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Crimes parfaits, sur France 3 : Wendy Nieto évoque les deux nouveaux épisodes diffusés prochainement !

Publié le par Julian STOCKY

© Aurélien FAIDY - france.tvstudio - France Télévisions – 2020

 

Bonjour Wendy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver ce mardi 16 février dans deux nouveaux épisodes de « Crimes parfaits » sur France 3. On imagine votre plaisir d’avoir retrouvé cette belle équipe ?

Oui, oui, bien sûr ! A chaque fois, je suis ravie quand j’ai le coup de fil m’annonçant la reprise du tournage. Surtout, je suis ravie de retrouver Julie, qui est devenue une amie.

 

© Aurélien FAIDY - france.tvstudio - France Télévisions – 2020

 

Sans tout en dévoiler, comment pitcher les deux épisodes à venir, « Ivresse des profondeurs » et « La femme est un homme comme les autres » ? Quels seront les contextes respectifs de ces deux nouveaux numéros ?

Dans le premier épisode, je dirais que l’on est face à un meurtrier qui est dans une peine inconsolable. On est vraiment pris d’affection pour ce personnage, on comprend pourquoi il ou elle a fait cela. Dans le deuxième, ce qui m’a plus marquée, c’est plutôt la façon dont le meurtre a été commis. Je trouve qu’il y a une mise en abîme assez intéressante…je n’en dirai pas plus, je préfère vous laisser découvrir.

Un mot aussi sur votre personnage de Fatou. Que va-t-il se passer pour elle ?

Là, en fait, ce qui est différent dans ces nouveaux épisodes comparativement à avant, c’est qu’on sent que Fatou a pris en confiance dans son métier. Du coup, Louise la laisse plus prendre en charge l’enquête avec des interrogatoires qu’elle va mener toute seule. C’est intéressant, même pour moi, c’était la première fois où je tournais des scènes dans lesquelles j’interrogeais par moi-même, toute seule, sans que le personnage de Louise ne soit là à assurer mes arrières. On va dire que Fatou s’affirme, même en termes de look, avec une nette transformation du personnage, ce que je trouve très intéressant.

A titre plus personnel, en tant que comédienne, pour ces évolutions que vous venez d’évoquer, avez-vous adapté votre façon d’aborder le personnage ?

Cette année, j’ai eu la chance de travailler avec David Ferrier, qui a réalisé ces deux épisodes. Ce qui était bien, c’est qu’il y avait un véritable échange avec lui, dans le sens où je pouvais proposer des choses et qu’il était à l’écoute. On arrivait à trouver un compromis pour pouvoir donner un peu plus de couleurs et de caractère au personnage de Fatou. C’était très plaisant. En fait, c’est toujours agréable de pouvoir construire le personnage avec le réalisateur. Du coup, je trouve que ça prend une autre dimension et ça permet d’incarner de manière plus juste parce qu’on amène quand même sa touche personnelle, son naturel. Quand j’interprète un personnage, je tiens à l’aimer, du coup je vais faire en sortie de proposer des choses qui vont le mettre en valeur ou qui vont le rendre plus juste, plus touchant et plus sincère.

 

© Aurélien FAIDY - france.tvstudio - France Télévisions – 2020

 

On imagine que vous avez hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

Oui, c’est sûr. Déjà, j’ai hâte de voir les épisodes parce que je ne les ai pas vus. J’ai hâte d’avoir les retours bien sûr des téléspectateurs mais j’ai besoin aussi d’avoir des retours de mes proches, de ma famille. Ils me soutiennent, ils suivent de manière assidue tout ce que je fais donc c’est vrai que j’ai hâte de savoir s’ils ont bien ressenti aussi l’évolution de mon personnage et de la série.

Au-delà de la force du programme, le cadre de tournage à La Rochelle doit être très plaisant ?

Moi, depuis, j’ai envie de vivre là-basJ, tout simplement. Généralement, on tourne les deux épisodes sur une période d’un mois et c’est vrai que la production, du coup, me prend un appartement sur place. Ce qui m’évite d’être à l’hôtel et de faire des allers-retours sur Paris. Je me sens chez moi là-bas, ça me permet, le week-end, de visiter, de me balader, d’aller sur l’ile de Ré, sur l’ile d’Oléron, d’inviter ma famille, mes amis. C’est vrai que La Rochelle est une ville très plaisante, que j’adore. Si je peux, si j’ai l’occasion, j’aimerais bien vivre au moins dans la région et pouvoir, de temps en temps, faire des allers-retours sur Paris pour le travail.

En complément, dans le contexte actuel, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

Juste après le tournage de « Crimes parfaits », j’ai enchainé avec le tournage d’une série pour France 2 qui s’appellera « Le code ». C’est un univers complètement différent, celui des avocats. Je joue la fille du personnage principal, interprété par Daniel Lobé. C’est une très belle série, très bien écrite où je joue des choses complètement différentes et j’espère que ça va plaire.

Merci, Wendy, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Nadia Richard évoque son arrivée dans la série à succès de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nadia,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

On peut actuellement vous retrouver dans la série à succès de France 3 « Plus Belle La Vie ». On imagine la joie et le plaisir que cela doit être pour vous de rejoindre cette grande famille artistique ?

Oui, je suis hyper contente, vraiment. En plus, ça faisait un petit moment que je n’avais pas tourné sur une série, même si je tourne tous les jours sur ma chaine. Quand on m’a proposé le casting pour « Plus Belle La Vie », je me suis dit que ce serait trop cool, j’étais vraiment hyper contente de tenter ma chance. Quand j’ai su, en plus, que j’étais prise, c’était la joie.

Vous y interprétez une YouTubeuse suicidaire. Avec vos propres mots, comment la décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je dirais que c’est une jeune femme qui est un petit peu perdue. Elle subit, comme on peut le vivre d’ailleurs en réel YouTubeur, la pression de ses followers qui sont nombreux, la pression des haters qui sont également très nombreux. Elle en a marre d’être toujours au top, de devoir toujours montrer une image d’elle qui est fausse au final. Ça lui fait un peu péter un câble et ça l’amène, au final, à une tentative de suicide. Heureusement, elle se fait sauver in extrémis par Estelle et Francesco.

 

 

Au moment de son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Une partie du rôle n’est finalement pas si éloigné de vos autres activités artistiques.

Je n’ai pas du tout abordé JuLife en me disant « ah, trop bien, c’est le même boulot que moi donc je me sens plus proche du personnage ». J’ai essayé d’avoir en moi ce côté un peu perdu de quelqu’un qui n’a plus vraiment de branche à laquelle se raccrocher. Honnêtement, le fait qu’elle soit bloggeuse, oui, pour la petite histoire, c’est marrant parce que moi aussi je fais des vidéos sur Youtube, donc on a cela en commun mais, pour ma part, je ne suis pas du tout suicidaireJ. Donc je ne me suis pas inspirée de ma propre vie. Peut-être un peu quand même de mon expérience parce que c’est vrai que, parfois, en tant que Youtubeuse, j’ai déjà subi la pression d’un bad buzz ou autre, comme beaucoup d’autres bloggeurs. A part ça cette pression-là que je connais et que, donc, j’ai pu rendre « admissible » dans ma tête, j’ai évidemment créé le personnage de toutes pièces pour le jouer.

La série est à l’antenne depuis plus de 16 ans maintenant. Aussi, avant de rejoindre les plateaux, vous êtes-vous plongée dans les dernières diffusions pour vous imprégner du contexte actuel ?

Je me suis mise à re-regarder « Plus Belle La Vie ». J’avais regardé à l’époque où j’étais en première, j’étais très assidue, avec mes frères on était à fond. Evidemment, le temps passe et on ne peut pas suivre, je pense, tous les épisodes. Donc, oui, je me suis replongée dans la série, même dès le moment où j’ai eu la proposition de casting, pour me remettre dans l’ambiance et savoir aussi où j’allais peut-être mettre les pieds. J’avais fait cela pour « Cut » aussi, j’avais regardé les deux premières saisons. J’aime bien, ça me met dans l’ambiance.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est particulièrement soutenu. Aussi, quelle a été votre méthodologie de travail en ce sens ?

En fait, ce qui est bien, c’est que j’ai été à très bonne école avec « Cut », la première série dans laquelle j’avais tourné. Finalement, c’est plus ou moins le même rythme, avec un nombre élevé de minutes utiles à rendre par jour. Du coup, comme on m’avait dit que « Plus Belle La Vie » allait encore plus vite, j’avais évidemment appris mon texte au couteau. D’une manière générale, je suis très bonne élève mais je savais encore mieux mon texte. En fait, j’ai été très agréablement surprise, j’ai trouvé que c’était presque plus facile que « Cut », j’étais presque comme à la maison, tout allait bien, c’était juste normal pour moi.

Vous avez sans doute hâte de continuer à découvrir les premiers retours des téléspectateurs ?

Carrément ! J’en ai déjà eu d’ailleurs grâce aux premières vidéos sur Facebook, où on me voit apparaître. J’ai pu constater le retour des spectateurs. A l’image de l’équipe sur le plateau, le public est très gentil, je n’ai vu que des commentaires positifs. J’ai été très très agréablement surprise des retours. Pour l’instant, je crois que mon personnage est très bien accueilli, j’espère que ça va continuer comme ça.

