Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Koh Lanta : Delphine se remémore son aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : @PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Delphine,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vendredi dernier, nous avons assisté à votre élimination à l’issue des ambassadeurs sur cette nouvelle saison de « Koh Lanta ». Comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? Cela a-t-il ranimé en vous certains sentiments ?

Oui, tout à fait. L’idée de revoir les images, forcément, nous replonge un an en arrière. Donc il y a toutes les émotions qui remontent à la surface. Après, le plus dur était de voir mes enfants pleurer, même s’ils étaient préparés et qu’ils étaient au courant des tenants et des aboutissants. A un moment donné, ils n’ont pas réussi à retenir leurs larmes, ça m’a fait mal au cœur de les voir tristes pour maman.

Quelques mois après, avez-vous digéré votre départ ?

J’aurai toujours de l’amertume à l’idée d’avoir été éliminée aux ambassadeurs. Parce que je n’ai pas eu la chance, en tant que compétitrice, d’aller challenger les aventuriers sur des épreuves individuelles, ce qui restera une amertume. Ma sortie a été compliquée à gérer, vu que c’est une trahison. En plus, aux ambassadeurs, qui reste une cérémonie phare de l’aventure de « Koh Lanta ». Donc j’ai énormément d’amertume. Pas de rancune car ce n’est qu’un jeu et que je n’ai gardé que le positif, mais j’ai de l’amertume, en effet.

Sur l’ile, au moment du retour des 4 aventuriers désignés pour participer à la réunion des ambassadeurs, pensiez-vous alors qu’il y avait un risque important de départ ?

J’étais partagée. D’un côté, j’avais ce sentiment de confiance en Ahmad puisqu’il prônait la loyauté et la fidélité depuis le départ au sein du groupe des 5 rouges. D’un autre côté, lors l’élimination de Joseph, j’étais celle qui voulait patienter le plus pour ne pas le sortir. Lors de l’élimination de Teheiura, je n’étais dans aucune stratégie. Mais j’ai mis son nom, c’est une énorme erreur de ma part d’avoir suivi le groupe des 5. Je l’ai prôné haut et fort derrière auprès d’Ahmad, en lui disant que je ne suivrai pas cette stratégie et qu’elle ne me convenait pas. J’ai dit alors tout haut ce que tout le monde pensait tout bas chez les rouges. Je savais, à ce moment-là, que je mettais en péril la suite de mon aventure.

Maintenant, ça ne voulait pas dire que je me désengageais des rouges. Je m’étais dit que, comme Ahmad prônait, j’insiste, la loyauté et la fidélité, il ne pouvait pas mettre mon nom malgré tout. Il y avait d’autres noms à mettre. En plus, soi-disant, ils nous protégeaient, Charlotte et moi, depuis le départ. Donc je m’étais dit que, au pire des cas, il mettrait le nom de Pholien, d’Éric ou de Jessica. Ou qu’il irait à la boule noire car il avait cette éventualité aussi. En tout cas, j’avais l’espoir qu’il ne mette pas mon nom. Mais bon, ce n’est pas comme ça que ça s’est passé….

Regrettez-vous votre réaction juste après, lorsque vous « videz votre sac » avec Ahmad ?

Ma colère, ma peine, ma déception étaient à la hauteur de cette âme de guerrière et de cette envie que j’avais d’aller plus loin. Après, forcément, à chaud,… je préfère en rigoler aujourd’hui car j’en ai suffisamment pleuré sur l’île. On le sait tous, sur « Koh Lanta », nos sentiments sont décuplés, on est à 800% de ce que l’on est vraiment et de ce que l’on peut ressentir. Je suis impulsive, je dis ce que je pense, que ça plaise ou non. J’étais en colère, j’ai eu des larmes, je n’allais pas changer le cours du jeu…Quand je m’énerve, je peux monter très haut pour, après, très vite redescendre. Voilà, c’est moi… ce n’est pas grave.

Plus généralement, quel restera, pour vous, le moment le plus marquant de votre aventure ?

Dans un premier temps, selon moi, le moment où l’on a le plus d’émotions est lors de l’arrivée de Denis. Quand on le voit pour la première fois, qu’il arrive face à nous et qu’il nous dit « Bonjour les nouveaux aventuriers de Koh Lanta ».

Cette phrase, on l’a entendue, cette phrase on l’attend et cette phrase, on l’entend. Quand on voit Denis, charismatique, arriver et la prononcer, on se dit « ca y est, on y est ». Là, il y a vraiment une adrénaline. C’est un moment qui est magique et inoubliable.

Aussi ce collier d’immunité que j’ai été chercher au naufrage. Ce n’est pas un totem mais ça reste mon petit moment de gloire, et j’en suis fière. J’avais toujours dit que je ne le sortirai pas parce que les rouges se disaient loyaux et fidèles. Claude le rappelle d’ailleurs au dernier épisode et me le met même autour du cou.

Sur le camp, qu’est-ce qui était le plus difficile ?

