEENKESTE / beIN SPORTS

 

Bonjour Amélie, bonjour Xavier,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Le championnat d’Europe féminin de handball a démarré jeudi, au Danemark et se terminera le 20 décembre prochain. On imagine, en tant que passionnés de ce sport, votre soulagement et votre joie de voir la compétition se tenir ?

Xavier : Exactement, c’est le terme. Il y avait une crainte au fur et à mesure que l’on voyait la pandémie se répandre et, dans le même temps, les mesures de protection prises par les différents pays augmenter. Que ce soit la France, évidemment, mais mêmes les pays du Nord, au fur et à mesure, tous prenaient de plus en plus de précautions face au virus. Le Danemark a une grande expérience de l’organisation des grandes compétitions, la Norvège aussi. Donc on n’avait pas forcément de crainte au début puis le gouvernement norvégien, petit à petit, faisait apparaitre de plus en plus d’inquiétudes et a fini par dire, le 16 novembre, qu’il jetait l’éponge et qu’il n’y aurait pas de match en Norvège.

La crainte, évidemment, était que tout soit annulé. Il y avait quand même un espoir, malgré tout. J’étais en échanges aussi avec les différentes personnes qui organisent ces championnats d’Europe pour beIN SPORTS, qui me rappelaient que le Danemark n’avait pas dit non. Ce qui aurait pu être la réaction immédiate de leur part. De suite, ils ont regardé ce qui leur était possible de faire pour organiser quand même la compétition. C’est un grand pays de handball, il y a beaucoup de salles disponibles. Au fil des jours, on avait quand même l’impression que ça pourrait avoir lieu. Restait à savoir quelle allait être l’ampleur de la pandémie, si beaucoup d’équipes allaient être touchées ou pas, ce qui aurait pu causer de gros problèmes. Finalement, il apparait que tout va plutôt bien, il y a assez peu de cas de Covid parmi les joueuses et l’encadrement. Le Danemark a donc pu prendre cette organisation en main tout seul, ce qui est quand même une énorme chose.

Bien sûr, c’est un soulagement. Evidemment, c’est une grande joie de repartir dans une grande compétition comme celle-ci, en espérant que l’équipe de France aille le plus loin possible.

Amélie : Oui, on est tellement au jour le jour sur cette saison et depuis quelques mois que, bien sûr, c’est un plaisir d’avoir cette fenêtre pendant dix-huit jours. Sachant que ce n’est pas forcément évident pour les athlètes, il y a tellement de casse au niveau physique que ça peut questionner. En même temps, elles sont aussi heureuses de pouvoir participer à la compétition. Au mois de décembre, généralement sur cette quinzaine, que ce soient pour les passionnés, les spectateurs, c’est une période assez propice pour regarder tout cela car il n’y a pas non plus un million de choses qui se déroulent en même temps. C’est la compétition phare du moment.

Un mot sur le dispositif de la chaine ?

Xavier : On va d’abord s’occuper du premier tour, où l’on va diffuser tous les matchs des groupes A et B, le B étant celui de la France, qui ont lieu dans la même salle, en alternance un jour sur deux. On donnera bien sûr des indications et les scores sur les matchs des autres groupes qui se déroulent dans le même temps. Ensuite, ce sera le tour principal. Donc, bien sûr, si la France y est, on s’intéressera de très très près au tour principal des Bleues. Tout en continuant à diffuser d’autres rencontres. Avant, ensuite, les demi-finales et la finale, en intégralité sur nos chaines.

 

Crédit photos : Catherine STEENKESTE / beIN SPORTS

 

Comment avez-vous préparé, journalistiquement parlant, cette compétition ?

Xavier : Je l’ai préparée, depuis le début, exactement comme si la compétition allait avoir lieu. Je m’informais bien sûr mais je ne me suis pas occupé, dans ma préparation, de savoir s’il allait y avoir annulation ou pas. Sinon, c’était le meilleur moyen pour se retrouver un peu le bec dans l’eau juste avant la compétition. Je m’y suis pris à l’avance, en faisant attention principalement à l’équipe de France et à son groupe. Il y a eu des matchs fin septembre entre le Danemark, le Monténégro et la France, ce qui donnait déjà des indications. J’ai poursuivi dans cette préparation-là.

Amélie : La préparation se fait sur plusieurs mois. Je suis le championnat de France, je regarde la Ligue des Champions, c’est aussi une manière de suivre la plupart des internationales qui, pour les trois quarts, évoluent sur la scène européenne. En plus de ce quotidien, j’avais commenté des matchs de préparation de la Golden League, en septembre, avec Xavier Hamel et beIN SPORTS, où l’on avait déjà vu le Danemark, la Norvège et le Monténégro, des équipes qui sont toutes à l’Euro. C’était une sorte de préparation aussi. On devait avoir la deuxième édition la semaine dernière, qui a été annulée puisque la Norvège, pays organisateur, s’est désistée la semaine précédente. J’ai eu une semaine totalement libre, j’ai travaillé chez moi, tranquillement, en regardant les effectifs, en lisant des articles, en appelant, en faisant des entretiens téléphoniques, pour préparer au mieux la compétition.

Selon vous, en quoi la jauge très réduite de spectateurs influera-t-elle sur les rencontres ?

Xavier : Les joueuses sont expérimentées, elles jouent déjà depuis quelques semaines, pour la plupart, sans public. Elles ont donc déjà l’habitude, je pense, de jouer devant des salles vides. Même si, évidemment, elles préféreraient toutes avoir énormément de monde dans les tribunes, quand bien même ce serait du public qui leur serait un peu hostile. Mais c’est toujours mieux, pour une joueuse, de jouer dans une salle comble, évidemment.

