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Le médias blog de Julian

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Agnès de Tyssandier revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

20 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

 

Bonjour Agnès,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma, au théâtre ou bien encore en publicité. Que ce soit dans le jeu, l'écriture ou la réalisation. Qu'est ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'apprécie avant toute chose la liberté que l'on a de pouvoir s'exprimer en fonction du désir du réalisateur, d'avancer avec lui pour construire une histoire, de proposer et de trouver les petits détails qui donneront vie à un personnage.

 

J’aime retranscrire en images ou en gestuel au théâtre une histoire, des émotions, tous ces petits moments qui peuvent être très personnels et qui, mis comme cela sur scène ou à l'image, deviennent un peu l'histoire de chacun. Ça me plaît de transmettre des émotions, de permettre à des gens de se retrouver dans ce que l'on peut faire, dire ou parfois juste montrer sans mot. Trouver la justesse des émotions est un travail très pointilleux mais, en même temps, c'est un beau challenge.

 

2/ Retrouvez vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Tout à fait ! Je me suis, par exemple, essayée au web. J’ai écrit des sketchs avec une amie pour m'amuser et j'ai pu développer ce côté auteur auquel je n'avais pas du tout pensé à la base, venant d'une école basée sur le jeu de l’acteur uniquement. J'en suis ainsi venue à apprendre à écrire des sketchs, des pastilles comiques et à travailler pour des productions en tant qu’auteure également. J’ai découvert ce goût pour l'écriture et je développe à présent des projets un peu plus sombres, plus dramatiques.

 

Cela se complète moins entre l’audiovisuel et le théâtre car ce sont quand même des écoles différentes. Mais pour tout ce qui est imagination et créativité, le lien est là !

 

3/ Spontanément, retenez vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

J'étais partie en tournage aux Philippines il y a cinq ans, pour un long métrage un peu chaotique qui ne s'est jamais fini. J'ai passé trois semaines là bas, nous avions commencé un film avec caméra à l'épaule notamment. C'était un tournage un peu infernal, avec tellement d'aléas que nous n'avons jamais fini.

 

Le réalisateur m'a rappelé pour tourner l'année suivante, toujours aux Philippines. Nous avons tourné « 4.08 », un thriller psychologique, pendant trois mois, nous l'avons fini mais il n'est toujours pas sorti ! Ce tournage m'a également marqué, j’y ai fait de superbes rencontres, tant dans l’équipe technique qu’artistique.

 

4/ Êtes vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est ce la diversité qui vous attire davantage ?

 

C'est la diversité qui m'attire. Le métier de comédienne en tant que tel est un métier que j'aime beaucoup, je n'arrêterai jamais de jouer parce que c'est quelque chose qui me nourrit, qui me fait vibrer, qui me fait me lever tous les matins. Mais j'ai aussi envie de réaliser donc cela va prendre du temps, je commence seulement à m'y mettre. Sans oublier l'écriture, quelque chose que j’adore et que j'ai déjà pratiqué et, même si beaucoup de projets très personnels sont enfouis dans des gros cahiers empilés les uns sur les autres, j’ai bon espoir d’en sortir quelque chose de bon pour un ou deux d’entre eux. J'ai toujours besoin de m'échapper dans l'écriture, dans l’imagination de comment réaliser tel projet ou alors d'avoir une pièce de théâtre dans laquelle je vais juste être un petit élément qui va apporter son savoir faire à un metteur en scène.

 

Ce sont tous ces visages là que j'ai envie de continuer à garder et à exploiter. Peut-être qu'il y en a un qui va plus sortir du lot à un moment mais, petit à petit, je fais mon bonhomme de chemin. On peut avoir plein de vies dans une vie paraît-il et je compte bien coller à cet adage !

 

5/ Vous serez à partir de mi septembre sur la scène du théâtre Clavel pour la pièce « Des perles pour les corbeaux ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

J'en suis enchantée, c'est une pièce qui a été écrite par Natalia Fintzel, mise en scène par Régis Herbuveaux, lui-même assisté de Fabien Le Moüel. C'est une création, une comédie de boulevard, c'est quelque chose d'assez léger, de marrant. Qui n'est pas forcément facile à mettre en scène parce qu'il faut beaucoup de rythme pour qu'il n'y ait pas de longueurs.

