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Festival d'Avignon 2022 : Marie Clotilde Ramos Ibanez nous parle de sa pièce, Les sphères ennemies 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie Clotilde,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview.

Vous participez actuellement au Festival 2022 d’Avignon, avec la pièce « Les sphères ennemies 2 : Mary-Jane ». On imagine, à titre personnel, sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, je suis excitée mais, en même temps, au début j’étais un peu stressée parce que c’est mon premier Avignon. Comme vous le savez, je suis plus télé que théâtre mais j’avais envie de revenir sur les planches et le meilleur moyen pour cela est d’être baignée dans Avignon. Je vous avoue que je ne m’étais pas préparée au flying mais ça y est, c’est bon, je suis à fondJ. Poser des affiches à l’arrache, j’adore çaJ, souvent d’ailleurs dans les toilettes des restaurantsJ. Si vous allez dans les toilettes des restaurants d’Avignon, vous avez pas mal d’affiches des « Sphères ennemies » 1 et 2J. Oui, c’est génial, c’est cool, c’est chaud, il fait très chaud, il y a les cigales et on kiffe, ce n’est que du bonheur !

Pour en revenir plus en détails au spectacle en lui-même, comment le présenteriez-vous ?

Quand je donne le flyer, je demande aux gens s’ils veulent savoir, au travers de notre spectacle, ce qui se passe dans la tête d’une fille quand elle tombe amoureuse. Dans la pièce, il y a l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche qui s’engueulent un peu, ils ne sont pas d’accord. L’hémisphère droit, Mary, que j’interprète, est beaucoup plus solaire, elle croit au prince charmant, elle dort avec un doudou. L’hémisphère gauche, Jane, est beaucoup plus carriériste, à se dire qu’elle ne veut pas d’enfant, qu’elle veut une bonne carrière, qu’elle s’en fout du mariage. Mais, après, par moment, elles se rejoignent : Jane, quelques fois, a quand même envie d’amour et Marie se dit que c’est bien quand même de travailler pour gagner sa vie. En fait, on incarne sur scène toutes nos petites voix que l’on a dans nos têtes de femmes ou d’hommes, où l’on passe d’une émotion à une autre.

 

 

Ce spectacle a l’originalité d’être joué un soir sur deux, en l’occurrence les jours pairs, laissant la place, en alternance, à la version « masculine ». Les deux spectacles étant bien sûr indépendants mais, lorsque l’on en a vu un, on a souvent envie de découvrir l’autre…

Oui, les deux pièces sont indépendantes ! Mais on y parle d’une rencontre amoureuse dans les deux cas…On peut voir la 1 sans la 2 et inversement, mais on peut aussi voir la 2 après la 1 ou la 1 après la 2. Tout est lié…c’est l’amoureuse de l’un et l’amoureux de l’autreJ.

Au moment de vous approprier votre rôle, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

J’ai pensé beaucoup, pour mon personnage, aux princesses de Walt Disney. Notamment « Rebelle », qui est rousse comme moi, qui a ses deux hémisphères en elle, elle a ce côté princesse mais qui se rebelle. Ou sinon parfois à « La belle au bois dormant ». Après, je m’inspire aussi de ma petite âme d’enfance, qui reste en moi. Je suis beaucoup plus enfant dans ce personnage de Mary que je ne le suis avec Sofia dans « Un Si Grand Soleil ».

 

 

Quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir du public ?

Les gens sont émus, ont ri. En plus, on a fait des modifications qui plaisent. On parle d’un sujet de fond, je ne peux pas en dire plus…en 2022, la femme a beaucoup évolué, du coup la pièce touchent beaucoup les filles. Les retours sont plutôt positifs et les gens nous disent qu’ils ont envie d’aller voir côté garçon ce qu’il se passe.

Vous évoquiez votre envie de revenir sur les planches, vous êtes gâtée avec un tel projet…

Ah oui ! Je suis super contente. En plus, c’est Justine, qui joue le personnage de Jane, qui m’a contactée sur Instagram parce qu’elle cherchait le personnage de Mary. Elle me demandait si je n’avais pas des copines intéressées…Je lui ai dit que je voulais bien lire, moi aussi, la pièce…Ce que j’ai fait…et je lui ai alors dit que j’étais partante. Pour l’anecdote, il faut savoir que j’avais rencontré Justine aux cours Florent donc tout est lié ! On se retrouve quelques années plus tard, je suis trop contente !

 

 

Face à l’effervescence du festival, où il faut savoir se distinguer parmi les 1 600 spectacles, on peut penser vos journées très intenses et très chargées ?

Par exemple, aujourd’hui je joue à 21h 15, je me suis levée à 9h – ce qui n’est pas trop tôt-, sachant que je me suis couchée hier à 1 h. Je suis allée flyer, mettre des affiches et parler aux gens. Ce qui est drôle, c’est qu’avec ma toute petite notoriété de « Un Si Grand Soleil », je croise des fans qui me disent « oh mais vous êtes à Avignon, c’est génial, je vais venir vous voir ». C’est trop cool ! Et puis souvent les gens sont quand même très touchés, c’est un spectacle d’humour, sympa, drôle, ce n’est pas « boring ». 21h 15 est un bon horaire, il fait moins chaud. En plus, on a l’air climatisé dans la salle. Donc les gens sont souvent tentés, après avoir diné, de venir voir une petite pièce sympa.  

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de ce festival ?

Du public, du public, du public ! Plein de gens ! Du bonheur, de l’amour !

Merci, Marie-Clotilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2022 : Interview croisée des deux comédiens de la pièce à succès, Les sphères ennemies !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jean-Baptiste, bonjour Olivier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes présents au Festival 2022 d’Avignon, avec la pièce « Les sphères ennemies », que vous jouez chaque jour impair, à 21h 15, au théâtre Notre Dame. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Olivier : Oui, effectivement ! C’est notre deuxième Avignon, on en a fait un en 2018. C’est un projet entre potes qui a changé de dimension, on avait eu de bons retours et, du coup, on s’était dit qu’il fallait tenter l’aventure d’Avignon. On a fait 10 jours cette année-là, c’était un peu notre baptême du feu, une expérience assez incroyable, à la fois humainement entre nous et en interaction avec le milieu du théâtre, que l’on découvrait de l’intérieur cette fois-ci. Là, on est revenus pour représenter la pièce, avec un peu plus de rodage et un petit palmarès aussi, grâce aux Petits Molières. C’est également l’occasion de présenter la version féminine. On revient un peu plus gonflés à bloc, avec une équipe un peu plus conséquente et l’envie d’en profiter, afin que le public apprécie. On a envie d’avoir des échanges avec les gens, pour tous s’enrichir les uns des autres.

Jean-Baptiste : Il y a aussi une attente du public après la période du Covid, on sent qu’il est très réceptif. En tout cas, quand on explique le pitch de la pièce, on sent que les gens ont envie de découvrir des nouveaux spectacles. Il y a quand même généralement une jolie ambiance à Avignon mais, là, cette année, on sent que les compagnies ont envie de présenter leur spectacle, avec un public qui répond présent. On fera le bilan à la fin mais ça a l’air de bien partir pour un joli Avignon cette année.

Avec vos mots, comment présenter cette pièce ?

Jean-Baptiste : C’est une pièce atypique, ça ne se passe pas dans un appartement ou sur une terrasse de café, ni même dans une entreprise…Ça se passe dans le cerveau d’un jeune homme, Jonathan. Où il y a deux hémisphères, le gauche et le droit. L’hémisphère gauche, Nathan, est la partie civilisée, raffinée, romantique, rationnelle et on a Jo, l’hémisphère droit, la partie plus reptilienne, plus primaire, plus animale, le séducteur incorruptible. Ces deux-là sont des frères ennemis, des sphères ennemies et ils incarnant les petites voix que l’on a tous dans la tête, qui se disputent devant les petits et les grands dilemmes de la vie. Ça nous a beaucoup amusé de faire exister ces deux personnages un peu cartoon, ces deux archétypes, qui sont un peu le yin et le yang de la psychologie humaine. C’est l’occasion, du coup, de proposer un spectacle qui fait rire, on en profite pour parler des relations homme-femme, de ce qui se passe dans nos têtes et ça explore aussi la psychologie humaine. Donc c’est un spectacle qui, lui-même, réconcilie les hémisphères, celui qui a envie de se détendre, de passer un moment de rire et l’autre, celui qui a envie de réfléchir aux rapports humains, à la psychologie, à comment on avance dans la vie. C’est ce qui nous amusait, de faire un spectacle pas patoche, un spectacle où on apprend des choses.

 

 

Olivier : Et un spectacle un peu complet, il y a du théâtre mais il y a aussi un travail de mise en scène, un travail presque chorégraphique. On a voulu aborder cette confrontation entre les hémisphères à la fois par le texte mais aussi, sans trop dévoiler la pièce, par des combats, des chorégraphies, des joutes. L’idée est vraiment de pouvoir incarner ces clashs mais aussi ces réconciliations de plusieurs façons.

Un mot peut-être, chacun, sur les principales caractéristiques de votre rôle ?

