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musique

Jérémy Amelin revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Bonjour Jérémy,

 

Quel plaisir d’échanger avec vous !

 

 

Vous êtes un jeune artiste, avec déjà de l’expérience. Spontanément, qu’est-ce que vous retenez de ces quelques années dans le milieu artistique ?

 

Je retiens les gens qui sont là depuis le premier jour, que ce soit les proches qui partagent ma vie privée ou des personnes « inconnues » qui me soutiennent, des fans ou des followers. C’est assez impressionnant et flatteur de savoir que, quoique l’on fasse, les gens sont là.

 

 

Si nous revenons à la genèse de votre parcours, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

 

Aussi banal que cela puisse paraître, ça a toujours été là. Dans mes premiers souvenirs, j’ai toujours chanté et j’ai toujours exprimé le souhait de chanter dans ma vie. Pour moi, c’était aussi évident que de devenir adulte. Il n’y avait aucune réflexion là-dedans, c’était ma vérité naïve d’enfant. Je ne crois pas qu’il y ait de raison, je crois que c’était là dans l’embryon (rires) car je ne viens pas d'une famille d’artistes, où l’on écoute beaucoup de musique. Je pense que c’est très personnel, que ça vient de moi… sans que je n’en sois pour autant le décisionnaire.

 

Certaines choses ont accéléré le processus. Je me suis très rapidement rendu compte que c’était un moyen de communication et que dire en chantant est souvent plus facile que la parole. Je me suis également aperçu que j’arrivais à me faire comprendre en chantant, peut-être parce que je suis plus honnête dans ce cadre. C’est ce que certains appellent un mode de libération ou d’expression.

 

Puis, quand j’ai découvert la scène, je me suis rendu compte que c’était le seul endroit où je me sentais chez moi, où je n’avais peur de rien. Là où beaucoup de gens ont peur de la scène et peuvent se sentir en danger, je me dis qu’à cet endroit il ne peut vraiment rien m’arriver, quoiqu’il se passe : se tromper, tomber, oublier les paroles… ça me parait toujours moins dangereux qu’une fois que j’ai les pieds en dehors de la scène.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Avant de rentrer sur scène, y a-t-il un peu de stress tout de même, ou est-ce exclusivement le plaisir et la hâte de retrouver votre public qui prédominent en vous ?

 

Il y a beaucoup de théories selon lesquelles les gens qui ne stressent pas sont des personnes qui s’en moquent, et qui n’ont pas peur de mal faire. Je ne suis pas d’accord avec cela parce que je n’ai stressé qu’assez peu souvent. Ça m’est arrivé bien sûr, parce que je me mettais en péril, parce que je n’étais vraiment pas sûr de maîtriser ce que j’allais devoir faire… Mais c’est davantage de l’adrénaline et de l’impatience en général. Avant de monter sur scène, j’ai le même sentiment que lorsqu’on revient de longues vacances et qu’on est content de rentrer chez soi, partagé entre petite appréhension et réconfort.

 

 

Vous évoquiez votre passion dès les premières années, est-ce que vos goûts, vos inspirations ont évolué ou êtes-vous resté dans la même lignée ?

 

J’ai des racines ancrées, dont j’ai voulu m’émanciper. Mais, avec le temps, j’ai appris à les aimer car lorsque j’ai essayé de les ignorer, j’ai perdu le lien avec le public et ma sincérité. Je devenais alors un exécutant et non plus un interprète. Je ne veux pas renier cette chape, même si parfois je la trouve un peu hors des tendances actuelles. La variété française m’a construit, la comédie musicale française m’a construit.

 

J’ai bien entendu évolué, je me suis beaucoup intéressé à la musique électro. Ça a été mon émancipation adolescent. Je suis toutefois resté assez imperméable à certains styles musicaux, je le regrette et j’essaie toujours de comprendre pour percevoir la beauté de ces genres.

 

 

Vous êtes aussi ponctuellement auteur. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture ?

 

La première source, c’est moi ! (rires) Toujours dans ce désir de sincérité et de communication… : ma vie, mes expériences, mes non-expériences aussi.

 

J’ai connu des commandes, notamment dans mon parcours de styliste, et il est vrai que si ça ne vient pas de moi, d’une expérience, d’un besoin d’exprimer quelque chose, je n’y arrive pas, ou moins bien.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Vous parliez tout à l’heure des comédies musicales, voyez-vous des similarités dans cette interprétation-là par rapport à un concert en solo ?

 

J’ai eu la chance de toujours avoir des rôles proches de moi. Les directeurs de casting ont bien travaillé (rires). J’ai donc pu alimenter ces personnages fictifs de ma personnalité. Donc, finalement, oui c’est assez proche parce que j’ai toujours pu mettre de moi dans mes personnages, y compris en comédie musicale. Je nourris systématiquement mes rôles d’honnêteté, qui ne peut venir que de moi-même.

 

 

Quelles seraient vos envies pour l’avenir ?

 

J’en ai plein ! Je suis très ouvert, avide d’expériences. Ce qui compte le plus pour moi est de me sentir à ma place au bon moment. Demain, peut-être que je me retrouverais dans un cirque, un film, une installation artistique… peu importe, tant que j’aurais le sentiment de pouvoir exprimer quelque chose de sincère, ça m’ira.

 

Bien sûr que le théâtre m’attire, ou de me retrouver devant une caméra… mais en réalité, je n’en sais rien, parce que je ne connais pas. Et si cela me déplaît, j’irai vers autre chose. Je suis à un stade de ma vie où je veux faire les choses que j’aime.

 

C’est une évidence aujourd’hui que je me sens bien en comédie musicale, mais globalement ce qui m’intéresse est d’incarner de nouveaux personnages… peut être d’ailleurs créer un personnage à part entière dans une comédie musicale, plutôt que de reprendre le rôle déjà existant à quelqu’un qui l’a inventé avant moi. J’aimerai être à la création.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

J’aimerais écrire pour moi, pas forcément pour les autres. Pour le moment j’écris beaucoup mais dans ma tête (rires).

 

Une chose est sûre, aujourd’hui mon besoin est d’être dans le partage et l’expression, avant toute autre démarche de célébrité, de succès : ce sont des notions qui ne m’attirent pas, je ne les rejette pas, mais je n’y tends pas.

 

 

Merci, Jérémy, pour votre disponibilité !

 

Mon Instagram : https://www.instagram.com/jeremyamelin/?hl=fr

Ma page Facebook : https://www.facebook.com/JeremyAmelin/

Publié dans Musique

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Sophie Faguin évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sophie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

Vous avez de nombreux projets et notamment celui d’une adaptation d’une comédie musicale à succès. Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous ce projet ? 

C’est une comédie musicale pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur. Nous nous chargeons de faire l’adaptation avec Adam Benghiat qui est un comédien et chanteur, basé à Londres depuis 5 ans. 

Nous avions présenté un extrait dans le cadre de « Broadway au Carré », son premier spectacle à Paris. Il s’agit d’un cercle musical qui met en relation des comédiens-chanteurs de Paris et des compositeurs londoniens, américains ou d’ailleurs dans le monde. Cela nous permet à nous, comédiens chanteurs, de rencontrer de très belles personnes et de travailler sur leurs projets musicaux. Et inversement, ces compositeurs peuvent obtenir un peu de visibilité à Paris, ce qui étend la culture de la comédie musicale en France. 

