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Meurtres sur les iles du Frioul : Myra Bitout évoque son personnage dans le téléfilm de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

@ François Lefebvre

 

Bonjour Myra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi 12 mars, nous pourrons vous retrouver en prime sur France 3 dans « Meurtres sur les iles du Frioul ». Dans le contexte que l’on a tous connu ces derniers mois, ce doit sans doute être une joie et un plaisir de pouvoir proposer un contenu inédit aux téléspectateurs ?

Oui, c’est stressant et excitant en même temps. C’est pour la télé donc c’est cool et, en plus, c’est la première fois que je fais un long-métrage comme celui-ci. C’était une nouvelle expérience, c’était vraiment trop bien.

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous ce programme ?

Un crime a eu lieu pendant une pièce du théâtre sur les iles du Frioul et c’est le commandant joué par Jérémy Banster qui est en charge de l’enquête. Son équipier n’est autre que son père mais il y a de petits soucis entre eux. Donc on va suivre un peu les aventures d’un père et de son fils au travers d’un meurtre. Sans oublier une jeune « bleue », qui va être un peu entre les deux et qui, avec Victor, le personnage joué par Jérémy, a une relation un peu comme chien et chat.

Un mot également sur votre personnage : qui est-il ? quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je le disais, c’est une « bleue » mais, en même temps, on va la voir évoluer au cours du film et c’est vrai que, avec Victor, ils ont un passé un peu tendu tout en ayant une relation frère/sœur. Elle l’admire, elle le voit comme un modèle et, en même temps, il l’énerve, c’est donc compliqué entre eux. Lui, je pense, l’a voit comment une petite sœur, elle qui n’a pas froid aux yeux. Elle sait ce qu’elle veut, elle ne se laisse pas faire, bien qu’il soit son chef.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Franchement, dès que j’ai su que j’étais prise pour le rôle, j’ai regardé énormément de reportages. Comme les « 100 jours avec les gendarmes de … ». J’ai adoré regardé cela. J’ai regardé aussi plein de documentaires, je me suis renseignée sur le rôle d’une lieutenante, ce qu’elle faisait, je pensais même au début porter le costume mais, en fait, non, pas du tout.

On image la fierté que cela a dû être de tourner aux côtés de comédiens comme Francis Huster ou Jérémy Banster, pour ne citer qu’eux ?

Pour tout vous dire, quand j’ai vu qu’il y avait Francis Huster au casting, la première personne que j’ai appelée, c’est ma mère. Je lui ai dit « tu ne devineras jamais avec qui je vais jouer » et quand je lui ai dit qui c’était, je crois qu’elle était encore plus contente que moi. Elle l’a toujours admiré en tant qu’acteur. Elle m’avait même ressorti un ticket quand elle avait été le voir à la Comédie française, il y a longtemps de ça. Personnellement, j’ai aussi grandi avec lui, je le connaissais plus que Jérémy, que j’avais surtout vu dans « Un Si Grand Soleil ».

Franchement, c’était une master class tous les jours, les deux étaient tellement bienveillants. Quand j’avais des questions, ils étaient présents, c’était super de tourner avec eux.

Le cadre de tournage était, en plus, particulièrement sympathique….

Ah oui, c’est clair ! Franchement, il y avait une magie autour de ce film…c’était incroyable. Je tournais, je travaillais mais j’avais presque l’impression d’être en vacances car on tournait sur la plage, au port de Marseille, au château d’If. On allait aux iles du Frioul en bateau, c’était marrant. En plus, dans ma famille, on est presque tous pour l’OM donc c’était cool de tourner à MarseilleJ.

 

@ François Lefebvre

 

Avez-vous déjà eu l’opportunité de voir le rendu final ?

Je l’ai déjà vu deux fois, là je vais le regarder à nouveau, avec ma mère et l’une de mes tantes. Le film est tellement bien que, à chaque fois, j’ai envie de (re)découvrir ce qui va se passer dans l’histoire…

Selon vous, et même si ce n’est jamais évident à dire en amont, qu’est-ce qui pourra plaire au public samedi soir ?

L’image et la photographie sont incroyables, on dirait vraiment un film de cinéma. Le cadre est dingue. La musique est magnifique, elle est super belle. Sans oublier l’histoire, les relations entre un père et un fils, une jeune qui travaille en tant que lieutenant. Je trouve qu’il y a beaucoup aussi de fraicheur dans ce film, il peut parler à tout le monde, il peut toucher plusieurs générations.

Après la diffusion à succès en Belgique il y a quelques mois, vous espérez sans doute la même réussite sur France 3 ?

Oui, j’espère que ça marchera aussi bien. En plus, c’est une collection qui est énormément suivie donc je nous souhaite de faire au moins autant d’audiences, si ce n’est plus, que les précédents films.

En parallèle, vous serez prochainement dans les saisons 2 de « Jeux d’influence » et de « Derby Girl »…

« Jeux d’influence » va sortir bientôt sur Arte mais je ne sais pas encore quand. C’est marrant d’ailleurs, j’avais passé le casting pendant le tournage du « Meurtres à … ». Il y aura aussi prochainement, en effet, la suite de « Derby Girl », sur France.tv Slash. Et j’ai un projet bientôt d’une pièce de théâtre, je suis trop contente, ce sera encore une nouvelle expérience, c’est excitant, stressant et, en même temps, je suis trop heureuse. C’est une pièce écrite par Jean-Paul Lilienfeld, le réalisateur de « La journée de la jupe ». La mise en scène sera de Steve Suissa. On commencera sans doute par Paris et j’espère que l’on fera une tournée ensuite.

Merci, Myra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Céline évoque son rôle de capitaine ainsi que son départ tôt dans l'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Céline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La nouvelle saison de « Koh-Lanta » est actuellement diffusée sur TF1 chaque mardi soir. Justement, les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions de ce que vous avez vécu aux Philippines ?

Oui, oui, la diffusion en avant-première est quelque chose d’assez émotionnellement fort, déjà on voit son apparence physique et on entend sa voie, on n’est pas habitué à se voir à la télé, il y a déjà cette vision que l’on ne connait pas. Je me suis même vue rigoler de moi-même, je me suis dit « mince, je suis une comique en fait ». Et les émotions bien sûr, on se demande ce que l’on aurait dû faire pour ne pas être éliminée ou « tiens, je n’ai pas vu ça » car il y a des choses que l’on découvre à l’écran et on se dit « ah oui, d’accord, ils étaient déjà à fond dès le début, j’étais complètement à l’ouest ». Donc, oui, quand on voit l’avant-première, c’est sûr que ça remonte beaucoup beaucoup de choses.

Si on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La principale raison est que j’avais déjà envoyé ma candidature à l’âge de 25 ans, donc il y a 17 ans. Je me suis vue beaucoup travailler avec le Covid, de par ma profession, je me suis dit qu’il était temps de me consacrer un petit moment à moi. J’ai regardé la dernière saison avec mes filles et je me suis dit « bon, allez, une dernière fois j’envoie ma lettre de candidature, on verra bien ». Donc, voilà, je l’ai envoyée sans m’attendre à être prise derrière, je l’ai envoyée comme ça, en me disant que c’est la dernière fois que je candidate pour cette émission, vu mon âge.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une façon spécifique ?

Pas forcément parce que j’avais énormément de travail. J’aurais voulu avoir un peu de temps pour moi et m’entrainer mais non, je vous avoue que j’avais la tête dans autre chose. Par contre, là où je me suis préparée, c’est au niveau organisation, au niveau de mon travail, de mes enfants, voilà là j’avais quand même une préparation psychologique parce que je n’avais jamais quitté mes filles. Donc c’est vrai que ce n’était pas non plus rien de les laisser, ni de laisser mes patients, c’était quand même quelque chose qui se prépare. Après, physiquement, je suis dans un club de triathlon, je courre régulièrement quand même, je nage régulièrement. J’avais des bases en sport, même si ça ne se voit pas, c’était ma phrase d’ailleurs ça.

Sur place, l’aventure a démarré sur les chapeaux de roue. Au bout de quelques minutes, Denis annonce la spécificité du totem maudit, avec des conséquences que vous ne maitrisiez pas encore. Quelle a été votre réaction à cette annonce ?