C’est pour nous que ça peut être un peu bizarre, pour des télés qui, justement, aiment bien entendre et voir le public. Il y a toujours des nationalités de publics qui sont arborent toutes sortes de couleurs, qui apportent énormément de soutien. Les roumains, par exemple, sont toujours à fond, les monténégrins ne sont jamais très nombreux mais font énormément de bruit, les danois sont nombreux généralement à soutenir leur équipe, les norvégiens et les suédois aussi suivent leurs équipes. Bien sûr, le public français ne pourra malheureusement pas se déplacer, il y a un noyau de supporters extrêmement fidèles que l’on retrouve quasiment à chaque compétition pour lequel ce sera difficile. Nous concernant, évidemment, on essayera de faire sans cette ambiance, c’est pareil on prend aussi un peu l’habitude de commenter sans public. On attend avec impatience, pour autant, qu’il puisse revenir.

Amélie : Les sportifs sont tellement capables de s’adapter aux situations. Leur préparation mentale est axée sur le fait que la situation est ainsi et qu’il faut faire avec. Les joueuses sont préparées à jouer dans ces conditions-là dès le début de la compétition et je pense qu’une fois que c’est intégré, c’est intégré. Après, le terrain est un 40x20, c’est toujours le même. C’est vrai qu’il y a un facteur X avec les spectateurs. Pour les adversaires, je dirais que ça doit être presque plus confortable, dans un sens, puisqu’il n’y aura pas de public contre elles à gérer. Même si les spectateurs danois, en général, sont assez fair-play. Pour les danoises, c’est quand même dommage, elles jouent une compétition à domicile et elles n’ont pas le soutien massif sur place de leurs spectateurs. Je ne sais pas, dans la balance, ce qui va vraiment peser le plus ou le moins, on va le voir sur la compétition. Après, je pense que ce qui reste dans le cœur des joueuses, c’est de jouer dans des salles pleines. C’est sûr que cette année est spéciale, il faut s’adapter au quotidien aux situations. Elles vont jouer et s’adapter, je le crois.

 

Crédit photos : Catherine STEENKESTE / beIN SPORTS

 

Les Bleues sont tenantes du titre mais restent sur un championnat du monde en demi-teinte l’année dernière. Quels espoirs placez-vous en elles ?

Xavier : De ce que j’en ai vu, entendu, discuté avec elles, elles sont vraiment reparties pour aller au-moins en demi-finale, pour aller chercher une médaille, ce qui est quand même l’objectif. Je les en crois évidemment tout à fait capables. On a un groupe qui est resté quasiment identique à celui qui, c’est vrai, s’est un petit peu manqué au Japon l’année dernière mais surtout qui a remporté la médaille d’Or aux championnats du monde en 2017 et à l’Euro 2018. Il y a quelques petites modifications dans ce groupe-là mais qui sont minimes en nombre. On a vraiment un groupe qui a envie de repartir de l’avant, c’est clair. Pour effacer peut-être ce qu’il s’est passé au Japon. Repartir pour aller chercher une médaille sera évidemment difficile parce que le groupe est compliqué mais, en tout cas, je les en crois tout à fait capables.

Amélie : Pour moi, en préparant bien la compétition, en regardant avec beaucoup d’attention les différentes équipes, je pense quand même que la France a vraiment un collectif pour aller dans le dernier carré. Et pourquoi pas pour garder le titre. Après, il y aura une concurrence féroce avec la Norvège, la Russie et on ne peut pas enlever le champion du monde, la Hollande. Les deux outsiders, pour moi, sont le Danemark et l’Allemagne. Après, ça faisait longtemps que l’on n’avait pas vu l’équipe de France passer tellement à côté en ne se qualifiant pas pour le tour principal. Pour autant, l’équipe n’a pas réellement énormément changé depuis le Mondial donc il y a autant de qualité. C’était peut-être un concours de circonstances aussi, des joueuses qui étaient un peu en méforme individuellement, collectivement ça n’avait pas pris la saison dernière mais on sait que cette dynamique de groupe peut s’inverser hyper rapidement. Donc j’ai vraiment confiance en cette équipe de France et je la place aussi dans les quatre favoris pour accéder au titre.  

Concernant les autres nations, quelles sont vos favorites ?

Xavier : Il y avait une équipe qui faisait peur à tout le monde il y a un mois, c’était la Russie, qui a une équipe absolument fantastique quand elle est au complet. Là, sans doute l’une ou la meilleure joueuse du monde ne sera pas présente, elle s’est blessée au dos il y a quelques jours. C’est un gros manque dans cette équipe car c’est vraiment elle qui mène le jeu et qui, en attaque, est la joueuse la plus dangereuse pour la défense adverse. Il y a quelques petites absences autres dans cette équipe de Russie, elle est donc un peu amoindrie par rapport à ce qu’elle était il y a un mois. Mais elle fait toujours partie des favorites.

Sinon, il y a bien sûr la Norvège qui est habituée des podiums aux grands championnats, les Pays-Bas qui sont champions du monde en titre, avec un entraineur français qui fait des miracles. La France, évidemment, est toujours là dans les gros rendez-vous. On retrouve généralement au moins trois de ces quatre équipes dans les derniers carrés depuis quatre ans maintenant. Donc sans doute que ces quatre équipes-là font partie des favorites.

 

Crédit photos : Catherine STEENKESTE / beIN SPORTS

 

En conclusion, à l’aube de cette nouvelle édition européenne, que peut-on vous souhaiter pour ces deux semaines et demie d’antenne ?

Xavier : De prendre le plus de plaisir possible à commenter les matchs, d’avoir de belles rencontres. Que l’équipe de France aille le plus loin possible, pour qu’on la supporte comme on la supporte depuis cinq ans maintenant, toujours derrière elles. D’avoir de beaux matchs, de beaux gestes, une super compétition. Les conditions sont assez délicates mais je suis sûr que ça peut quand même donner quelque chose de super.