En ce qui concerne le projet, c’est une comédie musicale qui s’appelle « Soho Cinders » crée par Anthony Drewe et George Stilles, très connus à Broadway, notamment pour leur collaboration sur « Mary Poppins ».

De quoi traite cette comédie musicale ? 

En fait , c’est l’histoire de cendrillon à Londres dans les temps modernes . Sauf que Cendrillon est un homme gay  vivant dans le quartier de Soho. C’est dans l’air du temps . 

 

On a toujours les deux demies-sœurs qui sont absoluement horribles mais dans cette version, elles sont vulgaires et habillées très court. Tout est adapté et modernisé .En revanche, cette fois-ci, c'est un beau père !

 

Nous avons décidé de nous lancer il y a plusieurs mois après avoir chanté la chanson phare du spectacle "wishing for the normal" sur France musique. C'est un duo entre Robbie, notre Cendrillon des temps modernes et sa meilleure amie Velcro. Cette chanson parle de simplicité. Là où tout le monde rêve à des choses extraordinaires, eux espèrent un petit poisson rouge ou un chat, souhaitent être heureux dans une maison et trouver l’amour, ce qu’ils ne parviennent pas à trouver dans la société actuelle. Les musiques sont incroyables, l’orchestration magnifique. C’est une comédie musicale qui se joue énormément à Londres. La dernière adaptation date d’il y a deux ans. 

 

Adam Benghiat  a la chance de connaître les deux compositeurs et a pris contact avec eux pour savoir s’ils étaient d’accord pour que nous proposions un projet. 

Où en êtes-vous dans votre adaptation aujourd’hui ? 

Nous avons déjà commencé par tout adapter. Nous avons également envisagé ce qui nous semblait être un casting idéal. Christopher Lopez, qui est un comédien, danseur, aujourd’hui beaucoup dans la production, nous aide à structurer le projet, notamment du point du vue du démarchage des lieux de représentation et du financement. 

 

Pour l’instant, nous avons un peu moins d’une dizaine de chansons, sans compter les reprises. Les textes et l’ensemble du livret sont en cours d’adaptation. 

Tout ça devrait être terminé d’ici début 2019 si tout se passe bien et nous envisageons des enregistrements en studio avec le casting. L’objectif étant de faire un peu de vidéo pour promouvoir la première lecture publique qui se fera à Paris, courant 2019. Celle-ci est destinée à se confronter aux gens du métier, à trouver une production qui est assez solide pour donner au spectacle des moyens suffisants. 

La mise en scène sera totalement libre. Georges Stiles et Anthony Drewe ont vraiment conçu l’œuvre pour qu’elle puisse être jouée partout et tout le temps. Il nous faut encore les convaincre. 

Pourriez-vous nous en dire plus sur le casting que vous envisagez ? 

Nous présenterons Robbie et Velcro dans un premier temps car ce sont les personnages principaux. Puis ce seront les deux demi-sœurs, je pense mais nous déciderons le moment venu. 

Nous ne pouvons pas nous avancer davantage pour l’instant car cela dépend des engagements des artistes à Paris. Et peut-être que nous serons sur scène Adam et moi, qui sait ? Le but est surtout  de porter notre bébé. 

En parallèle, quels sont les autres projets, les autres envies que vous pouvez avoir ? 

J’aime beaucoup l’encadrement et le coaching. D'ailleurs, je viens d'être embauchée au Studio Internationnal Vanina Mareschal  en tant que professeur de chant, interprétation et mise en scène. C'est très touchant pur moi car c'est l'école où j'ai fait mes armes. Je m'occupe des cours du soir et des cours enfants. Tout cela m’intéresse vraiment. 

 

Nous, artistes, passons tous par les mêmes phases, les mêmes doutes et les mêmes problèmes. C’est universel. Il n’y a rien de mieux que de prendre du temps pour débloquer le comédien et l’aider à se dépasser.

En parallèle de cela, après 2 mois d’arrêt suite à un surmenage vocal, j’ai décidé de me relancer sur scène. J’ai repris les chemins des studios. Je m'atèle au doublage. 

J’aimerais beaucoup remonter à Paris le premier spectacle que j’ai créé en sortant d’Ecole, qui s’appelle « In Short », fait à l’époque avec Vincent Gilliéron, (la Famille Addams, La Cigale sans la fourmi), Alexandre Faitrouni, (La Belle et la Bête, Grease ), Prisca Demarez (Cats, Avenue Q) et Christopher Delarue (Oliver Twist ) en alternance avec Alexandre. Sous le coup de la nostalgie, nous avons décidé de relancer ce spectacle pour quelques dates .

 

C'est un cabaret dans luquel sont reprises des chansons de comédies musicales plus ou moins connues. J’ai créé une histoire tout autours . J’ai commencé ce projet avec l’aide de Lisandro Nesis via « Broadway au Carré ». Puis Julien Husser est venu m'aider pour la mise en scène. J’avais besoin d’aide car je ne parvenais pas à faire la direction vocale (en accord avec John Florencio, notre super pianiste), la mise en scène et jouer dans le spectacle en même temps. Il a été top ! 

 

Pourriez-vous évoquer, pour les lecteurs du blog qui ne connaissent peut-être pas ce spectacle « In Short », l’histoire de cette comédie-cabaret ? 

In short, c’est l’histoire d’une jeune fille qui pas comme les autres, qui est très passionnée et en devient excessive, surtout en ce qui concerne l’amour, car elle n'a encore jamais été aimée en retour. Elle tombe amoureuse d’un homme qui ne lui rend pas son affection encore une fois, elle va se mettre à le harceler… Jusqu’à ce qu’elle tombe sur l'Homme, avec un grand H, son meilleur ami. L’histoire retranscrit le parcours de cette femme, tandis qu’elle se découvre, grandit et devient la personne qu’elle est supposée être… une personne normale.

 

Ce fut un plaisir, Sophie, d’échanger avec vous ! 

Publié dans Musique

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Aurore Delplace évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurore,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

A quelques jours de la fin des représentations parisiennes du spectacle musical « Ohlala sexy crazy artistic », que retenez-vous de cette belle aventure ?

 

Je retiens que j'ai des cordes vocales musclées :) C'est toujours humainement génial de retrouver des gens qui viennent un peu de partout et qui ne sont pas du même univers. C'est très enrichissant.

 

A titre plus personnel, c'est un exercice différent de la scène car vous accompagnez, en chanson, les circassiens. Qu'en avez-vous appris ?

 

Je n'avais jamais vraiment fait de concert, j'ai surtout participé à des comédies musicales, donc j'avais deux à trois chansons par show. Là, j'en enchaîne treize, je me suis donc vraiment affirmée en tant que chanteuse. Car je suis plutôt chanteuse, comédienne et danseuse, un peu polyvalente. Personnellement, cela m'a apporté cette confiance en tant qu'interprète.

