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Un Si Grand Soleil : Aissam Medhem évoque son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aissam,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Un Si Grand Soleil » a récemment fêté ses 3 ans, avec le succès d’audiences que l’on connait. On imagine que cette fidélité doit vous faire particulièrement plaisir ?

Bien sûr ! Je n’ai pas les chiffres exactes en tête mais prenons un exemple, c’est toujours mieux de partir à 3 millions et, trois ans après, d’être à 4 millions, ça veut dire qu’il y a 1 million de personnes qui nous ont rejoint en route. Plutôt que de commencer à 7 millions pour tomber à 2 millions. C’est hyper gratifiant, ça veut dire que ce que l’on fait plait aux gens, que ça plait de plus en plus, c’est-à-dire qu’il y a un effet boule de neige qui se crée. Alors que, je ne sais pas, on n’est pas le premier feuilleton, on n’est pas révolutionnaire en matière de format mais il s’avère que le nôtre prend de l’ampleur.

Plus globalement, quels principaux retours vous font les téléspectateurs sur la série ?

Franchement, à chaque fois que je croise des gens qui me reconnaissent par le biais de cette série, je les sens très touchés, très émus et très surpris, limite dès fois comme quelqu’un de lambda. Parce que je reste quelqu’un de lambda…Du coup, peut-être que le fait que l’on soit tous les soirs dans leur salon, ben ils ont l’impression de nous connaitre. Mais, en même temps, il y a ce voile écran qui fait que leur inconscient leur répète qu’ils ne nous connaissent pas…ce qui fait que, quand on les a en face de nous, ça leur fait tout drôle. Mais moi aussi, ça me fait tout drôle parce que moi non plus, je ne les connais pas. J’ai l’impression de voir beaucoup de reconnaissance et de plaisir, j’espère qu’on leur rend.

 

 

A titre plus personnel, le fait de retrouver régulièrement toute l’équipe doit être à chaque fois une joie, que ce soient les comédiens comme les gens de l’ombre ?

Oui, les comédiens, les équipes et tout, c’est cool. Il y a une forme d’habitude, il y a moins l’excitation des débuts parce que tout, évidemment, se recalibre avec le temps mais il y a toujours une chouette ambiance de travail, un cadre de boulot qui est hyper agréable, qui est hyper privilégié aussi, j’en ai conscience. Du coup, oui, oui, c’est cool d’être sur les plateaux, oui, on se marre beaucoup.

Concernant Akim, il a bien évolué depuis trois ans, tant personnellement que professionnellement. Quel regard portez-vous justement sur son parcours ?

Je pense que ce qu’il a pu vivre correspond à un parcours de jeune classique, c’est-à-dire que c’est un parcours de jeune qui n’est pas si atypique que cela. Quand on est jeune, on se confronte à beaucoup d’expériences, à quelques excès, c’est le moment où on teste ses limites, c’est le moment où on prend un peu plus de risques parce que l’on découvre le monde des adultes. Et puis, on a des responsabilités que l’on doit apprendre à gérer. Du coup, ben, après, il s’est dirigé vers une voie professionnelle, tous n’ont pas cette chance mais lui l’a eue, de trouver sa voie, de sauter le pas, de prendre un risque aussi. C’est important de prendre des risques, il les a pris et, pour l’instant, ça paie puisqu’il s’épanouie.

Justement, en tant que comédien, quand vous avez découvert l’évolution professionnelle de votre personnage, quelle a été votre réaction ? Peut-être vous êtes-vous dit que ce serait l’opportunité de proposer de nouvelles choses, différentes des précédentes ?

Je me suis dit que ça allait être un défi à relever, on le sait, dans ce feuilleton, la place de la police, des enquêtes, des intrigues et de tout ce qui se rapproche du polar est importante. Donc je me suis forcément dit que mon rôle allait avoir plus d’impact et que ma présence allait être plus significative. Du coup, à titre personnel, plus de présence, un nouveau rôle, celui d’un policier de fiction, avec des codes, donc j’ai dû regarder des choses, j’ai dû regarder des procédures. Ce que j’aime bien, c’est aussi de ne pas forcément coller à la vraie vie à 100%, il y a un côté fiction, on reste dans quelque chose de faux. Donc j’ai fait un peu des deux, je me suis inspiré de la vraie vie mais j’ai gardé aussi le côté polar pour ne pas être une copie.

On le voit actuellement à l’image, le commissariat n’est pas le lieu uniquement des enquêtes, on découvre aussi le côté plus intime de chacun de ses membres…

Oui, oui, c’est chouette, c’est comme une espèce de petit huis-clos, j’ai pris cela comme ça, comme le petit cocon du commissariat, avec nos petites intrigues à nous, nos histoires et nos liens persos, qui sont englobés par cette grosse industrie du reste.

Avec Lucie, ma compagne, c’est le jeu du chat et de la souris, ils se taquinent tout le temps, elle vient pour essayer de l’embêter et lui a cette espèce de droiture imbougeable, indéfectible, il vient de commencer un nouveau taf et c’est comme si tu commences un job de serveur et que ton pote vient pour te demander des bières gratuites devant le patron. Tu lui réponds « mec, tu me fous la honte là, t’es chiant ». Là, c’est un peu pareil, je commence une enquête, je suis tout petit, si le commissaire apprend que je fais des choses en douce…C’est assez rigolo, ce sont de chouettes scènes de comédie que l’on peut faire souvent.

 

 

Tout cela vous permet un panel de jeu assez large…

Oui, c’est chouette. Depuis le début, j’ai eu beaucoup de choses différentes à jouer, un espèce de gamin un peu paumé qui ne sait pas trop ce qu’il fait, qui fait des petites affaires à droite, à gauche, qui fleurtent avec la légalité. On a compris que ce mec-là a un passé un peu douteux. Après, il tombe amoureux, puis il a un énorme accident, il se remet d’une balle dans la tête, chose assez hors du commun. Comment aborder cela ? C’est tout un truc hyper sombre que j’ai adoré faire, très nuancé, c’était assez fin. Après, j’ai appris que mon frère faisait son coming-out donc c’était une étape importante dans la famille. Puis une histoire d’amour à travers tout cela qui a été tumultueuse. Après, une nouvelle passion professionnelle qui est totalement à l’opposé de ce qu’il avait pensé faire dans sa vie. Donc ça veut dire qu’il y a eu énormément de choses très nuancées, avec beaucoup de reliefs très extrêmes pour moi. C’est cool pour moi, tu passes du coq à l’âne dans le bon sens du terme, parce qu’il faut lier le coq et l’âne.

Au fur et à mesure, votre approche du tournage s’affine-t-elle ? Ou est-elle la même qu’au début ?

Non, non, elle s’est forcément peaufinée. En plus, je viens du théâtre à la base, je n’avais fait que du théâtre, du coup j’ai appris au début mes premières scènes comme j’apprenais mes textes de théâtre et je me suis rendu compte que c’était une méthode qui pouvait marcher. Mais à force de tourner avec USGS, je me suis créé ma propre méthode d’apprentissage, ma propre méthode de proposition, d’imagination, de création. Donc, oui, elle s’est affinée, évidemment.

Merci, Aissam, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 : Alban Lepoivre évoque ses débuts avec Prime Vidéo, le nouveau diffuseur principal du football français !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alban,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

On peut vous retrouver, depuis le début de saison, sur Prime Vidéo via Pass Ligue 1. On imagine sans doute beaucoup de plaisir et de joie pour vous de participer à la naissance et au développement de ce beau projet ?

Oui, clairement ! Assez naturellement, vu que je commente du foot depuis 10 à 12 ans et que j’avais des prémices de rapports avec eux pour le tennis, on s’est rapprochés très naturellement pendant l’été et, effectivement, Amazon m’a proposé de faire partie de cette belle aventure. J’ai dû mettre certaines choses de côté, professionnellement parlant, que je faisais jusqu’à présent. J’ai 34 ans aujourd’hui, je fais ce métier depuis 14 ans et, pour moi, c’était l’opportunité de ma carrière professionnelle.

J’ai eu la chance de faire plein de supers choses, en radio et en télé mais travailler sur place, être au cœur du projet du diffuseur de la Ligue 1 en France, en être une voix sur qui ils comptent, est touchant. Ca donnait envie, c’est un train que je n’avais pas envie de rater.

On peut vous retrouver principalement sur une des quatre affiches du dimanche 15h, au stade généralement ou ponctuellement dans le multiplex.