 

C'est l’histoire du retour sur scène d'une diva d'une autre époque. Elle veut revenir chanter et se espère se produire dans le cabaret d’un jeune gigolo d'une trentaine d'années qui, lui, espère tirer profit de cette diva sur le retour. Mais c’est compter sans cette journaliste véreuse que j'incarne, Irène Vogel, qui vient interviewer Georgina Bubbles, la diva en question. Pourquoi vient-elle l'interviewer et quel sera le fin mot de l'histoire ? Je vous laisse le découvrir au théâtre Clavel.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Je vais tourner pendant trois jours dans une série chinoise, « Ton ancien toi » . J'ai aussi un court métrage qui sort fin septembre sur France 2 dans « La nuit du court ». Ce film, « L'Ambassador », a été réalisé par Shane Atkinson, un jeune réalisateur américain de talent. C'est une comédie grinçante à l'anglaise que nous avons tournée cette hiver avec Adastra Films à Nice et à Menton.

 

C'est l'histoire de trois duos qui vont se retrouver dans un hôtel à transvaser des corps d'une chambre à l'autre, suite à deux meurtres qui ont eu lieu. Ils vont essayer de les cacher, de les sortir de l’hôtel. Ce sont des gens qui se connaissent mais qui ne savent pas qu'ils sont tous dans le même lieu, donc ils vont se croiser. C’est très marrant, très rythmé, un peu rocambolesque, c'est de l'humour anglais.

 

Je continue en parallèle à mener mon petit projet, une série de pastilles sur les drames du quotidien que je souhaite réaliser à la rentrée.

 

 

Ce fut un plaisir, Agnès, de nous entretenir avec vous !

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Marion Aydalot : "Les qataris n'ont pas mis 220 millions pour ne rester que deux ou trois ans!"

20 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY

 

Encore une très chouette rencontre, un 15 août, avec la journaliste Marion Aydalot, autours d'un petit déjeuner en terrasse !

 

 

Bonjour Marion,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps  !

 

1/ A quelques jours de la fin du mercato estival, beaucoup d’événements marquants ont déjà eu lieu. Qu'en retenez-vous ?

 

Évidemment l'arrivée de Neymar, qui n'est pas une si grande surprise. On savait que le Psg avait envie de faire venir un grand nom, on était tous un peu déçus de ce qui s'était passé à l'été 2016, on savait qu'à l'été 2017 ils allaient taper fort et ils tapent fort.

 

Bien sûr Alves et Neymar sont deux arrivées exceptionnelles, c'est vraiment dire à l'Europe et au monde du football que les qataris sont là et pour longtemps. C'est ce qu'ils ont dit. On ne met pas 220 millions pour ne rester que deux ou trois ans. J'entends souvent que les qataris vont partir, mais pas du tout. On sait qu'ils sont là au moins jusqu'à leur coupe du Monde, qu'ils aiment Paris, qu'ils y sont attachés, c'est aussi la bonne nouvelle de l'histoire. D'un club français c'est un club mondialisé et je trouve cela très positif.

 

2/ Est-ce que ces deux recrues là font de Paris un favori de la Ligue des Champions ou l'équipe reste-t-elle encore simple outsider ?

 

Pour le coup, Paris s'en rapproche, c'est une évidence et Paris peut espérer, je pense, une demi-finale et pourquoi pas une finale dès cette année. De là à gagner la compétition, il faudra voir ce que vont faire le Real, le Bayern, le Barça. Sans oublier City ou d'autres clubs anglais.

 

Je reste assez positive pour le Psg, enfin on a vraiment un club qui est dans la cour des grands et je trouve cela très bien.

 

Comme le disait Florent Malouda, la Ligue des Champions n'est gagnée chaque année que par un seul club. Donc une demi finale serait déjà une petite victoire pour le Psg, évidemment. On sait que Chelsea a mis 9 ans à gagner, United 13 ans et City n'a toujours pas remporter la compétition. C'est compliqué. Il faut être très conscient de cela.

 

3/ L'investissement financier pour le transfert de Neymar imposera-t-il le départ d'autres joueurs clés de l'effectif ? Ou Paris peut-il cohabiter financièrement et sportivement avec cette masse là ?

 

Il est sûr que les joueurs n'ont pas envie de partir de Paris, c'est quand même l'une des informations de l'année. A mon avis, pour trois raisons  : le salaire qui est exceptionnel, un président très proche d'eux, le défi sportif pour faire monter le Psg au plus haut.

