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Le médias blog de Julian

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Camille Della Torre : parcours, passions, projets - elle nous dit tout ! (2/2)

5 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

4/ Avez-vous été plus marquée par une expérience que toutes les autres ?

 

Toutes les expériences sont différentes et je pense que chacune laisse un petit quelque chose en nous. J'ai été complètement bouleversée lors de ma première année à Florent, où je devais faire un monologue d'une femme noire racontant pourquoi et comment son mari a été tué. Justement à cause de sa couleur de peau. Avant qu'elle explique que ce serait bientôt son tour à elle aussi, pour les mêmes raisons. 

 

Au moment où j'ai raconté une anecdote le jour de l'examen blanc, j'ai pleuré et souri en même temps. Parce que, sans que je sache l'expliquer, j'ai vu devant moi les yeux bleus de mon grand-père. Cela m'a à la fois chamboulé et aussi m'a fait du bien. Mais, finalement, ça m'a aidé jusqu'au bout de ma scène. J'ai appris ce jour-là à jouer avec mes émotions pour mieux les gérer et les exploiter. 

 

J'ai aussi été marquée, à un degré moindre, dans « Temps mort ». Avoir créé mon histoire m'a enrichie.

 

Quand j'ai joué à l'Opéra de Lille, ce fut une expérience humaine, enrichissante, magique. Je n'avais pas grand chose à dire mais j'étais très active sur scène. Le travail, l'énergie et la cohésion d'équipe m'a beaucoup marquée. C'était magnifique de jouer devant autant de monde. 

 

En plus, il s'agissait alors de l'une de mes premières activités pour laquelle j'ai été rémunérée, ce qui n'est jamais négligeable. 

 

5/ Le rythme sur les plateaux est généralement soutenu. A ce titre, comment vous préparez vous en amont ?

 

Je commence par me familiariser avec mon personnage, je lui invente une vie, un passé, une histoire. Pour chercher en moi les choses mais aussi pour le comprendre. Une amie comédienne m'a appris une technique intéressante dans ce sens au travers de questions clés. Cela permet de mieux cerner les émotions que le personnage a ailleurs en lui, même si toutes ne se retranscrivent pas. 

 

C'est tout bête mais je surligne mon texte, pour mieux réussir à l'apprendre. Sans oublier de mettre des petits traits pour trouver les coupures et mon souffle. Je me l’approprie, je l'assimile, je l'oublie pour mieux le retrouver. J'ai besoin de laisser aérer et je trouve aussi une musique à mon personnage que j'écoute en bloc. 

 

Sur le plateau, j'ai besoin de fermer les yeux, de m'isoler, de me concentrer. La préparation avant de jouer est toujours forte et intéressante. Je cherche l'énergie physique mais il faut veiller à ne pas trop s'épuiser pour autant entre les prises. 

 

6/ Pour finir, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

 

Des projets sont en cours de discussion, j’espère qu’ils se concrétiseront prochainement.

 

J'ai envie de jouer, comme je vous le disais, des rôles poignants qui nécessitent beaucoup d'énergie à la fois physique et mentale. Dans une série notamment. Il me plairait également de faire davantage de clips, et j'aimerais y raconter une histoire. 

 

Vous pouvez également me suivre sur Instagram : 

http://www.instagram.com/delta_dor/?hl=fr 

 

Merci beaucoup Camille !

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Caroline Riou évoque son parcours, son actualité et ses projets artistiques !

5 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

 

Bonjour Caroline,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en publicité. Qu'est-ce qui vous attire tant dans l'exercice artistique ?

 

Que ce soit en l'audiovisuel, cinéma, TV ou au théâtre, cest le même métier, juste sous une forme différente... ce qui mattire dans lexercice artistique cest lappropriation du personnage ... ce que jappelle « ma mayonnaise interne » pour retranscrire au plus juste, au plus sincère, les textes à interpréterque ce soit dans des registres multiples ...être au plus proche de ce que lon me demande, de ce que je ressens, de ce que je donne et ce qui doit être perçu et reçu!!!

 

Au final que tout simplement le public soit touché, embarqué 

 

Depuis que je suis gamine, jai toujours été attirée par les artistes, le spectacle. J'ai toujours eu envie de faire partie de cet univers.