Amélie : On a tellement vécu des années assez exceptionnelles, en suivant l’équipe de France, notamment en 2017, en allant vivre le dernier carré en Allemagne. Là, ça va être un peu compliqué de les rejoindre si elles y accèdent. Mais on est là match après match, on a notre petite équipe, on les suit, on les soutient, on essaie vraiment de montrer d’elles la meilleure image au travers des reportages, au travers de nos commentaires. On est vraiment à fond avec elles, on a un échange assez positif. Forcément, quand elles sont éliminées précocement, ça n’a plus du tout la même saveur pour nous, même si on aime le handball, même si on aime suivre les demi-finales et la finale, quand il y a la France, c’est de l’adrénaline en plus, ce sont des émotions en plus, c’est du plaisir. En plus, on connait les filles depuis des années et des années donc c’est toute une histoire qui a commencé il y a quelques années que l’on continue à suivre avec elles. Forcément, l’année dernière, cette élimination précoce était vraiment dure à vivre. Ce que l’on souhaite, c’est de pouvoir rêver avec elles, c’est de pouvoir vivre leurs victoires et peut-être même que l’on peut souhaiter des moments difficiles pour continuer à les encourager et à présenter le meilleur d’elles jusqu’au bout.

Ce fut un plaisir, Amélie et Xavier, d’échanger avec vous !

beIN SPORTS propose le championnat d’Europe de handball féminin du 3 au 20 décembre 2020 avec tous les matchs de l’équipe de France à vivre en direct sur ses antennes.

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N'Oubliez Pas Les Paroles : Elodie, maestro, évoque la sortie de son troisième single !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Depuis peu, votre troisième single, « Je veux que tu sortes », est disponible sur toutes les plateformes musicales. Comment le caractériser facilement ?

D’un point de vue musical, il s’agit davantage d’une balade, d’une chanson à émotions. Elle a été également écrite et composée par Dorian Bedel, comme les deux premiers titres. Mais on est dans un registre complètement différent. C’est ce qui me plait en fait, depuis ces trois premiers titres. Il n’y en a pas un seul dans le même style musical. Je me retrouve bien dans ces différents contrastes parce que j’aime chanter de tout. J’aime beaucoup bouger sur scène, j’aime sauter dans tous les sens, j’aime le rock et, là, avec « Je veux que tu sortes », on arrive dans un autre domaine que j’aime beaucoup, les chansons à émotions. On est plus sur une balade émotive.

Au niveau du contenu, je suis aussi heureuse du chemin de cette chanson. Les premières, surtout « Cliché de fille », parlaient de moi et, là, même si « Je veux que tu sortes » est écrite à la première personne, il ne s’agit pas de mon histoire particulièrement. Je me suis mise dans la peau d’une autre personne et j’ai raconté ce que pouvait ressentir n’importe qui après un amour vécu à sens unique. Puisque, comme l’indique le titre, il s’agit d’une personne qui souhaite que son amour passé quitte sa mémoire parce qu’elle n’arrive pas à se tourner vers l’avenir. Je pense que beaucoup de gens ont déjà vécu ce genre de situations. Là, en l’occurrence, c’est moi qui incarne cette femme qui souffre à cause de son ex mais ça peut très bien être un homme qui ressent cela. Il ne s’agit donc pas d’une histoire personnelle mais d’une narration de ce que peuvent ressentir plein de gens dans cette situation.

Quels premiers retours avez-vous pu avoir sur les trois chansons proposées ces derniers temps ?

D’un point de vue statistique, les retours ont été beaucoup plus importants sur « Cliché de fille » que sur « Singer » et « Je veux que tu sortes ». Je pense qu’il y a plusieurs facteurs qui jouent. Le fait que ce soit la première chanson aide à connaitre un succès beaucoup plus important que sur les autres. Il faut aussi se rappeler le contexte favorable dans lequel était sortie « Cliché de fille ». Les Masters 2019 avaient été rediffusés pendant le confinement et mon parcours durant ceux-ci avait été très positif, j’étais allée jusqu’en finale. En plus contre Kevin, qui est très très très apprécié. Donc il y a eu une grosse audience à ce moment-là sur cette rediffusion. Juste avant, il y avait eu la diffusion des tournois pour les associations. Dans cette équipe, je jouais avec Margaux, qui est aussi une maestro très très médiatisée. Toutes ces diffusions de « N’oubliez pas les paroles » assez enchainées ont fait que le nombre de personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux avait triplé en peu de temps. J’avais sorti « Cliché de fille » en même temps donc cela avait été un énorme bénéfice de pouvoir le faire à cette période. J’ai conscience que je dois beaucoup à l’émission et je ne le nie absolument pas.

« Singer », la deuxième, a connu beaucoup moins de vues parce qu’elle est sortie à la rentrée, il n’y avait pas forcément de visibilité à la télé à ce moment-là. Enfin, « Je veux que tu sortes » a connu un bon succès dès sa sortie puis, après, a stagné. Là, avec la diffusion de mon passage en 1/16è des Masters 2020, cela a fait un petit rebond. On vient de passer récemment les 10 000 vues, « Singer » est à peu près au même stade, alors que « Cliché de fille » a dépassé les 90 000 vues. On se dirige vers les 100 000 vues et ce serait un sacré pallier de franchi.

 

 

En termes d’avis des gens qui me suivent, les retours en général sont toujours très positifs. J’ai très peu de commentaires négatifs et, finalement, même quand ils le sont, j’aime beaucoup réagir sur les gens qui ne comprennent pas mes chansons ou qui désapprouvent le message que je passe. J’aime en discuter avec eux parce que je trouve ça constructif. Mais, dans l’ensemble, les commentaires sont extrêmement positifs. Ce qui est drôle, c’est que, comme on est sur des univers complètement différents selon les trois titres, en fait, naturellement, les gens souhaitent se positionner. Ils aiment souligner leur préférence. En général, le dilemme est très serré entre « Cliché de fille » et « Je veux que tu sortes ». Ils ont ce besoin d’extérioriser une préférence dans les titres.

