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Le médias blog de Julian

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Karine Ventalon : actualités, projets, envies artistiques - elle aborde tous les sujets !

28 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Crédit photo :  @LouSarda

 

 

Bonjour Karine,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

 

1/ Vous serez au Festival d'Avignon avec le seul en scène «Le journal d'une femme de chambre», du 7 au 15 juillet, à 21h50, à la Petite Caserne. Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques y sont abordées?

 

Célestine est une chambrière qui passe de maison en maison, et qui va retranscrire tous ses déboires, ses pensées les plus profondes et tout ce qui lui est arrivé aussi bien de positif comme de négatif dans son journal intime. Il faut savoir que Célestine a réellement existé, même si dans le roman son histoire a été romancée par lauteur : Octave Mirbeau. Elle retranscrit donc sa vie avec beaucoup d'humour, de lucidité, de maturité, de sincérité, dauthenticité puisque cest le principe du journal intime! Cest un exutoire dans lequel on livre ses pensées les plus profondes, les choses les plus indicibles, sans retenue ni pudeur ! De plus, Célestine est une femme très contemporaine pour l'époque dans sa manière d'aborder les choses. Jadore ce personnage !

 

Jy interprète également les autres personnages de l'oeuvre vu à travers le regard de Célestine, car lorsquelle parle deux dans son récit, elle les imite en exagérant leurs petits ou gros défauts, ce qui apporte une réelle touche humoristique, de la léreté au spectacle et désamorce aussi parfois certains sujets sérieux abordés durant la pièce. Jincarne donc tour à tour une mercière, Melle Rose, des Messieurs, des Mesdames, Joseph le jardinier-cochet, un juge de paix, Monsieur George, soeur Boniface ou Monsieur Xavier

 

Ce texte est un cadeau pour une comédienne car il me permet dinterpréter toute une galerie de personnages tout aussi haut en couleurs les uns que les autres, parfois pecs de sec, médisants, grivois ou violents même. Je passe vraiment des rires aux larmes pendant une heure et quart.

 

De nombreux thèmes sont abordés tels que les rapports hommes/ femmes, maîtres/domestiques, lantisémitisme, le viol, la religion, lhomosexualité, lamour On ne sennuie pas ! (rires)

 

 

2/ Selon vous, quelles sont les clés de son succès ? Pourquoi plaît-il autant aux spectateurs  ?

 

Tout dabord, bien que le texte ait été écrit il y a 115 ans, le phrasé et les thèmes abordés reste profondément dactualité et cela surprend beaucoup les spectateurs.

 

De mon côté en tant que comédienne je noublie pas que jinterprète un personnage qui sest confié dans un journal intime, donc par définition, personne nest sensé le lire à part celui qui la écrit ! Il faut donc je me donne à 100% chaque soir pour vivre intensément toutes les émotions relatées dans le journal, car ce sont des mots écrits sur linstant présent, avec tout ce que cela comporte de vérité et de ressentit à ce moment là. Jessaie donc d'être toujours authentique dans mon jeu, en fonction de ce qui manime bien sûr ! Car il y a des soirs où ou lon peut être fatigué ou malade ou au contraire plein d'énergie. Par conséquent, ma Célestine du jour sera parfois plus en colère, parfois plus amoureuse par exemple. Bien sûr je ne vais jamais m'éloigner de la ligne directrice de l'oeuvre et du parti-pris de la mise en scène. Je pense que cette sincérité, propre au comédien dailleurs, plait au public. Je ne triche jamais !

 

La mise en scène de William Malatrat est très minimaliste, tout est réglé avec énormément de précision et la proximité avec le spectateur rajoute de la connivence avec celui-ci qui devient un témoin, un confident même. En effet, nous avons toujours choisi de jouer dans de petites salles afin de conserver ce côté intimiste. Le parlé est aussi actuel, je ne déclame pas, je parle vraiment comme si je parlais avec des amis. 

 

Toutefois, la pièce est interdite aux enfants de moins de douze ans, à cause de certains sujets abordés comme le viol par exemple, même si tout est «correct» et  juste «suggéré» cela reste plutôt conseillé pour un public avertit.