Jean-Baptiste : Jo représente beaucoup l’égo et, finalement, l’égocentrisme, c’est-à-dire qu’il est focalisé sur la satisfaction de ses désirs personnels, quels qu’ils soient. Il a un rapport à l’amour et à la femme de sa vie, Mary Jane, extrêmement charnel, primaire et impulsif. Mais il a aussi un regard cynique sur la société, il n’y a pas beaucoup d’idéalisme dans sa tête, il va avoir, oui, un côté très individualiste, c’est lui avant tout. Du coup, ça va avec un certain nombre d’autres caractéristiques, une forme de sexisme, de machisme, d’égoïsme mais ça va aussi avec une espèce de force vitale, une capacité à agir, une capacité à avoir du courage dans les moments importants, à dépasser ses limites. Et puis aussi, tout simplement, c’est bête mais aujourd’hui, dans la tête d’un homme, au moment d’aborder une femme, il y a vraiment un combat dans la tête : est-ce qu’on la dérange ? Peut-être que c’est la femme de notre vie et ce serait trop dommage de passer à côté. Donc, quelque fois, dans la vie, il faut aussi être capable de faire preuve de force mentale et physique pour avancer. C’est ça qu’il incarne…

Olivier : Jo, qui est ancré dans l’instant présent, dans l’action sera un peu en opposition avec Nathan qui, lui, sera beaucoup plus social, civilisé, romantique, dans la prise en compte des attentes et besoins d’autrui, dans l’échange, dans le collectif, dans le long terme, dans l’empathie. Vraiment, il ne vit pas pour lui mais pour les autres, pour avancer ensemble et de façon collective. Donc ça va se traduire à travers les engagements qu’il va prendre, à travers la façon qu’il aura de programmer sa vie, de se projeter, de toujours prendre les mesures du présent à l’aune des conséquences dans le futur…Ce que Jo ne fera pas. Pour le coup, ça s’équilibre !

Jean-Baptiste : On m’a posé la question une fois de quel bord politique étaient Jo et Nathan et si on caricature extrêmement les choses, on pourrait presque dire que Jo est de droite, dans le sens où il a un côté comme ça un peu souverain, il a un esprit de compétition, il pense d’abord à sa réussite personnelle, il va être entrepreneur. Et on a la partie gauche, Nathan, qui est dans une forme de réussite collective, de bien commun, d’utopie presque, dans l’idéalisme. Jo est beaucoup plus dans l’immédiateté du réalisme et de la survie. D’ailleurs, à un moment, on s’était même dit que ce serait intéressant de faire différents chapitres des « Sphères ennemies » mais sous l’angle politique, les problématiques étant : est-ce que l’on va voter ? Est-ce que, aujourd’hui, ça sert à quelque chose d’aller voter ?

Olivier : Nathan, évidemment, voudra voter, « on contribue, c’est collectif, les gens se sont battus pour ça, il y a un sens ». Alors que Jo sera beaucoup plus cynique…

Jean-Baptiste : C’est ça…est-ce que l’on fait la grève ? est-ce que l’on va avec les gilets jaunes ? Si on décide de voter, pour qui vote-t-on ? Il y a tout un champ comme cela à explorer…

 

 

Olivier : Entre parenthèses, ça fait un peu penser aux Sophistes qui, dans la Grèce antique, partaient du principe que l’on pouvait défendre à peu près tous les avis. On peut percevoir cela un peu, avec l’idée que, dans la tête de Jonathan, on a la capacité de défendre à la fois une position mais aussi la position contraire, mais avec des arguments toujours très bien fondés et réfléchis. Du coup, après, souvent, le terrain d’entente et la conciliation se trouvent sur les concessions, la discussion, les échanges et la volonté d’avancer, d’aller plus loin. Mais c’est vrai que, théoriquement, d’un point de vue purement rhétorique, on est capable d’argumenter pour les deux positions.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public, à l’issue des représentations ?

Jean-Baptiste : On a d’excellents retours du public depuis le début, on a toujours eu de bonnes critiques dans la presse. Il faut savoir que c’est une pièce quand même atypique et même inclassable parfois, elle réconcilie deux types de théâtre, la comédie et le conte philosophique. C’est vrai que c’est un spectacle qui s’adresse à un public qui a envie de découvrir un théâtre un peu différent.

Olivier : En gros, il faut arriver sans parti pris.

Jean-Baptiste : On est capables d’avoir aussi bien le ton d’un Alexandre Astier de « Kaamelott », tout en détournant des vers de « Cyrano ».

Olivier : Dans les retours que l’on a, les gens s’y retrouvent, homme ou femme, ou retrouvent leur conjoint. Ils font des parallèles avec leurs vies personnelles. Ça se confirme aussi dans la version féminine d’ailleurs.

Jean-Baptiste : On raconte les différents chapitres d’une histoire d’amour, il y a la première rencontre, le premier rendez-vous amoureux, la première nuit d’amour. Donc les couples de 30/40 ans sont en plein dedans. On a aussi des couples de 60/70 ans qui nous disent que l’on a raconté les 30 ans de leur histoire d’amour. Ce sont de jolis retours, sympas et touchants. On se dit que l’on a touché à quelque chose d’assez intemporel, d’assez universel, on ne s’y attendait pas du tout et c’est extrêmement flatteur.

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Jean-Baptiste : Du public ! Que le plus de gens possible viennent découvrir ce spectacle. C’est pour ça que l’on fait ce métier. Jouer devant une salle pleine, où les gens passent une bonne soirée, est, pour nous, la meilleure des récompenses, la meilleure des reconnaissances. On est très fiers de ce bébé, de cette création qui est vraiment une aventure familiale. On a vraiment envie de la faire découvrir donc plus on aura de gens qui viendront voir la pièce et qui la partageront autour d’eux, plus on sera contents. Tout le reste n’a aucune importance.

Olivier : C’est un peu un voyage que l’on propose et si les gens arrivent à monter à bord et rire, pleurer avec nous…Voilà, des salles combles de gens heureux, qui disent « c’était sympa, on ne s’y attendait pas » ou « ah, c’est génial », c’est tout ce que l’on attend, de passer ensemble un bon moment.

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2022 : Alexandra Cholton nous présente les deux pièces dans lesquelles elle joue jusqu'à fin juillet !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandra,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez au Festival 2022 d’Avignon, avec deux spectacles à l’affiche. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

Exactement ! C’est une fierté et puis c’est fabuleux, surtout après la période que l’on a traversée. Ça fait un bien fou de voir tous ces gens présents, tout ce public, sans masque en plus, c’est magique. On va s’accrocher, même si c’est fatiguant, ce n’est pas grave, on y va, avec le sourireJ.

En début de journée, vous jouez dans « Amant malgré lui ». En quelques mots, comment caractériser ce spectacle ?

C’est une comédie cocasse, en fait je m’ennuie dans ma vie de couple et ma meilleure amie me propose de prendre un amant. Mon mari entend toute la conversation, il va s’inscrire sur le site de rencontres et, en fait, pendant des semaines, je pense échanger avec un étranger, alors que j’échange avec mon mari. Comme quoi, on ne connait jamais les gens avec qui l’on vit. C’est drôle, tendre, c’est une vraie histoire…

 

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Au début, elle est un peu triste, elle s’ennuie, elle est dans une routine, elle a l’impression d’être juste une maman. Après, je dirais qu’elle revit, elle se sent aimée à nouveau et là, elle rayonne, elle illumine.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Il trouve ça incongru, osé. Le fait que l’on se mélange par moment avec lui est apprécié, les gens disent qu’ils se sentent concernés. Donc on a de très bons retours.

En début de soirée, vous êtes sur scène pour « Vingt ans après »…

C’est à l’horaire de l’apéro mais on peut le prendre après du coupJ. C’est une pièce magnifique, un couple s’est follement aimé quand ils avaient chacun 17 ans, au lycée. Ils se sont perdus de vue et ils ont l’occasion de se retrouver au bout de vingt ans, sauf qu’ils ont chacun mari, femme, enfants,…quand ils se revoient, c’est une évidence, ils s’aiment, comme au premier jour. Seulement, que fait-on dans ce cas-là ? La raison ou le cœur ? C’est une belle histoire, on rit, on pleure, on passe par toutes les phases, tout le monde peut s’identifier à un moment donné de la pièce.

Mon personnage, au départ, est la bonne copine, survoltée. Ils se retrouvent tous comme des copains de lycée en fait. Plus le temps passe, plus la mère de famille reprend un peu le pouvoir, en se disant que la femme est toujours plus raisonnable que l’homme. Mais est-ce que l’amour vaincra ? Il faut venir voir la pièce…

 

 

Les journées doivent être, du coup, bien intenses ?

Oui, entre les pièces, à chaque fois on tracte pour faire venir le public. C’est vrai que c’est sportif. Moi qui suis marathonienne dans la vie et qui cours beaucoup, là, c’est comme si je faisais un marathon. Mais c’est chouette, c’est une chance. Même si on est fatigué, on serre les dents et on sait que l’on va rencontrer notre public, ce qui est merveilleux…

En tant que comédienne, vous devez aussi switcher, dans la même journée, d’un personnage à un autre…

Ce n’est pas évident. Ma seule trouille, comme ce sont deux comédies de couple, est d’inverser les prénoms. Mais, sinon, j’arrive vraiment à faire la part des choses, je ne me mélange jamais entre les deux histoires parce que c’est complètement différent. Même s’il y a des similitudes, c’est vraiment juste le prénom qui me fait peur, à chaque fois je réfléchis quand mêmeJ.

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Que ça continue, que ça reste au moins sur les bonnes bases et si ça pouvait augmenter, pour que l’on ait encore des jauges et que l’on fasse des complets plus souvent, ça serait juste fabuleux ! En tout cas, que l’on continue à faire rêver et à donner le sourire.

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

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Festival d'Avignon 2022 : Noémie Bousquainaud évoque ses deux spectacles à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Noémie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement au Festival 2022 d’Avignon, avec deux spectacles, on aura l’occasion d’y revenir ultérieurement. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

Je suis ravie, c’est vraiment un plaisir incroyable pour moi, mais aussi pour tous les comédiens et le public. On le sent beaucoup ! C’est une édition très particulière, on ne l’avait pas eue pendant le Covid et à moitié seulement l’année dernière. C’est vraiment hyper agréable, hyper gai, les gens sont heureux de retourner au théâtre et de revoir un vrai festival, c’est génial !

 

 

En début d’après-midi, à 13h 15, vous êtes sur scène avec votre one-woman show « Coucou les moches ». Avec vos mots, comment le présenter ?