Oui, c’est ça. Le dispatch est très simple avec Amazon, il y a deux commentateurs premium que sont Smail et Julien, qui commentent chacun deux matchs. On est une équipe d’une dizaine de commentateurs pour assurer les rencontres du dimanche après-midi, sur place ou sur le multi. Je suis donc amené à intervenir sur ces affiches-là.

Après plusieurs semaines d’antenne, quels premiers retours avez-vous pu avoir sur cette offre Pass Ligue 1, très diversifiée et surtout très différente de ce que l’on a pu connaitre jusqu’à présent ?

Il y a un très bon retour, j’ai l’impression. J’ai la sensation que les téléspectateurs s’y retrouvent, notamment les supporters des dits « petits » clubs. Les gros clubs gobent à eux seuls 80 à 90% du paysage médiatique et c’est vrai qu’avoir éditorialisé des Troyes – Montpellier, des Bordeaux-Angers, qu’en avoir fait une affiche, un produit isolé, traité avec le même sérieux, est un véritable plus. On a 20 minutes d’avant match, une mi-temps pleine avec des invités et 20 minutes d’après match, avec les entraineurs qui viennent et les principaux joueurs. Ce sont plus de 2 heures pleines de contenu, avec une qualité éditoriale que l’on n’avait pas jusqu’à présent. Il y a un excellent retour de la part des abonnés, qui s’y retrouvent et on a des retours, en tout cas moi personnellement, ultra positifs de ces clubs-là, qui ont justement cette possibilité d’être mis en avant beaucoup plus régulièrement et beaucoup plus souvent qu’avant. De 3 à 4 fois avant, maintenant ils sont mis en avant à coup sûr pendant les 38 journées, chez nous ou sur Canal. Les 20 clubs de Ligue 1, quels qu’ils soient, ont, cette année, éditorialement parlant, de la part du diffuseur, une mise en avant beaucoup plus intéressante, en termes de qualité et de quantité, que les années précédentes.

Le retour du public dans les stades doit être, lui aussi, sans doute très plaisant pour vous ?

Franchement, ça change tout. J’ai eu la « chance » de pouvoir faire la comparaison puisque, l’an dernier, je commentais la Ligue 2 sur place pour Téléfoot. Effectivement, les matchs se jouaient à huis-clos. Aujourd’hui, en étant sur place, on goute au retour du public et, effectivement, le ressenti n’a absolument rien à voir, on change complètement de dimension. Je crois, sincèrement, pour en avoir discuté avec quelques joueurs et des entraineurs que, à un moment donné, ces acteurs du foot avaient perdu le lien avec le public. Pour eux, c’était devenu habituel, c’était devenu le quotidien d’avoir du public au centre d’entrainement et les jours de match. Quand on enlève cette habitude, il y a une expression qui dit que l’on ne sait jamais ce qui nous manque tant que l’on ne l’a pas perdu. Le football a perdu ce fil-là, a perdu ses supporters pendant un an et demi, je pense que ça a permis à beaucoup d’acteurs du monde du football de se rendre compte que le supporter ou le spectateur n’est pas qu’une ligne économique dans un bilan comptable, que c’est aussi ce qui fait l’âme d’un stade et d’un club. Je pense que, aussi bien entraineurs, présidents que joueurs se sont rendus compte à quel point le public leur a manqué et à quel point c’était important aujourd’hui de l’avoir.

 

 

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de travail en amont d’une rencontre ?

Chaque commentateur a sa manière de faire, a sa manière de préparer et même de présenter pendant le match. Je vais aller un peu à côté de votre question, je n’aime pas avoir 10 000 feuilles devant moi. Quand j’ai commencé il y a 15 ans et même 7 à 8 ans en arrière, j’avais besoin d’avoir toutes mes feuilles, toutes mes fiches, toutes les stats à portée de mains. Je me suis rendu compte que ça dénaturait parfois un peu mon commentaire. Je pouvais manquer de spontanéité et de naturel, voulant absolument placer une stat, en forçant un peu le trait, quitte à sortir du match. Aujourd’hui, j’arrive à trier ce dont j’ai besoin. J’ai une mémoire photographique plutôt développée, j’arrive à me souvenir de ce que j’écris. Je n’ai plus forcément besoin des stats puisque, vu que je les ai préparées et écrites dans la semaine, j’arrive à peu près à m’en souvenir.

La routine et la méthodologie sont propres à chaque commentateur. Je sais que j’aime bien me prendre, à un moment donné de la semaine, deux grosses heures continues de préparation intense pour dégrossir les effectifs et les statistiques. Ensuite, je prends chaque jour 10 à 15 minutes pour regarder la presse locale et venir ajouter des détails dans ma préparation. On a un service qui nous permet d’avoir pas mal d’articles sur les clubs que l’on commente et un autre qui nous envoie des statistiques autour du match. Ce que l’on vient ajouter le jour-même.

Le fait d’être présent au stade permet sans doute aussi des échanges de proximité….

Ça peut mais beaucoup moins qu’avant. Même si le public est revenu, les protocoles Covid restent très stricts. Même pendant le match où le journaliste bord de terrain n’a pas accès à ce que l’on appelle la zone « T », qui va de la sortie du couloir jusqu’aux deux bancs. Les interviews se font avec le masque, avec deux micros indépendants, il y a mine de rien une mise à l’écart sanitaire qui fait que l’accès aux informations que l’on pouvait avoir avant est devenu plus difficile. Maintenant, en tant que diffuseur du match, on a des interviews d’avant match, on peut discuter quelques instants avec les joueurs et les entraineurs. Souvent, ils connaissent le consultant et viennent discuter deux minutes avec lui, pendant lesquelles on se joint à eux, ce qui nous permet d’avoir quelques informations. On en a moins qu’avant, on arrive à en avoir mais cela nous permet seulement quelques compléments à ce que l’on a préparé. Ce n’est pas énorme, ce sont des détails mais ça permet d’avoir des informations supplémentaires par rapport à d’autres médias qui n’y ont pas accès.

Après quelques journées de championnat, quel regard portez-vous sur le début de saison ? On peut notamment noter un nombre très faible de 0 à 0.

Je trouve que le championnat est vraiment passionnant. Paris a envie de laver l’affront de la perte du titre, avec toute la dimension qu’il y a autour avec Messi, Neymar et M’Bappé. Paris est dans un monde à part. J’ai commenté déjà deux fois le SCO Angers qui n’a pas pu recruter, qui n’a pas pu vendre suffisamment, c’est une équipe qui, financièrement, n’est pas dans une situation excellente. Mais ils sont en train, sur ce début de saison, de montrer, comme le dit l’expression, que « lorsque l’on n’a pas de pétrole, on a des idées ». Angers est allé chercher un adjoint de Lyon qui a des idées, Gérald Baticle. Ils ont une organisation tactique particulière. Ils ont un joueur, Mohamed-Ali Cho, que je trouve incroyable, du haut de ses 17 ans.

Je n’ai pas vu une équipe inintéressante. Troyes a très bien joué l’année dernière en Ligue 2, Laurent Battles veut continuer sur cette dynamique et cette logique-là de jeu. Je n’ai pas encore vu d’équipe aujourd’hui qui se mette à 10 derrière et qui ne fasse que défendre. Je trouve que le début de championnat est super intéressant.

En complément, vous être présent aussi sur d’autres médias, La Chaine l’Equipe, Eurosport, Canal + Afrique, pour du foot, du vélo ou du tennis notamment. Vous commentez la plupart de ces évènements en cabine, à Paris. Quelles différences cela implique-t-il dans votre commentaire ?

Aujourd’hui, je trouve qu’il y en a moins. Déjà, parce que l’on s’est habitué, beaucoup de commentateurs le font en cabine. Aujourd’hui, le commentaire sur site est devenu minoritaire donc on en profite d’autant plus. Le commentaire cabine est devenu quasiment le quotidien, en tout cas une habitude. Il faut tordre le coup à certaines idées reçues, quand on commente en cabine, on a exactement la même image que le téléspectateur, on n’a pas 14 écrans avec tous les angles de caméra. On s’y est habitué. Parfois, quand on est au stade, on va s’égarer sur un fait de tribune, sur quelque chose qui se passe en dehors du jeu et on peut, l’espace d’un instant, sortir un peu du match. La cabine a cet « avantage » que l’on reste focus sur le match. Après, on peut beaucoup moins facilement décrire l’ambiance, avoir les fameuses infos que l’on peut avoir parce que l’on a vu certaines personnes. On perd du descriptif que l’on peut avoir de ce qui se passe autour de nous, de l’atmosphère que l’on a pu voir, humer, sentir en avant-match. On est « prisonnier » de ce que nous renvoie l’image. Encore une fois, aujourd’hui, chaque commentateur s’est habitué à la cabine, ça fait partie du métier. Il y a une légère différence, oui, pas énorme, surtout dans le ressenti, le feeling.