Là, je me suis dit « ouille, si ça se trouve, je vais faire le Koh-Lanta le plus difficile », avec des règles nouvelles, avec des choses que l’on ne maitrise pas parce que l’on ne les a jamais vues à la télé. Ce qui est pas mal aussi car le côté stratège, c’est bien mais ça peut être déjoué par ce totem. Donc je me suis dit « tiens, un peu de piment, un peu de pression », en plus de la pression que l’on avait déjà rien qu’en étant sur le bateau et en voyant Denis. Il a juste rajouté une bonne couche pour être bien stressés dès le départ.

Vous avez ensuite été désignée, par Alexandra et Jean-Philippe, capitaine de la troisième tribu. On l’a vu à l’image, sur le coup vous n’aviez pas forcément l’air pleinement enchantée…

Du tout même…je n’avais pas envie du tout d’avoir ce rôle-là. Pourquoi ? Parce que je ne m’étais pas du tout mis en tête qu’il pouvait m’arriver une chose pareille à « Koh Lanta ». C’est idiot mais on se prépare au sport, on se prépare émotionnellement à dormir dans des conditions difficiles, à ne pas manger mais à avoir des rôles, à être dans un jeu et à avoir un rôle spécifique, non, je n’y ai même pas songé. Donc je me suis pris une bonne claque, c’est pour cela que je leurs dis qu’il ne fallait pas faire cela. Je ne savais même pas à quoi m’attendre en ayant ce rôle-là donc on va dire que j’ai improvisé. Le totem, pression et, après, ce rôle de chef, re pression donc on va dire que j’ai fait un début de jeu à fond. Après, j’ai vu le côté positif en me disant « bon, ben, quoi qu’il arrive, je vais pouvoir dire à mes enfants que maman a été cheffe ». Tout le monde n’aura pas été chef à « Koh Lanta », bon, moi, ça n’aurait pas duré très longtemps. Malheureusement, j’aurais préféré rester, je me pose un peu quelque part cette question de pourquoi moi ? Parce que je n’ai pas loupé la nage, je n’ai pas loupé le puzzle, mon équipe n’a pas vraiment perdu, on a fini deuxième donc j’ai encore ce petit gout amer de « j’aurais peut-être pu continuer un peu plus ». Mais, en même temps, j’ai envie de dire que c’était comme ça que mon histoire devait se faire dans « Koh Lanta ». Au moins, j’ai fait un conseil, j’ai fait mon aventure, courte certes mais entièrement, je n’ai pas reculé.

Du coup, comment aviez-vous appréhendé l’exercice de la composition des équipes ? Quels critères ont guidé vos choix ?

Il fallait un sportif donc Yannick, il fallait quelqu’un qui gère les maisons en bois donc Jean-Charles, il fallait des gens qui tiennent un peu l’équilibre donc Bastien cordiste et Matéo danseur. Au niveau des femmes, une sportive, il y avait Anne-Sophie. Après, je faisais aussi en fonction de ce qu’il me restait parce que Jean-Philippe et Alexandra passaient avant moi. J’ai fait aussi peut-être avec mon cœur, avec mes ressentis et surtout avec des compétences. Pas forcément une caractéristique physique, c’étaient surtout les compétences et ce qu’elles pouvaient apporter dans le camp. Avec le peu que je savais puisque l’on s’était découverts très peu de temps avant sur le bateau, on ne s’était pas vus avant donc on a juste échangé nom, prénom et profession donc, en fait, j’ai fait en retenant les professions et les capacités de chacun, avec ce que j’avais en souvenir de ce petit moment sur le bateau. Mais, à vrai dire, on ne se connait pas vraiment donc fonder une équipe avec des gens que l’on ne connait pas est assez complexe comme étape.

Quelques heures plus tard, vous avez découvert votre ile. Quelle a été votre réaction en posant le pied sur place ? D’ailleurs, comment se sont organisées les différentes tâches nécessaires à l’établissement du camp ?

J’avoue que, en plus, l’équipe m’a dit de suite, en arrivant sur l’ile « Céline, maintenant tu es chef, il faut guider ». Ça ne se voit pas forcément à l’écran, j’ai pris mon rôle à cœur et c’est vrai que j’ai donné des tâches à chacun, tout en participant. Même si on a l’impression que je ne fous rien, j’ai participé, je ne suis pas restée à regarder les gens et à râler comme on peut le voir. J’ai fait un peu ma maman aussi, dans le sens où je me suis dit qu’on allait organiser comme j’organise chez moi avec mes enfants. C’est-à-dire : qu’est-ce qu’il faut ? Il faut un endroit pour dormir, il faut surtout de l’eau parce que c’est vrai que je m’étais dit que si déjà on ne mange et que l’on ne boit pas, ça n’allait pas être évident pour la nuit. Donc ma priorité, ça s’est vu, c’était l’eau et avoir au minimum de quoi dormir. Après, c’était vraiment la première nuit, c’était l’installation, c’étaient les bases, les premières pierres. C’était ce qui primait, et une bonne ambiance aussi, que ça se fasse dans la bonne humeur et dans la rigolade.

Sur l’épreuve d’immunité, votre équipe finit à la deuxième place. Comment l’avez-vous vécue ? On a la sensation que c’est plutôt Yannick qui guide l’équipe…

Yannick est quand même leader dans le sens où, dans son travail, il coache énormément donc il a les mots, il a la voie qui porte, il a les bonnes phrases pour stimuler. Donc, ok, j’avais le rôle de chef mais je ne voulais pas non plus être seule à porter cela. Donc, oui, je pense qu’il m’a guidée aussi sur le sportif, je suis infirmière, je ne suis pas coach sportif. Donc partant sur une épreuve de sport, je vais plus avoir tendance à laisser Yannick gérer un petit peu et lâcher un peu mon rôle. Après, s’il y avait eu des soucis de santé ou d’autres choses sur le camp, ça aurait été plus mon rôle. Je pense que, même si on est chef, il faut savoir écouter ses coéquipiers qui, eux, peuvent avoir des compétences que l’on n’a pas. Mener à bien l’équipe était le but, le but n’était pas que je fasse tout et que je sois la chef qui a gagné, le but était que l’on soit une équipe, ce mot équipe primait plutôt que celui de chef. Donc, oui, j’ai laissé un peu le côté coaching avant les épreuves sportives à un coach sportif, Yannick, à qui, on le sentait, ça tenait à cœur. Il prenait vite sa place aussi.

S’en suit un stratagème avec Setha pour tenter de vous sauver car vous comprenez rapidement que, au conseil, vous pourriez être en danger…

Avec Setha, on a fait notre stratagème de faux-collier qui a marché puisque tout le monde pense que l’on en a un. Du coup, je pense que le faux collier risque de perdurer dans les esprits de beaucoup donc c’est ce que j’attends de voir. Oui, c’était une façon d’essayer de nous sauver mais je pense que, moi ou Setha, c’était l’une de nous. De toute façon, le choix a été fait et c’est comme ça que ça devait certainement se faire. Mais on n’a pas non plus laissé l’équipe nous virer comme cela facilement, on a laissé en suspens un faux collier qui, j’espère, va rester un peu dans les esprits. Je suis une fan de Setha maintenant, vous vous doutez que je l’ai à l’œil pour les prochains épisodes, j’ai hâte de voir comment elle va s’en sortir.

Qu’avez-vous ressenti au moment de devoir partir à ce stade-là de l’aventure, peu de temps finalement après le début ?

Beaucoup de frustration, je me suis dit « mince, ils ne me connaissent pas ». Voilà, je suis partie, ils ne m’ont pas vue à l’œuvre, ils n’ont pas su la femme que j’étais et les compétences que j’avais, ainsi que la hargne que j’avais, moi qui suis venue avec une bonne motivation. Je n’ai pas eu le temps de montrer tout cela, c’est vraiment une frustration de ne pas avoir montré la personne que j’étais. Donc, pour moi, ça a été un passage, ils ne me connaissent pas, on n’a pas pu avoir le temps de me connaitre. Et c’est ce que ma famille et mes proches ont eu comme sensation aussi, en se disant que c’est dommage, qu’ils n’ont pas eu la chance de me connaitre ni de voir de quoi j’étais capable.