C’est mon premier one-woman show, ça parle de moi, évidemment, ça parle de ce vaste sujet de : qu’est-ce que la beauté et est-ce que c’est important ? Je suis partie de ce postulat de base, où on me dit souvent « Mais Noémie, toi tu es belle… ». Même quand je passais des castings, on me disait « t’es trop belle pour le rôle », je me demandais parfois si c’était une blague, en tout cas je trouvais que c’était n’importe quoi. Dans mon spectacle, je veux dire que, pour moi, ce n’est pas du tout important d’être beau, d’être moche, …En plus, dans ma vie, c’est quelque chose qui ne m’intéresse pas du tout. Par exemple, je parle avec humour du fait que mes amis se moquent de moi, qui suis vraiment très cœur d’artichaut. Du coup, à chaque fois que je tombe amoureuse, ils me disent « encore ? Ce n’est pas possible ! C’est encore l’homme de ta vie ? » En plus, ils me disent que je n’ai aucun critère, des mecs beaux, moches, gros, maigres, … Dans mon spectacle, il n’y a aucun critère physique, mon critère principal est en fait celui du cœur. J’ai des amies qui ont des critères très très définis et qui sortent tout le temps avec le même sosie, c’est tout le temps le même mec avec un prénom différent. Je trouve ça dingue, ça me fait trop rire…Ou, souvent, des gens qui ont plein de critères mais qui se retrouvent seuls car ce n’est pas possible de satisfaire tous les critères demandés. Je parle donc de cela dans mon spectacle mais aussi de plein d’autres sujets, comme la place de la femme aujourd’hui. Je parle également de sujets qui me font rire, comme l’ASMR, qui sont des vidéos relaxantes sur Youtube. Je parle de défauts aussi énormément, je rigole de moi, qui n’ai pas que des qualités.

Je pense que c’est un spectacle qui peut parler à tout le monde, chacun peut se reconnaitre. Il y a beaucoup d’humour mais aussi un vrai message je pense.

 

 

C’est aussi un spectacle interactif et participatif avec le public…

Tout à fait ! Même si c’est un spectacle très écrit et qu’il y a pas mal de passages un peu stand-up, il y a beaucoup de passages en interaction avec le public. J’adore cela, j’avais vraiment envie de le faire, je fais monter des gens sur scène, je vais en piquer dans la salle. Avec un titre pareil, c’est pour taquiner, c’est pour piquer et je ne m’en prive pasJ.

Quels sont les principaux retours que vous avez pu avoir du public ?

Je suis ravie parce que, pour le moment, j’ai eu de très bons retours. J’ai eu des gens du métier qui sont venus me voir, j’ai eu des personnes qui veulent me programmer. Je suis hyper contente, je démarre à partir de septembre une tournée avec ce spectacle. Les retours du public sont supers, déjà c’est hyper agréable, dans la salle, d’entendre les gens rire et, en plus de cela, j’ai des retours sur de petits débats, en lien avec les sujets d’actualité que j’évoque. C’est vrai que c’est un spectacle où je fais rire mais où je n’hésite pas à parler de choses qui peuvent déranger, de sujets qui piquent un peu. Ils s’avèrent que, à la fin, j’ai des débats là-dessus, les gens me disent « ah oui, quand même, vous avez parlé de cela, c’est hyper bien parce que, au début, on se dit oh non, ce n’est pas possible, elle a osé et, après, on se dit qu’elle a raison parce que ça nous marque et, du coup, on va s’en rappeler ». Je crois que ce sont mes retours préférés, je fais ce métier pour faire passer des messages, pour faire rire et divertir.

 

 

Un peu plus tard, à 19h 10, vous reprenez, avec Yannick, la pièce « En panne », que vous aviez déjà jouée ici en 2019. Cela doit être très plaisant de continuer cette belle aventure ?

Tout à fait ! C’est un spectacle que nous avons commencé en septembre 2018, que nous avons joué à Paris quasiment jusqu’au festival, qui nous a apporté une longue tournée. Dès le deuxième jour du festival 2019, nous étions complets, les retours étaient incroyables, ça avait été une aventure incroyable. Pendant le Covid, on a retravaillé la pièce, avec une nouvelle version que l’on adore. C’est la meilleure version du spectacle, on a un accueil incroyable, on était complet au troisième jour, on est vraiment ravis. On espère que ça va continuer tout le festival. Ce spectacle nous tient à cœur car c’est le premier, avec Yannick, que nous avons co-écrit. C’est une comédie de couple, comme il y en a pas mal mais on a abordé le sujet de la libido donc de la panne sexuelle. On voulait décomplexer cela…à partir d’un certain âge, ce n’est plus du tout tabou mais, pour les jeunes, ça peut l’être. On en a fait un truc très fun, très léger, très marrant. Mais, au-delà de cela, on a quand même écrit une histoire d’amour. C’est un couple qui doit se marier dans un mois et qui tombe en panne sexuelle, traversant alors de nombreuses péripéties par rapport à cela. On a aussi d’autres personnages qu’on joue, qui viennent apporter une petite folie et nous aider, plus ou moins bien, à résoudre cette panne. Ce qui nous fait très plaisir, c’est que les gens s’attachent énormément aux personnages. Nos meilleurs retours du festival vont en ce sens. Au-delà du rire, ils nous disent avoir été émus par ce couple qui s’aime tellement malgré cette panne. Au final, ce qui ressort du spectacle, c’est que l’on peut avoir des pannes ou des moments difficiles dans un couple, mais c’est l’amour qui résout tout. Alors que les gens rient du début à la fin, c’est génial et merveilleux qu’ils nous disent avoir été émus de cela. C’est le top !

 

 

Avec ces deux actualités, vos journées doivent être particulièrement intenses ?

Je suis crevée J mais tellement heureuse de refaire un festival. Ça m’avait tellement manqué. On a quand même passé un an et demi à nous dire que l’on était non essentiels alors qu’en fait, on voit très bien que l’essentiel de la vie est de rire, de partager. Je crois que, malgré la crise qu’il y a eue, on n’a pas oublié cela et ça se sent au festival.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Que des salles pleines et une belle programmation à la rentrée pour mes deux spectacles, ça serait la plus belle chose qui puisse nous arriver dans ce festival. On vient au festival pour cela, pour l’ambiance, pour le public et pour continuer l’aventure sur toutes les routes de France à la rentrée !

Merci, Noémie, pour toutes vos réponses !

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Festival d'Avignon 2022 : Vanessa Dolmen évoque avec nous la pièce à succès qu'elle joue en matinée !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vanessa,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous participez au Festival 2022 d’Avignon avec la pièce « Maya, une voix », à un horaire un peu matinal…

Oui, on joue tous les jours sauf le lundi, à 10h, à l’Essaion. La mise en scène est signée d’Eric Bouvron et la pièce raconte une partie de l’histoire de l’autrice afro-américaine Maya Angelou. Qui, dans son enfance, a subi un traumatisme, ayant causé un arrêt de la parole pendant 5 ans. En fait, elle a retrouvé sa voix grâce à la littérature. C’est cette partie de sa vie que l’on raconte. On est 5 femmes sur scène et on a un musicien cette année. L’année dernière, à ce même festival, nous étions coup de cœur de Télérama, du Parisien et de La Provence, nous avions eu beaucoup de monde, c’était très chouette. En fait, là, c’est bien puisque les personnes qui ne l’ont pas vu l’année dernière – puisque l’on était complets - reviennent cette année. Ceci dit, il faut réserver car on est régulièrement complets cette année encore, ça se remplit très très vite. C’est magique, c’est évidemment une pièce de théâtre mais c’est un spectacle musical également, on chante, il y a du gospel, du blues, un peu de jazz, c’est un bonheur !

On joue plein de personnages, hommes, femmes, c’est très très chouette.

Globalement, quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir du public en sortant de scène ?

Ce qui est très impressionnant, c’est que l’on a beaucoup de spectateurs qui sont en larmes, qui n’arrivent pas à parler, qui nous prennent par les bras, qui sont émus par le spectacle. Une des choses qui revient vraiment beaucoup, c’est qu’ils ont l’impression de voir une seule et même personne : on fait corps et ça, c’est un compliment merveilleux. Ils voient beaucoup de générosité, ils ressentent ce qu’il se passe, ils sont vraiment là avec Maya et suivent ce qu’elle vit. Ils nous disent, en même temps, qu’ils passent des larmes aux rires, que c’est très joyeux et qu’ils sont contents de repartir avec cette sensation pour le reste de la journée. C’est pour cela que c’est un très bon horaireJ.

 

 

En France, Maya n’est pas très connue alors que, aux Etats-Unis, elle fait partie des classiques que l’on étudie au lycée. Tous les américains étudient « Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage », c’est un classique. Ici, on connait moins, on connait peut-être, parfois, ses poèmes. On la connait aussi un tout petit peu parce qu’elle a lu un poème le jour de l’investiture de Bill Clinton. Notre mission était justement de la porter et de la faire découvrir au public français. C’est assez rigolo, on a aussi eu dans le public des enseignantes qui étaient très contentes que l’on en parle. C’est assez chouette, c’est une belle expérience.

Si on se replonge quelques temps en arrière, comment vous êtes-vous approprié tous ces personnages ?