Ces différents médias vous ont permis un début de saison très intense. Cela doit être un vrai bonheur de pouvoir diversifier autant vos commentaires et votre approche du sport ?

J’adore faire cela. Il y a quelque chose dont j’arrive toujours à être conscient après quasiment 15 ans de carrière, c’est que, quand je me lève tôt le matin ou que je me couche tard le soir, j’arrive à avoir ce recul de me dire que je fais un métier génial. Qu’y a-t-il de plus kiffant dans la vie, pour moi qui suis un dingue de sport et de médias, que de faire ça ? Donc j’ai encore, non pas ce regard de gamin, mais cette joie de le faire après quasiment 15 ans de commentaires. Et le sentiment d’être un privilégié, avec beaucoup d’appelés pour peu d’élus. J’essaie vraiment de garder ce côté kiff, j’adore mon métier, j’adore ce que je fais et c’est ce qui me permet de tenir.

Pour terminer, quels sont les prochains évènements à venir que vous attendez avec particulièrement d’impatience ?

Le sport nous réserve tellement de surprises, la grande incertitude du sport peut rendre folles certaines rencontres. Je suis là pour accompagner mais, finalement, je ne suis qu’un intermédiaire, ce sont les sportifs qui font vibrer et qui font le spectacle….Début 2022, il y aura un chouette enchainement sur Eurosport avec l’Australian Open de tennis et les JO d’hiver.

Merci, Alban, pour toutes vos réponses !

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Ici tout commence : Clément Rémiens évoque les premiers mois de cette nouvelle aventure quotidienne sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clément,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

La série « Ici tout commence » va prochainement fêter sa première bougie d’anniversaire, avec le succès d’audiences que l’on connait. On imagine sans doute le plaisir que ce doit être de voir cette très belle fidélité du public ?

Je serai là pour la souffler, même pour faire le gâteau peut-êtreJ. Exactement, oui, c’est pour cela que l’on travaille, pour des jours comme aujourd’hui, au Festival de la Rochelle, où les gens viennent nous voir parce qu’ils sont fans de cette série. C’est un succès, ça ne peut que nous rendre fiers. Après, c’est de la quotidienne, il faut continuer donc il ne faut pas prendre cela pour acquis.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir justement des téléspectateurs ?

Beaucoup de bienveillance vis-à-vis de mon personnage, vis-à-vis aussi de ma carrière. Voilà, ça fait quatre ans maintenant que j’entretiens cela, je suis arrivé sur DNA j’avais 19 ans, aujourd’hui j’en ai 23 et de voir que, au bout de quatre ans, il y a toujours autant de fidélité, c’est dingue. On est tous les jours à l’écran, c’est vraiment un travail que je leur dois, ça me rend vraiment très fier de participer à ce genre d’évènements comme ce Festival.

Sur cette première année, votre personnage a vécu beaucoup de choses, il y a eu pas mal de rebondissements, scolaires et personnels. Quel regard portez-vous justement sur ces premiers mois ?

Je pense que c’est une belle première année, il fallait lancer la série, c’était mon but ultime ces derniers temps. Dès que j’ai su que « Ici tout commence » allait démarrer et que j’allais y participer, mon but était d’en faire un succès, c’était vraiment ma priorité. Maintenant, les questions se reposent au bout d’un an et la question maintenant est de rendre plus complexe mon personnage, de le faire un peu plus évoluer, de le rendre un peu caractériel, éventuellement de retourner un peu plus sur DNA pour le rendre 3D, de passer du côté professionnel sur ITC au côté familial à Sète. Il y a des choses à aller chercher, à aller piocher.

En termes de préparation, notamment pour l’aspect culinaire, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation avant vos premières journées sur le plateau ?

Exactement ! Je me suis régalé une fois avec des amis qui m’ont emmené dans un endroit, qui s’appelle « L’Arrivage », du chef Jordan Yuste, à Sète, vraiment c’était une expérience culinaire assez mémorable et j’y suis retourné seul plusieurs fois, moi qui suis fan de cuisine. Le chef est venu me voir, en me disant « merci, c’est quand même incroyable parce que tu es venu seul plusieurs fois donc ça veut dire que tu aimes ma cuisine ? ». Je lui ai dit que, effectivement, j’aime bien faire les choses seul et, là, pour le coup, c’était une réelle expérience de faire cela, c’était unique. J’aime bien, comme au cinéma ou théâtre, y aller seul, même si, dès fois, j’y vais accompagné, heinJ. On s’entendait bien avec Jordan, je l’avais connu avant qu’il ne fasse « Top Chef » et quand j’ai su, des années plus tard,  que j’allais faire ITC, je suis allé le voir, en lui demandant de me faire découvrir le monde de la cuisine, que ce soient les termes ou les manuels. Je lui ai dit que je voulais tout voir, que je voulais tout savoir, que je voulais entendre, ressentir et j’y suis allé, j’ai fait du service, j’ai fait la plonge, j’ai découpé des oignons, j’ai fait des sauces et de bouillons, voilà j’ai tout fait, pendant six mois, par ci, par-là, après le tournage de DNA. Franchement, c’était une super expérience !

Pour terminer, un mot sur ce décor incroyable du château jusqu’aux cuisines, c’est d’un réalisme fou…

C’est souvent ce que je dis, il y a de supers décorateurs que je félicite. Je suis allé voir le château avant, il y a vraiment un avant et un après, les décors sont incroyables, on s’y croit. Vraiment, en tant que comédien, on ne réfléchit pas, on ne regarde pas au-dessus en se disant qu’il y a des lumières qui rappellent un décor. Non, on s’y croit vraiment, on a vraiment envie. A chaque fois que je fais visiter le château, les gens me disent que l’on se croirait vraiment dans un restaurant, que pour eux c’est un restaurant et qu’ils ont envie de commander quelque chose.

Pour être plus large que cela, je trouve que, sur les deux séries, ce qui fonctionne très bien, c’est cette volonté d’identité du lieu. Ce lieu huis-clos sur ITC, avec de la pierre, une cuisine, c’est une série très française, jeune, avec ce décor particulier que l’on retient, qui est comme un logo. A Sète, il y a ce port, cette lumière, cette ville que l’on montre beaucoup. Pour moi, ce sont les deux stars…Je l’avais dit avec Alexandre Brasseur, la star de DNA, c’est Sète, la star de ITC, c’est le décor en fait. Bien que je sois « premier au générique » comme on dit, ce n’est pas moi la star, ce sont vraiment les décors, avec toutes leurs forces, et l’identité.

Merci, Clément, pour toutes vos réponses !

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Ici tout commence : Catherine Davydzenka revient sur les débuts à succès de la série quotidienne de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Catherine,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

La série « Ici tout commence » fêtera prochainement sa première bougie d’anniversaire. On imagine que pour vous et pour toute l’équipe, cette fidélité du public vous fait particulièrement chaud au cœur ?

Oui, vraiment beaucoup ! C’est émouvant en fait parce que réussir à emmener justement les gens pendant aussi longtemps sur une série est assez incroyable. Donc, oui, ça nous touche beaucoup et, surtout, on voit les retombées, les avis, on a beaucoup de retours, vraiment ça fait chaud au cœur.

Justement, quels sont ces principaux retours qui peuvent vous être faits ?

On nous parle surtout de nos personnages. Sur ITC, ils nous disent qu’ils adorent, qu’ils suivent, qu’ils regardent cela en famille, que ça les a fait réfléchir. Me concernant, c’est plus « on adore votre personnage, on adore…vous êtes notre rayon de soleil ». Beaucoup de gentillesses, aussi « vous nous faites rire et pleurer, c’est incroyable », « vous êtes un personnage complet », « hier, j’ai pleuré en vous regardant et, deux secondes après, j’étais en train de rigoler ». Ça, c’est un des plus beaux compliments, je pense, qu’on me fait, en plus assez régulièrement, pour que je sois vraiment émue. Déjà, de base, si j’arrive à faire sourire quelqu’un, je suis très contente mais si je les fais rire et pleurer dans un même épisode, là je suis la plus heureuse.

