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France Télévisions : Thomas Voeckler dresse le bilan des deux premières semaines du Tour de France !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Thomas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le Tour vient de boucler en beauté sa deuxième semaine. En tant qu’ancien coureur, que passionné de vélo et que suiveur du tour, on peut imaginer la joie et peut-être le soulagement de voir que l’épreuve se déroule, pour le moment, normalement, malgré le contexte sanitaire que l’on connait tous ?

C’est clair. Je crois que l’on peut même enlever dans la question « en tant qu’ancien coureur et passionné de vélo ». Je crois que le Tour de France est un événement universel, qui rassemble tout le monde, pas seulement les amateurs de sport, ça fait partie du patrimoine français. Donc, oui, on est tous soulagés, vraiment, que tout se passe bien.

Il faut bien rappeler que c’est le seul événement d’envergure organisé cette année. On le sait, dans l’ordre, il y a les JO puis la Coupe du Monde de foot et, ensuite, le Tour de France.

En tant que consultant dans la roue généralement des échappés, peut-on dire, du coup, que, sur la route, votre travail est le même que traditionnellement ?

Pour moi, ça ne change rien, très franchement. Sauf qu’il y a des mesures de distanciation, qui sont bien compréhensibles, au départ. Je dois rejoindre ma moto avec, en même temps, pour ma casquette de manager de l’équipe de France, la possibilité de parler avec les coureurs, les entraîneurs, les managers. C’est là la seule chose qui change pour moi. De ce que je vois sur la route, il y a dès fois moins de public, quoi que certains jours ont été de vraies journées de Tour de France.

Ça ne change rien, c’est le Tour, je vous avoue même que ça me fait tout bizarre de me dire que, quand le Tour sera fini, il n’y aura pas un mois de vacances après ni la rentrée des enfants ensuite. Tout cela est déjà fait, c’est particulier mais, sinon, ça ne change rien du tout.

A titre plus personnel, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’étape du jour ?

Très franchement, je travaille très peu, je n’ai pas honte de le dire. C’est aussi parce que je suis sur la moto. Je rappelle que je n’ai pas d’image. Mon travail n’est pas de reconnaître les coureurs à la seconde, je sais que je peux compter sur Marion, Laurent et Alexandre. C’est plus de ressentir la course à l’instant T. Donc je fais très peu de travail en amont. Il est clair que, lorsque l’on est en cabine, qu’il faut reconnaître les coureurs et que l’on a la parole 90% du temps, le travail est différent. Ce n’est pas que je suis fainéant, j’ai pris le parti de ne pas trop calculer et justement de laisser parler mon naturel.

Quel regard portez-vous justement sur ces deux premières semaines ?

Il y a deux façons de les voir. La première, on va commencer par la mauvaise nouvelle, est liée aux français. Entre Thibaut Pinot et Romain Bardet, tout le monde est déçu et dégouté. N’oublions pas que les français ont gagné, notamment Julian, qui a porté le maillot jaune, Nans Peters qui a gagné une magnifique étape. On en parle moins parce qu’il y a de la bagarre pour le général. Sinon, la deuxième, d’un point du vue global, on s’attendait à un duel Jumbo Visma vs Ineos Grenadier, force est de constater qu’il n’y a pas de duel. Il y a une équipe au-dessus du lot avec un coureur peut-être au-dessus du lot aussi, mais avec une concurrence de Pogacar, son rival le plus sérieux. Après, attention, en vélo, il peut y avoir des chutes, des méformes, des maladies, des stratégies. Mais, contrairement à ce que l’on pensait, il n’y a pas deux équipes au-dessus du lot, il y en a une.

En tant qu’amoureux du vélo, un moment en particulier vous a-t-il marqué lors de ces deux premières semaines ?

Très franchement, la victoire de Marc Hirschi. J’ai trouvé cela très beau. Il avait essayé plusieurs fois depuis le début du Tour et, pour avoir la chance d’être au plus près des coureurs notamment après la course, au niveau du protocole, avec France Télévisions, que ce soit Nicolas Geay ou Rodolphe Gaudin, son émotion ce jour-là a été communicative. Ça m’a vraiment touché la façon dont il était heureux et dont il appréciait cette victoire.

A quoi peut-on s’attendre pour la dernière semaine ?

Que la domination des Jumbo Visma continue. Après, on peut s’attendre aussi à un sursaut d’orgueil de Thibaut parce qu’il en a, il a les moyens physiques, il est handicapé au dos mais, si ça se règle, il peut aller chercher une étape. On peut voir un maillot à pois avec Pierre Rolland ou avec Guillaume Martin qui, maintenant, est plus loin au général. On peut voir un Pogacar surclasser son ainé et compatriote.

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Section de recherches : Elise Tielrooy évoque la nouvelle saison à venir de la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elise,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra prochainement vous retrouver dans la nouvelle saison de « Section de recherches » sur TF1. On peut imaginer, pour vous, la joie que cela a été de retrouver vos camarades et toute l’équipe de tournage ?

C’est sûr. A chaque fois que l’on se retrouve après plusieurs mois d’interruption, c’est vrai que c’est très sympathique. C’est comme une réunion familiale lorsque l’on n’a pas vu les gens pendant longtemps et que l’on fait le point sur tout ce qui s’est passé. Le reste de l’année on reste un peu en contact mais ce n’est pas pareil que de se voir tous les jours. Donc c’est très agréable, surtout que l’on s’entend très bien.

Sans tout en dévoiler, peut-on s’attendre, pour cette nouvelle saison, à quelques nouveautés pour votre personnage, la capitaine Ariel Grimaud ?

Oui, il y a des changements, c’est aussi pour cela que j’ai hâte que la diffusion puisse se faireJ. Je me suis beaucoup amusée et il me tarde d’avoir le feedback du public. C’est toujours marrant quand on le tourne, quand on le joue mais, contrairement au théâtre, il faut attendre la diffusion pour savoir ce que les téléspectateurs en auront pensé.

On découvrira un peu plus la vie personnelle d’Ariel, j’ai trouvé cela très marrant, ça a été bien écrit, j’étais ravie de pouvoir jouer cela, ce fut très plaisant.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources d’inspiration particulières pour son interprétation ?

Au départ, (avant de rencontrer le reste de l’équipe) je voulais en faire un personnage très froid. Je m’étais fixé ça toute seule dans mon coin, et finalement ce n’est pas exactement ce qui s’est passé. Le personnage s’est tricoté avec les partenaires et les réalisateurs, avec le texte, avec les accessoires, avec aussi la perception des autres sur qui elle est, ce qu’elle apporte, et la ligne de départ s’est adaptée. C’est très bien comme cela.