 

Comment êtes-vous parvenue à gérer le rythme, que ce soit pendant l'heure quarante de spectacle mais aussi sur la durée de trois mois de représentations ?

 

Je ne me pose jamais trop de questions, je me laisse vivre, j'aime prendre mon petit verre de vin rouge avant de chanter. C'est très psychologique, je me suis toujours dit que ça irait. En plus, j'ai eu un petit oedème et, finalement, je l'ai plutôt bien géré. Avec des médicaments et en faisant des petits exercices, chose que je ne pratique pas souvent.

 

 

Pendant toutes les chansons de ce spectacle, vous vous adaptez au rythme des circassiens. Comment avez-vous abordé cette exercice ?

 

J'ai énormément travaillé avec Christophe, le chef d'orchestre, qui a tout réarrangé en fonction des acrobates. Nous avons échangé avec eux aussi pour définir le nombre de temps dans les chansons, pour savoir à quels moments ils souhaitaient du rythme, à quels autres moments ils voulaient plus de douceur. C'était un gros travail en amont, qui a démarré près de trois mois avant la première.

 

Sur scène, pendant le show, devez-vous encore avoir systématiquement un petit œil sur scène pour vous adapter ?

 

Je n'en ai pas besoin mais je le fais car j'aime être en symbiose avec ce que je suis. Nous avons à chaque fois des regards avec les acrobates, ce qui donne quelque chose d'unique.

 

C'est rythmique, tout est calé dans les oreilles, tout est toujours au même moment donc ce sont plus dans les regards et dans l'interprétation qu'il y a un petit feeling avec l'acrobate.

 

Parmi les treize chansons que vous interprétez, l'une plus encore que toutes les autres vous tient elle à cœur ?

 

Oui, évidemment, «  Ohlala  », parce que je l'ai écrite  :) C'est la chanson de la fin, je l'ai faite avec Christophe mais aussi avec Tom, un ami. Elle met la pêche, je l'adore.

 

Dans le show en lui-même, celle que j'aime le plus chanter est celle avec Cécile et Romane, quand ils sont sur la baignoire. Je ne sais pas si c'est le numéro qui explique ce phénomène, si c'est la chanson qui fait cela ou si ce sont les deux. En tout cas, ce moment me plaît en particulier.

 

 

La fin de l'aventure parisienne approche à grands pas. Quelle suite aimeriez-vous voir donner à ce spectacle ?

 

Je ne sais pas, ça va me faire du bien de m'arrêter un peu, je l'avoue. Trois mois est finalement une longue durée, c'est un vrai marathon. Mais j'espère que cela va continuer à tourner, je pense que c'est sur la bonne voie. Ça serait génial que l'on fasse le tour du monde, il faudrait pour cela franciser un peu plus le spectacle pour pouvoir l'exporter.

 

Pour terminer, plus généralement, quels sont vos autres projets à venir ?

 

Je vais repartir sur des comédies musicales, comme toujours. Normalement sur «  Mozart, l’opéra rock  », à Taïwan et en Chine. Je suis également sur mes compositions, je travaille, je cherche, depuis de longues années, je crois que je suis enfin en train de trouver. Je voulais faire de la country puis, finalement, j'ai senti que ce n'était pas très bien apprécié en France. Du coup, je pars sur autre chose, peut être un peu plus électro. Je cherche, je crée, c'est cool.

 

Merci Aurore pour votre disponibilité !

Publié dans Musique

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Léa Crevon évoque son spectacle musical et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léa,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous êtes actuellement en tournée avec votre spectacle musical, « Grain de folie ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

 

C'est un spectacle musical, qui mélange sketchs et chansons. Toujours avec mon personnage complètement barré, déluré, excentrique.. Dans ce spectacle, on va assister à mon mariage. En passant de l'enfance au rêve de devenir vieille, on comprendra ce qui se cache sous cette carapace à travers aussi divers opinions.

 

Quelles ont été vos sources d'inspiration pour le développement de ce spectacle ? Pourquoi avez-vous eu envie d'aborder les thèmes que vous venez de citer ?

 

En fait, j'ai listé un peu tout ce qui me faisait peur, toutes mes appréhensions, les choses qui me révoltent et celles que je trouve drôles. De là, j'ai tenté de dédramatiser certaines situations.

 

Je me suis inspirée aussi de moi. Quand j'ai commencé à monter sur scène, j'étais assez renfermée, je ne savais pas trop où aller. Une fois l'écriture faite de mon personnage, mon intérieur a explosé et s'est libéré. Du coup, c'est un peu une caricature de moi.

 

Selon vous et selon les retours que vous avez pu avoir des spectateurs, qu'est-ce qui leur a plus dans votre spectacle  ?

 

Peut-être que c'est un peu plus original que dans d'autres spectacles, dans le sens où il y a beaucoup de chansons, entre deux sketchs. Ce personnage, malgré son franc parler, a du fond, il touche sans doute les gens Je fais un peu pin up sur scène mais, derrière, il y a de la simplicité.

 

L'interaction est forte dans votre spectacle. Comment, à titre plus personnel, gérez-vous ces moments là ?

 

C'est hyper important l’interaction, le spectacle est l'occasion de partager, sinon autant rester seule à jouer dans sa chambre. J'adore ces moments, je n'ai pas d'appréhension, ça sort et puis c'est tout. Ça fait partie du show. J'adore l'idée que les gens se surpassent en faisant ou en disant des choses qu'ils n'auront peut être jamais l'occasion de revivre.

 

Remarquez-vous une différence entre le public parisien et celui de province ?

 

Je joue beaucoup dans des cabarets, dans des music halls, je suis donc entourée d'une troupe ou d'autres camarades de scène. En tout cas, j'ai pu remarquer que, en province, le samedi est la soirée qui cartonne. A Paris, c'est presque l'inverse, on ne retrouve pas le même genre de public ce jour là.

 

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment  ?

 

Je joue dans « Ohlala » jusqu'au 30 septembre. Je vais faire également pas mal de festivals d'humour. Je vais continuer à tourner et à travailler mon spectacle. D'autres projets vont aussi arriver mais je ne peux pas encore vous en parler.

 

Pour terminer, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

S'ils aiment rire, chanter, voyager, qu'ils viennent ! Une seule recommandation, il ne faut pas se fier aux apparences !

 

Ce fut un plaisir, Léa, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Musique

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Charlotte Bermond nous présente son nouveau spectacle actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte, 

C'est un véritable plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview. 

Vous êtes actuellement sur la scène de l'Alhambra, jusque fin septembre, avec le spectacle « Ohlala, sexy crazy artistic ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ? 

OHLALA est un spectacle de cabaret « sexy» qui regroupe une multitude d’artistes talentueux venant de divers horizons tels que le cirque avec des aériens et acrobates, de la danse, de l’humour avec la jeune humoriste Léa Crevon, le tout accompagné par des musiciens en live et la chanteuse Aurore Delplace.

Tout ceci mélangé donne un spectacle hyper sympa, pendant lequel les gens passent un très bon moment !

Sur le thème de l'érotisme, nous sommes avant tout dans la suggestion, dans la provocation, rien n'est vulgaire. Au contraire, il y a beaucoup d'autodérision, d'humour et d'émotion, notamment dans les numéros aériens et de danse.