 

Mon travail avec William un vrai travail d'équipe, on a vraiment avancé ensemble sur ce projet. La pièce a été reprise plusieurs fois sur Paris et, systématiquement, nous avons essayé de changer des choses, pour toujours nous renouveler et être dans la créativité pour que je puisse chaque soir rejoué la pièce comme si c'était la première fois.

 

3/ En plus d'Avignon, quelle suite aimeriez-vous donner à ce seul en scène ?

 

Nous allons la jouer à Pau, dans le cadre du festival «Les scènes de la Grange», le 1er juillet à 19h30 et le 2 juillet à 17h. Cette année, le parrain du festival est Pierre Arditi. Nous sommes très heureux d'y participer.

 

Une tournée en province nous plairait bien, après toutes les dates parisiennes que nous avons déjà eu l'occasion de faire. Ce serait bien que Célestine voit du pays et pose un peu sa valise en Province !

 

Avec cette pièce, nous avons participé aux Petits Molières en 2015. Il sagit des Molières pour les théâtres de moins de 150 places. Nous étions ravis de nos deux nominations, pour le «Meilleur seul en scène» et la «Meilleure comédienne dans un premier rôle». Jai obtenu le prix de la « Meilleure comédienne dans un 1er rôle » ce qui nous a permis d'avoir aussi une plus grande visibilité.

 

4/ En parallèle, nous pourrons prochainement vous retrouver dans le long métrage « Je t'aime, filme moi » d'Alexandre Messina. Que dire sur ce chouette projet ?

 

Je tiens le 1er rôle féminin aux côtés de Christophe Salengro et Michel Cremades, et cela a été un vrai bonheur de tourner avec ces deux magnifiques personnes. C'était vraiment un projet audacieux, une sorte d'ovni, car il y a de la fiction bien sûr mais également des scènes de films cultes y ont été ajouté, comme de petites pastilles , et il y a également des interviews de déclarations damour. Et là vous vous dîtes mais quest ce que cest que ce film ? (rires)

 

C'est l'histoire de deux réalisateurs un peu « has been » qui partent sur les routes pour filmer des déclarations d'amour et aller les porter à leur destinataire. Cela peut être une déclaration à notre maman, notre frère, notre soeur, notre mari, notre femme, notre voisine, notre chien Sur leur chemin, ils vont rencontrer Luce, une fille aux apparences punk, un peu crado qui semble vivre dans sa camionnette. Elle leur montre qu'ils sont à côté de la plaque puisque de nos jours, on peut facilement se filmer et envoyer rapidement la vidéo avec nos téléphones ou nos ordis. Elle leur casse un peu leur rêve sur le moment mais très vite ils se disent quelle peut être en atout en termes de communication dans leur petite entreprise.

 

Cependant on ne sait pas pourquoi cette jeune femme semble enthousiaste à lidée de partir sur les routes avec ces 2 gugusses ! On ne sait pas si elle cache quelque chose, si elle ne serait pas un peu intéressée, on ne connaît pas trop ses intentions, toutefois elle leur propose de les aider si elle est payée bien sûr !

 

Du coup, ces trois personnages qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, tant ils sont différents, vont se lier damitié et partir ensemble sur les routes de France où ils vont aller de jolies rencontres en péripéties ! Cest un film très sincère, décalé et humain comme cest si bien le faire Alexandre Messina. Les films drôles, touchants qui font pleurer cest sa spécialité ! (rires)

Un rôle que j’ai eu extrêmement de plaisir à interpréter

5/ Plus géralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment  ?

 

Je fonctionne au gré des opportunités et des rencontres alors on verra bien ce qui va marriver après Avignon ! En tout cas, jaime autant le cinéma, le théâtre et la télévision. Peut-être qu'Avignon sera l'occasion de belles rencontres qui aboutiront sur de futures collaborations !

 

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène en Avignon ?

