Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le médias blog de Julian

Articles récents

Jean Blanc, artiste aux multiples casquettes, évoque ses spectacles jeune public et ses nouvelles soirées d'humour !

17 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Jean,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, entre autres auteur, metteur en scène et comédien de pièces jeune public. Pourquoi vous concentrez-vous principalement sur cette thématique ?

 

C'est le hasard complet. Au départ, j'étais régisseur dans un théâtre, j'étais donc davantage orienté scénographie, technique, lumière, son. Il s'avère que ce théâtre faisait beaucoup de spectacles jeune public. Un jour, malheureusement, nous avons été plantés par un programme sur des pirates, qu'il a fallu remplacer au pied levé.

 

J'ai préparé cela en deux heures, avec un ami. J'ai trouvé ça sympa, ça m'a plu, j'ai aimé le côté ludique. Il y a quelque chose de sain, de simple, de drôle. C'est amusant de jouer pour les gamins, ils y croient vraiment. On touche au coeur même de la comédie. Il n'y a pas de convention théâtrale avec eux.

 

2/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Pour «Capitaine crochu», j'ai fait un mix entre le Capitaine Crochet, «Pirate des Caraïbes» et le film «L'impasse». Pour «Docteur Maboul», j'ai pris le personnage de «Retour vers le futur».

 

 

 

«Les mystères de Toutan Karton» vient de «La nuit au musée». Comme cela touchait à l’Égypte, j'ai dû bien me documenter car expliquer le passage de la mort, la réincarnation à des petits est vraiment compliqué. 

 

3/ Vous proposez actuellement plusieurs spectacles à l'affiche parisienne, notamment à La Comédie Saint Michel. Pourriez-vous nous les présenter ?

 

 

«Capitaine crochu» est un spectacle partagé en deux. Il est présenté par un vieux magicien qui amène le personnage principal. Il est téléporté mais, pour cela, il doit réussir quatre tours de magie. Ce qui n'est pas gagné car ce magicien perd un peu la boule. Il a des fonds d'Alzheimer qui arrivent et qu'il ne contrôle pas. Cela met un peu la pression sur le public car les spectateurs doivent l'aider pour réussir. Une fois cela accompli arrive alors le capitaine crochu, qui est poursuivi par un crocodile jeteur de sorts. Pour que les petits puissent partager le trésor, il faut qu'ils aident le capitaine, ils doivent le sauver en disant des formules magiques, en chantant, en donnant des coups de balai au crocodile.

 

 

Dans «Docteur Maboul», il y a deux personnages. Augustin, qui a la maladie du sommeil et qui veut en guérir, veut faire la même machine que Docteur Maboul qu'il a vu sur Youtube. Qui fait apparaître et disparaître des tas de choses extraordinaires. N'y arrivant pas, il se rendort et, pendant son sommeil, apparaît le docteur. Il fait des trucs de fou, il arrive à maîtriser le temps, il arrive à créer la neige, il arrive à faire que l'eau devienne solide, il arrive à créer des effets lumineux, à diffuser de la lumière dans la salle. Ce docteur va ensuite fabriquer, grâce aux enfants, le médicament qui va guérir Augustin de sa maladie du sommeil. En récompense, le docteur lui a fait des bulles de savon géantes. Les petits participent vraiment, montent sur scène.

 

On est à chaque fois entre l'animation et le spectacle. Ces programmes sont également jouées à Nantes et en région Paca.

 

4/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Il y a surtout le Battle Comedy Show. J'ai pris le concept des ligues d'improvisation, c'est à dire en mode fight, et le concept des scènes ouvertes, c'est à dire que les humoristes, débutants ou non, viennent présenter leur sketch sur cinq minutes. Si le public les retient, ils ont une deuxième étape, la confrontation avec un autre humoriste, sur un thème drôle, dramatique, poétique, tout ce que l'on veut.

 

 

Je veux monter d'autres facettes de l'improvisation. Une belle impro n'est pas forcément comique et j'aimerais éclairer ce côté-là. Mais cela peut être très drôle aussi.