Merci, Nadia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Maëlle Mietton évoque l'évolution d'Alice, son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maëlle,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous faites partie de la belle aventure « Un Si Grand Soleil » depuis ses débuts. On imagine la joie et la fierté pour vous et pour toute l’équipe de voir la si belle fidélité des nombreux téléspectateurs ?

Oui, nous sommes contents, tous, c’est un travail d’équipe, nous avons tous travaillé d’arrache-pied, avec cœur, avec engagement, avec désir. Ça continue, les équipes sont toujours formidables, on est toujours tous très engagés dans la construction, avec beaucoup d’intensité. A priori, ça porte ses fruits, cet engagement se sent certainement à l’écran.

Vous y interprétez le rôle d’Alice Bastide. Après deux ans et demi d’antenne maintenant, quel regard portez-vous sur elle ? C’est vrai qu’elle a vécu beaucoup d’émotions, familiales notamment…

C’est un personnage qui a un joli parcours, très intéressant pour une comédienne, avec des enjeux. C’est une chance de pouvoir créer un personnage sur une quotidienne, on l’accompagne, on le guide, parfois il me guide. En tout cas, c’est un espace collaboratif. Il y a surtout le travail de collaboration avec l’écriture qui fait que l’on construit ensemble un personnage et un parcours. C’est un personnage qui est fort intéressant parce que très développé, il y a eu beaucoup d’enjeux, un parcours très chaotique, avec beaucoup d’émotions. Aussi des aventures personnelles et familiales assez mouvementées. Avec quelques joies mais quand même beaucoup de tragique. Ce sont deux ans et demi intenses. Il n’est pas évident de déterminer à première vue quels sont les outils du comédien et de comprendre par où ça passe, ça a l’air plus simple d’observer les outils dont se sert un menuisier lorsqu’il crée un meuble. Pour un comédien, ça passe par le dedans, on n’a pas forcement les ressorts pour comprendre. Le travail avec les émotions est un engagement physique important, que l’on ne voit pas, surtout pas à la diffusion. En réalité, c’est comme un sportif, on engage beaucoup le corps, évidemment le cœur et le nerveux.

 

 

Ainsi, au bout de deux ans, le travail de ce personnage m’a donné beaucoup à éprouver, et c’est pour cela qu’il y a une petite pause dans le tournage et dans le développement des intrigues du personnage. Beaucoup de confiance m’est accordée, mais je préfère la remettre à plus tard parce que j’ai envie de relever le défi avec la même nature que d’habitude, la même estime et le même investissement que je mets dans mon travail, pour la production, la diffusion, les téléspectateurs et pour moi. Je ne veux pas brader cet espace.

Dans l’idée, après toutes les intrigues, après la séparation avec Julien, Alice va prendre une petite pause, elle va partir en voyage toute seule, mais pas loin. Elle prend un peu de recul, elle prend un temps de solitude, c’est cohérent je trouve avec l’âge du personnage aussi, quand il y a des choix importants qui sont faits. Ça peut arriver, je pense, à certaines personnes. Il y a des âges, comme cela, où on prend un peu de recul, où on se met un peu à l’écart, où on a besoin de sentir, de rêver, de se projeter, de poser les valises. C’est ce qui va arriver prochainement à Alice dans la diffusion. Pour la suite, je ne sais pas encore, tout est possible du coup.

Au travail, comme Alice a souvent eu l’occasion de le faire par le passé, elle soutient actuellement son collègue Ludo, qui vit lui aussi une période difficile avec Johanna Lemeur. On retrouve là sans doute l’une des principales caractéristiques d’Alice ?

On sent que oui, elle a cette présence, cela la constitue je pense. Elle a toujours une écoute, une attention pour les gens qu’elle aime. Comme elle peut, parfois, faire preuve d’un peu de brutalité dans ses choix. Je l’incarne comme cela aussi, car je cherche des encrages pour justifier le choix des auteurs. Là, la séparation a été un peu brutale, après le départ de Manon. Je me suis dit peut-être avec l’âge, le fait que les enfants sont grands, le départ de leur fille, qu’ils étaient un peu désynchronisés tous les deux dans leur relation. Même s’il y a de l’amour, l’épanouissement au quotidien n’est plus une évidence. Ce sont deux individus aux personnalités un peu fortes, la relation de couple peut les annihiler, les inhiber, plutôt que de les aider à se protéger correctement dans le temps.

Je me suis dit qu’Alice était quelqu’un qui avait un parcours de vie très fort et je comprends, lorsque on a un parcours comme cela, très ancré dans le réel ou qui peut avoir été chaotique dans l’enfance, que l’on peut avoir des réactions qui sont un peu cash parfois. Les choix se font rapidement, parfois trop cash pour la compréhension des autres. En tout cas, c’est une des façons de pouvoir réagir et je me sers de celle-ci.

Cela donne des espaces de compréhension, elle peut avoir cet accueil, cette écoute, cette bienveillance sur la vie, sur ses émotions et, en même temps, elle peut être vraiment tranchée. Ce n’est pas antinomique, ça la constitue. Donc, avec Ludo, elle est là, mais il est vrai que parfois on l’a vu réagir avec lui de façon moins compréhensive. C’est là tout le personnage d’Alice.

Avez-vous adapté, mois après mois, votre méthodologie de préparation en amont et celle de travail sur le plateau ? Ou sont-elles les mêmes depuis le premier jour ?

C’est un mix. Nous ne sommes jamais les mêmes, on grandit tous les jours. J’ai une approche « polytechnique » on va dire, je mélange plusieurs approches selon les jours, selon les besoins, selon l’environnement. J’ai une boite à outils, je n’utilise pas qu’une seule méthode en particulier. Au tout début, comme j’avais peu d’expérience sur la technicité de l’image, sur le jeu de comédien à l’écran, j’avais un très bon guide, en la personne de Jérémy, avec qui je jouais beaucoup. Il avait beaucoup plus de métier que moi à l’image, il m’aidait pour les marques, pour les axes de caméra, pour les valeurs. Ce sont des choses que j’ai vraiment apprises au fur et à mesure, dans la pratique. J’ai, du coup, peaufiné mon rapport à la technique et peaufiner mes connaissances. Au fur et à mesure du temps, comme j’ai eu la chance de tourner beaucoup, j’ai pu fluidifier ces techniques au jour le jour, de fait j’ai pu être plus subtile, je pense, dans l’interprétation. Je peux ainsi accompagner plus facilement la narration, la dramaturgie, le réalisateur et toute l’équipe et c’est important pour moi.

J’y vais toujours avec la même fraîcheur et la même implication. On est sur le moment, à la différence qu’avec le spectacle vivant, nous n’avons pas le même temps de répétition et peu de prises sur un programme quotidien comme celui-ci. Comment gérer les émotions, les faire vibrer ? Je viens avant tout du spectacle, et j’ai toujours besoin d’espaces de recherche, même si ce sont des techniques différentes. Dans l’interprétation, j’essaie toujours d’y aller avec cette fraîcheur, où l’émotion est, à un moment donné, directe, à cœur, pour m’adresser aux téléspectateurs. Les enjeux ne sont pas non plus les mêmes selon les séquences, et quand ils sont forts, on les comprend plus facilement, les émotions sont donc moins difficiles à faire passer.

 

 

Quand ce sont des séquences comme celles avec le personnage de Ludo actuellement, c’est plus du soutien aux intrigues principales, il y a moins d’enjeux pour le personnage, il n’a pas d’émotions directes et claires à défendre. Mais, là aussi, il y a une recherche, un travail pour savoir ce que l’on met en valeur, ce que l’on fait remonter. Pour sentir qu’il y a du vivant et une émotion quand même à fleur, nous ne sommes pas juste en train d’échanger des mots et un quotidien qui pourrait se rapprocher d’une certaine banalité. C’est plaisant de toujours trouver un petit levier, quelque chose qui fait sourire, qui interpelle, qui crée une petite réaction, pour que ce soit vivant. Ce sont toujours mes objectifs. Dès le début, j’ai toujours donné comme cela et ça n’a pas changé depuis. J’essaie toujours de trouver cet endroit de véracité dans le jeu, pour le personnage et pour que les téléspectateurs ressentent immédiatement ce qui se passe.  Après, je l’accompagne au mieux possible. Oui, je pense que j’ai affiné les techniques avec la pratique.

Merci, Maëlle, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Marie-Gaelle Cals évoque la juge Cécile Alphand, son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie Gaëlle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous faites partie de la belle aventure « Un Si Grand Soleil » depuis ses débuts. On imagine la joie et la fierté pour vous et pour toute l’équipe de voir la si belle fidélité des nombreux téléspectateurs ?

Oui, on est vraiment contents de cette fidélité qui s’installe et qui perdure. Non seulement, elle perdure mais, en plus, je pense qu’il y a de nouveaux téléspectateurs qui rejoignent le programme chaque soir, de tous horizons, de tous âges et de toutes générations différentes.

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles sont les clés du succès de ce programme ? Pourquoi plait-il tant au public ?

