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Le médias blog de Julian

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Patrick Paroux évoque son actualité et ses projets artistiques !

27 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Patrick,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma ou bien encore sur les planches. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Depuis peu, je mesure davantage le plaisir qu'éprouvent les spectateurs au théâtre ou devant l'écran. Le mien est d'être sur scène ou devant la caméra de faire passer des textes, des histoires, des émotions, c'est un partage qui me convient pleinement.

 

Cela répond a un besoin, a une envie, c'est quelque chose que j'avais toujours voulu faire depuis l'âge de huit ou neuf ans. Tout d'un coup, le réaliser, je prends cela presque comme un cadeau. C'est un plaisir d'aller au bout de son désir.

Il y a eu des périodes délicates, j'apprécie d'autant mieux le fait en ce moment de jouer au théâtre et d'être à la télévision.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents exercices?

 

C'est très différent, je fais une sorte de grand écart en ce moment entre la série «Camping paradis» et le rôle d'Arnolphe dans «L'école des femmes» sur une mise en scène de Philippe Adrien. Cela n'a rien à voir, d'un côté des alexandrins de Molière, de l'autre des dialogues plus contemporains.

 

Mais c'est un exercice qui me plaît beaucoup, ce n'est d'ailleurs même pas un exercice, c'est une complémentarité. Je reste sincère quelque soit le personnage que je défend, je cherche quelque chose de juste, de vrai, pour faire passer des situations tantôt invraisemblables ou parfois très proches de la réalité.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marqué que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Toutes les choses m'ont marqué au moment où je les vivais. Mais, clairement, Arnolphe est un rôle très important. Cette expérience me marque. Je vais interpréter ce rôle encore en novembre et décembre en tournée. Après près de 200 représentations, celles ci seront sans doute les dernières et je sais très bien que j'aurai certainement un petit coup de blues. Parce que c'est vraiment quelque chose de merveilleux.

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

L'envie de retrouver des partenaires avec qui je pouvais discuter de n'importe quoi dans les loges pour, tout d'un coup, être projeté avec eux au XVIIème siècle. Aussi le plaisir de jouer ensemble.

 

Naturellement la conscience de la présence du public qu'il va falloir capter, séduire. La première scène de «L'école des femmes » est bien sûr en alexandrins mais elle est surtout très complexe. Avec des informations capitales qui y sont livrées, il faut avoir le souci que les gens les comprennent tout en apprivoisant les alexandrins. Je veux déjà que, tout en jouant, tout en étant concret dedans, les spectateurs captent ces informations.

 

Sans oublier bien sûr, lors des premières, la présence naturelle du trac. 

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

 

J'essaie de bien connaître mon texte même si je sais que je vais quand même me planter dedans. Alors je tente d'autant plus de me le mettre en bouche, de le dire le plus concrètement possible. Tout en pensant au partenaire en face.

 

J'ai davantage le trac quand j'entends «action» que lorsque le rideau se lève devant 800 personnes. Je suis plus intimidé par ce moment-là même si je sais pertinemment que l'on va pouvoir le refaire.

 

6/ Vous interprétez, depuis plusieurs années, le personnage de Christian Parizot dans la série à succès de TF1 « Camping paradis ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

J'ai un vrai plaisir à retrouver tout le monde. Il y a une vraie équipe, ce qui me plaît beaucoup. Une équipe aussi bien artistique, que technique, qu'administrative. Chacun, à son poste, essaie de faire son boulot.

 

Nous sommes dans des conditions qui sont quand même pas mal, au bord de la Méditerranée, ce qui compte aussi certainement, avec aussi une bonne cantine, ce qui est toujours bien. Il y a plein de choses pour faire du bon travail.

 

Même si le scénario se répète parfois un peu et que j'aimerais alors quelques nouveautés, c'est très agréable de faire partie de cette aventure. Je suis très content de retrouver ce personnage parce qu'il râle, certes, mais pour des bonnes raisons. C'est pour cela sans doute qu'il accroche au près des gens, il ne râle pas pour râler, il a toujours des vraies raisons.