Hortense est un personnage complet. En tant que comédienne, pouvoir développer une palette de jeu aussi large est sans doute un vrai cadeau artistique ?

C’est un ENORME cadeau artistique parce que c’est un personnage composé, au-delà d’être complet. Dans le sens où, en fait, j’ai un panel de choses à jouer dans un personnage composé. C’est-à-dire que, du coup, ça m’offre encore plus de champs des possibles. C’est comme si je pouvais tout faire. Il y a une dimension où tout peut lui arriver, où on peut tout lui écrire, demain si elle se prend la tête sur quelque chose, elle peut même virer de chemin. Vraiment tout peut arriver et tout devient crédible. C’est absolument magique parce que, du coup, au-delà de la dimension comique, on a la dimension un peu burlesque qui est sur un fil, il ne faut pas en effet que ça devienne ridicule, c’est fin à gérer. On a tout le côté larmes, crises, elle a failli être veuve, elle s’est faite séquestrée, elle est passée par tous les trucs possibles et imaginables et c’est vrai que, moi, du coup, ça m’a permis de jouer une montagne de choses différentes. Donc c’est un gros gros cadeau de la part des auteurs, je les en remercie chaudement.

Votre personnage est très solaire, très riche. Comment avez-vous appréhendé son interprétation ?

Je me suis inspirée des DC Comics, les dessins animés. Pas forcément de l’ambiance mais juste de la capacité qu’ont justement les personnes à rendre super crédibles des personnages méchants, avec une voix aigüe. Je me suis dit : mais comment font-ils cela ? J’ai regardé un peu, j’ai observé les interprétations au cinéma, j’ai regardé comment c’est fait, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’en fait, pour rendre crédible un personnage composé, il faut qu’il ait le plus de facettes possibles, le plus de couleurs possibles, comme un être humain. En fait, il fallait que je rende Hortense humaine, il fallait que je rende humain un personnage presque « mangesque ». C’était ce travail-là à faire, passer un peu du Comics, du Manga, au réel mais rendre cela vrai.

Un mot aussi sur ce lieu de tournage absolument magnifique, qui permet un très large champ des possibles…

C’est un décor incroyable, avec une précision de dingue. C’est aussi un gros cadeau, ce ne sont pas des studios, ce sont de vrais décors, c’est top. A chaque fois que l’on ouvre un tiroir ou que l’on regarde autour de nous, il y a un détail. Il y a les documents du « Double A » dans un tiroir, les tasses dans nos chambres sont estampillées « AA », on a de faux plannings sur les murs, dans le bureau du proviseur il y a des livres entiers écrits par Auguste Armand, on est là genre « ok, d’accord, ça va loin ». C’est incroyable !

Ce fut un plaisir, Catherine, d’échanger avec vous !

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Ici tout commence : Vanessa Demouy évoque Rose, son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vanessa,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

La série « Ici tout commence » fêtera prochainement sa première bougie d’anniversaire, avec le succès d’audiences que l’on connait. On imagine sans doute le plaisir et la joie de voir cette si belle fidélité du public chaque soir ?

Oui, on est très très heureux, on est repartis pour une année. Ce qui nous a le plus surpris, c’est la vitesse à laquelle le public s’est attaché à nos personnages, à cette nouvelle série, à cette nouvelle tranche de vie. On a été surpris mais hyper heureux, ça a été tellement rapide et les gens sont là, de plus en plus nombreux et de plus en plus fidèles. Oui, c’est hallucinant !

Justement, quels principaux retours vous font les fidèles téléspectateurs de la série ?

Il y a beaucoup de gens qui nous remercient. C’est une série qui s’adresse aux jeunes, portée par tous nos jeunes comédiens, qui sont formidables d’ailleurs mais c’est avant tout une série familiale. Même si le ton est un peu plus libre que DNA, même si c’est un petit peu plus cru par moment et que ça dérange, c’est voué à cela. Au travers des sujets abordés, des thèmes abordés, des personnages en eux-mêmes, comme c’est une série familiale et qu’elle est donc regardée en famille, ça permet d’ouvrir le dialogue et de poser par exemple des interrogations ou des questions, que les ados n’oseraient peut-être pas poser ou que les parents n’oseraient pas évoquer avec leurs ados ou enfants. C’est quelque chose qui revient très régulièrement : « merci, grâce à vous, j’ai compris que ...» ou « j’ai pu en parler avec mon enfant », « mon enfant a osé me dire que… ». C’est hyper intéressant.

Et puis ce fond culinaire, qui est la base de la série…on s’aperçoit que les gens adorent. Quoi de plus fédérateur que la cuisine ? On a toujours de bons retours et c’est super agréable !

En plus, le cadre de tournage est très chouette et donne de magnifiques images…

Oui, on a la chance de tourner en décors totalement naturels, on bénéficie de la magnifique lumière de la Camargue. Oui, ça se voit à l’écran, on se le dit tous les matins en arrivant : « mon Dieu que c’est joli ».

Votre personnage, Rose Latour, semble plus posée, plus sereine qu’à ses débuts sur DNA ?

Ce n’est pas une impression, il y a une vraie maturité d’un seul coup chez Rose, il y a eu une prise de conscience. Je crois aussi que son désir de maternité est quand même bien comblé avec tous ces enfants autour d’elleJ. En fait, elle materne tous ces élèves puisqu’elle n’a pas de confrontation directe, elle n’est pas enseignante donc elle est vraiment à l’écoute et c’est comme si elle avait une énorme famille dont elle peut s’occuper. Cela, je pense, la porte énormément. Oui, c’est vrai, on a une Rose qui est très apaisée, qui a fait le point sur sa vie, qui est centrée, qui sait ce qu’elle veut, qui sait ce qu’elle ne veut plus et qui s’assume, avec ses failles, avec ses défauts, qui ne s’excuse plus de rien, qui assume ce qu’elle est, pleinement.

Vous l’avez dit, elle est un peu la confidente des ados mais aussi du corps enseignant, de son mari qui a aussi un niveau de responsabilités plus important qu’au lycée, sur DNA…

Oui, oui, elle est très maternante avec tout le monde. Mais c’est vrai que Rose n’a pas de filtre, elle ose tout, elle n’a peur de rien, même le terrible Teyssier ne l’a fait pas trembler, il n’a pas de prise avec Rose et ça le déstabilise. Mais, en même temps, je crois qu’il aime beaucoup Rose pour cela, il la respecte énormément pour ça. Rose ne tremble devant rien ni personne, ça peut être déstabilisant pour les adultes mais c’est très rassurant pour les élèves.

Merci, Vanessa, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Jérôme Le Banner revient sur son passage mythique dans l'émission et en profite pour évoquer ses autres actualités, artistiques notamment !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérôme,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le 25 septembre, vous auriez dû combattre pour la dernière fois, à Lyon. Mais une blessure vous en a empêché…

Je me suis blessé il y a quelques jours, j’ai une bonne déchirure aux adducteurs, qui me contraint à repousser de quelques mois le combat. Je verrai cela avec l’organisateur. En Italie, pendant le tournage d’un film, je me suis battu contre ma valise et me suis fait une contusion au niveau des adducteurs. Je me suis ré-entrainé dessus et puis voilà, ça a pété.

D’ailleurs, quelles principales raisons vous ont incité à vous lancer dans ce dernier combat ?

Quand on m’a proposé Bombardier, à Lyon, j’ai trouvé cela sympa. J’ai souvent des fans qui me demandent quand est ce que je combats à nouveau. Je crois qu’ils ont oublié l’âge que j’aiJ. En plus, à part là, mon corps ne me le rappelait pas beaucoup.

Plus globalement, avec le recul, quels resteront vos plus beaux et principaux souvenirs de votre belle et grande carrière de champion de haut niveau ?

Le Japon et Bercy.

 

 

En parallèle, vous poursuivez aussi votre incursion sur le petit et sur le grand écran. Vous avez terminé, il y a quelques semaines maintenant, le tournage pour M6 de « J’irai au bout de mes rêves », aux côtés notamment de Camille Lou et de Guillaume de Tonquedec. Quel rôle y interprétez-vous ? Dans quel contexte s’inscrit votre personnage ?

On est trois garçons, un trisomique, un homosexuel et je suis leur préparateur physique. On a un gros lien d’amitié qui me permet un peu d’être intrusif dans leurs vies. Notamment dans celle du trisomique qui tombe amoureux d’une fille dite « normale ». A un moment donné, on essuie ses pleurs, on essuie ses rires, on l’entraine, il y a un gros moment d’émotion lorsque l’on est tous dans la voiture. C’est un autre registre, ce n’est plus un combat sportif, c’est un combat pour ramener quelqu’un de dit « non normal » à la « normalité ».