Ce spectacle a été créé par Grégory Knie, une référence dans le monde du cirque. OHLALA voit le jour en Suisse avant d'être joué à Madrid puis en France. 

Comment décrire votre rôle et votre personnage ? Qui êtes-vous pendant ces deux heures de show ? 

J’y inteprête le rôle de « la Princesse, » personnage fil conducteur du spectacle qui, au fur et à mesure, évolue dans ce monde de débauche et de perditions.. Elle est ingénue, vierge de toute connaissance du monde de l'érotisme et de la provocation. Elle va rentrer dans cet univers, se laisser porter par ses émotions, par ses sensations, y prendre gout parfois, être dans le doute ensuite.. tiraillées entre le bien et le mal.. Mais qu’est ce que le bien et qu’est ce que le mal finalement ?

Vous le disiez, c'est un personnage d'interprétation. Vous n'avez donc pas de texte. Justement, comment l'abordez-vous ? 

C'est vrai que c'est plus compliqué d'être convaincante dans quelque chose quand on n'a pas la parole. Maintenant, en tant que danseuse, on a cette force d'interprétation qui fait que, dans notre gestuelle, dans nos mouvements, on essaie de faire passer des émotions et des messages. 

J'ai été dirigée par la talentueuse chorégraphe, Inès Vandamme, et le directeur artistique, Dominique Roncero. A travers leurs indications, j'ai, moi, bâti, tissé, ma propre histoire et ma propre interprétation de ce fil rouge. 

Je n'ai pas forcément eu d'inspiration personnelle pour y parvenir mais, quand je rentre sur scène au début du spectacle, j'ai ma propre histoire, que je me raconte. Pour pouvoir vivre cette évolution et cette sensation de découverte du monde de l'érotisme. 

Selon vous et selon les retours obtenus des spectateurs à la sortie, qu'est-ce qui plaît dans ce show ? 

C'est un format de spectacle fort de son originalité ! On ne voit pas souvent ce genre de show, qui englobe autant de disciplines. C'est assez rare, cela en fait sa richesse. 

Regrouper tant d’artistes sur une scène qui se prête plus d'habitude à du concert et du théâtre amène un côté intimiste. Le public fait vraiment partie intégrante du spectacle, il est en interaction tout au long des numéros.

Le spectateur ressort plein de joie. Il est époustouflé, c'est souvent le mot qui revient, par la prestation technique et artistique de tous ces talents. Les gens passent réellement un très très bon moment.

Au-delà des dates prévues jusque fin septembre, aimeriez-vous poursuivre l'aventure ? 

Des prolongations de ce spectacle pourraient avoir lieu, pourquoi pas aussi une tournée. Ce serait une super nouvelle. 

Pour terminer, comment définitivement inciter les lecteurs à venir voir ce show à l'Alhambra ? 

C'est un spectacle où l'on passe un bon moment. On peut venir entre copines, entre copains, avec son amoureux, il y en a pour tous les goûts, il y a de belles femmes, de beaux hommes. Vous en prendrez plein les yeux, vous rirez, vous serez ému. Si vous êtes à Paris, c'est un spectacle d'été qui vaut le détour. 

Merci Charlotte pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre, Musique

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Mathilde Libbrecht revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

1/ Mathilde, vous êtes une artiste aux multiples casquettes, chanteuse, comédienne, danseuse… Qu’est-ce qui vous fait vibrer dans votre quotidien d’artiste ?

J’aime ce métier, être sur scène, le fait de faire des choses différentes tous les jours, d’être sur différents projets, de découvrir des lieux ou des disciplines que je n’aurais pas l’occasion de découvrir sans ce métier.

J’ai commencé par la danse, à 4 ans, première grande passion, puis le chant, seule dans ma chambre, puis le théâtre et le jeu, adolescente. J’ai toujours plus ou moins baigné là-dedans. Et c’est en licence que j’ai interrompu mes études parce que je sentais que j’avais autre chose a aller explorer, exprimer, et je voulais y aller franchement. Alors je suis descendue à Paris.

2/ Est-ce que vous retrouvez des complémentarités entre ces différentes disciplines, la danse, le chant, le jeu, ou est-ce totalement dissocié selon vous ?

Il y a des choses qui se recoupent, bien sûr, parce qu’il s’agit d’expression dans tous les cas. Une expression différente dans la forme, mais qui va chercher sa source au même endroit pour être au plus juste de l’émotion. Revenir à l’organique.

 

 

Ces disciplines sont d’autant plus proches à mes yeux que j’allie les 3 sur scène, notamment dans des Comédies Musicales. Dans ce cas là, le lien entre la danse, le jeu et le chant est l’histoire que je raconte.

3/ Est-ce cette complémentarité qui vous attire, plutôt qu’un art en particulier ? Ou avez-vous une préférence pour l’un d’entre eux ?

Bien que la danse ait été ma première passion, ce sont davantage le chant et la comédie qui ont pris le relais… parce que je n’ai plus 20 ans (sourire) ! Et parce que c’est juste pour moi comme ça aujourd’hui. Il y a des périodes durant lesquelles le chant me parle plus, où je ressens un réel besoin et une envie de chanter. Alors ce sont mes projets musicaux qui m’animent. Puis d’autres où je me dis que c’est du jeu dont j’ai besoin. Globalement, je me reconnais dans la pratique des deux ou des trois concomitamment ou séparément.

Pour l’instant, la vie ne m’impose pas de faire un choix, donc c’est très bien (rires) !

4/ Parmi vos multiples expériences, y en a-t-il une plus que les autres qui vous ait marquée ?

Oui, il y en a une. Je suis partie 2 mois en Corée du Sud il y a 4 ans. Il s’agissait d’un spectacle coréen en anglais, nous n’étions que deux français dans l’équipe. Ce qui m’a surtout marquée, et profondément, c’était le challenge que ça a représenté pour moi, pas tant artistiquement que tout ce qu’il y avait autour du spectacle.

Il y a aussi une autre expérience à laquelle je pense. Il y a quelques années, j’ai chanté aux Francofolies. J’ai fait un duo avec un chanteur cubain Raul Paz, sur la grande scène, devant 10.000 personnes. J’en ai un super souvenir. C’est une personne adorable.

 

 

5/ Quels sont, à court et moyen terme, vos projets, vos envies ?

J’ai été prise pour un nouveau spectacle à la rentrée : «  Ibrahim et les Fleurs du Coran  », qui va partir en tournée européenne sur octobre-novembre. Nous ne jouerons qu’à l’étranger, nous commençons par l’Allemagne, puis l’Autriche, la Suisse et la République Tchèque. La première a lieu le 15 octobre.

A moyen terme, j’ai peut-être un projet sur Londres l’année prochaine, notamment pour le musical «  Call Me Diana  ». J’avais fait un docu-fiction pour M6, diffusé il y a un an, dans lequel je jouais Diana, ce qui m’a incitée à passer le casting. Si cela se fait, ce serait formidable.