Ça arrive que l’on parte avec quelque chose et que, en réalité, le personnage prenne vie un peu malgré nous par moment. Tout d’un coup, ces petites briques les unes après les autres font un personnage plus complet, plus complexe et, souvent, plus riche que ce que l’on avait imaginé.

 

 

La série existe depuis bientôt quinze ans. Justement, selon vous qui avez rejoint l’équipe en 2018, qu’est-ce qui explique cette fidélité du public ?

Je pense qu’il y a un mélange de choses. D’abord, et c’est le plus important je pense, l’attachement aux personnages. Il y a aussi le fait que ce soit joliment tourné et dans une région somptueuse. C’est beau, les décors sont magnifiques. Les intrigues aussi sont bien ficelées et sont possibles à regarder en famille. Ça permet aussi certainement de discuter de certains sujets. Voilà, je pense que c’est un ensemble. La fidélisation est clé, je crois que c’est important d’avoir des personnages à retrouver régulièrement, pour les voir évoluer. On s’attache, on les voit bouger, changer un peu. Je pense que ça joue aussi.

A titre plus personnel, avant de rejoindre le programme, le regardiez-vous ? Sinon, vous étiez-vous plongée dedans en amont pour bien en maitriser le contexte et les enjeux ?

Je la regardais ponctuellement, je ne me suis pas plongée dedans avant de la rejoindre car je ne voulais pas trop être influencée par ma prédécesseure. Je voulais proposer quelque chose de radicalement différent. Elle était très très bien, il fallait que je me démarque. Ce n’était pas facile, elle était là depuis le début, son personnage était très aimé donc je voulais justement prendre de la distance pour proposer quelque chose de différent.

En revanche, j’ai dû prendre un peu de champ par rapport à mon esprit comédie de « Mes amis, mes amours, mes emmerdes », esprit qui m’habite de toute façon. J’aime m’amuser avec un texte. Donc c’est plus à cela que j’ai pensé, à m’inscrire comme une pièce dans un puzzle. Il fallait apporter sa particularité mais qu’elle s’imbrique bien dans l’ensemble. J’ai dû penser au fait que c’est une série policière sérieuse, que j’avais un personnage sérieux. Une scientifique ! Et sur le plateau, je garde toujours cela en tête.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. On imagine que vos précédentes expériences, notamment à l’image, vous ont beaucoup aidée à vous adapter sereinement ?

Absolument ! D’autant plus sereinement que sur une série, on peut justement donner des nuances au personnage au fur et à mesure. Quand on fait un unitaire, on a envie de tout mettre tout de suite mais, dans une série, on a le temps d’installer, on a le temps de prendre sa place, d’étoffer, de complexifier, c’est toujours très agréable.

Ce rythme de tournage est une bonne chose, on n’a pas le temps de s’ennuyer, on est sur le grill, c’est très agréable.

 

 

En complément, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

De reprendre l’écriture. J’ai publié deux romans, j’en ai écrit un troisième mais qui est encore en chantier, du coup je me concentre sur mon quatrième qui sera la suite des deux premiers. Par ailleurs, le premier devrait être adapté, mais je ne sais pas très bien où ça en est. Avec cette crise sanitaire tout est bouleversé ! Bien entendu les tournages aussi. Cette année la reprise est un peu étrange.

En conclusion, on l’a dit, vous possédez différences cordes à votre arc artistique. Les considérez-vous comme complémentaires ou comme autant de métiers différents ?

C’est absolument complémentaire. L’une nourrit l’autre. Dans tous les cas, c’est une projection dans de la fiction, c’est créer des personnages, que ce soit dans l’écriture, au théâtre ou sur les tournages. Ce que l’on apprend d’un côté va aider pour le reste.

Merci, Elise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Téléfoot : Jimmy Algerino évoque ses premiers jours à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photos : Sindy Thomas

 

Bonjour Jimmy,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques jours sur « Téléfoot », la chaine du football. Avant de rentrer plus en détails dans le contenu de vos interventions, on imagine déjà la joie et la fierté que ce doit être d’avoir rejoint cette belle famille du football, dès la naissance de la chaine et des programmes ?

Content de rejoindre le monde de la télé et du journalisme. Le monde du foot, je le connais, pour y avoir été pendant plus de vingt ans. Oui, je suis très content d’avoir été retenu pour intégrer l’équipe et de rejoindre ce monde des médias, du visuel, du journalisme, tout ce domaine que je voyais de l’autre côté de la barrière. Surtout, c’est le fait de faire partie d’un projet qui commence de zéro, c’est comme une naissance. Il sera intéressant, en fin de saison, de voir tout le chemin parcouru.

A titre personnel, comment se sont passés les premiers jours ? Avez-vous déjà pris vos marques ?

Oui. Il y a d’abord eu la rencontre avec Jean-Michel Roussier, Marc Benoit et Johnny Séverin puis, après, avec l’équipe un peu administrative et le directoire de la chaine. Après, les autres consultants et journalistes lors de la présentation et lors des essais. Ça s’est fait très naturellement. J’allais dire, entre footballeurs ou personnes travaillant dans le monde du football, ça s’est fait assez rapidement.

Dans quels programmes intervenez-vous du coup ?

J’interviens le samedi soir dans l’émission « Night Club », l’après début de journée de Ligue 1 et l’après journée de Ligue 2. Avec des images des matchs, des interviews, des échanges avec des joueurs et des entraineurs.

Il y a aussi l’émission du dimanche matin, « Ligue 2 Exclusif », où avec Saber Desfarges, je me retrouve à débriefer la journée de championnat de Ligue 2, avec toutes les images et tous les buts et, là aussi, des intervenants.

Egalement un autre programme fort passionnant et fort intéressant, « Le Multi Vintage », en retrouvant les précédentes saisons de Ligue 1, aux côtés de Smail Bouabdellah. Avec les commentaires des journalistes de la chaine, pour se remémorer ce fabuleux championnat qui a débuté il y a bien des années. On commence par la saison 2001/2002 qui, je pense, s’appelait encore la D1.

Pour ce programme-ci, avez-vous une méthodologie particulière de préparation, peut-être en vous remémorant le contexte de l’époque ?

Ça se fait plus spontanément, je connais les joueurs, je me rappelle bien du contexte, j’étais encore en activité et, à la mi saison, je revenais à Sochaux. J’ai une mémoire sur le moment qui me permet d’y aller plus décontracté.

Pour les deux autres émissions, surtout celle du dimanche, c’est vrai que ça me demande un peu plus de travail de recherche, d’information. Beaucoup de choses ont changé, les coachs, les joueurs et même les stades. Aussi le contexte. Il y a un travail de recherche qui est un peu plus prépondérant.