 

C'est ce que je cherche quand je vois qu'il va encore râler, je me demande comment faire pour effacer ce «encore». Je fais en sorte qu'il ait toutes les raisons d'être mécontent et de se présenter devant le directeur du camping avec quelques récriminations.

 

7/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

Il y a eu quelques épisodes où l'on prenait le contre pied. Par exemple, dans celui que j'interprète en ce moment, le troisième épisode de la nouvelle saison, il est obligé d'être très très sympathique avec les gens, mais il a du mal. C'est bien je trouve, c'est un effort pour lui.

 

J'aimerais bien dès fois qu'il devienne végétarien ou vegan, pour prendre quelque chose apparemment très loin de lui, et que, tout d'un coup, il ne comprenne pas pourquoi les gens se mettent à manger du boeuf. Pour qu'il engueule tous les campeurs en train de faire des barbecues avec des merguez alors qu'ils pourraient manger plus sainement. Que ce personnage que l'on peut penser bas de plafond ait des revendications que l'on puisse tout à faire comprendre. J'aimerais bien qu'il y ait un petit épisode là dessus.

 

8/ Pour finir, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

J'ai beaucoup de sympathie pour le personnage de Christian Parizot. Naturellement, j'aimerais prendre le contre pied.

 

Je suis aussi curieux de travailler avec d'autres personnes, avec d'autres réalisateurs. Sans oublier d'autres pièces de théâtre. J'ai récemment d'ailleurs fait une lecture d'une pièce à deux personnages.

 

Merci Patrick pour votre disponibilité !

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Alexis Desseaux évoque ses actualités et projets artistiques !

26 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

 Crédit photos : Patrick Sanglade

 

 

Bonjour Alexis,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous serez présent, du 7 au 30 juillet, au Festival Off d'Avignon, pour la pièce « Le choix des âmes ». Quelle histoire y est proposée ?

 

C'est un texte écrit par Stéphane Titeca. Concernant la genèse, un auteur m'a mis en relation avec Stéphane qui a une compagnie en Touraine, «  La tite compagnie  ». Ce fut de suite un partage, je souhaitais certes retrouver l'ambiance de la guerre 14/18 mais que l'on puisse surtout aller bien au delà de cela, dans l'éveil de la conscience. A savoir celle de la nécessité de s’entraider pour se sortir d'une situation aussi terrible soit-elle.

 

Dans l'histoire, un Allemand et un Français se retrouvent dans un trou d'obus. Il leur faut aller bien au delà de leurs propres concepts, de leurs propres limites, de leurs propres capacités pour pouvoir s'entraider et sortir de cette impasse.

 

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Je joue Franz, l'officier allemand, présent depuis deux ans dans les tranchées. Il est musicien, violoncelliste, son père est directeur de théâtre à Strasbourg. Nous ne sommes donc pas dans le cliché du gros accent allemand, il y a juste une petite pointe.

 

Franz a toujours été éveillé justement, à travers la musique et la connaissance d'une façon générale. C'est un homme marié, qui se retrouve là bien malgré lui et qui se persuade, pour tenir bon, de faire à la fois quelque chose pour sa patrie et pour le regard de sa femme qu'il a hâte de retrouver.

 

Je dirai que c'est un personnage qui est plutôt aérien, qui se positionne au niveau du raisonnement et de l'attention de l'âme. Il est un véritable contraste avec la personnalité de Raoul, incarné par Stéphane.

 

3/ La pièce a rencontré précédemment un franc succès. Selon vous, quelles sont les principales clés de cette réussite ?

 

Il y a une vraie complicité humaine maintenant qui s'est installée entre Stéphane et moi. Nous avons joué 65 à 70 fois déjà la pièce, ce fut un parcours très chouette de voyages et de rencontres. Nous ne nous forçons pas, nous rencontrons  et échangeons vraiment avec le public!