 

Sur le registre des envies, il y a aussi l’écriture de textes de chansons, pour lesquels je ne compose pas, bien que je joue de la guitare. Ce serait peut-être le terreau d’un seul en scène, pourquoi pas avec un musicien, un projet personnel. Je me suis souvent cachée sous des maquillages et des costumes, et aujourd’hui je n’ai plus envie de me cacher. Et puis je serai libre de faire ce que je veux, puisque ce sera mon spectacle (sourire), chanter, raconter, danser, jouer de la guitare etc…

Je me tourne aussi vers le jeu à la caméra depuis quelques temps, car il y a quelque chose de simple et de quotidien dans le jeu, d’intime, qui m’attire.

A coté de mon métier d’artiste, je donne des soins en médecine chinoise et énergétique. Ces deux métiers qui représentent vraiment deux pôles de ce que je suis, m’équilibrent, me façonnent et me font évoluer.

Merci Mathilde pour ce bel échange  !

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Caroline Montier évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Nous pourrons vous retrouver tout au long du festival d’Avignon, tous les jours sauf le mardi à 21h, dans le spectacle « Barbara Amoureuse ». Comment présenteriez-vous ce dernier?

 

C’est un spectacle de chansons de Barbara que j’ai collectionnées, autour de sa première période de création, dans les années 60, sur le thème de l’amour, à chacune des étapes d’une relation. Ce sont des chansons que, pour la plupart, elle a abordées seule, en s’accompagnant au piano. J’ai ajouté de petites anecdotes autour de la vie amoureuse de Barbara.

 

2/ D’après vous qu’est-ce qui plaît au spectateur, pourquoi est-ce que ça fonctionne ?

 

Les gens aiment découvrir ou redécouvrir des chansons. Même des amateurs de Barbara sont surpris, car ils ne connaissent parfois pas toutes les chansons, notamment celles qu’elle n’a pas données en concert.

 

Je crois que le coté intimiste joue également. J’ai choisi une petite salle, à mon avis idéale pour ce genre de spectacle, qui permet une proximité avec le public.

 

On me dit souvent que c’est une interprétation assez fidèle. Le format piano-voix évoque déjà Barbara. Je ne m’éloigne pas tellement de ce qu’elle était vraiment, même si j’y apporte une touche d’interprétation. Les amateurs de Barbara sont contents de ce format. Je tâche de servir Barbara du mieux possible.

 

Mais la réussite pour moi, c’est lorsque quelqu’un qui n’a fait qu’accompagner une personne à ce spectacle me dit qu’il a découvert Barbara !

 

 

 

3/ Pourquoi cette envie de composer Barbara sur scène ?

 

On me dit que je lui ressemble, que j’ai une voix qui peut lui correspondre. Il y a quelques années, je ne connaissais pas vraiment cette artiste. Un jour que je cherchais une musique, je suis tombée sur un vieux disque de Barbara, que je n’avais jamais écouté. J’ai sélectionné « Le temps du lilas », pour un programme guitare-voix, appelé « Amour et Botanique ». Et l’on m’a alors répété que je devais chanter Barbara et que cela m’allait bien.

 

Je ne voyais pas, au début, comment aborder cet auteur-compositeur, dont les chansons sont si pleines d’émotions. Je n’étais pas prête à cela. Puis, je me suis quand même dit qu’il me fallait en faire quelque chose. Pour les 20 ans de sa mort, j’avais la conviction que c’était maintenant ou jamais.

 

Je me suis demandée quelle Barbara je pouvais chanter. Je me suis tournée vers son répertoire piano-voix, et j’ai entrepris ma sélection, autour du thème de l’amour que je trouvais intéressant pour comprendre des choses à la fois positives et négatives.

 

4/ Vous vous représentez à Avignon, 1 400 spectacles cette année, très diversifié. Comment faire la différence auprès des spectateurs d’Avignon ?

 

Il y a toujours un spectacle sur Barbara, c’est comme Brel ou Brassens. L’an dernier, nous étions cinq ! Quatre dans le Off, et je compte également dans le In le spectacle avec Juliette Binoche et le pianiste Alexandre Tharaud. Parmi les Quatre du Off, j’étais la seule en piano-voix, ce qui faisait déjà une différence. Globalement, je crois que peu de gens se sont lancés en solo piano-voix sur Barbara.

 

 

Je pense que, cette année, il y aura des styles différents. Il y a une pièce de théâtre, un piano-voix à deux personnes, sans compter le reste du programme que je ne connais pas encore.

 

Par ailleurs, le spectacle se joue depuis un an à l’Essaïon, et a déjà fait un premier Avignon, en ayant reçu une jolie presse. J’espère que cela attirera le public.

 

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à ce spectacle ?

 

Je n’y ai pas encore réfléchi. On m’a soumis l’idée de faire une suite, mais suivant une autre thématique. Pour l’instant, le spectacle n’a qu’un an. Après ce deuxième Avignon, j’aurai peut-être une idée plus précise sur ce projet.

 

6/ Que dire, en conclusion, pour inciter définitivement les lecteurs à venir vous voir, sinon en Avignon, d’ici la fin de l’année à Paris ?

 

Si les gens veulent re/découvrir le poète qu’elle était, c’est l’occasion qu’offre une nouvelle interprétation. On peut bien-sûr toujours écouter les interprétations originales, mais parfois le fait qu’une autre personne chante ces textes permet de mieux les entendre, ou de les entendre différemment. J’ai choisi des morceaux assez courts pour la plupart, qui vont à l’essentiel. Je m’accompagne, je suis une pianiste aguerrie, je me suis attelée à enrichir les arrangements. Ce qui fait que l’on n’entendra pas la même chose.

 

 

Et puis je parle d’une Barbara que les gens connaissent mal, piquante, pleine d’humour, coquine. Avant d’être la tragédienne qu’elle cultivera par la suite.

 

Ce fut un plaisir, Caroline, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Musique

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Virginie Ramis nous parle de son actualité et de ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Virginie,

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, chanteuse, comédienne, avec une belle actualité, et de beaux projets à venir. Vous montez sur scène dans un look rétro et glamour, au sein du groupe « Les Satin Dolls ». Comment présenteriez-vous cette équipe? 

C’est un projet qui vient de Los Angeles, qui a été créé il y a plus de 10 ans par une américaine. Il s’agit d’un trio vocal rétro accompagné de danseuses claquettistes, sur un répertoire patriotique américain. Nous avons élargi des années 20 aux années 50, pour toucher un large public. Nous nous développons en France depuis un an et demi,  nous n’avons pas encore de résidence auprès d’un théâtre. Mais nous avons de plus en plus d’événements et un public qui y croît jour après jour. 

Au delà d’un concept, nous avons créé une véritable communauté de Pin-up, avec tous leurs attributs, en termes d’attitude, de look, et nous avons le coté tap dance (claquettes) très connotés etc… Moi qui suis Belge, avec un côté anglo-saxon très développé, j’apprécie énormément ce projet. Au delà de l’aspect professionnel, cette communauté nous amène à tisser des liens très forts.

 

 

2/ D’après vous et les retours des spectateurs, qu’est-ce qui plaît aux personnes qui y assistent ? 