Avec le recul, quel restera votre plus beau souvenir sur place ?

Tout ! Déjà, l’adrénaline de quitter tout le monde, d’éteindre son portable, de ne pas avoir l’heure, de ne pas savoir où on va, de ne pas savoir avec qui on va, donc ce côté vraiment secret et puis confidentialité, qui crée pas mal d’adrénaline. Et cette préparation qui est quand même sur plusieurs mois. Après, les yeux, on les surligne, ça y est, on est dans le jeu, dans l’aventure, on fait des rencontres formidables. Moi, avec Setha, c’est vrai que c’est un lien assez particulier qui s’est fait, alors que l’on ne peut même pas expliquer pourquoi. La situation fait que l’on se rapproche rapidement de certaines personnes, ce sont de belles rencontres aussi. Et puis des paysages à n’en plus finir. Il y en a tellement qui rêvent de faire cette émission que l’on ne peut pas se plaindre, on ne peut qu’être heureux d’être là. Même si on a peur…

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué ?

J’y allais vraiment dans l’esprit aventure du « Koh Lanta » d’il y a 20 ans et je me suis retrouvée face à des gens qui venaient vraiment jouer. Je n’étais pas assez préparée là-dessus, oui. Je pense que je n’étais pas prête au jeu.

Si l’opportunité se présente à nouveau, seriez-vous prête à refaire votre sac ?

Oui, demain même, avec grand plaisir ! Oui, franchement, sans hésiter. Et je pense que j’aurais du monde derrière qui me ferait mon sac, pour que je puisse avoir ma vengeance.

Merci, Céline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ces phrases qui changent la vie : Juliette Tresanini évoque la sortie de son livre !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Paul Lapierre

 

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Le mercredi 2 mars prochain sortira votre livre « Ces phrases qui changent la vie ». On imagine la joie et le plaisir que ce doit être, pour vous, d’avoir développé ce projet ?

C’est le projet qui m’a le plus mise en joie, depuis longtemps ! On va dire que les étoiles étaient alignées, c’était un moment où j’avais du temps, la maison d’édition Marabout m’a contactée au bon moment, pour me demander d’écrire le livre de mon choix. J’ai réfléchi et je me suis lancée ce défi fou : rassembler les 60 personnes dont j’estimais le plus le travail pour les interviewer. C’était un bon prétexte pour les rencontrer. Tous ont eu droit à la même question : quelle phrase a changé ta vie ?  Je voulais connaitre la clé du succès des personnes qui ont marqué ma vie. 

J’ai fait ma liste rêvée, en me disant que rien n’était impossible mais en la limitant tout de même aux pays francophones (les Obama seront dans le tome 2) (lol) ! J’ai trouvé les numéros assez facilement et là le trac ! Comment pitcher mon projet ? Vont-elles accepter ? 

Spoiler :  quasiment tout le monde a dit oui ! Imaginez : vous rencontrez les gens que vous estimez le plus et eux, ravis de faire l‘interview, se livrent comme jamais et en prime vous remercient de les mettre en avant !  Meilleur projet du siècle non ? 

Plus personnellement, ce projet peut donc s’assimiler à une sorte de thérapie, voire de bilan personnel ?

Totalement ! Déjà, c’est arrivé pour moi à point nommé puisque c’était la fin d’un cycle avec mon départ de la série « Demain Nous Appartient ». Peut-être que j’avais aussi cette peur du vide, de ce qui allait se passer par la suite, donc c’est comme si c’était un cadeau vraiment pile au bon moment de ma vie. Écrire ce livre a été thérapeutique : plus d’angoisse, tout va bien, j’ai écrit un livre ! 

Ces 60 personnes ont marqué votre vie, vous l’avez dit, mais il est important de préciser qu’elles l’ont fait à différents moments, pas forcément récemment….

Alors, il y a mes idoles d’enfance, Fabrice Santoro par exemple, j’étais une fan de tennis, je voulais en faire mon métier, j’étais classée, j’avais une admiration pour les français, notamment Fabrice, j’avais des posters de lui quand j’étais petite. Après, évidemment Pierre Richard,  j’étais fascinée par ses films. Mon grand-père italien me montrait ses films, je trouvais que cet homme était d’une drôlerie complètement lunaire, j’adorais son personnage et je me disais qu’un jour j’en ferai mon métier. Et puis, évidemment, Les Inconnus, notamment Didier Bourdon, que j’ai réussi à contacter, c’était génial, pour moi qui chantais « Auteuil, Neuilly, Passy » dans les cours de récré et qui refaisais tous leurs sketchs lors des galas de fin d’année. Il y a eu aussi Jean-Pierre Jeunet, quand je suis allée voir « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain », j’étais en terminale, c’était une telle claque que je me suis dit que j’allais m’inscrire au Cours Florent. Bref, chaque personne dans ce livre a provoqué chez moi un déclic, qui a changé le cours de ma vie. Les Bleus, la coupe du Monde 98… c’est l’évènement sportif qui m’a le plus marquée, avec cette joie de la nation entière, dont je me souviens encore, c’était dingue, jamais je n’ai ressenti cela pour des sportifs. J’ai réussi à interviewer  Franck Leboeuf…

Les anecdotes sont dingues vous verrez, et la touche originale est que ce livre est un journal intime dans lequel le lecteur est renvoyé à son questionnement personnel. J’espère qu’il vous fera autant de bien qu’il m’en a fait, et c’est moins cher qu’une séance chez le psy (lol). 

 

Crédit photo : Paul Lapierre

 

Au travers des témoignages, on découvrira sans doute les personnalités sous un regard différent…

Complètement ! Certains m’ont donné l’exclusivité de certaines informations !  Même si les témoignages sont très intimes, il y a quelque chose d’universel dans chaque thème abordé. Des questions que tout le monde se pose, des réponses aussi, des doutes, des interrogations … J’aime les personnes qui doutent, c’est une preuve d’intelligence selon moi. 

Ce livre a plusieurs entrées : soit par personnalités qui sont toutes par ordre alphabétique, soit par thème. Si tu aimes Natoo, tu peux donc directement la retrouver mais elle apparaît aussi sous le thème “bonheur”. Et tu peux la découvrir aussi en suivant le thème. 

Pendant les échanges, les confidences sont-elles venues naturellement ?

Alors, il y a des gens qui se livrent plus facilement que d’autres, c’est sûr mais je n’ai pas voulu les orienter parce que je trouve que ça fait partie de la personnalité de chacun. Il y avait un petit côté divan de psy parce que, pour certains que j’ai rencontrés par téléphone, je m’allongeais sur mon lit, je prenais mon dictaphone, ils s’allongeaient chez eux, je n’intervenais pas, pour ne pas orienter, donc il y avait des blancs, il y avait des moments où ils se reprenaient. J’utilisais cela comme une matière pour ensuite la retranscrire, la styliser et j’ai aimé le côté introspection sans être dans une efficacité.  Dans ma démarche, ils n’avaient pas de promo à faire, il s’agissait juste de se reconnecter avec des souvenirs. 

Si certaines personnes étaient synthétiques, elles l’étaient, je ne relançais pas, ou très peu, à l’inverse si certaines personnes voulaient beaucoup parler, je ne les coupais pas. C’était à moi après de moduler dans le livre, d’où certaines phrases plus développées et d’autres plus concises. C’est la beauté aussi de la singularité de chacun. 

Au-delà du plaisir pris à faire ce livre, sans doute avez-vous ressenti de la fierté lorsque les Editions Marabout vous ont proposé cette démarche ?

Si on veut être très précis, l’origine est liée à une vidéo Youtube que j’ai faite pendant le confinement, toute simple, face caméra, qui s’appelle « Cinq phrases qui ont changé ma vie ». Cette vidéo a fait plus de 70 000 vues en une semaine, j’ai reçu énormément de mercis. Je me suis dit qu’il y avait un concept à décliner, ce que j’ai fait avec des camarades de « Demain Nous Appartient ». Ensuite, le CNC m’a incité à le faire à Cannes puis à Lille avec des gens du métier. C’est là que Marabout m’a contactée. Si ça se trouve, on poursuivra avec une série télé … 

J’aime les gens qui réussissent et j’aime comprendre pourquoi, comment ils y sont parvenus . C’est inspirant. Ça nous pousse à faire la même chose, non? 