 

Ensuite, comme dans les ligues, le public vote avec des cartons rouges ou jaunes. A la fin de la soirée, il n'en reste qu'un, qui repart avec la moitié de la recette de la soirée. Ou alors il remet son titre en jeu et la prochaine fois, s'il gagne, il remporte le double. Il y a donc un vrai challenge. Sachant que toutes les battles se passent sur un ring de boxe.

 

Je présente la soirée, j'ambiance la salle, en mode années 50, avec le noeud papillon et le micro qui descend. Cela dure une heure.

 

Ce concept, vraiment nouveau, verra le jour, je l'espère, en septembre, sans doute dans une salle à Bastille. J'en suis très fier.

 

Merci Jean d'avoir répondu à nos questions !

Lire la suite

Virginie Stevenoot évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

16 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Virginie,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour une nouvelle interview.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Les Feux de la Rampe, de la pièce « La logique des femmes ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles en sont les principales thématiques ?

 

Antoine Beauville est l'auteur de cette pièce et c'est plutôt sympathique qu'un homme cherche à défendre à ce point la condition des femmes. Je dirais que, en toile de fond, on parle et on défend la cause féminine.

 

On se moque gentiment de la religion, parce que l'on est dans une comédie. Avec ce qui peut paraître absurde, un peu too much aussi sur certaines choses. On fait également le pari de dire que Dieu n'est peut-être pas qu'un homme. Pourquoi décider qu'il serait un mâle  ? Il pourrait être autre chose.

 

Le rideau s'ouvre, Lola que j'ai la chance d'interpréter est une working-girl qui dévore la vie par tous les bouts. Elle rentre totalement bourrée chez elle, sur le dos d'un moine, interprété par Dominique-Pierre Devers, avec qui j'ai déjà beaucoup joué. C'est un bonheur de le retrouver, nous avons une belle connivence sur le plateau.

 

Le lendemain matin est un peu compliqué pour elle. Avec un Airbus au décollage dans la tête, elle s'aperçoit qu'elle a un moine dans son canapé. D'où la réplique savoureuse et qui marche très bien, quand elle est au téléphone avec sa copine et qu'elle lui demande  : « Mais Sophie, on a fait la bringue dans un monastère hier ? Parce que j'ai un moine dans mon canapé ».

 

C'est la rencontre de cette fille un peu perdue, on va comprendre d'ailleurs pourquoi elle part dans des délires et pourquoi elle se crame un peu de cette manière là, avec la voix de sa conscience. Un peu son Jiminy Cricket, pas pour le tour de taille parce que c'est un moine qui est très en forme.

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles caractéristiques le décrivent ?

 

C'est la fille d'aujourd'hui. Les femmes se sont beaucoup battues pour avoir pas mal de droits. Mais, malgré tout, dans le cœur de toutes les filles, on a toujours ce fantasme de princesse, on veut rencontrer le beau prince sur son cheval blanc et toutes on rêve de la jolie maison avec la barrière blanche, le petit chemin, bref le cliché. On a aussi envie d'être maîtresse de notre vie, autonome financièrement et sexuellement. C'est vrai que, pour beaucoup d'hommes, ça peut faire peur.

 

Voilà pourquoi Lola va peut-être se retrouver dans une forme de solitude, à trop vouloir régenter ce qui l'entoure, diriger sa vie, les autres. Il y a des moments où il faut faire du lâché prise, laisser tomber l'armure pour tout simplement accepter le bonheur.

 

3/ La pièce est à l'affiche depuis quelques jours et fonctionne déjà bien. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

 

Comme à chaque fois, la comédie est la recette. C'est du théâtre qui se joue, passez moi l'expression, au jarret. On n'est pas là pour jouer deux ou trois fois la réplique, l'auteur a très bien fait son travail, donc à nous de pousser les mots et d'être dans une dynamique qui fonctionne.