 

J'ai eu une éducation assez stricte, ce qui ma permis d'avoir des valeurs qui font ce que je suis aujourdhui Avec le théâtre, jai très vite ressenti, compris que je pouvais exister davantage : repousser mes limites dans un espace scénique, pourtant lui aussi délimité, mais où là tout est possible

 

2/ Vous arrive-t-il de retrouver certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Bien sûr, même si pour moi le travail est identique dans le fond, il nest évidemment pas abordé de la même manière dans la forme.

 

Ce sont en quelque sorte des plaisirs différents qui salimentent mutuellement et qui nourrissent lexpérience et lenvie.

 

Au théâtre, on est en connexion directe avec le public, il vous porte, le retour est instantané, il n'y a pas droit à lerreur et quoiquil arrive ça doit avancer dans un sens ou dans lautre !

 

A limage, on travaille avec une trentaine de personnes autour de nous, les équipes techniques sont omniprésentes, la concentration nest pas la même, la gestion du temps est permanente, il y a les contraintes techniques, il ny a de retours directs du travail...(parfois je suis tellement dans mon truc que dailleurs je ne sais pas où sont ces caméras je ne sais pas comment je suis filmée et je men fous, il y a un réalisateur pour ç😊).

 

Le top cest de pouvoir alterner les plaisirs 😊. Mais c'est une vraie organisation dans les plannings.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que n'importe quelle autre ?

 

Petit à petit, les expériences se sont succédées, un projet en a amené un autre, puis un autre puis des rencontres...

 

«Plus belle la vie» est pour moi le graal pouvoir interpréter un personnage régulièrement et sur la durée, ce nest pas tous les 4 matins que ça se présente.

 

 Alors quand vous décrochez le rôle, vous vous donnez à fond ! Ça ma permis de gagner en assurance, je peaufine le personnage sur la longueur ...(je rajoute des couches de jeu). Nous avons la chance sur cette série d'avoir des auteurs qui écrivent vraiment pour nous, qui regardent les diffusions et nous avançons ensemble.  

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

Ahhhh... Déjà, j'ai juste envie de dire qu'un comédien qui travaille sur «Plus belle la vie» est un comédien capable de sadapter à tous types de tournages, il est dune efficacité redoutable. Le rythme est extrêmement soutenu.

 

On reçoit les textes en amont, semaine par semaine. Je les lis forcément et jisole toutes mes scènes, séquence par séquence.

 

J'ai besoin de les travailler en plusieurs fois. Dans un premier temps, je regarde les tenants et les aboutissants, l'enjeu, ces obstacles, comprendre d'où le personnage vient et où il va, son état, son humeur, pour moi cest indispensable... ce qui me permet de ne pas jouer la même note sur des séquences qui se ressemblent dans les propos.

 

Je mets en général trois à quatre couches et je fonctionne beaucoup par images. Quand japprends mon texte, j'ai déjà des idées de déplacements, des images de la situation .(qui ne sont dailleurs pas toujours celles que lon me demande au final) (rire).

 

5/ Vous interprétez actuellement Laetitia Belesta dans la série à succès de France 3 «Plus Belle la Vie». Que dire sur cette belle aventure ?

 

C'est le top, il y a une chouette ambiance, mes partenaires de jeu sont extras. Je suis heureuse de partager cette aventure avec mes partenaires Théo Bertrand (Kévin dans la série) et Laurent Orry (Jérôme Belesta).

 

Les équipes sont attentionnées et je veux absolument tirer mon chapeau aux partenaires de lombre qui font un travail absolument dingue. Sans comédien, pas de tournage mais sans technicien non plus 😊.

 

Jadore l'appartement de cette famille, vous voyez le décor du dehors mais moi je le vis du dedans. Des casseroles dans les placards, des verres dans la vitrine... Il y a même de la nourriture dans le frigo. J'ai été scotchée par un petit chien en coquillages sur une étagère et des sentons sur une autre. Je me raconte encore plus dhistoires pour nourrir mon personnage.

 

Jinterprète ce personnage depuis deux ans et demi et je suis toujours autant excitée quand je mengouffre dans le train en direction de Marseille.