 

 

La sortie, on l’a dit, aura lieu le 2 mars prochain. On vous imagine impatiente d’avoir les premiers retours ?

J’ai très très hâte ! J’espère que ce livre va vous plaire et que vous serez présents le 5 Mars à la FNAC des Halles pour la première dédicace ! Pour les suivantes (partout en France), je vous tiendrai au courant sur mon compte Instagram. 

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Elisa Sergent évoque son nouveau spectacle, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

©EmilieBrouchon

 

Bonjour Elisa,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement sur scène, au Funambule Montmartre, avec la pièce jeune public « Le voyage de Tohé ». Dans le contexte actuel, on imagine que ce doit être une vraie joie et un vrai plaisir de retrouver la scène ?

Merci, oui et c’est une vraie surprise car je n’étais pas montée sur scène depuis 8 ans. J’ai écrit la pièce en 2020 et n’ai démarché les théâtres qu’en septembre 2021. Avec le Covid, je ne pouvais pas me projeter avant. C’est un cadeau d’avoir réussi à la monter, et voir ces petits spectateurs est franchement très mignon.

Justement, comment décririez-vous ce spectacle ?

C’est un spectacle qui est un voyage pour les enfants et, aussi, pour les parents, il transmet de beaux messages sur la découverte de l’autre. Un petit ballon se retrouve tout seul dans la cour de récré, pendant les vacances. Un avion passe par là et lui propose de l’emmener en voyage, au désert. Il va y faire des rencontres surprenantes. Ce petit ballon est dégonflé, je ne voulais pas qu’il soit parfait, mais attachant. Il va reprendre confiance en lui grâce à ce voyage et à ces nouvelles amitiés.

Le ballon représente les enfants qui, dans une cour de récré, sont seuls, n’ont pas beaucoup d’amis et sont souvent moqués. Je trouvais plus intéressant de ne pas mettre de personnages humains, ce sont des objets et des animaux, pour passer des messages l’air de rien, parfaitement reçus par les enfants. C’est important aussi pour leur imaginaire.

Pour en revenir à la genèse du projet, qu’est-ce qui vous en a donné l’envie et l’idée ?

C’est grâce à mon fils et sa classe de CP où la maitresse avait demandé aux parents de lire un poème. Je trouvais les poèmes existants trop littéraires, pas ludiques, du coup j’ai décidé d’en écrire un. C’est venu très rapidement et j’ai écrit 5 strophes qui étaient déjà l’histoire de mon spectacle. J’avais vraiment envie de transmettre un joli message avec une évolution, même en 5 petites strophes. Pour la scène, je les ai développées, composé des chansons, créé les dialogues, pour mettre en vie ces joyeuses péripéties. 

On l’a bien compris, se succèdent sur scène plusieurs personnages et c’est vous seule qui leur donnez vie et créez les interactions…

Effectivement, je suis la narratrice et la voix des ballon, avion, serpent et dromadaire. Je chante dans leur tonalité et timbres différents. Franchement, c’est un moment très joyeux et je n’ai pas l’impression d’être seule sur scène… Il y a aussi plusieurs interactions avec les enfants, je leur pose des questions, les fais chanter. J’avais déjà joué un seule en scène et le ping-pong avec un partenaire m’avait manqué mais là, c’est différent. Ce spectacle est très ludique et les réactions des enfants sont adorables. Je les vois vivre ce voyage ! 

Pendant cette interaction avec les enfants, vous êtes un peu sans filet…

Ah ah, oui ! Je leur pose des questions simples et parfois il y a des petites surprises, les enfants me racontent leur vie, c’est amusant et ça se passe très bien !

 

©EmilieBrouchon

 

Globalement, quels principaux retours avez-vous pu avoir à l’issue des représentations ?

C’est un spectacle vraiment familial pour les enfants de maternelle. Les retours sont super. Le spectacle est rythmé par l’arrivée des personnages, les chansons, les petites intrigues surprenantes. Les parents apprécient beaucoup les messages passés et la poésie du spectacle, les enfants aiment les personnages et l’humour qu’ils amènent, c’est ce que je voulais. Les salles sont bien remplies. Il y a du monde depuis le début, je suis gâtée. 

Vous avez de multiples casquettes artistiques sur ce projet…

On dit que le fou ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait. C’était une sacrée étape pour moi de monter ce projet, toute seule. J’ai coché toutes les cases de la création et été épaulée par une chouette équipe ! Je réalise vraiment petit à petit que c’est là. Ça a été une telle surprise quand le théâtre du Funambule m’a appelée fin octobre pour commencer le 12 janvier. Je n’avais rien de prêt, seule la musique était commencée. Je n’avais pas prévu de jouer si tôt, mais j’ai immédiatement dit oui. C’est une période idéale pour lancer un spectacle ! Le lieu est parfait pour l’accueillir. Il a juste fallu que je trouve l’équipe créative en dernière minute, un vrai marathon et tout s’est super bien enchainé, j’ai fait de très belles rencontres. Tout le monde a été adorable pour créer les éléments, décor, personnages et la compositrice Sandra Gaugué a été présente à chaque étape, avec son merveilleux talent car il y a beaucoup de chansons et d’ambiances sonores qui habillent le spectacle ! 

Je réalise seulement maintenant, j’atterris en même temps que les personnages. Le timing m’a aidé à ne pas me poser de questions !

Sans doute n’êtes-vous qu’au début, scéniquement parlant, d’une belle et longue aventure ?

Je l’espère ! J’avais confiance quand j’ai commencé le spectacle mais je ne pouvais pas préjuger de la suite. L’accueil est vraiment chouette, je croise les doigts. J’espère que le spectacle aura une belle vie. Quand je vois l’engouement des familles et le remplissage, c’est que le bouche à oreille a commencé. Ces messages sur le vivre ensemble, sur la découverte de l’autre, sur l’acceptation des différences plaisent énormément. L’air de rien, ça parle évidement de notre époque. Les enfants viennent avec un regard neutre, c’est ce qui est beau, ils sont prêts à recevoir de beaux messages et à grandir avec. Le but est que les adultes fassent aussi le même chemin, à travers les yeux de leurs enfants !

Merci, Elisa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Lydie Misiek évoque sa belle actualité théâtrale et ses chouettes projets à venir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lydie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité théâtrale est particulièrement intense en ce moment, avec deux beaux spectacles à l’affiche. On imagine que, dans le contexte du moment, cela doit être une joie et un plaisir ?

Effectivement ! Avec la Covid, ce fut une période difficile parce que, pendant pratiquement un an, on a été complètement privés de jeu et de scène. La reprise a été un peu longue pour moi, ça commençait à me manquer donc avoir une belle actualité fait énormément plaisir. En plus, ce sont des projets que j’adore et que j’aime défendre. J’estime que je suis hyper chanceuse. Alors je suis débordée mais heureuse.

Au Splendid, vous êtes en alternance dans « Les crapauds fous », pièce à succès depuis plusieurs années maintenant. Pour les lecteurs qui ne la connaitraient pas bien, comment la décririez-vous ?

Elle a été écrite et mise en scène par Mélody Mourey, qui a reçu trois nominations aux Molières pour sa première pièce. Nul doute qu’il en sera de même pour la prochaine, « La course des géants », que j’invite tout le monde à voir aussi.

« Les crapauds fous » est inspirée d’une histoire vraie, de deux médecins résistants polonais qui ont aidé les juifs de leur village et d’autres, à berner le nazisme pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont sauvé 8 000 personnes. Je joue Anna Lazowski, résistante, l’épouse d’Eugène, qui met en marche cet ingénieux stratagème. C’est une histoire que j’ai découverte, c’est ce qui est génial avec le théâtre, il peut mettre en valeur des actions comme celle-ci, je pense que cette pièce est un cri d’humanité.

 

 

Au moment d’appréhender ce rôle, quelle a été votre méthodologie de travail et de préparation ?