En tout cas, ce qui marche dans ces chansons et particulièrement dans « Cliché de fille » et dans « Je veux que tu sortes », c’est que les gens qui les écoutent se retrouvent à travers elles. « Cliché de fille » avait été écrit pour moi, pour mon portrait et beaucoup de gens ont vécu un peu ce que je ressens dans cette chanson. Même si « Je veux que tu sortes » ne raconte pas une histoire qui m’est personnelle, beaucoup de gens se sont retrouvés émus. J’ai reçu des dizaines de messages de gens qui m’ont dit que ça leur a fait remonter tellement de choses en eux et que ça les avait émus aux larmes. Ils disent être touchés par toute l’émotion et la nostalgie qui se dégagent de ce morceau. Je me dis que, en touchant le cœur des gens, finalement j’ai tout gagné. Ces chansons m’ont touchée mais, si elles touchent les autres, c’est encore mieux.

Ce troisième single en appelle-t-il d’autres ?

Oui, tout à fait, c’est en projet. J’ai souhaité continuer mon travail avec Dorian Bedel, il y en a une qui est écrite et une deuxième est en cours de travail. Pour l’instant, c’est surtout lui qui est en train de laisser aller son inspiration. Par la suite, c’est moi qui travaillerais ces deux chansons et qui me dirigerais vers les studios. J’aimerais avoir cinq chansons à mon répertoire pour le moment, on verra après pour la suite. Donc il y a effectivement le projet de proposer deux nouvelles chansons dans les mois qui viendront.

Entre les deux vagues de confinement, vous avez eu la joie de retrouver sur scène une partie de vos camarades de « N’oubliez pas les paroles ». Quels principaux souvenirs en gardez-vous ?

Oh là là ! La scène est vraiment l’objectif final de mes projets personnels. La partager avec mes amis maestros est une sensation très difficilement descriptible. Elle est différente que celle ressentie en montant sur le plateau de NOPLP. Sur le plateau, on a toujours cette pression de vouloir réussir, cette pression de concentration et d’appel à la mémoire, on délaisse un peu plus le côté artistique, même si on fait de notre mieux pour chanter. Ce n’est pas la priorité. Sur scène, on va chercher en premier lieu l’émotion, la communication avec le public et le partage avec les amis maestros. Donc tout ce que l’on a parfois tendance à trop délaisser pour la compétition et la connaissance des paroles est mis au-devant sur scène. C’est une sensation complètement différente du plateau télé, j’aime les deux mais celle sur scène me procure une joie immense. Sur scène, ce n’est que du bonheur. On ne met que le positif de la chanson au-devant, ce qui me plait beaucoup.

Je sais que le monde attend impatiemment la fin de l’année 2020 mais quand je regarde mon année, effectivement il y a eu deux confinements et des épreuves assez atroces à traverser mais, en parallèle, cette année m’a apportée tellement, avec ces scènes, entourée des copains, avec la sortie de mes trois premiers titres, avec les Masters. Il y a eu beaucoup de belles choses aussi en fait et la scène fait partie vraiment de mes meilleurs souvenirs de 2020.

 

 

Plus récemment, on a pu vous voir, sur France 2, dans une nouvelle édition des Masters, aux côtés de Nagui. On imagine votre étonnement et sans doute votre grande joie d’avoir pu y retourner, grâce à une version élargie, vous qui pensiez devoir tourner la page ?

Oui, tout à fait ! Effectivement, ça fait deux ans que je fais un peu mes adieux au public de « N’oubliez pas les paroles ». Il y a deux ans, j’étais, il me semble, treizième du classement et, à l’époque, on allait à coup de quatre à cinq maestros qui entraient chaque année dans le classement. Il s’est avéré qu’il y en a eu beaucoup moins l’année suivante, j’avais donc pu retourner aux Masters 2019, alors que je pensais que c’était déjà terminé pour moi en 2018.

J’y suis retournée en 2019, alors que j’avais la place de dernière au classement, les seize premiers maestros seulement étant retenus. Il y a eu la finale avec Kevin. Je m’étais dit que c’étaient mes derniers et qu’il me fallait tout donner. J’avais vraiment donné tout ce que je pouvais parce que je savais que c’était la fin. J’avais, à nouveau, pu dire au revoir à cette occasion au public qui m’avait beaucoup soutenue.

Voici que le tournoi pour les associations change de formule également, passant de seize à dix-huit. A ce moment-là, beaucoup de maestros m’étaient passés devant, j’étais devenue vingtième, je pensais y aller au mieux en tant que remplaçante mais il y a eu deux absents, ce qui m’avait permis d’y aller en place de dernière à nouveau. A l’issue de ce tournoi, Nagui annonce que la formule des Masters s’élargit et, quelques semaines plus tard, on apprend que c’est une formule à trente-deux. Voilà, c’était reparti. J’arrête maintenant de dire au revoir aux gens parce que je vais perdre toute crédibilité J.

C’est vraiment une chance incroyable parce que je n’imaginais pas que cette aventure durerait aussi longtemps. Je n’imaginais pas qu’elle m’apporterait autant artistiquement et, surtout, qu’elle m’apporterait autant humainement, dans toutes les rencontres que j’ai faites. Donc c’est une chance et on verra si cette formule est conservée pour l’année prochaine. On ne le sait pas, personne ne le sait pour le moment, ça a l’air de fonctionner en tout cas puisque l’on a battu des records d’audience chaque soir. Cette formule a l’air de plaire, c’est super, après on n’est pas décisionnaires de la formule. Je prie de tout mon cœur pour être encore présente l’année prochaine et si ce n’est pas le cas, tant pis, j’aurais eu au moins la chance de vivre cela pendant quatre années, en pensant chaque fois que c’était ma dernière. C’est déjà super.