J’ai travaillé évidemment avec l’équipe et avec Eric. Son théâtre est vraiment à base d’images, il crée des images avant même que l’on entende le texte, il y a tout qui se met en place au fur et à mesure. En fait, ça a commencé dès l’audition, on était toutes au plateau et on jouait quasiment en même temps, à tour de rôle. On passait comme cela d’un personnage à un autre, avec un mélange aussi de chant et de danse, c’était vraiment pour voir comment tout s’imbriquait et comment on prenait place dans le groupe, dans cette chorégraphie, dans cette histoire. Après, notamment pour les personnages d’hommes, il fallait trouver une gestuelle mais il était évidemment impossible de faire avec autre chose qu’avec ce que je suis…donc je n’essaie pas de caricaturer, je donne ma version de ce que serait cet homme s’il avait ma carrure. C’est vraiment du travail dans le corps. Et chaque personnage est vraiment intrinsèquement lié au suivant, du coup ça se déroule assez naturellement. Tout tourne bien sûr autour de Maya, il y a ces moments magiques avec la musique mais c’est vraiment une histoire qui se déroule, on grandit en même temps qu’elle. A part se plonger entièrement dans la lecture, dans les documentaires, j’ai aussi laissé une place à l’imaginaire. Bien que ces gens aient existé, il faut aussi laisser la place à la magie du théâtre, on raconte une histoire, c’est un spectacle. En tout cas, il est porteur d’espoir, on est content de vivre quand on en sort.

 

 

De par l’effervescence du festival, où il faut savoir se distinguer parmi les 1 600 spectacles, on imagine que le reste de la journée doit être particulièrement intense aussi ?

On essaie de se discipliner quand même, surtout quand on joue et qu’on chante le matin. Je ne sors pas le soirJ, on a généralement des raccords à faire le matin avant la représentation et on fait aussi un échauffement vocal avec notre musicien. C’est une sorte de rituel quotidien. La journée se termine en gros dans l’après-midi, vers 15h 30, sauf si je vais voir un autre spectacle. J’en profite pour reposer la voix car, l’air de rien, quand on tracte, on utilise la voix, en plus de l’heure et quart de jeu et de chant sur scène. Maintenant, c’est vrai que c’est quand même assez magique d’être plongée dans une ville qui est entièrement dédiée au théâtre, c’est quand même dingue. Un peu avant le festival, il n’y avait pas une affiche, pas un flyer, rien et, magie, du jour au lendemain, il y en a partout, c’est l’effervescence, il y a des spectacles à toutes les heures, partout, de tous les genres. On est portés par un public extrêmement bienveillant et extrêmement demandeur. On voit que l’on est post Covid, les gens ont besoin de culture, ont besoin de voir des spectacles, de sortir, de vivre…C’est ça le théâtre !

Merci, Vanessa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Les tontons farceurs : Catherine Vranken évoque la pièce, actuellement à l'affiche à l'Alhambra !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Catherine,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur scène, tout au long de ce mois de juillet, à l’Alhambra, dans la pièce « Les tontons farceurs ». On imagine sans doute, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de fouler à nouveau les planches ?

Oui, ça c’est sûr ! Déjà, comme pour tous les comédiens et comme pour beaucoup de métiers, certains plus que d’autres, le Covid a été très compliqué pour nous. Donc, oui, rien que pour cela, c’est un bonheur de retrouver les planches. Jouer avec Philippe Chevalier, Bruno Chapelle, David Le Roch et Nathalie Marquay-Pernaut est un pur bonheur, on est vraiment une super équipe. Ce n’est pas toujours le cas, tu peux tomber dans des projets où il n’y a pas forcément d’affinités. Ici, il y a une vraie bienveillance entre tout le monde, c’est vraiment chouette. Et puis jouer à Paris, à l’Alhambra, ça faisait un peu partie de mes rêves…nos affiches sont sur les colonnes Morris, c’était un rêve aussi. Tout cela faisait partie de mes rêves lorsque j’ai quitté la Belgique pour arriver à Paris il y a 17 ans maintenant. En tout cas, ce n’est que du bonheur d’être ici tous les week-ends, on est à la maison.

Avec vos mots, comment pitcher ce spectacle ?

Ça se passe dans les années 60, c’est important de le dire car on entend des retours de gens qui semblent vexés d’une certaine misogynie de la pièce mais nous sommes en 1963, c’est le contexte de l’époque…Si on faisait un film sur Louis XIV, on ne lui mettrait pas un Iphone dans la main…L’histoire se passe dans un cabaret à Pigalle, je joue le fabuleux rôle, parce que c’est un rôle fabuleux dans lequel je m’éclate, de « Madame pipi ». Qui est très fière d’elle parce que, quand on lui demande ce qu’elle fait, elle répond en disant qu’elle est « directrice de cabinet »J, ce qui fait beaucoup rire dans la salle.

 

 

Tout se passe dans les toilettes du cabaret, chez moi on peut dire, mon personnage est donc très présent, très vivant, ça aussi ce n’est que du bonheur. Parce que, dès fois, on peut avoir des rôles où on est moins sur scène…Ici, je suis beaucoup sur scène donc c’est très gai. En fait, en nettoyant les toilettes, je vais y trouver un cadavre….et ce mort va disparaitre. Tout va tourner autour de cela. Je suis persuadée de l’avoir vu, je le dis à mon patron qui se demande ce que je raconte…Donc qui l’a tué ? Où est le mort ? Tout cela va se délier petit à petit, la fin est assez inattendue, même complètement inattendue.

Au milieu de tout cela, Nathalie joue le rôle d’une des divas du cabaret, elle est chanteuse. Il y a aussi un policier, ainsi que l’homme de main du patron du cabaret. Il va se passer un tas de choses, un peu dans l’idée d’Audiard, c’est un peu un rappel aux « Tontons flingueurs », c’est ce que l’auteur a voulu. Il y a des petites répliques qui sont exactement les mêmes, pour un petit clin d’œil.

Au moment de préparer l’interprétation de ce rôle, vous êtes-vous replongée dans le contexte de l’époque ?

Oui, oui, absolument, comme à chaque fois que je joue un personnage loin de moi. Ici, en effet, j’ai regardé de nouveau « Les tontons flingueurs » pour me remettre un peu dans cette époque et j’ai regardé sur internet beaucoup les costumes, les coiffures, le maquillage pour la préparation. Après, l’ambiance n’est pas lointaine, on l’a donc fort dans la tête.

 

 

A titre personnel, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Oui, j’ai une source particulière, c’est Jacqueline Maillan. Tout cela a aussi évolué depuis les premières représentations et, petit à petit, je vais un peu dans son style, je ne copie pas mais je m’en inspire un peu. Je l’aurais bien vue dans ce rôle-là par exemple. J’aime bien son énergie, son franc-parler, ce côté un peu grande gueule. Je me retrouve beaucoup là-dedans, donc elle m’inspire beaucoup dans sa façon d’être sur scène.

Quels principaux retours peuvent vous faire les spectateurs, qui vous attendent à la sortie ?

Les retours sont qu’il y a du suspense, que c’est drôle, que l’on rigole beaucoup. Oui, oui, les gens écoutent, ont envie de savoir, sont plutôt intrigués. On se dit « mission accomplie » car notre job est de faire rire le public. Quand le public est content, on est ravis. On avait déjà fait une tournée avant Paris, à chaque fois on va signer et les gens sont super contents, c’est chouette. Et on repartira en tournée après Paris, pour une trentaine de dates. C’est donc un projet sur lequel on aura fait pas loin d’une centaine de dates. On fait deux Festivals aussi cet été, le 28 juillet en Bourgogne et le 4 aout dans le Sud. La pièce est demandée, il y a de bons échos. Philippe plait énormément, Nathalie est très très appréciée du public, elle est très populaire, les gens l’aiment beaucoup. Donc, voilà, les gens rigolent et on est content du coup.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que du bonheur ! Mais ça va arriver car, avec toutes ces dates, je suis déjà ravie. C’est vrai que, dès fois, on se dit que l’on pourrait être repris sur Paris dans un autre théâtre, après la prochaine tournée. En tout cas, je suis déjà très contente de tout ce qui nous arrive. On peut aussi me souhaiter plein d’autres nouveaux projets et du théâtre, toujours et encore…Parce que le théâtre est vraiment mon oxygène, c’est une passion, c’est vital. Si je ne joue pas, je ne vis pas !

Merci, Catherine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Koh Lanta : François évoque sa victoire finale, à égalité avec Bastien!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour François,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez récemment participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, les images ont-elles ravivé en vous certaines émotions et certains souvenirs vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, complètement ! Le fait de visionner les épisodes reprojette dans l’aventure, j’avais l’impression quasiment d’y être, d’y retourner. Quand je gagnais les épreuves, j’en avais des frissons, quand je perdais les épreuves, j’en étais dégouté, derrière l’écran, comme si j’étais là-bas, avec des émotions quasi similaires, même dès fois les larmes aux yeux. Donc c’était assez marrant de revivre cela.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Deux principales raisons. Déjà, il y a ma petite sœur et ma chérie qui m’ont poussé à le faire, qui regardaient depuis des années et qui m’ont dit que j’avais les « caractéristiques » d’un bon aventurier. Et, ensuite, à titre plus perso, ça m’a ravivé des souvenirs de jeunesse. Quand j’étais jeune, j’allais camper dans la forêt, j’ai fait les scouts, j’apprenais à chasser, à pêcher, à faire des cabanes. Donc tout cela réuni, j’ai candidaté, je me suis dit que c’était peut-être fait pour moi, l’aspect sportif également qui m’intéressait au plus haut point. Donc j’ai tenté le casting.

Vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique avant d’y aller ?

Non, j’avoue. Je fais du sport assez régulièrement donc, sur le plan sportif, je n’ai pas fait de préparation spécifique. Juste, je m’étais préparé à ce que l’aventure soit difficile, je m’étais dit qu’il ne faudrait pas que je craque et que j’essaie de tenir malgré les difficultés. Mais, par contre, non, je n’ai pas fait de préparation ou quelque chose de spécifique avant de partir.

On l’a vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi ?

En partant à « Koh Lanta », je savais très bien qu’il y avait des rebondissements à tout moment. Là, ça commençait très fort puisqu’on nous annonçait qu’il y allait avoir des difficultés supplémentaires dues à ce totem maudit. Voilà, par contre, je m’attendais à ce qu’il y ait des rebondissements, à ce qu’il se passe plein de choses, c’est aussi la magie de « Koh Lanta », on vit au jour le jour, on ne sait pas trop ce qui va se passer. Et, là, dès les premières minutes effectivement, ça nous a mis directement dans le bain.