Cet été, vous avez tourné en Italie « Les Cinéphiles », road-movie de Laurent Germain Maury, tiré du roman de Laure Odène, avec Will Kemp, Blanca Suarez et... Quentin Tarantino. On imagine le plaisir et la joie que ça a dû être pour vous de faire partie de cette belle aventure ?

Il y a encore un autre mec que je ne peux pas dévoiler mais qui va vraiment faire parler de lui. Il était un peu hors-jeu depuis deux ans mais il va revenir sur les chapeaux de roues. On termine ce tournage au mois de novembre.

Laurent m’avait déjà choisi il y a six ans de cela et je le retrouve pour le rôle de Léo, un gars un peu dur. C’est encore autre chose, j’ai un autre rôle, ça me plait de me travestir.

Un mot, là aussi, sur votre personnage ?

C’est quelqu’un qui aime violer les femmes mais avec des bouteilles.

Si on revient à l’origine de votre parcours artistique, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir comédien ?

Ce n’est pas moi qui ai voulu devenir comédien, c’est le cinéma qui est venu à moi. Avec un projet qui s’appelait « Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques ». Thomas Langmann était venu assister à un de mes combats à Bercy, j’arrivais avec une grande toque rouge et il a dit « tiens, lui serait bien pour jouer le rôle de Claudius Cornedurus ». Il est venu me voir, il m’a demandé si ça m’intéressait, je lui ai dit non, je ne voulais pas faire de cinéma, je ne voulais pas être figurant mais il m’a expliqué que c’était un grand rôle dans ce projet qu’il avait depuis un bout de temps. J’ai passé du coup mon premier casting avec Depardieu et Clovis Cornillac.

 

 

Pour la suite de votre parcours, quels sont vos projets et envies ?

Je suis en instance de signatures, j’ai fait aussi deux castings récemment. Un anglo saxon et un français. Après, le résultat n’est pas à mon bon vouloir, j’ai déjà fait des castings que j’avais super bien réussis et où quelqu’un de différent avait été pris parce que le physique n’était pas là ou qu’il était trop prononcé. C’est aléatoire. En tout cas, j’espère que, sur M6, les producteurs et les réalisateurs me verront.

Mes envies seraient d’avoir un bon rôle mais surtout de vivre, tout simplement, avec la banane et le sourire.

On ne peut pas ne pas revenir sur votre deuxième participation, cet été, à la mythique émission de France 2 « Fort Boyard ». Et notamment sur votre prestation dans la cellule de « La banque ». Racontez-nous ce qui s’est passé…

En coulisses, Philippe Etchebest, un ami, me prend à parti et me dit « voilà, tu rentres dans la banque, il faut tout péter, tu pètes tout, tu pètes tout, tu me fais du nickel ». Il me dit ça, bon, ben moi je le prends un peu au pied de la lettre. C’est un ami, on s’appelle souvent, je lui donne des cours de boxe mais heureusement que lui ne me donne pas de cours de cuisineJ. Bref, quand il me dit « rentre dans la banque et pète tout », je rentre dans la banque et, comme un bon samaritain et comme un con, je pète tout. Au lieu de retrouver la petite mannette en fer pour faire lever le volet en plastique, je casse tout…grosse connerie. Ça restera dans les annales, comme « Excalibur » que j’avais fait il y a 20 ans.

Cela vous a fallu un séjour dans les prisons du fort, aux côtés du chef Willy. Comment s’est passé ce séjour et l’épreuve du « Willymaton » ?

On s’est bien amusés. Willy est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, on avait fait une émission avec Lagaf sur C8 avec du bowling. Hors caméra, c’était rigolo avec Willy, il est super gentil et c’est un super bon acteur d’ailleurs je trouve. Encore une fois, il y a des copains du copain du cousin qui joue mais, honnêtement, je serais producteur, je ferais un film avec Willy en tête d’affiche.

 

 

Par la suite, vous avez dû faire face au « train fantôme ». Les petites bêtes sont-elles devenues depuis vos amies ?

Oui, un peu plus ! Dès qu’il y en a une chez moi, je la prends délicatement et je la mets dehors.

C’était là votre retour sur le fort, après déjà vos premiers exploits en 1996, où vous aviez remporté en moins d’une minute « Excalibur ». Pourquoi avoir retenté l’aventure 25 ans après ?

C’est l’amitié avec Philippe ! Ca faisait bientôt 2/3 ans qu’il me demandait mais je ne pouvais pas, j’étais au Japon. Une autre fois, il n’y avait pas eu à cause du Covid. Cette fois-ci, il m’a dit « s’il te plait Jérôme, viens », j’ai dit ok. J’y suis allé par amitié.

Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !

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Plus Belle La Vie : Simon Ehrlacher évoque son arrivée sur la quotidienne de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Simon,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Plus Belle La Vie » il y a quelques mois maintenant. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui, je suis flatté, je suis heureux, je suis trop content. En plus, de retrouver cette énergie, grâce à l’humain qu’il y a entre les personnes. Je ne peux pas travailler s’il n’y pas la joie de vivre, le plaisir, l’échange, là c’est ce que je retrouve. Il y a des personnes formidables dans cette team et, juste pour cela, c’est un très beau cadeau.

Le cadre de tournage est aussi un petit plus…

Ah oui, il y a la mer, le soleil…Même moi, quand je rentre à Paris maintenant, je dis que je veux retourner à Marseille. Alors que, le premier jour, en arrivant, je me suis dit « oh Marseille…pfouf… », en plus c’était l’hiver. Je me souviens, je suis arrivé, c’était chiant, c’était une période de Covid mais là, non, Marseille, « C’est Marseille, bébé ».

Après plusieurs mois à l’antenne, c’est vrai que votre personnage a déjà vécu pas mal d’émotions, personnelles, professionnelles, sans oublier l’intrigue « saga » de l’été. Ce doit être un chouette cadeau d’arriver avec une aussi large palette de jeu à pouvoir proposer ?

Vraiment, je me sens privilégié. Après l’intrigue de mon arrivée, on m’a de suite offert la saga et je me suis dit « qu’est-ce que c’est ? », on m’a expliqué que ça allait être en extérieur, que j’allais avoir des trucs physiques, je me suis dit « oh là là là là là ». Mets-moi dans la nature à faire des choses physiques, tu me régales. En plus, avec des comédiens que j’adore donc c’était encore un très beau cadeau. Puis, là, maintenant, il y a une intrigue avec Adriana… « Thank you ».

 

 

On le sait, sur une quotidienne, le rythme de tournage est intense, avec un nombre important de minutes utiles à défendre au quotidien. Toutes ces intrigues vous ont sans doute déjà aidé à peaufiner votre approche du plateau ?

Bien sûr ! Déjà, sur « Cœur océan », on avait un peu le même rythme, on tournait entre dix et quinze minutes utiles par jour et c’était ma première expérience. Donc j’ai été un peu éduqué avec ce rythme de plateau. Pour moi, c’est plus compliqué quand on tourne deux à trois minutes utiles, qu’on prend le temps pour les lumières, que l’on fait la même séquence toute la journée. Je préfère être dans le rush et enchainer. Même si, bon, bien sûr, il y a du déchet parce que l’on ne prend pas forcément le temps d’approfondir les choses. Personnellement, j’ai un petit problème, qu’il faut que je travaille, avec la répétition de faire tout le temps la même chose, comme par exemple le théâtre. Il faut retrouver cette essence car, à force de faire, on fait la même chose, ça devient mécanique. J’aime bien toujours sentir la fraicheur donc, quand on tourne vite, on a cette chance là. Donc, pour moi, c’est un rythme qui me convient. Même si, sur « Plus Belle La Vie », ils tirent un peuJ. Dès fois, on fait 11 séquences par jour, oui, c’est chargé.

Vous est-il arrivé de regarder le rendu final à l’écran pour capitaliser les bonnes pratiques et détecter ce qui pourrait être peaufiné ?