 

Crédit photo : Sindy Thomas

 

Lorsque vous regardez un match avant de le débriefer à l’antenne, quel œil essayez-vous d’avoir ?

Une partie bienveillante, en essayant de comprendre ce que peut vivre le joueur, même si les mentalités ont changé depuis mon époque. J’essaie de voir plutôt l’information positive, plutôt que le côté négatif ou encore l’aspect buzz pas très bienveillant vis-à-vis du championnat et des joueurs.

Après quelques jours à l’antenne, quels premiers retours avez-vous pu avoir ?

Les retours sont bons. On essuie les plâtres, il y a tout un travail à faire et un feeling à trouver avec les journalistes, ce qui se fait petit à petit, dans de bonnes conditions. Pour moi, je retrouve la Ligue 2, je trouve le niveau très intéressant, les joueurs sont de qualité, ils sont bien préparés, ils ont un niveau physique et technique très intéressant. Je me familiarise avec les joueurs et les visages, notamment les jeunes joueurs.

Concernant la Ligue 1, à quoi peut-on s’attendre ? Les favoris seront-ils au rendez-vous ?

Ils devraient l’être à partir du moment où il n’y a pas de problématique liée au Covid. Paris a des cas, Marseille aussi, Lyon n’a pas eu ces problèmes et est bien entré dans la compétition. Je pense que ce sera un championnat plus serré, avec des matchs intéressants. Les prétendants aux places européennes seront beaucoup plus en concurrence. Peut-être, on l’espère, que ce sera aussi le cas vis-à-vis du Psg, qui truste les titres depuis pas mal d’années maintenant.

Dans un autre registre, vous intervenez aussi sur Europe 1. Sur cet autre support, tout passe par la voix. Du coup, abordez-vous l’exercice différemment ?

On analyse les matchs en direct, on a les ralentis, on commente pleinement le match ou, du moins, ce qui se passe. Alors que, à la télé, on débriefe ce qui s’est passé une heure voire une journée après, ce qui nécessite davantage de travail de recherche et d’informations. A la radio, ça demande un travail plutôt d’observation et de ressenti footballistique, qui est très intéressant pour les auditeurs, quel que soit le consultant. On peut voir l’action, on peut ressentir le but,  on peut se demander pourquoi tel geste a été fait à ce moment précis.

Les gens ne voient pas ce qui se passe, ils sont dans la voiture, dans le train, au travail ou ailleurs. C’est la voix qui compte. Je ne sais pas si la mienne peut être reconnaissable et appréciée mais, effectivement, tout se passe dans le ton, dans les expressions - toulousaines, parisiennes ou footballistiques, qui peuvent apporter un plus aux commentaires des journalistes sur place.

Ces deux médias sont, du coup, très complémentaires ?

Oui, ils sont complémentaires. D’ailleurs, les deux entités n’ont pas vu de problème à ce que je puisse le faire. C’est complémentaire, c’est intéressant. Sur « Téléfoot », je suis sur de la Ligue 2 et du Vintage, à Europe 1, je suis sur de la Ligue des Champions, une belle compétition que je connais et que j’apprécie. Je suis multi tâches et multi cartes. Qui sait, après, je pourrais faire du commentaire de match ? En tout cas, ce sont de très bonnes expériences à vivre et à peaufiner.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

Pour la télé, souhaiter que les gens adhèrent pleinement à la philosophie de la chaine « Téléfoot ». Il y a vraiment de bonnes intentions, des gens vraiment compétents. Je n’oublie pas non plus Jérôme Revon, qui fait cela depuis l’époque Canal, aux côtés de Charles Biétry. J’espère que les gens viendront voir une approche différente de ce qui a été fait jusqu’à présent. Aussi que nous ayons une belle saison, avec pas mal de rebondissements. Ce serait une belle première année pour la chaine.

Ce fut un plaisir, Jimmy, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Radio

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Florence Coste nous parle de la nouvelle pièce de théâtre, Titanic, dans laquelle elle jouera prochainement !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Les 8 et 9 septembre prochains, vous serez sur scène, à Rambouillet, pour la première de la pièce « Titanic », avant, ensuite, d’autres dates à Paris et en France, cette année et l’année prochaine. Pour commencer, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est l’histoire du Titanic. C’est un mélange entre la vraie histoire et des références au film mais sur un ton décalé. On suit bien sûr la trame dramatique de l’histoire, le bateau coule à la fin mais le ton est celui de la comédie. C’est un vrai spectacle de troupe, on est douze sur scène. C’est génial de jouer avec autant de partenaires. On a aussi des musiciens live qui nous accompagnent sur des grosses scènes d’ensemble, de chant et de danse, même si la partie théâtrale reste dominante. Voilà, c’est très très vivant comme spectacle.

La compagnie s’appelle « Les moutons noirs ». Elle est bien connue notamment des habitués du Festival d’Avignon. Ils ont fait beaucoup de spectacles qui ont connu de beaux succès là-bas, notamment une réadaptation de « Ruy Blas ». Pour moi, c’est super de pouvoir travailler avec eux. Ils sont très inspirants. L'aventure est autant humaine qu’artistique. La vie de troupe est quelque chose qui me plait beaucoup. J’étais hyper contente d’intégrer cette famille. Ils ont des personnalités très fortes, ils sont des personnages même dans la vie, ça apporte beaucoup de fantaisie au spectacle et de bons moments de rigolade en coulisses. 

Le naufrage du Titanic ayant eu lieu il y a une centaine d’années, portez-vous des costumes de l’époque ?

On joue complètement l’époque du Titanic avec les costumes. En ce qui concerne les décors, forcément, en étant au théâtre, il faut être imaginatif et créatif. On utilise des artifices, notamment par le biais de la chorégraphie. Il y a plein de choses très astucieuses en termes de décor pour créer le bateau. Le metteur en scène, Axel Drhey, a également travaillé un côté immersif. On considère que le public est à bord du Titanic avec nous et on fait exister les différentes parties de la salle comme des endroits du bateau. Quand on coule, on coule tous ensemble. C’est aussi une des particularités du spectacle qui crée une vraie atmosphère. 

Quel rôle y interprétez-vous ? Comment caractérisez-vous votre personnage ?

Je joue Rose, ce qui est quand même un gros kiff, on ne va pas se le cacher. Parce que « Titanic », le film, est vraiment de ma génération, c’est un peu LE film de mon enfance. Pour l’anecdote, je crois que, la première fois, je l’ai vu dans un avion. J’avais sept ans et mes parents avaient instauré une règle pendant assez longtemps, j’avais le droit de regarder le film mais jusqu’au moment où le bateau commence à couler. Donc j’ai vu au moins dix fois « Titanic » sans la fin. Encore aujourd’hui, je préfère le début. J’ai un vrai attachement à ce film parce que ça me rappelle mon enfance et que ce sont forcément des choses qui nous touchent particulièrement mais même en l’ayant revu adulte, il est dingue, avec deux des meilleurs acteurs de leur génération.