J’ai vu cette pièce au théâtre de la Renaissance, je connaissais une comédienne qui jouait dedans, cette pièce m’avait émue, touchée, c’est drôle, c’est intelligent, c’est vif, la mise en scène est dynamique, il y a vraiment un esprit de troupe sur scène, tout le monde a des partitions intéressantes à jouer. Quand Mélody m’a proposé de passer l’audition, j’ai crié de joie intérieurement. Après, au moment de préparer mon arrivée sur scène, je n’avais pas vraiment de création de personnage à faire, tout avait été fait, comme souvent j’ai attiré le personnage à moi plutôt que de me déplacer à lui. Je me sens assez proche de ce personnage, moi qui suis à moitié polonaise. Ce sont des périodes qui m’ont toujours fascinée, les résistants sont des gens fascinants, je ne sais pas si, moi, aujourd’hui, à leur place, j’aurais fait ce qu’ils ont fait, je n’en ai aucune idée mais je trouve ça magnifique.

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

C’est hyper agréable de jouer cette pièce, l’histoire est géniale, les personnages sont bien écrits, les dialogues aussi. Donc c’est du bonheur, il n’y a pratiquement plus rien à faire que de se laisser guider par le texte. Les retours sont excellents, assez dithyrambiques, la pièce plait parce que c’est un sujet qui fait réfléchir, surtout actuellement. Les gens trouvent cela également drôle, ils rient, l’humour est présent. Donc ils trouvent cela drôle, émouvant, touchant, sincère, vrai, ils ressentent cette énergie dans la mise en scène et dans le travail de groupe. Souvent, on a beaucoup de compliments sur notre jeu mais il n’est rien sans un beau texte. Ce qui revient le plus, c’est vraiment la cohérence et la qualité de l’ensemble, de la mise en scène, du texte, du jeu, de l’énergie. On coche un peu toutes les cases. C’est beau en tout cas de voir que cette pièce touche les gens comme elle m’avait touchée. Les spectateurs sont ravis, heureux à la fin, alors que l’on a parlé de la seconde guerre mondiale pendant une heure et demie, c’est incroyable.

 

 

En parallèle, dans un autre registre, vous revenez à la Comédie Bastille avec « Chéri, on se dit tout ! », pièce que vous aviez déjà jouée précédemment. Là encore, cela doit vous remplir de joie ?

Effectivement, je retrouve vraiment un cocon familial, dans lequel je me sens super bien aussi, toujours bien accueillie par toutes les équipes, vraiment ça fait plaisir. Je suis ravie de retrouver cette scène, c’est comme une petite madeleine de Proust de mon parcours théâtral.

C’est une comédie pure et dure, une histoire de couple où les deux décident de se dire toute la vérité, rien que la vérité, le temps d’un week-end. Pour essayer de passer le cap des 7 ans. C’est tout en énergie, tout en humour, il faut savoir faire passer des blagues parfois un peu graveleuses. C’est génial de pouvoir donner beaucoup au public pour le faire rire. Ce n’est pas le plus simple pour moi mais c’est justement un beau challenge.

 

 

Après plusieurs mois sans la jouer, les habitudes sont-elles vite revenues pendant les répétitions ?

J’avais très peur d’avoir oublié tout le texte. Effectivement, à plat, en italienne, il ne revenait pas tant que ça mais, en fait, la mémoire du corps est assez dingue. Dès que l’on s’est mis sur scène et que l’on a retrouvé nos placements, ça revenait beaucoup plus vite. Les réflexes du corps sont revenus, les subtilités aussi. J’étais assez surprise, au final, que ça revienne aussi vite.

En complément, avez-vous le temps de travailler sur d’autres projets ?

Oui, oui, j’en ai deux autres au théâtre, un que je co-écrits avec Charlotte Noiry, qui est l’adaptation des « 4 filles du docteur March ». Ce sera du théâtre pluridisciplinaire, on va aussi chanter, il y aura de la musique au piano en live, on fera également du masque. J’ai également été prise pour une pièce sur la vie et le destin tragique de Joan Crawford, qui était une grande actrice hollywoodienne. Ce sera monté par la compagnie Acte 3 et on part en auditions prochainement, pour une programmation sans doute d’ici six mois environ.

Merci, Lydie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Jessica Rock évoque sa belle actualité musicale du moment, dans des univers très variés !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jessica,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Après un contexte compliqué ces derniers mois, vous avez eu l’occasion, à plusieurs reprises récemment, de remonter sur scène. A chaque fois, cela a sans doute dû être pour vous une vraie joie et un réel plaisir ?

Oui, c’est sûr que c’est quelque chose qui avait beaucoup manqué aux artistes pendant le Covid. C’est un vrai plaisir de remonter sur scène, c’est aussi pour ça que l’on fait ce métier, en tout cas pour ma part. On est toujours pour autant dans la peur de savoir si les concerts sont maintenus mais, quand c’est le cas, on mesure vraiment notre chance.

Avant ou après cette période, je pense que j’ai toujours mis la même énergie sur scène. Avant ça, j’étais déjà à 200%, c’est ma manière d’appréhender la musique et de la jouer. J’essaie de ne jamais être en dessous de ce curseur.

Parmi les projets, vous aurez la chance d’accompagner la prochaine tournée d’Hélène Ségara, avec deux claviers mais aussi dans les chœurs…

Je suis très contente de cette nouvelle tournée, je suis impatiente que ça démarre, j’ai hâte. Je suis contente de jouer cette musique sur scène, il y a un aspect à la fois très actuel et cinématographique, qui me plait beaucoup.

Il y a beaucoup de textures sonores diverses et variées, pour cela mes claviers sont « splittés » en deux, ce qui me permet de jouer quatre sons différents, main gauche, main droite. Même, dès fois, à l’intérieur du morceau, les sons peuvent évoluer. C’est très intéressant.

En complément, la tournée d’Elsa Esnoult se poursuit, une artiste au registre un peu différent et sans doute complémentaire pour vous ?

On a accompagné Elsa dès sa première tournée, on a été là dès ses débuts alors qu’Hélène Ségara est une artiste bien confirmée. C’est hyper intéressant aussi pour moi de voir comment ça se passe ici et là, comment la scène est appréhendée en fonction de l’expérience. Après, sur scène, mon rôle est le même. Comme je le disais, peu importe où je suis, je donne le maximum à chaque fois.

Mais vos scènes ne se limitent pas à ces deux tournées…

J’accompagne Dona Maria sur un projet pop-électro, un super beau projet que j’aime beaucoup, avec elle au chant, je suis aussi dans les chœurs. On aura la chance de faire les Francofolies cet été.

Le douze est un projet pop-rock, un peu seventies, très inspiré de Pink Floyd, c’est un projet que j’ai intégré il y a un an, dans un autre style, on a déjà tourné quelques vidéos, leur album va bientôt sortir il me semble. On est deux claviers et, là encore, je chanteJ. Leur but est de sortir un album à Los Angeles, où ils ont un pied à terre. J’adore leur style ! On n’a pas encore fait de concerts mais pourquoi ne pas en faire aux Etats-Unis si l’album sort là-bas ? Ils travaillent ensemble depuis plus de dix ans, je me sers de leur expérience pour mieux comprendre certaines choses du métier, c’est cool.

J’accompagne aussi Célestin, c’est un autre projet, sur de la chanson, il compose, écris des textes, il est à la guitare et chante. On se connaissait déjà et il m’a appelé récemment pour me proposer de le rejoindre. Après une première résidence à Macon en novembre, on a fait trois à quatre concerts. Tout se passe super bien, avec une super équipe, dans encore un autre répertoire. Là encore, je fais piano et chœur.

Après, il y a le projet « Les femmes à la cuisine », la chanteuse s’appelle Nawel Dombrowsky. Le style s’articule autour de la chanson dite cabaret, c’est-à-dire que c’est de la chanson avec beaucoup de comédie, c’est assez théâtralisé. D’ailleurs, j’y ai pas mal de jeu, c’est un vrai spectacle, il y a un vrai fil conducteur du début à la fin, ce n’est pas juste un enchainement de morceaux. C’est un spectacle avec de l’humour, de la tendresse, c’est satyrique, un peu revendicateur, un petit peu féministe, en tout cas c’est très chouette. On a fait une série de concerts entre octobre et novembre, huit je crois, on a même joué à Toulouse en ouverture d’un festival.