Je n’ai pas les recettes, sinon je serais productrice ou auteureJ. Mais, de point de vue, je pense qu’il y a d’abord un axe différent des programmes qui étaient équivalents, pas forcément à la même heure, mais des quotidiennes on va dire. Je pense qu’il y a une ambition assez forte de la réalisation, de la lumière, une très très belle mise en valeur de la région aussi, il faut le dire. Et avec des personnages qui peuvent toucher n’importe quelle classe sociale et n’importe quelle génération. Au-delà de ça, dans l’écriture, il y a quelque chose de très bien fait, des recettes sont mijotées pour rendre les intrigues intéressantes et donner rendez-vous le lendemain aux téléspectateurs.

On l’a bien vu avec le premier confinement, il n’y avait plus la série puisque l’on faisait la part belle à l’info sur France 2, je pense en fait que les retrouvailles ont été chaleureuses pour nous en interne et pour les téléspectateurs. On nous l’a pas mal dit. Les gens avaient été privés et les retrouvailles ont été très touchantes.

 

 

Vous y interprétez le rôle de la juge Cécile Alphand. Après deux ans et demi d’antenne maintenant, quel regard portez-vous sur elle ?

On en est à un moment particulier dans sa vie personnelle, elle s’est, j’allais dire, enfin séparée d’Alain, même si c’est ce dernier qui a pris la décision. Elle est à un tournant personnel de sa vie de femme. Et puis on la suit quand même dans sa fonction de juge. Mais ce qui m’apparait comme cela, c’est qu’en fait, elle garde toujours cette part de mystère, une certaine opacité à ses émotions, même si, évidemment, il y a des occasions d’intrigues pour les montrer. J’ai l’impression que c’est un personnage qui est quand même assez élégant dans sa manière d’être, elle ne se plaint pas, « no complain, no explain » comme on dit en anglais. Dans cette histoire avec Christophe, elle fait avec son présent, cet homme était là et elle continue sa vie. Ça peut être difficile de rompre avec quelqu’un avec qui on a passé du temps, elle continue à être au présent, elle travaille, elle a un sens aigu de la justice évidemment, elle est très pro. J’attends de voir, moi aussi je suis curieuse des prochaines aventures et de construire de plus en plus ce personnage que j’aime accompagner.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Alors, au début, non, je n’ai pas été vers ce travail là. Mais c’est venu plus tard, j’ai rencontré une juge assez jeune, qui avait été juge pour enfants longtemps et qui, là, était juge d’instruction. J’ai appris aussi sur la magistrature, sur le fait que l’on peut changer. Ce sont des métiers, si on les fait à fond, qui, au bout d’un moment, peuvent être oppressants et on a alors besoin d’un nouvel angle, d’une nouvelle vision de son métier. C’est vraiment régi par un protocole, par des règles, c’est très codifié, très codé. Donc, là, oui, dans un second temps, quand j’avais beaucoup d’intrigues dans le bureau, après que l’on m’ait construit le décor, j’ai senti le besoin de m’intéresser un peu plus et de fouiller un peu plus, au plus proche d’une véracité d’une réelle profession. Voilà, c’était hyper intéressant de rencontrer cette femme avec qui je me suis très bien entendue. Elle me disait justement qu’elle avait besoin de respirations, heureusement elle vivait avec quelqu’un qui avait une activité artistique, ce qui l’aidait beaucoup à couper avec son métier. Effectivement, ce dernier peut vous ronger, tellement il vous accompagne. Quand on rentre chez soi, il ne suffit pas d’enlever son manteau, ça peut vous poursuivre dans votre vie. Elle avait ce besoin d’avoir une vie artistique le soir, d’aller au théâtre, à des concerts, dans des musées, c’était une partie très importante de sa vie.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Comment vous y préparez-vous ?

Je n’ai pas de méthodologie particulière, ça dépend des intrigues, je suis un peu au présent par rapport à cela. Ca dépend si je rentre dans un petit tunnel. Effectivement, j’apprends mon texte, je le lis surtout beaucoup pour m’imprégner des situations mais j’avoue que c’est un exercice particulier. Il suffit que je remette les bijoux, que je remette les habits et il y a quelque chose qui se fait. On rentre dans ses pantoufles et on y va. C’est, je trouve, assez agréable. En plus, on connait les techniciens, c’est un plateau qui est très agréable, avec des équipes techniques vraiment très contentes d’être là.

 

 

Sans tout en dévoiler, à quoi peut-on s’attendre pour votre personnage dans les prochaines semaines ? On imagine notamment qu’on la verra toujours en collaboration étroite avec le commissaire Becker ?

Oui, on va dire que c’est une constante. D’ailleurs, j’aime bien l’équipe que l’on fait, c’est très agréable de travailler avec Yvon. Je n’oublie pas non plus le procureur, joué par Franck Adrien. Ça va être une constante, mêlée de sa vie personnelle avec Christophe. Mais j’ai l’impression que, pour le moment, rien n’est développé, on ne sait pas trop où ça va. Je pense qu’elle est un peu ballottée au grès du vent par rapport à ce qu’il lui propose et, en même temps, je pense qu’elle garde quand même cette intelligence assez vive. Du fait qu’elle soit juge, on ne peut pas passer à côté de cet aspect-là de ce personnage. Je pense que c’est quelqu’un à qui on ne la fait pas. Je trouve qu’elle est dans la réflexion constante, c’est une des caractéristiques en tout cas que j’essaie de lui donner.

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

J’ai une proposition d’un moyen-métrage produit par Canal +, qui va être tourné au printemps ou aux beaux jours, selon les aléas de ce projet. Je suis très très contente, ce sera un film d’Olivier Perrier. J’attends d’autres réponses en parallèle. En tout cas, je pense que l’on est quand même tous très heureux les uns et les autres d’être présents, dans ce contexte, sur un programme quotidien. Il faut le dire aussi, c’est quand même une grande chance de travailler en ce moment pour des comédiens ou des techniciens. Il faut le saluer parce qu’il y a tout un aspect de la profession qui souffre énormément et on est très chanceux.

Merci, Marie-Gaëlle, pour toutes vos réponses !

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Section de recherches : Mélanie Maudran nous présente Sandrine, son nouveau personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélanie,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

On peut actuellement vous retrouver dans la nouvelle saison de la série à succès de TF1 « Section de recherches ». On imagine la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous de rejoindre cette belle équipe ?

Oui, oui. Alors, ça s’est fait de manière totalement naturelle. On m’a sollicitée pour rejoindre le casting de la saison 14. On m’a donc présenté le personnage auquel on pensait pour moi. L’idée de rejoindre ce casting, de rejoindre cette équipe et d’incarner ce personnage qui est très très différent de celui que j’incarne actuellement sur « Un Si Grand Soleil » ont fait que j’y suis allée sans hésiter et ravie de le faire. Et il se trouve que mon emploi du temps le permettait, évidemment sans cela, cela aurait été compliqué. Mais tout a été très fluide sur cette histoire, j’étais très heureuse de rejoindre l’équipe. J’avais déjà eu l’occasion de faire un épisode en tant que guest il y a des années avec, évidemment, Xavier à la tête de ce navire. C’était une autre équipe au casting, il n’y avait alors ni Fabienne ni Franck. Au-delà de rejoindre l’équipe de « Section de recherches »  c’est aussi l’occasion d’un cross over avec « Alice Nevers » et de revoir Marine Delterme et Jean-Michel Tinivelli, avec qui j’avais tourné aussi il y a quelques années. C’était chouette.  

Vous y interprétez le rôle de Sandrine, la meilleure amie et colocataire de Jeanne. Une femme de caractère qui, d'après la bande-annonce, ne semble pas laisser insensible Lucas. Avec vos propres mots, comment la présenteriez-vous ? Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Sandrine est un pilier dans la vie du personnage de Fabienne et réciproquement. Elles sont amies depuis l’enfance donc elles ont une relation ultra fusionnelle qui peut même parfois interpeller les gens autour d’elles. C’est ce qui se passe. A leur âge, continuer à avoir un lien aussi fort peut paraitre un peu ambigu, un peu étrange. En tout cas, elles sont liées par l’enfance, par l’adolescence, par un long parcours et par une grande confiance l’une envers l’autre. On sent que Jeanne est essentielle à la vie de Sandrine et réciproquement. Elles vivent en colocation, ça va loin quand même. Au début, Sandrine est présentée comme un élément essentiel de la vie de Jeanne et de son équilibre, puis, après, elle va faire connaissance avec Lucas et va commencer à entretenir une relation avec lui. Donc elle va comme cela, petit à petit, tranquillement, occuper de plus en plus de place et on va découvrir de plus en plus de choses sur elle. Jusqu’à ce qu’on découvre que c’est une personne qui a plusieurs couleurs en elle et qui est donc assez surprenante.

Au moment de rentrer dans la peau de ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Non, je me suis lancée. Je réagis évidemment à mes partenaires, aux gens avec qui je travaille. La rencontre avec Fabienne a été décisive aussi. J’aurais pu m’imaginer ce que je voulais sur le personnage, après il y a aussi le terrain, où on jouait à deux. Là, tout ce qui crée le lien entre Jeanne et Sandrine se jouait entre moi et Fabienne. Il se trouve que l’entente a été assez immédiate et que l’on n’a pas eu de difficulté à jouer ce lien fort qu’il y a entre elles, ça s’est fait très naturellement.