Pour en revenir aux derniers épisodes diffusés, notamment à la mythique épreuve des poteaux, qui s’est déroulée à 4 au lieu de 3, on imagine sans doute toute la fierté que ce devait être pour vous d’y participer après ces 38 jours de dur labeur ?

Oui, tout à fait. Au-delà de l’épreuve des poteaux, c’est la fierté d’avoir tenu 39 jours dans des conditions particulièrement difficiles, de faim, de froid, d’humidité extrême, de chaleur par moment. Voilà, sous les cieux des Philippines, c’était surtout la fierté d’avoir pu mener l’aventure d’un bout à l’autre et d’en être arrivé au bout. Participer aux poteaux était le point final de l’aventure et ça marquait surtout la fierté d’avoir tenu et de s’être accroché pour en arriver là.

Comment avez-vous vécu l’épreuve en elle-même ? Comment avez-vous tenu pendant ces longues minutes ?

Je m’étais préparé, en fait, à me dire que c’est la dernière épreuve, qu’il va falloir tenir le plus longtemps possible et ne rien lâcher. Je crois que je tiens quelque chose comme 1 heure 34 ou 1 heure 35 et, malheureusement, je fais une petite erreur d’inattention due à la fatigue, à l’usure aussi de 39 jours d’aventure et je bascule un petit peu vers l’arrière, sans arriver à me rattraper. Je perds la possibilité de garder mon destin en main on va dire.

Justement, quelques dizaines de minutes plus tard, lorsque Géraldine vous désigne comme le candidat l’accompagnant au jury final, quelles sensations et quels sentiments ont alors prédominé en vous ?

Déjà, de la gratitude envers Géraldine, forcément de me choisir pour participer à la finale. De la fierté de pouvoir vivre cette étape de plus et qui est finalement la dernière, qui est la grande finale en direct sur le plateau. La sensation du devoir accompli puisque j’aurai traversé toutes les épreuves, du premier jour au dernier jour, en ayant la possibilité d’aller jusqu’au bout, après l’épreuve des poteaux. J’ai aussi la fierté de ne jamais avoir eu un vote contre moi tout au long de l’aventure et la fierté d’être choisi comme aventurier par Géraldine, notamment pour, je pense, mes qualités humaines.

Ce dernier conseil a sans doute dû être un peu différent des autres, où les aventuriers votaient cette fois-ci pour quelqu’un et non pas contre…

Oui, clairement ! Sur tous les autres conseils, on espère ne pas voir son nom sur le papier. Là, sur le dernier, à contrario, on espère voir son nom le plus possible dessus. C’est la petite différence. Mais, effectivement, ça revêt une intensité particulière, chaque conseil est très intense mais le dernier, en direct sur le plateau, est d’une intensité extrême puisque c’est vraiment la possibilité d’aller chercher la cerise sur le gâteau, de pouvoir remporter « Koh Lanta » et d’inscrire son nom sur le palmarès. Donc c’est vrai que ça avait une intensité particulière…

Maintenant le résultat connu, on vous imagine très heureux du résultat final et de cette victoire partagée avec Bastien ?

Oui, complètement ! Comme je l’ai dit, déjà très heureux et très fier d’avoir pu gagner « Koh Lanta ». Le fait de le gagner à deux, je trouve que ça revêt une saveur particulière puisqu’il y un ancien rouge et un ancien jaune qui, finalement, ont le même nombre de voies. Ça reflète un peu l’aventure aussi, où Bastien était très performant sur les épreuves, très sympa, un excellent aventurier. Donc c’est aussi pour cela que je l’ai choisi, au mérite et je suis content de ce dénouement. Je trouve que c’était une belle finale, un beau dénouement et ça clôture bien la saison.

Quelque part, la boucle est également bouclée avec les 23 autres aventuriers car cette finale était aussi l’occasion de tous vous retrouver…

Oui, complètement ! Alors, il y en avait certains avec qui on avait eu la chance de se revoir entre temps mais, là, c’est vrai que de se retrouver les 24 aventuriers sur le plateau, c’est toujours sympa de se revoir. On se reprojette quelques mois avant aux Philippines, quand on s’est découverts sur le bateau, juste au démarrage des épreuves. Ca nous reprojette une nouvelle fois dans l’aventure et, oui, ça vient effectivement boucler la boucle.

De façon plus générale, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours sur place ?

Les souvenirs, j’en ai plein la tête et je pense que j’en aurai à vie. Au-delà de ça, je pense que ce que je vais garder, ce sont surtout des amitiés très fortes avec des gens avec qui j’ai partagé des moments d’une rare intensité. Après, ça restera des bons souvenirs, on n’en garde que le meilleur, on oublie progressivement, avec le recul, toutes les difficultés que l’on a pu avoir et on n’en garde que les bons moments.

Certaines victoires, plus encore que d’autres, vous ont-elles particulièrement marqué ?

Les deux plus belles victoires restent celle sur le tir à l’arc parce que je me retrouve seul face à cinq aventuriers de l’équipe adverse du moment. Et j’arrive quand même à gagner et à emmener mon équipe à l’appel téléphonique, j’ai l’occasion d’appeler ma chérie dont c’est l’anniversaire et ça me touche profondément, c’est un moment intense sur le plan émotionnel, c’était un moment très très fort. Ensuite, la deuxième victoire est celle où j’ai les 18 kilos de sacs sur le dos et où je parviens quand même à faire tous les parcours successifs du combattant et, finalement, à remporter la victoire et à emmener Géraldine à faire quasiment 24 heures dans un confort de luxe. Après 36 jours d’aventure, c’est un grand moment.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été un peu plus compliqué à supporter ou à appréhender au quotidien ?

Au quotidien, ce sont les conditions de vie qui sont particulièrement difficiles. On n’a aucun confort, on vit dans l’humidité, avec le fait de ne pas pouvoir se doucher à l’eau claire ni de pouvoir se brosser les dents. Tout ce qui est hygiène, forcément, c’est compliqué. Tous ces aspects-là ont été difficiles, il ne faut pas se leurrer, c’est vraiment une aventure qui est particulièrement difficile, on a du mal à pouvoir se la représenter quand on est loin mais je pense qu’on ne peut pas mesurer la difficulté.

Pour terminer, au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Pour ma part, ce que j’aimais, c’était aller chercher de la nourriture, donc aller chercher du manioc, de la canne à sucre et, si possible, aller chercher du poisson. Consolider la cabane, essayer de faire l’étanchéité et puis essayer d’améliorer le confort des aventuriers. Voilà les tâches que j’aimais plus particulièrement…

Merci, François, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Bastien se remémore ses 39 jours d'aventure, jusqu'à la victoire finale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bastien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est vrai que tous ces souvenirs, on les avait en nous. Mais de revoir ces images, ça extériorise tous ces sentiments, ces émotions et ces frissons que l’on a pu connaitre, épisode après épisode. Il y a même des épisodes où je me suis vu même stressé, bien que je connaissais la fin. Ça a été un plaisir en tout cas, pour moi, de revivre toutes ces émotions, à travers les épisodes.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

La principale raison était mon ex copine, qui m’a dit pendant de nombreuses années « Bastien, participes à Koh Lanta, tu gagnerais, évidemment ». Bon, du coup, elle a plutôt visé juste. Donc c’est elle qui m’a incité et qui a insisté pour que je candidate. Voilà, de fil en aiguille, pendant la partie des sélections, je me suis prêté au jeu et, finalement, quand j’ai vu que j’étais aux portes, je me suis mis à fond, motivé et c’était parti.

Vous étiez-vous d’ailleurs préparé d’une façon spécifique ?

Non, pas du tout. Je me suis juste préparé en regardant deux trois tutos sur comment tresser des toiles avec des feuilles de palmier et comment faire du feu avec du bambou. Ce qui, finalement, n’a pas été très efficace pour le feu. Mais ce sont les seules choses pour lesquelles je me suis documenté. Après, pour ce qui est de la part physique, je me suis toujours entrainé, sans savoir que j’allais faire « Koh Lanta », en escalade, en apnée ou dans la course à pieds, au travers de toutes les activités que je fais. Qui ont été très efficaces pendant les épreuves, je connais très bien mon corps donc j’ai pu travailler efficacement avec cela.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Moi qui ne regardais pas trop « Koh Lanta », je n’ai pas été spécialement surpris. On m’avait dit que, parfois, il y avait des armes secrètes ou d’autres choses comme cela mais comme je n’étais pas très bon élève de « Koh Lanta », je n’ai pas été surpris. Mais j’ai vite pris conscience de la pression psychologique que ce totem maudit allait porter pendant toutes les épreuves. Parce que, déjà, rien que sur la première épreuve avec le puzzle, je suis passé à rien d’avoir le bracelet maudit. Donc, à ce moment-là, après l’annonce, c’est quand j’ai vécu la première malédiction, où j’étais presque à deux doigts de l’avoir, que j’ai compris que le totem maudit allait être quelque chose d’assez spécial.

L’avant-dernier épisode diffusé a montré une dure lutte dans la mythique épreuve de l’orientation. Comment l’aviez-vous vécue ? On se rappelle d’ailleurs que vous avez participé successivement aux deux épreuves…

En fait, j’ai appréhendé cette épreuve beaucoup plus que les autres parce que c’est une épreuve qui peut être très longue, usante, elle allie un peu tous les facteurs, c’est physique, mental, il faut beaucoup de persévérance. C’est vrai que j’y suis allé avec assez de stress parce que l’on sait que, à la base, on est 5 et qu’il n’y en a que 3 qui restent. Si on fait un peu les probabilités, ça fait quand même beaucoup de chance de partir…Au début de l’annonce de Denis, quand il dit qu’il y a un quatrième poignard, ça m’a fait un peu redescendre la pression, on savait que l’on serait 4 sur 5 à partir sur les poteaux. Mais, le duel ensuite contre Ambre a été terrible parce que ça a duré très longtemps. Avec Ambre, on a vécu quand même beaucoup de belles choses ensemble, surtout de par les derniers conforts vécus ensemble, où on s’était liés d’amitié. Donc se battre avec elle, au coude à coude, à genoux en train de gratter la terre, c’était un moment difficile à vivre. La victoire était amère. Bien sûr, c’était génial de gagner mais elle aurait gagné le poignard, ça m’aurait aussi soulagé de terminer cette épreuve très longue.