 

C'est pour cela que j'aime beaucoup la comédie car, quelque part, on est dans ce rythme qui se rapproche du monde de la danse.Qui a représenté 17 ans de ma vie.

 

4/ Avez-vous déjà procédé à quelques adaptations depuis les premières représentations ?

 

Depuis le 5 juillet, date à laquelle nous avons démarré aux Feux de la rampe, je dirais pas encore trop. Parce que cela ne fait pas encore énormément de représentations. En revanche, c'est quand même une pièce qui a été créée il y a un an en Province, avec l'auteur qui jouait à mes côtés. Nous avons donc déjà fait cet exercice de rodage, en Belgique, à Toulouse, à côté d'Avignon, pour une bonne cinquantaine de dates. C'est formidable de pouvoir huiler une mécanique de la sorte.

 

C'est pour mon partenaire que c'était moins évident, c'est une reprise de rôle, la partition est costaud quand on est deux sur scène. Dominique a fait un travail remarquable car tout cela s'est fait très vite. Patrice Albanese, A360 Production, ayant craqué sur la pièce, il ne lui a fallu que trois semaines pour nous mettre à l'affiche.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Je viens d'apprendre que je vais tourner prochainement dans un téléfilm réalisé par Thierry Binisti, je suis ravie, je vais faire un juge.

 

Je suis aux Feux de la Rampe jusqu'au 26 août avant d'enchaîner, le 28 à Montreux, en Suisse, avec la même pièce, aux côtés de l'auteur. Pour une durée de 15 jours. Je me régale, je me réjouis à l'avance car le public suisse est un vrai bonheur.

 

J'attaque le 22 septembre la tournée de « A vos souhaits », la pièce de Pierre Chesnot, que l'on a jouée trois mois l'été dernier au théâtre du Gymnase. On va même peut être partir à Casablanca en décembre.

 

6/ En conclusion, comment inciter les lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène ?

 

Ce n'est pas une pièce qui concerne uniquement les femmes. Les hommes peuvent et devraient venir la voir. C'est amusant. Le moine a des propos assez voire très misogynes, donc cela plaît bien aux garçons, évidemment. On défend la condition féminine mais c'est aussi une jolie critique sur les travers des filles.

 

C'est un beau moment à la fois drôle et touchant. Il y a beaucoup d'émotions. Antoine a ce talent d'écriture, de mêler la grosse cavalerie comique et le passage du rire aux larmes. C'est délicieux pour une comédienne d'avoir une partition comme cela et de pouvoir défendre toutes ces couleurs. C'est un beau cadeau qu'il m'a fait en me proposant de jouer Lola.

 

Merci Virginie pour votre disponibilité !

Lire la suite

Julia Mevel évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

13 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Julia,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

1/ Nous pouvons actuellement vous retrouver sur la scène du théâtre «Les Blancs Manteaux» dans deux pièces successives "Les parents viennent de Mars, les enfants du McDo! Chez papa" et "Les parents viennent de Mars, les enfants du McDo! Chez maman". Quelles thématiques y sont abordées ?

 

C'est une pièce familiale. Ceci dit, je suis allée seule la voir avant le casting et j'ai vraiment été prise au jeu, j'ai beaucoup ri. Je pense que la cible est très large pour ce genre de spectacle. C'est une comédie destinée à tous. De 7 à 777 ans !

 

La famille est le sujet phare de la pièce, cest un thème rarement abordé au théâtre je trouve. Aujourdhui dans les comédies lon parle généralement beaucoup de couples et de situations amoureuses, mais moins de la famille en elle-même. On y retrouve beaucoup de comique de situation, c'est très appréciable de le voir entre parents et enfants dans le public où il y a énormément de tapements de coudes, de regards et de rires entre eux.