L’ensemble du projet, les vêtements, les micros rétro etc… c’est une image très forte. Au delà de l’image, je dirais même que c’est une marque. On ne peut pas ne pas remarquer ce groupe de personnes arriver dans un lieu public. 

Par ailleurs c’est très rythmique, et ça amène à la danse, les gens ont envie de danser, de claquer des doigts… On a aussi envie de danser en couple ! Parce qu’aujourd’hui les gens dansent beaucoup seuls en boite de nuit, et là nous ramenons le coté bal jazz-swing qui d’après moi est une musique qui réveillerait les morts ! Mon arrière grand-père était pianiste de jazz. Ça me fait plaisir de lui rendre hommage.

3/ Au-delà de ce qui coule dans vos veines, quelles inspirations pouvez-vous avoir ? 

J’ai beaucoup écouté les Andrews Sisters, les Star Sisters et autres trios vocaux de l’époque qui se démarquent par leur coté très patriotique dans leur look, une voix bien reconnaissable, une patte swing dans laquelle je baigne depuis toute petite. 

Je me suis préparée en m’inspirant aussi de Marilyn Monroe qui est une Pin-Up emblématique, et d’Audrey Hepburn; ce genre de femmes qui m’a toujours fascinée. Le maquillage, les robes… je me suis toujours dit que si je montais quelque chose à moi un jour, ce serait dans cette veine-là, parce que ça me ressemble. Je trouve que c’est représenter la femme dans sa globalité, avec un corps mis en valeur et une identité très forte. 

 

Je me suis dit que j’allais donner à nouveau une voix à toutes ces femmes-là. Car les femmes ne sont pas que « de jolies poupées », elles ont leur propre fonctionnement et ont pu démontré une grande force par le passé, je pense notamment à celles qui se sont battues pour le droit de vote en 1946 ou à toutes celles qui furent des héros de guerre. 

4/ Par ailleurs, vous serez à L’Olympia dans le spectacle musical « Emilie Jolie », qui reprend. Que dire de cette autre aventure ? 

Je suis très excitée de faire l’Olympia, cette scène mythique de Paris. De grands noms sont passés dans cette salle. 

Et Émilie Jolie était l’une des musiques que j’écoutais, enfant, avant de m’endormir. Donc c’est quelque chose qui fait réellement partie de moi. On m’a proposé de faire partie du spectacle en tant qu’Horloge ! Et l’Horloge, pour moi, c’est un peu comme Mary Poppins (une autre partie de mon être intérieur). 

C’est un spectacle qui fait rêver les enfants, ce qui est le cœur de notre métier, offrir à tous une parenthèse inattendue de bonheur, de plaisir, d’oubli, de 7 à 77 ans. Je suis très intriguée par l’émerveillement du public, qui me donne l’impression que le personnage est sorti du dessin animé. D’autant qu’il y a une enfant avec nous sur scène. On a réussi à créer des liens très forts d’amitié avec l’équipe, c’est un espace-temps particulier.

 

5/ Dans un autre registre, nous pourrons vous retrouver au Funambule Montmartre, dans « Seconde Chance », un spectacle de Franck Buirod. Vous jouerez en alternance avec Candice Parise. Comment présenter ce spectacle, votre rôle et votre façon d’aborder ce projet ? 

Je connais Candice depuis des années, et il y a quelques temps elle m’a appelée en m’apprenant qu’elle avait peut-être un projet théâtral, et qu’elle devait être doublée, faute de pouvoir assurer toutes les dates. « J’ai pensé à toi, est-ce que ça t’intéresse ? ». Je lui ai répondu « Dans l’absolu, oui ». Elle m’a permis de rencontrer l’auteur, qui était l’un de ses amis de longue date. Il a aimé mon CV et a décidé de me faire confiance suite à notre entretien. 

Le rôle de Candice est le rôle d’une chanteuse qui a eu du succès très jeune, et qui arrive au terme de son contrat avec sa maison de production. C’est donc une femme de la trentaine qui ne souhaite rien faire en dehors de chanter et danser, qui sont de toute façon ses seules compétences, et qui se retrouve mise au placard, le succès en berne. 

C’est très intéressant parce que j’ai 30 ans et que je suis en train de changer de « tranche de rôles ». Je ne joue plus les jeunes premières, parce qu’on prend des jeunes femmes de 20 ans. Je ne joue pas encore les mamans parce que je n’ai pas encore le physique et la maturité pour. Je suis à cette période charnière pour beaucoup de gens. Est-ce que je continue ma vie d’artiste, qui est un métier un peu dangereux, car instable, ou est-ce que je me bats pour mes convictions, ma passion ? Je m’identifie au personnage.

Pour moi, le théâtre, ou la comédie musicale, consiste à raconter des histoires. C’est le même art décliné de façons différentes en chant, en danse… 

Franck Buirod, l’auteur, que je ne connaissais pas, est une très belle rencontre. J’aime le climat familial qui se dégage des longues collaborations. Mais j’aime aussi enrichir mon réseau, l’ouvrir au maximum. Franck a écrit une pièce très rythmée, les personnages sont hauts en couleurs. 

Je sais que je serais poussée dans mes retranchements. Au début, mon personnage est dépressif et finit dans quelque chose de très solaire. Donc le travail va être intéressant. J’ai hâte de passer ce personnage à travers mon filtre et de voir ce que cela peut rendre. 

C’est aussi très intéressant de voir le spectacle joué différemment par Candice. Nous nous nourrissons les uns des autres, et c’est ce que j’apprécie. 

6/ Dans ce même spectacle vous alternez chant, comédie… c’est quelque chose que vous appréhendez ? 

En fait, je n’ai pas peur, parce que je crois que c’est la même chose, qu’il y ait des notes à chanter ou pas. C’est une histoire, c’est un personnage qui est cohérent dans son évolution tout au long de la pièce. J’ai eu l’occasion de jouer une pièce sans chant, ou encore des comédies musicales dans lesquelles il y avait beaucoup de texte. J’ai été dirigée par différents metteurs en scène. Mais que l’on chante ou non, nous sommes toujours en train d’interpréter et d’incarner quelqu’un. 

Donc ça ne m’angoisse pas plus que cela, j’ai juste envie d’être à la hauteur de leurs espérances, qu’ils passent un bon moment avec moi sur le plateau. Je souhaite être dans l’échange, de pouvoir jouer « avec », et non pas seule. 

Il faudra veiller à ne pas nous renfermer à cause du stress, car nous sommes deux interprètes, tout cela va aller très vite, cela impose une gymnastique à toute l’équipe. Cela dit, nous avons tous un peu de métier, alors je crois que nous allons nous reposer les uns sur les autres, et rendre cela spontané. Quand on joue un spectacle pendant plusieurs mois, on peut s’installer dans une sorte de confort. Sauf que le théâtre ce n’est pas le confort. Et selon les réactions du public, ou l’envie de changer, ou les erreurs, il y a une vraie dynamique. J’ai hâte. 

Merci Virginie pour ce joli échange !

Publié dans Théâtre, Musique

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Fabrice Pochic revient sur son parcours et décrit ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits : Photographe Laura LAGO

Bonjour Fabrice,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Fabrice, vous êtes un artiste aux multiples casquettes, vous avez de nombreuses cordes artistiques, théâtre, comédies musicales, chant, d’acting aussi récemment, photo… Quel a été votre parcours jusqu’à présent ?

