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Plus Belle La Vie : Nadia Richard évoque son arrivée dans la série à succès de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nadia,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

On peut actuellement vous retrouver dans la série à succès de France 3 « Plus Belle La Vie ». On imagine la joie et le plaisir que cela doit être pour vous de rejoindre cette grande famille artistique ?

Oui, je suis hyper contente, vraiment. En plus, ça faisait un petit moment que je n’avais pas tourné sur une série, même si je tourne tous les jours sur ma chaine. Quand on m’a proposé le casting pour « Plus Belle La Vie », je me suis dit que ce serait trop cool, j’étais vraiment hyper contente de tenter ma chance. Quand j’ai su, en plus, que j’étais prise, c’était la joie.

Vous y interprétez une YouTubeuse suicidaire. Avec vos propres mots, comment la décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je dirais que c’est une jeune femme qui est un petit peu perdue. Elle subit, comme on peut le vivre d’ailleurs en réel YouTubeur, la pression de ses followers qui sont nombreux, la pression des haters qui sont également très nombreux. Elle en a marre d’être toujours au top, de devoir toujours montrer une image d’elle qui est fausse au final. Ça lui fait un peu péter un câble et ça l’amène, au final, à une tentative de suicide. Heureusement, elle se fait sauver in extrémis par Estelle et Francesco.

 

 

Au moment de son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Une partie du rôle n’est finalement pas si éloigné de vos autres activités artistiques.

Je n’ai pas du tout abordé JuLife en me disant « ah, trop bien, c’est le même boulot que moi donc je me sens plus proche du personnage ». J’ai essayé d’avoir en moi ce côté un peu perdu de quelqu’un qui n’a plus vraiment de branche à laquelle se raccrocher. Honnêtement, le fait qu’elle soit bloggeuse, oui, pour la petite histoire, c’est marrant parce que moi aussi je fais des vidéos sur Youtube, donc on a cela en commun mais, pour ma part, je ne suis pas du tout suicidaireJ. Donc je ne me suis pas inspirée de ma propre vie. Peut-être un peu quand même de mon expérience parce que c’est vrai que, parfois, en tant que Youtubeuse, j’ai déjà subi la pression d’un bad buzz ou autre, comme beaucoup d’autres bloggeurs. A part ça cette pression-là que je connais et que, donc, j’ai pu rendre « admissible » dans ma tête, j’ai évidemment créé le personnage de toutes pièces pour le jouer.

La série est à l’antenne depuis plus de 16 ans maintenant. Aussi, avant de rejoindre les plateaux, vous êtes-vous plongée dans les dernières diffusions pour vous imprégner du contexte actuel ?

Je me suis mise à re-regarder « Plus Belle La Vie ». J’avais regardé à l’époque où j’étais en première, j’étais très assidue, avec mes frères on était à fond. Evidemment, le temps passe et on ne peut pas suivre, je pense, tous les épisodes. Donc, oui, je me suis replongée dans la série, même dès le moment où j’ai eu la proposition de casting, pour me remettre dans l’ambiance et savoir aussi où j’allais peut-être mettre les pieds. J’avais fait cela pour « Cut » aussi, j’avais regardé les deux premières saisons. J’aime bien, ça me met dans l’ambiance.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est particulièrement soutenu. Aussi, quelle a été votre méthodologie de travail en ce sens ?

En fait, ce qui est bien, c’est que j’ai été à très bonne école avec « Cut », la première série dans laquelle j’avais tourné. Finalement, c’est plus ou moins le même rythme, avec un nombre élevé de minutes utiles à rendre par jour. Du coup, comme on m’avait dit que « Plus Belle La Vie » allait encore plus vite, j’avais évidemment appris mon texte au couteau. D’une manière générale, je suis très bonne élève mais je savais encore mieux mon texte. En fait, j’ai été très agréablement surprise, j’ai trouvé que c’était presque plus facile que « Cut », j’étais presque comme à la maison, tout allait bien, c’était juste normal pour moi.

Vous avez sans doute hâte de continuer à découvrir les premiers retours des téléspectateurs ?

Carrément ! J’en ai déjà eu d’ailleurs grâce aux premières vidéos sur Facebook, où on me voit apparaître. J’ai pu constater le retour des spectateurs. A l’image de l’équipe sur le plateau, le public est très gentil, je n’ai vu que des commentaires positifs. J’ai été très très agréablement surprise des retours. Pour l’instant, je crois que mon personnage est très bien accueilli, j’espère que ça va continuer comme ça.