 

Rodolphe Le Corre, il y a quatre ans, a d'abord écrit la version chez papa. Suite au succès, le format chez maman a été lancé. Ce sont deux versions différentes. Certes le frère et la soeur sont les mêmes dans les deux, on a quasiment les mêmes situations mais les parents changent. On ne vit donc pas la même chose avec le papa et la maman. Les deux pièces sont réjouissantes et lon peut aller les voir indépendamment. Lidéal étant daller voir les deux pour un max de plaisir, en plus pour une place achetée 1 place est offerte pour lautre version !

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Je passe par tous les âges, c'est super à jouer. J'ai 10 changements de costumes par spectacle, je joue l'enfant, le pré ado, l'ado et l'adulte.

 

Je n'ai pas fait un rôle de composition, je fais l'enfant qui au plus près de moi, de façon sincère. C'est super appréciable, j'adore l'énergie qu'ont les enfants.

 

Au début, ces 10 changements étaient un peu angoissants, d'autant plus que nous avions fait peu de répétitions dans le contexte réel. Mais j'ai eu la chance d'avoir les précieux conseils des deux précédentes comédiennes pour m'aider et qui mont partager leur méthode. A présent, cest devenu quasi automatique.

 

3/ Vous avez repris le rôle il y a quelques jours. Vous êtes-vous inspirée des précédentes interprétations ?

 

J'ai d'abord découvert le spectacle avec Caroline Misbach qui jouait la petite soeur depuis 4 ans. Clairement, son personnage est rôdé, elle a trouvé le rythme de son personnage et elle a une technique de pointe.

 

En la regardant, je me suis un peu inspirée, non pas de son personnage mais de son énergie. Aussi du placement de certaines répliques qui font vraiment effet. Je pense que l'on a aussi la liberté d'improvisation à condition dtre dans la sincérité du personnage et de l'enfant. Lessentiel est de samuser pleinement sur scène.

 

4/ La pièce est à l'affiche depuis 4 ans maintenant. Selon vous, quelles sont les clés de son succès  ?

 

La pièce cartonne à Paris mais aussi en Province et à l'étranger nous allons faire une tournée en Suisse l'année prochaine.

 

C'est la première fois que je vois ce genre de pièce, dans laquelle des parents et des enfants vivent des situations du quotidien. Ca fait tellement écho à ce que l'on vit réellement que ça ne peut que fonctionner. Surtout que les enfants ont une énergie débordante, ils vivent la crise d'ado, le premier chagrin damour, la première soirée arrosée Ce sont des moments forts dans nos vies et lon en garde tous des bons souvenirs et qui aujourdhui nous font sourire !

 

Le troisième personnage, interprété soit par le papa, soit par la maman, est dans l'aberration de ce qui se passe avec les gosses. Il va de surprise en surprise à chaque situation. C'est plutôt un personnage de clown blanc, calme et parfois ahuri qui fait contraste avec l'énergie hyper active des enfants. On a beaucoup d'empathie pour les parents aussi.

 

5/ En parallèle, quels sont actuellement vos autres projets artistiques ?

 

J'ai eu la chance de faire mon premier stage Afdas, au théâtre de La Tempête, pendant 3 semaines, sur Feydeau. C'était une immersion totale dans cette langue classique et si moderne à la fois que japprécie beaucoup et que jaimerai à lavenir jouer sur scène.

 

Comme je faisais les répétitions en même temps des deux pièces, j'étais dans une bonne énergie comique et un sens des ruptures que j'ai pu utiliser soit dans l'un, soit dans l'autre. Tout se complétait et, clairement, ce stage s'est aussi mis au service de ces deux pièces.

 

Des courts métrages sont prévus en parallèle et des projets plus personnels

 

6/ Pour terminer, comment inciter nos lecteurs, si ce n'est pas déjà le cas, à venir vous voir sur scène ?

 

Je vous garantis que vous allez rire. Quelque soit votre âge, dans cette comédie fraîche vous allez vous  retrouver dans lun des personnages et vous allez revivre des scènes du quotidien avec beaucoup d'humour.

 

Bref, encore mieux quun monopoly, cest un super moment en famille qui réunit toutes les générations !

 

Merci Julia pour votre disponibilité !

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>