 

Je pense que le club va tout faire pour vendre des joueurs comme Ben Harfa ou Krychowiak, à l'image du prêt de Jesé. Mais rien ne nous dit qu'ils vont vouloir se séparer de Di Maria ou de Draxler. Il n'y a d'ailleurs pas de raison de les vendre.

 

4/ A l'inverse, les nouvelles têtes d'affiche de l'équipe parisienne vont-elles permettre d'attirer d'autres grands noms prochainement ?

 

C'est extraordinaire. Personne n'attendait cela et beaucoup disent que le Psg est en train de se faire mal voir en Europe. Mais c'est très bien, je dirais même que si c'est le cas, c'est parce que la Ligue 1, enfin, va être au premier plan. C'est ce qui est très compliqué pour les championnats étrangers.

 

L'arrivée de Neymar n'est pas bonne uniquement pour le Psg, c'est bon pour toute la Ligue 1 car ça fait venir des joueurs. Je ne suis pas convaincue que Sneijder serait venu à Nice par exemple.

 

Pour revenir à votre question, oui Pais va aussi attirer de très grands noms par la suite et c'est fabuleux.

 

5/ Plus globalement, au delà des recrus parisiennes, Lyon, Marseille, Monaco ont beaucoup fait parler pendant ce mercato. Quel est votre avis les concernant ?

 

Je pense vraiment que Monaco fera quand même partie des trois premiers. Parce qu'ils ont accumulé de l'expérience, parce qu'ils sont champions de France en titre, parce qu'ils ont envie de continuer à jouer des choses intéressantes en Ligue des Champions. Monaco, même s'ils venaient à perdre Mbappé, reste très intéressant. Il y a toujours des joueurs cadres.

 

Le recrutement de l'OM est, je trouve, très décevant. Je pense que les supporters vont finir par se rebeller un peu. Il y a quand même d'autres joueurs plus intéressants que les anciens qu'ils sont allés chercher. L'équipe n'ira sans doute pas très loin en Ligue Europa, tout simplement parce qu'il y a des équipes plus pertinentes.

 

Quant à Lyon, on peut très bien imaginer que le club finisse sur le podium.

 

6/ Tous les gros clubs, ou présumés gros, excepté Nice, ont bien démarré leur championnat au niveau comptable. Cela augure-t-il d'une très belle saison dans notre Ligue 1 Conforama ?

 

Mais oui  ! Parce que, encore une fois, le championnat est en train de monter de niveau. Il n'y a pas que le Psg. On commence à ressembler à la Bundesliga, avec un gros Psg et d'autres clubs intéressants. Avec Monaco qui est pertinent, avec Lyon qui a un centre de formation d'exception, avec Nice qui ne nous a pas encore montré le duo Balotelli Sneijder. Je suis très positive, vraiment.

 

Quand je vois comment a démarré Troyes, je me dis qu'il y a vraiment des choses très intéressantes en ce début de saison. Je trouve cela même passionnant.

 

7/ Pour terminer, le Barça a perdu Neymar, ce qui n'est pas forcément bon pour l'image du club. L'équipe va-t-elle forcément vivre des temps difficiles ?

 

Le Barça, mine de rien on a tendance à l'oublier parce que l'on a pensé qu'à la remontada, s'est fait sortir par la Juventus l'année dernière en Ligue des Champions. Ils n'ont pas fait un parcours digne de ce nom.

 

C'est, il ne faut pas l'oublier, la fin d'une génération. Messi, Piqué, Busquets, Iniesta ne sont plus de la première jeunesse. On voit que, obligatoirement, la génération derrière ne sera pas aussi exceptionnelle. Et surtout le recrutement n'est pas exceptionnel. Ce n'est jamais fabuleux. Même s'ils arrivent à faire signer Coutinho et Dybala, ce sera moins bien. Je ne dis pas que l'on est à la fin du Barça mais il est sûr que c'est moins bon que les autres années.

 

Cet échange, Marion, fut toujours aussi agréable !

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Clémence Schreiber nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

15 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Clémence,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous  !

 

 

1/ Vous serez à l'affiche, fin septembre et début octobre, à La Comédies des Suds, à Cabriès, de la pièce «  A poil et sans écaille  ». Quelle histoire y est racontée  ? Quelles thématiques y sont abordées  ?