On prépare évidemment un personnage, on s’en fait toute une idée et puis, après, il y a ce qui se passe avec les autres. Même aussi une direction d’acteurs de la part du réalisateur. En l’occurrence, là, j’en ai eues plusieurs. Mais je suis arrivée avec une idée quand même assez construite du personnage qui, pour moi, était une femme dominante, quelqu’un qui a un fort caractère, qui assume ses désirs, qui assume ses envies, une femme de tête.

C’est déjà la 14è saison de la série. Du coup, vous êtes-vous plongée ou replongée dans certains des épisodes, notamment de la précédente saison, avant de rejoindre les plateaux ?

Ma réponse va être décevante, je ne regarde quasiment pas la télé. Ça va de « Section de recherches » à même « Un Si Grand Soleil », que je ne regarde pas quotidiennement. La télé, finalement, a assez peu de place dans mon quotidien. Je regarde malgré tout des séries et beaucoup de films. Du coup, non, je ne me suis pas replongée dans les anciens épisodes, à vrai dire. Ce n’est pas forcément une méthode que j’applique.

 

 

Plus généralement, on peut penser que vous avez hâte de découvrir les retours des téléspectateurs après la diffusion de vos premiers passages dans ce programme ?

Bien sûr ! Les afficionados de cette série ont dû attendre avec impatience cette 14è saison. D’après les anciens, les installés, les irréductibles de la série, c’est une saison de qualité. Je suis ravie d’y avoir participé et d’avoir apporté ma petite touche avec des comédiens que j’apprécie beaucoup.

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ? On imagine que vous fréquentez toujours très régulièrement les plateaux de « Un Si Grand Soleil » ?

Oui, au moment où je vous parle, je sors d’une journée de tournage sur cette série. Effectivement, c’est quand même assez récurrent dans mon emploi du temps. Avec, en alternance, des arches plus ou moins importantes et donc une présence plus ou moins importante. Ce qui me permet, quand ce n’est pas le cas, d’avoir la chance de partir sur d’autres aventures aussi, ce qui est un équilibre important. Sinon, j’ai un « Nina » qui devrait sortir à un moment donné. J’ai fini le rôle principal d’un « Meurtres à… », qui se passe à Mulhouse. Nous avons terminé il n’y a pas si longtemps que cela mais j’ai comme l’impression que ça devrait être diffusé rapidement car on nous évoque déjà un passage sur la RTBF. Donc, généralement, ça s’enchaine rapidement ici. Voilà, je pense que ça ne devrait pas tarder. J’y joue moi-même le rôle d’un lieutenant, c’était très chouette de me mettre dans la peau d’une femme de terrain comme cela, je n’avais jamais eu l’occasion de jouer un personnage de flic. C’était très chouette, avec une réalisatrice que j’aime beaucoup, qui s’appelle Delphine Lemoine avec qui, d’ailleurs, j’avais tourné un « Section de recherches » il y a des années.

Merci, Mélanie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Section de recherches : Fabienne Carat nous présente Jeanne, nouveau personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : FRANCOIS LEFEBVRE / AUTEURS ASSOCIES / TF1

 

Bonjour Fabienne,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions !

On pourra vous retrouver, à partir de ce jeudi 28 janvier, dans la série à succès de TF1 « Section de recherches ». On imagine la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous de rejoindre cette belle équipe ?

Effectivement, rejoindre cette équipe de « Section de recherches », avec tous les acteurs, notamment Xavier Deluc, Franck Sémonin mais aussi Félicité Chaton, Elise Tielrooy et Stéphane Soo Mongo, m’a permis de découvrir une équipe formidable. J’ai été accueillie très chaleureusement. C’est vrai que, quand on est nouveau, on arrive un peu plus prudemment et timidement mais ils m’ont tout de suite détendue en étant très chaleureux. Donc ça s’est très très bien passé.

Vous y interprétez le personnage de Jeanne Lorieux, qui, au départ, devait simplement assurer l’intérim de Martin Bernier durant son congé maladie. Mais on va s’apercevoir qu’elle va rester un peu plus longtemps. Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce nouveau personnage ?

Jeanne a également le grade de commandant, le même que Bernier. Mais ce dernier lui demande de rester car il y a du travail pour elle aussi. Symboliquement, il va lui faire une place. Je décrierais Jeanne comme une personne assez mystérieuse, assez secrète, voire un peu refermée sur elle-même, du moins centrée, dans le sens où on la sent préoccupée par quelque chose. Elle fait bien son travail, elle vient de Saint-Cyr donc elle n’a pas vraiment l’habitude du terrain, ce qui dérange certains des coéquipiers, notamment le personnage de Lucas. On la sent très sûre d’elle, elle est parfois même un peu solitaire dans ses décisions. Ce qui me fait assez rire chez elle, c’est qu’elle se moque totalement de ce que pensent les autres. On va découvrir, au fil de la saison, pourquoi elle est si mystérieuse et elle va forcément un peu s’ouvrir voire se fissurer même à ses dépens.

Au fur et à mesure des 8 épisodes, y verra-t-on aussi l’envers plus personnel de Jeanne ? Apprendrons-nous à mieux la connaitre et la comprendre de ce point de vue-là ?

Bien sûr ! Lucas la suspecte assez rapidement et, petit à petit, avec Bernier, ils vont s’intéresser à ce qu’elle peut bien cacher. Il va y avoir aussi cette colocation avec le personnage de Mélanie Maudran qui, progressivement, va révéler des choses. On va en savoir beaucoup plus sur Jeanne, jusqu’à l’intervention de l’équipe de « Alice Nevers ». Marine Delterme et Jean-Michel Tinivelli vont soutenir la SR pour s’allier un petit peu tous sur le cas de Jeanne. Cette dernière ira ainsi jusqu’à découvrir elle-même des choses sur sa propre vie, ça va aller très loin.

Au moment de rentrer dans la peau de ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pour le look, je sais que la production s’est inspirée un peu de Sandra Bullock, par rapport à la coiffure. Pour le reste, je me suis inspirée de Gillian Anderson. J’ai vraiment lu les descriptions faites du personnage, c’est vraiment au travers des informations sur son vécu que je l’ai incorporée et intégrée. Elle est présentée comme quelqu’un de rigide donc je l’ai rendue rigide aussi physiquement. Je me tenais différemment, je posais ma voix différemment, le costume m’aidait beaucoup aussi. Je la voyais verticale, comme une barre en lévitation. Je me suis moi aussi connectée en elle, en restant principalement sur ce personnage, je ne suis pas tant que ça allée chercher ailleurs.

 

Crédits photo : JL PARIS / AUTEURS ASSOCIES / TF1

 

C’est déjà la 14è saison de la série. Du coup, vous êtes-vous plongée ou replongée dans certains des épisodes, notamment de la précédente saison, avant de rejoindre les plateaux ?

J’ai regardé par hasard deux à trois épisodes disponibles en replay. Mais je n’ai pas forcément cherché à savoir ce qui s’était passé juste avant. J’avais déjà fait une apparition dans un épisode il y a quelques années, je connaissais donc un peu les personnages de Bernier et de Lucas. Je me suis surtout fiée aux textes et à ce qui se passait dans l’histoire.

Plus généralement, on peut penser que vous avez hâte de découvrir les retours des téléspectateurs après la diffusion du premier épisode ?

J’ai eu la chance d’avoir quelques retours via des journalistes et aussi via les belges mais j’ai hâte d’avoir les retours des téléspectateurs français. Je n’ai pas regardé non plus, j’ai attendu patiemment et sagement que ça passe à l’écran. Mais, oui, j’ai vraiment hâte. En tout cas, il faut voir toute la saison parce que le personnage va quitter sa rigidité petit à petit. C’est un rôle de composition et il me tarde d’emmener les téléspectateurs dans cet univers qui est différent de là où on a pu me voir. D’après les premiers retours, les gens sont assez contents. La façon dont les histoires sont racontées plait beaucoup et il y a aussi un peu plus de perso.

Comparativement à vos expériences artistiques précédentes, être sur une saison à 8 épisodes vous a-t-il demandé d’adapter votre méthodologie de préparation puis celle de travail sur le plateau ?

Bien sûr que c’est différent mais j’avais déjà tourné sur des téléfilms donc je savais que c’était différent d’une quotidienne. C’est juste que l’on a un petit peu plus de temps. Ce qui est rigolo, c’est que, le soir, quand on apprend nos textes, il y a des scènes où l’on a juste une phrase ou deux, d’autres où on n’a pas du tout de phrase et certaines où l’on a juste deux grosses répliques monologues. Donc le travail est très différent, il y a des soirs où l’on en a beaucoup, des soirs où on a beaucoup de séquences mais sans texte, où il faut juste se replonger dans l’histoire et la chronologie. On tourne deux épisodes simultanément, on a donc deux histoires à bien suivre en parallèle. C’est un exercice qui est plus captivant par ce phénomène-là et ce travail-là.

Ensuite, oui, c’est un peu plus cool mais on est dans toutes les séquences, alors que sur une quotidienne, comme on est énormément de personnages, on va être de toutes les séquences certains jours seulement et d’autres, ça va être des personnes différentes. Là, c’est souvent nous. C’est différent, ça demande de s’adapter mais c’est tout à faisable et c’est normal en même temps. Cela ne m’a pas dérangé du tout.

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ?