On l’a vu, vous avez été éliminée bien plus tôt que d’habitude. Avec le recul, sans vous remémorer trop de mauvais souvenirs, que s’est-il passé ?

Je suis assez mitigée dans cette émission. Les points positifs de tout cela, c’est que, encore une fois, je n’étais même pas censée être là cette année donc comment ne pas être heureuse de pouvoir revenir sur ce plateau, de pouvoir ressentir toutes ces ondes, de pouvoir rechanter avec les Zikos, d’être aux côtés de Nagui ? Quelle chance d’avoir pu revivre encore toutes ces choses que l’on ressent sur le plateau. J’étais vraiment ravie d’y retourner. L’autre point qui est totalement positif aussi est que je fais partie de ceux qui ont eu la chance de repartir avec de l’argent, je suis repartie avec 20 000 €, une somme énorme. J’ai conscience de cette chance et je ne la nie absolument pas.

 

 

Mais c’est vrai que, à chaque fois que je vais sur le plateau, je me donne toujours un objectif. C’est marrant parce que, depuis quatre ans, l’objectif n’avait pas changé. Chaque année, je me disais « allez, tu as bossée comme une folle donc ta récompense serait que tu gagnes une finale à 20 000 € ». Ce qui serait une belle récompense pour mon travail. Cette année, l’objectif n’était absolument pas financier. J’avais comme une sorte de défi personnel à relever, peut-être lié au regard des autres qui avait changé sur moi. J’ai senti un certain changement, où les gens me craignaient davantage par rapport à ce que j’avais fait l’année dernière. Ils me disaient que je faisais partie des plus fortes, alors que je n’étais pas d’accord avec cela. Je savais mes points faibles, c’est juste que mes amis maestros n’en avaient pas forcément conscience. J’avais cette pression que je me suis mise naturellement parce que je pense que j’étais attendue. Quand je voyais sur certains sondages faits sur les réseaux sociaux que beaucoup de gens me voyaient aller en finale des Masters, je m’étais dit que de nombreux téléspectateurs s’attendaient à ce que je fasse une certaine performance. Je me suis naturellement mise cette pression de « Il faut que je réussisse, je n’ai pas le droit à l’erreur ». J’ai eu aussi moins de temps pour réviser, d’habitude les tournages avaient lieu en août, là ils ont débuté avant les vacances de la Toussaint donc ça a été très court pour moi de réviser, pendant que j’étais instit, pendant que je m’occupais de ma fille, pendant que j’avais des projets musicaux en cours. Mais je me suis donnée vraiment le maximum de moyens, à ne faire que ça de mes week-ends et de mes soirées. Voilà, quand on fait beaucoup de travail, on espère atteindre son objectif, pour moi c’était de gagner un match, peu importe l’argent, quitte à revenir les poches vides, cela m’était égal. Je voulais juste gagner un match et l’objectif n’a pas été atteint. Donc cela a été un peu ma déception parce que c’est la première fois des Masters que je n’atteins pas mon objectif. Mais, encore une fois, j’insiste, je ne voudrais pas que l’on pense que je n’ai pas conscience de la chance que j’ai d’avoir gagné 20 000 €, je suis très contente de cela, vraiment.

La deuxième déception, en plus de ne pas avoir atteint mon objectif, est d’avoir perdu contre moi-même en fait. Ça a été très décevant. J’ai fait une erreur, une seule erreur, qui m’a été fatale dans mon parcours. Sur la première manche, Mickael allait dans le fauteuil parce qu’il lui manquait des points, sur la deuxième manche, Mickael allait dans le fauteuil parce qu’il n’avait pas eu non plus la totalité de ses points. Donc j’avais mes premières manches, les connaissances étaient là, c’est juste le stress que j’ai très mal géré sur la première même chanson. Sur le match aller, je suis tombée sur « C’est dit » de Calogero, que j’avais récitée par cœur quelques semaines avant à mon mari, sans aucun soucis. Elle était passée naturellement. Là, j’ai vu les trois petits points apparaitre, ça y est, les paroles n’étaient plus là et rien ne me revenait, j’essayais de balancer des mots un peu dans le désordre mais je savais que ce n’était pas ça. Rien n’est venu, ça a été le trou noir.

Je trouve que, cette année, on s’est tous mis une pression beaucoup plus importante. Pourtant, l’année dernière, j’en avais déjà une sacrée mais celle de cette année m’a vraiment fait perdre mes moyens. Quand on voit l’état dans lequel était Mickael, on remarque que, finalement, on était tous assez mal, on se mettait une pression qui n’était pas forcément bénéfique. En tout cas, cette pression a été très négative pour moi, elle m’a vraiment ensevelie. Mais, voilà, en tout cas, c’est ma déception de m’être trompée sur quelque chose que je connais. C’est la crainte de tous les maestros. Quand on ne connait pas le texte, on ne regrette pas mais quand on le sait, c’est dur de se pardonner une erreur sur une chanson que l’on connait par cœur. Mais bon, c’est ainsi, cette année je suis tombée, l’année dernière j’étais debout et puis on verra l’année prochaine.

Merci, Elodie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Koh Lanta : Angélique revient sur son élimination juste avant l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Angélique,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminée de l’aventure « Koh Lanta » aux portes de l’orientation. Comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode en question ? A-t-il ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Honnêtement, ce conseil-là m’a rappelé que, ce jour-là, j’étais très très fatiguée. Aussi que j’étais fière de mon aventure et que je ne m’étais pas forcément battue plus que cela. Dans le sens où j’aurais peut-être pu essayer de trouver d’autres solutions pour ne pas être éliminée. Après, je ne regrette pas du tout ce que j’ai fait. Concernant le conseil, je pense encore, à l’heure actuelle, que les garçons ont très bien joué et que dans « Koh Lanta », il faut toujours faire attention à la stratégie et ne jamais baisser sa garde.