 

 

En fait, dans le spectacle, pour le coup, il y a beaucoup de personnages hauts en couleurs, décalés mais la partition de Rose est plus dramatique, on suit plus son histoire, ses enjeux personnels par rapport à ce fiancé qu’elle n’a pas envie d’épouser, par rapport à ce contexte social où elle doit être dans l’apparence alors que ce n’est pas ce qu’elle est profondément. Elle a du caractère, elle peut être insolente, elle a la fougue de la jeunesse. Elle est dans le trop tout le temps. Ça me reconnecte à l’adolescente qui est en moi, qui est toujours là mais qui, au fur et à mesure des années, n’est plus prédominante. Mais c’est une partie que j’adore, j’adore ces personnages entiers qui plongent à fond dans les situations. 

Au moment de démarrer les répétitions et même lors de l’apprentissage du texte, vous êtes-vous replongée dans le film ou dans certains documentaires ?

Carrément ! C’est un spectacle sur lequel on travaille depuis deux ans. Avant de commencer les répétitions, on a fait tout un travail d’ateliers, musicaux et chorégraphiques. La plupart d’entre nous sont plus comédiens que chanteurs ou danseurs et la volonté était de travailler tous ensemble sur la partie chant et danse pour créer une vraie troupe. C’est vrai que l’on rigole de cela en répétitions, ça fait deux ans que je fais partie de cette compagnie mais, pour l’instant, je n’ai pas encore joué de spectacle. Je n’ai jamais fait une création sur laquelle j’ai eu autant de temps pour travailler. Ça a été un vrai confort et un vrai plaisir.

J’ai évidemment revu le film plusieurs fois. Je sais qu’enfant, j'ai été voir une exposition sur le Titanic à Paris. Oui, je me suis complètement replongée dans tout ça. Je sais que le metteur en scène, qui est aussi l’auteur de la pièce, s’est beaucoup documenté historiquement sur qui était sur le bateau, sur comment ça s’est passé, sur les relations entre les personnes. Tout cela a été très bien cadré.

Même si ce n’est jamais évident à définir, surtout avant une première, qu’est-ce qui pourra, selon vous, plaire aux spectateurs dans cette pièce ?

Je trouve qu’il y a un vrai ton, dans l’écriture et dans la personnalité des comédiens qui l'interprètent. C’est un humour qui me parle, qui me fait beaucoup rire. Ce qui est génial avec le Titanic, c’est que c’est une référence commune pour tout le monde. Je crois que je ne connais personne qui n’a pas vu le film. On peut s’amuser de ça et faire plein de détournements. Il y a beaucoup d’inventivité, dans la mise en scène, dans le rythme, dans la manière dont les choses s’enchainent. C’est un spectacle feel good. J’espère aussi que les spectateurs seront touchés. Si on réussit notre fin comme on le veut je pense que ça peut être assez fou comme expérience. Les parties dansées et chantées apportent encore une autre dimension. Je pense par exemple au tableau où tous les personnages se retrouvent sur le pont pour le départ du Titanic après leurs expositions et qui me rappelle les fins d’acte des comédies musicales que j’adore voir à Broadway ou encore à la danse irlandaise dans les cales du bateau qui me met particulièrement en joie. C’est enlevé, c’est fougueux, c’est décalé. Je pense que j’adorerais voir cela en tant que spectatrice. 

 

 

A quelques jours de la première, quels sentiments prédominent actuellement en vous ?

On est clairement dans l’impatience. Je n’ai pas joué au théâtre depuis le 13 mars dernier sur un autre spectacle et ça ne m’est jamais arrivé de ne pas monter sur scène pendant si longtemps. Pour ma reprise, c’est une première et une création. Je suis très excitée La première devait être pendant la période de confinement, ça nous a laissé un peu plus de temps pour aller dans le fond des choses, pour travailler les scènes en détails. On commence à voir la forme du spectacle et, évidemment, on a trop hâte de voir l’impact que ça va avoir sur les gens : comment vont-ils réagir ? Qu’est ce qui va fonctionner ? La finalité de notre métier est de partager notre travail. En temps normal, c’est déjà quelque chose de très excitant mais, dans le contexte actuel, ça a encore plus de poids. 

Pour terminer, très simplement, que peut on vous souhaiter pour cette aventure ?

Je crois beaucoup en cette aventure. En plus de la tournée, plein de belles choses arrivent, notamment Avignon 2021. Je pense que c’est un spectacle qui peut tourner sur plusieurs années. Je nous le souhaite, ainsi que beaucoup de public heureux. Je nous souhaite que la situation sanitaire nous permette de jouer devant un maximum de personnes et que le public soit au rendez-vous. 

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

 
Écriture et mise en scène : Axel Drhey
Assistante mise en scène et chorégraphie : Iris Mirnezami
Scénographie : Piergil Fourquié
Musique : Jo Zeugma
Coaching vocal : Claire Demoures
Lumières : Alice Gill-Khan et Rémi Cabaret
Costumes : Mathieu Trillaud
Interprétation : Mathieu Alexandre, Roland Bruit, Florence Coste, Camille Demoures, Axel Drhey, Julien Jacob, Jonathan Jolin, Yannick Laubin, Vianney Ledieu, Bertrand Saunier, Paola Secret et Jo Zeugm

Publié dans Théâtre

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Un Si Grand Soleil : Elsa Maure évoque son arrivée dans la série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». A titre personnel, on peut imaginer le plaisir, la joie et peut-être aussi la fierté que cela représente d’intégrer cette belle famille ?

Oui, oui, oui. C’est une super équipe, vraiment. Que ce soient les comédiens, les techniciens, la production. Il y a vraiment une très très bonne audience. C’est d’ailleurs assez surprenant quand on arrive de voir à quel point tout le monde est vraiment content de travailler dans cette ambiance-là. Tout le monde est très bienveillant les uns envers les autres, c’est très agréable comme cadre de travail. Donc c’est très chouette, oui.

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est une nouvelle journaliste, qui arrive dans la série. Il y en avait déjà une auparavant, qui était d’une ancienne école de journalisme on va dire, un peu plus fourbe dans la manière d’aborder son travail. Alors que ce personnage est de la nouvelle école de journalisme, c’est-à-dire vraiment frontal, qui n’a pas froid aux yeux, qui va farfouiller là où ça fait mal.