 

Ce qui me fait vibrer, c’est d’être sur un plateau, j’aime chanter, j’aime jouer. J’ai été danseur professionnel, pendant plus de 20 ans. J’ai commencé ce métier par la danse classique. J’ai fait des études de biochimie, je voulais être kiné, à la base. Et puis ma passion pour la danse a fait basculer ma vie. J’ai eu la chance de rentrer à l’opéra de Marseille à l’âge de 21 ans, dans une compagnie professionnelle comme stagiaire pendant 3 ans. Je suis parti en bas de l’échelle et j’ai monté les échelons jusqu'au Corps de Ballet. La ville a licencié 19 danseurs, dont je faisais partie puis j’ai décidé de monter à Paris, tous les étés pour prendre des cours et rencontrer d’autres danseurs et d’autres professeurs surtout. Il faut se nourrir de plein de techniques et de rencontres.

 

Mon premier contrat à Paris était au Théâtre du Châtelet : « L’Enfant et les Sortilèges », « Les Mamelles de Tirésias » et un ballet néo-classique qui s’appelle « Parade », sur une musique d’Erik Satie. J’ai eu la chance de danser avec deux grandes Etoiles de l’Opéra de Paris, Eric Vu-An et Noëlla Pontois. J’ai travaillé dans beaucoup de cabarets et de grandes maisons comme les  Folies Bergères, le Paradis Latin, le Moulin Rouge et Le Lido de Paris pendant 10 ans. J’ai voyagé dans le monde entier. C’était un rythme de nuit très soutenu, deux spectacles par soir, 6 jours sur 7.

 

Pendant 6 ans, j’ai travaillé avec M Jérôme Savary (créateur du Grand Magic Circus) à l’Opéra Comique, qui faisait jouer les danseurs, chanter les acteurs, danser les chanteurs, dans un véritable esprit de troupe. C’était la fête tous les soirs ! J’ai joué notamment une comédie musicale  sur la vie de Mistinguett, qui s’appelait « La Dernière Revue », avec Liliane Montevecchi, Ginette Garcin et une troupe fabuleuse de danseurs, comédiens.

 

En 2005, j’ai décidé d’arrêter de travailler la nuit et j’ai quitté le Lido. M Savary m’a rappelé pour refaire une production de la « Veuve Joyeuse » puis M Jean Lacornerie, directeur du théâtre de la Croix Rousse à Lyon, m’a donné mon premier rôle de comédien dans une comédie musicale, « Lady In the Dark », qu’il mettait en scène d’après une pièce de Kurt Veill. En 2009, j’ai eu la chance de jouer dans ma comédie musicale préférée : « Les Misérables », à Lausanne durant  2 mois et demi. Puis « Shrek » en 2012, au Casino de Paris.

 

Crédits : Photographe Philippe GUEGUEN

 

 

Depuis 4 ans, je fais de l’image. J’ai commencé par un film institutionnel. Il y a 3 ans, j’ai joué dans un court-métrage qui s’appelle « Le miroir d’Alice », qui a fait beaucoup de festivals et remporté pas mal de prix. Le Réalisateur s’appelle Benoît Lelièvre, il m’a donné le rôle du père. C’est l’histoire d’une petite fille chinoise, qui a été adoptée par des parents français et qui décide d’aller à la rencontre de sa mère, à Shanghai. Dernièrement, j’ai joué un rôle dans la série « Les Mystères de l’Amour ». Je fais aussi le modèle de temps en temps pour des photos et tournages.

 

Je chante également dans un groupe de variété française, le groupe NEVADA, pour les comités d’entreprise ou des personnes âgées. C’est un spectacle sur la chanson française des années 60 à 80… On a monté un nouveau spectacle qui s’appelle « La Croisière » dans lequel on voyage et chante dans toutes les langues.

 

D’ailleurs, j’ai un autre métier, je fais de la réflexologie plantaire en énergétique chinoise. J’ai fait une formation en 2012, où j’ai eu creux de la vague pendant 2 ans, je ne faisais pas assez vieux pour jouer les papas, et trop vieux pour faire les premiers rôles. Donc je me suis formé à autre chose, j’ai voulu prendre du recul avec ce métier qui est prenant.

 

Je suis mon seul agent, c’est un vrai métier aussi de trouver les castings. Il faut savoir se vendre, surtout à notre époque, avec tous les supports que l’on a. Donc c’est moi qui fais mes bandes démos, je me débrouille pour récupérer les images etc… 

 

Dans ce métier, le plus dur est de durer en fait. Ce n’est pas juste d’y arriver. Ok, j’ai fait ça mais la suite c’est quoi ? Je pense que le travail paie.

 

2/ D’un point de vue artistique est-ce que vous retrouvez certains liens entre ces disciplines? Est-ce que, par exemple, à l’image, vous vous êtes servis de ce que vous faisiez avant d’être comédien ? Ou, inversement, est-ce dissocié dans votre esprit et votre jeu ?

 

Ca fait plus de 25 ans que je fais ce métier, je connais bien le corps. Alors je me sers du danseur que je suis. Je crois qu’il est très important qu’un acteur joue avec son corps, comme un chanteur chante avec tout son corps.

 

 

J’ai toujours une soif d’apprendre, de rencontrer des gens et de me remettre en question mais dans le bon sens : c’est-à-dire ne pas me dire « je n’y arrive pas ou quoi que ce soit » mais c’est juste toujours faire confiance à la vie et aux rencontres et de dire « ben voilà, j’aime ça, je sais ce que je sais faire, mais j’ai envie de découvrir d’autres chemins ».

 

En janvier dernier, j’ai fait un stage d’acting face à la caméra, « Permis 2 Jouer » avec le coach Régis Mardon, réalisateur de films et reportages, récompensés, homme de terrain. Pour la petite anecdote, il a été mon coach AU Studio Pygmalion, il y a 16 ans ! C’était une retrouvaille en fait. Dans ce stage, on est en situation de casting un jour avec des directeurs de casting et le lendemain on rencontre les réalisateurs. A la fin du stage, on a une petite bande démo. Je dirais que ça a ré-accordé mon instrument en fait. Je suis un boulimique, perfectionniste aussi, mais il faut aussi se laisser surprendre, surtout en tant qu’acteur.

 

 

3/ Très spontanément, parmi vos expériences, laquelle vous a le plus marqué ? 

 

Une seule ?  « Lady In the Dark » en 2008 et la rencontre avec  M Jean Lacornerie à Lyon. Parce que ça m’a permis de rencontrer le milieu de la comédie musicale à Paris. J’ai travaillé avec des acteurs que j’admirais. Certains sont devenus des amis proches.

 

 

 

4/ Pour terminer, quelles sont vos actualités du moment ? Si on se projette un peu sur la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

 

J’aimerais avoir un rôle important, dans une comédie musicale. Quelque chose à défendre. Et puis tourner plus et jouer dans un pièce de théâtre .

 

Sur un type de rôle en particulier ?