Merci, Nadia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Maëlle Mietton évoque l'évolution d'Alice, son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maëlle,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous faites partie de la belle aventure « Un Si Grand Soleil » depuis ses débuts. On imagine la joie et la fierté pour vous et pour toute l’équipe de voir la si belle fidélité des nombreux téléspectateurs ?

Oui, nous sommes contents, tous, c’est un travail d’équipe, nous avons tous travaillé d’arrache-pied, avec cœur, avec engagement, avec désir. Ça continue, les équipes sont toujours formidables, on est toujours tous très engagés dans la construction, avec beaucoup d’intensité. A priori, ça porte ses fruits, cet engagement se sent certainement à l’écran.

Vous y interprétez le rôle d’Alice Bastide. Après deux ans et demi d’antenne maintenant, quel regard portez-vous sur elle ? C’est vrai qu’elle a vécu beaucoup d’émotions, familiales notamment…

C’est un personnage qui a un joli parcours, très intéressant pour une comédienne, avec des enjeux. C’est une chance de pouvoir créer un personnage sur une quotidienne, on l’accompagne, on le guide, parfois il me guide. En tout cas, c’est un espace collaboratif. Il y a surtout le travail de collaboration avec l’écriture qui fait que l’on construit ensemble un personnage et un parcours. C’est un personnage qui est fort intéressant parce que très développé, il y a eu beaucoup d’enjeux, un parcours très chaotique, avec beaucoup d’émotions. Aussi des aventures personnelles et familiales assez mouvementées. Avec quelques joies mais quand même beaucoup de tragique. Ce sont deux ans et demi intenses. Il n’est pas évident de déterminer à première vue quels sont les outils du comédien et de comprendre par où ça passe, ça a l’air plus simple d’observer les outils dont se sert un menuisier lorsqu’il crée un meuble. Pour un comédien, ça passe par le dedans, on n’a pas forcement les ressorts pour comprendre. Le travail avec les émotions est un engagement physique important, que l’on ne voit pas, surtout pas à la diffusion. En réalité, c’est comme un sportif, on engage beaucoup le corps, évidemment le cœur et le nerveux.

 

 

Ainsi, au bout de deux ans, le travail de ce personnage m’a donné beaucoup à éprouver, et c’est pour cela qu’il y a une petite pause dans le tournage et dans le développement des intrigues du personnage. Beaucoup de confiance m’est accordée, mais je préfère la remettre à plus tard parce que j’ai envie de relever le défi avec la même nature que d’habitude, la même estime et le même investissement que je mets dans mon travail, pour la production, la diffusion, les téléspectateurs et pour moi. Je ne veux pas brader cet espace.

Dans l’idée, après toutes les intrigues, après la séparation avec Julien, Alice va prendre une petite pause, elle va partir en voyage toute seule, mais pas loin. Elle prend un peu de recul, elle prend un temps de solitude, c’est cohérent je trouve avec l’âge du personnage aussi, quand il y a des choix importants qui sont faits. Ça peut arriver, je pense, à certaines personnes. Il y a des âges, comme cela, où on prend un peu de recul, où on se met un peu à l’écart, où on a besoin de sentir, de rêver, de se projeter, de poser les valises. C’est ce qui va arriver prochainement à Alice dans la diffusion. Pour la suite, je ne sais pas encore, tout est possible du coup.

Au travail, comme Alice a souvent eu l’occasion de le faire par le passé, elle soutient actuellement son collègue Ludo, qui vit lui aussi une période difficile avec Johanna Lemeur. On retrouve là sans doute l’une des principales caractéristiques d’Alice ?

On sent que oui, elle a cette présence, cela la constitue je pense. Elle a toujours une écoute, une attention pour les gens qu’elle aime. Comme elle peut, parfois, faire preuve d’un peu de brutalité dans ses choix. Je l’incarne comme cela aussi, car je cherche des encrages pour justifier le choix des auteurs. Là, la séparation a été un peu brutale, après le départ de Manon. Je me suis dit peut-être avec l’âge, le fait que les enfants sont grands, le départ de leur fille, qu’ils étaient un peu désynchronisés tous les deux dans leur relation. Même s’il y a de l’amour, l’épanouissement au quotidien n’est plus une évidence. Ce sont deux individus aux personnalités un peu fortes, la relation de couple peut les annihiler, les inhiber, plutôt que de les aider à se protéger correctement dans le temps.