Au moment de rejoindre ce conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous alors ? Plutôt sereine ? Ou inquiète ?

Au fond de moi, il y avait toujours un risque d’être éliminée parce que je savais que Dorian protégeait Lola et que Loïc protégeait Alexandra. Même si on était cinq, il n’y avait personne qui me protégeait dans notre alliance et je savais que Brice, dans tous les cas, allait tout faire pour se sauver. On n’est jamais trop confiant. Mais bon, c’est vrai que je ne me suis pas battue corps et âme pour éviter d’être éliminée. C’est bien dommage d’ailleurs car, dans « Koh Lanta », il faut toujours se battre.

Plus globalement, quel regard portez-vous sur votre aventure ?

Je suis vraiment fière de mon aventure, honnêtement, je ne suis pas la plus grande des sportives, je ne suis pas la plus grande des stratèges, je ne suis pas la plus grande aventurière, je ne sais pas faire de feu. Etre arrivée jusque-là est vraiment une fierté et ça montre que « Koh Lanta », ce n’est pas que ça. J’ai quand même réussi à gagner des épreuves, j’ai quand même réussi à tenir jusque-là, je suis assez fière de moi et du parcours que j’ai fait.

Certains souvenirs vous ont-ils particulièrement marquée ?

Je retiens forcément quand j’ai gagné la dernière épreuve de confort et que je suis partie avec Lola partager la récompense. Il y a tellement de choses que l’on retient, les moments de partage où l’on est tous ensemble autour du feu, où on se raconte un peu nos histoires, où on partage nos moments un peu intimes. On ne les voit pas forcément tout le temps, il y a aussi les moments où l’on va faire des petites activités, où l’on va chasser des crabes… ce sont des moments qui, forcément, restent gravés, que l’on a partagés ensemble.

Vous citiez le prénom de Lola. Sa rencontre a été un fait marquant pour vous, vous avez formé un vrai binôme tout au long de l’aventure ?

Exactement ! Lola fait partie pleinement de mon aventure, elle était présente dans mon aventure et elle fait toujours partie de ma vie, elle est toujours présente. Comment ne pas parler de Lola alors qu’elle a contribué à me sauver dans mon aventure ?

Quelle place, quel rôle pensez-vous avoir eu sur le camp ?

On le voit très bien…Je suis une vacancière…. Non, je pense que j’avais le rôle, pour certaines personnes, de celle qui ne fait rien, qui n’est pas une aventurière, qui attend un peu trop, qui se repose un peu trop, alors que je faisais quand même des choses, que l’on ne voyait pas tout le temps. Mais bon, c’est vrai que je n’étais pas la plus aventurière de toutes…J’avais annoncé la couleur quand je suis arrivée, je ne m’en étais pas cachée.

 

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Comparativement à l’image que vous en aviez en amont, certaines choses ont-elles été plus ou moins compliquées ?

Le manque de nourriture…au début, ça allait, je pensais que ça allait être beaucoup plus dur que cela. Ça m’a vraiment touché seulement à la fin…C’était psychologiquement dur. Sinon, ce qui était compliqué vraiment pour moi, c’était de dormir dehors. Je pensais que j’allais mieux le vivre et, en fait, j’ai eu du mal. Je voulais que les nuits passent vite, je n’aimais pas du tout quand la nuit tombait, que c’était le moment d’aller dormir…je voulais qu’elles passent rapidement et, pourtant, elles étaient longues, très longues.

Une fois que vous avez rejoint la résidence du jury final et que vous avez retrouvé une partie de vos camarades, cela a-t-il été l’occasion de vous remémorer l’aventure et de mieux comprendre certaines décisions ? Ou, à l’inverse, le passé étant le passé, en avez-vous surtout profité pour vous connaitre dans un contexte autre qu’une vie sur le camp ?

Les deux ! C’est vrai que, après, on relativise, on prend du recul. Dans le jeu, on est vraiment dedans, à fond et, quand on en sort, on se rend compte qu’il y a des choses que, forcément, on n’aurait pas pensées comme cela ou que l’on aurait mal interprétées. Sinon, après, on essaie vraiment de se connaitre hors du jeu et on voit les gens un peu plus sincères, un peu moins hypocrites je dirais, sans les éliminations. On se redécouvre vraiment dans la villa du jury.

En plus de Lola, on imagine que vous avez gardé le lien avec certains de vos camarades ?

Il n’y a pas que Lola, il y en a plein d’autres…Alexandra, Ava, que j’avais peu vue dans le jeu, sur un jour seulement….et on a appris à se connaitre plus tard, maintenant on est très proches. « Koh Lanta », c’est ça aussi, ça continue même après.

A quelques heures de la finale à trois, quels sont vos coups de cœur parmi les aventuriers encore dans le jeu ?

Celle que j’aimerais voir gagner, c’est Alexandra. J’étais très proche d’elle, peut-être mois que Lola, mais j’étais très très proche d’elle aussi dans le jeu. Après, je trouve que chacun, dans les trois finalistes, mérite sa place et mérite de gagner. Loïc est quelqu’un qui m’a épatée et fascinée même lors des dernières épreuves et dans la vie sur le camp. Brice m’a épatée sur le fait qu’il aurait dû être éliminé depuis bien longtemps et, au final, il est toujours là et se retrouve finaliste. Je trouve que ça fait partie aussi du jeu « Koh Lanta ». Et Alexandra parce que, au début, on n’aurait pas misé une pièce sur elle alors que, au final, elle a un mental de fou. Elle est là, finaliste, je suis fière d’elle. Je ne sais pas mais je mettrais Alexandra en priorité.