 

Je reçois beaucoup de courriers via ma page Facebook et le plus beau cadeau, ce sont les messages de sympathie que madressent les téléspectateurs. Je gère dailleurs personnellement cette page et je mets un point dhonneur à répondre à tout le monde.

 

6/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

Je me laisse bercée par le désir des auteurs. Les scénaristes sont bourrés didées et de part le concept de la série, qui colle énormément à lactualité et à la réalité, je suis tout simplement curieuse dattendre la suite et je me laisse guider. La force de la série, cest cette identification du public avec les personnages.

 

Parfois les gens viennent me voir et mexpliquent que, grâce à la série, ils arrivent à aborder des sujets avec leurs enfants, des amis, la famille qui étaient cristallisés ou tabous. Ça ouvre le champ des discussions. La série a un effet miroir.

 

Jaime Laetitia Belesta pour son coté populaire, brute de décoffrage, généreux et parfois étriqué desprit, peu importe son évolution ce sera de toute façon une évolution.

 

7/ Enfin, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

 

J'aimerais bien remonter sur les planches. Ça me manque.

 

Aujourdhui, jai trouvé mes marques sur «Plus belle la vie», ce qui ne mempêche pas davoir toujours la boule au ventre avant de tourner. (Le tournage se déroule «en plan séquence», la scène est filmée dun trait sous 3 angles différents)mais s il y a un problème, on recommence. Jai une sensation de sécurité.

 

Au théâtre, cest du sans filet. J'ai donc à la fois les chocottes de remonter sur scène mais aussi très envie. Cest important de sortir de sa zone de confort. 

 

Ce fut un plaisir, Caroline, d'effectuer cette interview avec vous  !

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Marion Trémontels : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

5 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Crédit photo : @ MoHo Pourazizi

 

 

Bonjour Marion,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, sur grand écran ou bien encore au théâtre. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime le fait qu'il y ait de nombreuses matières à exploiter. C’est avant tout la curiosité je crois. La découverte de certains textes et l’envie de travailler avec des gens venus d'univers très différents, tous avec des regards créatifs poussés sur ce qu'ils ont envie de dire. On rentre alors dans des univers sans savoir parfois du tout à quoi s'attendre. D'autres fois, on rentre dans une écriture. 

 

J'aime bien l'idée d'avoir des découvertes permanentes. 

 

2/ Ponctuellement, remarquez-vous quelques complémentarités entre ces différents exercices ?

 

Oui, je trouve même que cela navigue plutôt bien de l'un à l'autre et que c'est porteur de pouvoir doubler une recherche. Par exemple, jouer le soir au théâtre laisse souvent pas mal de temps dans la journée et la nourrir d'une activité artistique, que ce soit un autre projet ou de la lecture, est très enrichissant. Cela aide à changer chaque jour, à se renouveler en permanence. 

 

3/ Une expérience plus que toutes les autres vous a-t-elle marquée ? Pour quelles raisons ?

 

La première ! Je n’avais pas tout à fait 18 ans, j'étais en train de préparer mon Bac de français, ce fut un premier tournage, qui s'est fait avec Manuel Poirier, un réalisateur que je chéris. J'ai découvert un artiste de cinéma, ce fut une plongée dans le grand bain, une expérience formidable. J'avais ce désir de jeu depuis longtemps, mais surtout c'est arrivé au moment où je m'y attendais le moins, d'une façon que je n'aurais même pas pu imaginer moi-même. 

J'ai commencé avec ce film puis je me suis retrouvée peu à peu à faire du jeu mon métier. 

 

4/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

Je crois que c'est la diversité qui m'attire. Je n'ai pas de préférence. Le théâtre reste une passion absolue, je m'y suis formée. Au travers de trois écoles qui, chacune, m'ont montrées à quel point il y a des théâtres différents,  et à quel point la recherche du jeu est infinie pour un acteur.

 

J'ai commencé avec le conservatoire municipal du septième arrondissement. Ensuite je suis rentrée au Théâtre-studio d'Asnières pour une année. Puis j'ai été prise en 2010 au conservatoire national. J'ai rencontré beaucoup de copains avec lesquels je travaille encore actuellement et j'espère que cela durera longtemps. Ces rencontres sont formidables, nous nous sommes connus dans l'enfance, sans savoir les chemins artistiques que chacun prendrait, on en perd certains, on en retrouve d'autres et c'est à chaque fois le bonheur de les redécouvrir. 