 

Comme je le disais avant, nous abordons un thème qui forcément touche chaque être humain, à savoir la conscience. Son éveil, où est-ce que l'on en est avec elle, est-on attentif au delà du raisonnement, a-t-on un désir d'autre chose que notre propre ego dans nos plaisirs mais aussi dans nos souffrances. Mais au delà de cela, qu'est-ce qu'il y a  ? C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur; c'est même une motivation principale pour les choix de textes et de projets... Nous avons une véritable responsabilité dans notre témoignage, non seulement dans notre quotidien mais évidemment dans nos choix professionnels.

 

Le sous-texte, ce qui est écrit entre les lignes, permet de faire passer tout cela. Les spectateurs aiment énormément cette unité et cette communion qui s'opèrent entre nos deux personnages. Il y a un vrai contraste entre eux deux mais si l'on y regarde de près, on s'aperçoit que Raoul et Franz sont un peu une seule personnalité! Tout comme la nôtre car n'y a-t'il pas une certaine dualité en chacun de nous ?

 

4/ Aborder un thème historique n'est pas toujours évident. Justement, quelles ont été les clés pour transformer cette aventure en succès ?

 

L'écriture  ! L'auteur a bien saisi cette notion d'éveil, de conscience dont je parlais mais également la nécessité d'avoir un contraste et une rencontre justifiés. Et tant mieux, on ne fait pas avaler n'importe quoi à n'importe qui. Il faut qu'il y ait une véritable relation humaine existante, c'est le cas, donc les gens y croient.

 

Comme il y a du fond et qu'il y a en plus cette complicité entre les deux comédiens, les gens sentent que quelque chose s'opère. Ce qui est très intéressant car, avec Stéphane, nous sommes très différents, sur nos visions, nos choix de vie, même si j'ai l'impression que ça se resserre de plus en plus. Cela donne forcément une sympathie, une empathie, il y a aussi un bouche à oreille qui se met en place et c'est justifié historiquement. Nous sommes super heureux de pouvoir présenter ce spectacle à des étudiants mais aussi de pouvoir concilier toutes les générations.

 

Nous avons même eu des cadeaux de mamies extraordinaires, lors de nos premières tournées, à Verdun ou bien encore à Avignon. Nous avons reçu des lettres, des souvenirs qu'elles nous ont partagés avec confiance, appartenant à leur papa. C'est vraiment émouvant. Sans oublier les jeunes qui abordent cela au lycée ou même au collège, ils s'aperçoivent que, avant tout, ce sont deux êtres faits de chair et que, au delà de l'histoire donnée dans les livres, on est dans quelque chose d'accessible et de palpable, l'un des avantages du théâtre et du spectacle vivant. Ils sont aussi touchés.

 

Entre deux, nous avons aussi ces générations très différentes qui ont vu pourtant pas mal de spectacles sur la guerre notamment. C'est pourquoi nous voulions échapper à cela mais avec, en même temps, une vraie crédibilité dans l'époque. Nous rejoignons donc un public large.

 

5/ Le Festival déborde de spectacles, tous plus différents les uns que les autres. Comment réussir à se démarquer ?

 

Justement en restant soi-même, en ne mentant pas non plus sur le sujet et en étant le plus disponible possible lors des rencontres faites sur place. En communiquant aussi, par les réseaux notamment. Sans oublier le bouche à oreille, un élément essentiel à Avignon, s'il est bon la première semaine, normalement c'est parti et l'année dernière nous étions complets tous les soirs, ce fut un vrai bonheur. 

 

J'en suis à ma 54è pièce et je ne voulais pas faire ce Festival précédemment, par crainte de cette notion de supermarché, mais on peut avoir de belles surprises quand toutes les conditions sont réunies. 