Merci, Angélique, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Crimes Parfaits : Laura Mathieu évoque son personnage de guest dans la série à succès de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laura,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On pourra vous retrouver le mardi 24 novembre prochain, sur France 3, dans un épisode inédit de la collection « Crimes parfaits ». Sans tout en dévoiler, comment pitcheriez-vous « Master du crime », l’épisode en question ?

Ce sont des étudiants en criminologie qui vont se retrouver confrontés à un drame dans leur propre classe. J’y interprète une étudiante en criminologie, confrontée comme tous les autres étudiants à ce drame qu'ils n'avaient pas imaginé.

Au moment de son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être connaissiez-vous aussi déjà la série ?

Je connaissais la série mais c’est vrai que, pour ce qui est de l’interprétation d’un personnage élève en criminologie, je me suis plus inspirée de la série « Murder ». Où l’on retrouve aussi des étudiants en criminologie. Ça m’a fait penser à ce programme, je l’avais à l’esprit au moment du tournage. Avec ce côté un peu déconneur des étudiants mais assez sérieux dans le travail.

Et puis, j’ai fait de longues études en sciences et même si ça commence à remonter, je me souviens encore très bien de la FAC, de l’ambiance des cours en amphi...

 

 

Comparativement à un programme plus récurrent, notamment « Demain Nous Appartient », avez-vous senti des différences dans la façon d’aborder votre personnage ?

On n’a pas le temps, contrairement à DNA, de voir évoluer son personnage. Il y a plus une couleur donnée que l’on retrouve sur les quelques séquences dans lesquelles je joue sur cet unitaire. Je suis partie avec une couleur et j’en ai utilisées quelques autres pour tourner. Mais on n’utilise pas la même palette que sur DNA, où on nous propose une évolution de semaine en semaine. Et puis sur ce film, je n’ai pas beaucoup de séquence, comparé à la quotidienne. Ce n’est donc pas du tout la même chose. On connait son personnage, on le joue mais on n’a pas le temps de le voir évoluer comme sur six mois de tournage. C’est beaucoup plus restreint, on a moins de possibilités du coup.

Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui regarderont cet unitaire ?

Les petites touches d’humour, notamment le rôle interprété par Isabelle Otero qui doit manger tout le temps, c’était très drôle à tourner, parfois moins pour elle qui était obligée de manger à nouveau à chaque prise. C’est assez frais à regarder. J’espère que ça transparaitra à l’écran comme ça s’est passé sur le tournage. C’était très agréable à tourner, très frais, on se marrait bien, il y avait vraiment une bonne cohésion d’équipe, c’était très sympathique. C’était vraiment très chaleureux, ça chantait beaucoup dans les couloirs donc c’était rigolo. Notamment Hubert Roulleau qui aimait bien chanter, c’était très drôle. J’espère que c’est ce qui sera ressenti à l’écran. En tout cas, on s’est bien amusé à le tourner.

Plus globalement, malgré le contexte sanitaire actuel, avez-vous quand même pu aboutir d’autres projets ?

La période est très compliquée. J’avais beaucoup de dates de théâtre programmées lors des deux confinements. Tout ça est tombé à l’eau. C’est vrai que c’est très très compliqué. Même sur « Demain Nous Appartient », il y a énormément de réorganisation de plannings et d’arches. Ce n’est pas hyper facile à gérer parce que l’on ne sait pas du tout de quoi demain sera fait.

On m’avait proposé des projets qui ne se tourneront pas dans l’immédiat. On espère que ça s’arrangera au plus vite. On ne sait plus du tout si la tournée va être reportée ou pas, si les tournages vont être reportés ou annulés… suspens… La suite au prochain épisode !!

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Alix évoque avec nous ses 32 jours d'aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Alix,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminée de l’aventure « Koh Lanta » lors de l’épisode diffusé vendredi dernier. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Je l’ai vécu assez sereinement. Le visionnage des épisodes, que ce soit celui-ci, celui de mon arrivée ou les autres, suit à chaque fois le même petit rituel : petit apéro, avec modération bien sûr, en famille puis un visionnage plutôt tranquille.

C’était une très belle aventure pour moi, ça n’a pas ravivé vraiment d’émotions. Celles-ci étaient plutôt à l’instant T. La diffusion est surtout pour mes parents et mes proches, afin de leur partager cette aventure. Après, c’est vrai que ça a quand même un petit gout de revanche, parce que partir sans que mon nom ne soit mis sur un papier reste quand même un peu au travers de la gorge. Mais voilà, c’est le jeu, j’avais signé. Je ne peux pas dire que ce soit douloureux, la diffusion est surtout un moment de partage en famille.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous réellement en danger ?

Oui, oui, clairement. Je me sentais déjà en danger au conseil précédent. Manque de bol pour eux, ils n’avaient pas réussi à se mettre d’accord sur mon prénom donc, au final, c’est Jody qui était sortie. Là, quand je tire la boule couleur saumon, je comprends que je suis avec Laurent, qui avait déjà été cité précédemment à droite et à gauche sur le camp et pendant le conseil aussi. Je me suis dit qu’il fallait garder la tête haute car on était clairement dans la panade. Donc, effectivement, je vais à ce conseil pas du tout sereinement. Sincèrement, je sens que je pars. J’avais essayé de chercher un collier, de faire des pieds et des mains mais, malheureusement, ils ont réussi à se mettre d’accord sur un nom, celui de Laurent et, du coup, je prends le départ avec lui.

Cet épisode a été celui des binômes. Comment s’est passée votre collaboration avec Laurent ?

Pendant les épreuves, Laurent était méga à l’écoute. Il m’avait demandé de le driver et m’avait dit qu’il me suivrait. C’est pour cela que j’ai l’air un peu autoritaire avec lui mais c’est lui qui me l’avait demandé. Il était hyper investi au sein de notre binôme, que ce soit pour les stratégies ou la communication. On a beaucoup discuté lui et moi, on a pris des décisions ensemble. On était très en cohésion.