Concernant son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pas particulièrement, non. Je me laisse porter par l’écriture des scenarii et par aussi les indications des réalisateurs. Je me suis construit ce personnage mentalement et ça s’enrichit un peu plus à chaque fois que je reçois de nouvelles informations.

 

 

En amont de votre arrivée sur les plateaux, vous êtes-vous plongée ou replongée dans la diffusion des épisodes pour bien vous imprégner du contexte ?

Oui, tout à fait. C’est très important. Je regarde peu la télé, c’est un peu étrange pour mon métier. Donc, du coup, à partir du moment où j’ai su que j’étais prise pour ce rôle, je me suis mise à regarder cette série pour savoir dans quoi j’atterrissais.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à produire chaque jour. Vos précédentes expériences, notamment « Plus Belle La Vie » sur France 3, vous ont-elles aidée à appréhender cette organisation ?

Oui, bien sûr, c’est une très bonne école, qui nous apprend à travailler dans l’urgence. De par mon parcours, j’ai souvent eu à travailler dans l’urgence, même au niveau du théâtre. J’étais pendant plusieurs années dans un café-théâtre, où les créations se faisaient très rapidement, en quinze jours à trois semaines. On continuait à créer et on affinait nos personnages sur scène, devant le public et avec lui. Ce travail dans l’urgence fait vraiment partie de mon parcours professionnel et, je le redis, c’est une très très bonne école.

Du coup, quelle est votre méthodologie de préparation en amont du plateau ?

Déjà, il y a un travail en amont sur le personnage, sur ce que l’on sait de lui. Souvent, l’écriture n’est pas forcément finie, on n’a pas tous les éléments de notre personnage, on doit établir une sorte de premier canevas avec les informations que l’on nous donne, pour dessiner les grands traits de notre personnage. Ensuite vient l’apprentissage du texte, qui se fait de manière assez plate, sans intention, comme on dit, pour pouvoir changer son interprétation plus facilement en fonction des directions des réalisateurs. Enfin, on essaie de trouver tous les enjeux, les sous enjeux de chaque phrase : que veut dire le personnage ? Qu’y a-t-il derrière chaque mot ? Afin de trouver les trajets émotionnels.

 

 

Pour la suite de ce personnage, quelles couleurs aimeriez-vous pouvoir lui donner ?

Je ne sais pas encore, on verra. C’est très frais, le personnage vient d’apparaitre. J’ai hâte de savoir aussi comment il va être développé. Pour l’instant, la couleur me plait bien, cette espèce de tête brulée qui rentre dedans et qui n’a peur de personne. Je trouve cela très chouette à jouer, j’espère que ça va continuer dans ce sens. Jusqu’à quel point ? Je ne sais pas, on verra selon l’imagination des auteurs.

En parallèle, vous l’avez dit, vous avez déjà eu de nombreuses expériences sur scène. Des projets sont-ils en développement dans ce sens ?

Je suis entre le Sud et Paris, au niveau de mon travail. Dans le Sud, j’ai une troupe de théâtre avec laquelle j’ai joué pendant huit ans, « La troupe du théâtre des 3 T », qui est le plus grand café-théâtre de France, situé à Toulouse. Que j’ai quittée pour monter à Paris et faire de l’audiovisuel. Mais je suis restée avec eux pour une comédie musicale, « Les Clotildes », que l’on a montée, avec mon metteur en scène et deux amies comédiennes très proches, à Avignon l’année dernière. Elle a eu un gros succès, je continue à jouer cette pièce qui ne cesse de remplir les salles. Le metteur en scène a d’ailleurs récemment écrit la suite.

Merci, Elsa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Marie France revient sur son élimination au premier conseil !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Marie France,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

On a vu, lors du premier épisode de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », que quatre équipes s’affrontent cette année, chacune défendant une des grandes régions de France. Quelle a été votre réaction à l’annonce de Denis ?

Dans un premier temps, j’ai été assez surprise parce qu’on ne savait pas que ce serait nord, sud, est, ouest, on ne savait rien en fait. La seule chose que j’ai comprise tout de suite, ça a duré une fraction de seconde, est qu’il n’y avait pas de candidat belge. Il faut savoir que je ne suis pas belge mais que j’y habite depuis trente ans. J’ai eu un petit coup de stress quand même, me demandant si je ne partais pas déjà perdante parce que j’habite en Belgique, me demandant aussi si je ne serais pas mise de côté. Mais bon, ça n’a pas duré très très très longtemps parce que, quand Denis nous a expliqué que nous étions tous des gens du Nord, on s’est tout de suite rapprochés avec Fabrice. Il m’a dit qu’il venait, comme moi, des alentours de Maubeuge. Toutes mes craintes étaient dissipées et, sur le coup, je me suis dit que le concept est vraiment génial. J’avais l’impression d’avoir fait un bond de trente ans en arrière et d’avoir retrouvé en Fabrice par exemple un copain d’école que je n’avais plus revu. Car il faut savoir que, hormis ma famille, je n’ai revu personne, aucun de mes copains d’enfance ou d’adolescence. Donc, voilà, c’est le sentiment que ça m’a procuré à ce moment-là.

Le fait de représenter une région, le Nord pour vous, est-il une fierté et une motivation supplémentaires ?

Ah oui, ça crée une motivation, on a des liens quand même. On sait que l’on vient du Nord et on est vraiment dans le truc au moment présent. On a envie de se battre pour que le nord gagne. « Le nord, on est les meilleurs, le nord, on va gagner ». On est vraiment dedans, quand Denis nous propose cela, on est tous à fond dedans.

Plus généralement, comment avez-vous vécu vos premières heures et vos premiers jours d’aventurière ?

J’ai adoré tout de suite. Je me suis sentie bien tout de suite. Je ne savais pas à quoi m’attendre, évidemment, parce que je ne l’avais jamais fait. J’avais même jamais dormi dans une tente de toute ma vie donc ça vous situe un petit peu. Mais j’ai adoré tout de suite, je me sentais en confiance. Durant les six mois de casting, on a vraiment été épaulés du début à la fin, on a vraiment été bien encadrés, on s’est vraiment occupé de nous psychologiquement. Je me suis sentie bien tout de suite, avec une équipe comme ça je ne pouvais me sentir autrement que bien.

Comparativement à l’image que vous vous étiez faite de certaines choses, avez-vous été surprise de vos réactions et de votre adaptation ?