 

Il faut aussi un bon attaché de presse, j'en profite pour faire un petit coucou à Lynda Myhoub. On a aussi une chargée de diffusion, notre équipe est très dynamique. Autours de nous, Valérie Lesage, la metteur en scène, Léa à la régie. Toutes ces personnes mettent la main à l'ouvrage, vont également tracter dans la rue...

 

6/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

La pièce «  La Bonne Planque  », que je mets en scène et qui est une production Cinetheact  présidée par Antoinette Petitcollot, est toujours en tournée. Je vais opérer encore un changement de comédien, ce qui est très chouette, à chaque fois cela s'améliore et s'enrichit. Nous avons un très beau parcours avec ce spectacle, qui est une vraie bonne comédie, avec un clin d’œil pour le cycle «  Au théâtre ce soir  » qui fête ses 50 ans. Et ce sont surtout les 100 ans de Bourvil. C'est la pièce qui a lancé le cycle, écrite par Michel André pour Bourvil justement. C'est une comédie tout public que j'ai revisitée, qui fait maintenant deux heures dix au lieu de deux heures quarante cinq, qui est très rythmée, très dynamique, avec des portes qui claquent et une super équipe. Tout cela s'inscrit dans les années 60/70, c'est un vrai succès pour l'instant en région. Nous continuons à multiplier les représentations pour savoir si, ensuite, nous la jouerons à Paris ou dans d'autres festivals.

 

J'ai un vrai coup de cœur pour «  L'impasse  », nous ferons une lecture les 17 et 18 juillet en Avignon, avec Jina Djemba. La pièce vient d'être éditée chez Archimbaud, sur une écriture de Michel Lopez. La mise en scène sera signée Caroline Archambault. Sans oublier Sophie Mayer pour la chorégraphie. Nous avons une  très jolie équipe et nous serons en résidence à partir de fin septembre. C'est une sorte de «  Don Juan  » contemporain, extrêmement bien fait, j'aime énormément l'écriture. Un vrai bijou  !

 

En parallèle, toujours soutenu par Cinetheact, j'ai commencé à travailler sur une pièce de Jean-Pierre Delpont. Je retrouve pour l'occasion Vincent Nemeth. Jean-Pierre a imaginé une rencontre improbable entre Talleyrand, que j'incarnerai, et Clémenceau. Leurs deux visions de l'Europe totalement différentes permettent un vrai clin d’œil historique. Une fois de plus, la notion de conscience m'y intéresse, presque la repentance au niveau de ces personnages là. Pour se dire que, malgré une vision de l'Europe totalement différente entre le traité de Vienne et celui de Versailles, il puisse y avoir une rencontre, forcément dans un lieu intangible, de deux caractères très forts. Et qu'on puisse imaginer qu'il est temps pour eux-mêmes de se dire que tout ne passe pas par la connaissance, le raisonnement et les faits historiques. On a là une joute verbale dans un lieu étonnant. C'est un autre énorme coup de cœur pour moi.

 

Ce fut une joie, Alexis, d'échanger avec vous  !

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Dan Simkovitch évoque son actualité et ses projets artistiques !

24 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Dan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous jouez actuellement votre dernier seule en scène « Moi ? Je vais bien ! ». Quelles thématiques y sont abordées ?

 

Tout ce que je fais pour aller bien. Aussi bien au niveau alimentaire qu'au niveau énergétique. Bien sûr, je raconte cela de façon humoristique, je mets en avant surtout les galères mais pas uniquement.

 

A la fin, je donne des petits papiers où j'ai référé les sites internet qui parlent de ce que j'ai dit et les gens sont très contents. Même mon frère qui est venu me voir a voulu un papier.

 

J’aborde aussi bien le crudivorisme qui est mon dada, c'est le cas de le dire, que le fasting, c'est à dire faire un jeûne partiel quotidien de seize heures. Bref, tout ce qu'il faut faire pour ne pas avoir affaire ni à la médecine ni aux diététiciens.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour son développement ?