J’ai toujours fait des choses en parallèle, je ne me suis jamais reposée sur mes lauriers. Je trouve que le temps passe trop vite, que la vie est trop belle et que l’on a trop de choses à faire en tant qu’artistes. En parallèle, j’ai travaillé beaucoup sur ma biographie que j’ai co-écrite avec Isabelle Dhombres et qui est sortie après le confinement, aux éditions Michel Lafon, « Danse avec la vie ». Je continue à faire quelques lives de temps en temps parce que je n’ai pu rencontrer les lecteurs qu’une seule fois.

J’ai également sorti le DVD de mon spectacle, « L’amour est dans le prêt ? ». Le hasard a fait, et tant mieux, que j’avais fait une captation avant qu’il n’arrive tout cela. En ce moment, j’enregistre aussi des nouveaux titres pour un album que j’espère prêt à l’automne prochain. J’en suis à mon 7è titre, j’écris aussi les textes. Ce n’est pas du one-woman show, c’est encore presque plus personnel, même si c’est moins clair parce que c’est plus poétique on va dire. Mais, oui, c’est un autre moyen de s’exprimer, c’est un autre moyen de faire passer des messages. Pour moi, c’est aussi le même métier. Pour la suite, on verra, j’ai des propositions de scénarios notamment.

Merci, Fabienne, pour toutes vos réponses !

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Section de recherches : Franck Sémonin évoque la 14è saison, en diffusion sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : François Lefebvre / Auteurs Associés / TF1

 

Bonjour Franck,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Deux ans après la saison 13, « Section de recherches » est de retour sur TF1, ce jeudi 28 janvier. On imagine que c’est toujours une joie, un plaisir pour vous de retrouver vos camarades et le plateau ?

Absolument, c’est tout à fait ça ! On travaille de manière familiale, presque artisanale j’ai envie de dire. Sur la plupart des productions, en général quand on vient, c’est une famille qui est déjà huilée et on intègre souvent des téléfilms ou des séries de manière rapide, on va dire flash. Chez nous, on est en place depuis 7 ans à Nice donc on a nos habitudes de travail avec toutes nos équipes techniques, ça se gère vraiment comme cela, c’est une espèce de grande famille, on connait la vie des uns, des autres, les problèmes, les qualités, les joies, les peines. C’est vraiment ça, c’est une famille riche de plusieurs personnalités, à la fois pour les techniciens ou les acteurs notamment, on a beaucoup de partage tous ensemble.

Cette 14è saison est marquée notamment par l’arrivée de Jeanne Lorieux, interprétée par Fabienne Carat, qui devait, au départ, simplement assurer l’intérim de Martin Bernier durant son congé maladie. Mais elle va finalement rester de manière plus permanente dans l’équipe. Ce qui ne manquera pas de créer certaines tensions avec le reste de l’équipe….

Dans un premier temps, c’est très conflictuel. Elle sort de Saint-Cyr, elle a fait les hautes écoles d’investigation et de gendarmerie mais ce n’est pas du tout une femme de terrain donc elle mène les enquêtes de manière tout à fait théorique. Mais la théorie et la pratique sont évidemment non pas opposées mais très différentes. Donc c’est très compliqué de travailler avec Jeanne Lorieux et Lucas est plutôt content de voir le retour du commandant Bernier, puisqu’il est passé commandant après lui avoir sauvé la vie sur la précédente saison.

Oui, les rapports entre Lucas et Jeanne Lorieux sont extrêmement compliqués puisque Lucas est plutôt d’un tempérament impulsif et instinctif, il a besoin d’informations pour travailler, ce qui n’est pas le cas de Jeanne Lorieux. Cela complique les rapports. Au fur et à mesure du temps, ils vont finalement apprendre à se connaitre. C’est un peu comme dans un couple, l’important est de communiquer. S’il n’y a plus de communication, il n’y a pas de possibilité de trouver une solution. Donc ils vont communiquer, apprendre à se sentir et à se connaitre l’un et l’autre. La bascule se fait au moment où Lucas commence à prendre confiance en Jeanne et c’est Bernier qui, de son côté, se dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec cette femme. Il ne comprend pas qu’elle soit venue ici pour s’installer. Il s’est renseigné, son histoire ne marche pas, elle est là pour une motivation personnelle, elle n’est pas là du tout pour intégrer l’équipe de la SR de Nice afin de résoudre des enquêtes locales. On va creuser cette piste avec Bernier et on va s’apercevoir effectivement qu’elle a quitté Paris, qu’elle est venue ici avec son amie Sandrine pour résoudre une affaire personnelle. Qui va évidemment compliquer l’ensemble de la vie de la SR et qui sera développée pendant les deux derniers épisodes, ceux du cross over avec la série « Alice Nevers ».

Sans tout en dévoiler, peut-on aussi s’attendre, comme c’est de plus en plus le cas depuis plusieurs saisons maintenant, à mieux connaitre encore la vie personnelle de Lucas Auriol ?

Lucas est un célibataire, je vais dire endurci, parce qu’il ne veut pas s’engager. Evidemment, il tombe très souvent amoureux, ça va être à nouveau le cas dans cette nouvelle saison, il va tomber sous le charme de la sublime Mélanie Maudran qui interprète le rôle de Sandrine, la colocataire de Jeanne. C’est le grand drame de la saison pour Lucas puisqu’il va perdre tragiquement Rose dans le premier épisode et, malgré tout, il va tomber amoureux de cette femme superbe, magnifique, magnétique mais qui finalement est diabolique. Tout cela finit en hicJ.

Après toutes ces années, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage de Lucas Auriol, sur son parcours et sur son évolution ?

Je trouve d’ailleurs qu’il ne vit pas encore assez de choses, ce serait bien d’en écrire encoreJ. « Section de recherches » est une série avec plusieurs personnages et il faut nourrir chacun de ses éléments. J’ai hâte que l’on écrive une série sur « Me, myself and I », ce serait pas malJ.

 

Crédits photo : François Lefebvre / Auteurs Associés / TF1

 

Au fur et à mesure des saisons, avez-vous fait évoluer votre méthodologie de travail sur votre personnage et vos éventuelles sources d’inspiration ?

Non, pas du tout. Le piège est tentant, en fait, de remettre en question un personnage, en tout cas dans son interprétation. Sauf que l’on perd alors les téléspectateurs. C’est vrai que ça fait 7 ans que j’incarne ce personnage, on perdrait alors les rapports notamment entre Bernier et Lucas si on avait une interprétation en fonction des évolutions. Il y a le flegme britannique de Martin Bernier, il y a le côté cow-boy et rentre-dedans de Lucas et il serait très mal venu de ma part de changer de direction, ça fausserait les rapports entre les deux hommes et ça nuirait à la qualité de la série. Ce qui ne veut pas dire que je m’endors dans ce rôle, au contraire ça nécessite une vigilance de ne pas sortir de ce personnage. En tant qu’acteur, on aime créer, on aime pouvoir apporter des choses. Il faut pouvoir rester sur ses rails et laisser les auteurs nourrir ce personnage avec les histoires.

Plus globalement, quels seront les faits marquants et attendus de cette nouvelle saison ? On peut notamment penser à un nouveau cross over, que vous avez évoqué, avec l’équipe de la série « Alice Nevers » pour les deux derniers épisodes ?

Je suis toujours ravi de retrouver mon copain Jean-Michel Tinivelli. On aime bosser à l’écran, c’est une chose mais on aime aussi se retrouver autour d’une bonne table avec une bonne bouteille de pinard. Voire deuxJ. C’est toujours un plaisir de retrouver Jean-Mi. Malheureusement, il habite à Paris, moi dans le Sud, on ne se voit pas aussi souvent qu’on le voudrait mais, à chaque fois que je monte à Paris pour des raisons professionnelles, je ne manque pas de l’appeler et on va se faire un gueuleton avec grand plaisir rue Montorgueil, là où j’ai mes quartiers quand j’y suis. J’aime beaucoup ce quartier, qui est très animé dans un contexte normal. C’est un grand kiff de retrouver Jean-Mi à chaque fois, c’est sûr.

On peut penser que vous avez hâte de découvrir les retours des téléspectateurs à l’issue du premier épisode ?

Absolument ! C’est la raison pour laquelle je me rendrai disponible sur Instagram à peu près toute la journée pour répondre aux questions et envoyer quelques vidéos, ce que j’aime beaucoup faire. C’est plus simple pour moi d’appuyer sur le bouton vidéo pour répondre aux fans que d’écrire des textes. Je lis tous les commentaires qui me sont donnés, je réponds par des petits like, des petits cœurs. Mais quand les questions sont un peu plus précises, je prends le téléphone et le temps de répondre en vidéo à tous les fans. C’est un vrai plaisir de communiquer avec eux.

Pour terminer, malgré le contexte actuel, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

Je travaille sur des projets personnels de développement de courts-métrages parce que j’ai monté aussi une boite de production vidéo l’année dernière, qui s’appelle « Can we com ». Je suis en relation avec une personne qui s’occupe d’enfants en situation fragilisée, à la fois socialement et dans leur éducation. On se rencontre en début de semaine prochaine pour justement tourner des courts-métrages autour de la vie de ces ados, pour justement pouvoir les mettre à l’écran et tourner des choses intéressantes avec eux. Je passerai derrière la caméra, c’est moi qui dirigerai.

Merci, Franck, pour toutes vos réponses !