Bien sûr ! J’ai surtout regardé au début parce que ça faisait plusieurs mois que je n’avais pas joué. Forcément, comme tous les comédiens, on est complexé par plein de choses donc on a envie de regarder, on a envie de voir ce qui marche et ce qui ne fonctionne pas. Au final, à force de regarder, on complexe sur certaines choses et les personnes nous disent d’arrêter. Donc je veux me détacher au maximum de cela. Il y a des séquences où, bien sûr, j’ai envie de voir si on a été justes et des séquences qui, à mon avis, me semblent poignantes, que j’ai envie de regarder pour voir si ça fonctionne, comment ça a été monté…je suis curieux de tout cela. Mais, maintenant, j’essaie un peu plus de me détacher, on peut vite se complexer et se dire que ça, ça ne va pas, ou que la lumière ne va pas. Je n’ai pas envie de rentrer là-dedans, c’est tourné, ça ne nous appartient plus. On laisse la vie suivre son cours…

Parmi les évènements marquants déjà vécus, il y a notamment, on l’a dit, cette saga estivale. Comment l’avez-vous appréhendée ? Comment l’avez-vous vécue ?

J’étais le plus heureux. Vraiment, déjà de sortir des studios, de tourner à l’extérieur. Comme je vous le disais, il y avait ces moments physiques. Lors des arches précédentes, il y avait plus un Vidal qui ne prenait pas de décision, qui était un peu dans son monde. Là, le fait d’être poussé où on n’a pas le choix, il y avait un Vidal qui était plus entreprenant, qui était parfois leader. Bien sûr que ça me fait plaisir ! Je me suis régalé, on a eu un beau temps, des décors de fou, une équipe de fou, je ne voulais pas que ça s’arrête, je voulais continuer, continuer, continuer.

Avez-vous eu ou peut-être avez-vous encore certaines sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je laisse beaucoup mon feeling, ma sensibilité. Je commence à mieux sentir le personnage. Les textes et l’écriture m’amènent aussi pas mal sur différentes choses. Je prépare mes séquences, j’ai une certaine idée de la scène, de la façon de la jouer et puis j’arrive sur le set, la mise en place fait que je ne peux pas la jouer comme ça. Ce que va me donner mon coéquipier de jeu va m’envoyer sur autre chose. Je suis un acteur instinctif on va dire mais, même si je travaille en amont, sur le set, j’aime bien oublier mon travail et laisser l’instinct.

 

 

Quels premiers retours vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?

C’est positif, il y a toujours beaucoup de bienveillance, « le beau gosse de la série ». Je n’en ai pas la notion de me dire que je suis le beau gosse de la série mais ce sont beaucoup les retours que j’ai…Je demande alors « mais je joue bien ou pas ? » et on me répond « on s’en fout, vous êtes beau gosse ».

Pour terminer, on imagine que vous souhaitez cette aventure la plus longue et la plus agréable possible ?

Oui, bien sûr ! Comme je le disais, ils m’ont redonné le gout du jeu et là, j’ai envie de bouffer des rôles, j’ai envie de bouffer des histoires, j’ai vraiment faim de tout cela, ça m’a reboosté. J’ai l’impression d’avoir plus de maturité que quand j’avais 25 ans et plus de recul sur les choses. Je sais que, demain, tout peut s’arrêter donc je prends chaque jour comme un cadeau.

Merci, Simon, pour toutes vos réponses !

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Plus Belle La Vie : Théo Bertrand se remémore l'évolution de Kévin, qu'il interprète depuis des années sur France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Théo,

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a récemment fêté sa 17è bougie d’anniversaire…

Oui, mais je ne compte même plus, vous savez. C’est comme les parents avec les années de mariage...Ça fait tellement longtemps, je suis content mais je ne compte plusJ.

Il y a toujours cette même fidélité et ce même amour du public, on imagine que ça doit vous faire particulièrement plaisir…

C’est assez étonnant ! Même moi, je me demande comment c’est encore possible qu’il y ait toujours des gens qui nous reconnaissent, qui nous suivent, pour qui c’est important. C’est cool, ça nous permet de nous dire « allez, vas-y, on continue ». On est encouragés dans ce que l’on fait, ça fait plaisir, il n’y a pas beaucoup de boulots où c’est comme ça. Il n’y a pas beaucoup de boulots où, en arrivant au bureau, on nous dit « eh, mais c’est génial ce que tu fais, mec, c’est vraiment bien, merci ». Du coup, c’est cool, on se dit « trop bien, feu ».

Quels principaux retours vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?

« Vous faites partie de ma famille », « Merci », …C’est drôle, ils sont tellement contents de nous voir, très respectueux aussi. Je me rappelle d’une époque où il y avait peut-être un peu moins de gens qui respectaient cela. Le fait qu’il y ait plusieurs séries a permis à tout le monde de trouver son truc. Du coup, maintenant, il n’y a que les vrais vrais fans qui regardent « Plus Belle La Vie », ils sont encore très nombreux et sont très respectueux. C’est trop cool, je n’ai pas à me plaindre des retours, ils sont positifs. En plus, ils n’hésitent pas à nous dire « ça, je n’ai pas aimé ». Je suis assez d’accord avec eux, on échange. C’est leur série aussi, c’est ce qui est cool, c’est la série un peu à tout le monde, du coup on échange et c’est bien. Franchement, ce ne sont que des retours positifs et ça fait plaisir.

 

 

Nombreux sont les comédiens à le dire, vous êtes une vraie famille artistique, tant les artistes que les personnes de l’ombre.

Oui, oui, oui, ils appellent cela une famille car ça fait longtemps que l’on travaille ensemble. Ça tourne mais pas énormément, ce sont toujours les mêmes personnes donc c’est cool. On peut appeler cela une famille. Après, je ne suis pas sûr que j’ai les mêmes activités avec les 200 personnes qui sont là par jour mais c’est vrai que j’ai des potes, je ne pourrais pas partir s’ils sont encore là. Je pense à Bryan Trésor, Pauline Bression, c’est vrai que c’est un plaisir. Dès fois, quand tu es fatigué, que tu en as un peu marre et que tu les voies, ça te booste, tu ne trouves pas d’autres collègues comme ça. C’est trop bien ! Même les techniciens…En plus, j’habite à Marseille donc je suis très proche des techniciens, qui sont là tout le temps. C’est pareil, ce sont mes potes et c’est bien de bosser avec ses potes. Oui, on peut dire que c’est une famille, ça fait des années que l’on se connait tous, que l’on traverse cela tous ensemble et c’est cool.

Votre personnage, Kevin Bélestat, a beaucoup grandi, a beaucoup muri, il se pose aussi professionnellement et personnellement. Quel regard, justement, portez-vous sur son évolution ?

Dès fois, je ne m’en rends pas bien compte parce qu’on le fait au quotidien mais c’est vrai qu’il a eu des changements incroyables, que l’on a voulu faire. Je trouve que les auteurs et tous les corps de métiers ont bien traité ce personnage. Il est parti de très très loin au niveau vestimentaire, au début ils m’ont enlaidi au plus haut…Déjà, quand j’ai passé le casting, c’était marqué « Kévin, ingrat et laid » et on m’a dit « c’est pour toi ce rôle ». Pas méchamment…et je leur ai demandé s’ils étaient sérieux. Du coup, j’y suis allé et c’est vrai qu’ils m’ont fait des coupes de chevaux…laisse tomber…je leur ai dit « mais moi, j’ai une vie après, j’ai quand même ça sur la tête ». On a fait évoluer le personnage, il y a dès fois où je me disais que j’avais envie qu’il change. On a bien traité le truc, au début j’étais l’ado un peu bêbête, qui fait des blagues et, après, on a essayé d’y aller étape par étape. J’ai eu ma phase avec Jenny où l’on faisait n’importe quoi puis j’ai eu ma phase un peu plus mature quand j’ai redoublé. J’ai aussi eu mon petit frère, j’ai eu la mort de mon père, ce sont des couches que l’on rajoute et, du coup, ça a donné ce personnage-là à la fin, sans faire vraiment exprès mais juste en suivant.