Le lendemain, c’est Géraldine qui remporte les poteaux et vous avez été choisi par François pour les accompagner dans la finale à 3. Quelles sensations avaient alors prédominé en vous ?

Beaucoup de joie, évidemment. Je savais qu’il y avait encore Jean-Charles en course, après avec François, je m’étais dit, dans ma tête, que j’aurais certainement fait le même choix, au mérite. On s’était toujours dit entre nous, avec François, que l’on était nos meilleurs adversaires mais toujours dans la droiture. Ca a toujours été une belle personne, qui m’avait intrigué. Finalement, le fait qu’il me choisisse, je trouve que c’était une très belle preuve de sa droiture. Comme ça, on se départageait au mérite, même si, contre moi, ça allait être peut-être plus difficile que contre Jean-Charles, je ne sais pas. En tout cas, bien sûr, j’ai sauté de joie.

Vous avez ensuite été désigné grand gagnant de cette saison, à égalité avec François. Ce doit être beaucoup d’émotions pour vous ?

On pouvait supposer un peu le sens de certains votes mais on a appris vraiment le jour même les votes de chacun, il y avait des personnes dont on ne savait pas du tout pour qui elles avaient voté. Finalement, voilà, surprise d’avoir 4 votes pour François, 3 pour moi et pour Géraldine et, là, Denis sort un dernier bulletin et boum, c’est un quatrième pour moi. François et moi, je trouve que c’est l’une des plus belles victoires parce que François m’a choisi, donc je suis content qu’il ait gagné et moi aussi. Comme cela, on partage cette belle victoire, qui nous permet de concrétiser un peu toute cette bataille que l’on s’est lancée pendant ce « Koh Lanta ».

La finale a été l’occasion de tous vous retrouver, au complet, à 24. Cela a dû vous faire plaisir de tous vous revoir ?

Exactement ! On a été à 24 seulement trois fois, au début du jeu sur la première épreuve, à l’avant-première et à la finale. Donc seulement trois fois on a été réunis à 24. Et ce sera certainement les seules fois car, après, les destins se séparent, on a d’autres choses à faire. C’était très bien de tous se revoir une dernière fois pour clôturer la boucle de cette belle histoire. Voilà, on est quand même un petit nombre à se revoir, on a créé de nouvelles choses qui donnent une très belle saveur à cet après « Koh Lanta ».

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Plus le temps passe, plus les mauvais moments deviennent de beaux souvenirs. Donc même ce manque, cette dureté de jeu et ce stress de voir les épreuves arriver restent de bons moments alors que, sur place, ils en étaient peut-être de mauvais. Disons que les plus beaux moments ont été quand même les victoires, qu’elles aient été personnelles, en individuel, ou collectives. Je mettrais même plus en avant celles collectives, quand on gagne ensemble dans la difficulté que l’on connaissait à ce moment-là, c’est un moment où on s’aime tous, on a envie limite de pleurer les uns avec les autres. On a vécu des moments exceptionnels, on a même mangé sur un bateau donc ça fait partie pour moi des meilleurs moments.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à vivre ou à supporter ?

En arrivant, on vous aurait tous répondu la nourriture car on savait dans quoi on se lançait. Mais ce dont on n’était pas au courant, c’était vraiment la météo, la pluie. Je pense que l’on doit être plusieurs aventuriers raccords. On s’est tapés la fin d’un typhon, il y a eu de grosses tempêtes, des orages. Les nuits, pour moi, ont été les pires. Il faisait humide, on dormait sur des bambous du coup surélevés à cause des insectes et des serpents… donc très peu de confort, la pluie, le froid, l’humidité, ….ce sont les mots de l’inconfort de « Koh Lanta ».

Sur le camp, au quotidien, quelles principales tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Alors, j’en avais beaucoup, j’ai fait énormément de survie sur « Koh Lanta », ce que je ne faisais pas forcément dans la vie de tous les jours. J’ai souvent été dans la montagne, dans la campagne à me débrouiller mais, sur « Koh Lanta », et ça n’a pas forcément été montré à l’écran, pendant toute l’aventure je suis allé dans l’eau pour essayer d’aller pêcher. J’ai construit une nasse au début, je l’ai répétée, je l’ai refaite, je l’ai retravaillée, tous les jours je la déplaçais, je mettais des appâts, je suis allé pêcher, j’ai pêché un poisson au bout du 23è jour, il n’est pas passé à la télé, c’est dommage. Il y avait aussi la construction du camp, l’amélioration du camp, essayer d’avoir le plus de confort possible, donc plein de petites tâches que je faisais au quotidien. Tout ce qui était survie, j’adorais cela et, du coup, quand je m’y mettais, je ne faisais plus que cela.

Merci, Bastien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Géraldine, troisième, dresse le bilan de sa belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Géraldine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez récemment participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Alors, oui, effectivement, la diffusion est une nouvelle aventure, ça permet de se souvenir un petit peu de chaque étape, de chaque épreuve avec, effectivement, toutes les émotions qui reviennent. Et, surtout, de pouvoir les partager, c’était un moment super puisque l’on se réunissait tous les mardis soirs avec mon chéri, mes enfants, mes amis et on regardait cela avec grand plaisir. Donc il y a eu effectivement plein de souvenirs, que ce soient des souvenirs sur le camp ou même les épreuves. Notamment, je me souviens de la grande émotion de l’orientation qui a été particulièrement émouvante pour moi.

Si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je regardais depuis une dizaine d’année « Koh Lanta » avec mes enfants tous les vendredis soirs à l’époque et je me suis dit qu’un jour, j’aimerais bien tenter pour voir ce que je donnerais dans cette aventure. Et puis c’était aussi un rêve qui pouvait devenir réalité, c’était ainsi un bon exemple pour mes enfants que d’atteindre ses rêves.

Vous étiez-vous, du coup, préparée d’une manière spécifique avant de partir ?

Je cours régulièrement donc j’avais un entrainement de fond on va dire, sur la course à pieds longue distance. J’avais fait le marathon de New-York en 2019, je continuais mon entrainement, j’avais fait aussi les 34 kilomètres du raid du golf du Morbihan donc j’étais un petit peu entrainée au niveau du fond. Juste un petit peu avant, j’avais fait aussi le GR20 en Corse, c’est également un bon entrainement sportif on va dire. Et plus particulièrement, je me suis un petit peu préparée sur la survie, avec quelqu’un qui ne fait que ça, il m’avait appris les nœuds, à construire une cabane, le feu mais ce n’était pas de bol parce qu’il a plu donc le feu, c’était impossible. J’avais préparé aussi tout ce qui était natation et apnée. J’avais préparée aussi un petit peu d’autohypnose et de respiration pour la concentration. Et puis de la musculation aussi. Donc j’avais pris plusieurs « coachs » sur les derniers instants avant de partir pour pouvoir me préparer au mieux.

On l’avait vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Quand on a vu Denis sur le bateau, nous annonçant le totem maudit, on s’est demandés à quelle sauce on allait être mangés. On avait déjà les jambes qui tremblaient parce que le début d’aventure commençait. Là, cette nouvelle règle mettait encore plus de pression et on l’a vu tout au long de l’aventure que la pression a été constante avec ce totem maudit. Mais, voilà, c’était à la fois une grande excitation et de la peur, qui a duré pendant toute l’aventure.

Revenons aux derniers épisodes diffusés, notamment la finale à 5, avec la mythique épreuve de l’orientation. Comment avez-vous vécu ces heures intenses et intensives de recherche du poignard ?

J’étais très très concentrée parce que c’est vrai que l’orientation était une épreuve qui me faisait vraiment rêver, je trouvais qu’il y avait toujours beaucoup beaucoup d’émotion dans cette épreuve. Parce qu’il y a le stress à la fois d’être dans la dernière phase de la finale avant les poteaux et puis il y a le fait d’être à deux sur le poignard, qui met un stress supplémentaire. Il y a la grosse émotion de rechercher, de se concentrer, de trouver le poignard et d’avoir accès à la finale sur les poteaux. Donc c’est vrai que c’est une énorme émotion cette épreuve-là, on a toujours peur de rester sur le carreau au dernier moment. C’est presque comme le début de l’aventure, c’est-à-dire grosse excitation et, en même temps, de la peur.

En complément, le lendemain s’est déroulée la fameuse épreuve des poteaux, disputée à 4 cette année. On imagine toute la joie et surtout la fierté pour vous de l’avoir brillamment remportée ?

Oui, c’était un sentiment INCROYABLE, c’est vrai que je me suis dit que, de toute façon, j’arrive sur les poteaux, c’est inespéré donc je n’ai rien à perdre. J’avais bizarrement beaucoup plus de calme et de détente que toutes les épreuves. Je me suis dit que ce n’était que de la concentration, le but était de ne pas bouger les yeux pour ne pas se déconcentrer, j’ai fixé un point en face de moi et puis j’ai essayé de me concentrer. Même quand Denis arrivait, je ne le regardais même pas, je ne faisais qu’écouter ce qu’il disait et j’ai fixé les caméramen qui étaient en face de moi, je les ai décrits pendant deux heures, c’est ce qui m’a permis de remporter cette épreuve.