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La fille dans les bois : Carolina Jurczak évoque l'unitaire de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Carolina,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver, mercredi 3 février prochain, en prime sur France 2, dans le téléfilm « La fille dans les bois ». Très simplement, comment présenteriez-vous cet unitaire ?

C’est l’histoire de Jeanne, qui va découvrir sur le lit de mort de sa sœur un secret révélé par cette dernière. Qui va lui faire promettre de rétablir une vérité. Par loyauté envers sa sœur, elle va faire tout ce qu’elle peut, tout ce qui est possible pour elle afin de respecter ses dernières volontés.

Après, j’ai l’impression qu’il y a une autre chose d’important à raconter par rapport à ce téléfilm, c’est aussi, pour moi, l’histoire d’un retour à la famille, aux racines, aux origines. On sent quand même que c’est un personnage qui a quitté très soudainement sa vie, qui revient sur son enfance, sur ses souvenirs qui le hantent. C’est une sorte de redécouverte d’un endroit qu’elle connait déjà. J’imagine que c’est quelque chose qui doit parler à beaucoup de gens, surtout avec les yeux d’adultes que l’on peut avoir, à un moment donné, sur son enfance. Jeanne regarde sa vie d’enfant sous prisme d’un adulte grandissant.

Par rapport aux différentes caractéristiques que vous venez d’évoquer de votre personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Je pense que c’est toujours bien de partir de soi et de retrouver des choses qui nous touchent personnellement dans le personnage. Je crois que l’idée de claquer la porte de quelque chose, d’abandonner, de partir sans se soucier des autres, est quelque chose qui m’est déjà arrivé. Je peux comprendre l’état dans lequel on doit être pour en arriver là. Mais je sais que j’ai aussi beaucoup pensé à ma mère, qui est une émigrée polonaise, qui est arrivée ici en France. Cette redécouverte de quelque chose que l’on connait sans le connaitre vraiment et cette manière d’être chez soi sans être vraiment chez soi, quand on revient au pays, après avoir passé beaucoup de temps ailleurs, est un peu étrange. On n’appartient plus aux choses et, en même temps, on y a quand même marqué une empreinte de sa vie. Je crois que j’ai beaucoup pensé à ce retour, à quel point c’est troublant de redécouvrir les autres et ces endroits, d’être un inconnu dans un endroit connu.

 

 

Ce téléfilm est d’après le roman de Patricia MacDonald. Avez-vous fait le choix de le lire ou avez-vous préféré en rester détachée ?

Je suis assez partisante du travail, je n’ai pas l’impression que ça me pollue. Ça ne me trouble pas, ça ne m’éparpille pas d’avoir beaucoup d’informations, du coup je n’ai pas eu de mal à lire le livre. J’ai même lu des interviews de l’auteur, la manière dont elle parle m’intéresse et est très inspirante. Je trouve que c’est hyper intéressant d’avoir beaucoup de détails sur un personnage pour pouvoir ensuite choisir et avoir le moyen de sélectionner ce qui nous intéresse le plus. C’est aussi une collaboration avec un réalisateur, il faut proposer pas mal de choses. On trouve ensemble, du coup c’est bien d’avoir beaucoup de matière, sur le tournage, à proposer pour que les choses aillent vite. Après, je sais très bien aussi que les scénaristes ont adapté ce roman-là, c’est important de faire la part des choses avec toutes ces informations et de ne pas oublier qu’avoir un scénario adapté d’un roman est différent d’un simple roman. Il va inévitablement y avoir des différences, notamment scénaristiques.

Vous avez eu la chance de voir en avance le téléfilm. Quelles sensations avez-vous eues au moment du visionnage ?

C’est toujours un moment très très bizarre de se regarder soi-même. J’ai fait énormément de bruit, je n’ai pas pu m’empêcher de faire des commentaires. C’est un peu une petite souffrance de se regarder. Mais, en même temps, à un moment donné, je pense que l’on arrive à être un peu objectif et je suis absolument ravie de ce que j’ai vu. Je serai contente de le revoir une deuxième fois, un peu plus apaisée, maintenant que j’ai passé cette étape de la première fois. En tout cas, j’en suis ravie. Je fais confiance au pressentiment que j’ai eu sur le plateau, avec le travail du réalisateur et de toute l’équipe, je sais que l’investissement que tout le monde a mis prévaut sur les peurs que l’on peut avoir. Je pense que l’on a bien travaillé.

 

 

Vous avez hâte du coup, on imagine, de découvrir les retours du public ?

Bien sûr ! C’est le moment le plus excitant. La chose la plus importante n’est pas notre avis d’acteur mais celui du public. C’est lui qui décide si ça lui plait ou pas. Il est le juge le plus dur à convaincre et, en même temps, c’est très excitant de le challenger et d’être à sa hauteur, de lui faire plaisir avec quelque chose qui soit beau, qui raconte des histoires, qui fasse rêver, qui émerveille un peu aussi.

Justement, même si ce n’est jamais évident à dire en amont, selon vous, qu’est-ce qui va pouvoir plaire aux téléspectateurs dans cet unitaire ?

Je pense que ce qui va les attirer, c’est principalement de voir des gens assez ordinaires qui ont une vie qui, d’un coup, devient, par la force des choses, par loyauté, incroyable. Justement, tous ces personnages vont essayer de s’accomplir d’une certaine manière, de s’élever. Ils sont tous, quelque part, très résiliant. Je pense que ce sont des sentiments que tout le monde a déjà vécus. Je pense que tout le monde peut adhérer à ces choses-là. Je pense que l’on a plus que tout besoin en ce moment de famille, de penser aux autres et je crois que ce téléfilm raconte un peu cela, il y a beaucoup d’espoir.

En parallèle, quelles sont vos autres actualités du moment ?

J’ai un autre téléfilm qui passe aussi sur France 2, quasiment au même moment, à deux jours d’intervalle : « La petite femelle ». Avec Lucie Lucas, Helena Noguerra et d’autres. Ca va être un peu LA semaineJ.

Merci, Carolina, pour toutes vos réponses !

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Les petits meurtres d’Agatha Christie 70’S : Interview croisée avec les trois comédiens principaux de la série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emilie, bonjour Chloé, bonjour Arthur,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous trois !

On pourra vous retrouver sur France 2, le vendredi 29 janvier prochain, dans « Les petits meurtres d’Agatha Christie 70’S ». On imagine votre joie de participer à cette belle aventure, dès son commencement ?

Emilie : Oui, oui, oui, c’est une joie, c’est un plaisir de rentrer dans cette équipe et même dans cette famille j’ai envie de dire, qui est menée d’une main de maitre, qui est chapotée par la maman Sophie Revil. C’est vraiment un univers joyeux et exigeant, c’est très agréable de travailler dans ces conditions-là.

Arthur : Oui, parce que c’est le départ d’une nouvelle version, dans des années qui sont très colorées et qui permettent quand même quelques fantaisies. Avec un personnage qui a beaucoup de caractère et qui est assez jouissif à jouer. C’est-à-dire que je peux être assez extraverti, il y a pas mal d’humour dans l’écriture de ce personnage et, en règle générale, dans les scénarios de la série. Donc, oui, c’est un grand plaisir.

Chloé : Ah oui, oui, oui, complètement ! Je suis très très contente de participer à cette aventure qui vit depuis plus de dix ans je crois et qui fonctionnait très très bien avec les anciens personnages. C’est une vraie aventure d’équipe en plus, il y a la déco, la mise en scène, les costumes, … c’est une vraie cohésion de groupe, ce qui est hyper intéressant car ce sont toujours les mêmes depuis longtemps.

Emilie, vous y interprétez le rôle d’Annie Gréco, qui arrive au commissariat de Lille pour en être justement la commissaire. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Emilie : Annie est une femme droite, qui a fait des choix dans sa vie et qui a privilégié sa carrière. Parce que, à l’époque, il fallait faire des choix, ne pas être mariée, ne pas dépendre d’un homme, que ce soit d’un mari ou d’un père. Avec ses choix, elle se retrouve finalement très isolée, très seule, c’est peut-être une de ses failles et aussi une de ses forces. C’est une femme qui est autoritaire, qui tient sa barque, qui découvre aussi ce qu’est une femme de pouvoir face à des hommes qui n’ont pas l’habitude d’être dirigés par une patronne. Elle garde tous les attributs, tous les apparats de la féminité, qui peuvent être les talons, la jupe, le sac à main, le vernis à ongles, le brushing impeccable. On s’est amusés à dire qu’Annie Gréco était finalement la rencontre d’un sac à main et d’un holster.

 

 

Arthur, vous incarnez Max Beretta. Comment le présenter ?

Arthur : C’est un très bon inspecteur de police, qui a beaucoup de flair, c’est quelqu’un de loyal, qui adore son métier. Maintenant, c’est quelqu’un de très impulsif, quelqu’un qui est assez colérique et qui peut vite en venir en mains s’il sent qu’on lui manque de respect ou qu’on le prend pour plus idiot qu’il n’est. Je crois aussi que ce personnage cristallise tout ce que les hommes de cette époque peuvent penser des femmes, en tout cas c’est ce que la productrice et les scénaristes ont voulu faire. C’est l’homme macho des années 70 dans toute sa splendeur et qui, paradoxalement, est très sensible et très timide aussi face aux femmes.