On vous a sentie, dans les jours précédents votre départ, presque à bout physiquement ?

Clairement, ma tête avait beau dire à mon corps « on avance », mon corps n’en pouvait plus. Je n’arrivais plus à manger, le riz ne passait plus, la coco ne passait plus, l’eau avait beaucoup de mal à passer, j’étais dans un état physique assez déplorable et c’est vrai que ça se voyait que j’étais dans une souffrance. Mais je m’étais dit qu’il fallait que je garde la tête haute. Au final, j’ai quand même craqué face caméra car j’étais vraiment à bout et, physiquement, ça commençait à être terrible.

Comment avez-vous vécu votre rôle de capitaine d’équipe, lorsque les quatre régions ont été regroupées en deux camps ?

Pour moi, c’était une consécration. Quand je suis montée sur ces pilotis, j’avais vraiment une rage de vaincre. A la base, je ne savais pas du tout pour quoi je me battais, j’avais l’impression plus de me battre pour les bleus et par revanche par rapport à ce qui s’était passé la veille avec l’élimination de Mathieu. Quand je monte sur ces pilotis, je me suis dit que personne ne gagnerait à part moi. Quand je découvre que c’est un rôle de chef d’équipe qu’il y a derrière la récompense, c’est encore mieux pour moi. Ce que je vais dire n’est pas un manque d’humilité mais j’ai un leadership naturel qui fait que j’adore accompagner mes troupes pour aller le plus loin possible. Au final, je le fais donc je suis aussi très fière. Maintenant, c’est vrai que chef d’équipe est également un cadeau empoisonné parce que les gens se cachent derrière nous pour se reposer, pour critiquer plus facilement. Ca attise aussi parfois la jalousie. Mais je n’ai volé ma place à personne. Si quelqu’un avait voulu être chef à ma place, il aurait fallu gagner ces pilotis, ce qui n’a pas été le cas. Voilà, c’est un cadeau mais, en quelque sorte, qui est empoisonné.

 

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Je dirais que j’ai trois grands souvenirs. Le premier est cette toute première épreuve d’immunité, avec les bleus, où je rattrape Dorian et Samuel pour éviter le conseil. Je me rappelle de mes camarades qui crient mon nom, c’était vraiment hyper fort émotionnellement. Quand j’arrive, que je pose cette hache sur le ponton et qu’ils me prennent tous dans leurs bras, je me dis que cette bande de « clampins » que je connais depuis deux jours est, à partir de maintenant, ma famille. Il y a des liens qui se tissent hyper fort, c’est incroyable. On aura beau décrire ces émotions de toutes les façons possibles, tant que l’on ne vit pas cette aventure, c’est difficile de comprendre que l’on peut s’attacher en si peu de temps à ces personnes que l’on ne connait pas et que l’on n’aurait même pas pu croiser dans la vraie vie.

Le second est forcément ma victoire sur les pilotis. C’est vrai que je me suis vraiment donnée à fond, mentalement et physiquement, pour avoir cette victoire. Ça a été très très fort émotionnellement. Le dernier est un peu ma consécration personnelle aussi, c’est cette victoire sur le parcours du combattant, alors que j’étais déjà au bout du rouleau.

Qu’est-ce qui a été le plus dur au quotidien ?

C’est un mélange de plusieurs petites choses. On ne mangeait pas donc on était faibles. Accepter que l’on est faible physiquement, pour quelqu’un qui aime beaucoup bouger, est un peu compliqué. On ne mangeait pas, on ne dormait pas et c’est l’accumulation, je pense, de manque de nourriture et de fatigue qui est compliquée. On a beau se dire que si on y retourne pour une nouvelle aventure, on mettra de l’eau dans son vin mais on ne sait pas à l’avance. Sur place, on ne dort pas, on ne mange pas, on est à fleur de peau. Tout le monde est à fleur de peau, il y a un effet de groupe qui fait que les émotions et les sentiments sont décuplés. Ça peut créer des petites explosivités au sein du groupe. C’est ce qui est difficile à gérer. C’est aussi fatiguant, je dirais, que le manque de nourriture et de sommeil.

Sur le camp, quelles tâches aviez-vous à cœur de faire ?

Sur le camp, je dirais le feu et la nourriture. Déjà, de base, dans la vraie vie, j’adore faire à manger. C’est vrai que, sur le camp, je le faisais naturellement. Il faut savoir que personne ne s’est jamais proposé de venir faire à manger à ma place. Personne ne prenait d’initiative particulière vis-à-vis de cela. Du coup, je le faisais naturellement, c’était devenu ma petite routine pour m’occuper. Mais, au final, ça m’a été reproché, forcément. Je m’occupais du feu aussi la nuit. Au début, chez les bleus, je prenais cela à cœur dans le sens où c’était mon rôle de m’en occuper la nuit pour mener mon équipe et, pour permettre aux plus faibles dans les épreuves, de mieux dormir. Par la suite, je l’ai fait naturellement, même sur la tribu des réunifiés. Le feu et la nourriture sont des choses qui me tenaient vraiment à cœur. Après, quand je demandais un relai de temps en temps, ce qui arrivait surtout vers la fin, les gens me répondaient qu’ils ne m’avaient jamais obligée à le faire. Mais, en fait, je ne demandais pas grand-chose, juste un relai. Du coup, voilà, le fait que je demande de l’aide a été mal interprété.

Au moment de partir, quels sont vos coups de cœur parmi les aventuriers encore dans le jeu ?

Chez les garçons, je dirais Loïc et Dorian et, chez les filles, évidement Lola ou Alexandra.

Merci, Alix, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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