En fait, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais déjà regardé « Koh Lanta » à la télé donc je connaissais un peu certains jeux, je connaissais bien le principe, ça c’est sûr. Pour le reste, honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais lu des choses sur internet, oui, ils ne dorment pas dehors, on leur donne à manger, c’est faux, je peux vous le dire, on dort dans notre cabane et on ne nous donne rien à manger. Là aussi, pour le coup, j’étais rassurée, je me suis dit que ce n’est pas une émission bidon. Cela a encore plus conforté la confiance que j’avais donnée dans toute cette équipe très chouette.

Lors des premiers jours passés ensemble, aviez-vous déjà pu lier certaines affinités avec des camarades de votre équipe ?

Beaucoup avec Lola. La première personne vers qui je suis allée et qui est venue vers moi était Lola. Beaucoup Fabrice aussi. Adrien également. Même s’il s’est passé ce qui s’est passé, je vais dire que c’était le jeu. Adrien est un chouette gars. Sinon, je ne suis pas beaucoup allée vers Angélique ni Samuel. Mais si je devais citer une seule personne, ce serait Lola.

 

Copyright : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Au moment de vous rendre au conseil, vous sentiez-vous déjà en danger ?

Je n’y suis pas allée confiante du tout, je savais qu’ils avaient décidé de m’éliminer. Mais il faut savoir que, même avant d’avoir perdu le jeu, je m’étais dit que, en cas de défaite, je sauterais, selon ma logique. Elle était quand même juste. Les deux petites nanas sont copines, chose qui est tout à fait normale, elles ont à peu près le même âge. Ensuite, vous avez les trois gars, il faut construire une cabane, il faut faire du feu, ce n’est peut-être pas Marie-France, à 50 ans, qui va faire cela. Donc, s’il y en a une que l’on va éliminer, c’est moi. Maintenant, voilà, je n’étais pas du tout partie dans le but de me prendre la tête avec des stratégies, j’étais partie là pour me prendre la tête avec personne. Je trouve que le monde dans lequel on vit actuellement est déjà assez prise de tête donc si c’est pour partir à « Koh Lanta » et se prendre la tête, ce n’est pas la peine. Donc je me suis dit que je n’allais emmerder personne et que j’allais chercher mon collier d’immunité, et puis voilà. Maintenant, j’ai cherché pendant des heures, c’était long et pénible, je peux vous dire que c’est un moment qui m’a gonflée parce que je n’en trouvais pas. Après, Adrien est venue me voir pour me proposer une alliance. Là, je me suis dit que, même si ce n’est pas dans ma philosophie, il faut quand même que je sauve mes fesses. Je ne suis pas venue là pour rester deux ou trois jours. J’ai essayé de rallier Fabrice à ma cause, ça n’a pas fonctionné, Fabrice est tellement gentil que s’il avait pu mettre son nom sur le morceau de papier, il l’aurait fait, c’est sûr et certain. Adrien a vraiment essayé et m’a dit après qu’il pensait que ce serait mon nom qui allait sortir. Le « je pense » a été mis pour ne pas me clasher complètement mais je savais que c’était fait.

Si c’était à refaire, changeriez-vous certaines choses pour aller plus loin dans le jeu ?

Non, je ne ferais rien différemment parce que je me dis que ça devait se passer comme ça. Je suis repartie vexée, ça c’est sûr, mais la conscience tranquille. On m’attribue un fort caractère, ok je veux bien mais je ne me suis pris la tête avec personne, je n’ai emmerdé personne, je n’ai pas été non plus le boulet dans les épreuves. Donc je repars, c’est sûr, triste et vexée mais j’ai montré cette image de moi qui est celle de tous les jours, c’était vraiment moi, je n’ai pas joué un personnage. On n’a pas montré de moi non plus un autre personnage. Donc je ne changerais rien, non.

Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Vous ont-elles remémoré certains souvenirs ?

Complètement ! Je ne savais pas comment j’allais aborder le fait de me voir, de m’entendre, c’est sûr que l’on se trouve moche, l’accent mélangé belge et chti n’est pas top. Mais bon, c’est comme ça, il faut faire avec. Mais j’avais vraiment vraiment l’impression de retourner dedans une deuxième fois et de revire ces moments. C’était magique.

En conclusion, quel sera le plus beau des souvenirs que vous conserverait de votre aventure ?

Je n’ai pas de moment précis et particulier. Parce que, même si je ne suis pas restée longtemps, j’ai quand même réussi à trouver cette sérénité. Je suis partie, comment je peux vous expliquer cela, avec la tête remplie des problèmes du monde dans lequel on vit. J’avais une rage sur tout, sur tout le monde, il ne m’a pas fallu une journée complète pour arriver à m’apaiser l’esprit. Je pense que personne ne peut me comprendre, c’est un truc, si on ne l’a pas fait, on ne peut pas le comprendre. J’avais vraiment l’impression d’avoir lâché prise. Je me dis, si c’est ça le lâché prise, alors j’ai lâché prise car j’avais vraiment réussi à me vider la tête. Voilà ce que j’en retiendrais. Je n’ai rien en particulier, les trois jours que j’ai vécus étaient vraiment merveilleux.

Ce fut un plaisir, Marie France, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Alex Hugo sur France 2 : Marilyne Canto nous en dit plus sur la nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marilyne,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, en ce mois de septembre, dans la nouvelle saison de la série de France 2 « Alex Hugo ». Très simplement, on imagine la joie que cela a été, pour vous, de retrouver cette belle équipe et de prolonger cette belle aventure ?

Oui, parce que c’est assez heureux comme aventure. Que ce soient les partenaires, le cadre de cette fiction ou son succès. C’est très joyeux de travailler et de voir que ce que l’on fait est apprécié. Ce sont des équipes d’autant plus joyeuses que la plupart des gens viennent de Marseille, ce sont vraiment des gens formidables. Je les aime beaucoup, j’aime beaucoup travailler avec cette équipe, elle est très professionnelle et engagée. Du coup, il y a vraiment une ambiance de travail très agréable. Humainement et artistiquement.

Globalement, quels sont les retours que vous pouvez avoir des nombreux et fidèles téléspectateurs ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme ?

Le cadre des montages et la splendeur des paysages jouent énormément. Je pense que ça propose une forme d’évasion pour les téléspectateurs. En plus, avec ces temps de Covid, on en a d’autant plus besoin et je pense que les gens sont à la fois très sensibles à la force d'un tel environnement mais aussi au fait que le personnage de Samuel soit assez humain, assez proche des autres, d’une grande simplicité. C’est un acteur très physique aussi. Chaque personne prend des risques, la montagne représente un danger supplémentaire, cela marque l'identité de la série. Ce ne sont pas des enquêtes citadines, ça change tout, ça ouvre et ça offre plein plein de possibilités.

Sans tout dévoiler de cette nouvelle saison, quels thèmes et quels sujets seront traités ?