Chloé, quant à vous, vous jouez Rose Bellecour. Qui est-elle ?

Chloé : Rose est psychologue, c’est sa vocation et elle vient d’une famille très très fortunée. Elle a peu de patients, elle a du mal à percer dans son métier. En parallèle, elle a une vraie envie d’émancipation, elle a envie aussi de sortir de cette famille, de faire ses preuves toute seule et elle a un peu également envie de prouver à ses parents puis à la commissaire et à l’inspecteur, ses capacités et son talent de psy. Il y a un peu de frustration derrière, elle qui n’est pas encore reconnue dans son travail. Petit à petit, dans les enquêtes qu’elle va mener avec ses deux acolytes, elle va montrer qu’elle a aussi des capacités de profileuse.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour leurs interprétations ?

Emilie : Quand on est arrivés sur le projet, Arthur, Chloé et moi, Sophie Revil avait déjà forcément imaginé, avec les auteurs, nos personnages et, effectivement, ils avaient des inspirations de départ qu’ils nous ont de suite données. Pour Annie Gréco, ils voulaient une sorte de mélange entre Annie Girardot, Lino Ventura et Simone Signoret, de sacrées références. Le but n’est pas de leur ressembler ni de les imiter, c’est de s’inspirer d’eux, d’une sorte de force tranquille et droite que Lino Ventura pouvait dégager et aussi une sorte d’impertinence, de vivacité, de féminité que pouvaient avoir Annie Girardot et Simone Signoret. C’est vrai que ce sont de bons points de départ pour commencer à travailler.

En vrai, les personnages étaient vraiment très très bien écrits, très très bien dessinés. A tous les postes, c’est vraiment un travail d’équipe, aux costumes, au maquillage, à la coiffure, on travaille tous ensemble pour créer le personnage.

Arthur : Dès le départ, on avait des influences qui nous ont été données par Sophie, des modèles, des archétypes. Pour moi, c’était entre un Jean-Paul Belmondo et un Patrick Dewaere. Il se trouve qu’au moment de faire les lectures et de travailler les dialogues puis au moment des essayages de costumes, les choses se sont mises naturellement en place. A l’écriture déjà, on sent cette filiation avec ces deux acteurs, en tout cas ce qu’ils pouvaient représenter dans les années 70. C’est-à-dire Belmondo quelque chose de très joyeux, d’assez solaire et de très physique aussi et Dewaere quelque chose de plus sombre et de plus nerveux.

 

 

Chloé : Sophie Revil, quand elle m’a parlé de mon personnage, m’a évoqué Marlène Jobert et Audrey Hepburn. Mais c’était plus dans quelque chose de physique et de graphique, pas vraiment dans l’interprétation du personnage. Pour cette dernière, je ne me suis pas inspirée d’une actrice ou d’un autre personnage, j’ai joué avec moi-même. Dans les costumes et dans la coupe de cheveux particulièrement très années 70, dans la démarche, dans la façon de tenir, les inspirations de Sophie m’ont aidée pour pouvoir jouer.

Emilie, votre personnage est bien entouré. Pouvez-vous nous présenter ses camarades ?

Emilie : Très concrètement, on va demander à la commissaire de choisir un adjoint et, comme de par hasard, elle va décider de travailler avec un inspecteur qui est très bon mais qui lui aussi a été mis sur la sellette et qui lui aussi doit faire ses preuves. Max Beretta, pour ne pas le nommer, a des problèmes d’impulsivité et de violence, qu’Annie va essayer de canaliser. Elle va exiger de lui qu’il se soigne, en lui mettant dans les pattes une psychologue qu’elle rencontre par hasard sur une scène de crime, Rose Bellecour. Elle aussi, finalement, est assez isolée parce qu’elle veut devenir psychologue, qui est un métier encore très très peu connu. Elle est fille à papa, sa mère essaie désespérément de lui trouver un mari, ne croit pas une seule seconde que sa fille ne peut dépendre que d’elle-même et s’en sortir seule. Finalement, ces trois personnages qui sont assez seuls et qui ont tous des choses à prouver vont s’allier et faire équipe, ils vont être très solidaires et très loyaux les uns envers les autres, pour pouvoir résoudre des enquêtes.

 

 

Regardiez-vous les versions précédentes, dans les années 30 puis les années 60 ? Vous y êtes-vous replongés avant le tournage ? Ou avez-vous préféré rester neutres et prendre un peu de recul ?

Emilie : En fait, ce sont un peu les deux. Je connaissais moi-même la série, j’avais déjà regardé des épisodes sans même avoir l’idée qu’un jour, je ferai partie de ce projet. On a eu la gentillesse de m’offrir tous les coffrets, j’ai pu en regarder quelques-uns mais c’est vrai que, à un moment donné, il faut se mettre au boulot sur nous. On ne peut s’arrêter sur le passé, il faut bosser au présent. Donc, au bout d’un moment, je me suis concentrée sur nos scénarios. J’avais compris l’idée et, de toute façon, l’équipe était toujours là pour nous soutenir et nous rappeler l’esprit de la série, au cas où on s’en évaderait.

Arthur : J’ai la télé chez moi depuis assez peu de temps, du coup je n’avais pas beaucoup regardé cette série, j’en connaissais l’existence, j’avais déjà zappé chez mes parents ou des amis, j’en avais entendu beaucoup de bien par le public mais aussi dans le métier. Sophie Revil nous a proposé à Emilie, Chloé et moi d’avoir la possibilité de piocher dans les 37 épisodes réalisés entre la première et la deuxième saison. Du coup, j’en ai regardé quelques-uns pour me familiariser avec l’esprit visuel du programme. Sachant que l’esthétique qui va avec l’époque changerait puisque, là, nous passons des années 60 aux années 70. Outre ce changement, c’était surtout pour voir dans quelle famille je mets les pieds. C’était pour voir dans quelle chronologie je mets les pieds. C’est une vraie histoire, cette série a 12 ans, il y a beaucoup beaucoup de spectateurs qui suivent le programme de manière assidue, on le voit sur les réseaux sociaux, les gens ont peur que l’on change tout et que, finalement, on ait symboliquement tué des membres de leur famille. Sauf que c’est tout nouveau. Voilà, pour moi, c’était aussi pour bien voir ce qu’ils avaient fait, qui était de très bonne qualité. Je m’étais dit que si ce que je vois est bien, si ça me plait, il n’y a pas de raison pour que je n’aille pas dans cette même famille 10 ans plus tard avec une toute nouvelle ambiance.

Chloé : J’ai regardé et, en plus, j’avais joué dans l’épisode « Ding dingue dong » en saison 2 le rôle de la meurtrière. C’est vrai que, quand Sophie m’a dit que j’allais jouer en saison 3, elle m’a passé les dvd et je m’y suis remise, pas tant pour le jeu des acteurs mais surtout pour l’ambiance de la série. Aussi au niveau de l’image, pour voir ce que ça rendait, pour voir ce qui était vraiment montré au niveau des décors. Je voulais m’approprier une ambiance.

« La nuit qui n’en finit pas » sera le première épisode, en diffusion le 29 janvier prochain. Combien d’autres ont déjà été tournés ?

Emilie : Pour l’instant, on a réussi à en faire quatre en 2020, ce qui, comme le dit Anne Holmes, la patronne de la fiction à France Télévisions, est quand même un exploit vues les circonstances sanitaires. On est censé en faire quatre de 90 minutes par an.

 

 

En plus, c’est un programme qui s’adresse à tous les publics et non pas uniquement aux fans de la première époque ni seulement aux férus de l’écrivaine.

Emilie : Evidemment ! Ce sont de nouveaux personnages qui n’ont rien à voir avec les précédents, dans le sens où ce n’est pas une continuité. On n’est pas dans la continuité ni de l’époque ni des personnages. On retrouve l’esprit de la série, c’est-à-dire un esprit loufoque, décalé, drôle, léger, pétillant. Et, en même temps, l’esprit d’Agatha Christie, avec ses enquêtes bien ficelées, faites de rebondissements et de personnages un peu sombres où tout le monde peut être suspect.

Arthur : Vraiment, je prends mon pied en tant qu’acteur à jouer dans ces épisodes, je les trouve bien écrits, bien réalisés. Maintenant, j’adorerais que ça s’ouvre à un public complémentaire. Peut-être plus jeune, peut-être plus attiré par les années 70 que par, on va dire, le côté plus feutré et plus froid des années 60. On va voir…J’ai hâte déjà que la première diffusion ait lieu pour que l’on soit informés de l’envie et du désir qu’il peut y avoir sur cette troisième saison.

Chloé : C’est vrai que, même en saison 2 déjà, on n’était pas obligés de regarder dans l’ordre chronologique. Ce sont vraiment des films à part entière à chaque fois, c’est ce qui est intéressant. Ce sera pareil en saison 3, c’est assez chouette aussi pour cela.

Qu’avez-vous ressenti en visionnant à l’avance le premier épisode ?

Emilie : J’étais fière, franchement, de ce que l’on a fait. J’ai le trac, évidemment, de montrer cela aux gens. De toute manière, tout d’un coup, c’est fait, ça ne nous appartient plus, on ne peut plus rien faire, on est là à attendre de voir la réaction des gens, on est un peu impuissants. Mais voilà, on a fait ce que l’on avait à faire, je pense qu’on l’a bien fait, vraiment. On a le trac, on a hâte mais je pense que les gens ne seront pas déçus.