Vous finissez deuxième de l’orientation au 38è jour, vous remportez les poteaux le lendemain, vous terminez en apothéose cette longue et belle aventure…

C’était incroyable parce que, en fait, sur les dernières épreuves, je n’ai fait que monter. Déjà, l’apnée sous la grille, j’avais fini troisième. Le confort m’avait beaucoup servi pour recharger un peu les batteries, je fais donc troisième sur l’épreuve d’immunité, j’étais à 50 cm de la remporter mais Bastien et François m’avaient coiffée au poteau, juste une seconde avant moi. Ensuite, l’orientation deuxième, les poteaux première, oui c’était magique, le scénario rêvé, j’ai remporté une épreuve, c’était celle des poteaux, celle qu’il fallait gagner donc royal !

Il y a quelques jours a eu lieu la finale à Paris, en direct, à 24. C’était sans doute l’occasion de boucler la boucle de cette formidable épopée ?

Oui, on a retrouvé tous les aventuriers. Il y en a que l’on a moins connus, parce qu’ils étaient dans d’autres équipes, d’autres qui sont sortis plus tôt donc c’était l’occasion de tous se revoir et de fêter cette belle aventure ensemble. A la finale, chacun était hyper heureux de se retrouver et quoi qu’il soit arrivé à chacun sur l’aventure, on a tous vécu une aventure magnifique, qu’elle soit humaine, psychologique, mentale, physique, à tous les niveaux on a vécu quelque chose de fou donc c’était vraiment chouette de se retrouver, on a pu faire la fête après, ça a permis de bien boucler tout cela.

Le dénouement à trois cette année a montrée des votes serrés, ça s’est joué à une seule voie. A froid, avec le recul, quels sentiments, quelles sensation restent en vous du résultat final ?

On m’a beaucoup dit que c’est dommage, qu’ayant gagné les poteaux j’aurais dû gagner…pour moi, j’ai gagné MON « Koh Lanta » en tout cas, je ne pouvais pas espérer aller plus loin. C’est vrai que la finale à 3 nous a petit peu déstabilisés, d’autant plus que l’on était, sur les poteaux, 3 rouges et 1 jaune. A partir du moment où il y avait 2 rouges qui allaient en finale et 1 jaune, à priori le jaune allait gagner puisqu’il avait majorité de voies de son côté. Je n’ai aucun regret là-dessus, je n’ai aucun regret sur mes choix, je suis très heureuse de cette finale, même si je n’ai pas gagné « Koh Lanta » en soi, j’ai gagné les poteaux et je me dis que c’est ce qui restera à vie dans ma mémoire.

De façon plus globale, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours d’aventure ?

Mes plus beaux souvenirs sont déjà l’ambiance sur le camp parce que l’on a été vraiment une saison et une équipe rouge supers, qui m’a portée. L’ambiance, le lien entre chacun de nous m’ont aidé à avancer, psychologiquement. Et puis, après, les sensations les plus dingues sont déjà le confort avec François qui était complètement magique, c’était la première fois que je sortais du camp donc ça m’a fait vraiment vraiment du bien. Au niveau émotions, c’est vrai que l’orientation a été incroyable pour moi. Pendant longtemps, j’ai retenu cette émotion-là, puisque je ne devais pas la divulguer, j’avais gardé cette information pour moi, personne ne le savait, ni mes enfants, ni mon chéri, ni personne. J’avais beaucoup de bouffées d’émotions quand je pensais à cela. De pouvoir le partager, déjà ça m’a libérée et je suis contente parce que les images ont très bien retranscrit l’émotion que j’ai eu à ce moment-là. Et puis, après, les poteaux étaient l’apothéose. Revoir ces images-là, d’une victoire à laquelle je ne m’attendais pas en commençant l’aventure, ça a été aussi beaucoup d’émotion. Surtout que, à la fin de l’aventure, en fait, on a un ascenseur émotionnel permanent, on est épuisé, on est au bout du bout, on oscille en permanence entre la difficulté, l’effort, le manque de ses proches, de nourriture, de sommeil et puis des joies intenses, très très intenses. Donc c’est quelque chose d’assez incroyable à vivre.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Je sais que ce qui a été difficile, on l’a vu, c’était de perdre l’appel aux proches sur l’épreuve de tir à l’arc. Ça, ça a été très difficile pour moi, on arrivait à un moment de l’aventure où on était vraiment déjà fatigués, et à nouveau cet ascenseur émotionnel, c’est-à-dire que l’on a l’espoir de remporter la victoire et d’avoir au bout du fil la voie de ses proches, c’est un espoir immense et, ensuite, de perdre l’épreuve, de se dire que l’on aurait pu les avoir et qu’on ne les a pas eus, cela a été très très difficile pour moi psychologiquement. Le fait de rentrer sur le camp, de n’avoir rien mangé, là il faut vraiment tenir le coup. Et encore une fois, c’est l’équipe qui soutient tout cela et qui aide à passer les caps.

Pour terminer, au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Je refaisais souvent le lit de la cabane. En fait, pour éviter d’avoir les bambous à même le banc, on avait tapissé le lit de grandes feuilles de bananiers et, dessus, on mettait du sable pour que ce soit un petit peu plus mou. Donc j’allais chercher les feuilles, je prenais la gamelle de riz –puisqu’on n’avait pas de riz-, je mettais du sable dedans et je le versais sur les feuilles pour pouvoir faire le lit. Je ramassais du bois, j’aller chercher de l’eau, ….

Merci, Géraldine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Jean-Charles se remémore sa longue et belle aventure, jusqu'aux mythiques poteaux !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jean-Charles,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est super sympa de revoir les images. Pour tout vous dire, je ne faisais pas cela du tout pour passer à la télé mais plus pour vivre une aventure à l’autre bout du monde avec d’autres personnes. Donc j’étais un peu inquiet mais, en fait, ça n’a pas été désagréable. Parce que j’ai eu de bons retours et parce que les personnes qui m’ont contacté ont toujours été sympas. Après, le fait de revivre l’aventure est assez génial parce qu’on la revit d’une manière assez différente. J’étais dans une équipe où je ne voyais pas ce que les autres équipes faisaient. Donc, là, on découvre, on découvre aussi un peu les personnalités. A des moments, on perçoit les gens d’une certaine manière et, quand on les voit en interview, face à la caméra, on voit certains traits de caractère. C’est marrant même, il y a des moments où j’ai bien rigolé. Après, de revivre mon aventure à moi, dès fois je me demande si les images ne modifient pas le souvenir quelque part. Plus ça dure, plus le souvenir s’estompe. De revivre la chose, on la revit à travers l’image et il y a des moments où je me disais que ce n’est pas exactement cela que j’ai vécu ou dont je me souviens. Donc l’image imprime aussi un souvenir, c’est assez bizarre à vivre.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Je ne connaissais pas trop « Koh Lanta », après c’est un terme générique, limite ça pourrait être dans le dictionnaire. Donc il y a plein de monde qui en parle dès que tu as une façon de vivre un peu bizarre ou dès que tu fais quelque chose de sportif en nature. C’est une de mes nièces qui a instigué le truc, après j’ai rempli le dossier. J’avoue, je ne pensais pas du tout être pris. D’ailleurs, j’ai rempli le dossier et, après, pendant deux à trois mois, il n’y a pas eu de nouvelles, j’avais oublié même que j’avais candidaté. Quand on m’a appelé et que l’on m’a dit « c’est machin, de Koh Lanta », je me suis dit « de Koh Lanta ? », j’ai eu l’espace de deux secondes le temps de reconnecter que, en effet, trois mois avant, j’avais rempli le dossier. Pour moi, c’était un peu la découverte permanente, que ce soit au niveau des sélections ou, après, de l’aventure. Je ne pensais pas du tout que j’allais être pris, il faut dire la vérité. Je pensais que ça n’irait pas bien loin. Après, je prenais plus cela du côté expérience, découverte, amusement. Au fur et à mesure, je voyais que je passais des sélections et c’est là que je me suis dit que j’allais peut-être participer et qu’il fallait que je regarde vraiment ce que c’est, pour voir si ça allait me plaire et si, vraiment, j’avais envie de le faire. Du coup, j’ai regardé la dernière saison et, une fois que, dans ma tête, c’était clair, j’ai foncé.

Vous étiez-vous d’ailleurs préparé d’une façon spécifique ?

Non. Je savais que c’était sportif mais, bon, je m’étais dit « vas-y comme tu es et tu verras bien ». Pour la petite blague, avant de partir, je me suis un peu gavé, j’ai mangé pas mal de barbecues et de raclettes, un peu tout mélangé. Comme je suis un peu dans la montagne, le soir quand il fait froid on mange raclette et quand il fait chaud dans la journée, on mange barbecue. Je me suis bien éclaté, j’ai fait quelques soirées avec des amis parce que je savais que, pendant quelques temps, je n’allais plus pouvoir en faire. Donc, voilà, ça a été ma seule préparationJ.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Pour moi, ça s’est passé en deux temps. Au début, quand j’entends qu’il y a un totem maudit, je me dis « ok, bon, ça met un petit challenge en plus : si tu ne gagnes pas, il ne faut pas être dans les derniers, pour ne pas être impacté ». Mais, voilà, j’attendais de voir ce que ça allait donner, moi qui étais un peu dans la découverte, je ne connaissais pas tous les tenants et aboutissants des règles du jeu, c’était simplement un élément en plus. Après, dans un deuxième temps, suite à la réunification, quand j’ai commencé à ne faire que perdre, j’avoue que le totem maudit, je l’ai bien maudit à mon tour. Je me suis aperçu qu’il n’y avait aucun repos psychique, que l’on était tout le temps sur le qui-vive. Pour chaque épreuve, une fois sur deux, il y avait le totem. Si on ne gagnait pas, soit c’était l’immunité et c’était quelque part dramatique, on pouvait sortir de l’aventure si les autres votaient contre nous, soit c’était le confort et si on finissait dernier, on était impacté et parfois durement, on pouvait sortir, on pouvait avoir un vote en plus…Il y avait des choses assez dures et impactantes donc on ne voulait surtout pas finir dernier. Comme je n’étais pas très bon sur les épreuves, c’était un stress supplémentaire, c’est quelque chose que j’avais toujours en tête, je me disais « je vais me le ramasser, c’est quasiment sûr ».