 

 

J’ai pris aussi de mon expérience personnelle, j’ai fait pareil dans ma vie où je suis parti du lycée, où j’étais un sale gamin qui faisait n’importe quoi, qui faisait rire tout le monde et dont tout le monde disait qu’il est drôle mais qu’il ne fera pas grand-chose. Au final, j’ai évolué et, du coup, j’ai fait évoluer Kévin pareil. Maintenant, je pense qu’il est même plus sérieux que moi dans la vie. Je ne m’en étais pas rendu compte mais, la dernière fois, on m’a dit « mais tu sais, Kévin est devenu un personnage très sérieux » et c’est vrai, c’est un personnage très sérieux. En fait, ça s‘est fait au fil des intrigues et des façons de s’habiller. Bon, je garde toujours des petites mimiques de Kévin que j’ai créées, qui sont les miennes, qui viennent de mes défauts, j’avais ma braguette ouverte, j’ouvre toujours la bouche, je suis un peu à l’ouest et j’ai rajouté cela dans Kévin. C’est bien, ça montre que le personnage est devenu plus sérieux que moi, j’ai dit « oué, il m’a dépassé », c’est bien, je suis content. C’est vrai que, dès fois, dès que j’en ai l’occasion, j’essaie de rajouter un peu de folie à ce personnage. Mine de rien, tout le monde aime ce personnage parce qu’il est devenu bien sage, on me dit « avant, je ne vous aimais pas, maintenant je vous aime beaucoup » mais aussi « tu me fais toujours rire mais tu me faisais trop rire », du coup, dès que j’ai des séquences un peu drôles, j’essaie de rajouter un peu du Kévin d’avant, maladroit, qui dit une connerie. C’est vrai que des intrigues où Kévin fait le con, ça me manque un peu mais ça va revenir j’espère… si les auteurs me lisent…

On imagine que, après toutes ces années d’expérience, votre approche du jeu a évolué ?

Oui, oui. L’avantage de « Plus Belle La Vie », c’est que l’on tourne tout le temps, je fais dès fois des 120 jours par an, c’est énorme pour un comédien. A force de tout le temps faire cela, tu peux vite te reposer sur tes lauriers parce que c’est vrai que je sais que si je veux, je peux lire le texte et le faire direct. Mais bon, ça se voit un peu à l’écran donc je ne le fais pas. Mais c’est vrai que oui, mon personnage, je le connais presque par cœur. C’est assez drôle, il y a une époque où mon personnage, c’était moi, je me sentais exactement comme lui, du coup je savais exactement ce que j’aurais fait et comment j’aurais réagi. Maintenant à force d’avoir rajouté des couches, on a une vie un peu différente lui et moi, il est beaucoup plus sérieux, il a perdu son père, je dois un peu plus réfléchir et me dire « Kévin, il ne réfléchirait pas comme ça ». L’avantage de ce personnage est que, quand je lis un texte ou que l’on me demande de faire quelque chose, je peux répondre que je veux bien mais que mon personnage ne ferait pas ça. Je le sais, on peut le tourner autrement. Ou même quand je vois des phrases écrites, je dis « non, non, le personnage ne dirait pas cela ». Dans l’intrigue en cours, je dois manipuler quelqu’un, j’ai dit que je voulais bien la faire, il y avait des parties bien écrites mais, sur d’autres, j’ai dit qu’il ne pourrait pas faire cela, il est trop gentil. Ou alors, si, je peux faire cela mais il faut alors que je joue le fait qu’il s’en veut. Du coup, on a rajouté en conséquence.

En plus, tout le monde s’entend bien, les auteurs savent ce que je dis quand je parle, du coup, ils adaptent les lignes de mon personnage à ma façon de parler un peu particulière et c’est cool. C’est vrai que la méthodologie va vite mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Vu que ça devient un truc facile, on a tendance à se dire « c’est bon, je vais faire ça et ça » et, dès fois, ça peut être moins bien. Mais ça va, c’est vrai que c’est un réflexe. Sur d’autres rôles, je me concentre mais Kévin, je le connais par cœur. Du coup, il y a des pièges, dès fois on me dit « non, là ce n’est pas Kévin qui jouait, c’est Théo ». C’est vrai que ça se voit et je me dis « ah oué, j’ai pris un peu la confiance, ok, c’est vrai que Kévin ferait un peu plus cela »…C’est cool en tout cas !

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

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Plus Belle La Vie : Cécilia Hornus évoque, avec émotion, les 17 années du feuilleton quotidien de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cécilia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a fêté récemment sa 17è bougie d’anniversaire. On imagine, à titre personnel, la joie que ce doit être de voir que le public continue à être présent, après tant d’années ?

Oui, bien sûr, c’est une grande fierté. C’est un travail conjoint de toutes les équipes, la chaine, la production, la postproduction, la technique, les auteurs, les comédiens…Donc, oui, on est très fiers, ça génère beaucoup de bonheur, beaucoup de projets aussi encore pour continuer la série, beaucoup de fierté. Oui, si on est toujours là au bout de 17 ans, c’est qu’il y a vraiment une histoire d’amour entre le public et nous.

Justement, quels principaux retours vous font les téléspectateurs de la série ?

Ce qui revient souvent, c’est vraiment « la bouffée d’air, le petit moment de détente quand on rentre du travail ou quand on a arrêté le télétravail, « on coupe tout pour un petit peu regarder ses héros ». Voilà, il y a ce mélange aussi de personnages fondamentaux, dont je fais partie, qui sont là depuis 17 ans au plus et les nouveaux via, sans cesse, de nouvelles intrigues. Il ne faut pas oublier qu’on est quand même ancrés dans la société française, de par le calendrier et de par tous les faits de société. Vraiment, on travaille sur des sujets qui touchent de près la société, c’est une espèce de cocktail. Toutes les générations sont aussi mises en scène. Tout cela fait que les gens sont heureux. Quand ils nous abordent personnellement, c’est aussi parce qu’ils nous reconnaissent, qu’ils aiment notre travail et ils viennent nous le dire. Ça fait toujours plaisir d’avoir ce retour si positif de gens qui disent « vous êtes super, vous m’avez ému, quelle belle séquence, ah c’est super ce que vous faites là au lycée », on est content quand même…

 

 

Quelle que part, ils se reconnaissent au travers de vos personnages dans leurs problèmes ou dans leurs réussites.

On est ancrés dans la réalité, Blanche a un adolescent, il y a des problèmes au lycée qu’elle doit gérer, il se trouve en plus qu’elle est prof, elle a aussi sa vie à côté. Oui, forcément, il y a un écho puisque les gens vivent les mêmes choses que nous. Parfois, quand il nous arrive des choses plus graves, on les traite comme il faut et puis il y a cette faculté de récupération aussi qui est encourageante pour le téléspectateur, il se dit que le personnage a réussi à rebondir ou à solutionner un problème, c’est très inspirant aussi.

A titre personnel, ce doit sans doute être un plaisir, à chaque fois, de retrouver toute l’équipe, des comédiens aux gens de l’ombre…

Bien sûr ! C’est vrai que la première chose que l’on fait quand on arrive au studio à l’aube le matin, c’est de se livrer aux mains des maquilleuses, coiffeurs et habilleurs. Ils sont notre premier contact avant d’aller sur le plateau, il y a donc une espèce de bulle, de cocon, c’est comme un sas entre l’extérieur et le moment où on va tourner. Ça se passe avec eux donc, oui, il y a des relations, des liens qui se tissent et qui sont très forts. S’ils ne sont pas très forts, en tout cas ils sont très agréables et très bienveillants. Sur le plateau, on joue avec les cadreurs pour la mise en scène, ils sont avec nous, tout près donc c’est très agréable pour eux et pour les preneurs de son. On croise tout le monde dans la journée ensuite, à la cantine notamment.

En plus, la cité phocéenne est un lieu de travail très plaisant…

Bien sûr ! D’abord, on a des studios qui sont magnifiques, au pôle Médias, qui sont à bien 4 000 m², tout est fait pour que ce soit efficace et performant. Et puis il y a quand même 40% du feuilleton qui se tourne en extérieur avec, évidemment, la beauté de Marseille, la lumière de Marseille, ça c’est inestimable. Marseille est un personnage du feuilleton.

Vous l’avez dit, vous faites partie des personnages piliers, historiques de la série. Quand vous regardez en arrière, que vous dites-vous concernant Blanche ?

Mon regard est reconnaissant parce que c’est un personnage qui est très riche, qui a eu des dualités parfois, il lui est arrivé des choses assez particulières. Toujours plein de rebondissements, tout en gardant aussi une trame dans le quotidien qui est assez rassurante. Je dirais un peu que c’est comme dans la vie. Dans la vie, on avance comme ça, on se dit que tout va bien, tout se déroule et puis la vie nous fait des cadeaux, parfois empoisonnés, parfois pas mais où tout d’un coup, il se passe des choses que l’on n’aurait jamais imaginées. Si on se retourne sur les 15 dernières années de notre vie personnelle, on se dit « mais mon dieu, tout ce qui s’est passé… ». Donc Blanche a vécu évidemment énormément de choses, du point de vue sentimental, du point de vue professionnel, du point de vue personnel, du point de vue familial, du point de vue de tout en fait. Tout cela mis en ensemble fait un personnage extrêmement riche, je la trouve vraiment super, super attachante. Elle a aussi cette dualité qu’ont toutes les femmes de vouloir être parfaite, aussi bien à la maison qu’en amour ou au travail. Mais on fait comme on peut en fait…

 

 

Avec toutes les émotions et tous les sentiments abordés au fil des années, c’est, en tant que comédienne, un vrai cadeau…

C’est autant dans la comédie que dans des choses plus quotidiennes, des choses plus dramatiques, voire très puissantes, très émotionnelles. Après, je pense que ce sont aussi des vases communicants avec les auteurs. Bien sûr qu’il y a également une rotation chez les auteurs mais il y a quand même une base qui est là depuis longtemps et qui sait aussi ce que l’on est capable d’incarner avec leurs textes. Plus il y a de choses différentes à jouer, plus ils savent que l’on peut faire des choses différentes donc c’est très agréable aussi.