 

Nous avons créé un festival avec certains d'entre eux, le Festival PAMPA, il se passe chaque été, en août, à la frontière entre la Gironde et la Dordogne. Venez ! Nous sommes un collectif d'une vingtaine de metteurs en scène et comédiens, avec comme point commun un amour de la diversité. On y retrouve du théâtre, de la création vidéo, sonore, de la musique, de l'écriture, des lectures, du clown. Ça se passe dans un cadre en plein air, populaire. C'est assez représentatif de ce que j'aime, travailler avec les mêmes gens sur des choses totalement différentes. 

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

 

Je viens de finir un téléfilm pour France 3, «Saignac circus», réalisé par Eric Duret qui sera diffusé à la rentrée. J’y joue une jeune circassienne, il a fallu que je me forme au tissu aérien, une discipline de cirque assez particulière, qui se rapproche du trapèze. Cela demande un soutien musculaire que je n'avais pas du tout. Mais du tout ! Pour le coup, ça a été un vrai travail de préparation pour mes deux partenaires et moi. J'aime quand on arrive avec quelque chose sur un plateau de tournage, cela veut dire qu'un bagage s'est un petit peu construit. 

 

Au fur et à mesure de mes expériences, je découvre que j'aime bien travailler de plus en plus en amont. Au début j'arrivais un petit peu comme ça, mais à présent, il me plaît d'avoir rêvé autour de la chose pour ensuite jouer le jeu du direct. En fonction de ce qu'apporte un partenaire. Surtout, on ne sait jamais quel sera le lieu de tournage, quels seront les décors, quelle sera l'envie du réalisateur donc c'est un art orienté sur le ici-et-maintenant. C'est un trac monstrueux, j'aime bien cette excitation là. 

 

6/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

 

Beaucoup de trac, une envie d'y aller, mais qui n'arrive généralement que dix secondes avant de commencer. Je suis assez silencieuse, j'ai un peu des tocs de préparation qui pourtant ne servent pas à grand chose. Souvent, si justement j'ai du temps, j'aime bien me poser dans la salle. Là où le public va être assis. Me mettre à sa place et relire un bout de mon texte en regardant l'espace du décor qui est prêt, qui est impeccable, en me disant que tout cela va tellement bouger. J'adore l'idée que quelque chose de propre va se salir, que l'on passe d'un espace vide à un espace habité...par un public et une mise en scène. 

 

Je me refais aussi parfois une sorte de parcours mental des déplacements, du coup c'est très concret, ce n'est plus du tout angoissant. Comme un petit voyage personnel. 

 

7/ Pour finir, quels sont vos projets et envies artistiques ?

 

Je suis en train de commencer les répétitions du Festival PAMPA dont je vous parlais. Notre festival populaire aura lieu du 11 au 20 août à Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, à côté de Bergerac. Je travaille avec ce collectif depuis quatre étés. Cette année, nous répétons Ivanov de Tchekhov, une adaptation des Trois sœurs appelée «J'ai su que je ne vivrais plus que pour me souvenir », une mise en scène de « Démons » de Lars Noren et un Cabaret Gainsbourg. Les metteurs en scène de cette édition sont Benjamin Porée, Matthieu Dessertine et Antoine Sarrazin. 

 

A la rentrée, le téléfilm Saignac Circus que j'évoquais sera diffusé, et je vais reprendre des dates de tournée d'un spectacle jeune public en langue des signes, créé par Angélique Friant, une marionnettiste dont la compagnie Succursale 101 est basée à Reims. C'est un spectacle avec lequel je tourne depuis maintenant deux années et qui continue son parcours. Ce sera jusqu’à Noël. 

 

L'année prochaine, je remonterai sur scène avec une pièce de Sarah Kane, « Blasted », mise en scène par Christian Benedetti au Théâtre-studio d'Alfortville. Nous avons créé la pièce en Janvier et nous la reprendrons en avril et mai prochains. 

 

Merci Marion pour votre gentillesse et votre disponibilité   !

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