L’avant-dernier épisode diffusé a montré votre brillante victoire dans la mythique épreuve de l’orientation. On imagine sans doute votre fierté et votre joie d’avoir été le premier à trouver un poignard ?

Oui, là c’est pareil, ce qui est assez bizarre, on voit que je ne réussis pas sur les épreuves tout au long de l’aventure individuelle et, pourtant, j’y crois à chaque fois, je voyais bien que les autres étaient des athlètes de haut niveau et qu’ils étaient hyper forts. Mais comme les épreuves sont vachement variées, à chaque fois, je me disais que je pouvais gagner, qu’il n’y avait pas de raison. Si c’est un puzzle, je suis plutôt logique comme personne, je peux m’en sortir. Si c’est un truc de minutie, j’arrive à être minutieux de temps en temps donc je pourrais m’en sortir. Mais, à chaque fois, je perdais…Donc, en fait, quand j’arrive à l’épreuve d’orientation, de nouveau je me dis que je passe mes journées en forêt, je vais aux champignons donc je suis habitué à chercher en forêt, mon œil est habitué à se repérer. Comme c’est un peu mon milieu naturel, je me disais que j’avais des chances de bien réussir. Mais, à la fois, je me disais que, à chaque fois je pense cela et, à chaque fois je finis dernier. Donc j’y suis allé pas plus confiant que pour les autres épreuves et, en fait, au-delà de la joie, de la fierté, c’était surtout un énorme soulagement. Je me disais « ENFIN une épreuve où je ne suis pas ridicule et ENFIN ça contrebalance toutes les contreperformances que j’avais pu faire avant ». Même si je n’étais pas spécialement là pour les épreuves sportives, ça m’a fait un bien fou, c’était vraiment un soulagement total, je me disais « ça y est, mon Koh Lanta est complet, si je sors, je sors ».

Le lendemain, c’est Géraldine qui remporte les poteaux et vous êtes le seul à ne pas avoir été choisi par vos camarades pour les accompagner sur la finale à 3. Quelles sensations avaient alors prédominé en vous ?

Ce n’est jamais agréable de ne pas être choisi, ça fait penser un peu à la cours de récréation quand les petits camarades choisissent pour des équipes, que tu es le dernier ou que personne ne veut de toi. Ça donne un peu cette impression-là. Mais, après, j’aime bien l’aspect justice, mérite et lucidité. Et si j’étais lucide, quand je regardais les autres aventuriers, ils méritaient tous d’y être. Donc, en fait, si je pense à moi-même, je suis déçu mais si je pense à l’aspect méritoire, aventure globale, …François, il n’y a pas photo, le gars a survolé dans tous les domaines. On voit surtout les épreuves, Bastien et François les ont survolées mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le camp, la survie, la stratégie, le social…et là-dessus, François était particulièrement fort aussi, il survolait de ce côté-là. Bastien avait une telle personnalité à part que lui aussi attirait les regards. On se marrait avec lui, il a un côté pince sans rire. Enfin, Gégé est la bonté incarnée et, mine de rien, sur les épreuves, elle n’était jamais dernière, elle s’accrochait tout le temps, elle était toujours assez régulière, toujours présente. Donc c’était une vraie concurrente. Quand je les regarde tous les trois, voilà, finalement, il n’y avait aucune déception. Je voulais aller au bout, pour moi aller au bout, c’était faire toutes les épreuves, c’est ce que j’ai fait. Après, le reste, c’est de l’argent, ça ne m’intéresse pas…non, je plaisanteJ.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Les plus beaux souvenirs sont de vivre dans le dénuement, de vivre dans une micro société que l’on constitue ensemble, avec d’autres personnes. Ce sont les liens sociaux, les rapports que l’on développe avec les autres, c’est pour moi au-dessus de tout le reste. Après, c’est la beauté des lieux. C’est vraiment une globalité, il y a plein de choses, il y a la découverte de l’envers du décor, découvrir comment « Koh Lanta » est fait, c’est génial. Il y a plein plein de choses et plein de petites anecdotes, des moments qui m’ont faire rire. Nicolas, par exemple, on retient qu’il a joué double jeu sur l’aventure mais ce gars-là m’a fait rire, j’en avais mal au bide, ce qui est rare. J’adore rire mais c’est rare, dans la vie, de le faire à gorge déployée. Nicolas m’a fait rire plus d’une fois, c’était incroyable. Après, des péripéties, il y en a eues plein, j’en ai plein en tête, des choses qui m’ont marqué mais ce sont des choses un peu à part, des petites anecdotes.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à vivre ou à supporter ?

Pour moi, il y a deux choses. En un, c’est l’humidité, je m’attendais à souffrir de la faim mais ce n’est pas du tout cela, on s’y prépare mentalement donc je pense que l’on s’y attend et que l’on est moins impacté. Mais d’être mouillé 24 heures sur 24 pendant les 10 premiers jours, c’était horrible à vivre. Après, bien sûr, on s’affaiblit, on voit un peu comment notre corps réagit et ce n’est pas forcément agréable. On n’est plus capable de rien faire, quand on se lève, on voit tout tourner donc tout cela est difficile à supporter. Après, moi, surtout c’est l’ennui. Au bout d’une vingtaine de jours, on connait le mécanisme, on sait comment ça se passe, on n’a plus de force, on n’est plus capable de faire grand-chose et, finalement, au global, on n’a plus de discussion, l’humain perd de l’humour, nos besoins essentiels sont soumis donc on perd de l’humour, de la discussion, de la lucidité et de l’intellect. Et on devient hyper pauvres, même intellectuellement. C’est ce que j’ai ressenti sur cette aventure, on a parlé que de nourriture et on est restés allongés des journées. Donc, ça, après, c’est très très long, c’est dur à vivre, c’est quelque chose…

Sur le camp, au quotidien, quelles principales tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Au quotidien, j’ai pratiquement fait tout le temps le feu, j’adorais faire cela. Je pense que le feu est quelque chose qui attire instinctivement l’homo-sapiens, j’étais là-dessus, j’aimais bien. Après, j’aimais bien aussi, même si je ne suis pas un bon nageur ni un bon pêcheur, aller dans l’eau. Dès qu’il y a du monde qui allait pêcher, j’étais souvent la petite main, j’accompagnais, je soutenais, j’adorais aussi cet aspect-là. Après, il y avait d’autres choses, la recherche de nourriture, ramasser des bulots, aller chercher du manioc,…Aller chercher du bois, c’était plus rébarbatif mais c’était indispensable. Comme c’était quelque chose que l’on ne fait pas au quotidien, mine de rien, c’est toujours plaisant même si ce n’est pas hyper valorisant à faire.

Parmi les moments marquants, notons aussi cette fameuse épreuve éliminatoire à trois avec Olga et Fouzi, où vous réussissez finalement à sauver votre place. Avant ensuite de vous retrouver face à un choix crucial devant un coffre…

Cette épreuve, en fait, c’est assez bizarre. J’en ai voulu à Ambre de me choisir et, même après coup, quand elle me parlait, je ne trouvais pas ses justifications valables. Mais, avec du recul, ça change mon aventure, maintenant qu’elle est terminée. Si je n’avais pas eu cela, je l’aurais peut-être traversée comme je le faisais un peu tel un fantôme, en étant là, avec mes qualités, bienveillant, gentil mais sans forcément de moment marquant. Mine de rien, ça m’a fait sortir de ma zone de confort et c’était un peu quitte ou double. J’étais à deux doigts de sortir, on était tous les deux avec Fouzi, on n’y arrivait pas, on se regardait, on priait pour qu’il y en ait l’un des deux qui finisse, même si on préférait que ça soit soi, forcément. On n’en pouvait plus, on ne tenait plus sur la poutre, c’était très compliqué donc on priait pour que ça se termine. En fait, c’était un peu la guillotine, j’aurais pu y passer mais le fait de m’en sortir m’a amené quelque chose, ça m’a permis de me rendre compte que j’étais en danger pour le coup et de jouer un peu plus stratégique. Aussi, ça m’a donné une petite confiance en moi pour la suite et ça m’a réussi sur les dernières épreuves.

Enfin, la finale diffusée mardi dernier a été l’occasion de tous vous retrouver, au complet, à 24. Cela a dû vous faire plaisir de tous vous revoir ?

Ah, quand on se revoit, il y a toujours une excitation. Se revoir à 24, ce n’est quasiment jamais arrivé…Il y avait l’avant-première et ce coup-là. J’adore ! On a un groupe, je ne sais pas si c’est à chaque fois pareil, où, de vivre des choses compliquées, nous a tous rapprochés. Même avec des personnalités vers lesquelles on n’irait pas naturellement, on a quand même un lien qui est assez particulier parce que l’on a vécu une aventure extrême. Donc, en fait, on s’entend tous plutôt bien, on est tous hyper contents de se retrouver. Alors, il y a plus d’affinités avec certains qu’avec d’autres mais c’est vraiment génial, il y avait une énorme excitation, on a rigolé, on était tous ensemble, franchement c’était à la fois joyeux et triste. Parce qu’il y a une sorte de nostalgie. Même si on organise quelque chose pour se retrouver, on ne sera jamais les 24 ensemble, faut pas se leurrer. Il y aura toujours du monde qui va manquer, il faut être lucide, on sait très bien que l’on ne va pas se revoir à beaucoup, ou peut-être pas souvent ou peut-être jamais même. Donc il y avait un côté hyper sympa et un autre un peu triste, nostalgique, de voir que c’est la fin, que l’on tourne la page.

Merci, Jean-Charles, pour toutes vos réponses !

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