Je me suis dit qu’Alice était quelqu’un qui avait un parcours de vie très fort et je comprends, lorsque on a un parcours comme cela, très ancré dans le réel ou qui peut avoir été chaotique dans l’enfance, que l’on peut avoir des réactions qui sont un peu cash parfois. Les choix se font rapidement, parfois trop cash pour la compréhension des autres. En tout cas, c’est une des façons de pouvoir réagir et je me sers de celle-ci.

Cela donne des espaces de compréhension, elle peut avoir cet accueil, cette écoute, cette bienveillance sur la vie, sur ses émotions et, en même temps, elle peut être vraiment tranchée. Ce n’est pas antinomique, ça la constitue. Donc, avec Ludo, elle est là, mais il est vrai que parfois on l’a vu réagir avec lui de façon moins compréhensive. C’est là tout le personnage d’Alice.

Avez-vous adapté, mois après mois, votre méthodologie de préparation en amont et celle de travail sur le plateau ? Ou sont-elles les mêmes depuis le premier jour ?

C’est un mix. Nous ne sommes jamais les mêmes, on grandit tous les jours. J’ai une approche « polytechnique » on va dire, je mélange plusieurs approches selon les jours, selon les besoins, selon l’environnement. J’ai une boite à outils, je n’utilise pas qu’une seule méthode en particulier. Au tout début, comme j’avais peu d’expérience sur la technicité de l’image, sur le jeu de comédien à l’écran, j’avais un très bon guide, en la personne de Jérémy, avec qui je jouais beaucoup. Il avait beaucoup plus de métier que moi à l’image, il m’aidait pour les marques, pour les axes de caméra, pour les valeurs. Ce sont des choses que j’ai vraiment apprises au fur et à mesure, dans la pratique. J’ai, du coup, peaufiné mon rapport à la technique et peaufiner mes connaissances. Au fur et à mesure du temps, comme j’ai eu la chance de tourner beaucoup, j’ai pu fluidifier ces techniques au jour le jour, de fait j’ai pu être plus subtile, je pense, dans l’interprétation. Je peux ainsi accompagner plus facilement la narration, la dramaturgie, le réalisateur et toute l’équipe et c’est important pour moi.

J’y vais toujours avec la même fraîcheur et la même implication. On est sur le moment, à la différence qu’avec le spectacle vivant, nous n’avons pas le même temps de répétition et peu de prises sur un programme quotidien comme celui-ci. Comment gérer les émotions, les faire vibrer ? Je viens avant tout du spectacle, et j’ai toujours besoin d’espaces de recherche, même si ce sont des techniques différentes. Dans l’interprétation, j’essaie toujours d’y aller avec cette fraîcheur, où l’émotion est, à un moment donné, directe, à cœur, pour m’adresser aux téléspectateurs. Les enjeux ne sont pas non plus les mêmes selon les séquences, et quand ils sont forts, on les comprend plus facilement, les émotions sont donc moins difficiles à faire passer.

 

 

Quand ce sont des séquences comme celles avec le personnage de Ludo actuellement, c’est plus du soutien aux intrigues principales, il y a moins d’enjeux pour le personnage, il n’a pas d’émotions directes et claires à défendre. Mais, là aussi, il y a une recherche, un travail pour savoir ce que l’on met en valeur, ce que l’on fait remonter. Pour sentir qu’il y a du vivant et une émotion quand même à fleur, nous ne sommes pas juste en train d’échanger des mots et un quotidien qui pourrait se rapprocher d’une certaine banalité. C’est plaisant de toujours trouver un petit levier, quelque chose qui fait sourire, qui interpelle, qui crée une petite réaction, pour que ce soit vivant. Ce sont toujours mes objectifs. Dès le début, j’ai toujours donné comme cela et ça n’a pas changé depuis. J’essaie toujours de trouver cet endroit de véracité dans le jeu, pour le personnage et pour que les téléspectateurs ressentent immédiatement ce qui se passe.  Après, je l’accompagne au mieux possible. Oui, je pense que j’ai affiné les techniques avec la pratique.

Merci, Maëlle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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