 

 

Toutes ces actualités semblent très riches, très diversifiées et très complémentaires ?

J’adore jouer un peu tous les styles de musique, j’aime ne pas être enfermée dans un style et, justement, la complémentarité de chacun me plait beaucoup. Le côté musical est super enrichissant mais je n’oublie pas toutes les rencontres humaines que je fais, qui sont superbes.

Ponctuellement, trouvez-vous le temps de travailler d’autres projets, plus personnels ?

Début janvier, j’ai eu une résidence de création avec un violoniste, Mattéo Gallus. On est en train de travailler sur de nouvelles compositions. Pour l’instant, on a trois amorces de propositions. Là, on co-compose, c’est la première fois que je compose avec quelqu’un d’autre, à la fois c’est un exercice de style et, en même temps, c’est hyper enrichissant, on s’amène l’un et l’autre sur des sentiers sur lesquels on n’a pas l’habitude d’aller. On se complète énormément dans les idées de composition et on a cette chance d’être musicalement en osmose. On se retrouve dans les mêmes envies, on a les mêmes aspirations, une cohérence se crée naturellement, dans le mélange de ces différentes idées. Pour l’instant, c’est vraiment en gestation, on veut y aller doucement pour, éventuellement, se projeter petit à petit dans la création d’un deuxième album. Pour le moment, je ne sais pas encore quelle forme finale cela aura.

Merci, Jessica, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Prime Video Sport : Laurie Delhostal évoque son émission hebdomadaire, Dimanche Soir Football !

Publié le par Julian STOCKY

© Antoine Flament / Prime Video Sport

 

Bonjour Laurie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint, début janvier, l’aventure « Dimanche Soir Football », pendant le congé maternité de Marina Lorenzo. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de faire partie de cette nouvelle famille ?

Oui, complètement ! Je suis très heureuse. Je remplace provisoirement Marina, que je connais bien, ça me fait plaisir de le faire dans cette émission qui était déjà bien lancée quand je suis arrivée. Il y a, je trouve, une dynamique de groupe, dans cette aventure toute nouvelle et excitante. C’est très chouette. Il s’avère que je connaissais 90% des gens avec qui je travaille puisque soit j’avais déjà travaillé précédemment avec eux ou soit on s’était croisés dans l’exercice de notre métier. Donc, oui, beaucoup beaucoup de plaisir.

En plus, cerise sur le gâteau, l’émission est à présent visible de tous, pas uniquement ceux ayant souscrit à un abonnement ….

Exactement, elle est accessible à tout le monde ! C’était une volonté de Prime Video à un moment, début janvier, où on était revenus à des jauges dans les stades, de pouvoir offrir le spectacle de la Ligue 1 à tout le monde. Voilà, c’est formidable de se dire que tout le monde peut regarder l’émission, sachant que l’on montre tout ce qui s’est passé dans le week-end. C’est une heure et quart avec tous les buts et toutes les images fortes du week-end, accessibles à tout le monde, ce qui est formidable. Là, les gens reviennent dans les stades mais bon, malgré tout, l’émission reste accessible à tous et c’est évidemment une super bonne nouvelle.

Avec vos mots, pour les lecteurs qui ne la connaitrait pas encore, quel est le principe de cette émission hebdomadaire du dimanche 19h ?

Le principe est de profiter de 75 minutes pour raconter le riche week-end de Ligue 1, riche parce qu’il se passe toujours beaucoup beaucoup de choses. Avec tous les buts, toutes les réactions et toutes les images fortes. On essaie, et c’est le cas dans toutes les émissions, d’avoir une rencontre, avec un joueur de Ligue 1, une interview posée pour partir vraiment à la rencontre de quelqu’un d’emblématique. De l’inside aussi, pour vous emmener au cœur d’un club, au cœur d’un match via l’arbitre que l’on va sonoriser, au cœur du retour de la CAN de Bamba Dieng,…Aussi de la tactique, c’est une montée en puissance dans l’émission, on a la volonté d’avoir un vrai moment pour parler tactique parce que nos consultants en sont friands et parce que l’on adore les en entendre parler. On a maintenant une séquence qui s’appelle « Entre les lignes », où on va revenir très précisément, tactiquement, sur un match et permettre à nos consultants de nous montrer toute la palette de leur talent pour parler tactique.

Vous avez la chance d’être entourée de Félix Rouah mais aussi de consultants de renoms, qui connaissent particulièrement bien le championnat français…

Oui, qui ont cet appétit surtout, c’est ce qui est vraiment très chouette. J’ai, chaque dimanche, deux consultants en plateau avec moi mais on fait aussi appel aux consultants qui sont sur le match du soir. Cette semaine, j’avais Benoit Cheyrou et Thierry Henry en plateau, Mathieu Bodmer et Ludovic Obraniak étaient eux à Saint-Symphorien et sont intervenus pendant l’émission, notamment sur la partie tactique. On est revenus sur le Psg vs Rennes avec trois d’entre eux. Ils ont un vrai appétit, le dimanche on se retrouve dès 13h et, tout au long de l’après-midi, on échange avec eux pour voir précisément ce que l’on va évoquer des matchs du jour. On décide, au fur et à mesure, en discutant avec eux, de ce que l’on va dire et c’est vraiment intéressant.

Le programme est diffusé à une heure charnière du week-end footballistique et précède la grande affiche du dimanche soir. Du coup, adaptez-vous le ton et l’humeur ?

C’est une bonne question….En tout cas, on essaie, en termes de ton, de mettre de l’humeur, de l’ambiance, du sourire, tout en étant le plus sérieux possible dans le fond. On essaie, sur la forme, qu’il y ait beaucoup de sourire, tout en étant très sérieux sur le fond. Un dimanche à 19h, quand on se pose devant sa télé ou devant son écran, pour regarder tout ce qui s’est passé dans le week-end, j’imagine que c’est le ton que l’on a envie d’avoir. En tout cas, c’est le ton que l’on a envie de donner. On s’adapte aussi à nos consultants, ce sont souvent eux qui mettent ce sourire et cette humeur.

L’émission étant diffusée peu de temps après les six rencontres du dimanche après-midi, on peut penser que la préparation est intense ?

Oui parce que, dès 13h, les matchs s’enchainent. Ça ne s’arrête pas…Tout ce qui peut être préparé avant l’est, notamment le vendredi. Parce que, effectivement, l’actu le dimanche est très riche et on ne veut rien rater. En plus, on a toujours en direct un acteur du match de 17h. Donc on est très très très focus. Oui, le dimanche est assez intense mais c’est très chouette, on est dans cette émulation de tous ces matchs et, en plus, on a des week-ends ultra spectaculaires, on en a eus à plus de 30 buts. Il se passe toujours des choses, il y a pas mal de surprises, il y a des clubs qui sont assez irréguliers, notamment dans la lutte pour le podium, c’est toujours assez surprenant et tant mieux.

 

© Antoine Flament / Prime Video Sport

 

Après un peu plus d’un mois maintenant d’antenne, quel bilan faites-vous de cette nouvelle expérience ? Quels principaux retours avez-vous d’ailleurs déjà pu avoir ?

Les retours sont bons, c’est chouetteJ. On a pas mal de retours des acteurs de la Ligue 1, qui sont contents de la manière dont on la met en valeur. Notamment à travers les reportages. Je sais aussi que les gens apprécient beaucoup nos consultants et ce qu’ils disent. C’est chouette. Après, je suis surtout là pour leur donner la parole, ce sont surtout eux qui font briller l’émission.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur notre championnat ?

Comme tous les observateurs, je le trouve particulièrement excitant, il y a une lutte pour le maintien qui est assez terrible et qui concerne des clubs historiques comme Bordeaux et Saint-Etienne. Il y a cette lutte pour le podium, notamment avec Nice et Marseille. Lille, Monaco et Lyon n’étaient pas très bien mais remontent. Il se passe plein de choses, à tous les étages. Honnêtement, il y a très rarement des matchs sans intérêt.

On fait un petit concours des pronostics entre nous le vendredi, d’ailleurs je tiens à signaler que je suis en tête pour l’instant J J J et on a des surprises tous les week-ends. On a parfois tous de très mauvais scores, lorsque les matchs sont ultra surprenants. Voilà, c’est très très chouette, chaque week-end on sait qu’il va se passer des choses, c’est sûr.