 

Je leur dirai que cest une pièce où lon peut rire et être touché. Il y a énormément de thèmes abordés comme je l'évoquais précédemment. Cest une pièce bien rythmée et bien que le texte dOctave Mirbeau soit assez dense, il est magistralement bien écrit et de façon moderne donc on rentre facilement dans lhistoire. Il ne faut pas avoir peur du monologue, je suis sur scène avec toute une galerie de personnages tous aussi loufoques  les uns que les autres. Alors si vous voulez rire, être touchés, un peu choqués, émoustillés même parfois. Bref si vous aimez le théâtre pour vivre des émotionsVenez ! On vous attend nombreux !

 

Ce fut une joie, Karine, d'échanger avec vous !

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Tony Bodin revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

28 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

 

Bonjour Tony,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, en publicités ou bien encore pour des courts métrages. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Ce métier me rend fier. Mon envie remonte il y a fort longtemps en fait. Avant, j'étais géomètre topographe et je sentais que cela ne me correspondait pas. Je suis un homme de terrain, pas quelqu'un qui passe sa journée derrière un ordinateur.

 

J'adorais déjà regarder les films, décortiquer les histoires. J'adorais déjà la transmission des émotions par l'acteur. Du coup, je ne me sentais pas très bien dans mon métier, qui ne faisait pas le lien avec ma passion. J'ai décidé de tout abandonner pour devenir comédien. Je suis rentré dans une école et j'ai senti réellement que la comédie m'enrichissait personnellement.

 

Pour incarner quelqu'un, il faut connaître la personne, il faut vraiment la vivre. Même le plus salaud des personnages doit être aimé du comédien. Cette «humanité» dans le procédé de l'acteur me plaît. 

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Tout sert. La façon de se positionner à  la caméra est très proche par exemple. Ce qui est vrai dans un court métrage est vrai aussi en publicité ou dans une série. Mais le jeu sera différent, une publicité est très visuelle, avant d'être jouée. C'est le produit que l'on met en avant, contrairement à un court métrage qui est centré sur le comédien et sur l'histoire.

 

3/ Une expérience vous a-t-elle plus marqué que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Oui, un court métrage, «Le petit Cyrano», le premier professionnel auquel j'ai eu la chance de participer. Je faisais une silhouette parlante.

 

C'était du théâtre dans le cinéma. Dans l'histoire, le personnage principal de la pièce doit être remplacé au pied levé pour la dernière date. L'un des techniciens plateau, machiniste, qui est passionné par l'oeuvre et qui la connaît par coeur va alors prendre sa place. Toutefois, il est réellement amoureux de l'interprète de Roxanne et il va profiter de la pièce pour lui avouer ses sentiments. J'ai trouvé ce contenu génial et j'y ai vu un symbole car la pièce « Cyrano de Bergerac » est mon oeuvre préférée.

 

Cette première expérience professionnelle m'a définitivement convaincu de ma volonté de pousser dans ce métier. Ces cinq jours ont été une révélation, m'ont enrichi et fait apprendre plein de choses.

 

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

 

J'ai tourné en mai dans deux courts métrages. Dans quelques jours, j'en tourne un autre, «Une fin en soi».Où je serai le petit ami du personnage principal, une jeune comédienne qui est prête à tout pour percer dans son métier. J'aurai peur pour elle.

 

J'écris beaucoup aussi. Notamment un court métrage qui me tient à coeur. Il est original, on s'interroge sur l'évolution des acteurs dans un futur proche. Je travaille le scénario vraiment à fond.

 

Avec des amis, nous avons envie de développer une chaîne Youtube pour promouvoir des courts métrages. Pas forcément humoristiques d'ailleurs.

 

A l'inverse, le théâtre me fait peur, dans le sens où c'est un one shoot. Jadorerais en faire mais il faut trouver la bonne pièce qui me plaise. J'ai encore du mal, pour le moment, à y cerner mon univers. Mais si, un jour, je trouve le déclic, je foncerai.

 

Ce fut un plaisir, Tony, d'effectuer cette interview avec vous  !

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Anouk Hamel : parcours, passions, projets - elle nous dit tout !

27 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Bonjour Anouk,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une jeune artiste, mais déjà aux nombreuses expériences notamment en télévision et dans le mannequinat. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique  ?