 

Non, pas particulièrement. J’aime bien le cinéma d’auteur. J’aimerai bien un vrai rôle de méchant. Parce que, quand on me voit, ce n’est pas ce qui transparaît.

 

Merci beaucoup Fabrice pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Candice Parise évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit Photo : Clélia / CimAvenue

 

Bonjour Candice,

 

C'est un réel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Cet été, en parallèle de la pièce « Seconde chance », vous serez également sur scène, en chansons cette fois-ci. Notamment avec d'autres artistes de télé-crochets. Quand pourrons-nous vous y retrouver ?

 

En complément de la pièce, j’ai quelques dates de concert avec le collectif « The Voice Family ». J'ai participé à l'émission en 2017 et j'appartiens à un collectif regroupant des candidats de différentes saisons. Nous serons également accompagnés d'artistes ayant participé à d'autres télé-crochets, comme « Nouvelle star » notamment.

 

Je vais faire deux dates avec eux, le 23 juin à Avon et le 13 juillet à Barlin. N'hésitez pas à venir nous voir, c'est hyper sympa. Je serai notamment avec Jérémy Charvet et Alban Bartoli, des amis et artistes au top.

 

 

Collectif The Voice Family (Alban Bartoli - Jérémy Charvet) / Crédit Photo : SmartProd

 

2/ Les bonnes nouvelles n'arrivant pas seules, votre groupe vous accompagnera aussi en public d'ici à la rentrée. Quelles inspirations musicales pourrons nous découvrir alors ?

 

Je ferai aussi des dates avec mon groupe de Country/Folk, « The Lady's Country Angels ». Nous avons monté ce groupe en 2016 avec mes amis Manuel Julvez et Jean-Michel Peyrot. Nous sommes six sur scène. En France, quand on dit country, on pense souvent bottes et chapeau de cowboy. Mais nous faisons de l'Americana, c'est un style de country d'influence folk, blues, rock et pop, c'est un cocktail de styles. Du coup, c'est une musique qui est assez accessible. La dénomination « country » est dûe aux instruments que nous utilisons tels le banjo ou le violon mais, si vous les retirez, ça devient tout de suite plus pop, rock. C'est vraiment intéressant de jouer avec autant de genres.

 

 

J'écris la plupart des textes et on fait aussi quelques covers. On compose parfois à distance. L'année dernière, nous avons eu la chance de faire la première partie de ZZ Top à Valenciennes, c'était vraiment dingue. J'avais adoré.

 

On a déjà fait pas mal de festivals, notamment «  Le Green Escape Festival de Craponne-sur-Arzon ». Nous y retournerons du 27 au 29 juillet en tant qu’invités. Avant cela, vous pourrez nous retrouver en Suisse, à Bellevue (à 10 minutes de Genève) pour un Festival Country également, les 9 et 10 juin prochains. Nous ferons sûrement une date parisienne cet automne, je ne manquerai pas de vous en parler au moment venu. J'y convierai d'ailleurs Julien Loko, un artiste avec lequel j'ai récemment collaboré. On a pu le voir dans différentes comédies musicales mais par-dessus tout, il vient d'écrire son dernier album qui est juste… formidable! Nous avons co-écrit un duo qu’il a composé, accompagné d'un clip: « Fall Apart », disponible sur Youtube.

 

 

Avec « The Lady’s Country Angels », nous jouerons le dimanche 22 juillet à 12h au Festival moZ'aïque du Havre, nous ouvrirons le jour de clôture. C'est génial ! Ce Festival regroupe d'énormes talents. Je pense notamment à Popa Chubby, un des plus gros artistes de blues des États-Unis que je suis depuis des années. Je suis super fière de savoir que nous allons fouler la même scène!

 

Je vais donc passer un très bel été. Pendant lequel je serai aussi sur les planches avec la pièce « Seconde chance ». Ce projet est très important à mes yeux, Franck Buirod m’ayant appelé un beau matin d’avril 2017 pour me parler de cette pièce qu’il avait écrite en pensant à moi !

 

3/ Une fois l'été passé, quels autres projets aimeriez-vous pouvoir concrétiser ?

 

Pour la rentrée, des choses vont se mettre en place. Je vais avoir des dates notamment avec l’Orchestre des Sapeurs-Pompiers de Paris, que j'annoncerai prochainement. Peut-être aussi une nouvelle date à venir avec l'orchestre philharmonique « European Philharmonie » au Palais 12 de Bruxelles, en Belgique.

 

 

Je suis active sur les réseaux sociaux, vous y retrouverez toutes ces informations dès que possible.

 

4/ Vous alternerez donc deux arts bien différents, que sont la scène et les planches. Comment pensez-vous, justement, passer facilement de l'un à l'autre ?

 

Je suis vraiment contente de me replonger dans le jeu. Mes formations dans cet art datent d'il y a un moment. J'avais fait trois écoles différentes, en France et à l'étranger. Ça me fait plaisir de retrouver la comédie parce qu’ayant principalement fait de la comédie musicale chantée ces dernières années, en dehors du « Magicien d'Oz », je m’étais un peu éloignée de la comédienne pure. Et qui plus est, un challenge personnel extrêmement excitant !

 

Encore une fois, comme je l'avais dit lors de notre premier entretien, notre metteur en scène Pascal Bendavid est formidable, il sort vraiment ce qu'il faut de moi. Du coup, à aucun moment je ne suis stressée. Évidemment, les gens aimeront ou n'aimeront pas, nous aurons des bonnes et des mauvaises critiques, (j’espère uniquement des bonnes d'ailleurs ! ;). Je ne me mets pas la pression, j'ai accepté le challenge, je prends le risque et on verra bien. En tout cas, je me donne à fond, je fais au mieux, on répète au maximum. Et peut-être que cette pièce de théâtre m’ouvrira la porte à d'autres spectacles où la comédie a un rôle plus important que le chant.

 

Je ne peux pas dire que je me prépare d'une manière ou d'une autre. Pascal me donne vraiment beaucoup de conseils parce que j'ai un peu perdu certains outils techniques avec le temps. Je pense notamment à ma projection de voix parlée.

 

Cet hiver, je ferai aussi une tournée avec « Le Roi Arthur », une pièce en anglais. Dans le cadre de l’association, « Théâtre en anglais » dont je suis marraine. On va donc jouer à peu près trois mois, notamment dans des écoles. C’est du théâtre bilingue, éducatif. Cela me tient particulièrement à cœur car le bilinguisme est primordial pour moi, ayant suivi une scolarité américaine et étant partisane de l’apprentissage d’une langue étrangère, un outil indispensable de nos jours. Pendant ces dates, nous jouerons parfois à neuf ou dix heures du matin, ce qui est peu habituel pour une chanteuse. Clairement, il va falloir qu'en amont je m'habitue à me lever très tôt pour être prête le moment venu. Surtout que la première chanson est celle qui envoie le plus vocalement parlant ! Ce sont donc des choses techniques à prendre en compte.

 

Merci Candice pour ce bel échange très agréable !

 

 

 

THE LADY’S COUNTRY ANGELS 
 
Craponne >> Green escape >> 
 
MoZaïque

Publié dans Musique, Théâtre

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