Arthur : Ce qui est sûr, c’est que quand on tourne un épisode comme cela qui, en plus, est aussi long qu’un film, il y a énormément d’aspects du scénario, de l’histoire que l’on n’imagine pas. Il y a pas mal de séquences où je ne suis pas à l’écran, je n’étais donc pas là et je les découvre. Je découvre aussi le point de vue de la caméra, avec la lumière qui est étalonnée, avec le son aussi. C’est à la fois un projet que l’on a l’impression de connaitre et une version de ce projet qu’on ne connait pas du tout. Ce qui est bien, c’est que ça monte en puissance. Là, le premier épisode va présenter les personnages, va permettre de présenter le nouveau contexte. C’est un peu une diffusion test. Nous espérons tous, moi le premier, que les gens s’attacheront aux personnages. Je crois qu’ils le feront. Vraiment, à la lecture des scénarios et via les retours que l’on a pu avoir jusqu’à présent, tout va dans le même sens, tout le monde a beaucoup aimé. En tout cas, le premier épisode m’a plu et j’ai envie qu’il plaise autant voire plus aux téléspectateurs.

 

 

Chloé : C’était très émouvant de voir pour la première fois le premier épisode. Quand on tourne, on ne le fait pas dans l’ordre chronologique, on imagine seulement le rendu, on peut regarder de temps en temps les rushs vite fait derrière le combo mais on ne sait pas ce que ça va rendre à la fin et, là, de voir vraiment le scénario, reçu trois mois avant, en images, c’est hyper jouissif, c’est hyper émouvant. Même par rapport à notre trio que l’on a formé très très vite et par rapport à la complicité que l’on avait sur le plateau, de la retrouver à l’image est hyper agréable. Le trac commence même à monter. On espère que ça va plaire. Ce serait chouette, oui.

Merci à tous pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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Section de recherches : Xavier Deluc nous présente les thématiques de la nouvelle saison à l'écran sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : François Lefebvre / Auteurs Associés / TF1

 

Bonjour Xavier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Deux ans après la saison 13, « Section de recherches » est de retour sur TF1, ce jeudi 28 janvier. On imagine que c’est toujours une joie, un plaisir pour vous de retrouver vos camarades, anciens comme nouveaux, le plateau mais aussi les décors de cette belle région niçoise ?

C’est vrai que chaque tournage est une grande joie. Quand on finit les tournages, on est rincés, on veut passer et penser à autre chose, même s’il y a une très bonne ambiance, parce que c’est très intense, très dense, très prenant et que les sujets sont parfois lourds. Mais, après, au bout de trois semaines à un mois, on est impatients de se retrouver, de lire de nouveaux projets, de nouveaux sujets, de savoir comment sera la saison prochaine. Voilà, c’est un peu ce qui se passe depuis plusieurs années.

Cette 14è saison est marquée notamment par l’arrivée de Jeanne Lorieux, interprétée par Fabienne Carat, qui devait, au départ, simplement assurer l’intérim de Martin Bernier durant son congé maladie. Mais elle va finalement rester de manière plus permanente dans l’équipe. Ce qui ne manquera pas de créer des tensions avec votre personnage, qui comptera bien récupérer sa place de chef…

Au fur et à mesure des épisodes, on va se rendre compte qu’elle attire d’abord l’attention de Bernier pour des choses qui sont un peu douteuses. Il ne sait plus s’il doit en être sûr ou pas. Finalement, il commence à avoir des suspicions envers elle et, en même temps, il y a une espèce de jeu du chat et de la souris, un petit peu d’opération de charme. Les auteurs ont désiré créer des lignes de tensions entre ces deux personnages effectivement, ce qui pourraient à l’avenir rendre les rapports très percutants, avec des points de vue très différents sur les enquêtes. Ainsi qu’un point de vue différent entre un homme et une femme, sur la façon d’aborder les choses, sur la vie, sur les enquêtes et sur les relations humaines. Ce qui est bien.

 

Crédits photo : JL Paris / Auteurs Associés / TF1

 

Sans tout en dévoiler, peut-on aussi s’attendre, comme c’est de plus en plus le cas depuis plusieurs saisons maintenant, à mieux connaitre encore la vie personnelle de Martin ?

Oui, on aura des petites choses concernant Martin, notamment la fragilité de ses sentiments envers les femmes, ses déceptions et sa façon prudente d’aborder une opération de séduction avec Elise Tielrooy, qui joue la laborantine, la scientifique. Sinon, on n’a pas plus d’information que cela dans cette saison. Il y aura surtout beaucoup de choses concernant le personnage de Jeanne, ses complexités, elle nous emmènera au fur et à mesure dans quelque chose d’assez dramatique et d’assez prenant. On va être un peu tous déstabilisés, dont Bernier, il n’y aura donc pas beaucoup le temps de de consacrer à sa vie privée. Sa vie privée va être au boulot en fait.

Plus globalement, quels seront les faits marquants et attendus de cette nouvelle saison ? On peut notamment penser à un nouveau cross over avec l’équipe de la série « Alice Nevers » pour les deux derniers épisodes ?

Ce sera un coup de chapeau à Marine Delterme et Jean-Michel Tinivelli puisque leur série s’arrête. La dernière fois où nous les verrons sera donc dans la série « Section de recherches ». Il y aura un cross over qui sera très très fort, dont on ne peut pas encore parler. Il sera très intense, Bernier sera un peu en danger, il ne saura plus comment s’y prendre, ne saura plus avoir de distance par rapport à la situation et fera appel à Marquand, joué par Jean-Michel Tinivelli, pour le sortir de là.

 

Crédits photo : François Lefebvre / Auteurs Associés / TF1

 

Après toutes ces années, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage, sur son parcours et sur son évolution ?

Il a vécu une certaine transformation, aussi avec l’âge, il est passé de Major, au début, à commandant, dans cette saison. Lui qui était un chien fou et un peu rebelle par rapport aux autorités, il doit devenir un commandant qui se doit de faire respecter la hiérarchie tout en restant très humain avec son équipe, très proche. Un commandant qui doit apprendre à déléguer parce que, avec l’âge et l’expérience, il faut aussi savoir laisser les jeunes chiens fous y aller à leur tour, pour pouvoir conclure en revanche lui-même les enquêtes. Il doit passer d’un état très actif, très sur le terrain à un état beaucoup plus bienveillant avec l’équipe, à s’occuper des relations humaines et des interactions qu’il peut y avoir avec les enquêtes, à essayer de bien répartir les fonctions, les ordres, à avoir l’intelligence pour intervenir sur certaines enquêtes, l’humour j’espère parfois aussi et la fermeté.

Au fur et à mesure des saisons, avez-vous fait évoluer votre méthodologie de travail sur votre personnage et vos éventuelles sources d’inspiration ?

Au début, j’étais un peu, on va dire, tendu, de par le personnage, la série. Au fur et à mesure que la production me voyait jouer, voyait les rushs et me connaissait dans la vie, ils ont eu envie que Bernier s’humanise et ressemble un peu à Xavier, au travers de ses heureuses maladresses. Parfois, ça rend le personnage touchant, il a certes de l’autorité et de l’expérience mais, en même temps, il est parfois un peu pathos. Il a quelque chose de fragile dans sa pensé. Les producteurs ont essayé d’exploiter cela en tournage et à l’écriture.

De mon côté, j’ai essayé de me distancer de plus en plus du texte, d’être moins sérieux avec les mots. De le savoir de plus en plus, bien sûr, c’est toujours important mais de savoir chercher les émotions avant tout, beaucoup dans les regards avec les autres. Ca fait travailler, ça fait prendre un peu d’étoffe. Et puis, de temps en temps, des prises de risque, où on se lâche un peu, en étant moins sérieux et plus profond.

On peut penser que vous avez hâte de découvrir les retours des téléspectateurs et les premières audiences ?

Alors hâte, je ne sais pas si c’est le mot. Vous savez, c’est une longue histoire, c’est une tranche de vie importante de groupe, de collectivité, de techniciens, d’acteurs, d’écrivains, de producteurs, d’auteurs, d’une chaine. Donc il y a une émotion forte qui nous concerne tous, en lien avec nos interactions et nos investissements. On a tous donné dans cette série et dans cette saison aussi. Maintenant, chaque chose a une fin. On a espoir de pouvoir encore continuer parce qu’on aimerait pouvoir conclure cette série, trouver une fin, trouver quelque chose de bien. Pour cela, il nous faudrait encore quelques épisodes. On verra. Mais je suis fier du travail que l’on a fait, je pense que le téléspectateur va avoir des moments de plaisir et des émotions intenses, ainsi que quelques surprises. Concernant les chiffres, je suis un peu moins fixé dessus. A un moment donné, les dés sont lancés, on a fait le job, du mieux que l’on a pu. Il faudra voir… c’est une combinaison de tellement d’éléments et je ne veux pas que ça mette des interférences avec l’amour que l’on a du public quand on joue, quand on travaille, où c’est spontané. Le reste, c’est du business. Notre sincérité, mon élan personnel aussi, restent identiques, voire plus grands qu’avant, pour la suite de cette série je l’espère ou pour autre chose.

Merci, Xavier, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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