Comme ce sont des enquêtes, il y a évidemment des meurtres. Dans l’épisode « Les racines du mal », le premier de la saison, il s’agit d’une mère qui a perdu sa fille et dont on n’a jamais retrouvé le corps. J’étais chargée de l’enquête il y a quinze ans. Je vis cela comme un échec puisque je n’ai jamais réussi à rendre le corps de cette fille à sa mère. Un nouvel habitant à Lusagne et meurtre similaire vont être au coeur du film et relancer les recherches. 

Dans le second, des détenus vont s’évader du fourgon qui les transporte. Il y aura une course poursuite avec la police rurale.

Plus généralement, quel regard et quelle vision avez-vous à présent de votre personnage du commissaire Dorval ?

C’est assez touchant justement dans cet épisode, elle est assez entière, directe, pour la première fois elle reconnait ses erreurs. Je trouve que c’est une dimension, du coup, qui lui donne une très grande conscience de son travail et une grande honnêteté. Elle est bosseuse, obstinée, acharnée dans la façon de faire ses enquêtes et, en même temps, si elle se trompe, elle le reconnait et sa lucidité est un aspect nouveau et inattendu de son caractère qui est très intéressant à jouer, qui la rend à la fois fragile et plus sensible.

Pour son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Elles sont multiples. J’ai été voir certains commissaires, j’en ai suivis quelques-uns. Sinon, je m’inspire à la fois de moi et de l’écriture, c’est une sorte de mélange entre ma personnalité, la personnalité du personnage tel qu’il est décrit et puis certaines choses du réel. Notamment le regard qu’ont pu me donner certains commissaires sur leur façon de travailler. Mais, là, c’est particulier, c’est à Marseille et je me déplace dans la montagne, ce n’est pas du tout les mêmes codes qu’à Paris ou en ville. 

De toute façon, on s’inspire toujours un peu de soi, on met un peu de soi dans les personnages, c’est sûr.

Pour la suite, au-delà de ce que feront très bien les scénaristes, avez-vous des envies particulières d’évolution professionnelle et/ou personnelle pour votre personnage ?

Oui, je pense que plus on ira sur des choses un peu plus intimes et personnelles, plus je pense que ça enrichira le personnage. Il faut toujours faire attention à ce que les personnages ne soient pas des fonctions. Quand on joue un policier ou un juge, il faut veiller à ce qu’ils aient quand même une vraie personnalité. Je pense que plus on est un peu dans l’intimité du personnage, dans ce qu’il vit à côté, plus c’est passionnant. C’est ce que j’aime dans cette série, à la fois l’enquête mais aussi la personnalité profonde du personnage. D’ailleurs, on y va de plus en plus. Plus cette part sensible est présente, plus je trouve qu’une fiction est passionnante.

Merci Marilyne pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France Télévisions : Alexandre Pasteur évoque les premiers jours du Tour de France 2020 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandre,

Merci de nous accorder un peu de votre temps en ce début de Tour de France cycliste.

La Grande Boucle a repris ses droits depuis samedi dernier, avec le départ à Nice. A titre personnel, on peut imaginer la joie et peut-être aussi le soulagement de voir cette épreuve se dérouler dans cette période sanitaire particulière ?

Oui, oui, complètement ! C’est quand le Tour de France devient fragile que l’on se rend compte à quel point il est indispensable. Il y avait une grosse attente, on a longtemps cru que le Tour de France n’aurait pas lieu, ce qui aurait été un trou béant dans le calendrier sportif national et international. On voit que le Tour résiste à tout, heureusement. Donc, oui, un immense soulagement parce qu’une année sans Tour de France est une année sans repère, sans jalon. On voit que, pour l’instant, tout se passe à peu près bien donc pourvu que ça continue.

Avec le décalage de date, avec aussi d’autres courses en parallèle, vous attendez-vous, sportivement parlant, à une épreuve légèrement différente, comparativement à une édition plus classique ?

C’est l’environnement qui change mais, sportivement, le Tour de France reste le même. On a les meilleurs coureurs du monde au départ. Le Tour de France s’est fait une place de choix dans ce nouveau calendrier en évitant la concurrence frontale avec d’autres courses. C’est là que l’on voit aussi toute l’importance de cette épreuve. Quand l’UCI a dû reformater son calendrier, on voit que le Tour s’est taillé la place du roi. C’est le premier grand Tour cette année, les meilleurs sont là parce que le Tour de France est la vitrine du cyclisme mondial et son poumon économique. Donc il fallait que le Tour de France ait lieu.

Sportivement, on s’aperçoit que rien ne change, on a l’impression d’assister à un remake du Tour de l’an dernier, avec Alaphilippe en jaune dès le deuxième jour (c’était au troisième jour en 2019). Je ne vois pas de différence, le Tour de France va trouver sa place naturellement, même en cette fin d’été. Je ne me fais aucun souci, le mois de septembre est un mois ensoleillé, on a souvent de belles arrières saison maintenant. C’est la fin de l’été mais ça reste quand même l’été. Certes, le contexte n’est pas le même, il y a moins de monde sur les routes, les gens vont reprendre le travail, il y aura peut-être un peu moins de monde devant la télé en semaine mais les audiences de ce week-end montrent que l’engouement est toujours le même. On fait un démarrage exceptionnel au niveau des audiences. Dimanche, il y a eu un pic à 6,2 millions à l’arrivée de la deuxième étape. On voit donc qu’il y avait une énorme attente, les français avaient besoin du tour et les audiences le prouvent.

Justement, vous avez commencé à l’évoquer, quel regard portez-vous sur les premiers jours de ce Tour 2020 ?

Sportivement, je trouve que l’on a déjà vécu des émotions très contrastées. Samedi était une étape douloureuse à commenter et surtout à vivre pour les coureurs évidemment. Nous n’avons commenté, j’ai l’impression, que des chutes. Après, c’est la fatalité. Il n’y a personne à incriminer, ni les organisateurs ni les coureurs. C’est comme ça. C’était une patinoire, c’est ça le vélo, c’est un sport d’extérieur, on va d’un point A à un point B avec, au milieu, plein d’aléas, du vent, de la pluie. Du coup, on a eu une étape quand même animée, même si on aurait préféré qu’elle le soit autrement.

Dimanche, on a eu une étape un peu lancinante mais avec un final explosif, on s’y attendait. Avec Julian Alaphilippe qui gagne et qui prend le maillot dès le deuxième jour. Pour nous, c’est un démarrage idéal. Sportivement, je trouve que ce Tour de France, pour l’instant, tient parfaitement la route. Et encore, on n’a rien vu.

Quels sont vos favoris pour cette édition 2020 ? Peut-on s’attendre à un français à minima sur le podium à Paris ?