 

Il s'agit d'une comédie romantique, piquante et coquine. C'est l'histoire d'une rencontre entre une catcheuse semi professionnelle et un écrivain en devenir qui, en réalité, est père de famille et qui part à la campagne à la recherche de calme et d'inspiration.

 

Vivant l'un à côté de l'autre, ils vont se découvrir. C'est un peu la rencontre de deux personnes que tout oppose, que rien ne prédestinait à se rencontrer et à vivre une histoire d'amour.

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est une jeune provinciale, très franche, directe, entière. Elle s'est affranchie de beaucoup de choses, elle vit de son corps car elle fait des exhibitions coquines sur internet. Elle vit cela de façon tout à fait saine et naturelle. C'est un gagne pain.

 

Elle préfère bien gagner sa vie en deux heures plutôt que d'être exploitée huit heures par jour dans une entreprise où, de toute façon, elle serait considérée comme un objet sexuel par beaucoup de ses collègues masculins. Cela parle donc aussi de la position de la femme dans la société actuelle. Souvent, on pense que certaines activités peuvent être dégradantes alors qu’en fait c’est  le regard que l'on porte dessus qui l'est.

 

Passionnée de catch, elle aimerait y faire carrière. Mais d'autres péripéties vont arriver, jusqu'à trouver l'amour. Mais l'homme est marié, a des enfants. Il est dans un tunnel, il essaie un peu de s'en extirper en voulant écrire, mais il est un bloqué, sans inspiration. Peut-être que des choses vont se débloquer au travers de cette rencontre.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés de succès de cette pièce ? Pourquoi va-t-elle plaire aux spectateurs qui vous venir vous voir sur scène  ?

 

Je pense que le ton de la pièce va plaire, les gens vont s'identifier, les filles vont s'identifier dans cette parole libérée que porte Virginie, mon personnage. Il y a beaucoup d'humour aussi dans le fait d'être cash, de rentrer dedans, de ne pas avoir peur de dire les choses. Des situations étranges vont avoir lieu car, en face d'elle, il y a un peu la bienséance, le côté un peu bobo parisien, cet homme qui veut bien faire les choses, qui finalement les fait mal mais qui finira par s'en sortir.

 

Le côté osé va plaire aussi, tout comme le rythme très enlevé. Chaque scène est entrecoupée de noir et il se passe quelque chose au niveau audio. Cela permet de sortir des deux appartements, de faire intervenir d'autres personnages. Ce qui donne l'impression de voir  un film.

 

Nos deux personnages sont vraiment attachants, ils ont tous deux des défauts et des qualités, ce sont de belles personnes. Nous avons créé des gens que nous aimerions bien avoir pour amis.

 

Nous serons en show case à Paris au théâtre du Gymnase début novembre. Nous avons prévu de faire Avignon l'année prochaine. Pour cela, il faudrait que l'on trouve soit une co réalisation avec une salle soit un co producteur. A l'issue de Marseille, peut-être que l'on jouera aussi à la Comédie de La Rochelle.  

 

4/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Je joue également dans « Don Quichotte » au Théâtre de la Mezzanine. Nous serons à Charleville Mézières au Festival mondial de marionnettes à la rentrée. Nous jouerons d'ailleurs en  décembre et janvier à la Marge à Lieusaint puis en tournée.

 

Peut-être que nous allons écrire plus tard une autre pièce avec mon compagnon. J'ai toujours envie de faire de l’image, je suis ouverte à toute proposition.

 

5/ Vous êtes aussi une championne MMA. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec l'artiste que vous êtes  ?

 

Pour la pièce, je me suis inspirée de mon expérience du ring, du combat, de l'entraînement pour donner de l'épaisseur à mon personnage. Le catch a un côté plus spectaculaire, plus show, je suis Kimberley la louve d'Alsace dans la pièce. J'ai un vrai vécu, c'est quelque chose qui est en moi, cela va forcément me porter au niveau du jeu.

 

La préparation d'un combat est assez similaire à celle d'un spectacle. On a un objectif et c'est longtemps avant que l'on se prépare, se focalise, se concentre. A chaque fois, c'est une préparation mentale et physique. Le jour J, il faut que tous les paramètres s’enclenchent.

 

Merci Clémence de votre disponibilité  !

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