 

Ma vie  ! C'est aussi simple que cela. Je l'ai écrit il y a deux ans et demi, j'ai voulu parler de ce qui me passionne. Au début, le spectacle aurait pu durer trois heures donc j'ai dû réduire. Ma fille m'a beaucoup aidée pour cela. Je me suis rendu compte que certains détails me plaisaient mais qu'ils n'auraient certainement pas intéressé le public.

 

L'inverse est vrai aussi, notamment une anecdote où j'ai failli devenir bio quand j'avais vingt ans, quand un homme m'a proposé de faire exulter mon corps par l'alimentation. Je me suis donnée une totale liberté de création, d’invention et de choix dans mes souvenirs… (rire)

 

3/ Selon vous, pourquoi plaît-il au public venu vous voir ?

 

C'est extrêmement original, personne ne parle de ce qu'il faut faire pour aller bien, et encore moins en expliquant vraiment les choses. Ça peut parler à tous, cela ouvre des horizons que chacun est libre d'appréhender ou non. Et puis, bien entendu c’est drôle !

 

4/ Quel développement aimeriez-vous pouvoir lui donner ?

 

Clairement, je n'ai plus envie de jouer dans les théâtres parisiens. Il y a 450 spectacles dans la capitale et , sans hyper médiatisation, à la fin, c'est l'artiste qui paie le théâtre. Chose que j'ai faite.

 

Donc, maintenant, je joue chez les gens et cela fonctionne très bien par le bouche à oreille. Je joue face à un public certain, ce qui n'est pas forcément le cas au théâtre, évitant ainsi une certaine angoisse.

 

5/ Vous êtes, depuis quelques jours, sur TMC dans la série à succès « Les Mystères de l'Amour ». Que dire sur ce retour aussi étonnant qu'apprécié ?

 

J'ai été la première surprise. J'étais à Perpignan, en résidence théâtrale, quand l'on m'a appelé pour un rôle. J'ai appris par la suite que ce n'était pas un casting mais que j'avais directement le rôle. Jean-Luc Azoulay avait tout de suite pensé à moi.

 

Cela m'a fait rire, C’est Madame Bellefeuille, vingt ans plus tard, ayant changé de vie, de nom et de look .

 

6/ Comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'aimerais bien que Rosa Sanchez soit un peu avec tout le monde car, pour le moment, elle fréquente toujours les mêmes personnes. Si le rôle venait à prendre de l'importance, j'en serais la première ravie.

 

Mais je ne m'y attendais tellement pas que je prends les choses comme elles viennent.

 

7/ Enfin, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Il y a pas mal de choses. J'ai un autre spectacle, «  Mamies Boum  », que nous avons coécrit avec l'une des deux autres comédiennes. Que sommes nous devenues nous les baby-boomeuses  maintenant que nous sommes mamies  ? Nous l'avons joué cet hiver, chez les gens aussi. Nous l'aimons beaucoup, il marche bien aussi, c'est à la fois drôle, féministe et un peu politiquement incorrect.

 

J'écris aussi. J'ai fait la signature la semaine dernière d'un recueil de nouvelles, «  Des nouvelles des autres  », chez Edilivre. A acheter pour 1,99 euro en virtuel ou à 14,50 euros en version papier.

 

Je viens de finir un roman, « Confessions d'une ingénue de 50 ans », l'histoire d'une cinquantenaire plaquée par son mari. C'est un journal sur un an, plutôt drôle, mais pas uniquement.

 

J'ai réalisé plusieurs courts métrages. Jusqu'à présent, je les ai financés sur mes propres deniers mais le prochain propose une course poursuite la nuit dans Paris. J'ai donc besoin d'un peu d'argent pour le matériel. Je suis ainsi à la recherche d'un producteur pour réaliser cela.

 

Ce fut un plaisir, Dan, de nous entretenir avec vous !

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