S’il y en a un, ce sera Thibaut Pinot parce que je pense que les autres n’ont pas la capacité de monter sur le podium. Même Julian Alaphilippe qui clame depuis plusieurs semaines qu’il ne vient pas sur le Tour pour jouer le général mais pour animer la course. Il l’a montré dimanche. Il n’a pas non plus l’équipe pour le soutenir en haute montagne. Donc, voilà, il ne faut pas rêver, Julian Alaphilippe ne va pas gagner le Tour de France, en revanche Thibaut Pinot en est capable. C’est vrai que la première étape a été douloureuse pour son équipe puisque lui et ses coéquipiers sont tombés. On a vu David Gaudu, son meilleur soutien en montagne, très touché également, on a même pensé qu’il allait abandonner ce dimanche. Voilà, j’espère qu’il est sevré de malchance pour ce Tour de France 2020 et que la suite va être une montée en puissance progressive pour l’amener au top en troisième semaine. Il s’est préparé pour ça, c’est son objectif. Aussi bien physiquement que mentalement, il est armé maintenant pour supporter la pression. Le Tour de France qu’il a réalisé l’an dernier doit l’aider à croire que c’est possible, qu’il peut gagner le Tour, en tout cas monter sur le podium. J’y crois, sincèrement. Je pense que, en montagne, il n’y aura personne pour lui mettre deux minutes. Je crois qu’il est au niveau des deux ou trois meilleurs grimpeurs de ce Tour et le parcours est taillé sur mesure pour lui, avec un seul contre la montre, en plus, lors de l’avant dernière étape, chez lui, à la Planche des Belles Filles. Oui, j’y crois, je pense qu’il peut monter sur le podium.

Avec les conditions sanitaires que l’on connait tous, des adaptations ont été nécessaires pour tout le monde. Au quotidien, à l’antenne et même dans la préparation de vos interventions, qu’est-ce que ça change ?

L’adaptation principale est le fait de se résoudre à commenter le Tour de France à Paris. C’est une première pour moi, c’est mon dixième tour, c’est la première fois que je reste à Paris pour le commenter. Donc ça change quand même pas mal de choses dans l’approche de la course. Alors, techniquement, ça ne change pas grand-chose, je commente les images depuis des moniteurs avec les images que nous renvoient nos différentes sources, à savoir les hélicoptères, les motos,… Je fais pareil quand je suis sur place. Je dirais que ça dégrade mon travail dans le sens où je ne peux pas reconnaitre les étapes le matin. Quand je suis sur le Tour, tous les matins je fais les 80/100 derniers kilomètres en voiture pour m’imprégner du parcours, pour me nourrir de sensations qui vont ensuite apporter du contenu à mes commentaires. Donc c’est très important. C’est ce que je disais tout à l’heure, une course de vélo va d’un point A à un point B avec, au milieu, des forêts, des châteaux, des églises, des villes, des villages, du vent, des routes, des montagnes… Ca, malheureusement, je ne peux pas m’en imprégner. C’est un regret. Ce n’est pas ma décision, évidemment. C’est une décision qui m’a profondément déçu parce que je trouve que ça dégrade mon travail et donc ça dégrade un peu le produit que l’on va proposer à l’antenne. Voilà, c’est aussi une année exceptionnelle, on doit s’adapter, on doit être exemplaires donc je n’ai pas d’autre choix que de me plier à la décision de mes dirigeants. Mais j’espère que ce ne sera qu’un one-shot et que, l’année prochaine, nous serons de retour sur les routes parce que c’est quand même plus facile de vivre le Tour de France quand on est à l’intérieur, qu’en restant à Paris.

Donc, voilà, c’est la grande nouveauté. Sinon, ça ne change pas fondamentalement ma manière de vivre le Tour une fois à l’antenne. J’ai toujours la même équipe avec moi, Marion, Laurent, Franck, on a toujours nos deux envoyés spéciaux au cœur de la course. On vit toujours le Tour avec passion, même si les conditions ne sont pas les mêmes.

Avec un nombre d’heures à l’antenne élevé, avez-vous des petites astuces, des petites clés personnelles pour plaire aux nombreux téléspectateurs ?

Non, il n’y a pas de clé. Quand on a la chance de commenter le Tour de France, on vit pour lui toute l’année. C’est mon cas. Il n’y a pas de technique pour préparer le Tour, il faut être passionné de cyclisme, passionné de la France aussi parce que, sur France Télévisions, le Tour de France est beaucoup plus qu’une course de vélo. On a une partie patrimoniale très importante à développer et on le fait très bien, je trouve, avec toutes les images que nous offrent les hélicoptères notamment et à travers aussi les récits de Franck Ferrand qui, je trouve, mettent vraiment parfaitement en lumière le patrimoine historique, architectural, géologique, géographique de la France. Je trouve qu’il est passionnant à écouter.

Je dirais que la clé est d’être passionné et surtout d’avoir une entente, une osmose avec les gens qui partagent l’antenne. S’il y a de la complicité en dehors de l’antenne, forcément ça va rejaillir sur l’antenne et sur le contenu que l’on propose. Avec Marion Rousse et Laurent Jalabert, je ne vais pas dire que l’on est très proches mais on se respecte. On essaie de faire en sorte que ça rejaillisse à l’antenne. Idem avec les envoyés spéciaux sur les motos son, Thierry Adam et Thomas Voeckler. En fait, on est là pour faire passer un bon moment aux français. Il faut être sérieux, il faut être pros mais en essayant aussi d’être légers. C’est du divertissement, le Tour de France est une fête, même si, cette année, elle est peut-être un peu atténuée pour le contexte sanitaire évidemment et par un environnement parfois un peu pesant. Mais, justement, on essaie de sortir de ce contexte un peu lourd pour donner de la légèreté aux français, je pense qu’ils en ont besoin. Je ne sais pas si on y parvient tous les jours mais, en tout cas, c’est le but. D’être pros, d’être sérieux, de donner les bonnes infos, de sentir la course, de la décrypter mais tout en essayant aussi d’avoir un peu de légèreté, on en a tellement besoin, l’année a été difficile. Encore une fois, tous les jours de l’année je pense au Tour de France. Dès que le parcours est dévoilé au mois d’octobre, j’ai le parcours en tête, j’ai le Tour en tête et je me projette. C’est tellement grisant et, même à Paris, ça reste grisant à vivre. Le Tour de France est quelque chose qui vous marque au fer rouge. Aujourd’hui, je ne pourrais plus me passer du Tour de France, c’est quelque chose de tellement passionnant à vivre et j’espère que ça va durer encore longtemps.

Ce fut un plaisir, Alexandre, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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