Le retour du public est évidemment important pour les spectateurs et pour les amoureux de sport mais, pour nous, il est clair que l’on a envie d’avoir des matchs en direct et des images dans l’émission avec du public, avec de l’ambiance. Parce qu’entendre ce qu’il se dit sur le terrain nous a amusés pendant deux matchs mais, en fait, ce n’est pas cela que l’on veut, on veut entendre le public qui pousse. Donc c’est formidable que les gens puissent revenir dans les stades.

En parallèle, parmi vos différentes casquettes, on vous retrouve régulièrement sur La Chaine L’Equipe, dans « L’Equipe de Greg ». C’est là sans doute un exercice complémentaire permettant un lien étroit avec l’actualité de la Ligue 1 et du ballon rond ?

Oui, exactement ! Je baigne complètement dans la Ligue 1 toute la semaine et c’est très chouette. C’est un complément, un rôle un peu différent mais c’est très sympa. Effectivement, ça me permet d’avoir tout le temps le nez dans la Ligue 1.

En conclusion, que peut-on du coup vous souhaiter pour la suite de cette saison ?

On avait un peu de mal, bien sûr, à cause des mesures sanitaires, à avoir des invités en plateau. On va en avoir, on en a qui sont calés et j’espère que l’on va pouvoir en avoir d’autres régulièrement. Parce que c’est vraiment très chouette d’avoir de gros acteurs du week-end en plateau avec nous. Et une suite de saison comme elle l’est en ce moment, avec du suspense, du spectacle et, oui, une belle lutte pour le podium ainsi qu’un beau suspense pour la descente.

Merci, Laurie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Sylvie Filloux évoque sa belle actualité, théâtrale et télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sylvie,

Quel bonheur d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Pixel, avec la pièce « Kean : Une vie au théâtre ». Dans le contexte actuel, ce doit être un vrai plaisir et une vraie joie pour vous de retrouver le public ?

Oui, c’est un vrai plaisir ! La scène est quelque chose que j’apprécie énormément, ça a été très frustrant de voir la vie culturelle se stopper complètement pendant plus de deux ans, autant en tant que spectatrice que comédienne. Avoir cette liberté-là et cet espoir de se dire que tout va s’ouvrir, que les masques vont se lever, que l’on va enfin avoir des représentations assurées, ça fait du bien ! Parce que l’on a eu deux représentations qui ont été annulées à cause de la pandémie. Quand c’est quelque chose qui se décide trois jours avant, c’est quand même plutôt frustrant ! A chaque fois, il y a quand même une grosse implication donc on a besoin d’être sûrs de nos dates. Donc rien que cela fait du bien, après toute cette frustration…

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une réadaptation de la pièce « Kean » de Dumas qui, initialement, était une pièce de 3 heures, avec 17 acteurs. Qui, ensuite, a été réadaptée par Sartre. C’est donc quelque chose de très ancré dans son époque. Après, ce que l’on s’est dit, ce que l’on allait récupérer cette pièce, qu’on allait la transformer en une version plus contemporaine, pour la rendre plus accessible aujourd’hui à tout type de publics. C’est aussi pour cela que l’on travaille pas mal avec les jeunes.

Je passe pas mal de temps au théâtre pour me nourrir et la plupart des personnes ne le font pas parce que ça leur parait encore trop éloigné de notre quotidien. Alors qu’il y a des pièces qui sont extrêmement contemporaines et où on peut tout à fait se reconnaitre. Donc c’était un peu le travail élaboré sur ce spectacle. A savoir que l’on a essayé de faire un travail autour du personnage de Kean, qui est quand même le personnage principal de la pièce initiale. Donc tous les autres personnages sont présents mais plus imaginés.

Anne Damby, qui est mon personnage, rentre dans la vie de Kean. Kean qui est cet acteur très connu, mais qui n’a plus rien à prouver et qui n’a pas cette capacité à se remettre en question tout seul, à se poser la question de ce qu’il doit jouer ou non, de quel est son rapport au public. Anna va être cette fraicheur, cette innocence qui va lui permettre d’être confronté à ses propres incertitudes, ses propres inquiétudes et, enfin, se remettre en question. On se rend compte qu’un rapport de force va être établi mais qui n’ira pas dans le sens imaginé…c’est finalement elle qui va avoir le pouvoir derrière sa jeunesse parce que c’est là que l’on voit les vrais gens, la réalité qu’un public plus basique ne va pas oser dire. Ça pose la question de ce que c’est que d’être acteur quand on est sur scène et du rapport au public. C’est vrai que, quand on sort de scène, on a rarement un rapport objectif, on ne sait pas trop ce que l’on vaut parce que le public donne plutôt un retour positif, peut-être par politesse, mais pas forcément représentatif de ce qui a été fait.

 

 

Vous y interprétez le personnage d’Anna, on l’a dit. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ce spectacle est une surprise permanente, il y a la base de Dumas mais il y a aussi pas mal de textes de Shakespeare qui ont été imbriqués, c’est une réadaptation totale. Mon personnage est une jeune femme qui regarde l’acteur Kean depuis pas mal de temps, qui est passionnée de théâtre et qui rêve de devenir comédienne. Ce qu’elle va faire, c’est qu’elle va aller dans la loge de cet homme ivrogne, coureur de jupons, endetté et elle va, avec sa détermination, lui faire comprendre que n’importe quelle personne, si elle a l’envie et peut-être le talent, peut aussi s’en sortir, voire mieux, qu’un acteur qui croit avoir tout prouvé mais qui, du coup, ne se remet pas en question. Va se créer une véritable relation, non pas d’amour comme lui aurait pu l’espérer au début mais plus de confiance, qui va permettre aux deux de s’apporter mutuellement, afin d’entamer une espèce de réflexion sur le théâtre.

Donc le personnage d’Anna est plus un symbole qu’autre chose. Sa personnalité est vive, dynamique, enjouée, elle est très déterminée et passionnée de théâtre.

Au moment d’aborder son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être avez-vous aussi relu l’œuvre originale ?

On a commencé par travailler justement sur le texte, pour essayer de sortir de ce qui avait été fait jusque-là, afin d’avoir une certaine neutralité. Ce n’est que dans un second temps, je dirais une ou deux semaines après les premières répétitions, que l’on s’est nourris de tout ce qui existait. Là, ça a été passionnant, on a regardé toutes les interprétations, c’était stimulant et nourrissant.

Je vais aussi au théâtre deux à trois fois par semaine, pour voir ce qui se fait, je vais dans des endroits très différents et ça me permet de m’enrichir et donc d’enrichir mon jeu.

 

 

Quels principaux retours d’ailleurs avez-vous déjà pu avoir du public ?

Ce qui est beaucoup ressorti, c’est justement le côté assez étonnant de la pièce, dans le sens où on est aussi pas mal en interaction avec le public. C’est quelque chose qui plait. En fait, comme il y a tout un questionnement sur quand est-ce que l’on joue, quand est-ce que l’on ne joue pas, il arrive que le public ait cette incertitude. Est-ce que l’acteur a vraiment oublié son texte ? Ou est-ce qu’il joue à l’oublier ? Il y a toujours cette tension qui est là, qui peut un peu perturber mais qui, en même temps, permet aux spectateurs de voir quelque chose d’atypique.

On joue beaucoup avec la lumière, la musique et le corps, on a même une partie où mon partenaire joue de la musique et où je danse. On essaie de se nourrir de tout ce que la scène peut apporter. On a cet espace-là, on a des accessoires, on peut jouer avec le public, on essaie de se nourrir de tout ce que l’on peut avoir. On n’a d’ailleurs pas trop fixé la mise en scène, pour pouvoir s’adapter à chacun des lieux que l’on a pu rencontrer (musée, château, chez un particulier, théâtre). Selon les espaces, on joue différemment. Là, au théâtre, la place donne encore plus de liberté.

Les gens nous disent que c’est une bonne expérience, qu’ils ne voient pas le temps passer, que c’est frais. Les retours sont positifs bien sûr mais l’acteur a-t-il dès fois des retours négatifs ? Ils sont difficiles à dire, en tout cas en tête à tête.