Sur toutes ces années, sans doute que votre méthodologie et votre approche du plateau se sont affinées ?

Bien sûr, bien sûr ! C’est vrai que, au début de la série, bon ben il y avait beaucoup de choses, d’abord beaucoup plus de travail, on était moins nombreux donc c’était très fatigant. Au fil des années, le fait d’apprendre des textes tous les jours, tout le temps, ben on apprend plus vite. On sait comment on travaille donc on peut aussi visualiser. On connait nos décors donc on sait qu’il n’y a pas 36 façons de les investir. On peut donc anticiper en amont pour pouvoir ensuite compléter avec ce que va nous demander le réalisateur ou la réalisatrice. Quand on sait que l’on va travailler avec des partenaires que l’on connait, on sait que ça va être facile parce que, justement, on se connait bien. Quand ce sont des nouveaux, ça donne aussi un frisson qui va être intéressant, on se dit « bon, ben comment ça va se passer ? Est-ce qu’il va gérer ? ». C’est très difficile, au début, d’arriver sur « Plus Belle La Vie », on tourne très vite, il faut bien maitriser le travail, l’interprétation, le texte, être raccord aussi sur les mouvements parce que l’on ne fait pas 50 prises, tout cela donne beaucoup de choses à intégrer. Bon, nous, on est habitués J

Merci, Cécilia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Boubacar Kabo évoque son personnage dans la série à succès de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Boubacar,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a fêté il y a peu sa 17è bougie d’anniversaire, avec la même fidélité du public. On imagine que cette présence quotidienne des téléspectateurs vous fait particulièrement plaisir ?

Oui, c’est top ! Nous, en tant que comédiens, vivons grâce à eux, grâce à leur soutien, grâce à leur énergie et ça fait plaisir qu’ils soient là depuis 17 ans derrière nous. J’ai commencé la série depuis deux ans et demi mais je sens que l’énergie et tout ce qu’ils nous renvoient n’ont pas diminué, ils n’ont fait qu’augmenter. On sent qu’il y a de plus en plus de téléspectateurs, c’est plaisant de les avoir derrière nous, de sentir leur soutien, leurs messages, leur énergie dehors, c’est top !

Justement, quels principaux retours vous font-ils sur la série ?

Sur la série, les gens sont super contents d’avoir « Plus Belle La Vie » quotidiennement avec eux. Moi, particulièrement, on me parle du fait que je ne sois pas sur mon fauteuil et tout le monde me prend pour son copain. J’ai un rôle hyper attachant, « mon petit pote est là, ça me fait plaisir ». Les retours que l’on a sont top, ils sont toujours très très bienveillants et ça donne beaucoup de force pour la suite, c’est encourageant. Quand on sait que ce que l’on fait plait, c’est génial.

Au-delà du contenu, nombreux sont les comédiens du programme à le dire, vous êtes une vraie famille, pas uniquement les acteurs mais l’ensemble des personnes travaillant pour et sur cette série…

Exactement ! Comme vous l’avez souligné, on est une grande famille mais pas seulement les comédiens. Moi, par exemple, pour mon cas, j’ai plus d’amis en production qu’en comédiens. J’ai des amis chargés de prod, assistants de prod, à la com, …donc c’est génial, c’est une grande grande famille, il n’y a rien à dire, on s’éclate bien, c’est une énergie très positive. Je ne pensais pas que ce serait une aussi grande famille, avec une aussi bonne entente, c’est super ! En plus, c’est à Marseille, je suis supporter de l’OM…

Votre personnage, Mous, que vous interprétez depuis deux ans et demi, a vécu beaucoup de choses, il a beaucoup grandi. Il véhicule une image positive du handicap, sujet encore tabou il y a quelques années. On peut penser que de pouvoir défendre ce genre de projet et d’image dans une série quotidienne doit être une fierté pour vous ?

C’est ce qui m’a vraiment poussé à incarner le rôle de Mous, c’était le fait qu’il garde le sourire malgré sa situation de handicap. Il apporte de la bonne humeur aux personnes comme Luna qui était, à ce moment-là, dans la difficulté, c’était le bon pote. C’est ce qui m’a plu aussi à jouer ce rôle-là, puisqu’il y avait du sens, de l’intérêt, pour faire passer un vrai message. Je suis content de l’évolution de mon personnage. Personnellement, cela m’a sensibilisé à la cause, aujourd’hui, je suis ambassadeur des Jeux Paralympiques de Paris 2024 de par mon rôle dans « Plus Belle La Vie » et je suis hyper content. Concernant son évolution, il a maintenant un papa, une chérie, une coloc, un boulot donc une vraie évolution pour un petit personnage qui n’était pas prévu de rester, à la base. Je suis aux anges.

 

 

Au moment d’appréhender ce rôle, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation ?

La première étape a été de visionner à nouveau le film « Patients » de Grand Corps Malade, que m’a envoyé la production. Dedans, il y a des personnes en situation de handicap. J’avais déjà vu le film donc ça me parlait énormément. Voilà, je me suis refait le film pour voir un peu la gestuelle, les mimiques, le délire tout simplement. Après, j’ai rencontré Adda Abdelli, créateur de la série « Vestiaires » et, du coup, il m’a un peu coaché pour le fauteuil, il m’a appris à me positionner, il m’a appris à avancer, à reculer. Ensuite, c’est le terrain, la pratique, c’est à force d’être sur mon fauteuil que, aujourd’hui, je suis devenu un petit expert on va dire. De mon côté, j’ai aussi continué mes recherches, j’ai rencontré un athlète paralympique, Cyril Morel, qui m’a montré par exemple comment monter des escaliers avec un fauteuil, je n’ai pas réussi encore mais il me l’a montré. Voilà, c’est super, les rencontres que je fais m’aident à avancer, à me professionnaliser dans mon action.

Avec ces deux et demi de pratique d’une quotidienne, on peut penser que vous affinez à chaque fois un peu plus votre façon d’aborder les journées de tournage ?

Oui, exactement ! De base, j’avais fait quelques projets mais jamais aussi longuement. Là, j’ai fait plus de 180 jours sur « Plus Belle La Vie » donc j’ai eu le temps de bien bosser, avec différents réalisateurs, différents techniciens, différents comédiens. Il y a différentes façons de bosser de chacun et c’est super. On ne fait que grandir et apprendre, on peut faire des journées à huit séquences comme des journées à une séquence. Donc, voilà, ça varie d’un jour à l’autre, ce sont des méthodes de travail différentes, je me régale bien, c’est superbe, je passe de beaux moments. Comme je le dis, d’une journée à l’autre, ce n’est pas pareil, on change de décors, on change de comédiens, d’équipes, j’aime beaucoup et j’espère que j’ai une progression dans ma façon de travailler et dans mon jeu. Je suis passé par plein d’émotions, j’ai pu développer ma pratique.

C’est vrai aussi que le cadre de tournage est très agréable…

Oui, exactement ! Comme je vous le disais, je suis supporter de l’OM donc le jour où j’ai été pris sur la série, je me suis dit « je vais aller au Vélodrome », avant de me dire que j’allais aller au Mistral. Du coup, Marseille est une ville que j’appréciais, de par sa lumière, la mer, le décor, le paysage et, pour le boulot, c’est génial. Dès fois, on bosse en extérieur, au bord de la mer, c’est ouf. Le matin, quand on va sur le tournage, on passe devant la mer et c’est génial. On peut aller se baigner jusqu’à tard dans l’année, il fait beau quasiment tout le temps, il y a le vieux port où il y a un peu de vie, c’est génial, c’est vraiment top !

Merci, Boubacar, pour toutes vos réponses !

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