Les expériences sont toutes différentes. Jouer au théâtre, jouer devant une caméra ou encore faire le modèle touche plusieurs choses et l'on ne ressent pas forcément les mêmes sensations. Je mélange depuis petite, grâce notamment à mes parents, la pratique de la danse et du théâtre -au Conservatoire de Paris puis au cours Florent-, le sport, les études ainsi que les castings. Cela a toujours fait parti de ma vie et c’est ce qui me plait tant.

Dans le jeu, j'aime interpréter, j'aime vivre et retranscrire des émotions que l'on ne connaît pas forcément dans sa vie de tous les jours. On peut aussi être quelqu'un d'autre, ressentir des choses vraiment puissamment à l'intérieur de ses entrailles. Tout est exacerbé, on a le droit d'aller vraiment au fond, au bout des choses, notamment au théâtre. A chaque fois que je monte sur scène, cela me pousse au delà de mes retranchements, c'est vraiment quelque chose que j'ai hâte de retrouver d'ailleurs si l'occasion se présente.

Devant une caméra, c'est la même chose, il y a ce plaisir de pouvoir jouer un personnage. Même s'il y a un côté un peu plus joué, c'est le cas de le dire. Car on peut couper, reprendre, recommencer, c'est parfois moins naturel. C'est forcément un autre style de plaisir.

Concernant le mannequinat, je ne saurais pas trop décrire ce que cela procure, mais j'aime bien poser, c'est aussi simple que cela. C'est amusant, sympathique. 

2/ Ponctuellement, retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces deux exercices ?

Oui, absolument. Par exemple, une mannequin qui n'est pas comédienne ne réagit pas de la même façon lors d'un shooting. La polyvalence aide forcément.

Il arrive que, lors de tournages de publicités, je puisse avoir besoin de mes talents d'actrice. Notamment pour vivre des émotions, car la publicité ce n'est pas uniquement devoir sourire. J'ai par exemple tourné dans une publicité pour les assurances Axa, où je devais jouer la douleur et pleurer, j'ai vécu des émotions singulières où mon jeu sur les planches m'a aidé.

Tout est complémentaire, on peut trouver des inspirations dans chaque domaine.

3/ Retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ? Pour quelles raisons ?

Non, pas forcément une. Ce sont vraiment plusieurs choses qui m'ont marquée de manière différente. L'investissement à 100% est attirant, notamment dans le jeu. C'est surtout cela qui me reste, qui me donne envie, qui me manque.

4/ Selon vous, quelles sont les clés d'un cliché réussi ?

Cela dépend vraiment de la finalité. En publicité commerciale, le sourire est souvent recherché, on doit être heureux pour que la personne en face qui reçoit l'information soit heureuse elle aussi.

Il faut être à l'aise, bien dans sa peau, naturelle. Cela se ressent à travers la photo.

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Je connais mon texte sur le bout des doigts, pour m'en débarrasser et ne pas avoir à chercher mes mots. Cela peut vraiment nous enfermer sinon dans quelque chose de négatif, où l'on n'est pas soi même.

Il est important de bien se concentrer, de faire le vide avant pour être professionnel et efficace. C'est aussi une source de respect pour les équipes.

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous découvrir d'autres domaines ?

Ces derniers temps, je fais surtout des shootings photos pour différentes marques. Souvent pour des vêtements et des lookbooks. J'ai dû arrêter les cours de théâtre, notamment par manque de temps à cause d’autres études entrepris, et cela me manque énormément.

Le jeu me manque et chaque tournage me le rappelle, cette ambiance me parle et c'est vraiment dans cette voie que j'ai envie de pousser dès que j'en aurai l'occasion. Cela passera par la reprise des cours de théâtre.

7/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

De pouvoir avoir cette chance de continuer dans le milieu artistique, un milieu passionnant mais très difficile. D'avoir des opportunités au cinéma, en télévision, au théâtre, toutes plus excitantes les unes que les autres et qui me feront vibrer.

Vous pouvez me suivre sur Instagram :

https://www.instagram.com/anoukhml/

Mon book : https://anoukhamel.book.fr

 

Ce fut un plaisir, Anouk, de nous entretenir avec vous !

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