En parallèle, vous continuez votre parcours à l’image, avec notamment la série de TF1 « Le remplaçant »…

La série avait commencé pendant le confinement, c’était un pilote qui a marché et qui a permis de signer pour plusieurs saisons. Quatre épisodes déjà tournés ne sont pas encore sortis et on reprend le chemin des plateaux à partir du 29 mars pour encore 2 épisodes. L’idée est que l’on continue sur la durée…

Il y a plein d’intrigues, j’aime bien, c’est frais, c’est coloré, on peut tous se reconnaitre plus ou moins dans la diversité des personnages. Les personnalités sont très tranchées, chacun est une sorte de stéréotype et tout le monde se reconnait. Mon personnage a pas mal évolué, là j’ai pas mal d’importance dans les épisodes 5 et 6, où l’intrigue est autour de moi. C’était challengeant, ça m’a permis de jouer pas mal de choses et de travailler mon personnage, j’en suis contente. J’ai hâte de voir le rendu final et de découvrir les retours du public.

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Sandrine Guisier évoque Les Supers, son nouveau projet artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandrine,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous avez récemment écrit et réalisé « Les Supers », on aura l’occasion d’y revenir un peu plus tard. On imagine, dans le contexte du moment, que de pouvoir proposer au public ce projet a été une source de joie et de fierté pour vous ?

Oui, tout à fait ! En plus, la chance que l’on a eue est qu’il a été diffusé au Max Linder mi-janvier 2022. C’était impressionnant mais c’est agréable aussi de voir son bébé être projeté. Je l’ai écrit, je l’ai coréalisé et je l’ai porté. Au moment de la diffusion, c’était génial de voir les gens qui appréciaient, pas tout le monde honnêtement mais il y a eu de jolis retours, dans tous les sens. Tant mieux finalement qu’il y ait eu aussi des retours négatifs, c’est toujours constructif. On a fait une deuxième diffusion un peu moins officielle, sur le bateau El Alamein. C’était plus le grand public, qui était, on va dire, moins tatillon sur tout ce qui était technique, c’était vraiment génial. Donc ça remotive, effectivement, après tout ce que l’on vient de vivre.

Avec vos mots, comment décririez-vous ce projet ?

Ce sont des supers héros. Il y a Rapido, il y a Schizomorphe, qui peut se transformer en n’importe quoi ou n’importe qui, il y a Zenman qui peut calmer les méchants juste en les regardant, il y a aussi Transparent, Fortiche et Super Géniale. Quand ce groupe de super héros est arrivé sur terre pour sauver les humains, ils ont commencé à gouter aux plaisirs terrestres, à toute notre variété culinaire, ils ont commencé à boire, à faire la fête, ils ont un peu abusé et ils se sont fâchés. Là, on les retrouve des années après, ils ont pris un peu cher, ils sont devenus l’ombre d’eux-mêmes voire complètement tarés. Rapido leur propose de se reformer et la super méchante Magnifique les espionne… que va t’il se passer ? Enorme suspense, non ?

 

 

Pour revenir à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous en a donné l’envie et l’idée ?

L’idée est venue il y a fort longtemps. Je suis une fan absolue des supers héros, de cet univers geek, forcément de Wonder Woman, que je trouve gentiment lisse. Avec un ami, Alexis Robert, on s’est imaginé ce qu’était la vie des supers héros quand ils rentraient chez eux. Je pense qu’ils ont des vies complètement normales, finalement, qu’ils ont les mêmes problèmes que nous. On a commencé à écrire là-dessus. Pendant le premier confinement, j’ai retrouvé ce projet et, comme j’avais le temps, je me suis dit « autant aller jusqu’au bout ». L’écriture a été faite. Un ami, Boris Antona, a produit une partie des SUPERS. En ce moment, avec Sacha Danino, Adrien Santus et Farid Rezgui, on écrit la suite.

A titre plus personnel, quel retour d’expérience en faites-vous ?

Ce que je n’arrête pas de dire, c’est que, pour moi, la place de comédienne est vraiment beaucoup plus facile. En tant que réalisateur ou scénariste, c’est quand même ton idée qui doit être diffusée. Je suis impressionnée par les réals et les scénaristes qui proposent un projet, le portent jusqu’au bout et assument l’échec ou la réussite. Nous les comédiens, je pense que l’on a ce luxe de pouvoir être dirigés, on n’a pas la responsabilité d’une équipe.

Ce que j’ai adoré, c’est vraiment le travail d’équipe, de souder, de faire un casting de techniciens, un casting de comédiens. C’est génial. J’adore ce métier pour que l’on soit tous ensemble, je ne pense pas que les comédiens soient au-dessus, je pense que tout le monde est important sur un projet, j’ai retrouvé cet esprit de groupe, colonie de vacances mais professionnel. C’était le bonheur de se retrouver entre amis et que ça se passe bien.

 

 

Vous l’avez rapidement évoqué précédemment, quels principaux retours avez-vous pu avoir à l’issue des projections ?

Surtout, les gens se sont marrés, ça a été un peu le bonheur de voir pendant dix minutes des gens rire. Je ne prétends pas révolutionner l’humour ou quoi que ce soit mais c’est simple, ça parle aux gens. Les gens ont trouvé ça drôle mais ont aussi été touchés par le côté loose. Je ne voulais pas trop pousser là-dessus car je suis très empathique mais c’est génial que ça soit quand même ressorti, malgré moi. Rien n’est tout blanc ni tout noir, même un super héros peut être un super looser…Que les gens aient réussi à être touché, ça me faisait plaisir. Clairement, ils m’ont poussé à écrire la suite.

Les gens ont tendance à me voir un peu plus mignonne que ça, là ça m’a fait plaisir de leur montrer mon aspect un peu plus dingue.

Pour rebondir sur les rires du public que vous évoquiez, avez-vous été parfois surprise des moments où ils sont arrivés ?

J’avais choisi une équipe de comédiens hyper doués et drôles, et j’étais à peu près sûre de mon coup dans ce que l’on avait choisi au montage. C’était plutôt de me rendre compte que, à des moments où tu attends des rires, les gens ne peuvent plus rire tellement ils ont déjà ri. On ne les entend pas s’esclaffer, c’est juste que, ça y est, on leur a donné la dose et ils sont juste en train de sourire, se demandant quelle sera la prochaine connerie. Donc la surprise était plus celle de ces moments de silence, qui correspondaient en fait davantage à un besoin de respiration du public, pour que ça reparte encore mieux. Mais c’est toujours plaisant de faire rire les gens, ce qui est le plus dur.

Pour la suite de ce projet, pourrons-nous revoir le programme ailleurs ? Plus généralement, jusqu’où avez-vous envie d’aller avec ?

J’espère qu’il sera rediffusé mais je ne sais pas encore ni où ni quand. J’attendais que l’on n’ait plus l’obligation de porter les masques pour qu’il y ait quelque chose de plus humain. Pour être dans quelque chose de plus serein, de plus tranquille et aussi pour revoir les sourires des gens dans la salle. Vu qu’il n’y a pas d’urgence, autant attendre un peu…

Je ne suis vraiment pas réalisatrice ou productrice, c’est un monde que je découvre, qui m’a pris beaucoup d’énergie. Le jeu m’a manqué, j’ai envie de redevenir vraiment comédienne. Pour la suite, ce serait plutôt un format web-série, j’ai l’impression que c’est ce qui marche le plus auprès des gens. Après, si Canal ou Netflix veulent l’acheter, je suis complètement pourJ. L’objectif, au final, est que ça existe. C’est dans ce sens-là que l’écriture que nous avons en ce moment a été pensée. Je le redis, j’ai vraiment une super équipe d’auteurs ! Ils m’apportent beaucoup d’énergie, on se pousse les uns les autres, on s’apporte mutuellement de l’énergie, c’est plutôt positif !

Merci, Sandrine, pour toutes vos réponses !

Comédiens : Oldelaf, Arnaud Cosson, Arnaud Maillard, Farid Rezgui, Sébastien Almar, Sandrine Guisier et la participation de Lorraine Houpert, Antoine de Maximi et  Arnaud Joyet

Publié dans Télévision

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