L’ennui. Aux Fidji, on se lève très tôt, avec le soleil, vers 5h 30/6h. On se couche, du coup, vers 17h 30/18h. Une fois que les épreuves sont terminées, une fois que l’on a été chercher les denrées alimentaires et que l’on a trouvé trois cocos, le temps est, en fait, très très long. Moi qui suis hyper active et qui ne me pose jamais, cela a été le plus dur en fait.

On n’occupe pas ses journées en réalité. Même les promenades en forêt, la pêche et le pataugeage dans la mer ne suffisent pas. J’ai quand même fait plusieurs fois du harpon avec Claude. Le reste du temps, on attend que ça se passe, on discute, on patiente.

A l’inverse, pensiez-vous certaines choses plus compliquées que ce qu’elles ont finalement été ?

J’ai super bien géré l’alimentation. C’est vrai que, chez les rouges, on a quand même eu à manger mais il ne faut pas non plus croire que c’étaient des repas similaires à ceux chez nous en France. On était en difficulté, malgré tout.

Je n’ai pas souffert non plus du sommeil. Je dormais très bien le soir. Les moustiques étaient là, ils ont piqué tout le monde mais pas moi. J’avais froid, j’avais mal sur le côté mais j’arrivais de suite à changer de position et à me rendormir. Quand je m’endormais, je dormais vraiment. Même quand il y a eu la pluie, j’étais mouillée mais ça ne m’a pas dérangée plus que ça.  

 

Copyright : @PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Quel regard aviez-vous sur les héros qui ont rejoint votre équipe rouge ?

Encore une fois, un sentiment partagé. Cela a été une surprise et une chance de pouvoir partager justement un « Koh Lanta » avec des mentors de toute cette aventure, qui nous ont enseigné des choses. Etre avec Teheiura, un Dieu vivant de la nature, c’est une aubaine, on n’a rien besoin de faire. Tout ce qu’il y a en terre, il le déterre pour nous dire que ça se mange, il pêche avec une brindille, il nous allume du feu avec deux silex. Mais, à l’inverse, on a peut-être aussi envie d’apprendre par nous-mêmes et d’être dans le dur pour, justement, nous forcer à, comme Teheiura, chercher ce qui est comestible ou non. J’étais donc partagée entre les deux mais ça restera toujours un bonheur d’avoir fait l’aventure auprès, pour ma part, de Claude, Jessica et Teheiura car nous avons énormément appris d’eux, que ce soit en tant qu’aventuriers ou en tant qu’êtres humains. Ils avaient déjà beaucoup d’éditions à leur actif, ils ont pu nous tranquilliser, nous poser, ils nous ont énormément conseillés. Ils étaient hyper bienveillants dans leur aventure.

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

J’ai été moi-même. La personne que vous avez vue à l’image est la Delphine de tous les jours. Par contre, une chose est sûre, je mettrais, si c’était à refaire, le côté affinités totalement de côté et j’avancerais uniquement au mérite. Chose que je fais dans la vie de tous les jours. J’aurais beau apprécier quelqu’un, à partir du moment où cette personne ne remplirait pas mes cases du mérite, le côté sportif, le côté mental, le côté vie sur le camp et aventurier, je mettrais son nom. J’aurais dû fonctionner comme cela, je le regrette. J’avancerais donc au mérite, et non plus sur le côté « on a commencé l’aventure ensemble et on s’aime ». Jusqu’à la réunification, c’est comme cela que j’aurais dû fonctionner en fait.

Etes-vous encore en contact régulier avec certains autres aventuriers ?

Oui, avec certaines personnes. En l’occurrence notamment les héros. Après, on ne peut pas tous s’entendre, on ne peut pas tous s’aimer, on n’est pas tous d’accord sur l’aventure donc, forcément, ça crée des discordes. Je ne veux de mal à personne, je ne suis pas malveillante, il y a des personnes avec lesquelles je n’ai pas forcément d’affinités et je n’ai pas cherché à en avoir. C’est la nature humaine, c’est la vie de tous les jours.

Pour finir, à ce stade-là du jeu, qui sont vos favoris pour la suite ?

J’en ai un, c’est Sam. Si j’aimerais que quelqu’un aille sur les poteaux, c’est bien Sam. Je trouve que c’est le plus méritant en fait. Humainement parlant, il est dans le vrai, même s’il n’a pas de douceur dans les propos qu’il tient. C’était un aventurier avant même d’avoir commencé l’aventure. Il est plus qu’aguerri, il sait tout faire de ses mains pour survivre. Côté sportif, il envoie du lourd à 20 ans. Ses propos sont propres, bien qu’il soit jeune. Il lui manque juste un peu la forme pour que ça passe un petit peu mieux quand il s’adresse aux ainés. Pour le reste, je rejoindrais Moussa, Sam est déjà une légende, Sam, à 20 ans, est un héros.

Ce fut un plaisir, Delphine, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2